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Accueil du site > Actualités > Politique > Le nouveau président et les quatre millions de chômeurs

Le nouveau président et les quatre millions de chômeurs

Une fois encore, les statistiques du chômage publiées ce mardi font, comme chaque mois, l’objet de polémiques justifiées. Les principaux candidats à l’élection présidentielle, la majorité des leaders syndicaux et de nombreux économistes sont aujourd’hui d’accord pour dire que la statistique médiatisée du nombre de demandeurs d’emplois de catégorie 1 inscrits à l’ANPE ne reflète aucunement la réalité du chômage et de la précarité. Ce constat étant partagé, le temps est venu de poser LA question : quel nouveau président acceptera de démarrer son quinquennat en affichant plus de quatre millions de chômeurs ?

Une série de faits récents montre que le nombre des chômeurs de catégorie 1, environ deux millions, ne correspond en rien à la réalité du chômage.

Citons d’abord la dernière enquête de recensement de l’Insee. Elle a été rendue publique mardi 16 janvier et elle indique qu’il y avait, début 2005, 28,2 millions d’actifs en France métropolitaine. Parmi ceux-ci, 24,9 millions de personnes avaient un emploi, tandis que 3,3 millions se déclaraient chômeurs.

Citons ensuite le report de 6 mois de la publication par l’INSEE du taux de chômage 2006 selon la définition du BIT (Bureau international du travail). Le BIT considère comme chômeur quiconque se déclare sans travail et souhaite en trouver un. En France, une enquête est menée chaque trimestre par l’Insee auprès d’une population de 70 000 personnes. Les résultats de cette dernière enquête sont modulés par les statistiques de l’ANPE pour aboutir au taux de chômage annuel qui est publié en mars de chaque année. Le taux de chômage pour 2006 devait donc être publié en mars 2007. Il ne devrait finalement l’être que six mois plus tard : « Les vrais chiffres du chômage 2006 dissimulés pour cause d’élection » titrait Le Canard enchaîné du 24 février. Selon ce journal, le taux de chômage serait de 9,2 % et non de 8,7 % comme l’affiche le gouvernement.

Citons enfin, ces « chômeurs invisibles » mis en lumière, entre autres, par le collectif ACDC (les Autres Chiffres du chômage) : les 220 000 chômeurs des DOM, les 870 000 demandant un temps partiel ou temporaire, les 412 000 dispensés de recherche d’emploi (chômeurs âgés), les 452 000 travaillant à temps partiel ou temporaire contraint et, enfin, les 320 000 non immédiatement disponibles car ils sont en formation, en stage ou en arrêt maladie. Il y a au total plus de 2 millions de chômeurs invisibles ; un nombre égal au nombre de chômeurs officiels.

Les récentes déclarations de nombreuses personnalités critiquent clairement la statistique mensuelle du chômage.

« Le risque de chômage ressenti par les Français est d’ailleurs bien supérieur à 10 %. Si l’on ajoute au nombre officiel de chômeurs, tous ceux qui sont artificiellement sortis des statistiques du chômage (inscrits à l’ANPE mais dans des catégories non comptabilisées comme du chômage, bénéficiaires du RMI non inscrits à l’ANPE, seniors dispensés de rechercher un emploi, contrats aidés) et si l’on isole le secteur public (5,2 millions de fonctionnaires et personnes assimilées) pour lequel il n’y a pas de risque de chômage, on aboutit en réalité à un taux de chômage de 20 %. Il faut rapporter en effet le nombre de chômeurs à la taille du marché sur lequel ils cherchent un travail, c’est-à-dire à la taille de l’emploi privé. C’est ce qui explique ce sentiment important de précarité » écrit Nicolas Sarkozy dans son ouvrage Témoignage paru en juillet 2006.

« Le taux de chômage, même sans « nettoyage statistique », ne rend que très partiellement compte de la réalité vécue du sous-emploi » affirme Ségolène Royal dans Chômage, sous-emploi et précarité, les chiffres du désordre sur le site « Désirs d’avenir ».

