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Accueil du site > Actualités > Politique > Le Président et la société de l’économie numérique

Le Président et la société de l’économie numérique

Souvent je repense au « Petit prince de Saint Exupéry et à l’épisode de la planète de l’homme Vaniteux :

« Les vaniteux n’entendent jamais que les louanges.

- Est-ce que tu m’admires vraiment beaucoup ? demanda-t-il au petit prince.

- Qu’est-ce que signifie admirer ?

- Admirer signifie reconnaître que je suis l’homme le plus beau, le mieux habillé, le plus riche et le plus intelligent de la planète.

- Mais tu es seul sur ta planète !

- Fais-moi ce plaisir. Admire-moi quand même ! »

Et celle du Businessman :

« Le petit prince avait sur les choses sérieuses des idées très différentes des idées des grandes personnes.

- Moi, dit-il encore, je possède une fleur que j’arrose tous les jours. Je possède trois volcans que je ramone toutes les semaines. Car je ramone aussi celui qui est éteint. On ne sait jamais. C’est utile à mes volcans, et c’est utile à ma fleur, que je les possède. Mais tu n’es pas utile aux étoiles…

Le businessman ouvrit la bouche mais ne trouva rien à répondre, et le petit prince s’en fut. »

Carla Bruni, devrait faire au Président de la République la lecture du Petit Prince le soir pour qu’il s’endorme… heureux et qu’il trouve au milieu de ses rêves la planète qui lui convienne le mieux, avec roses et volcans. Et que les mannes de Mitterrand l’instruisent de l’utilité de l’inutile….

Ainsi par exemple à propos de la société de l’économie numérique les leçons ci-dessus administrées devraient l’aider à « accoucher » si je puis dire d’une vision plus apaisée, à la fois terrestre parce qu’en prise avec les réalités et céleste parce qu’il y a toujours du merveilleux et du conte de fée dans le monde d’Internet…

Ainsi était-il une fois un petit Nicolas devenu Président de la République Française (rien que cela !)
Il déclara à propos du monde merveilleux des nouvelles technologies :«  Si je suis élu président de la République, il n’y aura pas de licence globale, parce que je crois au respect de la propriété. [...] Et je n’accepterai pas l’idée du vol organisé sous prétexte du jeunisme et de la société de l’information. »

NBA / la licence globale est l’idée d’une redevance payée sur les abonnements à haut débit sur Internet, donc par les internautes pour compenser le droit de fait à copier les œuvres – musiques et films.

Ainsi le petit Nicolas se mit à soutenir la loi sur le droit d’auteur sur internet (DADVSI°….même les contes de fée doivent à un moment ou un autre rendre des comptes. Comme la loi DAVSI échoua au Conseil constitutionnel sur la notion de riposte graduée (technique consistant à pourchasser mollement les contrevenants dans la copie des œuvres sur les réseaux se P2P) une fois Président, il se mit en tête d’y remédier. Pour se faire il embaucha un Preux Chevalier, dit Denis Olivennes dont les prouesses passées avaient enchanté le peuple en son entier (entendez en cela même sa partie gauche..).

Le preux chevalier s’exécuta et remis un rapport conforme aux désirs du petit Nicolas : la riposte graduée allant jusqu’à la suspension de l’accès à Internet des contrevenants.

Heureuse de cette remise, Mme Albanel fit du rapport Olivennes un projet de loi HADOPI et, de son côté, le preux et méritant Chevalier Olivennes alla rejoindre une des galaxie de la gauche nommée « Nouvel Observateur »…

Mais dans le vaste univers au-delà du territoire régi par le Petit Nicolas, certains s’offusquèrent de ces velléités répressives sur le Net. Un autre preux chevalier Jacques Attali en dit pis que pendre, que cela ne pouvait qu’entraver le processus d’expansion économique : entendez entrave au marché, au libre marché.

Ainsi écrivait-il dans un rapport célèbre remis au petit Nicolas (point N°57) :

« Il convient de faire verser par les fournisseurs d’accès Internet une contribution aux ayants droit auprès des différentes sociétés de gestion collective des droits d’auteur, sous la forme d’une rémunération assise sur le volume global d’échanges de fichiers vidéo ou musicaux. Cette contribution, qui pourra être répercutée sur les usagers, assurera une rémunération juste des artistes, en complément des revenus du spectacle vivant, des CD, des DVD, des abonnements au téléchargement et de toute autre source de revenu à venir, sans pour autant pénaliser le développement d’Internet. »

Dans son préambule, il remet en cause la philosophie de la loi HADOPI appelée encore création et Internet : « La mise en place, pour répondre à cette lacune, de mécanismes de contrôle des usages individuels (filtrages généraux, dispositifs de surveillance des échanges) constituerait un frein majeur à la croissance dans ce secteur clé ».

