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Accueil du site > Actualités > Politique > Le poisson d’avril Hollandais

Le poisson d’avril Hollandais

François Hollande, suite à la claque des municipales, était obligé de réagir.

A droite, on réclamait un remaniement, et surtout une accentuation de la tendance libérale, alors qu’à gauche on l’encourageait vivement à redevenir le socialiste qui tenait le discours du Bourget.

En s’affirmant social libéral en début d’année, Hollande avait déjà fait un premier pas vers la droite, accumulant les cadeaux aux patrons, et on le sentait très tenté de s’inspirer du modèle allemand, version « lois Hartz », (lien) ces mesures législatives sociales libérales qui, en obligeant le chômeur à accepter quasi n’importe quel travail, à n’importe quel prix, avait réduit drastiquement le chômage en Allemagne, mais avait aussi précipité une partie de la population dans une situation encore plus précaire. lien

Il ne l’a pas fait pour l’instant, mais on devine qu’il ne faudrait pas trop le pousser pour qu’il franchisse ce pas supplémentaire…d’autant qu’il a rencontré très discrètement début janvier 2014 l’initiateur de ces fameuses lois. lien

Le « pacte de responsabilité », à sens unique, sans contrepartie réelle du patronat a définitivement mis en colère le peuple de gauche, et pas seulement.

Sans le dire vraiment, on comprend entre les lignes qu’à droite, on préférait Manuel Valls, le ministre « socialiste » …sauf que l’aile gauche du gouvernement ne l’entendait pas de cette oreille, Cécile Duflot mettant son poste dans la balance.

Elle réclamait « une vraie lecture des résultats », d’autant que dans sa commune de Villeneuve St Georges la liste de droite avait fusionné avec la liste FN. lien

Pourtant contre toute attente, Hollande, ignorant le succès des écolos alliés avec le FdG à Grenoble, (lien) a donné un coup de barre de plus à droite, en choisissant Valls comme premier ministre, provoquant le probable départ de Cécile Duflot. lien

Et quid du sondage réalisé par Europe 1, portant sur plus de 22 000 français, seulement 19% d’entre eux souhaitant que Manuel Valls ait la place, 11% lui préférant Martine Aubry, suivi par Laurent Fabius à 9%... et Ségolène Royal à 8%, alors qu’ils étaient 40% à vouloir une autre personnalité. lien

Mais en remaniant son gouvernement, Hollande apporte la preuve qu’il n’a pas compris le message que les français lui ont fait passer.

En refusant massivement de voter, ils avaient plus désapprouvé la politique menée par le chef de l’état, que demandé un remaniement.

Quant au FN, s’appuyant sur le mécontentement logique des français, faisant profil bas sur ses chevaux de bataille habituels, et affirmant qu’il n’était plus un parti d’extrême droite, (lien) il a glané des voix dans chaque parti.

Les premières difficultés ont commencé pour le FN, puisque celui qui a pris la 1ère municipalité, Hénin-Beaumont en l’occurrence, le nouveau maire Steeve Briois, se trouve plongé en pleine contradiction : ayant reconnu récemment son homosexualité, il a décidé de « défendre l’amélioration du Pacs (…). C’est la réclamation de l’immense majorité des homosexuels »…ajoutant « je ne célébrerais pas les mariages gays, c’est comme ça  » et il en laissera la responsabilité à ses adjoints. lien

Christian Salmon, (lien) chercheur au CNRS, invité sur l’antenne de Médiapart pour commenter le 2ème tour des municipales explique le succès du FN, détricotant la stratégie de ce parti qui a posé « le drapeau tricolore sur le tiroir caisse  », mettant d’abord dans sa poche les déçus de l’Algérie française, y ajoutant les petits commerçants qui avaient fait les beaux jours du poujadisme, ou du CIDUNATI de Gérard Nicoud, (lien) puis récupérant le mécontentement des paysans, et enfin celui des chômeurs, modifiant au fur et à mesure son discours politique, ce qui lui a permis d’élargir le nombre de ses partisans.

Il a parfaitement résumé la situation politique française, affirmant la nécessité d’une recomposition de la gauche, qu’il manquait un catalyseur, et que Grenoble pourrait très bien devenir le laboratoire d’une troisième gauche.

