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Accueil du site > Actualités > Politique > Le PS a la possibilité de redynamiser la vie politique en scissionnant

Le PS a la possibilité de redynamiser la vie politique en scissionnant

Rocard pose une question simple : il demande au PS s’il veut être un parti politique porteur d’un projet de société (la sienne s’entend) ou s’il veut demeurer une écurie présidentielle.

Dans le second cas, il fera du « sarkosysme », c’est-à-dire il surfera durant les quatre années qui le sépare de 2012 sur les vagues porteuses de thématiques qui conditionnent le raisonnement des citoyens et qu’ils reformulent dans leur quotidien et dans les instances où ils participent et que les politiques reprennent dans leurs programmes, bref vous ferez du populisme, et vous musèlerez toutes expressions divergentes trouvant le débat d’idées et la revendication idéologique dépassés.

J’ai déjà eu l’occasion de le dire, je pense qu’une scission du PS serait un électrochoc salutaire à la vie politique française qui s’est installée dans la sclérose de l’unicité qui l’emporte tout droit vers le totalitarisme « entreprenarial », c’est-à-dire la société d’entreprise.

L’action de Bayrou qui va dans ce sens n’est pas de nature à représenter une force politique puissante avant longtemps, malgré son bon résultat à la présidentielle. Pourtant ce qui sépare les sociaux démocrates du PS des centristes du Modem n’est pas fondamental au point de ne pouvoir fusionner. Le socialisme se caractérisait par la lutte contre le capitalisme, ce qui à moins d’être un nihiliste n’est plus la caractéristique du PS aujourd’hui, et qui en est sa source de dissension.

Il ne s’agit pas de dénigrer les actions de ceux qui l’ont représenté dans les fonctions gouvernementales, car la nécessité de donner des repères nominatifs ne rend pas responsable les susnommés des échecs ou des succès dont on les accable ou les honore, et dont ils sont indéniablement des acteurs, mais pas des acteurs tout-puissants sur le déroulement de l’existence comme l’espéreraient tous ceux qui les élisent, se montrant en cela plus totalitaristes que démocrates, ce qui permet au passage de comprendre pourquoi les organisations très autoritaristes reçoivent tant d’échos.

Ainsi Bayrou ne serait plus seul pour entreprendre une rénovation de la politique de la loi du marché puisque c’est la même prétention que partagent les « sociaux démocrates » du PS.

Quant aux autres, il leur resterait à refondre la gauche composite et innover pour redonner la démocratie au citoyen pour faire court.

Car justement le caractère présidentiel qui s’affirme et se consolide comme irréversible nous sortira de la démocratie puisque sa référence d’organisation sociétale devient l’entreprise, et que l’entreprise n’est pas une organisation démocratique (nous l’avons vu avec la notation des ministres et secrétaire d’Etat, je pense même qu’ils devraient désigner des représentants du personnel puisqu’ils sont plus de dix).

Tout le monde peut comprendre que nous ne pouvons tout à la fois vivre durant la plus grande partie du temps dans une organisation totalitaire faite de rationalité comptable et de rythme mécanique sans que les hommes n’en soient influencés dans leurs comportements, dans leurs raisonnements et psychologiquement.

Cette situation n’est une nouveauté puisque nous vivons sous le joug du fait du prince depuis 1805. Sauf qu’avec l’avènement de l’idéologie socialiste, c’est-à-dire en opposition au libéralisme capitalistique, s’est développée l’espérance d’une autre existence.

En l’espèce, il ne s’agit pas de discuter de ses nuances politiques, dont on n’oublie pas les formes totalitaires qu’elle a revêtues, mais de dire qu’il existait une autre manière de penser l’existence et, de fait, une opposition à l’influence du totalitarisme entreprenariale.

La transformation du capitalisme qui s’est opérée depuis la fin des Trente Glorieuses n’est qu’un lifting de façade lié au développement des nouvelles technologies, tandis que ses fondements demeurent les mêmes et se sont accrus et même démocratisés dans une partie de la population par la fructification du capital de rente, jusqu’à celui salarial.

Or, le Parti socialiste, en reconnaissant la loi du marché dans le droit fil du déroulement de la victoire du capitalisme, a coupé la population socialiste de référence politique idéologique (conséquence des modifications des structures sociologiques, tertiarisation).

