• mercredi 19 juin 2013
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
La fondation Agoravox
  Accueil du site > Actualités > Politique > Le pluralisme du centre
45%
D'accord avec l'article ?
 
55%
(29 votes) Votez cet article
  • Faire un don
  • Imprimer cet article
  • Marquer et partager

Le pluralisme du centre

Le centre français n’est plus homogène  : le projet de François Bayrou ne fait plus l’unanimité. Même pas la majorité des centristes. Défaites électorales, un message qui ne passe pas, trahisons politiques à foison : tout est là, pour déplaire au président du MoDem. Et l’affaiblir. La "troisième voie", chère à l’homme des 18 % aux présidentielles a bien du mal à se construire.

« J’ai une bonne nouvelle ! », déclarait François Bayrou devant ses fidèles, au soir du premier tour des présidentielles du 6 mai 2008. Battu par les candidats des deux principales formations politiques, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, il reconnaissait ce jour-là sa défaite, tout en restant optimiste et souriant. Aux anges, il venait apporter un message encourageant. Une troisième voie (courant politique) avait vu le jour et il s’en félicitait grandement. Grâce aux 18,7 % des suffrages, rien ne laissait présager une suite moins glorieuse, ponctuée de défaites électorales aux législatives et municipales, et de trahisons politiques. Tout portait à croire que le leader de l’UDF avait réussi à construire un véritable centre, qui pouvait exister entre la droite et la gauche. Ce fut une erreur. A son plus grand malheur.

Jean Arthuis, le président de la commission des finances du Sénat vient de quitter son ancien mentor politique. Estimant que le président du MoDem a échoué dans sa tentative de créer un grand rassemblement du centre, il souhaite reprendre le flambeau à sa manière et reformer l’UDF de ses cendres.

Il attend le 29 juin 2008 plus de 600 élus, pour débattre « des voies et moyens de la relance de notre mouvement » (lu sur son blog). Pourquoi ? Afin de « rassembler le centre (et non pas) de créer un parti supplémentaire », affirme-t-il, dans une interview, le 16 juin, à Ouest-France. Le MoDem « illisible » serait une « impasse ». Se rassembler avec qui ? Lorsque le quotidien breton lui demande s’il convient d’inclure le Nouveau Centre, peuplé d’ex-UDF ayant rejoint la majorité et le gouvernement Fillon, le sénateur s’embrouille. Le dissident parie sur une évolution du NC de Hervé Morin, ministre de la Défense qui a soutenu Nicolas Sarkozy pour le deuxième tour des présidentielles. Par contre, Jean Arthuis pense que cette formation n’aurait pas vraiment vocation à le rejoindre. Trop dépendant de l’UMP. Alors, les membres du NC viendront ou ne viendront pas à la ’réunion’ ?

Cette trahison que le président du MoDem a suivie avec inquiétude arrive au lendemain d’un mois d’avril, où les revers se sont succédé. Outre le départ de Jean Arthuis, une note du conseiller de Nicolas Sarkozy, Dominique Paillé, publiée le 7 avril et remise au chef de l’Etat, indiquant des stratégies à suivre dans le but d’affaiblir le MoDem. Il s’agissait par exemple d’encourager les membres du NC à draguer les sénateurs centristes. Pour qu’ils quittent le navire Bayrou. Et qu’ils se lient avec le centre-droit d’Hervé Morin.

Il y avait plus. Michel Mercier, leader des sénateurs centristes se distanciait du « politburo » du Mouvement démocrate, tandis qu’un député européen, Thierry Cornillet déposait une pétition en faveur d’une renaissance de l’UDF, puisque le MoDem aurait perdu du « poids politique ». M. Bayrou « sacrifie ses élus pour une chimère présidentielle », dénonçait l’eurodéputé.

La vague de trahisons et de courants dissidents a ainsi submergé les centristes, comme l’UMP en son temps et le PS, encore victime de la guerre de personnalités à l’heure actuelle, avant le congrès de Reims.