De même, une autre assemblée régissant une communauté de territoires plus vaste que la France, le Parlement européen, s’est fendue d’un amendement lors de sa séance du jeudi 10 avril 2008, adopté par 314 voix pour et 297 contre, à l’occasion de l’examen d’un rapport sur les industries culturelles s’opposant au principe de la riposte graduée et mettant en garde contre toutes les tentatives, jugées « liberticide » de réprimer les pratiques de téléchargement.

De son côté, Georges Orwell dans sa tombe commença à remuer ses prédictions rassemblées dans un ouvrage intitulé « 1984 » devenaient peu à peu réalité….

Par ailleurs dans le royaume même du petit Nicolas, des juges (fourbes sans aucun doute) siégeant au Conseil d’Etat (chargé d’éclairer les décisions du Petit Nicolas) semblent mettre des bâtons dans les roues : sanction automatisée, procédure réduite a minima, etc, tout cela les interpellent fortement.

Mais d’autres embûches semblent encore parsemer le chemin de notre prince. Des gens bien informés à la cour avait fait remarquer que l’encombrement des textes au conseil des ministres ne laisserait pas la possibilité de présenter le texte au sénat en première lecture début juillet.

Puis, chemin faisant, les Héraults de la république firent savoir à l’opinion publique que le texte serait en communication comme prévu en conseil des ministres puis soumis au parlement à la rentrée…

Et comme il fallait dégager tout cela d’un grand éclat de rires (cristallins), Mme Albanel proclama en plein conseil des ministres qu’avec sa loi, ce serait 80% des téléchargements illégaux qui seraient éradiqués...

En effet, nous sommes en plein Conte de Fées...


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19 réactions à cet article    


  • K K 21 juin 2008 13:43

    Le petit prince est un livre simple à lire, pas très long, très poétique et qui contient une énorme sagesse.

    Et surtout :

    On ne voit bien qu’avec le coeur, l’essentiel est invisible pour les yeux.

    En ce qui concerne le numérique et les téléchargements, nous payons dejà une redevance sur tous les supports de stockage. Bref, mes photos de vacances servent à financer un chanteur qui n’a certainement pas besoin de moi pour vivre. Mais l’art est important dans la vie. Alors c’est peut être un moindre mal.

    Le problème est qu’on ne sponsorise pas vraiment ce qu’on aime... C’est aussi le cas avec les taxes et impots.


    • Pelletier Jean Pelletier Jean 21 juin 2008 14:06

      K,

      Plus d’un milliard de téléchargement illègaux l’année dernière en France, en 5 années, l’industries du disque a chuté de 50 %, du coup les licenciements sont massifs et de nouveaux créateurs ne peuvent trouver leur place dans le dispositif culturel, ou alors à la marge.

      Pour l’Audiovisuel la baisse de la vente des DVd a commencé (avec une retard sur le disque), depuis une vingtaine d’année une partie de la production des films est assurée par leur vente en DVD .... c’est donc cette fois aussi la création cinématographique qui va être menacée à son tour.

      Pendant ce temps là de nouveaux opérateurs (FAI, téléphonie) accumulent de la "valeur économique" dans des dimensions énormes qu’ils détournent de fait de la création et ceci au détriment des producteurs, des auteurs et des artistes interprètes.

      est-ce juste ? et surtout raisonnable ?

      en créant sur les bénéfices ou via une redevance sur leurs abonnements il serait alors possible de prendre appui sur le système déjà existant de la copie privée (créé en 1985 pour faire face à l’usage des magnétophones et des magnétoscope) pour répartie à tous les ayants droits.

      ce système prévoit aussi de réserver 25 % des sommes collectées à l’action culturel.

      De nombreux spectacles de théâtre, de variétés, des festivals, des disques , des films existent grâce à ce dispsoitif de mutualisation des fonds. en 2008 ce sont 177 millions d’euros qui seront aller en soutien à la création via la Scaem, la SACD, la SCAM, laProcirep, l’Adami et la SPEDIDAM... des DIzaines de milliers d’emploi dans la culture dépendent de la copie privée.