Citons enfin François Chérèque qui s’exprimait ce lundi soir sur France Inter et sur I-Télé dans Le Franc Parler : "L’INSEE nous donne des chiffres et c’est comme ça que l’on fait les comparaisons d’une année sur l’autre (...). Il semble que le gouvernement ne veut pas donner ces chiffres consolidés et qu’il les reporte après les élections. Dans une période où l’on va parler du bilan du gouvernement, on ne peut pas être dans la suspicion sur les chiffres, on a besoin rapidement des chiffres comparables aux autres années". Le responsable de la CFDT a aussi indiqué "qu’au-delà des chiffres concrets qui sont donnés en comparaison avec les autres pays, il y a tous les salariés qui sont dispensés de recherche d’emploi, 415 000 salariés de plus de 57 ans indemnisés par l’UNEDIC et qui ne sont pas comptés dans les chômeurs (...). Une grande partie des gens qui ont le RMI ne sont pas comptés à partir du moment où ils ne sont pas inscrits à l’ANPE (...). On sait très bien que le nombre de chômeurs est plus élevé", affirme le secrétaire général de la CFDT, qui l’évalue à "trois millions et demi" d’individus.

Le temps est vraiment venu de publier et de médiatiser régulièrement une série d’indicateurs reflétant la réalité et la complexité des situations de sous-emploi, de précarité, de chômage et, bien évidemment, d’activité. Les indicateurs d’activité (solde des créations/destructions d’emplois) et de pauvreté ainsi que le nombre total de chercheurs d’emploi devraient être aussi importants que le nombre de chômeurs en catégorie 1 pour déterminer les politiques publiques de lutte contre le chômage. Tous ces indicateurs existent déjà, aucun n’est à créer. L’importance accordée à un seul indicateur conduit à des politiques publiques de très court terme visant à ne pas dépasser des seuils présentés comme symboliques (la barre de 1 million de chômeurs, celle des 2 millions et celle des trois millions). Même si l’élément statistique ne suffit bien évidemment pas à bâtir une politique publique de lutte contre le chômage, le débat sur la statistique n’est en rien accessoire. Il est désormais essentiel que les candidats s’expriment sur cette question.


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44 réactions à cet article    


  • Johan Livernette (---.---.73.87) 30 janvier 2007 14:18

    « le temps est venu de poser LA question : quel nouveau Président acceptera de démarrer son quinquennat en affichant plus de 4 millions de chômeurs ? »

    Je ne pense pas que ça soit la bonne question. Chaque candidat est conscient de ce problème récurrent. Personnellement, la question que je me pose c’est plutôt : à l’heure du libéralisme européen, comment faire baisser le chômage en France alors que notre population augmente quantitativement et que l’intérêt du patronat est de débaucher pour faire des profits ? Et je ne parle même pas de la précarité chez les travailleurs pauvres, des délocalisations qui sont d’autres problèmes étroitement liés...

    Encourager l’assistanat ne règle pas le problème de l’emploi bien au contraire, il augmente le nombre de passifs. Diminuer les charges ne crée pas d’embauches, quant aux 35h qui furent un indéniable fiasco elles n’ont rien réglé au problème du chômage.

    Je pense que, dans un premier temps, il faudrait sortir de l’Europe de Maastricht et maîtriser les flux migratoires. Ensuite, revaloriser les salaires me paraît évident (sauf pour le Medef apparemment) pour ne pas qu’un chômeur gagne autant que certains travailleurs. Ce point de vue n’engage que moi.

    http://livernette.noosblog.fr


    • Gasty Gasty 30 janvier 2007 14:22

      Dommage, deux articles le même jour sur un même sujet. Les commentaires ont démarrer plus tôt à côté. smiley


      • mcm (---.---.121.69) 30 janvier 2007 15:04

        Oui, tous les voyants des stats truqués au tableau de bord, mais le moteur c’est quoi ?

        Le chercheur d’emploi en droit aux ASSEDIC qui n’obtient mes indemnités qu’après les avoir x fois réclamées et qui les perçoit avec x mois de retard, Bref le CHOMEUR BANQUIER DE L’ETAT...

        Le chercheur d’emploi ne reçoit jamais une seule proposition mais se déplace pour des contrôles mensuels et d’autres encore pour motifs divers, bien sûr qu’il en rate un seul indûment et c’est la radiation, bref . Bref le CHOMEUR EJECTABLE DE L’ETAT...

        Par contre l’ANPE recrute pour augmenter la fréquence des contrôles sur le chercheur d’emploi, bref le CHOMEUR EMPLOYEUR DE L’ETAT...

        Ces faits arrivent à moi comme à 1 chercheur d’emploi sur 2 que je connais face à la double inertie ASSEDIC/ANPE et 0+ + 0 = 0 d’efficacité (pas une seule proposition d’emploi ne m’a été faite entre 2000 et 2007), voilà mes vraies stats !

        Pour un ingénieur de développement, les faits se sont aggravés sans cesse, chercheur d’emploi 07% de ma carrière entre 1989-1999 je le suis à 26% entre 2000-2007.