Au point de conclure que le centre en France n’est plus ? Des centres, alors ? C’est plus approprié semble-t-il. Au grand dam de François Bayrou, réagissant à la note censée l’affaiblir : inquiet et révolté des tentatives de « l’Elysée de l’affaiblir et de s’opposer au multipartisme ».

Toutefois, le ‘danger’ ne vient pas seulement du grand rival, Nicolas Sarkozy. Il a aussi pour origine les dissidents qui souhaitent ni plus ni moins retourner vers le passé. En récupérant les actifs immobiliers du MoDem. En installant l’éventuel futur « ex-UDF » dans ses anciens locaux située au 133 Bis rue de l’université à Paris, où loge aujourd’hui le MoDem. Jean Arthuis souhaite interroger le président du MoDem sur le statut de l’UDF, comme vient de le faire le Cap 21, de Corinne Lepage (le Cap 21 par rapport au MoDem) qui, s’alliant avec M. Bayrou perd de facto son autonomie politique, mais non son autonomie programmatique. En un mot, la guerre des centres, comme l’indique Le Figaro du 18 mars 2008.

Tout ceci obligea François Bayrou à se justifier. “Je ne reviendrai en rien en arrière, je ne céderai rien”, assurait-il le 6 avril sur Europe 1. Et de rappeler que l’UDF est « mort » à la naissance du Mouvement démocrate. Le président de la commission des finances est loin d’être du même avis. A raison ? Les sénateurs centristes, présidés par Michel Mercier sont toujours étiquetés Union centriste-UDF (MoDem et NC)…

Le président du Mouvement démocrate, à l’heure de la traversée du désert ? Sur LCI, le 3 juin, il reconnaît être en « période d’attente que les choses deviennent manifestes et claires ». Et au contraire du chef de l’Etat, il n’est pas surmédiatisé, sans cesse devant « les projecteurs » à « s’exhiber ». Néanmoins, il se doit de « s’exprimer ». Comme il l’a fait depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, par ses critiques successives. Et histoire de ne pas perdre la main. Il en a d’ailleurs l’occasion, avec la campagne des européennes de juin 2009 qu’il a démarré à la Maison de la chimie, le 8 juin, en compagnie de Marielle de Sarnez, Corinne Lepage, Jean-Luc Bennahmias et Eva Joly, magistrate à la retraite, très remontée contre les paradis fiscaux en tout genre. Il peut d’ailleurs profiter de sa popularité importante. Le dernier baromètre BVA-l’Express de juin montre qu’il reste, à l’instar du maire de Paris et d’Olivier Besancenot une personnalité appréciée.

Il n’est donc pas seul, mais au milieu d’un centre éparpillé. Un centre qui lutte pour ne pas être aspiré par l’UMP ou le PS. Qui, malheureusement ne sait où aller. Les ‘tickets’ des municipales au mois de mars (tantôt avec la droite, tantôt à sa gauche, dont une liste commune avec le PCF à Aubagne dans les Bouches-du-Rhône, que M. Bayrou n’a pas reconnue) le prouvent bien.

Une anecdote de l’actualité pour terminer montre que les centristes font rire plus d’un. Une des diatribes de Jean Arthuis est retenue par le jury du Press Club (des journalistes et autres), présidé par Jean Miot (ex-AFP) dans la course au politique le plus drôle. «  Bernard Palissy brûlait ses meubles. Bayrou brûle ses élus. C’est la stratégie de l’anéantissement », déclarait le sénateur de la Mayenne. Gagnera-t-il le 30 juin le prix « humour et politique » de 2008 ?




par Philippe Lesaffre mardi 24 juin 2008 - 26 réactions
45%
D'accord avec l'article ?
 
55%
(29 votes) Votez cet article



2 moyens pour donner

Don défiscalisé 10€ ou plus

Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.

Les réactions les plus appréciées

  • Par Christo (---.---.---.69) 24 juin 2008 11:47
    Christopher Lienard

    Ces divisions ont des causes très politiques, les modes de scrutins électoraux ainsi que les pressions en tout genre exercées par le système pour une bipôlarisation obligatoire de la scène politique pousse un certain nombre d’élus UDF à rester dans l’un des deux camps historiques, et donc à se désolidariser de la démarche d’indépendance de Bayrou.