De son coté Edwy Plenel est convaincu qu’Hollande n’a pas compris le message que lui a envoyé le peuple citoyen, lequel reste, fait manifestement de l’autisme, persuadé que c’est seulement un problème de communication, alors que si les électeurs lui ont tourné le dos, c’est parce qu’ils ont le sentiment d’avoir été trahis, constatant le renoncement de celui qui était alors juste le candidat, et en choisissant Valls, il a répondu à l’envers du vote. lien

Bien sur, dans son allocution du 31 mars, Hollande promet qu’il va ajouter au pacte de responsabilité un pacte de solidarité, mais est-ce une véritable intention, ou juste un effet d’annonce ? L’avenir nous le dira.

Jusqu’à présent Hollande avait tenté de contenter son aile droite sans trop mécontenter son aile gauche, faisant finalement des mécontents dans chaque camp.

Le constat est accablant et cruel.

Le chômage a continué de progresser malgré les incantations quasi divinatoires du chef de l’état, évoquant d’illusoires « inversions de courbe  »…

Les classes pauvres, ou moyennes, qui ne payaient pas d’impôts du temps de l’ex-président en payent maintenant, et les classes supérieures sont saturées d’impôts, et de taxes… pas terrible pour un président qui affirmait ne pas en lever de supplémentaires.

Dans un livre qui vient de paraitre : « l’horreur fiscale  », (éditions Fayard) les auteurs Sylvie Hattemer et Irène Inchauspé font le constat de l’augmentation drastique des impôts et des taxes depuis Sarközi (27,9 milliards), auxquels Hollande a rajouté 27,6 milliards supplémentaires depuis le début de son mandat, tous les deux étant responsables de la création de 84 impôts supplémentaires. lien

Tous ces impôts et taxes diverses ont handicapé le pouvoir d’achat des français, et ont fait plonger la croissance par la même occasion.

Fallait-il seulement changer de pilote à la tête du gouvernement, et ne fallait-il pas plutôt changer de direction, en appliquant les promesses qui avaient fait rêver une majorité de français lors du discours du Bourget  ?

Pourtant, en tournant le dos aux lois Hartz, il y aurait bien une possibilité pour faire du chômage un vieux souvenir, en décidant de mettre en place le Revenu de Base, appelé aussi revenu universel.

Cette solution, apparemment utopique, qui consiste à offrir à tous les français un revenu minimum, sans pour autant de contrepartie, remplacerait toutes les aides sociales actuelles dans lesquelles on ne comprend plus grand-chose, d’autant que 1,6 millions d’ayant droit ne les demandent plus, soit par découragement, soit par ignorance, soit par choix. lien

Cette mesure éminemment sociale n’est pas si complexe à financer comme on peut le découvrir sur ce lien.

Elle aurait le mérite de relancer la croissance…mais n’est-il pas plus productif de consommer différemment, en empêchant l’obsolescence programmée ?

Le système actuel a été parfaitement décrypté par l’économiste Bill Bonner qui a déclaré : « Toute l’économie mondiale dépend du consommateur, s’il cesse de dépenser l’argent qu’il n’a pas pour des choses dont il n’a pas besoin, nous courons à notre perte. » lien

Et puis, au moment où les plus hautes instances, sur la question énergétique, ont finalement compris qu’il faudrait bientôt fermer au moins 20 réacteurs nucléaires dans notre pays (lien), et au seuil des 2 ans de mandat présidentiel, ne serait-il pas grand temps de lancer enfin le chantier de la transition énergétique ?

Si l’on se base sur l’exemple de nos voisins d’outre-Rhin, on sait qu’il serait créateur à terme de près de 800 000 emplois, tout en faisant baisser la facture énergétique des foyers. lien

Mais voila, François Hollande, porté peut-être par la dérision propre au 1er avril, s’est limité à changer de premier ministre, et à jouer aux chaises musicales avec quelques ministres.

Il semble avoir oublié que d’autres élections se profilent, et les européennes de mai prochain (lien) risquent d’accentuer la tendance, faisant encore plus d’abstentions, et encore plus de mécontents.

Avec ces municipales la rose a perdu beaucoup de ses pétales, et il n’est pas certain que le premier intéressé ait encore compris les raisons de cette défaite.

