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Accueil du site > Actualités > Politique > Le Pen l’avait dit...

Le Pen l’avait dit...

Amis de l’establishment, pardon... de l’établissement, Jean-Marie Le Pen vous remercie chaleureusement !

L’éternel Duce du Front national n’affiche plus la forme du début du siècle, quand il avait ravi à Lionel Jospin sa place au second tour de la présidentielle 2002 face à Jacques Chirac. Plus d’un fidèle l’a quitté pour rejoindre les rangs de Philippe de Villiers, bien décidé à lui ravir son fonds de commerce. Physiquement, le tribun du FN a perdu de sa superbe dans les débats publics, comme tout le monde a pu le constater durant la campagne référendaire sur la Constitution européenne, il y a un an.

Mais la marque Le Pen, symbole de protestation contre les élites de la République, se porte on ne peut mieux. Quelle heureuse surprise pour le caudillo vieillissant, cette affaire Clearstream ! Un scandale bien compliqué et bien nauséabond, qui rappelle à point nommé aux Français toutes les affaires des années Mitterrand et Chirac. Une lutte au couteau dans les allées du pouvoir qui s’étale à la une de tous les médias pendant des semaines. Miam miam, croit-on entendre dans les cuisines du FN.

N’en jetez plus ! rigolent les frontistes qui vont pouvoir coller des affiches Le Pen l’avait dit sur tous les thèmes de prédilection de leur leader maximo, comme ils l’avaient déjà fait après les émeutes dans les banlieues, en novembre dernier. Mondialisation, impérialisme américain, immigration, délinquance, société bloquée, corruption, Le Pen l’avait dit...

Le talent du chef du FN à mettre le doigt là où cela fait mal dans la France d’en bas n’a d’égal que celui de celle d’en-haut à crédibiliser son discours a posteriori. Il est politiquement correct, à ce sujet, de montrer du doigt Nicolas Sarkozy, sa racaille, son kärcher, sa phrase Si certains n’aiment pas la France, qu’ils ne se gênent pas pour la quitter, son projet de loi sur l’immigration actuellement débattu à l’Assemblée nationale, etc.

Mais la gauche et ses propres extrêmes ne sont pas en reste qui lui ont splendidement servi la soupe durant la campagne référendaire européenne en dénonçant avec outrance l’Europe libérale, la commission de Bruxelles et les plombiers venus de l’Est. Sans oublier la Turquie, supposé cheval de Troie des impérialistes américains. Ses plus serviables ennemis lui ont encore servi sur un plateau d’argent le thème du déficit d’autorité de l’Etat à l’occasion des crises des banlieues et du contrat première embauche (CPE).

Et, quand l’UDF, le PS, l’extrême gauche, les églises et toutes les belles âmes que compte l’hexagone dénoncent comme liberticide et raciste le projet Sarkozy sur l’immigration choisie, le Führer de Saint-Cloud se régale, n’en doutez pas ! Surtout si certains, comme Laurent Fabius, plaident en plus pour une régularisation massive des clandestins.

Si vous avez aimé 2002, vous risquez d’adorer 2007...


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118 réactions à cet article    


  • (---.---.102.41) 9 mai 2006 13:02

    Certains ont quittés le FN mais beaucoup l’ont rejoint, nottament les fédérations Corses du MPF.

    Depuis 30 ans le FN avait averti des dangers de l’immigration, de l’islamisation, du chômage, de l’insécurité...Et sur quoi va se jouer la campagne 2007 ? L’immigration, l’insécurité, le chômage...30 ans d’avance !

    Alors entre un médecin qui fait un bon diagnostics et d’autres qui se trompent constament, beaucoup se tournent évidemment vers celui qui avait raison !

    Comment voté pour des personnes qui durant ces 30 dernières années n’ont pas su, pu ou voulu faire ce qu’ils disent vouloir faire demain ?


    • Marsupilami (---.---.220.98) 9 mai 2006 13:20

      Ouaf !

      Les fédérations corses du MPF ont rejoint le FN... pour le faire sauter j’espère. Boum !