        Voilà mes vraies stats d’informaticien moyen, alors promis aux présidentielles j’installe un système flambant neuf et aux législatives j’installe les pilotes et les applications du nouveau sytème.

        MCM


        • Lob (---.---.175.14) 31 janvier 2007 09:53

          C’est curieux, mais des ingénieurs infirmaticiens moyens j’en connais beaucoup, et aucun n’a de problème pour trouver un emploi en ce moment... Peut-être parcequ’ils n’attendent pas près de leur téléphone qu’on les appelle pour leur faire des propositions mais qu’ils bougent leurs petits culs ?


        • mcm (---.---.121.69) 31 janvier 2007 17:58

          Vous voulez dire qu’entre 1989-1999 j’étais plus actif qu’entre 2000-2007 ? C’est ridicule !


        • (---.---.185.253) 30 janvier 2007 15:33

          La definition n’a pas change : un chomeur est quelqu’un qui cherche un travail a temps plein.

          Tant que l’on a garde la meme definition, on peut voir les tendances et c’est ce qui compte. Si on change la definition mais dans ce cas, le nombre de chomeurs en 2000 monterait et la tendance resterait la meme.


          • julien (---.---.52.224) 30 janvier 2007 16:55

            « Tant que l’on a garde la meme definition, on peut voir les tendances et c’est ce qui compte. Si on change la definition mais dans ce cas, le nombre de chomeurs en 2000 monterait et la tendance resterait la meme. »

            FAUX. En se basant uniquement sur l’indicateur actuel, on applique des politiques visant à influer sur la tendance traduite par l’indicateur utilisé. De fait cet indicateur reste stable, tandis que les courbes divergent entre elles si on utilise un indicateur plus représentatif de l’évolution du marché de l’emploi.

            Tandis que l’état de l’emploi nous parait stationnaire la situation réelle s’aggrave.

            J’ajouterais quelques commentaires pour terminer : Aussi inquiétant que l’aggravation du chomage, la précarisation des couches moyennes traduit d’un probléme grave dans notre économie actuelle.

            L’indicateur usuel est de plus biaisé de par la tendance des organismes sociaux à radier les demandeurs d’emplois de plus en plus facilement. Cet indicateur ne mesure pas (et cela encore moins qu’avant) les demandeurs d’emplois mais uniquement ceux qui le sont en passant par l’ANPE dont l’efficacité n’est plus à contester.

            Parmis tout les jeunes de 18 à 25 ans en recherche d’emplois que je connais, plus de la moitié n’est tout simplement pas inscrite à l’ANPE car ils n’ont droit à aucune prestation (je ne fais aucun repproche particulier à l’Etat la dessus), et ils savent que ce n’est pas l’ANPE qui leur trouvera un emplois.

            De plus en plus de jeunes, étudiants ou sortis du systéme éducatif éprouvent des difficultés. Nombreux sont ceux qui habitent en collocation par manque de ressources ou squattent chez des amis, ou encore vont s’approvisionner au secour populaire. La France se précarise alors qu’on à un PIB/habitant plus que correct.

            Il est tant que la classe politique fasse ce pourquoi elle est élue.


          • (---.---.185.253) 30 janvier 2007 17:50

            Certes la precarisation augmente, mais vous dites que le chomage monte. Avez vous des chiffres que l’on peut comparez selon vos criteres avant et apres ?


          • Fred (---.---.155.75) 30 janvier 2007 15:42

            Notre beau systeme bien que certains le defendent laisse enormement de gens dans la precarite. Alors la solution, encore plus d’assistanat ou plus de chacun pour soi ?


            • un passant (---.---.7.211) 30 janvier 2007 18:13

              Peut-être ni l’un ni l’autre et, les deux à la fois...

              Je m’explique : il semble que l’aide la plus utile serait de financer des formations conformes aux besoins des entreprises (et accessoirement cesser de dire que les filières manuelles sont des voies de garages ; j’en connais qui sont passés par là, ils ne regrettent pas. Les filières intellectuelles, c’est bien beau, c’est peut-être épanouissant mais, par exemple, pour construire des maisons, il faut des personnes formées à cela).

              Ensuite, il serait pertinent d’arrêter de dire : le libéralisme, c’est mal, car le système actuel n’est absolument pas libéral. Il est... aberrant, ni social, ni libéral, ni protectionniste ou l’un des trois, suivant le domaine où l’on se place.

              Et ceci, c’est sans compter sur ces politiciens qui, dès qu’ils ont fait une bourde, disent : c’est la faute à l’Europe, c’est la faute à l’euro... Peut-être avons nous, aussi trop tendance à chercher des boucs émissaires (ce qui révèle au passage une corrélation troublante avec les religions du livre ; j’en veux pour preuve les chinois qui ont une autre approche : se sauver soi-même, car tout est question de karma)...

