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Le PS en marche vers Macron

Emmanuel Macron a entamé sa longue marche, ponctuée de visites de terrains et de réunions publiques. Comme une rock star ou une bête de foire, cet OVNI de la politique qui s’évertue à briser les codes intrigue et attire. Irrésistiblement. 

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Crédit photo : © Claude Truong-Ngoc / Wikimedia Commons

Lui qu’on présente comme le candidat de la France urbaine et des milieux d’affaires a pris son bâton de pèlerin pour aller voir ce qui fût la France socialiste. Le trajet emprunté visite volontairement les bastions traditionnels du PS, ruraux et urbains. Nevers, Clermont-Ferrand, Lille … Histoire somme toute de vidanger ouvertement l’électorat PS et de laisser comme seul rôle à celui qui sortira vainqueur des Primaires Citoyennes celui d’éteindre la lumière en partant.

Pour comprendre Macron, il faut lire avec attention ce que confie Aquilino Morelle au quotidien Le Monde sur son ancien collègue de l’Elysée. «  C’est un homme intelligent et habile. Son ambition est grande et ancienne ; il croit en lui et en son destin, depuis longtemps. Il a une cohérence politique, celle d’un vrai libéral, de l’économie aux questions internationales, en passant par le social et le culturel. A ce titre, il est le fils spirituel de François Hollande. Nous verrons bien si ce libéralisme complet et assumé convaincra les Français. En tout cas, sa stratégie est claire : il parie sur l’effondrement prochain du « vieux monde » politique, et escompte apparaître alors comme « le » recours ».

L’analyse est pertinente. En bon libéral l’ancien ministre de l’économie tente d’imposer le célèbre acronyme TINA (There is no alternative) au champ de la politique. Un pari habile que tous les sondages renforcent. Ce serait lui ou l’extrême-droite, lui ou la droite. Et quelle droite. Celle d’un François Fillon le couteau entre les dents, héraut de conservateurs revanchards et sans tabou.

Certes Macron n’a pas le charisme de Barack Obama mais il emprunte au registre du président américain sortant par la tonalité positive de son discours. Notamment cette idée répété en boucle par Obama que, « pour chaque américain rien n’est écrit d’avance » ou encore, ces propos dans son discours d'adieux : « j’ai une dernière demande à vous faire en tant que Président. C’est que vous continuiez à croire non dans ma capacité à apporter le changement mais, dans la vôtre ». 

Toute la tragédie socialiste, mais aussi l’héritage de François Hollande est là. Dans la médiocrité intellectuelle et culturelle qui a régné au PS pendant plus d’une décennie, dans l'absence de travail et de préparation dont on a vu les conséquences lors de l’arrivée du président socialiste à l’Elysée.

En face, chez Macron, ça mouline et plutôt vite avec une vraie épaisseur. Si on y rajoute une rare capacité à s’entourer des meilleurs, l’ancien banquier d’affaires n’a rien d’un capitaine de pédalo.

Dès lors, la question n’est plus de savoir si, après ses électeurs et ses militants, l’appareil socialiste va rallier Macron mais, quand. Il suffit d’interroger quelques élus PS pour avoir la réponse. Ce sera vraisemblablement au soir du second tour de la primaire de la Belle Alliance. C’est quasiment écrit dans le scénario. Si Manuel Valls est vainqueur, il le sera sur un champ de ruines. Ses camarades les plus à gauche déserteront vers Mélenchon. Général d’une armée sans fantassins, il sera contraint d’aller à Canossa et de se ranger derrière Macron. Si Benoît Hamon ou Arnaud Montebourg l’emportaient, ce seraient les sympathisants de l’ancien Premier ministre qui feraient leur valise. La seule incertitude ce serait une victoire de Vincent Peillon, unique candidat à pouvoir réussir une synthèse au sein du PS.

Interrogé par La Voix du Nord à l’occasion de son passage à Lille où son meeting a réuni samedi soir 5 000 personnes, Emmanuel Macron a lancé un appel sans ambiguïté aux socialistes : «  Si ceux qui ont un jour voté socialiste souhaitent que ce soit un projet progressiste qui remporte l’élection présidentielle, il est temps qu’ils s’interrogent : c'est rarement à celui qui est en tête au passage du col qu’il revient d’apporter les bidons à celui qui est resté au premier virage de la montée. J’invite donc tous ceux qui croient dans notre projet à nous rejoindre, sans même attendre le résultat de la primaire.  »

Comme si finalement le PS avait déjà trépassé et que la primaire relevait du registre des spasmes post-mortem.

