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Accueil du site > Actualités > Politique > Le président aime-t-il la magistrature ?

Le président aime-t-il la magistrature ?

Rimbaud au tout petit pied, une nuit j’ai eu mon illumination. Et si le président Sarkozy n’aimait pas du tout la magistrature ? S’il n’éprouvait que de la sympathie, voire de l’amitié pour quelques magistrats ?

Ce n’est pas faire preuve de lèse-majesté que de poser une telle question, qui mêle aussi bien la psychologie de notre suprême représentant que l’analyse de ses propos et de son action face à la justice. Cette démarche me conduira à mélanger ma minuscule histoire avec la grande en me fondant sur ce que je sais pour en tirer des conclusions fiables. Cette interrogation est d’autant moins choquante qu’avec notre garde des Sceaux et le couple présidentiel, nous sommes beaucoup dans l’effusion, l’affection, les élans du coeur de sorte que nous avons le droit, à notre tour, d’emprunter le registre de l’introspection.

Ce qui a mis en route mon agitation de ces derniers jours, c’est d’une part son refus des grâces collectives et d’autre part sa volonté de ne plus présider le Conseil de la magistrature (CSM). Ce sont moins ceux-ci pris en eux-mêmes, l’un et l’autre n’ayant rien de scandaleux, que la manière abrupte dont Nicolas Sarkozy les a justifiés, qui m’a troublé.

Il a clairement et vigoureusement voulu nous envoyer un message.

Pour les grâces collectives, s’il a respecté une orientation annoncée depuis longtemps et exprimée durant sa campagne, il a aussi indiqué, et on pouvait ressentir comme une pointe d’agacement, qu’il n’avait pas à diminuer la surpopulation carcérale parce que cette responsabilité relevait exclusivement des magistrats, en l’occurrence des juges de l’application des peines qui n’avaient qu’à accomplir leur mission. On connaît les polémiques que le ministre de l’Intérieur avait judicieusement suscitées à l’occasion de quelques tragédies criminelles ayant indigné l’opinion publique et qui montraient que Nicolas Sarkozy n’était pas enthousiaste de certains juges et de notre responsabilité trop limitée.

Pour le CSM, le chef de l’Etat a déclaré qu’il ne voyait pas pourquoi il continuerait à le présider en tenant ce propos : "Si je préside, je décide. Si je ne décide pas, je ne préside pas."

Ce qui frappe, c’est que cette double abstention, l’une réelle, l’autre peut-être à venir, ne me semble pas motivée par le souci généreux de respecter les droits de la magistrature mais plutôt par l’envie, un tantinet perverse derrière son apparence noble, de laisser celle-ci se débrouiller avec les moyens du bord. Le président de la République l’abandonne à sa solitude et je ne suis pas persuadé qu’il veuille ainsi lui rendre hommage. Je perçois plutôt, dans ce désinvestissement, une ironie supérieure qui nous renvoie à notre indépendance puisque nous ne cessons, au moins théoriquement, de l’avoir à la bouche et à l’esprit.

Cette analyse n’est pas démentie, bien au contraire, par le fait que les deux engagements judiciaires fermes de la campagne présidentielle ont porté sur l’instauration de peines planchers et sur la suppression de l’excuse de minorité, actuellement en discussion à l’Assemblée nationale. La carte judiciaire comme une grande loi pénitentiaire avaient été évoquées également mais sans commune mesure avec l’importance donnée aux précédentes mesures. Celles-ci, avec lesquelles je suis en total accord, impliquent une réduction de la liberté du juge. Certes, je continue à penser qu’entre l’indépendance erratique et le caporalisme choquant, les peines planchers proposent un juste milieu qui, avec les dérogations permises, ne font pas disparaître le magistrat derrière le distributeur de sanctions. Il n’empêche qu’est signifiante la démarche qui se définit par la volonté de réduire le champ d’intervention et l’espace d’autonomie du juge. On ne peut pas soutenir que cette attitude révèle, pour les peines planchers comme pour la justice des mineurs, une confiance absolue dans l’institution judiciaire. Le mouvement principal initié par le président est de brider celle-ci dans sa pratique, certes pour la bonne cause, mais comment ne pas voir dans cet amoindrissement la traduction d’une faible sympathie institutionnelle ? Je n’ai peut-être pas assez fait un sort à ce choix impératif des premières réformes qui passe par une diminution du pouvoir judiciaire plus que par son accroissement.

En amont, si on remonte à la politique d’heureuse immixtion du ministre de l’Intérieur sur le terrain judiciaire, non seulement force est de devoir admettre qu’à aucun moment Nicolas Sarkozy n’a estimé devoir s’abstenir de ces intrusions - abstention qui caractérise habituellement le respect de l’autorité judiciaire - mais qu’il a, au contraire, appuyé en permanence, par ses coups de boutoir que j’ai toujours approuvés, là où cela faisait mal : sur notre responsabilité insuffisante et sur la mansuétude lassante de la justice des mineurs. A chaque fois, ces controverses ne naissaient pas de rien mais s’enracinaient douloureusement dans des catastrophes violentes et, parfois, meurtrières. Tout de même, avec le recul, cette obstination de Nicolas Sarkozy qui allait "chercher" systématiquement la magistrature quand elle lui en offrait malheureusement l’occasion semble aussi une piste sérieuse dans l’analyse que je tente.

Je n’ai cessé, depuis des années, contre notre corporatisme, de soutenir que notre seule légitimité était de nous mettre exclusivement au service du citoyen, en répondant à ses attentes, et d’accepter que notre considérable pouvoir ait pour contrepartie démocratique notre responsabilité accrue. Je me souviens sur ce plan avoir été approuvé par Nicolas Sarkozy à la télévision et avoir eu l’honneur de recevoir deux courriers de sa part, par lesquels il mettait en évidence notre vision commune et me remerciait de mon soutien intellectuel. Je n’ai sans doute pas assez remarqué que cette approbation devait beaucoup à mon regard très critique et qu’elle m’aurait été plus chichement accordée si j’avais insisté, comme je l’ai fait par ailleurs, sur l’honneur de la justice.

Il y a une cohérence dans cette approche exclusive du judiciaire par le ministre de l’Intérieur puis par le président de la République : il faut se méfier de la magistrature et, quand elle fait des fautes, la sanctionner. Dans ce constat, je ne vois pas que de la lucidité mais une sorte de contentement amer qui encaserne la magistrat dans une image purement négative.

J’entends déjà une objection qui m’est présentée. Il a nommé garde des Sceaux quelqu’un qu’il aime, en qui il a toute confiance, une personnalité vantée, célébrée, exemplaire, qui, pour son épouse Cécilia partageant la même dilection que lui, "ne s’est jamais trompée et est un seigneur". Certes, cette affection débordante est destinée à la protéger mais de quoi ? Il ne faut pas exagérer. Imaginons, dans les mêmes circonstances et le même contexte, un ministre de la Justice de gauche. Je ne suis pas sûr que la droite saurait se maîtriser aussi bien que les socialistes, aujourd’hui. Puis-je dire que je souhaite un ministre et non pas un univers qui ne serait empli que de congratulations réciproques tendres et affectueuses. Un ministre de la Justice qu’on ménage par pitié parlementaire, c’est humiliant pour la magistrature. J’ai l’impression parfois d’assister à une histoire qui m’échappe.