    Au delà des élus, l’important est de regarder un peu du côté des adhérents et des sympathisants. On constate par exemple qu’entre les 60 000 adhérents du Mouvement Démocrate et les 5 600 adhérents du Nouveau Centre, la comparaison est vite faîte. Il en va de même lorsque l’on s’intéresse à la popularité de François Bayrou et à l’écoute qu’il suscite dans les médias par rapport à la relative indifférence qui entoure un nouveau centre aligné sur la majorité de Nicolas Sarkozy.

    En conclusion je pense que les personnes et groupuscules qui se désolidarisent du Mouvement Démocrate et qui critiquent Bayrou dans la presse sont peu nombreux et auront au final peu de poids sur la scène politique.

    Si la démarche de construction d’un parti démocrate autonome n’est pas certaine de réussir, elle a au moins du sens et incarne une vision et un projet original. A côté, le sens de l’existence des autres entités est pour l’instant limité à affaiblir cette démarche.

  • Par Imhotep (---.---.---.113) 24 juin 2008 15:44
    Imhotep

     Vous commettez l’erreur suivante : en janvier 2006 à une écrasante majorité (sur 1500 votants 4 ont voté contre) au congrès de Lyon l’UDF a voté pour son indépendance. De ce fait la ligne politique voulue par la majorité de l’UDF y compris par les députés UDF et autres élus de l’époque est l’indépendance absolue. De ce fait tous les députés qui sont allés soutenir Sarkozy au second tour et qui se sont fait élire grâce à l’UMP ont effectivement trahi le vote de toute l’UDF. De plus ils ont trahi tout ce qu’ils ont dit pendant la campagne des présidentielles. Notamment Hervé Morin qui fut un des plus durs à l’en,contre de Sarkozy, Morin maintenant ministre, notamment Jean-Christophe Lagarde qui fut même le porte parole du candidat Bayrou. Donc c’est un pur constat que de dire qu’ils ont trahi. En plus historiquement il faudrait être renseigné. Le dimanche soir des élection, Albertini a décidé de soutenir Sarkozy et a été au meeting de Sarkozy le lundi dans la banlieue de Rouen. Le mardi soir il y a eu une réunion au sein de l’UDF en présence de tous les députés. La plupart de ceux-ci ont affirmé qu’ils soutiendraient Sarkozy, Bayrou a tenu à dire qu’il ne soutiendrait pas Sarkozy. Les députés traîtres ont les premiers apporté leur soutien à Sarkozy. Bayrou n’a pris personne par derrière, en revanche il ne pouvait absolument pas laisser passer le soutien masif de ceux qui ont combattu Sarkozy avec une belle virulence sans un contrepoids. Et enfin, il n’a pas dans un premier temps donné sa position/. Ce n’est qu’en réponse à uen questipon qu’il a affoirmé qu’il savit pour qui il ne voterait pas.

     

    Au seul regard du congrès de Lyon de janvier 2006 et au seul regard de la position des députés pendant la campagne électorale des présidentielles on peut dire sans aucune contestation, sauf à être de mauvaise foi, que les députés du Nouveau Centre ont doublement trahi : l’UDF pour ne pas avoir respecté la ligne d’un parti, ligne pour laquelle ils avaient voté, et ils ont trahi leur position de campagne électorale. Et enfin, on peut dire qu’ils ont également trahi Bayrou en le laissant tomber. Si le troisième point est plus émotionnel ou sentimental, les deux autres sont absolument incontestables. Toute contestation n’est que de la propagande ou alors une assez drôle notion de la parole donnée, de la fidélité à ses idées, de son engagement politique pour un parti qui a permis en partie son élection. Enfin l’argument d’avoir été élu avec des voix de l’UMP n’a pas de sens à la suite du vote du congrès de 2006 et même antérieurement puisque déjà en 1999 l’UDF a engagé une liste indépendante pour la campagne européenne affirmant par là son indépendance. Et pour ceux qui aiment l’histoire, l’indépendance, la résistance, c’est tout le cheminement de pensée et de position du MRP au Modem et avant eux encore de Lammenais, Lacordaire et Montalembert, de Marc Sangnier, de Gilbert Dru. Ce qui veut dire que le courant de pensée et d’action du Modem est un courant fort et antérieur à Bayrou et que le Nouveau Centre n’est en rien l’héritier de ce courant de pensée si l’UDF l’a été un jour.

