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Le parlement examine l’instauration de la parité dans les conseils d’administration des entreprises

Le parlement examinera mercredi 20 janvier 2010 une proposition de loi visant à instaurer la parité dans les conseils d’administration des entreprises.

On peut en lire le texte ici : http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion214...

Le parlement examinera mercredi 20 janvier 2010 une proposition de loi visant à instaurer la parité dans les conseils d’administration des entreprises.

On peut en lire le texte ici : http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion2140.asp

Cette proposition de loi appelle deux remarques :

Premièrement, c’est une violation grave de la propriété privée.

Rappelons ici la réalité la plus basique. Une entreprise ne peut exister que si elle est créée. Et, bien évidemment, celui qui crée une entreprise en est le propriétaire. Une entreprise, une fois créée, peut changer de propriétaire, s’il y a une vente ou une succession.

Il est naturel qu’une entreprise, comme n’importe quelle autre chose, soit soumise à la pleine autorité de son propriétaire (lequel se fait aussi appeler associé ou actionnaire). Bien évidemment, un propriétaire peut vouloir confier la gestion de son bien à une personne (que l’on appelle, dans le cas d’une entreprise, un « mandataire social »).

Il est naturel que les mandataire sociaux des entreprises soient nommés par les actionnaires, en leur qualité de propriétaires de l’entreprise. Si la loi restreint le pouvoir de décision des actionnaires, c’est une forte réduction de leur droit de propriété. D’ailleurs, si l’on réduit le droit de propriété des associés, qui voudra encore créer une entreprise sachant qu’il n’aura pas le droit de la contrôler véritablement ?

Deuxièmement, c’est du totalitarisme.

Cette proposition de loi contient dans son introduction la phrase : « La loi ne peut tout résoudre, mais elle peut induire un changement dans les mentalités et les pratiques ». Cette phrase est un concentré de totalitarisme, autrement dit de fascisme. Il est question d’assigner à la loi la mission de changer les mentalités. Autrement dit, il est question d’utiliser la loi pour contrôler la pensée des citoyens.

Quand le législateur a recours à la loi pour changer la façon dont les gens pensent, c’est une extrême violence.

Quiconque lit une telle proposition de loi ne peut qu’entendre un effroyable bruit de bottes.

On se demandera dès lors comment les membres de l’UMP peuvent se qualifier eux-mêmes de « modérés ». Ce sont en fait pour bon nombre d’entre eux des fascistes de la pire espèce. Vouloir assigner à la loi la mission de changer les mentalités, ce n’est pas du tout de la modération.

On pourra également remarquer que certains cosignataires de cette proposition de loi se présentent parfois comme des libéraux. C’est le cas, par exemple, de messieurs Philippe COCHET et Hervé MARITON, dont j’ai eu à plusieurs reprise l’occasion d’entendre des discours. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les textes qu’ils signent sont tout sauf libéraux.


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7 réactions à cet article    


  • sissy972 20 janvier 2010 13:38

    Monsieur, vous êtes misogyne à souhait, encore un peu et vous allez tomber dans le gazon car trop mûr.


    • Yena-Marre Yena-Marre 20 janvier 2010 14:23

      Bonjour,
      Lorsque nous verrons une parité à l’assemblée et au gouvernement, peut-etre qu’on pourra leur preter un peu de sincerité, mais vous verrez dès cet après midi qu’ il ne sortira rien de ce débat à l’assemblée. Tout ça c’est pour amuser la galerie.


      • Christian Delarue Christian Delarue 20 janvier 2010 21:46
        Costard et burqa deux sexo-séparatismes : pour une mixité sans mur.

         

        Faire tomber les murs, favoriser la mixité et la diversité dans l’égalité est une tendance qui s’oppose aux séparatisme classiste, racialiste et sexiste. Abordons la question du sexo-séparatisme sous un angle particulier issu des questions du moment.

        * Les deux questions du moment

        1 - Male - Dirigeant - Blanc tel est le sexo-séparatisme des dominants dans les conseils d’administration . Il se reproduit sur une base méritocratique (les « compétences » des grandes écoles), de réseau (ceux de la bourgeoisie), de temps libre et… de patriarcat. Un résumé de centaines de pages écrites de Bourdieu à Passeron et bien d’autres sur la reproduction des élites.Y ajouter la misogynie sans douté étudiée mais peu vulgarisée.

        2 - Femmes à la maison, Voilage des femmes et Horaires séparés (dans les piscines), tel est le sexo-séparatisme des dominés à base de bondieuseries et de respectabilité unilatérale, disons patriarcale et machiste. Dans l’un et l’autre cas la question de la loi est posée. Les réponses sont divergentes au sein même des femmes qui contestent ces deux sexo-séparatismes (1)..

        * Comment répondre sérieusement ?

        Au plan méthodologique on peut tout d’abord contester que les deux sexo-séparatismes ainsi posés symétriquement fasse l’objet d’une problématique commune. C’est un choix qui n’est pas celui ici défendu en fonction d’une position axiologique en faveur de la mxité dans le respect et l’égalité.

        L’exposé en exergue montre cependant une différence de cadre qui a son importance : il y a un sexo-séparatisme dominant et un sexo-séparatisme des dominés. C’est une piste pour un traitement différencié même si dans les deux cas la revendication est de mixité à égalité et sans mur.

