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Accueil du site > Actualités > Politique > Le PS doit-il dire merci à Vincent Peillon ? - Partie 2/2

Le PS doit-il dire merci à Vincent Peillon ? - Partie 2/2

Cet article comporte deux parties. La première analyse l‘évolution de notre système politique, système dans lequel les médias jouent un rôle de plus en plus important, la deuxième porte sur la situation de la gauche, étant entendu qu’il y a bien évidemment un lien entre les deux sujets.

La quatrième gauche
 
Oui la gauche existe… parce que la droite existe. Gauche et droite sont les deux faces d’une même médaille. Le résultat n’est pas un robinet d’eau tiède, contrairement à ce que pourraient laisser croire les apparences. Les idéologies ont des conséquences. Nous n’avons pas fini de payer le prix de l’hystérie pro-libérale des 20 dernières années, nous n’avons pas fini, non plus, de payer le prix des tensions internationales que la première puissance du monde a imposé au reste de la planète au prétexte de quelques obscurs ayatollahs, prenant ainsi le risque de la division au moment où se jouent de si graves enjeux planétaires. La crise économique qui bousculent nos sociétés depuis plus de 30 ans maintenant est en train de redistribuer les cartes politiques, et pour ma part, je crois que c’est la suite logique de notre Histoire, avec grand « H » . Marx avait raison de mettre en évidence le lien existant entre violence économique et violence politique. Sauf que nous sommes aujourd’hui à front renversé. Ce n’est plus le prolétariat qui mène la danse, il n’existe plus vraiment en tant que tel, mais il reste des entreprises et surtout, des propriétaires… beaucoup de propriétaires. La droite, qui se flatte d’être le parangon de la Liberté avec grand " L ", ne réussit dans la pratique qu’à être l’aiguillon des égoïsmes avec grand " E ". En cela, il n’y a rien de nouveau sous le soleil ! Sauf que la machine s’emballe et que le degré d’irresponsabilité a atteint le noyau dur de notre capacité à " faire société ". Nous vivons dans une société de plus en plus interdépendante, une interdépendance qui est dorénavant globale et planétaire. Le libéralisme n’est pas simplement une philosophie malsaine, c’est une philosophie dangereuse, de plus en plus dangereuse. Le seul message politique délivré par la droite depuis l’effondrement du mur de Berlin aura été d’opposer les individus, les peuples et les races pour mieux réussir à se réapproprier un pouvoir politique qui lui avait échappé au cours du demi-siècle précédent. Elle n’imagine la mondialisation économique, qu’à l’ombre de sa bienveillante autorité, dit autrement, de ses blindés. Après 30 ans de tensions et de guerres au Moyen-Orient, l’Amérique est dans une impasse totale et le monde avec elle. De fait, la gauche est mieux à même d’affronter les nouveaux enjeux du monde parce que la finalité de ses engagements est la construction des solidarités nécessaires à la vie collective. Non, " État fort ", " Nations Unies " " Planification ", " Solidarités ", " Socialisation des intérêts et des biens ", ne sont pas des gros mots, ni même des mots ringards. Ils sont l’avenir des sociétés. Ils sont des mots qui dissocient le peuple de la gauche de celui de la droite et qui les opposent.
 
