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Accueil du site > Actualités > Politique > Le parlement français sera-t-il européen ?

Le parlement français sera-t-il européen ?

Le sujet central de l'Europe a été escamoté durant toute la campagne 2012 en France, présidentielle et législatives confondues. Le parlement nouveau n'y échappera pas.

Les campagnes électorales de 2012 en France resteront marquées par une grande absence. Et cette absence représente peut-être la grande erreur stratégique des centristes, de tous bords. C'était leur sujet de prédilection ; ils l'ont évité copieusement, préférant la gamelle de l'Etat-Nation, comme tout le monde.

La majorité des sociaux-démocrates, sociaux-libéraux, écologistes, démocrates-chrétiens, conscients que la Nation n'est plus l'entité motrice, ont échoué à trouver une ligne de rassemblement sur le seul sujet qui leur permet de se retrouver et de se renforcer : l'Europe.

Aujourd'hui, qu'observons-nous ?

1. Une abstention moyenne de plus de 42% au premier tour des élections législatives.

2. Une droite nationaliste qui caresse les frontières du Front National.

3. Une gauche à la conquête de tous les pouvoirs institutionnels, bordée par ses propres extrêmes.

4. Un chef de l'Etat promoteur de la "renégociation" de l'Union européenne, qui peine à clarifier sa vision de la coopération avec nos voisins.

5. Un gouvernement où figurent des ministres franchement eurosceptiques. Laurent Fabius et Bernard Cazeneuve occupent des postes-clés.

6. Une assemblée nationale soumise à la logique super-présidentialiste, aboutissement de la réforme Jospin.

L'espoir ? Il réside probablement dans la sortie du flou de la campagne présidentielle. En effet, le projet de François Hollande est resté suffisamment vague pour tenir la corde sur des questions prioritaires : quelle croissance économique discuter avec nos partenaires en Europe ? Quelles Institutions imaginer pour bâtir une Union ? Peut-on sauver la zone euro sans faire l'Europe fédérale ? Quelle rôle pour les régions françaises dans le couple Etat-Europe ? Quelle démocratie locale demain pour retisser les liens entre citoyens ?

De toutes ces questions, espérons que le prochain parlement français saura débattre utilement. De manière européenne.


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5 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 13 juin 2012 09:35

    Les principaux candidats ont peu parlé de l’europe parce qu’ils savent très bien que l’hostilité vis à vis de ces institutions anti-démocratiques grandit chaque jour davantage.
    Ils sont également en porte à faux vis à vis des 56% qui ont voté contre ces institutions.
    L’europe continuera d’être imposée en catimini, sans les européens.


    • soimême 13 juin 2012 12:33

      Vous savez pertinemment que s’opposer à UE en France est un sujet tabou et aucun homme politique de renom va oser dénoncer ce fait !  

      Surtout quand on sait que le prochain accord et l’arrimage de UE aux bloc Nord Américain en 2015 suivant les accords qui ont été signé par UE !

      http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/europe_828/union-europeenne-monde_13399/relations-exterieures_853/ue-etats-unis-amerique_15172/index.html

      http://www.dedefensa.org/article-le_blog_transatlantique__12_05_2009.html

      http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/bloc-euro-atlantique-unifie-en-55452

      Dans ses conditions l’on comprend aisément qu’il y a un malaise à lever un lièvre, et qui vaut mieux continuer à nous faire croire que l’Europe est la meilleur salade pour notre avenir radieux !

      Surtout avec cette attaque boursière, qui pilonne l’espace Européen pour avoir le champ libre, à se présenté à nouveau comme les sauveurs de l’Europe.

      Cela marchera d’autant plus qu’il faut laisser dans l’ignorance les premier concerner, c’est a dire nous tous, ce qui habitation ce continent.


