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Accueil du site > Actualités > Politique > Le prolétariat français s’en va t’en guerre !

Le prolétariat français s’en va t’en guerre !

La guerre de classe se prépare dans la France tout entière. Mai 1968 sera-t-il revisité ? Mai-2016 sera très différent même si comme en Mai-68 les jeunes chômeurs, les étudiants, de nombreux représentants de la petite bourgeoisie saqués, sont sur la brèche, prêt à donner le coup de pavé...

anticipant leurs conditions de futurs salariés paupérisés, et leurs conditions de chômeurs en devenir, dans cette société en déliquescence avancée. Mais en Mai 2016, parions que le prolétariat sera de la partie et cela marquera toute la différence.

La bourgeoise fait jouée de la matraque, du juge et de la police, de l’attentat terroriste manigancé, de l’état d'urgence, de la bureaucratie syndicale négociatrice et liquidatrice, de la go-gauche éclectique, « laïciste » et surtout réformiste – toujours prête à se vendre pour une subvention à leur ONG – ainsi que de pseudo analystes, tous mis à contribution par le pouvoir économique, politique, étatique, médiatique pour mystifier, multiplier les embardées et disperser les efforts pour résister à la loi El-Khomri honnie.

Pourtant, le mouvement ouvrier se lève tout doucement, son avant-garde étant au premier rang, les jeunes et les étudiants, que des leaders improvisés tentent de canaliser vers d’autres objectifs alambiqués, que le prolétariat doit rejeter. Les petits « Dany le Rouge » et autres arrivistes, de tristes renommés, commencent à pavoiser. Jeunes enragés des quartiers délabrés, rejetez ces portevoix auto-proclamés et ces portefaix imposés. Les manifestants ont déjà donné un certain mois de Mai-68. Il n’en reste rien aujourd’hui de ces soulèvement passés, monopolisés par la petite bourgeoisie épouvantée. Aujourd’hui l’objectif du prolétariat est simple, faire reculer le patronat et son État. 

L’objectif est unique, le rejet sans compromission du projet de loi El-Khomri. Encore une fois l’état d’avancement de la crise a contraint le capital multinational sévissant en France et en Europe, à désigner le prolétariat de France comme protagoniste de l’affrontement de classe en Occident. La crise économique systémique du mode de production capitaliste exige que le prolétariat des pays industrialisés renonce aux quelques avancées qu’il avait arrachées au cours des années de productivité élevée. Ce ne furent jamais des « acquis » mais des privilèges qu’aujourd’hui la bourgeoisie voudrait retirer légalement (par la loi) après les avoir grugés-minés sur les lieux de travail conventionnés. La petite bourgeoisie se sent menacé dans ses emplois et dans ses gages de moins en moins assurés. Le prolétariat, lui, vit cette illégalité des contrats de travail dévalorisés depuis des années. Le patronat voudrait légaliser par son État, ce qu'il pratique déjà ouvertement. 

C’est que maintenant que les mêmes gains de productivité sont généralisés dans le monde entier, le prolétariat des pays d’Occident doit rétablir sa « compétitivité et sa profitabilité » répète le patronat, en sacrifiant les services sociaux (assurés par la petite bourgeoisie - vous comprenez maintenant d’où vient la menace pour les petits-bourgeois), en abaissant les salaires de tous les employés, en minant les conditions de travail – généralisant la précarité et la compétition à l’emploi – afin de rétablir les conditions de valorisation de la plus-value, les conditions de compétitivités ayant prévalues dans les sociétés occidentales au XIXe siècle. Il s’agit bien d’une dégénérescence du capital entrainé dans la panade par la crise économique systémique du capitalisme.

La réputation de résistance percutante du prolétariat français lui a valu d’être désigné, par le grand capital international, pour ce grand affrontement continental. Le prolétariat grec, le prolétariat espagnol et le prolétariat italien ayant échoué à faire reculer le capital internationalisé, voici que ce dernier ose s’attaquer au prolétariat français retranché. Pour la postérité, le prolétariat de France doit faire face – sans hésiter – sans négocier – pour sa survie, à bas la loi El Khomri

Dans cet immense engagement, le contingent français de la classe ouvrière internationale mène la charge au nom des prolétaires du monde entier. Les projets capitalistes de surexploitation barbare périront en France où nous devrons reprendre là où nos camarades français auront abandonné.

Grève générale illimitée pour stopper la Loi Travail honnie.