  • Par Voltaire (---.---.---.37) 24 juin 2008 15:58
    Voltaire

    L’analyse est intéresante, même si elle est à mon avis partiellement erronée.

    Votre paragraphe introductif résume à lui seul cette ambigüité : les élements cités, que vous développez par la suite, participent effectivement à l’affaiblissement de François Bayrou, et créent des difficultés pour son projet politique. Mais sa vision sociétale elle continue d’être très populaire.

    Deuxième élément majeur, omis dans cette analyse, la réalité du paysage politique français. D’un côté, une UMP électoralement hégémonique, mais dont le président est largement désavoué, de l’autre un PS miné par des querelles internes sans fins, dont on voit guère l’arrêt d’ici 2012.

    Jean-Michel Aphatie a récemment, sur Canal+, prononcé une analyse largement juste : François Bayrou constitue un recours. Pour réussir, faute de soutien médiatique, il a bien sûr besoin que les autres échouent. Cet élément là semble, hélas pour la France, en bonne voie. Puis il doit proposer une vision cohérente et attractive : du chemin reste encore à faire, mais le président du MoDem part sur de bonnes bases : il avait raison avant tout le monde, en 2007, sur son analyse de la situation. Il propose des solutions acceptables par l’essentiel de la population, sa vision de la société est sans doute la plus aboutie, celle qui tient le plus en compte les angoisses des français vis à vis de l’évolution de notre société. Enfin, l’homme Bayrou a acquis une profondeur et une crédibilité incontestable. Lui reste à acquérir une envergure internationale reconnue, mais c’est dans ses cordes.

    Reste qu’il lui manque encore une équipe crédible, un projet abouti et une machine de guerre électorale. C’est bien l’enjeu de ces prochaines années pour le Mouvement Démocrate, mais il lui reste 4 ans. Si la situation ne s’améliore pas pour les français, la guerre interne à l’UMP redoublera, et celle du PS semble inextinguible. Les départs de seconds couteaux du MoDem n’intéressent vraiment que les journalistes politiques. Ni le Nouveau Centre, ni les groupuscules attenants ne constituent d’alternatives crédibles pour les français, faute de vision politique indépendante. Et vouloir résusciter une UDF conçue sur les base de la société des années 70-80 ne peut mener qu’à l’échec : la société a changée, l’UDF est morte comme l’est le PRG ou le parti radical valoisien ; ce ne sont que des coquilles vides faites pour entretenir quelques synécures. Si je vous rejoint sur le cafouillage des élections municipales, les prochaines élections intermédiaires devraient permettre au MoDem de s’affirmer plus clairement, même après nouvelle modifications du scrutin.

    Contrairement à vous, je pense que les centristes (les démocrates, pas les ex-UDF...) que représentent François Bayrou ne font rire ni Nicolas Sarkozy, ni les tenors du PS.

  • Par Imhotep (---.---.---.113) 24 juin 2008 12:49
    Imhotep

     Dans votre analyse vous perpétrez une illusion d’optique et vous avez pourtant sous les yeux des faits qui contredisent l’image reflétée par la presse.