      Bon, Le Pen dénonce depuis 30 ans l’immigration et la délinquance qu’elle produit, certes, et sur ce point il avait effectivement raison. Ce qui ne l’a pas empêché d’être copain comme cochon avec Saddam Hussein par exemple.

      A part ça ? Quel est le programme économique du dictateur Le Pen ? Silence radio.

      Houba houba grrr !!!


    • Karl (---.---.122.111) 9 mai 2006 16:11

      « Plus d’un fidèle l’a quitté pour rejoindre les rangs de Philippe de Villiers »

      Combien ?


    • Karl (---.---.122.111) 9 mai 2006 20:21

      Parmis les copains de Hussein vous oubliez de citez J.CHIRAC ! Grave erreur de penser que sous pretexte que 80% (la source : encore les sondages) de la population française était contre la seconde guerre en Irak, nous n’y avons pas participer !! Chirac devait préserver les intérêts qu’il avait tisser avec le régime de Hussein !!

      Monsieur, vous connaissez mal votre histoire politique contemporaine !


    • (---.---.74.32) 11 mai 2006 16:44

      monsieur, vous oubliez aussi de citer tout le reste de la classe politique française voir mondiale qui considérait S. Hussein comme un dictateur fréquentable, chirac en a fait partie comme les autres !!!


    • fzer (---.---.102.41) 11 mai 2006 19:55

      Eu.. Tu vas voir sur Front national.com il y est. Pote à Saddam ? Contre la guerre en Irak, comme tant d’autres. N’empeche qu’on doit à Le Pen la libération de nombreux otages français d’Irak...


    • Ludovic Charpentier (---.---.68.98) 9 mai 2006 13:23

      Pour moi, c’est simple : Le Pen a tout faux (il établit une mauvaise médication à partir toutefois de symptomes réels) mais profite à fond du fait qu’on essaye de lui donner raison, ou de lui opposer comme seule réponse une démagogie à outrance.

      Prenons exemple sur Sarkozy et Fabius dernièrement : le premier reprend son slogan ’La France, tu l’aimes ou tu la quittes’. Soit. Mais il ne l’applique pas, il fait même le contraire en abolissant la double peine. Du coup, l’électeur frontiste de base va se dire : « Le Pen a raison, la droite reprend ses thèmes mais n’a pas les c... d’appliquer ses idées ». Et je doute que l’électeur de base change d’avis face à une simple figure de style. Quant à Fabius, il se ridiculise de plus en plus dans la démagogie à outrance. Aujourd’hui, le premier secrétaire d’un parti qui avouait ’ne pas pouvoir accueillir toute la misère du monde’ se propose de régulariser à outrance, sans donner la moindre condition. De quoi faire psychoter l’électeur frontiste de base, sans donner la preuve d’une alternative crédible aux idées de Le Pen (je préfère largement la proposition d’une régularisation après 10 ans de vie active, démarche électorale, et cérémonie civile proposée par DSK : ’la France, si tu l’aimes, tu la rejoins’, c’est quant même une meilleure réponse au ’Love it or leave it’ des frontistes smiley.

      Le Pen, en terme de médecin, c’est plus le Dr Knock qui aime à faire croire en des maladies qui parfois sont réelles (la corruption, la montée des intégrismes) mais qui ne fait pas de bons diagnostics vu qu’il ne propose que l’amputation ou la saignée comme traitement...


      • Bulgroz (---.---.212.66) 9 mai 2006 17:50

        Mister Charpentier,

        Le slogan de Sarkoy n’est pas « la France tu l’aimes ou tu la quittes » mais :

        « si certains n’aiment pas la France, qu’ils ne se gênent pas pour la quitter ».

        Ce n’est pas la même chose, ca me parait louche de ne pas reproduire dans sa vérarité les propos des hommes publiques. Pourquoi ?


      • Karl (---.---.122.111) 9 mai 2006 20:26

        Si Le Pen a tout faux comment arrive t-il à acquérir l’appuis des électeurs (qui, je rappelle, sont allez à l’école de la République, parfaitement maitre de leur conscience d’électeur et de citoyen : ils ne votent pas avec un fusil braqué sur la tête, mais y vont librement) ?