              « Travaillez prenez de la peine, c’est le fond qui manque le moins », « les plus accommodants, ce sont les plus habiles ». C’est dommage d’oublier nos penseurs, parfois peut-être serait-ce pertinent de se souvenir d’eux...


            • www.jean-brice.fr (---.---.134.237) 30 janvier 2007 16:58

              Il serait peut-être temps de penser à une AUTRE POLITIQUE : pour en savoir plus allez sur www.jean-brice.fr qui vous renseignera.


              • l’incorrect (---.---.23.245) 30 janvier 2007 18:25

                Ce chiffre de 4 millions de chomeurs ne veut rien dire. N’est chômeur que celui qui cherche effectivement un emploi et n’en trouve pas. C’est du simple bon sens. Celui qui refuse plusieurs fois un poste de travail qu’il pourrait tenir n’est pas un chômeur mais un parasite. Il n’y a qu’en France qu’il est honteux pour un bachelier de devenir maçon pour gagner sa vie. Ces postes de travail non-délocalisables devraient ête réservés aux chômeurs. N’est pas un chômeur celui qui refuse une formation que son niveau d’étude lui permet d’assimiler pour trouver du travail.

                Il ne faut pas croire que tous les chomeurs viennent de couches sociales en difficulté ou pauvres. Des tas de fils « de bonne famille », drogués par le RMI et l’assistanat permanent, ne veulent tout simplement pas travailler. Leurs parents baissent les bras et détournent la tête. Comme ils les logent, pouquoi travailleraient-ils ?

                Parlons aussi des fameux intermittents qui ont la chance de pouvoir apprendre un ou deux autres métiers, ce qui les met à l’abri du chomage. Ils nous ont vraiment cassé les.... il y deux ans. Je veux bien qu’on les aide , mais pour se former uniquement.

                Ceux qui sont vraiment inaptes pour cause de problèmes physiques ou psychologiques doivent être l’objet d’une véritable assistance, ce ne sont pas des chomeurs. Les autres ont souvent simplement besoin d’un bon coup de pied aux fesses.

                Cela fait déja deux bons millions en moins. Rajoutons ceux qui sont en pré-retraite : il faut arrêter de les payer à ne rien faire et leur proposer d’aider les profs dans les écoles, de garder des gamins, bref de se rendre utiles. Ils vieilliront mieux et moins vite. La preuve est que nombre d’entre eux se défoncent dans des associations dont certaines sont utiles à la communauté. On peut travailler jusqu’à 70 ans en moyenne avec un rythme inférieur de moitié, j’en conviens.

                Quand on vit à l’étranger et que l’on revient en France, on est effaré par ce concert de gémissements. C’est vrai que le coq gaulois est devenu une poule mouillée.


                • Sophie (---.---.160.176) 31 janvier 2007 01:34

                  « Celui qui refuse plusieurs fois un poste de travail qu’il pourrait tenir n’est pas un chômeur mais un parasite. »

                  Et tu irais, toi, accepter un contrat aidé à 26h par semaine payé au Smic ? Tu irais, toi, te lancer dans un « emploi de service » à 8 euros de l’heure pour quelques heures par semaine ? Parce qu’actuellement, c’est 80% des offres d’emplois qui circulent : du CDI à temps partiel ou très partiel, du CDD pour 3 mois ou la semaine. Même pas de quoi vivre. Tu accepterais, toi, de travailler à perte ? Les entreprises, elles, ne le font pas il me semble.

                  Tu irais, toi, alors que tu es infographiste ou analyste programmeur, faire caissier ou manutentionnaire au Smic ? Tu parles comme le vulgaire consommateur qui veut aller faire ses courses le dimanche mais refuserait de travailler ce jour-là. La merde, c’est juste bon pour les autres, pas vrai ?

                  « N’est pas un chômeur celui qui refuse une formation... » C’est l’ANPE qui refuse les formations aux chômeurs, me semble-t-il : leur nombre ne cesse de se réduire en quantité, qualité et durée (c’est dans les stats), alors que justement ce sont les chômeurs qui en ont le plus besoin pour rebondir.

                  Tu m’as l’air bien mal renseigné sur la réalité du chômage aujourd’hui pour écrire de telles inepties.