Prolétaires du monde entier unissons-nous contre les ambitions de surexploitation du capital mondial et contre leurs affidés politiques stipendiés, en France et dans le monde entier.

 

  L’ARTICLE EST AUSSI DISPONIBLE À CETTE ADRESSE

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/mai-2016-le-proletariat-francais-sen-va-ten-guerre/

 


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55 réactions à cet article    


  • jef88 jef88 2 avril 12:52

    En mai 68, les travailleurs de base (j’en étais) ne voulaient pas la grève !

    MAIS !
    la SNCF était en grève !
    les raffineries de pétrole bouclées
    DONC !
    plus d’approvisionnements dans les usines, elles ont fermé (je l’ai vécu) et au lieu de subir un chômage technique les syndicats se sont déclaré en grève le lendemain ! ! !
    cela faisait le jeu des ricains qui voulaient démolir De Gaulle ..............

    ACTUELLEMENT !
    les étudiants sont en tête des manifestations
    QUI LES DIRIGENT ? ? ?

    • mmbbb 2 avril 13:10

      @jef88 68 est une greve de bourgeois : Con bendit Glusmann et consorts meme origine que Trotski . Con Bendit le cas qui s’est admirablement bien coule dans les institutions une grande gueule qui n’a su que semer le trouble .


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 2 avril 15:18
      @mmbbb

      Le problème avec ces fumistes n’est pas qu’ils aient semé le trouble. Ce sont le étudiants et les jeune qui ont comme vous dites « semés le trouble » - qui ont résisté à l’État bourgeois, mais en appelant à l’État bourgeois pour sauver la mise - oubliant que l’esclave ne mord jamais son maître.

      L’État bourgeois n’était pas la solution à l’exploitation et à la crise bourgeoise mais son agent stipendié et asservit.

      À partir du moment où le prolétariat ne bougeait pas comme il est dit ci-haut - seul le réformisme petit-bourgeois restait en piste - La petite-bourgeoisie ne fera jamais de RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE - ce n’est pas sa vocation sociale - Elle doit sagement se mettre sous la direction du PROLÉTARIAT et tant qu’elle refusera elle passera d’une réformette à une autre jusqu’à la GRANDE DÉPRESSION - LA GRANDE GUERRE PUIS UNE UTRE.

      Robert Bibeau. Producteur Les7duQuébe.com



    • Ouallonsnous ? 2 avril 18:05

      @Robert Bibeau

      Le problème avec ces fumistes est qu’ils ont démoli déjà beaucoup de « l’exception française » pour ce qu’ils ont détruit du tissu social et solidaire ; l’urgence des urgences est de nettoyer de ses profiteurs et autres immondices les écuries d’Augias que sont devenues les institutions de la République !

      Exit le fantoche de l’Elysées et son gouvernement aux ordres de l’étranger UE/OTAN, dehors les imposteurs qui prétendent nous représenter à l’AN et au Sénat, désiono-faschisation de la haute administration, de l’armée et de la police, etc...

      Quelles que soient les différences avec mai 1968, c’est en revenant aux fondamentaux de la République, en fait en abrogeant toutes les fausses réformes et les traités passés depuis Pompidou Giscard d’Estaing, et en amendant la constitution en partant de sa formulation de 1958 et lui ajoutant les principes du programme du CNR de 1944 actualisés, que notre pays pourra revenir à son niveau d’excellence tant sur le plan national qu’international !


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 2 avril 20:37
      @Ouallonsnous ?

      Cher ami Tu fais fausse route. L’Histoire ne revient pas en arrière. Si tout ce que tu décris très justement s’est produit au temps de de Gaule, Pompidou, Giscard et les autres Mitterrand et Hollande c’est que cela était nécessité économique - le mouvement de développement capitaliste vers l’impérialisme universel nécessitait ces choses et nul ne pouvaient s’y opposer ou s’y soustraire - à preuve le soi disant « exceptionnalisme français » (ici je te révèle un secret dans chaque ays on dit qu’il y a un exceptionnalisme nationale ( smiley Bref, les politiciens bourgeois sont TOUS sans exception des polichinelles au service de l’État des riches et des riches - et s’ils ne font pas leur travail les riches les changes aux élections suivantes ou même sans attendre - les électeurs sont des manipulés inconscient.