      Avant de porter un jugement aussi définitif et "brutal" je crois qu’il faut mieux s’informer.... quitte à critiquer par ailleurs les sociétes chargées de collecter et de répartir ce sfionds. mais il existe depuis trois ans une commision de contrôle qui évalue et critique leur focntionnement.

       

      à ta disposition pour en parler plus en détail.

       

      bien à toi.

       

      Jean

       

       

       


    • K K 21 juin 2008 16:30

      Je suis tout à fait d’accord sur le fait qu’il faut trouver des solutions...

      Je n’ai acheté que très peu de musique ces derniers temps, que ce soit sous forme de CD ou DVD. Les CD que j’ai acheté ne provenaient pas des majors. Ce sont des CD de groupes que j’ai découvert lors de concerts, des groupes locaux des endroits où je me rends pour le travail et que j’entends par hasard et des CD d’opera et de symphonies, la plupart chez Deutsche Gramophon.

      Dans le même temps, je n’ai téléchargé aucune musique et aucun film.

      Pourquoi ? Tout simplement, rien de ce que j’entends à la radio ne m’attire. Il y a une uniformisation de la musique qui en elle même tue le commerce. Et aussi la creation. J’adorais les voyages musicaux proposés par Hector Zazou, je ne les trouve plus. Par contre on me met devant les yeux un tas de chanteurs qui proposent des titres qui ne m’interessent pas du tout.

      Donc je n’achète pas. C’est aussi simple que cela. Surtout quand on voit le prix d’un CD hors promotion maintenant.

      Je constate simplement que les CD vierges et les DVD vierges que j’achète pour stocker mes propres photos (oui je fais de la photo, mais mon niveau est celui de tout le monde, qu’importe, ce sont mes images et mon oeil) sont taxés au titre de la création. Soit. J’aimerais que dans ce cas ce ne soient pas les artistes dont on me propose les albums et qui ne m’interesent pas du tout qui profitent de ces subventions. Mais réellement des artistes créatifs.

      On veut taxer le téléchargement par internet... Soit. Je télécharge par ce biais des DVD ou des CD professionnels que je grave. Ces logiciels sont créés par des chercheurs de mon entreprise (ce sont des systèmes informatiques de controle qualité), je les utilise chez nos clients. J’ai du mal à comprendre pourquoi des artistes gagneraient de l’argent sur notre travail. Et en plus deux fois : une fois lors du téléchargement et une fois lors du gravage, voire même une fois lors du stockage avant gravage puisque les disques durs sont aussi taxés.

      Je n’ai rien contre une contribution générale à l’art (oui au fait, pourquoi seulement la musique ou le cinéma ? il y a les photographes, les auteurs de romans etc..), mais dans ce cas pourquoi ne nous montre t on pas l’exemple ? Pourquoi avoir fait baisser le budget de la culture (en pourcentage) ?

      Le gros problème, c’est que l’argent récolté va servir à renflouer les majors, mais je ne vois pas le retour vers les "petits" auteurs

      amicalement

      Chris

       


    • K K 21 juin 2008 16:34

      Et en ce qui concerne le détournement par les FAI et les opérateurs téléphoniques, je ne m’est ime pas responsable de leur politique. Je ne les utilise que pour la bande passante qu’ils me fournissent, pas pour le contenu qu’ils me proposent.


    • K K 21 juin 2008 16:36

      j’ai toutefois bien entendu vos arguments dès la première lecture et j’ai noté + tant pour l’article que pour votre réponse


    • Marduk 21 juin 2008 16:39

      Ne faissons pas des conclusion attive il n’y a pas de preuve que le téléchargement a une influence sur la baisse des vente en faisant une recherche rapide on peux facilment trouver des étude très intérrsante
      http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39147484,00.htm
      Je pense que le principal probléme c’est la répartition des révenue dans le monde de la musique comme on peux le voir la
      http://www.121musicblog.com/music-biz/ventes-de-musique-en-ligne-la-repartition-financiere.html
      L’autre probléme c’est de vouloir toujours plus diminué la liberté des acheteur (drm, rootkit ... ) et un prix de la musique en ligne complétement injustifié pour des fichier compréssé.
       


    • K K 21 juin 2008 19:35

      c’est exact que les plus gros téléchargeurs que je connaisse sont aussi ceux qui ont le plus de CD et de DVD.