Quand 38,5% des citoyens décident d’aller à la pêche plutôt que d’aller voter, provoquant par leur abandon des urnes la débâcle à gauche, et l’arrivée d’une vague bleue et brune, le message est pourtant on ne peut plus clair. lien

Il va donc probablement continuer d’obéir sagement au dictat Européen, (alors qu’il avait promis de renégocier le traité) maintenant l’austérité pour le peuple, alors que d’autres, en Italie par exemple, entendent gérer la situation à leurs façons. lien

Mais Hollande maintiendra le « pacte de responsabilité »…et fera perdurer l’injustice sociale.

Il espérait irrationnellement un sursaut au deuxième tour, mais le pire risque d’arriver au mois de mai, car s’il ne reprend pas le chemin de ses engagements du Bourget, (lien) il risque bien de perdre les quelques pétales qui restaient à son parti lors des européennes, et à la rose, il ne restera plus que quelques épines.

En tout cas, le 30 mars 2014 restera dans les mémoires de beaucoup comme l’image d’une déculottée présidentielle…comme dit mon vieil ami africain : « le singe qui monte au cocotier doit avoir le cul propre ».

L’image illustrant l’article vient de www.prechi-precha.fr

Merci aux internautes de leur aide précieuse.

Olivier Cabanel

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127 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 1er avril 2014 09:12

    Hollande cherche à faire plaisir une fois de plus à la droite en nommant premier ministre l’homme le plus a droite de son gouvernement ....


    • olivier cabanel olivier cabanel 1er avril 2014 09:17

      zygzornifle

      oui, c’est en effet l’analyse que font pas mal de gens... mais il y a une autre possibilité : comme Valls est celui qui le menace le plus au sein de son parti, c’est peut être aussi une manière de s’en débarrasser... c’est le moment de se rappeler que Mitterrand avait pratiqué de même avec Rocard...
      mais qu’importe. c’est une fois de plus les français qui vont trinquer.
       smiley

    • Fergus Fergus 1er avril 2014 09:21

      Bonjour, Zygzornifle.

      Non, Hollande ne cherche pas à « faire plaisir à la droite ». Il met en place une politique conforme à ce qu’il est foncièrement, un socio-libéral, et il prend en compte la réalité droitière de notre pays au détriment de la gauche sociale dont il estime qu’elle est électoralement impuissante à s’opposer à cette orientation. Aux électeurs de montrer le contraire à Hollande lors des élections européennes en votant massivement pour le Front de Gauche afin de marquer l’hostilité à cette orientation. Une bonne occasion de faire un point chiffré. 


    • oncle archibald 1er avril 2014 09:45

      Un nouveau gouvernement est tenu de se présenter devant l’assemblée et de demander sa confiance. En mettant Valls que beaucoup de socialistes, de verts, de communistes et de front de gauchistes n’aiment pas à la tête du gouvernement, François Hollande est comme à son habitude, politiquement très habile.

      Vous lui votez la confiance bande de nazes ou bien vous retournez dans vos campagnes après de nouvelles élections législatives … Autrement dit : silence dans les rangs. Soit vous trouvez que la soupe n’est pas si mauvaise que ça et vous en mangez soit vous n’en mangez plus. Qui prend les paris ? Qui va voter la censure ?

      Et si c’est le cas, que ce gouvernement nouveau soit refusé par l’assemblée, qui peut dire que Hollande ne rêve pas de renvoyer au diable les « forces d’appoint » de sa majorité pour s’en fabriquer une autre avec des centristes de gauche ? Ce remaniement est tout sauf anodin. Attendons la suite.

    • Fergus Fergus 1er avril 2014 09:54

      Bonjour, Oncle Archibald.

      Les députés de la majorité vont évidemment approuver la nomination de Valls, une censure de leur part étant synonyme de dissolution, de nouvelle Bérézina pour le PS et de cohabitation castratrice durant 3 ans.


    • zygzornifle zygzornifle 1er avril 2014 10:14

      Fergus

      Quand on se fait élire avec des voix de gauche et que l’on met en place de 1er ministre l’homme le plus à droite de son gouvernement c’est que l’on n’a tiré aucune conclusion des municipales, quand au FdG et les écolos ils sont la quand le PS en à besoin et ensuite c’est la trappe (nigaud) avec quelques miettes, ils sont encore la car le PS à besoin d’une opposition aux dents limées et en laisse mais prête à retourner au bercail quand les élections se précisent ....  