      Ce n’est pas la République bourgeoise capitaliste qu’il faut sauver - il faut au contraire la détruire et instaurer le pouvoir DE LA CLASSE PROLÉTARIENNE ET SURTOUT un nouveau mode de production - pas celui en URSS ou en Chine - on sait ce qu’il en est advenu - un mode de production prolétarien que Marx a appeler communiste peu importe le nom.

      Robert Bibeau. Producteur Les7duQuébec.com
       

    • Ouallonsnous ? 3 avril 00:01

      @Robert Bibeau

      Merci de compléter et terminer mon post !


    • Alren Alren 3 avril 20:23

      @jef88

      cela faisait le jeu des ricains qui voulaient démolir De Gaulle ...

      Et donc cela ne faisait pas le jeu des soviétiques qui appréciaient l’indépendantisme de De Gaulle (fermeture des bases US en France, retrait du commandement unifié de l’OTAN défense nucléaire tous azimuts, discours de Pnom Penh contre l’ipérialisme (US évidemment) et de Québec pour la « liberté » de la Belle Province etc.)

      Ils ont donc ordonné au PCF, soumis à leur autorité par le biais du Kominform de freiner le mouvement politique et par le biais de la ’’courroie de transmission’’ des volontés du parti au prolétariat, je parle de la CGT d’alors de le détourner en revendications syndicales.

      Le rusé Pompidou comprit la manœuvre et s’empressa de lâcher du lest dans les négociations qu’il ouvrit aussitôt, sachant que l’inflation reprendrait rapidement les avantages financiers obtenus et qu’une longue obstination permettrait de reprendre les avantages sociaux. Il serait d’ailleurs étonné, aujourd’hui, de voir combien sa ruse a réussi !



    • CN46400 CN46400 3 avril 20:39

      @Alren


       Merci pour votre roman, et pendant ce temps la main de ma soeur se promenait dans la culotte d’un zouave....

    • Ouallonsnous ? 4 avril 17:14

      @Robert Bibeau

      Merci de compléter et terminer mon post !

      "instaurer le pouvoir DE LA CLASSE PRODUCTRICE un nouveau mode de production, un mode de production prolétarien que Marx a appeler communiste peu importe le nom."


    • Alren Alren 5 avril 12:33

      @CN46400
       Merci pour votre roman, et pendant ce temps la main de ma soeur se promenait dans la culotte d’un zouave...

      Vos arguments sont très forts et ne sentent pas du tout le ’’révolutionnaire’’ sourd à tout ce qui n’est pas son dogme, espèce qu’on trouve à foison au PCF.

      J’ajoute, pour faire bonne mesure, que la CFDT d’alors, enfermée dans l’illusion stupide de la co-gestion avec le patronat, première étape avant l’utopique autogestion, limitée pour chaque travailleur à son entreprise, ne voulait pas non plus d’une transformation radicale de la société française.

      J’ajoute également que les dirigeants soviétiques d’alors avaient une grande connaissance de l’histoire révolutionnaire française et craignaient peut-être la survenue en France d’un socialisme plus authentique que l’étatisme monopartidaire autoritaire et impérialiste russe qui régnait dans l’URSS de Brejnev.


    • CN46400 CN46400 2 avril 13:17

       Je note que vue depuis Québec, mai 68 est un peu déformé. Pas de chômage en 68 en France, mais des jeunes, et des anciens, qui voulaient être mieux payés....Soit un détail qui fait que 2016 ne sera pas 68


        Aujourd’hui le capital occidental ne peut plus, durablement, bloquer la baisse tendancielle des profits par l’innovation ou des acrobaties commerciales. Pour entretenir ses marges, il se rabat sur la baisse du prix de la force de travail. Mais comme le meilleur outil pour cela, le chômage, est déjà trop voyant, il veut, comme en Allemagne ou en Angleterre, le camoufler derrière du travail partiel et précaire.

        C’est le but de la loi El Khomri, mais si j’en juge par ce que j’ai vu jeudi dernier dans ma province, les jeunes, prolétaires en particuliers, bien plus mobilisés que d’habitude, ont pigé la manip......

      • Robert Bibeau Robert Bibeau 2 avril 13:34
        @CN46400

        Vous ne lisez pas le texte monsieur - Vous imaginez un texte

        TOTALEMENT D’ACCORD Mai 2016 - ne sera pas Mai 1968 sauf sur un point précis que j’identifie dans mon article.