Crédit photo : © Claude Truong-Ngoc / Wikimedia Commons


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140 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 15 janvier 10:20

    « Histoire .../...de vidanger ouvertement l’électorat PS et de laisser comme seul rôle à celui qui sortira vainqueur des Primaires Citoyennes celui d’éteindre la lumière en partant. »


    Belle formule pour résumer la situation.
    Cette vidange ne se traduira pas pour autant par une victoire pour le candidat Macron, car le lisier risque de s’épandre dans les sillons et non dans ses propres réservoirs qui resteront inodores... mais vides ;

    • Fergus Fergus 15 janvier 13:54

      Bonjour, Jeussey de Sourcesûre

      Soyons lucides : de la manière dont cette présidentielle est engagée, la qualification se jouera entre Fillon, Le Pen et Macron.

      Et pour peu que Macron n’explose pas en plein vol - ce qui est de moins en moins probable à la vitesse où s’annoncent les ralliements -, le prochain président se nommera Fillon ou Macron.

      Deux faces du libéralisme triomphant. Dès lors, il appartiendra aux Français de juger lequel sera le moins dangereux pour les acquis sociaux. Un vote par défaut, une fois de plus !


    • Laulau Laulau 15 janvier 15:54

      @Fergus
      Fergus, ça ne s’arrange pas ! Vous allez bientôt pouvoir un cabinet de voyant électoral.


    • Fergus Fergus 15 janvier 17:26

      Bonjour, Laulau

      Ah bon ? Parce qu’il y a une alternative à l’un de ces deux-là ?

      Bien sûr que j’aimerais voir Mélenchon au 2e tour. Et je voterai pour lui dans ce but. Mais dans un pays où les 2/3 des électeurs sont désormais à droite, cette hypothèse relève d’une très grosse cote. Et je ne parle même pas du 2e tour...


    • jmdest62 jmdest62 16 janvier 06:37

      @Fergus
      Pour gagner ...il faut au minimum , croire en la victoire.
      Quant à Macron qu’il continue à enfiler des perles comme :
       « l’alcoolisme et le tabagisme se sont peu à peu installé dans le bassin minier  »
      et sa cote va vite atteindre le niveau de celle de son ancien patron.
      @+


    • Laulau Laulau 16 janvier 10:39

      @Fergus

      Ah bon ? Parce qu’il y a une alternative à l’un de ces deux-là ?

      QUATRE MOIS ! Comment pouvez-vous affirmer ça quatre moins avant le scrutin ? On ne connais même pas encore les candidats (autres que Fillon et Mélenchon). Macron est une baudruche montée par les média et la finance, je ne sais pas ce qu’il adviendra, mais pour ce que j’ai vu et entendu de lui, il lui faudra encore plus de boosters financiers et sondagiers quand il se sera fait démolir au premier débat contradictoire...... A moins que les Lagardère, Bolloréet & Co décrètent qu’il en sera dispensé.


    • Fergus Fergus 16 janvier 13:05

      Bonjour, Laulau

      Soyons clairs :

      il y a actuellement deux candidats assurés de pouvoir disputer la qualification pour la finale eu 1er tour : Fillon et Le Pen.

      Un 3e candidat qui peut espérer se mêler à cette lutte et déjouer les pronostics en éliminant l’un des deux favoris : Macron, si la « baudruche » n’éclate pas.

      Un 4e candidat qui peut améliorer son score, mais probablement pas suffisamment pour espérer se qualifier, eu égard à la droitisation de l’électorat français : Mélenchon.

      Derrière, qui ? Personne ! Car il est évident qu’aucun socialiste issu de la primaire n’a la moindre chance de réussir un score honorable.

      Il est même possible, voire probable, que le PS se rallie à Macron comme le bruit en court, avec de plus en plus d’insistance, au sein même du parti !

      Bref, cela conforte ce que j’ai écrit ci-dessus : une partie à trois qui, en mai, devrait donner comme vainqueur soit Fillon, soit Macron.


    • Laulau Laulau 16 janvier 15:46

      @Fergus
      Il est même possible, voire probable, que le PS se rallie à Macron comme le bruit en court, avec de plus en plus d’insistance, au sein même du parti !

      Vous êtes le roi de l’hypothèse, mais vous en changez de temps en temps, plus de Bayrou ?. Pourtant si le PS se rallie à Macron, il deviendra de fait le candidat des « socialistes » et je suis quasiment sûr qu’un certain Bayrou viendra occuper la place libérée au centre.