    • oncle archibald 1er avril 2014 10:25

      Fergus : je ne vous l’ai pas fait dire. Au palais Bourbon la soupe est bonne, ils en veulent encore. 

      Le reste, les convictions, les grands mots, les coups de menton, les moulinets de bras, la compassion pour le petit peuple maltraité, c’est juste pour la télé. 

    • epicure 1er avril 2014 19:34

      ou alors justement l’aile gauche fait le chantage du refus de la confiance s’il n’y a pas de changement d’orientation politique ( que valls ne pourrait pas porter ).
      Vu que de nouvelles législatives signifieraient une défaite massive des socialistes, hollande provoquerait donc une cohabitation avec la droite en demandant le vote de confiance sur la même ligne politique, et il se grille politiquement.
      D’un autre côté ce serait l’occasion pour le PS de faire le ménage, et de clarifier sa ligne politique entre les différents courants. 

      Sans l’aile gauche hollande n’a pas de majorité à l’assemblée , si les dizaines de députés qui s’en réclament se serrent les coudes contre la dérive droitière.


    • olivier cabanel olivier cabanel 1er avril 2014 20:26

      cher oncle

      sauf que si la tendance citoyenne consistant à ne plus voter, ou ne plus soutenir hollande, continue aux européennes, on peut prévoir de gros dégats... puis après l’été, ce sera les régionales...et si rien de ce qui était promis n’est réalisé, la sanction populaire va etre pire.
      mais comme vous dites, on verra bien.

    • Fergus Fergus 1er avril 2014 20:36

      Bonsoir, Epicure.

      Sauf que les députés de l’aile gauche du PS n’ont pas plus envie que les autres de perdre leur siège à l’Assemblée. Et c’est pourquoi ils se garderont bien de renverser le gouvernement Valls.


    • gotjy gotjy 2 avril 2014 17:48

      @ Olivier,comment expliquer que comme vous le dites si bien,que Vals soit tombé dans le piège,comme Rocard,il ne doit pas être si naif,donc il doit y avoir tgrosse manoeuvre dans l’air que j’ai du mal à saisir


    • olivier cabanel olivier cabanel 2 avril 2014 18:06

      gotjy

      mon commentaire n’était qu’une suggestion...mais je suppose que l’ambition propre aux politiques peut parfois aveugler au point de les faire tomber dans les premiers pièges tendus... la preuve avec Rocard.

    • Attilax Attilax 2 avril 2014 18:09

      Il y a bien un plan. Pousser les gens à voter extrême (ou à ne pas voter) pour établir des régimes autoritaires, c’est ce que veulent les financiers que nos systèmes sociaux agacent et gênent dans leur savant dépeçage des états, et nos chers « représentants » appliqueront TOUS leur politique car ils sont là pour ça.

      http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/200613/jpmorgan-reclame-des-regimes-autoritaires-en-europe

      En nommant Valls 1er sinistre, Hollande achève définitivement le PS (et donc à court terme la gauche) d’une balle dans la tête.


    • Fergus Fergus 1er avril 2014 09:16

      Bonjour, Olivier.

      Je ne crois que Hollande se soit limité à changer de Premier ministre : en nommant Valls, il a clairement choisi un homme de droite pour mener, tambour battant, la politique de droite qu’il avait esquissée en janvier.

      Valls est dans la ligne socio-libérale des Schröder et Blair. Et ce choix peut se révéler excellent pour le tandem exécutif à deux conditions : 1) que la Commission européenne accepte (mais, de plus en plus rejetée par les peuples, a-t-elle le choix ?) qu’en France comme en Italie soient renégociés les objectifs budgétaires ; 2) que la reprise survienne dans les mois à venir comme l’annoncent ici et là les économistes.

      Ces choix n’en sont pas moins désastreux, aux yeux de l’homme de gauche que je suis, pour les classes populaires à qui l’on se contentera de faire des aumônes dérisoires pour les faire taire. Ce n’est pas la politique que je voulais pour notre pays. Mais c’est probablement la politique à laquelle aspire la majorité des Français en l’état actuel de la sociologie. 