        Pour le reste vous avez raison et la fin de votre texte montre que vous percevez la différence - ET ATTENTION LE PROLÉTARIAT FRANÇAIS NE S’EST PAS ENCORE MIS EN MARCHE MASSIVEMENT - VOUS VERREZ LA DIFFÉRENCE.

        Robert Bibeau. Producteur Les7duQuébec.com

         

      • CN46400 CN46400 2 avril 13:58

        @Robert Bibeau

        Désolé mais ce n’est pas moi qui ait écrit : « même si comme en Mai-68 les jeunes chômeurs,(...) » 

         En 1968 en France il n’y avait pas de « jeunes chômeurs »...... Ni des vieux non plus !

      • Robert Bibeau Robert Bibeau 2 avril 15:03
        @CN46400

        Tu te trompes CN

        Il est vrai que les jeunes chômeurs et les vieux chômeurs étaient largement inférieur au nombre actuel - effectivement - le capitalisme sans armée de réserve au chômage - ça n’existe pas. Il y a crise capitaliste quand ces nombres explose mais en temps « ordinaires » entre deux crises il y a tout de même des chômeurs toujours des chômeurs 

        Sorry 

        Robert Bibeau Producteur Les7duQuébec.com



      • CN46400 CN46400 2 avril 16:54

        @Robert Bibeau


        Reste qu’en ces temps là, tu pouvais, dans la région parisienne demander ton compte le vendredi et retrouver un autre patron le lundi avec un meilleur salaire parfois. Mais, évidemment çà ne pouvait pas durer autant que les impôts...Et puis il y avait de l’inflation, d’où un décalage permanent entre les prix en hausse rapide et les salaires en omnibus, d’où le rattrapage de « mai 68 »....

      • Robert Bibeau Robert Bibeau 2 avril 20:22
        @CN46400

        Pose toi la question QU’EST CE QUE L’INFLATION ? QUI CONTRÔLE L’INFLATION ? DANS QUEL BUT ?

        De fait, 1968 - les années soixante en fait, fut une époque de hausse de productivité importante et d’expansion économique dans le monde occidental capitaliste. Cette expansion économique fournissait du travail aux ouvriers - quoique un certain taux de chômage s’est toujours maintenu - le capitalisme ne connaît pas le plein emploi - le problème se posait surtout pour les jeunes diplômés qui sortaient des écoles par milliers - et qui ne souhaitaient pas se retrouver journalier bardé de diplôme.

        Les accords de Grenelle leur a donné satisfaction tout en laissant un peu de l’immense plus-value produite aux ouvriers qui se sont calmés. Ils ne s’étaient pas soulevés violemment de toute façon.

        Aujourd’hui je l’écris dans l’article - les hausses de productivité sont mondialisées si bien que l’ouvrier chinois sous payés produit autant que l’ouvrier français. Il faut donc détruire les conditions de revenus de l’ouvrier français pour les ramenés à celles d’avant 1968. Voilà pourquoi 2016 ne peut pas être 1968.

        Robert Bibeau. Producteur Les7duQuebec.com

      • lsga lsga 2 avril 22:17

        @CN1984 Arrête de regarder les chiffres du « chômage » qui ne veulent rien dire, et dont le calcul varie en fonction du pays et des intérêts de la bureaucratie.

        Il faut plutôt prendre l’inverse du taux d’emploi.

        En 68, la majorité des femmes ne travaillaient pas, le taux d’emplois était donc à peine supérieur à celui d’aujourd’hui.


      • CN46400 CN46400 3 avril 08:32

        @lsga


         Ne peut être considéré comme en situation de chômage que la force de travail inemployée qui est disponible sur le marché du travail et, qui, de ce fait, tend à tirer à la baisse le prix de la force de travail. Ca n’est pas le cas des femmes qui, volontairement, se cantonnent au KKK allemand (enfant, cuisine et église...) et qui, en 68, étaient effectivement, en France, plus nombreuses qu’aujourd’hui.

         Par contre, nombre de caissières des grandes surfaces à temps partiel, ne sont pas considérées comme chômeuses (catA) alors qu’elles voudraient travailler à plein temps et que, de ce fait, elle pèsent pourtant à la baisse sur le prix de la force de travail. C’est cette fonction que voudrait étendre davantage encore la loi Khomri. Moins de chômage officiel mais plus de pression, à la baisse, sur le prix de la force de travail ! 