    • Fergus Fergus 16 janvier 17:59

      @ Laulau

      Bayrou risque une humiliation s’il se lance dans la présidentielle avec un Macron au zénith.

      Quant à Macron et les socialistes, je suis prêt à parier que le candidat prendra les ralliements sans la moindre concession, une manière de dire qu’il n’est pas le candidat du PS tout en bénéficiant de ses apports en élus et en voix.

      Ces gens-là sont capables de tout ! smiley


    • devphil devphil 17 janvier 07:32

      @Fergus


      Faites vos jeux , rien ne va plus .................

    • amiaplacidus amiaplacidus 15 janvier 10:50

      Je recycle un commentaire que j’ai déjà fait :

      Entre 2010 et 2012, Macron a gagné près de 3 millions d’€ chez Rothschild.
      Lorsqu’il devient ministre, il déclare un patrimoine ridicule.

      C’est quoi son vice ? Les courses, la roulette, le baccara, l’optimisation fiscale ?


      • izarn izarn 15 janvier 14:41

        @amiaplacidus
        ...Il remplace Cahuzac.


      • amiaplacidus amiaplacidus 15 janvier 15:54

        @Izarn

        Il ne remplace pas, il se rajoute à Cahuzac.

        Il n’y a que trop de personnes qui souffrent de « phobie administrative » comme les Thévenoud, Cahuzac ou autres Balkany, sans que d’autres viennent augmenter la liste.
        .
        Durant la période où Macron gagnait plus de 3 millions d’€, je gagnais environ 6 % de cette somme, avec le sentiment, justifié, d’être un privilégié*. J’ai vécu tout à fait correctement, avec une certaine aisance.
        DANS QUEL MONDE CES GENS LÀ VIVENT-ILS ?
        .
        .
        * Comme l’essentiel de ma carrière ne s’est pas faite en France, j’ai une retraite que je peux qualifier de confortable.


      • Tall Tall 15 janvier 11:19

        Macron, c’est le PS.

        Il était encore Ministre de l’Economie de Hollande en août dernier et il n’a pas été viré.
        Il est juste parti, et sans claquer la porte, pour commencer sa campagne.

        • Tall Tall 15 janvier 11:22

          Avec Macron, le PS assume son virage à droite ( quitte à changer de logo plus tard ) mais l’essentiel des apparatchiks resteront en place dans l’appareil « PS » 2.0.


        • izarn izarn 15 janvier 14:46

          @Tall
          Les crétins ne se sont pas aperçu que Jospin avait dit en 2001 :
          « Mon programme n’est pas socialiste » ?
          Ensuite, puisque Jospin n’était pas socialiste, ils ont voté Le Pen et Chirac !
          Vaut mieux voter pour le modèle plutot que la (mauvaise) copie...


        • Clocel Clocel 15 janvier 11:36

          A chaque fois je me fais avoir...

          Je pense qu’on a touché le fond, et puis non, les zombis se surpassent...


          • Jeff84 15 janvier 11:37

            Bon article, mais je ne comprends pas votre usage de « libéral ». Je suis libéral, et Hollande et Macron n’ont rien à voir avec mes idées.


            J’espère que vous avez tort, et que les paléosocialistes ne se rallieront pas à Macron. C’est le seul qui ait une chance face à Fillon. Heureusement, il y aura toujours Mélenchon pour diviser la gauche, et MLP en a pris une sacrée partie aussi.

            • Alren Alren 15 janvier 12:54

              @Jeff84

              Je suis libéral, et Hollande et Macron n’ont rien à voir avec mes idées.

              Comment ça les idées de Hollande-macron n’ont rien à voir avec les vôtres ?

              Vous n’êtes pas partisan comme eux du moins d’État avec étouffement progressif et continue des services publics comme la santé, l’éducation, la SNCF, la poste, la douane (qui fait la chasse aux trafiquants de drogue mais aussi aux voleurs fiscaux), pour les partenariats publics-privés qui attribuent les pertes au public et les bénéfices au privé, même s’il faut pour cela les subventionner avec l’argent public, celui des impôts indirects, payés par tous et les impôts directs ?

              Vous n’êtes pas partisan comme eux du maintien dans l’OTAN et de l’UE telle qu’elle est au bénéfice exclusif de l’Allemagne et pour la signature du CETA et du TIPP ?

              Vous n’êtes pas partisan comme eux de la loi EL Khomri et que l’accord d’entreprise soit au-dessus de la loi républicaine ?