      • olivier cabanel olivier cabanel 1er avril 2014 09:20

        bonjour Fergus,

        je partage cette analyse...
        pourtant je me demande si derrière ce choix, il n’y aurait pas une tentative d’Hollande de se débarrasser de Valls, tout comme Mitterrand l’avait fait en son temps avec Rocard.
        quoi qu’il en soit, les français citoyens ne vont pas aimer, et vont s’en souvenir au mois de mai, lors des européennes.

      • Fergus Fergus 1er avril 2014 09:29

        @ Olivier.

        Je ne crois pas que l’on puisse établir un parallèle avec Mitterrand-Rocard. Et pour cause : Mitterrand se savait malade et n’envisageait pas un mandat supplémentaire. Dézinguer Rocard était par conséquent un jeu pervers sans conséquence sur l’avenir du président. Dans le cas Hollande-Valls, un échec du second vaudrait également échec pour le premier qui perdrait toute chance d’être reconduit en 2017. Les deux ont donc partie liée !


      • olivier cabanel olivier cabanel 1er avril 2014 09:34

        Fergus

        oui, tu as peut-être raison...
        pourtant en faisant ce choix Hollande sait qu’il va faire éclater les alliances passées avec la gauche de son parti, il y a risque d’implosion, et si d’ici fin mai, rien n’est mis en place (pacte de solidarité, aide aux ménages, transition énergétique...) la deuxième claque sera donnée lors des européennes, puis aux élections régionales...

      • jmdest62 jmdest62 1er avril 2014 10:39

        Bonjour olivier , bonjour Fergus

        Bonne analyse dont je développerai le point suivant :

        « Quand 38,5% des citoyens décident d’aller à la pêche plutôt que d’aller voter, ........... le message est pourtant on ne peut plus clair.. »

        En effet , avec près de 40 % d’abstention aucun élu n’est légitime puisque même avec 60% des suffrages exprimés ( ce qui est considéré comme un score « sans appel ») il ne rassemble que 30% des inscrits .

        Exemple : LILLE 51.4 abstention + 5 % blancs et nuls = 56, 4 % de Lillois (en âge de voter) n’ont fait confiance à aucune des listes présentées.
        M. Aubry élues avec 52,05 % : brillante victoire sauf que cela ne représente que 52/2 = 26% des inscrits , autrement dit 74 % des Lillois ne veulent plus de Martine ... ça fait nettement moins ’Glamour’
        Malheureusement il semblerait que ce soit l’option « La moins pire ! » alors c’est reparti pour 6 ans

        et on pourrait dire la même chose de Bordeaux : Juppé 60,94% élu « triomphalement » au premier tour avec 55% de votants => 60,94 x 0.55 = 33,5 % des inscrits => 67% des bordelais ne veulent pas de Juppé .

        Le premier parti de France est bien l’abstention ce qui renvoie dos à dos L’UMP et le PS mais ....

        « UN VOTE BLANC » est à mon sens un message beaucoup plus fort  :

        l’abstention , pour moi , veut dire : « je m’en fous des élections » ou « j’ai mieux à faire » ...
        Le vote Blanc veut dire « Je me sens concerné par la vie de ma commune , de mon pays etc.... mais aucune des solutions proposées ne me convient => revoyez votre copie ! » et.... il n’y a pas d’autre interprétation possible

        Quant à la nomination de Valls , pour rester optimiste , je pense que cela va accélérer l’explosion du PS ......

        @+


      • jako jako 1er avril 2014 10:51

        Bonjour et merci Olivier, au poste ci-dessus, je voudrais tempérer un peu vos calculs, il y a aussi des gens qui n’en ont plus rien à branler, c’est au delà du « non choix » et à mon avis on approche des 20% (sondage perso) et ce sera bien pire aux legislatives et brésidentielles.


      • olivier cabanel olivier cabanel 1er avril 2014 10:58

        jmdestest

        globalement je partage cette explication.
        en fait, si on fait le calcul de ceux qui ont voté, l’abstention est encore plus importante...
        sur les 66 millions que notre pays comptait d’habitants, il y a 44,1 millions d’inscrits, mais en réalité, un grand nombre de français ne se sont pas inscrits sur les listes, soit par découragement, soit par oubli...ce qui fait tout de meme 3 millions de français.
        donc en fait, ceux qui ont voté ne représentent quasi que le tiers des électeurs, ce qui montre bien le découragement des français, dont finalement un grand nombre ne croit plus à la démocratie (en 1983 l’abstention n’était que de 21,6%... contre 38% aujourd’hui !