Le vote des alternances en est la plus claire illustration, comme certains commentaires sur Agoravox qui qualifient le PS de socialiste et parfois même de gauchiste, de quoi se tordre de rire.

La chute du mur de Berlin, qui a précédé l’effondrement du totalitarisme communiste, a laissé un vide idéologique que n’a pas pu remplir le PS passé dans la loi du marché (la question intéressante est de savoir où sont passés les votes communistes, puisque l’on ne les retrouve pas dans les partis dits d’extrême gauche).

Nous savons que la nature a horreur du vide, et je crois que l’on peut admettre que cet espace a été occupé par l’entreprise et la finance et que ce qui s’est développé est l’idéologie économique que j’appelle « l’économicologie », tandis que les politiques se sont occupés des faits divers qu’elle développait par ses injustices sociales et de thèmes hédonistes.

Aujourd’hui l’on peut constater que les Français élisent des dirigeants politiques auxquels l’entreprise « dicte » la conduite du pays, à l’opposé même de ce que furent les convictions socialisantes, l’émancipation par l’éducation et le progrès social.

La volonté du PS se prononce favorable à la loi du marché (Rocard, Delors), comme si cela constituait une fin en soi, alors que ce n’est qu’une tarte à la crème, car même quand le marché est libre il s’organise en des ententes pour fixer des prix.

Cet axiome n’est que de l’intégrisme car le marché est codifié et encadré par des montagnes de réglementation. C’est un attrape-nigaud ou mouche au choix, tout juste fait pour exclure ceux qui ne disposent pas de la propriété économique de prétendre vouloir se poser en acteur économique par l’intermédiaire de leur souveraineté (Etat et non monarchie).

J’ai toujours soutenu que l’acceptation par le PS de la loi du marché était la reconnaissance du capitalisme moderne (je reconnais l’image réductrice, c’est un peu plus compliqué), alors que le PS s’est construit dans sa lutte contre l’exploitation humaine par ce capitalisme.

Je ne veux pas dire que les choses sont figées et que l’on ne peut pas changer d’orientation, ni abandonner celles que l’on avait, mais la malhonnêteté du PS a été d’entraîner dans le tout marchand des milliers de personnes qui ne se référaient qu’à son sigle historique comme la griffe d’une marque (marché oblige) et qui n’avaient pas compris que la modernisation du parti était l’abandon de ses sources dans la lutte contre le capitalisme (la mise à l’écart des éléphants du PS symbolise cette rupture). Et beaucoup de militants dans leurs sections ont suivi en toute confiance leur leader ou leur secrétaire de section.

Il faudra bien qu’un jour le PS affronte ce paradoxe qui s’est encore manifesté aux élections européennes.

Même si le PS revenait au pouvoir, il n’arrêterait pas la régression en cours, car c’est toujours à cela que conduit le capitalisme sans une forte opposition. Or, le PS ne constitue pas une opposition forte puisqu’il ne s’oppose plus au capitalisme, si ce n’est de disputer la place de chef présidentiable.

Le PS pourrait donc laisser NS poursuivre le déclin qu’il n’est pas en mesure de contrecarrer puisqu’une partie de ses militants ou de ceux qui lui accordent leurs suffrages ne sont pas des socialistes historiques et poser les bases d’un renouveau (il ne s’agit pas de revenir à l’étatisme) face aux échéances mondiales prévisibles.

Le PS ne constitue plus le rempart qui donne la force de s’opposer à l’hégémonie capitalistique (car dans les entreprises c’est le « trouillomètre » qui est de rigueur), même si le capitalisme a changé d’enseigne (comme le CNPF) pour se vendre le vocable de société du marketing.

Je pense donc que le PS a laissé ceux qui avaient besoin de références politiques de classe dans la difficulté et même certainement les a conduits vers le populisme dont Sarkozy a tiré bénéfice, en continuant de leur laisser penser que le parti a constitué une opposition à l’exploitation humaine, alors que des citoyens mesuraient l’inverse.

Ceci dit, je ne mets en cause personne et je comprends d’ailleurs encore moins cet auto-lynchage livresque comme si l’on pouvait reprocher à SR son échec, alors que les citoyens sont économiquement « lobotomisés » et que certains voulaient trouver en SR les concepts de NS.