La nomination de Rachida Dati comme garde des Sceaux ne contredit pas mon point de vue. Nicolas Sarkozy a nommé ministre un symbole. Ce symbole lui est nécessaire pour faire comprendre que tout est possible, que les discriminations pèsent peu face à la volonté de réussir. En privilégiant, contre toutes les approches politiques classiques, contre une conception de la compétence forgée au fil des années, préparée et indiscutable, l’illustration apportée par une icône et la force d’un symbole, Nicolas Sarkozy n’envoie-t-il pas à la magistrature un pied de nez qui lui montre comme il a envie de la prendre toujours à rebrousse-poil ? Vous vouliez un ministre qui rassure. Je vous donne quelqu’un qui m’aime. Vous vouliez quelqu’un qui vous ressemble. Je vous donne quelqu’un qui n’a envie que d’être moi. Rachida Dati a été choisie par et pour Nicolas Sarkozy. Absolument pas pour nous, profondément.

Pourquoi, au mieux, cette neutralité méfiante de Nicolas Sarkozy à l’égard de la magistrature ?

On ne peut pas oublier qu’il a été avocat. Ce qui l’a fait gagner, c’est aussi que dans les entretiens et les débats, il a usé d’une formidable technique d’avocat. D’un avocat de talent. Il ressemble à certains de ses anciens confrères qui porte sur notre univers un regard un peu condescendant, presque méprisant... Qu’est-ce que ce corps judiciaire qui traîne de l’esprit quand je veux mettre le feu pour tout illuminer ? Qui suit son rythme au lieu d’adopter le mien ? Qui est réservé quand je provoque ? Qui est timoré quand je suis audacieux ? Qui se plaint quand je voudrais que tous soient à mon unisson, heureux et entreprenants ? Décidément, ces questions, je ne doute pas que le président de la République se les pose et qu’il leur donne des réponses qui ne sont guère favorables à la magistrature.

Et l’Etat de droit, cette entité sombre, ce rappel des règles, ce grain qui peut sinon tout détruire du moins tout mettre en péril, ce risque de rabat-joie démocratique, cette chape crépusculaire, cet empêcheur de triompher en rond, cette austérité ennuyeuse qui vient altérer la joie républicaine, cette masse immobile qui surveille, cette rigidité qui s’oppose à ma passion du mouvement, qui l’incarne mieux que nous avec cette justice si persuadée de son bon droit qu’elle ne cesse pas de donner des leçons mais n’en accepte de personne ?

Les élites, la classe politique ressemblent à Nicolas Sarkozy et il leur ressemble dans le regard qu’il projette sur la magistrature. Les unes et l’autre nous craignent mais, au fond, nous méprisent. Elles ont peur de nous mais ne tentent pas de nous apprendre, de nous apprivoiser, de nous mettre sereinement avec elles dans le grand bain démocratique. Depuis la première cohabitation, la justice est devenue un enjeu capital dans le débat politique et pourtant, rien ne démontre que la politique, les politiques comprennent mieux les exigences de la justice et que celle-ci appréhende plus lucidement, sans un puritanisme dévastateur, les contraintes du politique.

Décidément, j’en suis sûr, Nicolas Sarkozy n’aime pas la magistrature. Il s’inscrit dans une lignée de présidents de la République qui avaient chacun son idée ou son refus de la justice, sa vision de la magistrature. Charles De Gaulle absorbait la justice. Georges Pompidou la jaugeait avec son ironie de sceptique. Valéry Giscard d’Estaing, imprégné abstraitement de sa valeur démocratique, la situait tout de même en-dessous de sa propre grandeur. Jacques Chirac qui aurait pu être le plus réticent dans la mission qui lui était confiée, a joué pourtant son rôle, a fini par y croire et est devenu un garant de la justice tout à fait acceptable. Avant peut-être de la subir lui-même. François Mitterrand, m’a-t-on dit, détestait la magistrature depuis une ancienne expérience qui lui avait laissé un très mauvais souvenir, même s’il appréciait quelques magistrats qui ne l’étaient plus guère. Dans cette intelligence complexe et superbe, la justice apparaissait probablement avec trop d’évidente simplicité et de nécessaire manichéisme pour être acceptée.

Il me semble que Nicolas Sarkozy, dans la relation profonde qu’il entretient avec la magistrature, se trouve sur le même registre que François Mitterrand. Il la désire au détail mais ne l’apprécie pas en gros. Pour moi, c’est un bonheur intellectuel que d’avoir tenté de déchiffrer des attitudes, des propos, des pensées et des choix en leur trouvant, en leur donnant une ligne directrice. Peut-être fausse ou partielle mais plausible.

Ne pas aimer n’interdit pas de mettre en oeuvre une grande politique. Au contraire, même. Pour Jacques Chardonne, l’être aimé est trop près. Comme, avec notre président de la République, il n’y a pas ce risque en ce qui concerne la magistrature, son pragmatisme aidant et le réel enseignant, la justice a toutes ses chances.


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47 réactions à cet article    


  • JL JL 18 juillet 2007 12:10

    Bravo pour cet article tout en nuance et pourtant si critique.

    Vous écrivez «  » Décidément, j’en suis sûr, Nicolas Sarkozy n’aime pas la magistrature.«  »

    Comme vous avez raison, et il l’a dit lui-même à la télévision, je cite : « Je n’aime pas la Justice, et je ne laisserai à personne le monopole de l’injustice ». Même en remettant dans l’ordre cette déclaration dyslexique (prononcée dans le feu de l’action), c’est là un aveu on ne peut plus clair.

    Mais nous, les citoyens, nous nous voyons ballotés de Charybde en Scylla : d’un coté une justice qui ne serait pas ’aimable’, de l’autre, un président qui en prendrait le contrôle.

    Votre assertion que : «  »«  » Les élites, la classe politique ressemblent à Nicolas Sarkozy et il leur ressemble dans le regard qu’il projette sur la magistrature. Les unes et l’autre nous craignent mais, au fond, nous méprisent. Elles ont peur de nous mais ne tentent pas de nous apprendre, de nous apprivoiser, de nous mettre sereinement avec elles dans le grand bain démocratique«  » permet d’y voir plus clair.

    Salutations.


    • tvargentine.com lerma 18 juillet 2007 13:29

      Rappelons nous du TSS dans les esprits des français

      Il semble que Nicolas Sarkozy fasse encore peur dans certains esprits de la magistrature.

      Votre profession n’est pas avare d’une forme exacerbée de corporatisme et nous avons pu lire dans la presse certaines dérives de juges dans les faits divers.

      Je n’irais pas jusqu’à allé filmer au camescope les bonnes bouteilles de vin que vos amis boivent tous les midis dans les bons restos (aux frais du contribuables) et dont les taux d’alcoolémies sont bien souvent au dessus des taux autorisés par le citoyen.

      La justice semble trop conservatrise ou trop libérale mais elle n’a pas encore trouvé de juste milieu.

      Le juste milieu c’est savoir rendre la justice et non imposer « une conception » ou « une interprétation » de la justice.

      Nombres de magistrats se sont couchés par le passé devant le pouvoir politique non par crainte mais parce que depuis Pétain,le fonctionnement ,le coeur de la justice n’a pas beaucoup changé.

      Permettez moi de vous poser la question :

      Buvez vous du vin le midi et roulez vous ensuite en voiture avec votre cocarde tricolore ?