              Car c’est le panel « d’idées » que recouvre actuellement le joli mot de « libéral » détourné de son sens premier par les pro-capitalistes, les partisans du maintien et du renforcement des privilèges pour les héritiers fortunés, de toujours plus de misère pour les pauvres et de toujours plus de dividendes pour les rentiers auto-appelés « actionnaires » alors qu’ils s’enrichissent en dormant et « investisseurs » alors que ce ne sont que de vulgaires spéculateurs prêts à gagner quelques millions d’euros en brisant des entreprises rentables et en jetant des milliers de travailleurs dans la désespérance du chômage.


            • Jeff84 15 janvier 13:48

              @Alren
              Oui, je suis pour massacrer (etouffer n’est pas assez violent) tous les services publics (sauf le régalien). L’éducation publique est une vaste blague (enfin, sauf pour obtenir des ouvriers formatés, comme le voulait Bismark, son créateur), la santé publique un trou sans fond comblé tant bien que mal par les mutuelles privées. Macron est pour que tout cela reste public.


              Non, nous sommes contre l’OTAN et l’UE. Macron y est pour.

              Non, nous sommes contre le fait que l’accord d’entreprise soit au-dessus de la loi républicaine. Mais les accords collectifs ne sont pas fixés par l’Etat, et encore moins par les entreprises, mais par les syndicats, qui ne sont absoluments pas représentatifs (5% dans le privé, TOUS confondus). Donc oui, les accords d’entreprises sont forcément au-dessus des accords syndicaux. Macron ne serait pas d’accord.

              Et finalement, nous sommes contre tous les privilèges et rentes, et pour aider les pauvres.

              Eh, vous aviez une chose juste sur une dizaine. C’est au dessus de la moyenne des socialistes.

            • izarn izarn 15 janvier 14:54

              @Jeff84
              Il faut préciser que « service public » est extremement bizarre dans notre pays.
              Aux USA les services publics sont gratuits. Sinon ils ne sont pas dit « publics » !
              Chez nous la plupart sont payant.
              Cherchez l’erreur.


            • Jeff84 15 janvier 15:08

              @izarn
              Oui, c’est une confusion qu’adorent entretenir les paléosocialistes. Ils vont beugler que les services publics sont une bouée de sauvetage pour les pauvres (ce qu’ils ne sont absolument pas, mais passons), et que c’est pour cela qu’il faut les préserver... alors qu’une grosse partie est payant ! Et donc, qu’on pourrait privatiser le tout sans affecter d’aucune sorte les pauvres !


              Mais bon, les paleosocialistes ne sont pas à une contradiction près.

            • Le421 Le421 15 janvier 16:35

              @Jeff84
              Je vous sens honnête.
              Visiblement, vous croyez ce que vous dites.
              J’espère que vous avez détruit votre Carte Vitale et que vous ne prenez pas de congés payés.
              Ces saloperies communistes indignes d’un bon libéral.

              A moins que vous n’adoptiez comme beaucoup la devise :
              Je prends ce qui m’arrange et je laisse le reste.


            • Gemini Gemini 15 janvier 16:42

              @Jeff84

              C’est là où les libéraux nous prennent pour de sacrés débiles.

              La privatisation n’a jamais RIEN apporté de bon. Qui dit privatisation dit actionnaire parasite à rémunérer, donc, forcément, augmentation du coût. Sans même parler du fait que cela permet à des inutiles de gagner de l’argent alors que seul le travail de ceux qui produisent devrait le permettre.

              Qui dit privatisation d’un service dit également forte réduction de celui-ci aux seuls aspects rentables. Le reste des services n’existera plus.

              Qui dit privatisation d’un service dit vision à court terme seulement. La catastrophe de la privatisation des réseaux ferroviaires en grande-bretagne, des réseaux électriques aux États-Unis, sont quelques exemples de cette incapacité du privé à être utile à la société et à penser le long terme.

              Qui dit privatisation de services dit qu’en fait, seuls sont qui ont de l’argent peuvent décider des services dont peut bénéficier une société. C’est donc une habile façon de contourner la démocratie et de s’assurer que seuls les riches et les dominants décident de ce à quoi ont droit les sans-dents.

              En fait, il serait plus intéressant de poser la question inverse : qu’apporte à la société la privatisation d’un service ? Les services sont plus chers, réduits uniquement à ce qui est rentable, n’ont aucune vision à long terme, et ne se soumettent en rien à la délibération de la société. Tout, au contraire, est soumis aux seules puissances de l’argent et à ses critères.