      • Robert Bibeau Robert Bibeau 3 avril 13:36
        @CN46400

        Voilà de l’analyse sérieuse et portant sur les « vrais affaires » comme on dit au Québec.... l’essence de l’essence - Chômage taux d’emploi - population active versus population inactive on peut jouer sur les chiffres au total c’est la production nationale - en hausse ou en baisse qui détermine la richesse sociale disponible à distribuer aux différentes classes sociales.


        Ce qui nous distingue nous révolutionnaire prolétarien des réformistes de la go-gauche syndicale, communiste ML, et autres c’est que nous disons inutile de se battre pour une distribution différente de la richesse, réforme impossible à long terme - abolissons plutôt ce mode de production inégalitaire par essence et construisons un nouveau mode de production égalitaire par essence.

        Robert Bibeau Producteur Les7duQuebec.com 

      • foufouille foufouille 2 avril 13:25

        ce qui est amusant est que le patronat cotise en tant que non salarié très souvent. ce sont donc les salariés qui payent leur retraite.


        • Robert Bibeau Robert Bibeau 2 avril 13:39
          @foufouille

          Fafouille que l’arnaque prenne la forme que vous décrivez ou qu’elle prenne d’autres formes PEU IMPORTE - la classe prolétarienne est seule à produire de la valeur alors elle seule finance la retraite de quiconque vit en France et reçoit un chèque de sa mutuelle, de l’État, de tout autre organisme

          Prolétariat de France = 100% de la richesse produite et donc redistribuée aux retraités, aux lumpens, aux assistés, aux petits-bourgeois assurant les services et aux milliardaires

          Robert Bibeau. Producteur Les7duQuébec.com


        • foufouille foufouille 2 avril 13:48

          @Robert Bibeau
          je ne suis pas d’accord car au départ l’argent est celui du créateur qui peut très bien travailler seul. c’est rare. il faut aussi des consommateurs avec de l’argent. ce qui fait une boucle comme l’oeuf et la poule. dans le futur, ce seront les machines qui produiront donc plus de prolos. soit euthanazié soit un revenu universel.


        • Robert Bibeau Robert Bibeau 2 avril 15:07
          @foufouille

          Fafouille - fafouille D’où vient l’argent - le capital initial - du CRÉATEUR (j’imagine que tu n’as pas Dieu le créateur en tête) mais le capitaliste initial qui d’artisan se transforme en capitaliste industriel ???


          D’où vient le capital du créateur camarade ????

          Robert Bibeau Producteur Les7duQuébec.com



        • foufouille foufouille 2 avril 16:12

          @Robert Bibeau
          ça peut venir de nulle part, gratuit. il suffit juste que l’acheteur puisse acheter. mais l’idée de départ vient bien du créateur. ensuite si il veut beaucoup d’argent ou autre, ce sera le travailleur qui fournira la valeur en produisant. sans brevet comme dans le monde la ecig par exemple, tout le monde peut copier et améliorer la conception de départ. si tu lis l’anglais et a internet tu es effectivement libre de choisir ce que tu achètes. c’est un cas à part qui ne dure pas en général. les logiciels GNU ne le restent pas toujours.


        • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 2 avril 13:30

          «   le prolétariat des pays d’Occident doit rétablir sa « compétitivité et sa profitabilité »répète le patronat, »


          Je n’ai jamais entendu le patronnat parler du « prolétariat » !
          Merci de citer vos sources, c’est trop rigolo.

          • Robert Bibeau Robert Bibeau 2 avril 13:45
            @M de Sourcessure

            Évidemment que vous n’avez aps entendu le PATRONAT dire que VIA SON ÉTAT il attaque la classe prolétarienne. Même que les journalistes et les universitaires à la solde nient que LE PROLÉTARIAT FRANÇAIS EXISTE - la richesse pousserait dans les arbres selon eux.

            Le patronat parle des agents économiques, des salariés qui vivent au crochet des banquiers selon eux. Libre à vous de croire leurs sources .

            Mes sources 5 millions d’ouvriers français dans des usines surproductives - tellement surproductives que les marchés ne parviennent pas à absorber les marchandises en surplus - les invendus. Alors il faut saquer et précariser et baisser les salaires VOILÀ mes références .

            Robert Bibeau Producteur. Les7duQuébec.com



          • CN46400 CN46400 2 avril 13:46

            @M de Sourcessure


            D’après le Manifeste de Marx, une partie du patronat est destiné à tomber dans le prolétariat, vous ajoutez un clavier et 8000km de fibre optique et voilà le résultat...