La conséquence en est (en dehors du fait qu’il soit normal que des hommes politiques aient de l’ambition et de la personnalité, je ne dis pas du charisme car c’est la caractéristique de tous les dictateurs) que le PS fait de la politique marketing ; il n’a plus d’idéal sociétal à défendre, donc rien qui le distingue de FB ou NS sur les options fondamentales et, de fait, il se fait manipuler par des médias qui organisent la surenchère entre les uns et les autres ou il se donne (comme d’autres) en spectacle piteux dans des émissions politiques où seuls les commentateurs en tirent gloire en organisant des débats où ils jouent des politiques comme avec des marionnettes (l’exemple de l’exclusion de G. Frêche est typique), un comble en démocratie. La peur de mourir si les médias ne parlent pas d’eux ; les politiques vont exposer le fondement de leurs actions dans des émissions de divertissement, comme si se prédestiner à l’administration du pays était un jeu.

Peut-on en conclure que le marketing politique pervertit la fonction ?

Mais ce n’est pas un reproche que de retrouver sa nature comme le dit ce dicton chinois : « mettez au dos d’une carte à jouer ce dont vous voulez instruire les hommes ».

Je pense qu’une clarification de l’orientation du PS serait de nature à redynamiser la vie politique et redonner à la politique la place que l’entreprise lui ravit, non que l’entreprise n’ait pas une place incontournable dans l’économie libérale, mais, en démocratie, ce sont les hommes qui sont souverains, pas les machines ou ceux qui en sont les propriétaires, et la loi du marché intègre aussi l’action politique qui l’oriente en tant qu’acteur et elle ne peut être un prétexte pour laisser les commandes au capitalisme, quelle qu’en soit sa représentation.


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24 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 janvier 2008 11:55

    Dans le PS, c’est comme dans le cochon, tout est bon, alors autant saucissonner,

    oups... pardon, j’ai mal lu le titre, il est question de scissionner

    Ah quand une scission extraordaire au siège de Solféniro, rebaptisé Solfégina, pour la partition et les accords entre chaises musicales.


    • ddacoudre ddacoudre 21 janvier 2008 22:19

      bonjour dugué.

      il y a longtemps que certain ont abandonné le saucisson pour de petits eufs noirs, et je crois même que l’on n’y saucissone plus depuis que les campagnes d’affichages sont devenus désuettes.

      Quand aux chaises à force de se les lever de dessous les fesses des uns aux autres quelques uns auront bien l’idée de rester debout.

      cordialement.


    • samedi 21 janvier 2008 12:17

      Vous mélangez tout je crois que c’est faute d’avoir bien suivi les débas ou faute de connaissance économique. Le PS en reconnaissant l’économie de marché ne fait que lever le voile hypocrite qui masquait ses réformes lorsqu’il était à la gouvernance. Reconnaitre l’économie de marché c’est accepter une fois pour toute que le capital existe mais que cela ne cautionne pas pour autant le libéralisme échevelé.

      Comprenez-vous la différence entre la doctrine de gauche et la doctrine de droite ?


      • ddacoudre ddacoudre 21 janvier 2008 19:26

         

        Bonjour Samedi.

        Le socialisme se divise en plusieurs tendances, le PS en est une qui ne rejetait pas le capital mais considérait que la puissance publique avait un rôle de régulateur pour circonscrire les inégalités qui naissent du marché contrairement à la théorie de Hayek. Ce fut la période des nationalisations où l’état considérait en tant que représentant de la souveraineté du peuple être un partenaire économique. Un rôle qu’il joue toujours avec la caisse des dépots.

        A partir de 1983 après l’échec de la relance par la consommation, le PS a affiché sa volonté sociale démocrate en reconnaissant au seul marché le rôle de régulation, ce qui n’est pas faux si l’on considère que les loi qui régulent les relations commerciales sont aussi la loi du marché, c‘est à dire tous les codes du commerce, toutes les associations de consommateurs, toutes les organisations de défense des salariés, toutes les décissions ministérielles ou gouvernementale etc., mais les capitalistes ce n’est pas cela qu’ils entendent par loi du marché, c’est celles du meilleur rapport du capital qui ne désire pas être grevé par le coût social de l’existence, sauf s’il devient une source de rapport financier, c’est la société du tout marchand auquel les socialistes ont donné leur accord en 1994.