      • Karl (---.---.122.111) 9 mai 2006 20:28

        Tout simplement pour servir des intérêts qui ne sont pas ceux des Français.


      • didier (---.---.109.24) 10 mai 2006 11:18

        Faux. Les électeurs frontistes ont oublié l’école de la république où on nous apprenait à se documenter, étudier les diverses options et avis contraires pour pondre une synthèse juste.

        Ils sont maintenant saouls de télé réalité, violence gratuite coupée par des pubs débiles. Ils mangent sans macher l’info pré digérée des medias américanisés.

        Ils ne lisent plus, ils regardent les images.

        Ils n’ont qu’un seul but, défendre comme des pittbulls leur petit pavillon garni de canapé et buffets achetés à crédit.

        Ils surveillent les « pas pareils qu’eux » du coin de l’oeil lorsqu’ils les croisent dans la rue.

        Ils se défendent d’avoir des copains arabes.

        Achètent à 199 € des séjours « all inclusive » en Tunisie, et reviennent en disant : « ils sont bien là bas, pas comme chez nous, ils travaillent et puis ils sont polis, et propres ! »

        Ils ferment tout à double tour, sûr que le mal rôde autour de leur maison, même dans les coins les plus isolés et paisible de France. Normal, « ils l’ont dit à la télé ».

        Ils aiment leur famille plus que leur voisins, leur voisins plus que ceux du village d’à coté etc... On cherche pas à comprendre, on élèves cette théorie de méfiance à l’égard de l’inconnu au rang de dogme.

        Ils n’apprécient que les gens « normaux ».

        Ils ont perdu le sens des contacts et se replient sur eux même, au centre de leur forterresse.

        Alors non. Si l’école de la République et l’éducation de mes parents produisent ça, on n’a pas étudié au même endroit.


      • (---.---.123.107) 10 mai 2006 11:20

        Tu aimes tes voisins plus que ta famille toi ?


      • didier (---.---.109.24) 10 mai 2006 11:30

        Dans certain cas, oui, mais alors beaucoup plus mon pote !! Mes voisins sont devenus mes amis petit à petit, on a appris à se connaitre, s’apprécier.

        Ma famille m’a été imposée à la naissance et, sous le prétexte de gènes commun, les affinités ne sont pas certaine !!!!

        Et puis les exemples de ma réaction précédente sont tirés de repas familliaux houleux.


      • Ludovic Charpentier (---.---.68.100) 10 mai 2006 12:06

        « Ce n’est pas la même chose, ca me parait louche de ne pas reproduire dans sa vérarité les propos des hommes publiques. Pourquoi ? »

        Je n’avais pas de souvenirs de la phrase exacte mot pour mot. Mais s’il y a une différence fondamentale dans le fond de la phrase, merci de me l’expliquer. Moi, je ne vois qu’une différence de tournure...


      • simplet simplet 10 mai 2006 13:57

        tout simplement parce que sarko c’est du Le Pen light...

        alors vu qu’il pique ces idées... on peut les assimiler non ???


      • Bulgroz (---.---.85.225) 11 mai 2006 16:57

        « Prenons exemple sur Sarkozy et Fabius dernièrement : le premier reprend son slogan ’La France, tu l’aimes ou tu la quittes’. »

        La formule exacte est : que ceux qui n’aiment pas la France, qu’ils ne se gènent pas pour la quitter.

        C’est pas pareil !!


      • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 11 mai 2006 23:55

        Mais en quoi cette phrase vous gene ????

        Lorsque vous etes dans un endroit que vous detestez au nom de quoi voudriez vous y rester ? Faut savoir ce qu’on veut soit rester et ne pas pourrir l’endroit ou est invite soit aller ailleurs si on aime pas cet endroit...

        C’est quoi ce masoshisme a la gauloise ?