Faut-il préparer la guerre pour mieux gagner la paix ? Les excès du libéralisme sont-ils solubles dans un humanisme de bon aloi ? L’argent des libéraux peut-il nous sauver du dérèglement climatique ? Nicolas Sarkozy est-il le meilleur rempart pour lutter contre Jean-Marie Le Pen ? Vastes débats, pièges sémantiques surtout, qui renvoient tous à la question centrale de la démocratie. Il y a d’autres manières de dire les choses. Prenons un exemple : la guerre contre le terrorisme qui a tant occupé la scène politique sous l’ère Bush : Les bombes des terroristes ne pèsent que de peu de poids au regard du danger que représentent pour la planète celles des puissants. Quant aux faibles, ils n’ont pas à vivre derrière des barbelés parce que les puissants ont peur du monde qu’ils engendrent. Ces deux évidences décrivent parfaitement les contradictions du monde contemporain. Les bombes, qu’elles soient civiles ou militaires, ne sont pas dangereuses uniquement en raison des terribles dégâts qu’elles peuvent causer, elles sont aussi dangereuses parce qu’elles sont des enjeux de pouvoir. Or nous vivons dans un monde où les pouvoirs sont instables, instables parce que l’affaiblissement des états est patent, instables parce que la concentration des pouvoirs économiques est immense, instables parce que l’argent est devenu volatile… de plus en plus volatile ! Qu’en sera-t-il du devenir du monde lorsque le nucléaire civil n’appartiendra plus qu’à des mains privées et qu’éclateront en séries les hyper bulles financières de demain, qu’en sera-t-il du devenir du monde lorsque le pouvoir destructeur des milices privées sera plus fort que celui des armées ? Les Palestiniens et les autres peuples du Moyen-Orient ont-ils à payer le prix de ces incohérences ? Poutine et ses tchétchènes, Georges Bush et ses terroristes, Nicolas Sarkozy et sa racaille. Le marqueur de l’époque c’est la surenchère des puissants et la mollesse de leurs électeurs : complaisance, démagogie, populisme à l’intérieur des frontières, agressivité extrême à l’extérieur… bref la voie royale vers la guerre, c’est à dire vers le totalitarisme. La démocratie n’est ni un dû, ni un acquis. Le réel est là pour nous rappeler ces évidences. La crise économique nous a fait comprendre qu’il n’existait pas d’eldorado économique. Les guerres de Georges Bush nous ont aussi révélé que les colosses militaires pouvaient avoir des pieds d’argile. Le colosse au pied d’argile, c’est nous tous, ce sont nos démocraties. Il n’existe pas de frontières qui puissent nous mettre à l’abri de nos responsabilités. La principale conséquence des années Bush a été la destruction des instruments du multilatéralisme. Ce n’est pas un hasard, c’est là que se joue l’essentiel. La guerre n’est plus une option politique, car nous vivons dans une économie globale et sur une terre qui requiert l’attention de tous. La prochaine guerre, si elle avait lieu, ne pourrait être que la dernière. Il y a une autre solution : mettre dehors les pompiers pyromanes. Nicolas Sarkozy ne peut-être le meilleur rempart contre Jean-Marie le Pen, puisqu’ils n’existent que l’un à travers l’autre ! Ce qui caractérise une démocratie, c’est la manière dont on s’y comporte. Le marchepied de Sarkozy dans sa conquête du pouvoir, n’a pas été ses ministres d’ouverture actuels, mais les émeutes des banlieues de 2005 et l’affaire Cleartstream. C’est cela qui caractérise aujourd’hui encore son pouvoir et par voix de conséquence, sa politique.
 
Ce n’est plus sur le terrain économique que s’écrivent les lignes de fractures idéologiques entre la droite et la gauche. Il en est de même au sein de la gauche. Les querelles entre la deuxième et la troisième gauche (les mitterrandiens et les rocardiens) sur le fait de savoir si la social-démocratie se doit d’être plus sociale que libérale ou l’inverse, sont dépassées. Ce que les 20 dernières années nous ont montré d’essentiel, c‘est que la création de richesses est dorénavant dissociée d’un quelconque contexte sociétal. Le capital et le travail sont désormais déconnectés. La raréfaction énergétique et le réchauffement climatique nous disent la même chose. Il n’y a plus ni règle, ni boussole, ni pilote dans l’avion. Dès lors la finalité de la politique ne peut être que de répondre à la nécessité absolue de se doter d’une boussole. Il nous faut impérativement construire une société de consensus capable d’affronter collectivement ces enjeux. La vraie ligne de fracture idéologique d’aujourd’hui sépare ceux qui se situent du côté du chacun pour soi et de la violence qui en découle, et ceux qui ont pour ambition de s’inventer un nouvel espace politique commun. Allons-nous vers un monde de plus en plus brutal d’un point de vue économique et porté par un système politique totalitaire, ou, au contraire, sommes-nous capable de créer une société de consensus capable de faire des choix ? Si la réponse est oui, cela condamne les extrêmes : les libéraux d’abord, ils nous ont conduit vers l’extrême bêtise et ils nous conduiront demain à l’extrême catastrophe si nous continuons de les laisser faire. Cela condamne aussi le petit caporal de l’Élysée, inutile de s’étendre sur le sujet ! Cela condamne aussi Olivier Besancenot, le consensus n’est pas sa tasse de thé, il est du côté de la guerre. Cela condamne… effet miroir, la gauche molle, celle des avantages acquis, celle que Laurent Fabius a cru pouvoir flatter en enfourchant le cheval de bataille de Jean-Marie Le Pen au moment du référendum sur la constitution européenne. L’égoïsme de gauche vaut celui de droite ; il ne mène lui aussi qu’au totalitarisme. Daniel Cohn-bendit disait très justement il y a quelques jours dans les colonnes du journal « Le Monde Magazine », que si le capitalisme était destructeur, l’étatisme était lui… infantilisant. Il a raison, le socialisme pur jus, tendance bolchevique, n’est plus d’actualité. Le logiciel de la gauche a fort heureusement évolué à travers l’histoire de sa confrontation avec la droite. C’est ce qui fait sa force… sa faiblesse aussi : il arrive qu’à force de compromis l’on ne sache plus ce que l’on est. Nous sommes à la fin d’un cycle politique. Il est vrai que le logiciel de la gauche a besoin aujourd’hui d’être revisité.
 