         Imagine que la puissance publique n’est pas pris la décision politique du programme nucléaire, imagine comme cela c’est passé au USA ou un état n’avait plus d’électricité parce que le distributeur avait été mis en liquidation judiciaire. Il y a des choix qui relèvent des citoyens, ce n’est pas incompatible avec la liberté du commerce, car le capital n’a pas vocation à diriger le pays, ce qu’il faisait quand le socialisme à pris naissance, et ce qu’il recommence a faire depuis qu’il est redevenu tout puissant. Et  n’est pas merveilleux de payer l’essence à un prix exorbitant parce que des spéculateurs jouent entre eux, je parle du baril (ne me sort pas le problème des taxes).

        Lui contester le droit de développer la misère me semble un point de vu fondé, et je soutiens que le PS ne le fait plus puisqu’il laisse le marché faire la loi. Dans la réalité cette vision intégriste n’existe pas elle est toujours plus nuancé suivant les circonstances.

        La doctrine de gauche ou de droite je ne connaîs pas, ce que je connais c’est le libéralisme avec ses différentes écoles et moi je suis un pro keynésien même s’il faut l’adapter au monde sans frontière. Quand au capital quand il dirige qu’il soit privé ou d’état comme en ex URSS il conduit au totalitarisme pour prendre le moindre mal.

        Merci de ton commentaire. Cordialement.

         

         


      • samedi 21 janvier 2008 20:43

        Mais c’est exactement ce que je dis dans mon commentaire. Et le problème vient de ce que vous ne connaissez pas la doctrine de la gauche. Bon enfin, pipotage une fois de plus.


      • samedi 21 janvier 2008 12:17

        Vous mélangez tout je crois que c’est faute d’avoir bien suivi les débats ou faute de connaissance économique. Le PS en reconnaissant l’économie de marché ne fait que lever le voile hypocrite qui masquait ses réformes lorsqu’il était à la gouvernance. Reconnaitre l’économie de marché c’est accepter une fois pour toute que le capital existe mais que cela ne cautionne pas pour autant le libéralisme échevelé.

        Comprenez-vous la différence entre la doctrine de gauche et la doctrine de droite ?


        • morice morice 21 janvier 2008 12:33

          C’est ça, et refaire la FGDS ou autre amusette... n’importe quoi. On peut aussi découper le Modem, mais vu ce qu"il en reste va falloir couper Bayrou en deux.


          • ddacoudre ddacoudre 21 janvier 2008 20:44

             

            Bonjour morice.

            Le capitalisme serait-il le seul à avoir le droit de retourner a ses sources « exploitatrices », et ce serait une modernité que de l’accepter et être réactionnaire de vouloir si soustraire.

            Il n’y a jamais de retour en arrière sauf dans nos mémoires, le capitalisme offre un nouveau visage, il faut donc que ceux qui veulent ne pas subir son joug se dotent du organisation d’opposition adapté, et à mon sens retrouver le pouvoir régalien d’émettre de la monnaie pour donner à la puissance publique les moyens de réguler les inégalités de la compétition en est un, même si l’on doit le faire au niveau de L’UE, pas et je ne vois pas trop l’utilité des blancs bonnets renversés se disputant le nom de la boite de fromage que mange le capital.

            Chacun peut considérer que donner ce pouvoir aux seules banques et démocratique, ce n’est pas mon point de vue, certes ils est minoritaire, (sauf avec le non au TCE) mais au moins je sais de qui je veux dépendre, et transférer son pouvoir souverain à des particuliers me parait s’enchaîner à eux, dépendre de quelques individus (les dominants systémiques) n’est pas dépendre d’un processus démocratique. L’on peut toujours se gausser d’élire des représentants politiques, mais s’ils n’ont que le seul pouvoir de légiférer ce n’est pas parce que l’on déclarera la misère ou la pauvreté criminelle qu’elle disparaîtra.

            Cordialement.