                • Fronton de Cirta (---.---.235.179) 30 janvier 2007 18:36

                  « Il n’y a qu’en France qu’il est honteux pour un bachelier de devenir maçon pour gagner sa vie. »

                  Mais bien sûr. Qu’on soit à 4 pattes en train de faire du carrelage où en train de raconter la vie de Salluste derrière un bureau, ce qui compte c’est de BOSSER

                  Encore faut-il réussir à s’insérer dans le marché de l’emploi : 3/4 des offres nécessitent de l’éxperience, et cette dernière ne s’acquiert qu’en travaillant, aux dernières nouvelles.

                  Alors moi-même, 21 ans, licencié d’Histoire, je passe des concours. Ma seule expérience se résume aux jobs d’été, et je sais que si d’aventure j’échoue cette année ou l’année prochaine, il ne me restera plus qu’a m’en remettre aux bons offices de l’ANPE : et avec la meilleure volonté du monde, c’est pas gagné.


                  • fataliste (---.---.237.253) 31 janvier 2007 00:49

                    Encore un licencié !


                  • Jeremy (---.---.244.84) 30 janvier 2007 19:39

                    Bonjour,

                    Je suis bien d’accord avec vous que les chiffres déclarés du chomage sont aberrants et ne reflètent en rien la réalité. La question finale est pas mal, meme si personne n’osera avouer des chiffres tels que la France perdrait beaucoup de son aura au sein de l’Europe.

                    L’autre souci est effectivement que l’ANPE n’est quand meme pas tres efficace dans l’aide à la recherche d’emploi. Notamment par rapport à son site internet. Et encore et surtout dans le fait de caser les gens dans trois catégories de postes qui sont très réductrices...

                    Ainsi, la nomenclature de l’ANPE est riche de centaines de postes. Chaque personne qui s’y inscrit peut facilement travailler dans minimum une dizaine de postes, à moins d’etre vraiment super spécialisé. Résultat : quand les conseillers ANPE recoivent une offre d’emploi, ils ne la proposent qu’à des gens qui ont eu la chance de s’inscrire dans la bonne catégorie. Ca limite beaucoup le choix pour l’employé comme pour l’employeur, d’où le fait que de nombreux employeurs se tournent vers d’autres interlocuteurs pour trouver leur personnel (d’où le succès des entreprises de travail temporaire)...bref l’ANPE part d’un principe sympa mais n’est malheureusement pas efficace...

                    qu’en pensez-vous, puisque vous y travaillez ?


                    • moebius (---.---.131.4) 30 janvier 2007 22:12

                      Plus la misére gagnera et moins il y aura de chomeurs car des lors pourquoi s’insrire au chomedu si travail il n’y a point et « du » encore moins mais SDF il y a plus. Resto du coeur ne désemplit pas et l’abé Pierre mort et enterré. Révolte gronde au loin...


                      • moebius (---.---.131.4) 30 janvier 2007 22:21

                        Mais votez Sarko car la faute est au français qui au travail ont perdu le gout (c’est de l’humour, faut parfois préciser)


                        • nini (---.---.56.98) 30 janvier 2007 23:52

                          assistanat ? et le licenciement economique avec 1 million d’euro de chiffre d’affaire pour 4 salarié c’est quoi ? le chomage c’est bien pour ceux qui travaille pas pour ceux qui attendent la bouche ouverte merçi a toutes ces société qui font des bénéfices énorme sur le travail de ceux qu’elles licencient sans amertumes vive la france et son hypocrisie


                          • David972 (---.---.16.105) 31 janvier 2007 00:04

                            Et voilà, c’est reparti sur les soit-disant chiffres du chômage truqués...

                            Chaque fois c’est la même rengaine : un gouvernement qui donne des chiffres et l’opposition qui les conteste. C’est pareil dan tous les pays démocratiques !

                            Oui mes voilà, la polémique sur le repors de l’analyse de l’Insée, 90% des Français n’en est même pas au courant... D’autant que l’Insée ne commente rien.

                            De fait, cela se résume à une bataille normale gouvernement-opposition...

                            Or, vous prenez n’importe quelle élection présidentielle en France, disons depuis 1974, et vous remarquez que la majorité en place a toujours été réélue si elle présente de bons chiffres du chômage et sortie si elle présente de mauvais chiffre.

                            C’est pareil partout : Merkel, Shroeder, Bush, Clinton, Reagan, Giscard, Mitterand, Chirac, Prodi, Berlusconi, Blair, Lula, Harper... À chaque fois c’est pareil : gouvernement qui présente les chiffres et opposition qui conteste. Mais rien n’y fait, cette réalité de majorité en place réélue ou sortie sur bila néconomique s’est toujours vérifiée sauf scandale énorme...