      Nicolas Sarkozy à bien raison de ne pas s’occuper de la justice,libre à vous de poursuivre tous les élus qui ont détourné des fonds publics et qui sont aujourd’hui justiciables comme tous les citoyens


      • La Taverne des Poètes 18 juillet 2007 16:13

        Vous dites : « Buvez vous du vin le midi et roulez vous ensuite en voiture avec votre cocarde tricolore ? », vous évoquez Pétain. Là, lerma vous cotoyez les sommets de la goujaterie. 3 points en moins seulement ? Tiens, l’esprit civique s’endort chez nos citoyens. Ou bien estiment-ils que l’on peut tout se permettre contre la magistrature ?


      • La Taverne des Poètes 18 juillet 2007 16:31

        C’est un bon exercice de lucidité et rédigé dans un bon style, qui plus est. Je suis plus réservé pour les peines planchers bien que n’étant pas farouchement opposé (si l’on respecte au maximum le principe de personnalisation des peines, que cette mesure reste une exception. Si l’on réforme plus largement la justice, si l’on rend plus effective l’application des peines et que l’on se soucie plus des conditions pénitentiaires).

        Sarkozy n’aime pas la magistrature. Il a baillé ostensiblement (et je dirai même délibérément) lors d’une cérémonie solennelle d’investiture de magistrats (cour de cassation je crois). Geste qui m’a fait rappeler mais je ne sais pourquoi (peut-être pour la désivolture insultante) au geste de Bonaparte se coiffant lui-même de la couronne d’empereur qu’il arracha des mains du pape. Sarkozy n’a que faire du principe de « séparation des pouvoirs ». Il ne renforcera pas les moyens de la justice pour ces raisons et ce sont les Français qui continueront d’en souffrir. Sarkozy ne se montrant pas respectueux, donnez-moi une raison pour qu’on le respecte ?


      • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 18 juillet 2007 13:59

        @ l’auteur

        Vous soulevez d’intéressantes questions sur les relations entre le président et la magistrature, et le ministre de la justice et la magistrature. Au-delà de ces relations qui pourraient ou qui sont tumultueuses, il existe un principe fondamental en notre démocratie qui est une séparation et une indépendance des pouvoirs. Un commentaire me faisait remarquer, dans un article que j’ai soumis récemment, que cette indépendant n’existait plus en France.

        Vous faites allusion aux liens particuliers qui unissent la ministre de la justice au président de la République par l’entremise de son épouse. Cela est-il du domaine privé ou public ?

        En tant qu’observateur, je suis particulièrement surpris des relations et des déclarations publiques, de part et d’autre, qui relèvent plus du domaine politique que judiciaire. De part et d’autre, il me semble, de la présidence ou de la magistrature, tout ne procède que par dénonciation. D’un côté, la magistrature se plaint du caractère brutal des nouvelles relations qui régissent ses rapports avec la Garde des Sceaux. Et de l’autre, le président qui, hier et aujourd’hui, semble déterminé à pointer négativement la magistrature et à poursuivre « une certaine immixtion dans ses affaires ».

        Est-ce que la présente situation rehausse la magistrature qui doit appliquer les lois du gouvernement lorsqu’elles sont enfreintes ? Ne l’écrivez-vous pas vous-même : « il faut se méfier de la magistrature et, quand elle fait des fautes, la sanctionner. Dans ce constat, je ne vois pas que de la lucidité mais une sorte de contentement amer qui encaserne la magistrat dans une image purement négative ».

        Pierre R.


        • CAMBRONNE CAMBRONNE 18 juillet 2007 15:07

          Monsieur BILGER

          Excellente et fine analyse .

          Le Président Sarkozy a reçu ausssitôt après son élection Madame Elisabeth Borrel veuve du Juge Borrel assassiné à Djibouti en 1995 pour des raisons encore obscures impliquant les états Français et djiboutiens.

          Dans cette affaire la magistrature à tous les niveaux a été aux ordres du président Chirac avant et après la cohabitation .

          Certains magistrats après quelques années ont courageusement soutenu Madame Borrel et aidé à ce que le « suicide » officiel ne soit plus qu’une supercherie dérisoire .

          Dans cette interminable affaire bien compliquée où tous les corps de l’état : armée , police, affaires étrangères y sont allées de leurs petites et grandes lâchetés la magistrature a après un temps assez long fait preuve de courage .Mais pas la magistrature suprême ..... ;

          Le dernier point était de montrer son soutien à une personne , veuve de magistrat et magistrat elle même en risquant de déplaire à un roi nêgre , potentat d’un pays qui nous est nécessaire sur le plan stratégique .

          Cela Sarko l’a fait et Madame Borrel qui avait toutes les raisons de ne plus avoir confiance en « la justice de son pays » a retrouvé cette confiance .

          En conclusion si le Président n’aime pas la magistrature il a oeuvré de façon magistrale pour la justice et c’est bien là l’essentiel .Je crois d’ailleurs que nous sommes bien d’accord la dessus .

          Vive la république quand même .


          • Forest Ent Forest Ent 18 juillet 2007 15:21

            Je sens que je n’ai pas fini de me tordre comme une baleine à lire dans les années à venir les électeurs de l’UMP. Dur à boire, le calice. Bonne santé !

            Nous avons écrit que le programme de l’UMP était inepte, en long, en large et dans tous les sens. Nous avons disséqué le volet « sécurité », en remarquant que le bilan de Pinocchio comme ministre de l’intérieur était nul, et son programme inexistant. Qu’est-ce que nous n’avons pas pris dans la figure ! Au plus fort de la campagne, des dizaines de trolleurs permanents venaient nous insulter, nous accuser de complaisance envers la délinquance, traiter la gauche de « laxiste » et Mme Royal de mots orduriers (« truie » étant le plus champêtre) insinuant qu’elle fomentait toute la délinquance du pays.

            L’auteur a écrit un article avant les élections pour justifier les peines plancher. Je me souviens avoir objecté que la politique carcérale ne suivrait pas. « Pas grave, Sarkozy fera ce qu’il faudra » m’a-t-on répondu.

            Vous avez élu un avocat, un tribun, un rhétoricien, un beau parleur, un démagogue, un pro des médias et de la com, et un homme au sens politique incontestable. Mitterrand et Berlusconi en bien pire. Et derrière lui agissent des intérêts privés colossaux que vous ne soupçonnez pas tous. En tout cas pas officiellement.

            Il est bien évident que le monde politique n’aime pas la justice, comme il se défie de tous les pouvoirs qui peuvent lui échapper. Il l’a gardée en laisse courte et sous-budgétée de temps immémorial. Du coup, les citoyens n’ont plus confiance à cause des procédures bâclées et des délais infinis. Mais ça va empirer. D’abord parce que Pinocchio ne partage pas le pouvoir et ne vous fera pas de quartier, pas plus que Berlusconi n’en a fait à la justice italienne (préparez-vous à être accusés de « complot » quand une affaire touchera ses intérêts). Ensuite parce que le modèle de société vers lequel il va nous entraîner aggravera considérablement la fracture sociale (la « valeur travail », c’est le droit d’être pauvre), ce qui mettra les magistrats encore plus au premier rang des problèmes de société non résolus.