              La privatisation n’a pour seul objectif réel de permettre à une caste de privilégiés, riches et dominants, de conserver et d’affermir leur domination sur le reste de la société. Bref, le bon vieux renard libre, libre de dévorer qui il veut, dans le poulailler avec des poules libres, libres de se faire dévorer par qui elles peuvent.


            • Richard Schneider Richard Schneider 15 janvier 16:44

              @Alren
              Je pense que votre réponse à Jeff 84 mériterait d’être étoffé : il y a la matière et la réflexion. Peut-être un article ces prochains jours ?


            • Jeff84 15 janvier 17:10

              @Le421
              En effet, je préfèrerais ne pas payer pour ces saloperies communistes, c’est exactement ce qu’elles sont. Enfin, la carte vitale. Les congés payés ne posent aucun problème du point de vue libéral.


            • Jeff84 15 janvier 17:34

              @Gemini
              Bravo, un argument basé sur un fait réel. C’est rarissime, et surtout courageux, venant d’un socialiste. Donc, la privatisation anglaise du rail. Faisons le bilan :

              - augmentation de 120% du trafic passager en 20 ans, alors que le public l’avait réduit de 25% en 50 ans
              - réduction de plus de 50% des subventions publiques par passager
              - aucun accident majeur depuis 15 ans, alors que c’était monnaie courante pendant la gestion publique et juste après la privatisation (vu l’état de délabrement du réseau, les opérateurs privés n’ont pas pu tout faire immédiatement), et quasiment plus de mort par accident depuis 10 ans. Malgré un trafic qui a plus que doublé, je le rappelle.

              Comme catastrophe, ca se pose là. Vous savez, il y a une raison si les socialistes ne donnent quasiment jamais de faits : ils vont toujours dans le sens des libéraux. Vous avez vos raisonnements foireux et vos bons sentiments, nous avons la réalité.

              Le capitalisme, c’est pas sexy, mais ça marche.

            • Jeff84 15 janvier 17:36

              @Richard Schneider
              Lisez les archives, j’en ai lu des dizaines qui sont d’exacts copié-collés.


            • Et hop ! Et hop ! 15 janvier 19:49

              @Jeff84 : Restons en France, les activités qui ont été privatisées en premier sont toutes celles qui marchaient très bien et rapportaient des milliards de recettes non fiscales à l’État : GdF, Total, France Témécom,.. les autoroutes,... les barrages hydro-élécrtriques,.. pour ne pas parler de la loi de 1978 interdisant à l’État de se financer à la Banque de France, epuisl’euro qui font perdre à la Banque de France tout le profit de l’émission monétaire.


              Le secteur public français a créé des entreprises qui étaient les plus avancées du monde à tous point de vue (nucléaire, TGV, Aibus, Ariane Espace, IGN, satellites, INSERM, EdF, y compris par le fait de bien payer tout son personnel de base, et normalement ses dirigeants.

              Le défaut des entreprises publiques comme Edf, la vraie raison de leur transformation en SA cotées en bourses, est quelles ne payaient aucuns dividendes à des actionnaires, et aucun intérêts à des banques puisqu’elles se finançaient par des emprunts obligataires souscrits par les ménages et les entreprises françaises.


            • Jeff84 15 janvier 20:22

              @Et hop !
              En quoi cela est-il une preuve de quoi que soit, à part du fait que l’Etat est un horrible gestionnaire, obligé de vendre les bijoux de famille pour payer ses armées de fonctionnaires à coup de déficit ?


              Qu’est-ce qui vous permet de penser que si ces secteurs avaient été ouverts au privé, ces formidables avancées n’auraient pas continué, au lieu d’être stoppées depuis les années 70 ?

              Je me fiche complètement que des dividendes soient versés, tant que les utilisateurs payent moins cher, un service de meilleur qualité.

            • sokom 16 janvier 14:01

              @Jeff84
              Ce que vous ne percuter pas vous les libéraux, c’est que vous ne pouvez pas libéraliser tout !

              Je suis pour le libéralisme total pour tout ce qui ne touche pas les secteurs clé d’une économie.
              Par contre, la finance, l’énergie, les télécoms, la santé, l’éducation... tout ce qui entre dans le « bien commun », monopole d’état, sous notre contrôle. J’aurais même ajouté l’agroalimentaire, y’en a marre de bouffer toute cette merde.

              Si vous laissez ces choses entre les mains d’acteurs privés, vous n’en aurez jamais pour votre argent.