A moins que de crises en crises… à moins que cette énième crise… ne réveille les consciences ! Les traîtres ont leur utilité, ils obligent à prendre parti ! Merci, Monsieur Peillon, même si… Vous aviez tord avec Ségolène Royal, mais vous aurez dorénavant raison avec le Parti socialiste : la question des alliances est la seule qui vaille. Vous vous êtes simplement trompé de timing. Il y a un temps pour tout. Le Parti socialiste a fait le bon choix à Reims en fermant ses portes à double tour face aux pressions extérieures. On ne laisse pas rentrer le loup dans la bergerie lorsqu’on est en position de faiblesse. Voir Ségolène Royal courir derrière le renard François Bayrou, au lendemain de sa défaite aux présidentielles aura été un bien triste spectacle. Mais vous voir réunir à Dijon des gens de gauche, des écologistes, des altermondialistes et des " républicains ", comme vous dites, est aujourd’hui chose réjouissante. C’est la bonne méthode et c’est le bon moment. C’est la vitalité et la diversité d’une idée neuve qui s’exprime. Une des grandes fautes de la gauche, lorsqu’elle était au pouvoir, est de ne pas avoir su dialoguer sérieusement avec les écologistes, ce qui a aujourd’hui pour conséquence que la droite a réussi à s’inviter à la table de l’écologie. La gauche et les écologistes parlent la même langue. Ils sont une même famille. Ce que les médias appellent cacophonie lorsqu’ils parlent de la gauche ou des écologistes porte aussi un autre nom : " la diversité ". Au lendemain de mai 68, les voix de gauche étaient aussi très diverses. Si François Mitterrand a réussi à fédérer toutes ces gauches, ce n’est pas parce qu’il était … un renard, un machiavel aux poches remplies de plans secrets, mais c’est parce que l’unité était une évidence pour tous les acteurs de cette époque. C ‘était l’aboutissement d’un long processus. Quelque chose de suffisamment solide pour que cela perdure encore aujourd’hui.
 
Une des raisons du succès de « Ségolène » c’est qu’il existe encore un « peuple de gauche », fier de son sentiment d’appartenance… et qui « croit » dur comme fer que la victoire est à portée de main. Mais c’est une illusion. Les défaites se succèdent et ne peuvent que s’amplifier. Il faut se rendre à l ‘évidence, la gauche ne convainc plus. Elle n’a rien à dire de nouveau à ses concitoyens qu’elle n’ait déjà dit. Et ce qu’elle a déjà dit est insuffisant pour rassurer les citoyens sur un monde qu’ils ne comprennent pas. La gauche n’a pas perdu le pouvoir parce que Rocard… parce que Mitterand… ont eu raison ou tord, ensemble ou séparément, elle a perdu le pouvoir parce que le monde a changé. La crise économique a changé le monde et nous a tous changé. Le logiciel marxiste n’est plus le seul outil pour comprendre et agir. Ce que l‘écologie apporte de nouveau est une conscience claire de ce que la solution dépend aussi de chacun de nous et de ce que le risque est aussi en chacun de nous. Ce n’est plus seulement le système économique qui est en jeu, c’est la démocratie. Il est temps pour la gauche et les écologistes d’écrire ensemble leur programme commun. Il nous faut une nouvelle gauche, la deuxième et troisième gauche ont fait leur temps. Il nous faut inventer la quatrième gauche.
 