     

    Quels sont les éléments dont vous disposez et dont vous ne tirez pas tous les enseignements :

    • la note de Dominique Paillé : or de cette note vous négligez des points importants qui sont que le Nouveau Centre malgré ses efforts n’arrive pas à attirer à lui les élus UDF : c’est donc un échec, d’où la nécessité de trouver d’autres solutions. Vous ne répercutez pas les informations importantes que sont : la volonté de Mercier d’être ministre, le besoin d’Arthuis de l’appui de l’UMP pour rester président de la commission des affaires étrangères du Sénat et la rencontre secrète de Thierry Cornillet. Que nous disent ces informations ? : que tous ces personnages, qui ne sont pas si nombreux que cela en fait, n’agissent que pour leur intérêt personnel ce qui décrédibilise leur démarche.
    • CAP 21 : rien que le fait que ce groupe décide d’intégrer le MoDem prouve en soi que Bayrou n’est pas un repoussoir. Donc cela est en totale contradiction avec la fuite permanente annoncée et la perte d’influence du MoDem. Cette contradiction est révélée par le venue d’Eva Joly qui sera peut-être candidate au nom du MoDem. Cette venue n’est pas anodine car d’une part Eva Joly est une femme extraordinairement réputée et reconnue. Cela a d’autre part pour conséquence qu’elle choisit un mouvement en France dans les idées duquel elle croit et par voie de conséquence cela démontre qu’elle met sa notoriété à son service, et qu’elle pense que ce n’est pas s’abaisser que de rejoindre le MoDem : c’est donc qu’il est attractif.
    • A nouveau comme beaucoup vous relancer l’idée d’Arthuis sans en apporter la nécessaire contradiction, de refonder l’UDF. Vous devriez rappeler que d’autres ont déjà essayé (Robien, le NC, Charrette, etc.) et ce sans succès. Par ailleurs pour que l’information que vous diffusez soit complète vous devriez rappeler que l’UDF démocratiquement en janvier 2006 (congrès de Lyon) a voté la parfaite indépendance de l’UDF et avec la majorité des 1 500 votants moins 4 voix, que de ce fait Arthuis et les autres ne respectent en rien un vote démocratique au sein de ce même mouvement. Qu’en mai et novembre 2007 par deux votes l’écrasante majorité de l’UDF a voté sa fusion avec le Modem, ce qui fait que pour ce second motif Arthuis ne respecte en rien la démocratie interne à ce mouvement et enfin que le 14 avril 2008 le bureau politique provisoire de l’UDF, instance mise en place par l’UDF elle-même pour sa transition vers le Modem a réaffirmé son indépendance et le mouvement inéluctable de la disparition de l’UDF par 19 voix sur 26. Ceci veut dire pour conclure qu’Arthuis et Cie ne pourront jamais récupérer le sigle, les bâtiments, les statuts, tout ce qui juridiquement touche à l’UDF. Ils sont légalement et statutairement minoritaires. C’est un fait juridique et historique. Quant au courant de pensée s’il n’appartient pas à Bayrou, on verra ce que nous dira l’avenir. Or un courant est toujours incarné par une personnalité (VGE, Barre, De Gaulle etc.) et que dans ce cadre cela ne peut en aucun cas être Morin qui stagne entre 9 et 19 % d’opinion favorable ni Arthuis que personne ne connaît qui pourront l’incarner. De ce dernier point il ressort que l’initiative d’Arthuis n’est qu’un artefact qui en plus n’a aucun sens. Ne pas vouloir faire un parti, (il se casserait le nez), faire un courant pour parler de fidélité à l’UDF n’a pas de sens. Cela n’a qu’un sens : servir en sous-main l’UMP pour qu’il garde sa place de président de la commission des finances. Mais dans le cas présent avec la campagne européenne qui se présente on voit mal son discours porter. Aura-t-il une liste aux européennes pour prouver sa ligne de conduite et démontrer que c’est lui qui détient l’hérédité UDF ? Si ce n’est pas le cas, ce ne sera qu’un feu de paille. Et si Bayrou fait un beau score et que l’UMP et le PS s’affaissent on verra bien alors ce que feront les " 600 " élus qui devraient venir assister à la réunion d’Arthuis.

Réactions à cet article

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


Faites un don

Les thématiques de l'article

Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site hébergé par la Fondation Agoravox

Mentions légales Charte de modération