            Vous avez voté pour le moins honnête des candidats. Vous nous avez tous mis dans le pétrin. Nous aurions acquis de nous payer votre poire, mais votre aveu est désarmant


            • claude claude 18 juillet 2007 15:57

              mon cher forest ent,

              vous avez fort bien esprimé ce que je voulais dire.

              bien que n’étant pas électrice de nicolas sarkosy, je dois dire qu’il m’épate, me bluffe, tant sa maîtrise des mots et de la communication tient de la virtuosité : il est partout, tel zorro pour résoudres les problèmes et se porter au secours de la veuve et de l’orphelin.

              cela va tellement vite, que la poussière qu’il soulève met du temps à retomber. qu’a -t-il fait exactement ?
              - un joli défilé de 14 juillet avec des enfants malades au premier rang des invités,
              - un super concert au champs de mars
              - il a suivi une étape du tour de france...

              tel speedy gonzalès, il est partout, donnant le tournis aux journalistes et aux français. en revance, fillion est bien calme...

              comme vous, cela me fait sourire que certains s’aperçoivent qu’entre le projet et sa réalisation,il y a quelles différences ? et la magistrature de s’inquiéter de l’amour que lui porte le président.

              il me semble que le président n’a pas à aimer ou détester cette honorable institution, puisque normalement celle-ci est indépendante de tout pouvoir politique (enfin, c’est ce qu’ils disent dans le prospectus publicitaire pour essayer de nous vendre un candidat toujours plus beau et qui lave plus propre ... ) smiley

              le paysage politique français est assez peu ordinaire : une majorité aux ordres du président, petit doigt sur la couture du pantalon, un parti socialiste en pleine déliquescence faute d’avoir muté, et dont les meilleurs éléments ont été débauchés par sarko, et le reste des députés, hormis le modem, qui avancent à « la va comme je te pousse » !

              quid est des 18% de bayrou au 1° tour et des 47% de ségolène au second ?

              il faudrait peut-être que nos députés se réveillent pour faire oeuvre de démocratie !

              pour en revenir à la magistrature, battez-vous messieurs et mesdames magistrats, procureurs, substituts, pour avoir les moyens de travailler en toute sérénité et indépendance. nous ne pouvons plus rien faire pour vous. faites grève, défilez, demandez le doublement de vos effectifs, de vos locaux, organisez des journées portes ouvertes pour sensibiliser la population aux problèmes de la justice !!!... allons, que diable ! un peu de panache pour en fin de compte défendre nos droits et vos droits de citoyens !


            • Bulgroz 18 juillet 2007 17:20

              Ca y est, Forest Ent nous accuse d’avoir voté pour Sarkozy ; la faute au peuple, bien sur qui s’est laissé berné et a voté pour “le moins honnête des candidats”. “Vous nous avez tous mis ans le pétrin “ nous dit la pleureuse. Oui, c’est ballot, voter Sarkozy alors que Forest Ent, dépositeur de la vraie vérité a eu, avec d’autres tout aussi crédibles, le nez assez fin de nous montrer le vrai chemin, la seule voie possible.

              Je pense que Forest et les autres devraient mettre la force de leur dépit stérile et aigri au service de la construction d’un programme crédible. Un programme crédible qui devra nous êtes présenté en 2017, 10 ans pour réfléchir, c’est pas mal !! Réfléchir pour proposer au lieu d’invectiver bêtement et fiéleusement en donnant du Pinocchio à tout va.

              Ce n’est pas en méprisant les électeurs de Sarkozy que vous allez être crédible.


            • Forest Ent Forest Ent 18 juillet 2007 17:46

              Il faut reconnaitre à l’auteur d’avoir rédigé ici ses premiers doutes dès le mois de mai et la formation du gouvernement Fillon 1. C’est à mon souvenir le plus rapide, et cela doit témoigner de sa lucidité. Je témoigne donc ici de mon respect à son égard pour avoir su revisiter son jugement.

              Je changerai le mien quand j’aurai une raison de le faire. Mais entre la Justice, le « paquet fiscal », le « mini-traité », la suite GdF, ça part bien pire que prévu.

              J’ai déjà rédigé comme tout le monde ici mes « propositions de refondation ». Pourquoi ne pas profiter en chemin de l’agréable spectacle de l’UMP en train de s’auto-karcheriser ?

              Aigri ? Vous n’espérez quand même pas que les électeurs de gauche soient cocus et contents ? smiley


            • Bulgroz 18 juillet 2007 17:50

              Voilà, Forest, c’est déjà mieux, aucun pinocchio dans le post, j’arrive à mieux lire et comprendre.

              Merci.


            • Bulgroz 18 juillet 2007 17:59

              En tout cas, on peut penser que compte tenu de son expérience, Rachida Dati va tout faire pour faciliter les procédures d’annulation de mariage.

              Je pense en particulier aux mariages arrangés. N’est ce pas, Monsieur Bilger ?


            • Marsupilami Marsupilami 18 juillet 2007 18:26

              @ Forest Ent

              Je te plussoie et t’approuve à fond. Rien qu’à travers l’affaire Borrel, le petit Tsarkozy a montré qu’il faisait de la justice une affaire très personnelle et médiatique, et on a encore rien vu. La séparation des pouvoirs va en baver sec avec lui.

              Quant à Bilger le sarkolâtre en pâmoison il y a encore deux mois (2 mois, putain, c’est long), il se réveille vite. Mais la conclusion chardonnienne de son article me semble bien optimiste. Chercherait-il à se rassurer sans vraiment y croire ? Mais il est vrai qu’avec Tsarkozy, tout fonctionne à l’affectif. On peut toujours se laisser émouvoir. Sauf si on est pas dupe.

              En attendant qu’il continue à plumer la volaille socialiste. S’il pouvait aussi débaucher Démagolène, ce serait parfait. Si j’avais su qu’il le ferait avec autant de talent et d’efficacité, j’aurais peut-être voté pour lui juste une fois, rien que pour ça...


            • IP115 18 juillet 2007 19:01

              @ Marsu

              euh, je t’aime bien MAIS ... tu devrais éviter de nous faire de l’anti-sarkozysme primaire juste pour faire plaisir à Forest Gump ... Ceci dit tu es le bienvenu à droite au même titre que tous les hommes de gauche de bonne volonté (enfin s’il en reste de pas trop aigris et frustrés) ...

              C’est amusant comme l’opposition (appelons un chat un chat, ceux qui ont été rejetés massivement par une majorité des électeurs qui ce sont exprimés) est rempli d’ « intellectuels », au même titre que les ANPE sont encombrées de gens compétents incompris et les cimetières de gens indispensables ...

              Messieurs les perdants revoyez votre copie, ces cons d’électeurs (qui ne comprennent rien, forcement) verront ce qu’ils peuvent faire pour vous dans 5 ou 10 ans ... En attendant essayez de construire un projet auquel votre candidat pourra croire ... smiley


            • Forest Ent Forest Ent 18 juillet 2007 19:35

              @Bulgroz

              « aucun pinocchio dans le post, j’arrive à mieux lire »

              Vous êtes formaliste, vous. S’il y a une chose que je pense pas en tout cas, c’est que Pinocchio ne soit pas intelligent. Napoléon aussi.

              @IP115

              « C’est amusant comme l’opposition est rempli d’ »intellectuels« . »

              Je suppose que cette phrase se réfère à l’auteur. On peut employer ce mot puisque, progressant vers l’opposition, il démontre qu’il réfléchit. C’est amusant comme la « majorité » est emplie de gens fiers de proclamer qu’ils ne réfléchissent pas. Epargnez-nous votre fierté redneck, c’est bon pour TF1.