          • marceau2 (---.---.53.92) 2 avril 18:11

            -Désoeuvrement, médiocrité intellectuelle, manipulation idéologique sont le terreau de ces manifs.

            -Les types ont le choix entre le chômage (la situation actuelle) et la précarité (la situation à venir), ils refusent la précarité, ils auront donc le chômage !


            • CN46400 CN46400 2 avril 18:19

              @marceau2


              Enfin un bourgeois qui reconnait que l’extension de la précarité est le but de cette loi. Dommage que Hollande ne vous suive pas dans sa quête de vérité. Il est, parait-il, à 15%, ce petit effort lui permettrait sans doute de faire jaillir le pétrole....

            • Aristide 3 avril 12:58

              @CN46400


              Moi qui croyait que tous ces sondages n’avaient aucune valeur ... ;

              • Robert Bibeau Robert Bibeau 2 avril 20:41
                @straine

                No coments sorry


              • christophe nicolas christophe nicolas 2 avril 20:49

                @straine

                C’est tellement vrai que ceux qui ont voulu l’idiocratie ont fini par tomber dedans. 

              • straine straine 3 avril 01:47

                @Robert Bibeau
                tsy lehibeny olana  smiley


              • lsga lsga 2 avril 22:11

                Mai 68 ? Mars 71.


                • Anthrax 3 avril 10:01

                  @Robert

                  Je crois que ton analyse part sur de mauvaises bases :
                  - Le prolétariat, au sens marxiste, n’existe plus en France, du moins les prolétaires ne se reconnaissent pas comme tels même si, numériquement et sociologiquement ils sont bien là.
                  - En mai 68 le mouvement s’opposait à une société cadenassée et bien pensante mais on ne parlait pas conditions de travail, formation etc. 68 était théorique et philosophique. Le mouvement d’aujourd’hui est un mouvement d’insiders qui ont seulement peur de perdre les avantages que leur position et celle de leurs parents leur avait acquis. 
                  - Il n’y a aucun leader charismatique au mouvement, ce n’est pas le facteur has been et la timbrée militante professionnelle qui essaient de se raccrocher au truc qui va fédérer tout ça. On est très loin des Krivine, Geismar etc...
                  - Pour faire une révolution il faut des ventres vides, comme disait Castro. Ce n’est pas le cas en France même si tout le monde ne mange pas à sa faim.


                  • CN46400 CN46400 3 avril 11:29

                    @Anthrax


                    « Le mouvement d’aujourd’hui est un mouvement d’insiders qui ont seulement peur de perdre les avantages que leur position »

                    85 % des nouveaux embauchés le sont en CDD. En clair , essaie de trouver une location, de faire un emprunt pour acheter une bagnole avec çà...


                  • Aristide 3 avril 11:58

                    @CN46400


                    Et 80% des emplois le sont en CDI. Le taux d’emplois en CDD est stable autour de 12% depuis 2000.

                    Flux et stocks, cela dit quelque chose ? Les CDD sont transformés en CDI pour ceux qui font l’affaire. Qu’il existe des employeurs qui exploitent le statut de CDD en place de CDI est un fait.

                    Bien heureusement, le CDI est la norme en France. Les personnes les mieux formées sont celles qui restent le moins en CDD.

                    C’est un constat :
                    - le CDI est la norme
                    - le CDD n’a pas évolué en nombre depuis 2000
                    - le niveau de formation influe directement sur l’embauche rapide en CDI.

                  • Robert Bibeau Robert Bibeau 3 avril 12:40
                    @Anthrax

                    Il est rafraichissant de lire un commentaire réfléchi, complètement erroné, mais élaboré - structuré présentant une ligne directrice que nous allons commenté, car cela en vaut la peine.

                    1) FAUX, le prolétariat existe bien en France comme vous l’admettez vous-même dans la deuxième partie de votre phrase. Qu’ils ne se reconnaissent pas pour tel - VOUS avez raison. Ceci signifie qu’ils ne sont pas une classe sociale pour soi - mais seulement une classe sociale en soi - inconsciente « numériquement et sociologiquement » comme vous dites. C’est le rôle des révolutionnaires prolétariens de faire prendre conscience à la classe pour qu’elle devienne POUR SOI = POUR LA PRISE DE TOUT LE POUVOIR.