                            Or, la polémique sur le repors de l’analyse de l’Insée est inconnue d’une écrasante majorité de Français... Et si certains le savent, ils l’oublieront assez vite...

                            De fait, la nervosité de la gauche est tout à fait compréhensive car la majorité en place se présentera en position de force pour l’élection présidentielle...

                            PS : 90% des Français ne lisent point Le Canard enchaîné...


                            • moebius (---.---.131.4) 31 janvier 2007 00:24

                              90% ne lisent que les comptes rendus du gouvernement et il ont bien raison monsieur ! ça et l’annuaire des postes voila mes seules lectures


                              • spécialiste (---.---.237.253) 31 janvier 2007 00:35

                                En fait, il ne s’agit que de mysthificatitude !


                              • David972 (---.---.62.98) 31 janvier 2007 00:37

                                En effet, ce que 90% des Français voient, ce sont les chiffres qui apparaissent de 8,6% avec une baisse... Les Français n’accordent pas d’importance aux critiques de l’opposition ni aux paroles du gouvernement. C’est pareil partout dans le monde...

                                De fait, les chiffres feront leus effets. Les chiffres américains sont contestés par les démocrates, les chiffres anglais le sont par les conservateurs... et pourtant cela fait à chaque fois son effet.

                                On a beau dire que 2007 sera une élection à part et blablabla, il n’y a aucune raison pour que la maillonaise ne prenne pas cette fois, d’autant que ce n’est point la première fois qu’il y a polémique et contestation...

                                Ainsi il sera extrêmement difficile de battre Sarkozy car Sarkozy a de son côté deux éléments qausi-décisifs : les bons chiffres du chômage et aussi Jean-Louis Borloo qui le soutiendra...

                                Sachant que les Français oublieront vite ce repors de l’Insée, l’élection n’est pas faite mais on peut comprendre la nervosité de Royal et son équipe...


                              • Christoff M (---.---.117.7) 31 janvier 2007 00:52

                                Encore une conséquence de la multiplication des stages , des statuts , des contrats on ne peut pas avoir de chiffres précis...

                                J ai vécu moi-même la radiation arbitraire et cela m’ a fait changer d’avis sur beaucoup de choses...

                                Mais enfin il existe le même problème de chiffres sur l’immigration. Je ne vois pas comment on peut définir une politique un budget sans chiffres. C’est encore une fois une maladie a la française. Est ce que nos élites ont peur de voir les résultats de leur politique en noir et blanc sur un rapport avec des tableaux réels...

                                à qui profite le flou ! quand vous ètes sur la route et que vous dépassez de 5km/h la vitesse, la on sait mesurer !


                                • David972 (---.---.62.98) 31 janvier 2007 00:59

                                  Le flou profite à tout le monde.

                                  Ainsi, quand les chiffres du chômage de 1997 n’étaient pas bons mais tout aussi flous, cela a profité à Jospin...


                                  • moebius (---.---.131.4) 31 janvier 2007 01:12

                                    Les experts travaillent avec leur chiffres. Nous autres, les« 90% » avons les notres. Ils sont ma foi trés bons et nous allons nous empresser de voter pour ceux qui ont eu l’amabilité de nous les communiquer.


                                    • moebius (---.---.131.4) 31 janvier 2007 01:21

                                      Bref on ne sait pas ce que représentent ces chiffres mais bon puisqu’ils sont bons maintenant alors qu’ils étaient mauvais avant, je pense que ce gouvernement est le meilleurs qu’il puisse etre...(C’est de l’humour il faut parfois le préciser)


                                    • moebius (---.---.131.4) 31 janvier 2007 01:25

                                      Je dirais meme plus « la cécité profite au plus grand nombre »(ici manque absolu d’humour)


                                    • David972 (---.---.62.98) 31 janvier 2007 01:59

                                      Moebus, les chiffres de Clinton en 1996 n’étaient-ils pas contesté par les républicains ? Si mais ils étaient bons. Or, qui a été élu en 1996 ? Les chiffres de Clinton étaient mauvais en 2000 et les démocrates les ont défendus. Qui a été élu en 2000 ? Bush. Les chiffres de Bush étaient excellents en 2004 mais très contestés par les démocrates. Qui a été élu en 2004 ? Bush.

                                      Lulu avait de bons chiffres et il a été réélu assez facilement pourtant ses chiffres étaient grandement contestées par l’opposition...

                                      Blair a été à chaque fois réélu pourtant ses chiffres du chômage ont été grandement contestés...

                                      Aznar en Espagne avait d’excellents chiffres du chômage mais pourtant très contestés par l’opposition. Aznar aurait gagné haut la main sans les attentats...