             


          • Voltaire Voltaire 21 janvier 2008 13:05

            L’analyse est assez juste. Depuis que Nicolas Sarkozy s’est imposé à l’UMP, et avec lui sa vision néo-conservatrice de la société, l’électorat français s’est grossièrement scindé en trois pôles :

            - un pôle néo-conservateur, qui prone la réussite individuelle, largement sur des critères financiers, à l’image du système américian actuel. Ce système est basé sur la compétition et donc source de développement mais aussi d’inégalités.

            - un pôle "démocrate" ou "social-démocrate", où se retrouvent démocrates-chrétiens, centristes, "modémistes", socialistes modérés et écologistes modérés, qui défend un équilibre entre réussite individuelle et intéret général. Ce système se base donc sur un libéralisme tempéré par des régles plus nombreuses.

            - un pôle anti-libéral, qui rassemble les socialistes de gauche défenseurs du rôle de l’Etat, et les antilibéraux sociaux et écologistes. Le modèle proné est ici celui de la primauté de la collectivité et de l’égalitarisme (et donc de la redistribution) au détriment de l’initiative individuelle.

            Actuellement, l’électorat populiste ou nationaliste est en déclin, ce qui ne signifie pas qu’il ne puisse pas resurgir en cas de crise.

            Le problème est que le paysage politique français ne reflète pas le paysage électoral, et qu’il est largement dominé par des considérations de réussite électorale, fonction du code électoral. la recomposition logique que vous présentez, et que je défend depuis l’élection présidentielle, se heurte donc, à deux facteurs déterminants : les egos des principales formations (qui serait le nouveau chef en cas de recomposition), et surtout l’aversion du risque (un responsable politique ayant pour premier objectif celui d’être (ré)élu.

            Deux événements sont donc nécesaires pour une recomposition : une habilité extrême de la part des "scicissionistes", et de ceux désireux de les attirer, et surtout la perspective d’une défaite électorale. A droite, cela signifierait que la crise de confiance du public avec le président se prolonge ; or, on peut compter sur ce dernier pour corriger le tir médiatique et adapter sa communication, et celle des média, aux attentes des électeurs. A gauche, cela signifierait à la fois une guerre des chefs qui s’éterniserait, au point de décourager l’électorat (et des demi-défaites aux élections intermédiaires), et le renforcement des alternatives, au MoDem et chez les antilibéraux (et donc des succès pour François Bayrou et Olivier Bensancenot dans l’organisation de leur mouvement). Si cette hypothèse n’est pas encore à exclure, il reste, on le voit, encore du chemin à faire.


            • ddacoudre ddacoudre 21 janvier 2008 21:25

              Bonjour voltaire

              Merci de ton commentaire.

              Mon article ne peut cerner toutes les subtilités d’orientations politiques c’est pour cela que je découpe un peu à la hache, il est difficile de faire autrement, mais globalement nous sommes d’accord à une exception.

              Je crois que les défenseurs de l’état en tant qu’état anti libéral, n’a plus lieu d’être, le parti socialiste a réconcilié le monde du travail avec l’entreprise, ce fut une bonne chose, sauf que l’entreprise en a profité pour se redéployer et devenir un modèle d’existence dont la finalité n’est plus produire comme après guerre (par nécessité) mais à nouveau capitaliser sur la base d’un marketing qui tire les profits de toutes les couches sociales par une externalisation de ses productions et des importations « inconcurrencables », qui contraignent à une réorganisation du niveau social qui parait alors trop riche, ce que ne manque pas de dire certains.

              Donc cette gauche doit se réorganiser pour faire face au nouveau visage du capitalisme, sans rejeter la compétence individuelle qui est l’exercice de la "liberté" mais démocratiser les relations capital/travail, et penser de nouvelle façon de comptabiliser notre activité économique qui est essentiellement spéculative ou « exploitatrices ».

              C’est pour cela que l’on ne peut tout a la fois assurer l’administration d’un état capitaliste et penser à de nouvelles orientations politiques qui se commandent par les faits à long termes.

              L’on peut regarder le vide de l’après Berlin comme un creuset d’où vont sortir des réorganisations politiques, car c’est toujours à cela que conduit le capitalisme, mais souvent dans le sang, aussi faut-il espérer que je ne véhicule qu’une image du passé.

              Cordialement.