    • Pelletier Jean Pelletier Jean 21 juin 2008 20:29

      Chris

      Je ne suis pas rentre dans les détails mais les écrivains touchent sur la copie privée (sofia) et les photographes aussi. cela vaut la peine de se renseigner dans le détail. En tout cas ce ne sont pas les majors qui sont destinataires de ces fonds amicalement jean


    • Pelletier Jean Pelletier Jean 21 juin 2008 21:28

      marduk,

       

      vous avez raison les études ont démontrè que la baisse des ventes n’était pas dûe exclusivement au phènomène du téléchargement : que le coût très élevé de vente des CD, au moment du passage du vinyl au CD, totalemnt injustifiè, a été un facteur aggravant et enfin que la "politique" de l’album bien souvent composé de "nanars" pour un ou deux titres qui en valaient la peine a édétourné une partie du public.

      mais néanmoins les téléchargement "illégaux" sont bien la source du dynamitage des circuits éconiomiques tels qu’on les connaissait jusqu’ici ;

       

      bien à vous.

       

      jean


    • gojul 22 juin 2008 19:18

      Quand on voit que les "preuves" ne sont constituées que de relevés IP et qu’il est très facile de trafiquer une adresse IP d’un client de Peer To Peer ou BitTorrent, on risque d’arriver à de magnifiques procès Kafkaïens.

       

      Mais n’est-ce finalement pas le souhait de ce gouvernement, que de mettre en prison tous ses opposants potentiels de façon à mettre en place un culte de celui qui habite le palais de l’Elysée ?


    • Yannick Harrel Yannick Harrel 21 juin 2008 16:54

      Bonjour,

      L’industrie culturelle a loupé une marche dans son modèle économique et elle souhaite le faire payer à des tiers n’ayant que peu de rapport avec la chute de leurs bénéfices. La licence globale était la meilleure des solutions mais l’imbécilité et la courte vue des majors ont tout fait flancher. Maintenant il est question d’une licence globale... pour pallier la suppression de la publicité sur les chaînes publiques : un gag ? Non, l’une des solutions préconisées de la Commission Copé.

      Je passe sur les problèmes techniques que cela va engendrer et sur l’inégalité de traitement indue d’une telle mesure. Pour le filtrage, ça sera un pas de plus vers des modèles politiques que l’on décrie ailleurs. D’ailleurs filtrage ou flicage ? Dorénavant la différence est des plus ténues...

      Cordialement


      • Pelletier Jean Pelletier Jean 21 juin 2008 21:31

        yannick,

         

        Vous avez raison la "licence globale" aurait permis de règler en partie le problème à moindre mal, mais les industriels du disque ont adopté une attitude conservatrice et réactionnaire dont ils sont en train d’’êtrer les victimes entrainant les artistes dans leur chute c’est bien ce qu’il y a de plus pitoyable dans cette hsitoire !.

         

        bien à vous.

        jean


      • Forest Ent Forest Ent 21 juin 2008 21:31

        Les dés sont jetés depuis 2006. Nous assistons maintenant au spectacle. Seule la faillite complète des "industries" musicales et cinématographiques permettra de repartir sur de nouvelles bases. Attendons encore un peu.

        Il n’y a aucun dialogue possible. Nous avons essayé de 2000 à 2005, sans succès. "L’industrie" a décidé de partir en guerre contre les "pirates", c’est à dire la partie de sa clientèle la plus jeune, dynamique, intéressée par la musique et la technologie, ..., son coeur de cible, quoi.

        J’avais autant que l’avais pu jusqu’à la DADVSI tenté de proposer des solutions raisonnables. En 2006, l’UMP de Sarkozy m’a clairement signifié qu’elle me prenait pour un con, moi et tous les autres gens intéressés par le sujet. Depuis, je dois dire que je trouve les communiqués financiers du style "-20% en 2007" voisins de l’orgasme. La disparition de la MPAA sera la jouissance absolue.

        Quelques informations sur ces secteurs d’activité, et les relations que Sarkozy y entretient ; dans "la forêt des médias" :

        http://forestent.free.fr/


        • Pelletier Jean Pelletier Jean 21 juin 2008 21:37

          Forest ent,

           

          difficile de se réjouir avec toi sur cette disparution des industrie de la musique et de l’audiovisuel .... car ce sont les auteurs et les artistes qui vont en payer le prix fort et toute la création culturelle avec.