            • Jeff84 16 janvier 19:21

              @sokom

              Marrant, dans la réalité c’est exactement le contraire qui est toujours observé : quand vous libéralisez, les prix s’effondrent toujours. Par exemple, dans le cas du rail britannique, mais aussi dans absolument tous les autres cas. Pas un socialiste n’a jamais réussi à me fournir un seul cas réel où le secteur est libéralisé (donc, où il n’y a plus de monopole public) et où les prix augmentent.

            • Et hop ! Et hop ! 16 janvier 23:30

              @Jeff84 : L’État n’est pas un horrible gestionaire puisque les premières entreprises privatisées pour des motifs idéologiques, étaient extrêmement profitables.


              L’État n’est pas un horrible gestionaire, c’est lui qui a développé en France tout le secteur industriel qui a fait que notre pays était en 1990 le 3e pays du monde par son PIB, après les USA et le Japon qui sont beaucoup plus gros.

              Toute les grandes entreprises leader de France, depuis Saint Gobain au XVIIe siècle, l4institut Pasteur, jusqu’à Alshtom, EdF, Aréva, l’INRA, le CERN, Airbus, Ariane, a été développé par l’État, par des ingénieurs formés dans des écoles d’État (Mines, X, Ponts, etc.). Le secteur commercial privé n’a jamais rien développé, il vit sur le profit à court terme et n’investit pas dans ds grands programmes.

            • Et hop ! Et hop ! 16 janvier 23:35

              @Jeff84 «  Pas un socialiste n’a jamais réussi à me fournir un seul cas réel où le secteur est libéralisé (donc, où il n’y a plus de monopole public) et où les prix augmentent. »


              Le prix de l’électricité, la moins chère d’Europe avant qu’on réforme EdF pour la privatiser, afin de permettre à des fonds d’investissements étrangers de la racheter et d’augmenter les prix.

              Le prix de l’enseignement supérieur au fur et à mesure qu’il est privatisé sur le modèle des écoles de commerce, avec obligation d’emprunter pour payer sa scolarité.

              Le prix de la Santé, celui des mutuelles privées.


            • michel-angelo michel-angelo 15 janvier 11:49

              Mais dans quel monde on vit ?

              Macron l’enfant prodige de la finance plébiscité par les français !!!!

              Le système est bien fichu qui fait croire aux ignorants que le pompidolisme macronien est l’avenir.

              Lui qui proposait les 37h !


              • Clocel Clocel 15 janvier 11:56

                @michel-angelo

                Faut quand même reconnaître qu’asseoir le MEDEF dans le fauteuil suprême, ça n’avait pas encore été essayé ! smiley

                Depuis le temps qu’on tourne autour...

                La revanche des collabos...


              • Fergus Fergus 15 janvier 14:06

                Bonjour, michel-angelo

                Une majorité des ouvriers de notre pays plébiscitent bien Le Pen dont le seul véritable objectif n’est pas d’améliorer la condition des ouvriers et employés français, mais de faire prospérer la PME familiale.

                Le problème est que, depuis des décennies, les deux grands partis français, gaulliste et socialiste, ont tourné le dos aux classes populaires. Dès lors, les électeurs se laissent séduire par des chimères.


              • jaja jaja 15 janvier 14:16

                @Fergus

                C’est complètement faux ! Une majorité d’ouvriers s’abstient toujours aux élections et ne vote pas FN... seule une minorité vote... 61% d’abstention chez les ouvriers au premier tour des Régionales 2015 (58% chez les employés)...

                http://www.francetvinfo.fr/elections/regionales/elections-regionales-qui-sont-les-abstentionnistes_1209285.html


              • Fergus Fergus 15 janvier 14:24

                Bonjour, jaja

                Vous avez raison, je corrige : une majorité des ouvriers qui votent.

                Mais ne nous voilons pas la face, les autres comptent pour du beurre du fait de leur abstention. D’où l’intérêt pour un candidat comme Mélenchon de tout faire pour les reconquérir. Avec à la clé cette énorme hiatus qui n’est pas levé sur l’immigration, point d’achoppement en 2012.


              • jaja jaja 15 janvier 14:32

                @Bonjour Fergus,

                Mélenchon est un socialo comme les autres... Il l’a déjà largement prouvé ne serait-ce qu’en participant au gouvernement social-libéral du privatiseur Jospin et en continuant de nos jours à tresser des louanges à Mitterrand l’homme des répressions coloniales et de la Guerre du Golfe...

                Perso si Poutou n’est pas qualifié, je m’abstiens aux deux tours...

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