               


            • Brif 22 janvier 2008 11:27

              Merci pour cette définition claire des 3 pôles actuels de notre vie politique. Je ne vois pas là dedans de place libre pour le parti socialiste, qui selon ces définitions, devrait disparaître par absorbtion entre le pôle « démocrate » et le pôle « anti-libéral ». De plus, le PS a trop de casseroles derrière lui. Il serait bon qu’il disparaisse et que quelque chose de nouveau puisse naître.


            • jide 21 janvier 2008 14:31

              Scissionner ou se farire dissoudre ?

              Il faudrait en tout cas que le terme "socialiste" aie le moindre sens pratique. Ce qui n’est -force est de le constater- pas le cas...


              • ddacoudre ddacoudre 21 janvier 2008 21:42

                bonjour jide

                Il en a un, et tu en vis depuis que tu es né, comme moi et tant d’autres sans que nous ayons rien fait pour cela. Il suffit pour cela d’ouvrir l’histoire sociale des hommes. mais il est vrai que celui d’aujourd’hui est délavé, il s’est perdu en voulant coller au réalité que lui vendait le marché capitaliste.

                Il n’y a en cela à faire aucun reproche à qui que ce soit, nos choix ne se fixent pas parce que nous le décidons, mais par les événements en cours les suscitent, il est donc difficile d’y échapper même quand l’on en a conscience, mais ce n’est pas ce que nous disent les médias et les hommes politiques, pourtant avons assez voté pour les uns et les autres pour le savoir. il n’est pas pensable d’enisager de changer la vie sans changer nos comportements.

                cordialement.


              • ddacoudre ddacoudre 21 janvier 2008 21:58

                bonjour calmos

                si tu parles du communisme, dit le communisme ne me fait pas de l’amalgame de comptoir.

                personnellement je n’ai jamais trouver luxueux de vivre dans une tyranie qu’elle que soit de qui elle nous vienne.

                Mais il y a des choses qu’historiquement l’on ne peut évacuer, c’est le poids de la pensée communiste dans la mobilisation du monde du travail pour arracher des avancées sociales, si tu es en mesure de me démontrer que le capitalisme à été à l’origine d’une seule je suis preneur.

                Ceci dit il n’est pas impossible qu’un jour le capitalisme se démocratise (car aujourd’hui il est aussi totalitaire que le socialisme auquel tu te réfères), mais alors l’on aura donné une valeur de référence pour la richesse autres que la monnaie, le savoir par exemple car par je pense que sans lui le capital serait resté dans ses cavernes.

                merci pour ton commentaire cordialement.


              • moebius 21 janvier 2008 21:28

                 @ Voltaire...comment pouvait vous dire que le paysage politique français ne refléte pas le paysage électoral, notre systéme politique est la démocratie et pas une théocratie, "les probléme" d’égo sont à intégrer au champ politique

                 


                • ddacoudre ddacoudre 21 janvier 2008 22:10

                  bonjour moebius

                  La représentation de la députation ne représente pas la diversité des opinions de la population.

                  je ne crois pas qu’il t’es échappé que cette représentation ne s’obtient que par la proportionnelle, le reste est viable suivant ces conceptions de la démocratie, qui peut parfaitement élire des tyrans ou des théocrates comme nous en avont de multiples exemples.

                  cordialement.


                • Voltaire Voltaire 22 janvier 2008 09:12

                  @moebius

                  Alors que les deux-tiers des français considèrent le clivage droite-gauche dépassé, et que plus de la moitié ne se considère ni de droite, ni de gauche, l’assemblée nationale, et les principaux partis politiques, sont toujours basés sur ce clivage.

                  Il suffit d’analyser les opinions des principaux responsables politiques pour constater qu’il y a bien plus de différences entre responsabels au sein même de l’UMP ou du PS qu’entre certains responsables modérés de l’UMP et du PS, et bien sûr de ceux-ci avec le MoDem. Par conséquent, il est bien exact que le paysage politique (les partis) ne reflète pas le paysage électoral. Ce fait explique d’ailleurs le soutien à l’"ouverture" dans l’opinion, même si celle-ci n’est pas réellement appliquée par le gouvernement actuel (qui pratique surtout le débauchage individuel), sauf peut-être pour Martin Hirsch.