      • ZenZoe ZenZoe 1er avril 2014 11:13

        Bonjour,
        On n’a décidément pas le bol en France avec les présidents de gauche. D’abord Mitterand, issu de l’extrême-droite, maintenant Hollande à droite toute.
        A cela il faut ajouter le FN qui siphone le peuple de gauche, et pas étonnant que les Français soient siphonnés au moment du vote... smiley

        Olivier, votre photo de Hollande vaut son pesant d’or - mdr ! Je reste persuadée que Hollande aurait mieux réussi dans une carrière de comique troupier.


      • Fergus Fergus 1er avril 2014 12:15

        Bonjour, Jmdest62.

        Je partage totalement votre opinion sur le vote blanc versus l’abstention. Oui, le vote blanc (ou le vote nul pour cause de rejet des candidats notifié sur le bulletin) est bien plus efficace car il permet sans la moindre ambiguïté possible de dissocier ceux qui ont fait le geste citoyen d’aller voter pour manifester leur hostilité à l’offre de ceux qui sont dénués d’esprit civique.


      • claude-michel claude-michel 1er avril 2014 09:20
        « Le poison d’avril Hollandais »..ou comment ne rien changer de sa politique moribonde...Je pense que Hollande ne peut utiliser qu’un côté de son cerveau vu ses (non) résultats.. ?

        • olivier cabanel olivier cabanel 1er avril 2014 09:35

          claude-michel

          on va finir par croire que l’autisme est une particularité présidentielle.
           smiley

        • BOBW BOBW 1er avril 2014 20:33

          Ètant donné son attitude ,il va falloir attribuer un nouveau logo-symbole au « pédalo » :l’Autruche ,ainsi , avec sa petite tête enfouie dans le sable il sera le chef de l’Empire Autruchien !...


        • Olivier Perriet Olivier Perriet 1er avril 2014 09:22

          On attendait au minimum Emmanuelle Cosse comme premier Ministre smiley


          • Fergus Fergus 1er avril 2014 09:32

            Bonjour, Olivier.

            En tout état de cause, il devrait y avoir des écolos : on parle de Barbara Pompili, sans oublier Jean-Vincent Placé qui, cette fois, aimerait bien être gagnant.


          • olivier cabanel olivier cabanel 1er avril 2014 09:38

            Fergus

            pas sur... ce matin sur fr culture, les instances écologiques, lorsqu’elles se seront réunies, et auront décidé si elles restaient (ou pas) dans le gouvernement, ont déjà fait savoir qu’en cas de non respect des décisions, ceux qui accepteraient un poste ministériel seraient exclus du parti..

          • Fergus Fergus 1er avril 2014 10:00

            @ Olivier.

            J’ai entendu cela, mais je n’y crois pas trop pas trop, les écolos ayant l’habitude prendre des postures de matamores. Si Pompili ou Placé, voire les deux, veulent y aller, EELV ne prendra pas le risque d’une grave crise interne. C’est pourquoi je pense qu’ils feront comme à chaque fois qu’ils ont avalé des couleuvres ; en substance, ils diront ceci : « des garanties nous ont été données sur le contenu de la transition énergétique. »


          • olivier cabanel olivier cabanel 1er avril 2014 11:32

            Fergus

            bah on verra bien, mais effectivement c’est possible...
            a moins que eelv ouvre un peu les yeux...

          • epicure 1er avril 2014 19:39

            placé ?
            pourtant déjà il était critique sur des orientations droitière sous ayrault, il serait bizarre de le voir partir avec valls.


          • olivier cabanel olivier cabanel 1er avril 2014 20:48

            epicure

            oui, effectivement, et je ne suis pas sur que, au cas ou les eelv décident de partir, il accepterait de trahir son camp.

          • olivier cabanel olivier cabanel 1er avril 2014 20:51

            Olivier Perriet

            oui, ça aurait été une idée pas si mauvaise...

          • Fergus Fergus 2 avril 2014 09:14

            Bonjour, Olivier.

            La direction (très parisienne) d’EELV, phagocytée par Duflot qui en fait une affaire personnelle, refuse toute participation au gouvernement malgré la proposition d’un grand ministère d’Etat de l’écologie, de l’énergie et surtout de la transition énergétique, sans compter en marge de ces attributions l’abandon du projet d’aéroport de NNDL.