                    2) La révolte sociale de Mai-1968 n’était pas plus philosophique - théorique - psychologique - idéaliste que toute autre révolte sociale dans le monde ou/et en France. TOUTE révolte sociale est le résultat de la guerre de classe - de la lutte d classe qui se mène sur le front économique (ce que vous admettez en spécifiant que la révolte des jeunes étudiants était contre une société que vous qualifiez de CADENASSÉE c’est-à-dire ne leur offrant pas les emplois adéquat pour des diplômés universitaires petits-bourgeois). Que Mai-68 ait donné lieu à beaucoup de verbiage politico-philosophique pédant et futile ne prouve qu’une chose = l’origine de classe des révoltés. D’ailleurs la petite-bourgeoisie gagna son pari et les prolétaires qui n’étaient pas véritablement en action obtinrent quelques miettes au passage - LA PRODUCTIVITÉ EN USINE ÉTANT LARGEMENT SUFFISANTE.

                    3) Le mouvement actuel a d’autres origines de classe et surtout en termes de substrat économique en crise profonde. A) Les jeunes perçoivent depuis des décades que les horizons d’emplois se bouche de plus en plus pas des emplois d’universitaires petits bourgeois -LES EMPLOIS TOUT COURT PARTOUT DANS TOUS LES DOMAINES. B) La crise économique s’approfondie et ce n’est pas fini C) Ce que vous qualifiez - méprisant - d’insider - ce sont les millions de prolétaires qui ont déjà un emploi - mais our combien de temps encore et dans quelles conditions surtout. Ceux-là n’avaient pas bouger en Mai-68 parce qu’ils n’étaient pas concerné par les problèmes des petits-bourgeois... ILS N’ONT PAS D’AUTRE CHOIX AUJOURD’HUI QUE DE BOUGER OU DE PÉRIR.

                    4) J’avoue que je ne sais pas si le prolétariat répondra au défi que lui lance le grand capital international et s’il s’emparera de la pole position et s’il brisera l’assaut de l’ÉTAT FRANÇAIS CAPITALISTE contre leurs conditions de vie et de travail... Je le souhaite mais je sais que les syndicats sont puissants et traitres et qu’ils font rempart devant le capital afin de le protéger. Les ouvriers le savent aussi et sont hésitants à embarquer dans une guerre de classe où ils devront brisé à la fois les syndicats et les CRS et la justice et l’État bourgeois. Ca fait beaucoup.

                    5) OUBLIEZ vos Krivine et Dany le Rouge et autre merdeux de la go-gauche chiante - Vous ne pourrez avoir ce type de petits-bourgeois prétentieux prendre le lead du mouvement à présent. POURQUOI ? Pour la raison que je vous ai donné plus haut. La composition de classe des manifestants et les conditions économiques de la révolte sociale sont diamétralement opposés à Mai 1968. AUJOURD’HUI ce ne sont pas les universitaires qui se lèvent - ce sont les lycéens - majoritairement fils et filles de prolétaires et eux-mêmes futurs prolétaires. Que Krivine ou le pédophile Dany le Rouge tentent d’aller palabrer leur merde philosophique devant ces jeunes assaisonnées de quelques dizaines de milliers d’ouvriers - SURTOUT DES OUVRIERS NON SYNDIQUÉS dont non assujettis aux encadrements des services d’ordre policiers des syndicats véreux. Marx éloignez de nous tous ces merdeux d’orateurs ulcéreux petits leaders forgés par les médias bourgeois pour liquider notre lutte.

                    6) Je termine avec votre dernière phrase qui révèle votre origine de classe. OUI il y a des ventres vides - des stressés - des candidats au suicide - des ouvriers qui bossent 60 heures semaines et plus tout plein en France et ailleurs. Vous n’avez tout simplement aucune racine dans le prolétariat pour oser écrire des choses semblables. Le prolétariat français est socialement et économiquement et psychologiquement exploité et opprimé et il n’attend qu’une étincelle pour exploser. Sommes- nous rendu à ce point JE L’ESPÈRE


                    ROBERT BIBEAU. Producteur Les7duQuebec.com 

                     



                  • Aristide 3 avril 12:56

                    @Robert Bibeau


                    Et la révolution au Québec cela avance ? 

                    C’est assez savoureux de voir un québécois donner des leçons de révolution à ses potes révolutionnaires français. Et le plus smart, c’est cette description à la Zola de notre société.

                    Savoureuse conclusion sur l’étincelle qui va faire déborder le vase.

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