                • tvargentine.com lerma 21 janvier 2008 22:12

                  Le PS n’a jamais su élargir sa base militante à autre chose que le fonctionnaire

                  Il est devenu,avec le temps,le parti des fonctionnaires,avec son conservatisme exacerbé alors que la misère touchait les classes ouvrières les classes moyennes du privé.

                  Seul,dans ce pays,les fonctionnaires auront su obtenir des avantages qui se paient cash aujourd’hui

                  5 millions de fonctionnaire et des millions de pauvres en France

                  40% du budget de l’Etat ne sert qu’à la masse salariale des fonctionnaires et les dettes sont des interets que les français paient pour le bien etre d’une minorité

                  Le PS n’a pas compris qu’il ne collait plus à la réalité des citoyens qui réclament moins de fonctionnaires et plus de liberté et moins de contraintes bureaucratiques

                   


                  • Laurent_K 21 janvier 2008 22:51

                    Faire le lien entre le nombre de fonctionnaires et le nombre de pauvres me parait un raccourci un peu hâtif.

                    Et question avantages, regarde donc les rentiers et les patrons de grosses sociétés. Les écarts entre leurs avantages et ceux de la majorité sont bien plus grands que ceux des fonctionnaires.


                  • ddacoudre ddacoudre 22 janvier 2008 01:48

                    bonjour lerma

                    j’avais une relation qui tenait commerce le midi en face le centre administratif des ex PTT, ils ont changé de lieu et lui a fermé, mais sur la nouvelle place un autre à ouvert sa deventure.

                    Sur la place jean jaures en face la préfecture un bar ne vie que sur la fréquentation des personnels de la etc.

                    jusqu’a épuisement des salaires versé aux fonctionnaires qui se retrouvent dans la poche de quelque privé. il

                    Qu’est-ce qui circule beaucoup plus vite qu’une voiture ? la monnaie.

                     

                    cordialement.


                  • stephanemot stephanemot 22 janvier 2008 10:04

                    c’était au lendemain du 29 mai 2005 qu’il fallait faire cette scission (déjà appelée de ses voeux par Rocky*).

                    aujourd’hui, il est déjà trop tard : le PS est coincé entre un projet présidentiel personnel réformateur alternatif à Sarko (MoDem) et un projet idéologique conservateur (Besancenot Offshore Limited).

                    * cf


                    • ddacoudre ddacoudre 22 janvier 2008 19:51

                      Bonjour stéphanemot.

                      Le PS est un parti où il y a eu une permanence de débat d’idée, c’était les courants, il avait donc une certaine habitude des conflits d’idées qui débouchaient sur une synthèse réunificatrice, on ne peut pas lui reprocher de vouloir comme par le passé se refonder.

                      Leur difficulté est de choisir sur quelle option libérale se fonder, à mon sens il n’y a que le keynésianisme qui peut les refonder, mais ce n’a pas l’air d’être une option de l’heure.

                      Certes le Keynésianisme doit s’actualiser et il ne faut pas y cherchez un paradigme dans un passé qui n’est plus, il lui faut donc innover, innover dans une nouvelle tendance du libéralisme philosophique.

                      Je ne crois pas que le PS en ait le moyen,car il est préoccupés de pouvoir alors autant qu’il se sépare, mais le faire au lendemain du vote sur le traité, il aurait fallu que les tenants du non ne croient pas que leur succès allait changer l’orientation du parti,il l’on cru à tors.

                      Cordialement.

                       


                    • Antoine 2 février 2008 02:27

                       Pour gagner les élections à l’avenir, le ps n’a pas grand chose à faire, il va lui suffire d’attendre que tous ceux qui vont être ruinés par les prochaines réformes attiliniennes, votent pour lui. La vengeance peut être un plat qui se prépare avec des bulletins de vote...


                      • ddacoudre ddacoudre 3 février 2008 23:16

                        bonjour antoine.

                         

                        je serai tenté de te dire pour qu’il propse la même chose en rose, mais j’ai compris ce que tu veux dire.

                        je doute que ces mesures soient de nature à relancer la croissance, reste à savoir combien de personnes eles vont affaiblir pour les transformer en bulletin en tenant compte qu’un déçu égale quatre voix.

                        cordialement.

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