              « Essayez de construire un projet auquel votre candidat pourra croire. »

              Voui. Mon projet en ce qui concerne la justice est de trouver un procureur qui osera instruire à fond les manettes contre Chirac et Sarkozy et les faire foutre en taule (le cas échéant et après juste procès).


            • Forest Ent Forest Ent 18 juillet 2007 19:38

              @ Calmos

              Ben non on n’est pas contents. smiley

              Que voulez-vous dire ?


            • Bulgroz 18 juillet 2007 19:58

              « Trouver un procureur qui osera instruire à fond les manettes contre Chirac et Sarkozy et les faire foutre en taule ».

              Mais, inutile de chercher, vous avez au choix, Porletti, l’infâme juge qui honore tant la justice, fonctionnaire antisarkoziste notoire, ou Rosenweig, vous savez ce juge pour enfants qui s’est récemment offusqué que l’on ait utilisé le personnage d’Astérix pour illustrer une BD sur le droit des enfants.

              ASTÉRIX, ambassadeur contesté de la cause des enfants ? Le cé­lèbre Gaulois serait justement jugé un peu trop... gaulois pour défendre leurs droits. La Défenseure des enfants, Mme Dominique Versini, l’a pourtant choisi en avril pour promouvoir la convention des Nations unies sur ce thème.

              Au premier rang des mécontents, Jean-Pierre Rosenczveig, président de la section française de Défense des enfants international (DEI). Pour lui, « Astérix ne représente pas suffisamment la société française telle qu’elle est aujourd’hui ». Dans un communiqué, son association dénonce même le sym­bole d’un « bras séculier... Résistant aux envahisseurs » mal choisi pour défendre une France « aspirant à une coexistence pacifique des diversités qui la composent ».

              http://www.lefigaro.fr/france/20070531.FIG000000006_asterix_fer_de_lance_co nteste_des_droits_des_enfants.html

              Mais pourquoi juger Sarkozy ? La cause est entendue, l’opinion est faite.


            • JL JL 18 juillet 2007 20:12

              Bavo Forest Ent pour ces roboratives mises au point. Et moi grosse pomme, qui trouvait de la nuance dans les propos de notre procureur, et l’en félicitait. Il en faut beaucoup, de nuances, dans sa position difficile smiley


            • IP115 18 juillet 2007 20:34

              « C’est amusant comme la »majorité« est emplie de gens fiers de proclamer qu’ils ne réfléchissent pas.  »

              mais ils ne le font que pour permettre à la « minorité » de continuer à croire qu’ils sont les dépositaires de l’ « intelligence » et les détenteurs de la science infuse ... smiley


            • Forest Ent Forest Ent 18 juillet 2007 21:29

              L’auteur a compris que le ministère de la justice allait subir la même chose que le ministère de l’intérieur ces 5 dernières années : fin de la prévention et tout sur la répression, autant de nouvelles lois qu’on veut mais pas de moyens en plus, pression constante sur les chiffres au jour le jour. Il était temps que les fonctionnaires s’adaptent au mode de vie actuel du privé. Augmentez votre productivité, messieurs du Parquet. Ce n’est pas un sujet puisque depuis 2 mois les télés ne bassinent plus de faits divers de circonstance et tout va bien gare du Nord.

              Mais ce n’est rien comparé au gag du « paquet fiscal ». Même Mme Lagarde n’a pas réussi à affirmer que la défiscalisation des heures sup serait source de croissance. smiley


            • IP115 18 juillet 2007 22:58

              « Je ne vous trouve pas très en forme aujourd’hui, 115... »

              bof, je suis surtout mort de rire ... alors que la gauche joue à se faire peur depuis des mois : « nos libertés serait en danger », « vous avez vu il veut mettre des caméras partout », « Sarkozy veut tout le pouvoir pour lui », « l’économie c’est pas comme ça laissez nous on va vous expliquer », enfin la belle arrogance classique de nos grands « intellectuels » de gauche (qui sortent pourtant des mêmes écoles que ceux de droite, parfois des mêmes promos voire des mêmes bancs) ...

              Voila que Sarko, non content de les tailler en pièce, fait tout tout ce dont ils parlent depuis des années sans jamais l’avoir fait :

              - l’ouverture ? Royal et Bayrou en parlent mais c’est Sarko qui le fait (« ah ben non c’est pas drôle »), ...
              - l’indépendance de la justice ? la gauche en parle, Sarko le fait en renonçant à présider le CSM (« ah bon ? c’est louche ça il doit préparer quelque chose »), ...
              - Toiletter la constitution ? la gauche en parle (6me république par ci, limitation des mandats par là) et c’est encore Sarko qui le fait et en y integrant l’opposition encore (« ah ben zut, sur quoi on va se rabattre nous, maintenant ? ») ...
              - bref je vais m’en arrêter là ...

              ah ça pour les « yaka faukon yapluka » nos « intellectuels » de gauche ils sont très fort, pour le reste les français ont bien compris qu’il vaut mieux confier la le pays a des gens sérieux et ça fait 3 fois qu’ils le répète (« ah oui mais c’est parce qu’ils ont rien compris », trop con je vois que ça) ...

              Alors toi, qui je suppose fait partie de ces « intellectuels » auto proclamés, tu peux bien plusser tant que tu veux, cela ne changera malheureusement pas grand chose ... enfin si ça t’aide à survivre dans ce monde dirigé par ces ignares de droites (tu vois, moi aussi je suis près à allez loin dans l’ouverture) ... smiley

              allez, rendez vous dans 10 ans (bonne nouvelle S. Royal est prête pour de nouvelles « victoires ») ... smiley smiley

              PS : au fait n’oublez pas de me « moinsser » surtout ...


            • JPL 19 juillet 2007 01:13

              à IP115

              a) Je vous cite « l’indépendance de la justice ? la gauche en parle, Sarko le fait en renonçant à présider le CSM  »

              Je vous trouve bien optimiste : le système actuel est que le président préside sans commander un conseil composé majoritairement de magistrats. Du coup de conseil, le CSM, a souvent marqué son indépendance. On l’a vu récemment lorsqu’il s’est opposé à des nominations proposées par le Garde des Sceaux (Pascal Clément) : voir LCI

              M Sarkozy propose d’avoir une majorité de non magistrats, qui seront bien sûr choisis avant tout par la majorité UMP. A votre avis : il vaut mieux présider sans pouvoir un conseil qui ne vous obéit pas ou ne pas présider un conseil dont on sait par construction qu’il vous obéit ? M Sarkozy a choisi et ce n’est pas un choix d’indépendance de la justice.

              Je vous suggère de comparer avec le projet de réforme Guigou qui n’a malheureusement pas pu passer ou avec les autres propositions de la campagne résumées par Le Monde

              b) je vous cite «  l’ouverture ? Royal et Bayrou en parlent mais c’est Sarko qui le fai »

              Certes non ! L’ouverture cela consisterait à dialoguer avec l’opposition telle qu’elle est représentée au Parlement, sur les grandes décisions et les projets de loi.

              Que voit-on :

              - d’un côté des débauchages individuels le plus souvent sans aucun rapport avec les questions politiques concernées (Bockel n’est pas connu pour sa compétence en francophonie, Kouchner n’a aucune expérience des affaires étrangères, Lang est spécialiste de droit public maritime, rien à voir avec le droit constitutionnel etc.)