      • philippe (---.---.250.231) 20 mai 2006 06:20

        Sarkozy est loin d’etre parfait mais il n’est en rien comparable a le pen ; quand je l’entends dire que ceux qui n’aiment pas la France s’en aille c’est tout a fait exact ; il y a plus de 200 pays dans le monde donc le choix pour chacun de s’installer ou bon lui semble ; moi je suis partis m’installer au Vietnam et j’y suis tres bien ; j’en accepte les lois et coutumes et si je ne suis pas d’accord je repartirai ailleurs. il faut s’adapter a son environnement ou bien perir.


      • Tara (---.---.96.111) 22 mai 2006 16:26

        Je suis Frontiste et cultivée. Je suis allée à l’école de la République, me suis documentée, ai lu, ai voté !!! Vous vous fourvoyez sur la réalité mon cher !!!!!! Vous ne savez donc pas ce qu’est la réalité, une réalité qui n’est pas inculte, au contraire, et qui à force de culture, refuse de se soumettre à la médiocrité actuelle !


      • didier (---.---.241.108) 29 mai 2006 09:40

        chère Tara,

        belle exception qui confirme la règle...


      • Bob (---.---.76.255) 9 mai 2006 14:33

        Le Pen a la mérite de mettre le doigt là où ça fait mal, en ce sens que ses critiques sont souvent intéresantes et fondées. Par contre le problème avec lui a toujours été les solutions qu’il apporte (quand il en apporte)...


        • didier (---.---.241.181) 16 mai 2006 14:38

          Le Pen ferait mieux de garder son doigt bien au chaud. ça nous ferait des vacances ...


        • Karl (---.---.37.208) 18 mai 2006 21:44

          Voici quelques phrases, souvent controversées, prononcées par les responsables politiques français sur la question de l’immigration.

          - François Mitterrand : La France ne compte aujourd’hui « pas plus d’immigrés qu’en 1982 et pas plus qu’en 1975 par rapport à la population française qui s’est accrue ». « Le seuil de tolérance a été atteint dans les années 1970 et il n’y a pas eu depuis d’aggravation » (10 décembre 1989).

          - Michel Rocard : « Le temps de l’accueil de main-d’oeuvre étrangère relevant de solutions plus ou moins temporaires est donc désormais révolu » et « nous ne pouvons accueillir toute la misère du monde » (7 janvier 1990).

          - Jacques Chirac : « Le travailleur francais qui habite à la Goutte d’or et qui voit sur le palier à côté de son HLM, une famille avec un père, trois ou quatre épouses, une vingtaine de gosses, qui touche 50.000 F de prestations sociales sans travailler. Si vous ajoutez à cela le bruit et l’odeur, le travailleur francais sur le palier, il devient fou. Ce n’est pas être raciste que de dire que nous n’avons plus les moyens d’honorer le regroupement familial » (20 juin 1991).

          - Edith Cresson : « Les charters, ce sont des gens qui partent en vacances avec des prix inférieurs. Là, ce sera totalement gratuit et ce ne sera pas pour des vacances. Ce sera pour reconduire des gens dans leur pays lorsque la justice francaise aura établi qu’ils n’ont pas le droit d’être chez nous » (8 juillet 1991).

          - Valéry Giscard d’Estaing : « Le type de problème auquel nous aurons à faire face se déplace de celui de l’immigration vers celui de l’invasion (...) La facilité des déplacements et l’ouverture des frontières recommandent de revenir à la conception traditionnelle de l’acquisition de la nationalité française : celle du droit du sang » (21 septembre 1991).

          - Charles Pasqua : « L’objectif que nous nous assignons, compte tenu de la gravité de la situation économique, c’est de tendre vers une immigration zéro » (1er juin 1993).

          - Jean-Marie Le Pen : « L’interruption volontaire de nationalité » contribue à « peupler la France d’une masse passive et hétérogène d’individus sans repères » et à la tranformer en « satrapie du nouvel ordre mondial » (3 octobre 1998).