Quant aux centristes, le PS n’a pas à en avoir peur, même si le renard François Bayrou... Ce n’est pas la gauche qui change de camp, ce sont les centristes qui rejoignent la gauche, parce que la droite, à la faveur de la crise, s’est radicalisée et tente de nous ramener au temps de la préhistoire du capitalisme. Bush, Sarkozy, Berlusconi… et leurs semblables ne sont pas des épiphénomènes. Ils sont les révélateurs des risques majeurs que courent nos sociétés : le totalitarisme. Ce n’est pas rien. Il est temps pour le PS d’ouvrir très largement portes et fenêtres et de dire clairement qui sont ses amis et qui sont ses ennemis. Ce Parti est la force centrale qui peut fédérer la diversité des forces politiques qui se situe dans le camp du consensus. Mais pour l’heure, le Parti socialiste est un mort vivant. Il ne pourra changer de statut que s’il sait donner confiance aux autres acteurs de ce renouveau. Ce ne peut être à la manière opportuniste de Ségolène Royal.
 
La trajectoire de Ségolène royal aura été utile. Elle aura été un formidable révélateur de la rigidité des partis politiques lorsqu’ils ne sont plus en mouvement. Le Parti socialiste n’est plus qu’un parti d’élus enfermés dans des territoires, alors que la problématique fondamentale de la société est de savoir comment ouvrir les frontières pour réussir à peser sur les événements. Lorsqu’une simple crise de l’immobilier aux États-Unis est capable de faire trembler le monde sur ses bases, nos élus sont inutiles si leur capacité d’influence se limite à un… clocher. Au moment de la réélection de Georges Bush, suite à la guerre d’Irak, des milliards de citoyens du monde entier auraient voulu pouvoir mettre un bulletin dans l’urne américaine. La gauche doit briser ces frontières institutionnelles qui l’enferment, qui nous enferment, et qui ne servent, pour l’essentiel, que les intérêts des puissants du monde.
 
Le premier signe de la renaissance du Parti socialiste pourrait être de se réinventer une internationale. Ce serait en tout cas une très belle réponse à apporter au débat sur l’identité française.
 
 

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11 réactions à cet article    


  • Voltaire Voltaire 18 décembre 2009 15:07

    Article pénible à lire, je n’ai pas été au bout : il faut aérer votre texte.

    Il ne s’agit pas d’une analyse mais d’une opinion, il aurait dû figurer en tribune libre.


    • KOUINO Didier Couineau 18 décembre 2009 17:50

      Bigre ! Jugement sévère, abrupt même ! Il est vrai que tenter de parler de la gauche en ces temps diffciles est un sujet aride. Avez-vous lu l’autre article, la partie 1, cela vous aurait peut-être aidé à comprendre... c’est aussi plus facile à lire !
      En tout cas, je viens de lire votre dernier article et j’ai constaté que nous parlions de la même chose : « Premiers pas vers une union de l’opposition ». Vous y parlez de la réunion de Dijon et de la nécessité de créer une force d’opposition face à la droite dure. L’objet de mon article est justement de dire qu’il est temps pour le PS de s’associer à la démarche de Dijon. Dijon a montré la bonne voie, l’union des modérés. Mais Dijon a mis aussi en évidence un état d’esprit. A Dijon étaient réunis des clans, des comploteurs, la réunion de la cellule d’infiltration du MODEM avec des dissidents de la gauche et des écologistes. Mon objectif n’est pas le même. Je ne cherche pas à savoir où en sont les comploteurs, je cherche à exprimer l’idée que face à l’évolution de la société, la grille de lecture de la gauche n’est plus la bonne et qu’elle doit évoluer. C’est au parti socialiste tout entier que je m’adresse et non à ses marges. C’est au Parti des verts que je m’adresse et non à ses marges. Je souhaite que Marielle de Sarnez n’ait pas pour ambition de contourner le PS, via Peillon, mais qu’elle dialogue vraiment avec le PS pour savoir ce qu’elle en commun avec lui. Pour ma part, je crois que nous vivons dans une société qui est tirée par les extrêmes et que cela ne peut que s’aggraver, et qu’il est absolument nécessaire de réinventer une société de consensus à l’heure où les égoïsmes dominent. L’union de la gauche, des écologistes et du centre en est l’outil.