              - et d’un autre côté un verrouillage au parlement qui fait que même des amendements introduits par l’allié « Nouveau centre » et votés en commisssions sont retoqués par M Copé et évacués du projet de loi finalement voté, je ne parle pas de la loi sur les peines planchers, qui ne convainc pas même certains élus UMP mais est votée en l’état par un système godillot bien tenu en laisse.

              C’est ça l’ouverture ??? Si c’était drôle il y aurait de quoi être mort de rire

              c) « Toiletter la constitution ? la gauche en parle (6me république par ci, limitation des mandats par là) et c’est encore Sarko qui le fait et en y integrant l’opposition encore »

              Non, M Sarkozy met en place sa commission :

              - il n’y associe pas l’opposition mais des individus qu’il choisit souverainement, tel Louis XVI, sans que qui que ce soit en connaisse les critères et complètement en dehors de l’opposition. Que ces individus s’y fassent mousser ou aillent à la soupe c’est leur affaire, mais l’opposition n’est pas associée

              - ensuite une réfome peut être bonne ou mauvaise. Rien ne permet d’identifier ce qu’il va faire à ce que proposaient certains au PS ou ailleurs.

              - enfin, la droite est au pouvoir (absolu) depuis 2002, elle avait aussi un pouvoir absolu de 1995 à 1997, elle a toujours contrôlé massivement le Sénat (passage obligé d’une réforme constitutionnelle) et tenait la présidence (autre passage obligé) de 1995 à 2002 et une majorité des deux tiers au parlement entre 1993 et 1997.

              Vous pouvez nous expliquer par quel miracle la gauche aurait pu dans la dernière quinzaine d’années entamer la moindre réforme consitutionnelle ??? La droite a eu les clefs de ce type de processus depuis des années. Alors avant de balancer des idioties du genre les autres en parlent (sous entendu mais ne se bougent pas) mais lui le fait (comme s’il s’agissait de faire la même chose !)...


            • 19 juillet 2007 03:10

              « Certes non ! L’ouverture cela consisterait à dialoguer avec l’opposition telle qu’elle est représentée au Parlement, sur les grandes décisions et les projets de loi. »

              tu veux dire comme l’a fait la gauche quand il ont nationalisé à tour de bras en 81 (heureusement qu’un autre homme de gauche, DSK, à tout remis en ordre en 1997), ou encore comme pour les 35 heures en 2000 ? C’est vrai que le PS (ah ah ah, désolé à chaque fois que je prononce le mot « PS » ah ah ah, je suis mort de rire) est le champion de l’ouverture ...

              « des débauchages individuels le plus souvent sans aucun rapport avec les questions politiques concernées »

              Sarkozy à raison, l’ouverture ce n’est pas passer des accords d’appareils (d’ailleurs réécoute le débat Royal/Bayrou même eux le disent). Sarko n’était pas obligé de le faire, il le fait comme il pense être le mieux les intéressés ne sont pas obligés d’accepter. Sarkozy a fait appel à des hommes et des femmes de tous horizons (gauche, centre et droite, parmi les politiciens et la société civile) qu’il a estimé compétent... et très intelligeament il ne leur proposé que des taches ou des ministères qui ne leur demandais pas de renier leurs opinions ni leurs valeurs ... que ça ne te plaise pas ou que ça ne plaise pas au PS (ah ah ah, désolé) on s’en tape complètement ... mais je peux comprendre que ça te fasse de la peine ... smiley

              « mais est votée en l’état par un système godillot bien tenu en laisse.  »

              c’est toi le godillot, et de bas étage encore ... tu te contente de nous ressortir bêtement la rhétorique à 2 balles de la campagne électorale de la gôche la plus nulle d’europe ... parle nous un peu de la gestion obsolète de sergent chef du PS (ah ah ah, désolé) vis à vis de ceux qui s’éloignent de la ligne du parti ...

              « ensuite une réfome peut être bonne ou mauvaise. Rien ne permet d’identifier ce qu’il va faire à ce que proposaient certains au PS ou ailleurs. »

              et évidemment, quand c’est la gauche qui le fait c’est forcément bien, et quand c’est la droite c’est forcément louche. Un peu dépassé comme discours ... smiley

              « enfin, la droite est au pouvoir (absolu) depuis 2002, elle avait aussi un pouvoir absolu de 1995 à 1997, ... bla bla bla  »

              Sarkozy est au pouvoir depuis 2 mois, et la comission se met déjà en place, on peut difficilement lui imputer ce que n’ont fait ni Mitterand ni Chirac ces 25 dernières années ... smiley

              bref, clichés, procès d’intention, opinions partisannes, mauvaise foi, mais que voila un bien bel « intellectuel de gauche » comme on les aime ...

              « Alors avant de balancer des idioties du genre les autres en parlent (sous entendu mais ne se bougent pas) mais lui le fait (comme s’il s’agissait de faire la même chose !)...  »

              ah, si s’autoproclamer « intellectuel de gauche » suffisait à rendre intelligent, ça se saurait. Ce n’est pas parce que ta vision déformée du looser agris et frustré t’obscurci la vue qu’il faut croire que ce que tu ne comprend pas est une idiotie ... mon cher JPL (ça ne se voit pas comme ça mais j’avais le petit doigt lévé et je me trémoussais du derrière en le disant) ! smiley


            • Forest Ent Forest Ent 19 juillet 2007 13:00

              Finalement, ce sera vaseline pour tout le monde.


            • JPL 19 juillet 2007 19:29

              à IP115

              Et à part me qualifier « d’intellectuel de gauche » (ce qui doit manifestement être une insulte), et faire des non réponses :

              - je ne prétends pas que la gauche a fait l’ouverture entre 81 et 86 ou à une autre époque, je dis que M Sarkozy ne fait pas une ouverture mais des débauchages et ne cherche en aucune manière un consensus avec l’opposition (que ça soit souhaitable ou pas c’est une autre question) mais se contente d’appliquer une politique de droite classique, et à ça vous ne répondez pas

              - vous répétez avec plaisir que tout ce qu’on peut vous dire vous vous en tapez, sous-entendu l’opposition est laminée, on s’en fout et on se fout de ce que les autres peuvent dire et penser

              - j’écris que la réforme des institutions de M Sarkozy a peu de chances d’être la même que ce que la gauche aurait fait, vous m’accusez d’être a priori contre la sienne et pour celle qu’aurait faite M Bayrou ou celle qu’aurait faite Mme Royale, encore une fois vous répondez à côté

              - je note que le parlement a voté strictement ce que voulait le gouvernement, après au passage des rappels à l’ordre, par exemple de M Copé, je me vois opposer l’accusation imbécile de « ressortir bêtement la rhétorique à 2 balles de la campagne électorale » et d’être godillot moi-même, on se demande d’où ça sort

              - je rappelle que la droite a le plus souvent été au pouvoir depuis 1993, le plus souvent en ayant une majorité des deux tiers pour modifier la constitution, vous ressortez l’argument faiblard consistant à dire que M Sarkozy n’est président que depuis 2 mois. Parce qu’il n’était pas membre du gouvernement et président de l’UMP ? Il vient de revenir en France ???