          - Nicolas Sarkozy : « Si certains n’aiment pas la France, qu’ils ne se gênent pas pour la quitter » (22 avril 2006, paraphrasant un slogan utilisé par le Front national de la jeunesse puis par le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers).


        • Karl (---.---.37.208) 18 mai 2006 21:45

          CONCLUSION : Le Pen = pote de Chirac !


        • karl (---.---.165.168) 23 mai 2006 22:20

          Le corbeaux de clearstream est peut-être un proche du Front National.

          N’est-ce pas un « haut fonctionnaire » (son nom reste inconnu comme par hasard !)qui a transmis à Mr Le Pen la venue sur le térritoire national du président Algérien le mois dernier ?

          (Mr Le Pen a été le premier à annoncer la venue du président algérien en France pour des raisons médicales, et cela dans un contexte tendu entre la France et l’Algérie. Mr Le Pen en a profiter pour souligner cette situation paradoxale -en jubilant aprés le journal de 20 heures dans Question Ouverte sur France 2- : peu de temps avant son hospitalisation en France, le président algérien a tenu des propos à contre courant de la volonté française de se rapprocher de l’Algérie, notamment en accusant la France de crime contre l’humanité perpétré durant la guerre).

          Mr Le Pen, comme ancien combattant, a un énorme soutient de nombreux pieds noirs d’Algérie. Peut-être est-ce un pied-noir haut fonctionnaire qui est à l’origine de l’affaire Clearstream, sa mission étant de déstabilisé le gouvernement et l’ennemi numéro 1 du FN : M. Sarkozy. Cependant, cette situation ne semble pas réellement porteuse pour le chef du FN : M. Sarkozy semble sortir renforcé de cette affaire bien que l’on n’entende plus. Dans ces conditions, « rien dire et laisser faire » reste la meilleure solution. Mr Le Pen n’a pas envisager ça de son rival. Bref, il est bien possible qu’une nouvelle « affaire » éclate dans les prochains mois, dans laquelle le Front National jouera sa crédibilité.

          Karl.


        • BB (---.---.139.70) 9 mai 2006 15:02

          Je me souviens des commentateurs « officiels » (PPDA et consorts) un an avant les élections de 2002 discuter et analyser les petites différences (présentées par les très doctes et scientifiques instituts de sondage) qui sépareraient Jospin de Chirac au second tour des élections de 2002 !

          Je crois bien que l’on va adorer 2007 en effet !


          • Karl (---.---.122.111) 9 mai 2006 16:21

            Qu’arriverait-il si Le Pen arrivait au second tour avec Ségolène Royal ? Celle-ci accepterait-elle une confrontation télévisuelle avec son adeversaire ou bien adopterait-elle la méthode Chirac ? Je penche pour la seconde solution : la méthode lui correspond assez bien : « rien dire et laisser faire ».

            Cordialement ! Lisez moi, merci !


          • BB (---.---.139.70) 9 mai 2006 17:28

            C’est vrai que l’émiettement des voies est plus à craindre à droite qu’à gauche cette fois-ci (enfin je surestime peut-être la gôche française !), donc pour Sarko ; il faut abattre le chevalier de Villepin et la chiraquie et chasser largement sur les terres de Lepen et de Villiers. On ne l’entends (Sarko) plus beaucoup parler de discrimination positive...

            Du coup hop les socialistes ont une nouvelle terre de prédilection, ouf, tout est rentré dans l’ordre gauche/droite !

            Maintenant si un candidat providentiel (Jupé, Chirac, Villepin bien regonflé par quelques rebondissement d’une affaire médiatique ?...) venait troubler le business-project ’Sarko président’ là effectivement on se retrouverait avec le facho diabolisateur au second tour et la grave question du débat télévisé.

            Par contre il me semble que la miss Ségo devrait (en bonne mère de famille) se désister pour son cher époux et lui apporter tout son soutien, c’est qui qui tient la culotte ?

            Non mais !

            Enfin pour conclure, un débat Ségolène le Pen aurait quelque chose d’indécent qui attirerait le téléspectateur la pure Ségolène genre Jeanne d’Arc a la merci de la bête immonde...