    • timiota 19 décembre 2009 00:44

      Aérez, vous dis-je
      La touche « retour à la ligne »... de temps

      en

      temps

      non ?


    • Did-Ago 18 décembre 2009 16:20

      Très intéressant cet article (partie 2) en complément de l’article précédent (partie 1), qui réoriente le débat droite/gauche autour du thème de la démocratie, de la capacité à faire consensus, du risque du totalitarisme et de l’idée selon laquelle la société du spectacle ne permet qu’au pire d’éclore. A mettre en parallèle avec la promotion du livre de Kosciusko- Morizet, cette personnalité politique, certes intéressante, mais qui ne met son talent qu’au service du pire (ministre de Nicolas Sarkozy).


      • jaja jaja 18 décembre 2009 21:46

        "...et qu’il est absolument nécessaire de réinventer une société de consensus à l’heure où les égoïsmes dominent. L’union de la gauche, des écologistes et du centre en est l’outil....« 

        Autrement dit une nouvelle alliance  »libérale" qui se garde et se gardera bien de dire aux électeurs quel type de société elle veut construire... Du reste comme on nous dit que « le prolétariat n’existe plus en tant que tel » on voit tout de suite quelles couches sociales cette nouvelle alliance prétend satisfaire.... Les mêmes que celles que chouchoutent déja le gouvernement Sarko et ses amis du CAC 40...

        Exit les 7 millions de travailleurs pauvres, les 4 millions de chômeurs, les 1,2 millions d’allocataires du RSA, les millions de gens coincés dans leurs cités dégradées... Puisqu’on vous dit que ce ne sont pas des prolos.... A quoi bon interdire les licenciements, porter le SMIC à 1500 € nets, relever tous les minimas sociaux et les retraites, revenir sur les 10% du PIB passés des salaires dans la poche des actionnaires...

        Socialiser toutes les banques publiques ou privées et les réunir dans un pôle bancaire unique sous contrôle de la population... du gauchisme liberticide n’y pensez surtout pas...

        Retirer les troupes Françaises d’Afghanistan et d’Afrique. Que va dire notre nouveau mître Obama ?

        Non vraiment merci. Même au second tour il ne faudra pas compter sur moi .La gauche dite « de gouvernement » j’ai déja donné et je me souviens trop bien des privatisations Jospin... Si en plus elle s’allie à la droite (Modem) dite modérée que vont-ils nous inventer ? Les travaux forcés ?


        • KOUINO Didier Couineau 19 décembre 2009 11:28

          Vous dites : «  Même au second tour il ne faudra pas compter sur moi .La gauche dite »de gouvernement« j’ai déja donné et je me souviens trop bien des privatisations Jospin...  »

          Vous oubliez un petit détail : Lorsque le programme commun de la gauche a été signé en 1972 il y avait 400.000 chômeurs. Lorsque «  la gauche de gouvernement  » version, Jospin, privatisait, il y en avait près de 3 millions.

          Le chômage est un formidable outil pour les possédants pour contraindre les autres à se soumettre. La politique, c’est une question de rapports de force et qu’on le veuille ou pas, ses rapports de force s’inscrivent à l’échelle de la planète. Lorsque Jospin était au pouvoir, c’était surtout la voix de ses opposants qu’on entendait tonner : celle de Chirac sur les odeurs des cages d’escaliers, celle de Le Pen et surtout celles des néoconservateurs américains. Il y a vait à cette époque, 11 premiers ministres sociaux-démocrate à la tête de différents executifs européen. Mais le seul leader socialiste européen dont on entendait parler était le caniche des néo-conservateurs américains, Tony Blair. Jospin a certainement fait des erreurs, mais…

          Si Nicolas Sarkozy a réussi à s’imposer, c’est parce qu’il est du bon côté du manche. Il est le copain de Bolloré et de Martin Bouygues, il pense comme Bolloré et Martin Bouygues. Ce sont les classes populaires qui le suivent, pas par idéologie, mais par opportunisme. Ces classes populaires ont raison, le chômage c’est l’essentiel.