                                      Ce raisonnement s’applique comme tu peux le voir à tous les pays. Je le répète, observe l’Histoire de France à partir de 1974 puisque c’est à partir de là qu’il y a eu des études sérieuses... Observe qu’à chaque fois la majorité en place est constamment renvoyée et observe la courbe du chômage. Tu verras que le raisonnement est imparable : les majorités en place sont systématiquement renvoyées alors que les chiffres du chômage sont parallèlement toujours mauvais dans le bilan de chaque maorité. Ainsi les chiffres du chômage de Juppé étaient mauvais entre 1996 et 1997 et la gauche a gagné. Les chiffres de Jospin étaient mauvais entre 2001 et 2002 et la droite a gagné. Les chiffres de Giscard étaient mauvais entre 1980 et 1981 et Mitterand a gagné. Les chiffres de Mitterand étaient bons entre 1987 et 1988 et Mitterand a gagné.

                                      En Australie, les chiffres de la majorité en place sont constamment contestés mais ils sont à chaque fois bons et la majorité en place est constamment réélue...

                                      Alors peut-être que 2007 sera particulier et blablabla. Mais à chaque fois c’est la même chose. On conteste toujours les chiffres mais la maillonaise finit toujours par prendre et la machine se met à chaque fois en route.

                                      De même, on peut parler mais il n’est pas encore né celui qui me fera croire que 2007 échappera à la règle. Et cela n’a rien à voir avec mon sarkozysme. Car il y a beaucoup de mesures pronées par Sarkozy que je conteste. Oui mais voilà, à chaque fois le scénario est le même quelque soit le pays démocratique en question : hors énorme scandale, la majorité en place est toujours réélue si elle se présente avec un bon bilan sur le front du chômage et systématiquement battue dans le cas inverse...

                                      De même, il est déjà clair que, si Merkel continue ainsi sur le front du chômage, elle sera réélue car ses chiffres du chômage sont loin d’être mauvais à défaut d’être excellents...

                                      De même, si le chôamge reste a univeau actuel en Grande-Bretagne et n’augmente pas plus que cela d’ici à 2009, les travaillistes seront réélus...

                                      C’est ainsi ! Alors j’attends qu’on me donne tort. mais à chaque fois, dans tous les pays que j’ai analysé, cela s’est toujours produit ainsi...


                                    • Eric (---.---.172.85) 31 janvier 2007 01:32

                                      J’ai l’impression qu’on peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres. Le problème vient vraiment de la définition de la notion de chômeur. C’est une question d’appréciation.

                                      Nous faisons souvent des comparaisons avec d’autres pays européens. Y-a-t-il les mêmes décalages entre les chiffres annoncés et la réalité ? Quand on nous annonce qu’il y a 4,5% de chômeurs au Royaume-Uni, comptent-ils de la même façon que nous ?


                                      • sophie (---.---.160.176) 31 janvier 2007 01:46

                                        Au Royaume-Uni, le taux de chômage a dépassé 5% depuis plusieurs mois. Et 2,5 millions de britanniques ne sont pas comptabilisés dans les chiffres car ils sont considérés... comme handicapés ! Belle façon aussi d’escamoter ses chômeurs !!!

                                        http://www.monde-diplomatique.fr/2005/10/HALIMI/12814

                                        Sinon, selon les analystes financiers, 2007 sera encore une année faste pour les grandes Bourses mondiales. Devinez comment ? « « La profitabilité des entreprises restera structurellement élevée grâce à la mondialisation, la productivité élevée, LA FAIBLESSE DES CRÉATIONS D’EMPLOIS et la faiblesse des charges financières », selon Jean-Pierre Petit, responsable de la recherche économique et de la stratégie d’investissement chez Exane BNP-Paribas. » (Source : Le Monde)


                                        • David972 (---.---.62.98) 31 janvier 2007 02:03

                                          Voilà Sophie, c’est pareil qu’en France. Et pourtant, Blair a été réélu à chaque fois, non ?

                                          De même, les travaillistes seront réélus si le chômage n’augmente pas plus que ça...

                                          Le raisonnement est simple : les citoyens ne s’intéressent point aux polémiques qu’ils savent politiciennes.

                                          Le raisonnement est simple : pourquoi croire des hommes politiques qui a chaque élection nous jouent le même scénario ? La population n’a qu’une seule chose à laquelle se rattacher pour définir un bilan : les chiffres du chômage. Or ,ceux de Blair étant bons, il est réélu.

                                          De fait, les chiffres de l’UMP étant bons, il y a très peu de chance pour que Sarkozy ne soit pas élu...