            Jeanne d’Arc ou la liberté sur les barricades.

            J’adore votre ’lisez-moi, merci’


          • GonzO (---.---.120.36) 9 mai 2006 16:28

            Bon alors.

            Il est facile d’avoir raison quand ont joue avec la peur et la haine de ses compatriotes.

            Il est facile de jouer avec la peur « de » l’autre, mais bien plus difficile d’essayé de vivre les uns avec les autres.

            Je pense que Mr Le P.. ne cherche que le pouvoir et le triomphe de la haine.

            Petits mots d’un chilien qui a envie de vomir quand on lui dis que si il l’aime pas il la quitte, je dois donc être différent de tous les français qui se plaignent, tous les jours, des travers de leurs pays qu’ils aiment tant.

            Je pense que justement si on l’aime on dois dire ce qui nous semble tourner mal pour qu’elle aille mieux.

            Sur ses mots je dis vive la France et vive le Chili !


            • Karl (---.---.190.19) 16 mai 2006 13:45

              La situation actuelle en France est propice au malaise. Les esprits s’échauffent. Le sentiment de mal-être grandit. Les causes de ses souffrances individuelles et collectives sont complexes. Différents éléments se combinent et troublent la vision de la France contemporaine.

              Il est, d’or et déjà, possible de prédire l’actualité des prochains mois : stagnation du chomage, augmentation des profits des grandes entreprises, stagnation des salaires, détérioration du service public des transports en communs, pouvoir d’achat morose, augmentation du prix du pétrole et donc du carburant, nouvelles émeutes urbaines en novembre 2006, nouveaux mécontentements étudiants en mars 2007. Tout cela sur fond de précarité, de grisaille, de réformes bloquées, de critiques virulentes et d’affaires louches dans les hautes sphères.

              Il est probable, donc, que la présidentielle de 2007 soit vécu comme un défouloir par de nombreux citoyens. Cependant, le taux d’abstention restera encore élevé (30-40%).

              La présidentielle de 2007 sera un re-make de 2002.


            • karl (---.---.165.168) 23 mai 2006 22:33

              La présidentielle de 2007 sera un re-make de 2002.

              L’observation objective des actualités ont un goût de déjà-vue. Le traitement exacerbé des informations et leurs diffusions stratégiques aux heures les plus incommodantes pour le bon discernement, nous replongent dans les causes du 21 avril 2002.


            • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 9 mai 2006 16:41

              Je dirais que le Politiquement correct et la myopie qui en resulte a laisse la place de choix a notre petit furer, dans des debats qui font mal, mais ne collent pas au politiquement correct. Ainsi notre petit populiste se regalait de themes que les partis dirigeants avaient peur de toucher afin de ne pas se bruler.

              C’est la difference entre parti protestataire qui peut se permettre somme tout et n’importe quoi, sachant qu’il n’evisage pas vraiment le pouvoir (faut pas rever il sait qu’il a aucune chance) et un parti dirigeant qui a peu de se bruler et de le perdre durablement.


              • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 9 mai 2006 16:45

                > une meilleure réponse au ’Love it or leave it’ des > frontistes smiley.

                Eh ca c’est pas le Front ca c’est de Villiers ou Sarkozy qui pronent l’emigration choisie : « La France soit on l’aime soit on s’en va » ! Ceci est une position qui n’a rien de demagogique... comme celle de Straus-Kann

                Le Pen c’est : « I love you when you are at home ». Il prone l’emigration 0. Ca c’est de la demagogie pure par contre et de plus nefaste.


              • Ludovic Charpentier (---.---.68.100) 9 mai 2006 17:15

                Le Pen a plagié ce slogan à un groupe nationaliste Américain, avant de se le faire plagier par Philippe De Villiers, qui a lui-même accusé Sarkozy de plagiat (neuneu un jour, neuneu toujours...).