           

          certes la droite avec Sarkosy a soutenu cette politqiue mais elle mène à un dèsastre et quand je vois la ,pitoyable minsistre (sinistre) de la culture prètendre qu’avec HADOPI (la riposte garduèe) elle va diminuer le ,piratge de 80 % j’ai honte devant tant d’incompètence.

          bien à toi.

           

          Jean


        • Forest Ent Forest Ent 22 juin 2008 15:59

          ce sont les auteurs et les artistes qui vont en payer le prix fort

          Ce sont aussi les seuls qui survivront au crash, après disparition des industriels, des promoteurs, des managers, des consultants, des "communicateurs", et, j’en suis bien désolé, des gestionnaires de droits. Les seuls qui soient indispensables à la musique sont les musiciens, et ce ne sont de loin pas les plus nombreux dans le "business".

          Un petit coup de Neil Young :

          Out of the blue
          and into the dark.
          They gave you this
          and you paid for that.
          When you’re gone
          you can’t come back.
          Out of the blue
          and into the black.

          There is more to the picture
          than meets the eye.
          Rock and roll can never die.


        • Forest Ent Forest Ent 22 juin 2008 16:20

          52 artistes soutiennent la loi contre le téléchargement illégal

          Johnny Hallyday, Francis Cabrel, Jean-Jacques Goldman, Rachid Taha, Bernard Lavilliers, Pascal Obispo, Diam’s, Maxime Le Forestier, Arthur H, Jenifer et M’Pokora ...


          http://www.lemonde.fr/culture/article/2008/06/22/52-artistes-soutiennent-la-loi-contre-le-telechargement-illegal_1061449_3246.html


        • Pelletier Jean Pelletier Jean 22 juin 2008 17:47

          forest ent

           

          si les sociètès de gestion de droit ne sont pas exemptes de critiquesj ’aimerai que tu m’expliques pour quelles raisons tu les mets toutes sur le même pied et en connivences avec les industriels.

          tu penses vraimment que la SACEM c’est la même chose que la SACD et la SCAM ou la PROCIREP et SOFIA ? et bien sûr l’Adami ou la SPEDIDAM...

          el SPPF ...pour les producteurs ou l’ARP ?

          je ne suis pas bien sûr que tu en connaisses toutes les fonctionalités et toutes les histoires.

          je t’assure que grâce à elles toutes ce sont des identifications d’oeuvres qui sont faites, des drois distribués et depuis quelques années grâce à des accords de réciprocité ce sont des droits qui sont collectés à l’international.

          S’il faut veiller à ce que leurs frais de gestion ne soient pa

          s trop important.. elles jouent toutes un röleimportant qui mérite que l’on s’y arrête un peu pour y voir de plus près.

          Quant aux artistes qui ont signé la pétition ce sont tous de gros toucheurs très liès aux majors de la musique et qui ne comprennnent pas grand chose ni à Internet, ni au droit à la propriété intellectuelle.

           

          Bien à toi.

           

          Jean

           


        • Forest Ent Forest Ent 22 juin 2008 20:00

          j ’aimerai que tu m’expliques pour quelles raisons tu les mets toutes sur le même pied et en connivence avec les industriels.

          Où ai-je écrit cela ? J’ai juste dit qu’elles affrontaient le même risque de disparition. En ajoutant même que j’en étais "désolé".

          Je reste à penser qu’elles auraient eu un très beau coup à jouer en 2005 en soutenant la licence globale, comme l’a fait la Spedidam. Mais la SACEM n’en avait sans doute pas la "liberté".


        • Leekid 24 juin 2008 12:21

          @l’auteur :

          "difficile de se réjouir avec toi sur cette disparution des industrie de la musique et de l’audiovisuel .... car ce sont les auteurs et les artistes qui vont en payer le prix fort et toute la création culturelle avec."

           

          Les industriels ont besoin des artistes, et non l’inverse. Certaines pointures du rock commencent déjà à s’émanciper (Radiohead, NIN...) de ce système désuet et injuste, pendant qu’une horde de jeunes artistes fonctionne déjà en totale liberté grace aux myspace, aux p2p ou autre communautés musicales. Les mélomanes doivent s’affranchir des réseaux traditionnels des majors s’ils veulent de la diversité musicale. Cette diversité existe bel et bien, en qualité et en nombre largement supérieur à l’offre légale des industriels...

          En attendant, voici aussi pourquoi certains musiciens ne veulent pas/plus entendre parler des majors qui les enferment dans des contrats iniques tout en les spoliant de l’essentiel des revenus générés par leur musique.

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