                                        • Vincent (---.---.77.235) 31 janvier 2007 02:04

                                          Dans les principaux pays développés, le taux de chômage réel est voisin de 15 % de la population active (ou qui serait active sans l’artifice des retraits d’activité). Car il suffit de transformer de vrais chômeurs en faux invalides (Grande-Bretagne, Pays-Pas), en préretraités (Danemark) ou en « malades de longue durée » (Suède) pour diminuer le taux de chômage de façon conséquente.

                                          Le taux de chômage officiel n’a donc aucune réalité objective. Le taux harmonisé au sens du BIT est tout aussi faussé puisqu’il n’est pas tenu compte de la population retirée de la population active par ces artifices.

                                          Voir l’exemple du Danemark : http://travail-chomage.site.voila.fr/danois/dk_merite.htm

                                          et celui de la Grande-Bretagne : http://travail-chomage.site.voila.fr/ancien/model_brita.htm

                                          Pour la France, voir : La vérité sur les chiffres du chômage : enfin ça bouge !

                                          http://www.actuchomage.org/modules.php?op=modload&name=News&file=article&sid=2392

                                          et : Le chômage baisse-t-il ?

                                          http://www.actuchomage.org/modules.php?op=modload&name=PagEd&file=index&topic_id=20&page_id=237

                                          de même que la note d’ACDC : Les chômages invisibles

                                          http://www.agirensemblecontrelechomage.org/spip.php?article1431


                                          • Sirius (---.---.27.246) 31 janvier 2007 10:39

                                            Le chômage baisse en France de façon régulière depuis un an. Il faut être d’une totale mauvaise foi pour ne pas le reconnaître.Cela dit l’outil de mesure n’est pas parfait, mais pas plus aujourd’hui qu’hier.L’important est de ne pas en changer. Mais paradoxalement il semble que cette amélioration de la situation de l’emploi ne plaise pas à tout le monde. Les grand-prêtres du catastrophisme vous expliqueront toujours que nous sommes au fond du gouffre. Suivez mon regard !


                                            • Mikélé (---.---.71.50) 31 janvier 2007 19:07

                                              Le chômage ne baisse pas tel que l’on nous le présente. Cette diminution du taux, est simplement due, au babi boom, dont je fais partie. Entre ceux qui sortent du chomage pour prendrent leur retraite, et ceux qui n’ont pas encore droit à leur retraite, et qui sont dispensés de recherche d’emplois, celà fait beaucoup de monde.


                                            • David972 (---.---.126.235) 31 janvier 2007 19:41

                                              Mikélé, les gens s’en foutent pas mal. Partout c’est pareil : aux Etats-Unis, en Angleterre, en Allemagne... et pourtant à chaque fois c’est pareil. Selon que les chiffres de chômage soient bons, la majorité en place est réélue ou renvoyée...


                                            • Ar jean (---.---.105.217) 31 janvier 2007 10:40

                                              Ma femme incrite au chomage vient de recevoir une lettre car elle a eu 55 ans comme quoi qu’elle n’avait plus besoin de rechercher un emploi ! ou du moins qu’elle n’est plus considérée comme demandeuse d’emploi......c’est la fete NON ? on nous prend que pour des veaux et on a raison ,c’est vrai


                                              • fred (---.---.232.227) 31 janvier 2007 10:47

                                                je viens de lire un article du figaro a ce sujet, il parlait de la bonne tendance des chiffres contrairement à l’article ci dessus. Que peut-on en penser ? J’ai l’impression que le problème actuel est la desinformation du français lambda(dont je fais parti). ou chercher des informations exactex et non manipulées ?


                                                • Philippe (---.---.113.108) 31 janvier 2007 11:21

                                                  Allez voir les liens indiqués un peu plus haut et aussi

                                                  Les Autres Chiffres Du Chômage : note critique n°2

                                                  qui vous conduira vers le site d’ACDC (les Autres Chiffres Du Chômage) :

                                                  http://acdc2007.free.fr

                                                  qui publie une note critique chaque fin de mois.

                                                  Note n°1 : Les chômages invisibles

                                                  Note n°2 : Chômeurs et chiffres sous pression.


                                                  • David972 (---.---.126.235) 31 janvier 2007 19:44

                                                    Philippe justement, qui dit aux Français que ces soit-disant vrais chiffres ne sont pas eux même manipulés ?

                                                    Vous voyez l’absurdité. Les Français se détermineront à partir des chiffres officiels et rien d’autre vu qu’il est très peu probable qu’il y ait un gros scandale !

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