              Bref, vous débitez n’importe quoi avec l’assurance de ceux qui n’écoutent pas les autres.


            • IP115 22 juillet 2007 06:59

              ah ah ah ... bref t’as tout bon et j’ai tout faux (normal t’as voté à gauche et moi à droite, hic) ... et tous tes gôchos de « camarades » qui pullules sur ce genre de media vont te « plus-ser » et me « moins-ser » comme des godillots (enfin je voudrais pas dire mais plus godillot qu’une candidate à la présidentielle qui défend des idées auwquelles elle ne crois pas elle même, juste pour rester dans la ligne du parti, ça va être difficile à trouver, tu ne crois pas ?)... smiley

              Et après on se demande bien comment cette gôche, avec de si nobles idéologies (certes obsolètes mais nobles) et avec tant de gens si « intelligents », en est arrivée à un tel niveau de déliquescence ... smiley smiley

              PS : pour les « réponses à côté », comme dirait l’autre : « ben tu viens avec tes questions et moi avec mes réponses mon grand » ... smiley


            • JPL 10 août 2007 22:14

              à IP115

              Vous répondez « pour les »réponses à côté« , comme dirait l’autre : »ben tu viens avec tes questions et moi avec mes réponses mon grand«  »

              Très illustrative manière de déclarer que vous n’êtes prêt à dialoguer avec personne et que vous vous moquez complètement de tout ce que d’autres peuvent dire (en tout cas dès que cela ne cadre pas avec vos idées). Ca s’appelle du totalitarisme ou de la c....


            • SANDRO FERRETTI SANDRO 18 juillet 2007 15:58

              Excellente analyse, tant factuelle que juridique, voire .. psychanalitique.

              =Factuelle : le PR a été avocat, il connait donc le monde judiciaire, parfois aussi son enemmi. Il en connait les « truc » et les ficelles, parfois les renoncements, toujours la routine de cette « usine » pourtant composée d’individualités. Il sait qu’on a pas besion de la diviser pour mieux régner, elle est structurellement auto-divisée. C’est une juxtaposition d’individus dont l’indépendance (la solitude ?) est consacrée par la Constitution.

              =Juridique : le bras de fer est engagé, s’agissant de quelqu’un à qui on préte des volontés d’hégémonisme absolu (et qui en présente parfois des symptomes), sur la séparation des pouvoirs constitutionellement reconnnue. C’est un frein aux desseins personnels, mais souvent aussi à la mise en ouvre effective des mesures et des lois qui est difficlement supportable par le Politique (quel qu’il soit, au sens de Machiavel). D’où la réponse berger/ bergère sur les graces collectives : vous ne voulez pas de « conseils » sur la sévérité des jugements à rendre (cf. crimes révulsants quand il était MI, où il « espérait que la justice rendrait un verdict à la hauteur de l’horreur qu’inspirent les faits »), ne me donnez en retour aucun conseil ou ordre pour libérer qui que ce soit, surtout « au kilo », sous pretexte que nous sommes le 14 juillet, que la canicule approche et que nous craignons des révoltes (pour les évasions, autre classique de l’été, c’est déjà fait...)

              =psychanalytique : il y a peut étre en effet un peu d’envie enfouie pour la toute puissance du Juge d’Instruction (du moins son statut d’avant 2000). Surement aussi, dans une quète démagogique, le fait d’épouser la (souvent vaine et stérile) rivalité/ querelle/ défiance police/ justice, pousse à ce « je n’aime pas les juges ». Dans ce schéma (la police travaille jour et nuit, parfois au péril de sa vie, pour arréter des assassins que les magistrats vont relacher pour vice de forme , ou condamner à 5 ans au lieu de 20, etc...), son camp est choisi. C’est aussi plus facile pour passser à TF1 et émouvoir la ménagère, sans doute.


              • GB 18 juillet 2007 16:00

                La magistrature c’est Outreau. Pour s’en convaincre il faut lire « Ces magistrats qui tuent la justice » de Jean-François Lacan et « le Devoir de déplaire » d’Eric de Montgolfier.


                • Marie91 10 août 2007 18:22

                  Le livre de Monsieur LACAN est très intéressant.  smileyLa Jutice Française cause des drames atroces et tue même. Je ne sais même pas, hélas, si nous pouvons espérer une amélioration de son dysfonctionnement ???? Les Juges mettent-ils de la mauvaise volonté, sont-ils trompés par les Auxiliaires de Justice, ou parfois sont d’une très grande malhonnêteté ? Comment peut-on condamner les VICTIMES à la place de l’escroc ? Comment un Juge d’Instruction peut-il refuser d’instruire, alors qu’une consignation de 8 000Fr. en 1998 avait été exigée. Début 2007, nous venons de réussir à faire condamner, très modestement le VRAI escroc, mais le Procureur de l’ESSONNE ne répond pas à la demande de ma Mère pour être remboursée de cette consignation. Mon Père est MORT de cette situation dramatique, ma Mère est SDF dans sa maison, mon Frère est tombé gravement malade. Certains Citoyens sont moins bien traités que les crapauds. Marie-France GUILLOTON — VICTIME de la JUSTICE —


                • vincou922 18 juillet 2007 19:04

                  @ l’auteur

                  Merci pour cette analyse psychologique assez fine et eclairante pour des novices comme moi

                  cependant vous ecrivez :

                  « François Mitterrand, m’a-t-on dit, détestait la magistrature depuis une ancienne expérience qui lui avait laissé un très mauvais souvenir »

                  A quoi faites vous allusion exactement ? (oui j’aime bien quand ca croustille un peu...)


                  • Biaude 18 juillet 2007 19:23

                    Bonjour, Merci pour cet article fort intéressant et d’une grande objectivité. Globalement d’accord sur votre analyse, j’ai cependant une remarque à faire : Comme tout bon magistrat, comme tout bon journaliste et bien souvent, comme tout bon citoyen, vous résumez La Justice aux Magistrats. Il existe près de vous des personnes soumises aux mêmes règles que vous, voir à de beaucoup plus contraignantes (pas la possibilité de travailler chez soi ; charge de travail aussi considérable, même si différente, que la votre ; horaires sans limite dans certains services) mais qui travaillent, tout comme vous,avec le même soucis de servir les justiciables et de participer au bon rendu de la Justice. Il s’agit de ces gens du Greffe qui vous entourent et sans qui la Justice ne pourrait justement ne pas être rendue. Ces gens qui se débrouillent au quotidien pour faire en sorte que le système fonctionne malgré, parfois (souvent ?), de maigres moyens. Les fonctionnaires du Greffe subissent également les dénigrement implicites que vous prêtez à notre nouveau président. Alors, rien que pour une fois, et même si cette démonstration n’est que pour la forme et ne change rien au débat ( je ne crois pas réussir ici à convaincre les septiques quant à la qualité de la Justice française) soyez « juste » et reconnaissez que la « Justice » ne se résume pas à « Magistrat » et ce, même si je porte le plus grand respect à votre profession. B.