        * Les faits  :

        1 er cas : A peine 10 % de femmes dans les conseils des entreprises du CAC 40. C’est mieux dans d’autres pays mais il n’en demeure pas moins que les dirigeants des grandes entreprises privées ou publiques sont très très majoritairement des hommes, blancs de surcroît.

        2 nd cas : L’enfermement des femmes est à la fois le fait des hommes et d’une interprétation radicale de l’islam. . C’est une réalité qui concernent surtout les Etas non laïcs mais avec une dynamique d’expansion hors de sa zone d’origine.

        * Suggestion :

        Un première réponse pose l’idée d’une loi de mixité au sein des conseils d’administration comme concevable sous réserve d’une formalisation adaptée au milieu et d’un temps de mise en place.

        Par contre la loi interdisant le voile intégral parait dangereux dans une France qui continue à ne pas distinguer des musulmans ordinaires de musulmans intégristes. Par ailleurs un autre scrupule feine lle recours à la loi : le désir individuel d’accéder à la spiritualité. L’argument de la spiritualité se respecte comme droit humain mais sans naïveté. Ce type particulier de « spiritualité » se comprend de par un contexte patriarcal aliénant et une offre religieuse de type sectaire. Les personnes soucieuses d’émancipation veillent à donner de la puissance de libération à autrui sans l’imposer. Le recours à la loi ne peut être que circonstancié et mesuré.

        Christian Delarue

        1) Tout dépend du courant féministe qui sert de base d’appui. Ici il est plus souvent appel à Josette Trat (par exemple) qu’à Antoinette Fouque qui défend un différentialisme qui tend trop à valoriser des qualités naturalisées chez les femmes ( la gentillesse, le soin, etc ) et donc des défauts contraires aux hommes.


        • Big Mac 20 janvier 2010 21:58

          Costard et burqa deux sexo-séparatismes

          Monsieur Delarue vous devriez aussi penser à inclure la capote et le stérilet dans le sexo-séparatisme.

          En tout cas merci pour vos interventions, si quelques lecteurs de AV n’étaient pas au courant des déviances islamophiles du MRAP, ils ont maintenant sous les yeux vos billets.


        • loco 20 janvier 2010 23:36

          Pourquoi les dirigeants d’entreprises qui méprisent aussi bien leurs clients (pubs débiles, services clients inexistants) , que leurs salariés (jetables, « suicidés ») et tous ceux qui sont trop démunis pour les servir, ne mépriseraient pas les femmes ? Le recours à la loi, pour obtenir d’eux une parité voulue par la nation (et donc conforme aux « mentalités », ne vous déplaise), stigmatise seulement un pan, parmi d’autres, de leur incompétence.
          Car il y a incompétence grave à ne plus savoir exercer son métier là où il s’est construit ; toute délocalisation n’est qu’un aveu d’échec, professionnel (efficacité économique perdue), citoyen (incapacité à faire durer le tissu social) et moral (vénalité incontrôlée).


          • King Al Batar Albatar 21 janvier 2010 10:40

            C’est con mais je trouve que cette loi sur la parit est une belle connerie.

            La ou on nous rabache que les quotats ne sont finalement pas une si bonne idée que ça en ce qui concerne les personnes issues de la diversité (c’est à dire les francais envers qui l’état à un probleme de culpabilité depuis la colonisation et qu’il n’a toujours pas réglé), on vient nous en remettre une couche avec les femmes !

            Bien sur qu’il est important que les femmes aient les mêmes droits (et devoirs) et revenus que les hommes, et si ce n’est pas le cas, cela doit être rétablit. En revnache ce n’est pas leur rendre honneur, et rendre honneur à leur capacité d’imposer leur présence comme si c’était une obligation !

            La parité doit se produite à niveua des chances de depart et pas à l’arrivée. Si la vie est une course, tout le monde doit partir de la même ligne de départ et arrivera là ou ses compétances le mènent, je ne comprends pas qu’on puisse partir d’un constat ou l’on ne part pas de la même ligne de depart pour tous arriver en même temps. Parce que c’est un peu ca le projet de la parité dans les conseils d’administration. C’est foutre des femmes qui sont certainement compétantes parce qu’il faut qu’il y ait autant de femmes.

            C’es la compétance qui doit primer et pour faire valloi sa compétance il faut bosser et c’est tout. Si effectivement il y a des femmes qui sont plus compétante qui ne sont pas au conseil alors qu’il y a des hommes incompetants, c’est bien sur grave, mais je ne pense pas qu’un chef d’entreprises ait interet à mettre en place une personne qui lui rapportera moins de pognon qu’un autre, sous pretexte de son sexe. Alors qu’on vienne pas nous emmerder à foutre des quotats partout.

            @ quand les quotats de gros, parce qu’aujourd’hui il me semble que les obeses sont encore plus victimes de discriminations que les femmes (CF Air france KLM).... Bien sur je parle pas des femmes grosses, musulmanes et noires.....

            Nous ne sommes pas des américains, nous ne resoudrons rien par les quotats, ou en obligeant les gens !


            • sissy972 21 janvier 2010 14:09

              Albatar,
              Les femmes ne doivent pas avoir les mêmes salaires que les hommes. Elles iraient aussitôt le dépenser en fringues et colifichets. Un peu de sérieux voyons.

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