                Preuve de l’inconstance Le Péniste : c’est un serial plagieur. En 2002, il a dit : ’Entrez dans l’espérance...’, phrase piquée à Jean-Paul II, ce que Lustiger and co ont moyennement apprécié, et dans son tract d’entre deux tours torché à la va-vite, il a débuté par un ’J’ai fait un rêve...’ de Martin Luther King, et sa femme avait trouvé la formule magique pour le caractériser : ’La force tranquille’. Le Pen n’a vraiment aucun scrupule sur la propriété intellectuelle... (on comprend pourquoi il n’a pas réclamé de droits d’auteur au neuneu)


              • (---.---.74.32) 11 mai 2006 16:56

                mais tout le monde plagie tout le monde ! l’histoire de « tu l’aime ou tu la quitte » date de l’antiquité (cf les ostracisés grecques)

                bref le monde n’est qu’un éternel recommencement


              • Scipion (---.---.130.235) 9 mai 2006 17:37

                Que les droits-d’l’ommistes soient des gribouilles, des gugusses et des apprentis sorciers, on le sait, mais Le Pen en fournit une démonstration à laquelle ils sont obligés de souscrire..., s’ils ont conservé une once de lucidité - ce qui n’est pas certain.

                Quoi qu’il en soit, si la classe politique avait écouté Le Pen, il y a trente ans, on ne parlerait plus de lui depuis vingt-cinq ans !

                Ca fait trente ans qu’il scie la branche sur laquelle il est assis et il y a trente ans que les partis, les syndicats, les assoces, les médias et les zinzintellectuels tiennent la branche à bout de bras, pour l’empêcher de s’écraser au sol. Alors, surtout, ne changez pas de mains !

                Y’a pas à dire, ça, c’est de l’intelligence politique !


                • nantor (---.---.131.113) 9 mai 2006 17:47

                  Rahhhh,

                  Un article qui n’apporte pas grand chose au débat politique déjà furieusement bas en France.

                  Les journalistes qui sont dans le registre « tous nuls, Le Pen l’avait dit », me rappellent le « tous pourris » du gros borgne. Jouer sur les peurs et les fantasmes de la masse n’est pas créatif socialement, c’est de la démagogie électoraliste. Parler du « talent » de Le Pen, c’est du niveau tf1.

                  Et merci à « l’étranger » GonzO pour son commentaire !!!


                  • Karl (---.---.37.208) 18 mai 2006 22:03

                    Bonjour,

                    Si vous êtes socialiste, il ne vous aura pas échappé que M. Hollande et M. Fabius sont les rois de la démagogie. Je ne voit pas beaucoup de différence avec M. Le Pen ou M. Sarkozy (sans parler de Chirac et de Jospin).

                    cordialement.


                  • Scipion (---.---.130.235) 9 mai 2006 18:52

                    Ludovic Charpentier écrit : « Pour moi, c’est simple : Le Pen a tout faux... »

                    Et s’il avait tout juste, il serait à 30 % des suffrages exprimés ? 35 % ? 40 % des inscrits ? smiley)


                    • Ludovic Charpentier (---.---.68.100) 10 mai 2006 12:42

                      S’il faisait de la politique, il ferait moins d’électeurs smiley. Ce n’est pas de la politique que fait Le Pen, c’est une stratégie commercial, fais à base de slogan destiné à faire peur. Tu as peur pour ta sécurité ? Votes Le Pen. Tu as peur de ton voisin ? Votes Le Pen. Marre de la corruption ? Votes Le Pen. Mais derrière cela (et vous l’avez reconnu vous-même), il n’y pas de posture économique clair (vu le nombre de fois où j’ai vu Gollnisch se mettre d’accord avec la représentante LCR lors des dernières Régionales, j’en conclurais même qu’ils sont plus marxistes que libéraux... Après tout, pas anormal vu le nombre d’électeurs qu’ils ont pris au PCF...).

                      Oui, je persiste et signe, Le Pen a tout faux dans ces diagnostics, et s’il attire autant d’électeurs, c’est parce que comme vous l’avez pointé plus haut, aucun parti n’est capable de proposer une solution et de démonter ses solutions face aux problèmes du chômage et de l’insécurité.

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