                    • centori 18 juillet 2007 19:24

                      cher monsieur, pour être efficace tout pouvoir doit être responsable, ce n’est pas le cas en l’état ! et c’est navrant voir même consternant que le magistrat professionnel que vous êtes conteste cette nécessité alors même que vous (les magistrats) mettez en jeu la responsabilité de toutes les professions tous les jours ! j’ajoute même en ce qui concerne les avocats que la Cour de Cassation considére même que dans une activité de conseil un avocat doit prévoir les évolutions de la jurisprudence dans le conseil donné à son client !!!

                      et vous aprés cela vous seriez irresponsable ! Monsieur SARKOZY ancien avocat sait bien tout cela et c’est pour cela qu’il veut y remédier, ce que vous trouvez inacceptable car selon vous cela rogne votre pouvoir mais au contraire cela vous mettrez à égalité avec les autres citoyens lambda et comme les autres vous payerez alors une assurance responsabilité professionnelle.

                      cordialement


                      • finael finael 18 juillet 2007 19:27

                        Je ne suis pas électeur de M. Sarkozy, mais je ne saurais vous suivre dans votre analyse, même si j’en reconnais la finesse et la justesse de nombre de ses arguments.

                        Ce n’est pas M. Sarkozy qui n’aime pas la magistrature, mais 80% de la population !

                        Et en cela le candidat n’a fait que caresser l’électeur dans le sens du poil.

                        Vous plaidez pour l’indépendance de la justice, mais quelque part il manque quelque chose : un contre-pouvoir.

                        Bien sûr des affaires comme celle d’Outreau montrent que quelque chose ne va pas, mais que dire des milliers, des dizaines de millers d’affaires non-médiatisées, en particulier au civil.

                        Vous vous élevez, à juste titre, contre les ingérences du pouvoir politique, mais pourquoi ne dites-vous rien contre les « influences » des pouvoirs économiques ?

                        Vous laissez entendre que les juges sont des êtres exceptionnels, intègres ... « justes » en un mot.

                        Pourquoi ne pas avouer que ce sont des hommes comme les autres, que certains sont honnêtes ... et d’autres pas, que certains essayent d’être neutres (à défaut d’être « justes »), et d’autres ne le sont pas du tout.

                        Je dispose de preuves de l’illégalité de certains jugements, du non respect du code de procédure civil, voire du code civil, du parti pris de certains. Et, malheureusement, bien des citoyens, pardon des « justiciables » dans votre langue, en ont fait la triste expérience.

                        Il m’avait pourtant semblé lire quelque part que la loi devait être la même pour tous, mais j’ai dû avoir des illusions.

                        Si à midi le juge te dit qu’il fait nuit ... contemple les étoiles !


                        • calach calach 18 juillet 2007 21:50

                          Au delà de la finesse de l’auteur qui nous ballade d’un côté ou de l’autre en fonction de ses humeurs, je suis surpris de lire dans le texte de Mr Bilger « il a aussi indiqué qu’il (NS) n’avait pas à diminuer la surpopulation carcérale parce que cette responsabilité relevait exclusivement des magistrats, en l’occurrence des juges de l’application des peines qui n’avaient qu’à accomplir leur mission ». Les JAP sont-ils les seuls responsables de la surpopulation carcérale ? Faut-il rappeler à Mr Bilger que la France est le champion européen de la DETENTION PROVISOIRE avec, environ, 30 % de détenus dans ce cas, soit 30% * 63500 = 19050 ! Faut-il rappeler à Mr Bilger que certains détenus « provisoires », environ 5 % , paraît-il (et pas seulement ceux d’Outreau) font parfois plusieurs années de prison avant d’être reconnus innocents ou pouvoir bénéficier d’un non-lieu !! Que les OPJ, les procureurs et les juges d’instruction respectent un peu plus la présomption d’innocence et se conduisent de manière un peu plus responsable avant d’incarcérer les présumés innocents ! Peut-être retrouveront-ils alors un peu de confiance de la part de tous les citoyens...


                          • moebius 18 juillet 2007 23:05

                            Sarkosy avocat serait toujours ministre de l’intérieur ?...mais ne nous parlez vous pas au fond des relations courantes à la limite du cliché et de la caricature qui peuvent exister entre un « gros con » de flic de terrain bien épais et un magistrat arrogant imbu de ses prérogatives et de son indépendance. C’est primaire mais ! mais...


                            • Emile Red Emile Red 19 juillet 2007 09:17

                              Un petit effort supplémentaire et M. Bilger va nous dire qu’il a foi au cycliste postier qui lui ne parle de justice que de celle qui touche tout un chacun.

                              Je suis franchement épaté, sourire jaune, de voir la versatilité des sérieuses personnes de droite, tout autant que de l’aveuglement des moins sérieux du même bord.

                              En attendant, la position de Mme Dati est des plus confortable entre les enlacements présidentielles et les encouragements de sa moitié (non élue), je me souviens seulement d’un bref passé où le Sarkoléon considérait que s’il y avait faute dans une famille c’est que la famille entière en était responsable (suppression des allocs ?), alors allons nous voir le Sarkoleptique condamner la ministre soeur pour complicité de trafic de drogue ?

                              Tiens encore une information qui a du mal à passer sur les grandes chaînes TV de droite (TF1) ou de ... droite (FR2,3,4,5), que fait la journalice...


                              • Emile Red Emile Red 19 juillet 2007 09:20

                                Petite précision, M. Bilger se trompe, Nicolas Coca n’a pas de haine particulière contre la magistrature, il hait les fonctionnaires, haine tout à fait compréhensible, les fonctionnaires (ENA) n’ont jamais voulu de lui au sérail...


                              • JL JL 19 juillet 2007 09:26

                                émile Red, votre remarque est très pertinente : «  »je me souviens seulement d’un bref passé où le Sarkoléon considérait que s’il y avait faute dans une famille c’est que la famille entière en était responsable (suppression des allocs ?), «  »

                                Entre cela, et les conceptions sarkoziennes de la génétique, effectivement, Rachida Dati a bien du mérite à s’en tirer indemne. Peut-on voir sa nomination à ce poste de Garde des sceaux comme un hommage du président à la chance ?

                                A ce titre, les gagnants du Loto sont en droit d’espérer un poste de ministre des finances. smiley


                              • CAMBRONNE CAMBRONNE 19 juillet 2007 11:13

                                BONJOUR A TOUS

                                Après avoir lu nombre de réactions à l’article remarquable de monsieur Bilger entre autres Forrest ent , le Taverneux , JL j’ai eu un doute et je suis reparti lire ce fameux article .

                                Là où nos braves socialos centristes et autres déçus du résultat « lamentable » des élections voient un long sanglot de magistrat de droite déçu par l’homme qu’il révérait encore il y a quelques semaines je vois un article de très grande qualité par son honnéteté , son absence de manichéisme et sa lucidité .

                                Depuis des mois Monsieur Bilger s’en prend plein la gueule et les plus féroces sont le Taverneux , Nicolas Cadène Machinchose (tiens où sont (est il) ils (celui) ceux là ) C’est un cireur de pompes de l’infame Sarkozy crient ils à tue tête .

                                Aujourd’hui il nous livre ses réflexions qui sont sacrêment complexes et interessantes et le voila tombé dans la catégorie des dèçus cocus du sarkozisme.

                                Nenni Messieurs nous avons dans ce texte un point de vue honorable d’un grand professionnel à la fois sur le pouvoir politique et sur la magistrature . Il ne se contente pas de critiquer le président actuel , il fait un balayage historique sur des rapports qui sont toujours complexes entre l’éxécutif et le judiciaire.

                                Je ne trouve aucune amertume mais au contraire des propos plein d’espoir et de lucidité.

                                vive la république quand même .

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