      • soimême 13 juin 2012 12:49

        http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+REPORT2009-0114+0+DOC+XML+V0//FR

        http://www.rfi.fr/actufr/articles/088/article_51438.asp

        TPN : la source d’inspiration
         
        Mais quelle est l’origine de ce grand projet ? Elle est à chercher, selon Paye, dans l’action d’un institut euroaméricain, le Transatlantic Policy Network (TPN), ou Réseau politique transatlantique. "Fondé en 1992 et réunissant des parlementaires européens, des membres du Congrès des États-Unis et d’entreprises privées, il appelle à la création d’un bloc euro-américain au niveaux politique, économique et militaire. Il est soutenu par de nombreux think tanks comme l’Aspen Institute, l’European-American Business Council, le Council on Foreign Relations, le German Marshall Fund ou la Brookings Institution. Il est alimenté financièrement par des multinationales américaines et européennes comme Boeing, Ford, Michelin, IBM, Microsoft, Daimler Chrysler, Pechiney, Michelin, Siemens, BASF, Deutsche Bank, Bertelsmann."
         
        Cette organisation bicéphale euro-américaine élabore des documents qui sont, d’après Pierre Hillard, professeur de relations internationales à l’école supérieure du commerce extérieur (ESCE), de « véritables feuilles de route » pour aboutir à un bloc euro-atlantique unifié : d’abord, en 1995, le Nouvel Agenda Transatlantique, suivi en 1998 du Partenariat économique transatlantique, puis le rapport du 4 décembre 2003 intitulé Une stratégie pour renforcer le partenariat transatlantique, et enfin le Conseil économique transatlantique, établi par un accord signé le 30 avril 2007 à la Maison Blanche par le président américain George W. Bush, le Président du Conseil de l’UE Angela Merkel et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso (ces étapes sont décrites, par exemple, sur le site de la Documentation française et celui de RFI). >

        Avec tous cela on comprend mieux cette absence parlementaire !


        • BA 13 juin 2012 17:58

          Mercredi 13 juin 2012 :

           

          Considérant que l’Union Européenne était à un moment « crucial », le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a décoché de son côté des flèches en direction de celles des « capitales » qui ne mesurent pas l’urgence de la situation.

           

          "Nous avons un problème systémique devant nous, nous devons avoir un cap et le maintenir. Je ne sais pas si l’urgence est bien comprise par toutes les capitales aujourd’hui", a-t-il déclaré devant le Parlement européen à Strasbourg.

           

          http://www.boursorama.com/actualites/italie-monti-affiche-sa-serenite-malgre-la-flambee-des-taux-d-emprunt-80574aa0b4cacf171c2e010311c52766

           

          José Manuel Barroso vient de dire la phrase la plus importante :

           

          « Nous avons un problème systémique devant nous »


          • JM Masson 14 juin 2012 08:59

            L’Europe a été absente... sauf pour la décrier. L’Europe au sens d’une construction pacifique faite de coopérations a été totalement absente. Il en est de même de beaucoup d’autres sujets comme la crise de la finitude des ressources fossiles, les crises des mésusages de ces ressources. Un système économique fondé sur la croissance sans fin, dans un système fini n’a pas de longues perspectives vu l’épuisement auquel les activités humaines soumettent la planète.

            Les deux campagnes électorales ont été d’une pauvreté affligeante en ce qui concerne la prospective.

            Les attaques personnelles(comme en ce moment) sont sans intérêt, sauf pour les démagogues. 

            Les méthodes du bouc-émissaire ont été utilisées de manière affigeante également.

            Pour moi, la responsabilité incombe également à ceux qui font le choix des questionnements.

            La crise de la dette aurait aussi mérité des analyses contradictoires approfondies. Qui a parlé du déficit de la balance commerciale et en particulier du coup gigantesque des importations de sources d’énergies fossiles ? Ce coût aurait pu être mis en perspective avec les autres déficits. Au fait, comment est financé le déficit du commerce extérieur ? Imaginons que par miracle peu probable, un énième plan de relance « marche » : il faudra alors importer davantage de sources d’énergies fossiles, ce qui creusera le déficit commercial...

            Comme l’écrit Jeremy Rifkin dans « la Troisième Révolution Industrielle »... un monde s’achève et nos concitoyens ne le savent pas clairement, pour la plupart, car on ne leur dit pas et qu’on leur raconte ce qu’ils ont envie d’entendre.

            Le langage de vérité de certains candidats ne leur a pas réussi : c’est logique vu l’étendue du matraquage idéologique ambiant fondé sur l’espoir du "business as usual’’. Quels auraient été leurs résultats s’ils avaient dit et écrit que notre modèle énergétique et économique allait vers sa fin ?

            La démagogie a encore de beaux jours devant elle ! 

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