          Ce qu’il y a de nouveau, c’est que justement le rapport de force est en train de s’inverser, parce que la droite qui s’est appuyée sur la crise pour revenir au pouvoir a mise en évidence que sa vision politique ne résolvait rien et aggravait les choses. Il aura fallu près de 25 ans pour que cette vérité éclose. Les enjeux de la politique s’inscrivent dans un temps long. Un pouvoir politique nouveau et fragile s’installe aux Etats-Unis. A vous de voir, de quel côté du manche, vous vous situez. Nous sommes 6 milliards d’individus sur la terre. Il n’y a pas de solution simple et immédiate.


        • KOUINO Didier Couineau 19 décembre 2009 14:08

          @Le Furtif

          « Il va falloir que ce parti passe par les fourches Caudines du respect de la volonté de son électorat... Très sincèrement il n’en donne aucun signe » dites-vous.

          Je répond d’abord à la deuxième partie de la phrase : il n’en donne aucun signe… En effet, et c’est ce qui me motive à m’exprimer. Le Parti socialiste est en train de devenir invisible. Il faut qu’il donne rapidement des signes forts. Peillon a peut être été utile au PS, mais ce qui s’est passé à Dijon est totalement incompréhensible pour le commun des mortels. Le PS doit trouver les moyens de se faire entendre par tous. S’il ne le fait pas maintenant, il ne sera plus qu’une des composantes mineures d’un conglomérat qui ne peut être que voué à l’échec. Les médias nous bassinent à longueur de journée sur le thème du leadership. Ils ont tout de même partiellement raison. Une alliance ne peut fonctionner que s’il elle est composée de forces qui sont capable de peser sur les décisions. Pour ma part, je crois que le PS devrait reprendre à son compte l’initiative de Peillon et le faire savoir le plus bruyamment possible.

          Quand au respect de l’électorat, quel électorat, les classes populaires qui étaient au côté de la gauche 1981, ou celles qui sont aujourd’hui au côté de le Pen et Sarkozy. Faut-il faire du Lepénisme pour les séduire ? Ce sera sans moi, comme le dit Jaja. Fabius l’a fait au moment du référendum sur la constitution européenne. Cela ne l’a mené nulle part, si ce n’est à faciliter l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy. La politique, c’est une question de rapports de forces. Il existe aujourd’hui la possiblité de créer une dynamique politique, il faut saisir cette chance. L’électorat populaire se laissera convaincre de l’intérêt de la chose lorsqu’il en verra les résultats.


        • KOUINO Didier Couineau 19 décembre 2009 14:30

          Si les rapports de forces sont quantités négligeables pour vous, effectivement...


        • KOUINO Didier Couineau 19 décembre 2009 23:05

          @Furtif

          «  Vous êtes ( un peu) accaparé par les alliances d’appareils.  » dites-vous. Peut être, peut-être… mais dans une société aussi individualisée que la notre, j’ai un peu de mal à croire au pouvoir de mobilisation des foules, mais bon… «  Ils n’ont de sens et n’ont de force que si à la base on a veillé à rassembler les troupes qui constituent la vraie force politique...  », dites-vous encore. C’est vrai et c’est la principale raison pour laquelle j’ai écrit cet article. Je souhaitais mettre en évidence que la réunion de Dijon qui rassemblait des voix très différentes était un événement, en opposition à un accord de pacotille entre star du petit écran, en l’occurrence Bayrou/Royal. Il y a pire que les partis, il y a la société du spectacle et ses manipulateurs de l’ombre ! Je souhaitais aussi dire à ce sujet que « l’appareil » socialiste ne doit pas craindre de prendre ce train en marche.

          Par ailleurs, je mets en avant ce qui rassemble et non ce qui oppose. Les appareils ont pour vocation de faire (bien ou mal) les synthèses. Vous avez un avis sur Strauss Kahn et le FMI, je n’ai pas forcément le même que le votre. La confrontation libéralisme/dirigisme qui existe entre droite et gauche existe tout autant au sein de la gauche et avec la même intensité.