            Résultat des courses : près des 3/4 des députés et sénateurs verts sont furieux et ruent dans les brancards. A juste titre, car il fallait évidemment accepter la proposition, quitte, en cas de non-respect par Valls des accords conclus dans les mois à venir, à quitter bruyamment le gouvernement en prenant l’opinion à témoin.


          • olivier cabanel olivier cabanel 2 avril 2014 11:10

            Fergus

            c’est ce que disait ce matin Cohn Bendit, et pourtant je ne partage pas cet avis.
            ça fait deux ans qu’on attend la fameuse « transition écologique »...la promesse faite par hollande n’est qu’une promesse de plus, et je n’y crois pas une seconde.
            de plus, on n’est sans nouvelles de l’abandon, ou du moins d’un moratoire pour nddl, ce qui n’est pas bon signe,
            ajoutons que la fermeture de fessenheim, prévue avant la fin du mandat présidentielle n’est plus possible, car edf devait déposer en fin d’année dernière le dossier de procédure, et rien n’a été fait, ce qui n’est pas bon signe non plus,
            pour finir, on sait que valls défend les gaz de schistes...le nucléaire... donc je comprends que eelv n’ait plus voulu servir de caution à ce nouveau gouvernement.
            les chèques en blanc, c’est fini.
            si Hollande est de bonne foi, il n’a qu’a lancer vraiment la transition énergétique... accelerer la fermeture de fessenheim, arreter les grands projets inutiles, et il redeviendra crédible, 
            pour l’instant, c’est pas le cas.
            mais ce n’est que mon modeste avis.

          • Fergus Fergus 2 avril 2014 11:27

            Bonjour, Olivier.

            Je comprends cela, mais je persiste à penser qu’on a plus de poids à l’intérieur ou, si ce n’est pas le cas, en claquant la porte pour prendre les Français à témoin. Nous verrons bien...


          • olivier cabanel olivier cabanel 2 avril 2014 11:57

            re Fergus

            c’est vrai que la politique de la chaise vide n’est jamais très efficace.
            pourtant l’abstention lors des municipales, c’est aussi un peu cette politique de la chaise vide...et le message a bien été entendu, meme sil a été mal compris...
            alors bien sur, ils auraient pu accepter, mais pour faire quoi ?
            ils n’ont pu décider ayrault de mettre en place les promesses de hollande sur le chapitre de l’écologie, et je pense qu’avec valls ça n’aurait pas été plus facile.
            mais comme tu dis, on verra bien...

          • Fergus Fergus 2 avril 2014 15:16

            @ Olivier.

            Je peux me tromper, mais je pense que Valls est plus pragmatique que Ayrault. Ce genre de type énergique est capable d’acquérir très vite le sens du service de l’état et par conséquent de sentir (peut-être...) tout aussi rapidement le sens de l’histoire.

            J’écris cela, mais je n’en suis guère persuadé, et cela d’autant moins que le positionnement de Valls est très éloigné de mes propres idées politiques, c’est le moins que l’on puisse dire. Mais je ne veux pas lui faire de procès d’intention.

            Bonne fin d’après-midi.


          • Lisa SION 2 Lisa SION 2 1er avril 2014 09:57

            Slu O,
            « Et quid du sondage réalisé par Europe 1, portant sur plus de 22 000 français, seulement 19% d’entre eux souhaitant que Manuel Valls... » La leçon pourrait être que c’est la presse qui dirige le pays. Elle a pour mission de répéter inlassablement les mots « remaniement » puis « Valls » des semaines durant et ainsi, les crédules qui suivent le flux médiatique se sentent renseignés et même lucides. La presse a juste pour mission d’entretenir le feu sous la casserole afin qu’elle ne déborde pas. Je crains que Valls, lui, ne pose un couvercle. J’aimerais bien entendre son avis sur les évènement d’hier en Espagne, voire sur ses conclusions quand à la politique socialiste qui a mené à cette catastrophe immobilière sur la cote est...
            " Avec ces municipales la rose a perdu beaucoup de ses pétales, et il n’est pas certain que le premier intéressé ait encore compris les raisons de cette défaite. " et poète avec ça...

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