          Je prends quand même parti dans ce débat en disant que la crise, la radicalisation de la droite, la complexification du monde au cours des trente dernières années ne peuvent conduire qu’à dépasser ces anciens clivages. Ce qui fait aujourd’hui clivage, de mon point de vue, ce n’est pas tant le système économique, c’est notre capacité à le maitriser et à nous l’approprier collectivement. Ce qui fait problème dans la société contemporaine, c’est notre capacité à maitriser collectivement les enjeux les plus vitaux de notre développement. C’est ce que j’ai appelé la quatrième gauche. Nous vivons dans un monde bien trop complexe pour avoir des à priori sur l’organisation économique de la société. Dès lors, les lignes de clivages se situent entre ceux qui veulent imposer leur règles : la droite. Ils sont des ennemis à contenir. A l’autre bout de l ‘échiquier, il y a ceux qui veulent absolument pouvoir donner un nom à leur frustration. Ils ont un drapeau, ils sont anticapitalistes. Ils considèrent que cette évolution de la pensée de la gauche serait une droitisation supplémentaire des «  sociaux-démocrates  » qui ne savent que «  se coucher  » face à la droite. C’est ne pas avoir de regard sur l’histoire des trentes dernières années.

          L’histoire de la gauche s’est écrite pendant les trentes glorieuses. L’Amérique capitaliste était triomphante. Ce qui vient de se passer aujourd’hui à Copenhague est le début d’une autre histoire, celle d’une Amérique sur la défensive, disant non à tout, agressive éventuellement avec le reste du monde. L’égoïsme qui caratérise cette société va devenir une évidence pour tous. La confrontation aura lieu et sera rude. Il n’y aura pas de place pour les faibles dans cette confrontation. Les socaiux-démocrates qui se couchent, ce n’est pas le sujet de l’histoire. Le sujet de l’histoire, c’est que les tenants du capitalisme sont en situation de faiblesse et que le sujet du film pour la gauche, c’est de revenir au pouvoir.


        • KOUINO Didier Couineau 19 décembre 2009 14:22

          RESULTATS DE CONPENHAGUE : Néant !

          Une nouvelle illustration de ce que nous vivons dans un système monde avec un pouvoir pyramidal vient de nous être donné à Conpenhague qui s’est soldé par un échec, pour l’essentiel, parce qu’Obama n’est pas en capacité de faire plier le congrès américain.


          • COLRE COLRE 19 décembre 2009 23:35

            Didier Couineau,

            Il y a un truc que des gens comme vous (et je mets dans le même sac ceux qui sont venus ici critiquer vos 2 papiers) ne veulent ni ne peuvent comprendre : vous faites tous de la politique à la papa, dépassée (je pense « ringardissime », mais je ne veux pas être agressive…). Et surtout, vous n’avez pas vu le monde changer.

            C’est pourtant ce que vous reprochez aux apparatchiks du PS, de n’avoir pas vu le monde changer, mais vous n’êtes pas mieux… Vous non plus ne voyez pas que vos clefs n’ouvrent plus rien. Votre analyse aurait pu être écrite dans les années 60 ou 90… pareil !

            Vous plantez un petit théâtre politicien, avec des personnages et des rapports de force, puis vous écrivez un scénario, avec bons points et erreurs. Hier, Peillon avait eu tort d’en appeler à Bayrou, aujourd’hui il faut lui dire merci… Pourquoi ? parce que… « C’est la bonne méthode et c’est le bon moment ».. si vous le dites… !

            Car hier, Royal proposa à Bayrou, entre les 2 tours, un front républicain, de Besancenot à Bayrou, afin d’éviter la victoire du Sarko-lepénisme, et pourtant vous trouvez que cela « aura été un bien triste spectacle » ? Ah bon ? pourquoi ? parce que…

            Aujourd’hui, vous desslilez (enfin !) et comprenez (enfin !) le risque à s’arquebouter sur la pureté d’une gauche actuellement en perte de dynamisme, à cause d’une société déboussolée, appauvrie et matraquée par une information aux ordres. 

            Oui, la situation est grave, il était temps que vous vous en rendiez compte. La gauche se relèvera car elle occupe une place idéologique irremplaçable. En attendant, cessons ces analyses arrogantes qui ne mènent nulle part, qu’à désespérer un peu plus les socialistes et réjouir Sarko ! et cherchons les alliances qui nous unissent, même au prix de qques sacrifices, plutôt que les désaccords et invectives qui nous déchirent..

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