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Accueil du site > Actualités > Politique > Le redécoupage administratif : un référendum ?

Le redécoupage administratif : un référendum ?

Le redécoupage administratif est l’une des grandes réformes promises par le candidat Sarkozy. C’est une réforme nécessaire dont notre pays a grandement besoin, espérons simplement qu’elle ne soit pas à l’instar d’autres qui l’ont précédée ni bâclée ni dénaturée par la pression de l’opinion publique et la fâcheuse tendance qu’a le Chef de l’Etat à s’y soumettre.

Il est certain que cette réforme est la bienvenue à un moment du quinquennat où le gouvernement est en mal de popularité ; il est certain également que ce sera l’une des réformes techniquement les plus délicates à réaliser car si l’opinion publique aurait plutôt tendance à y être favorable, c’est à la pression terrible de la classe politique que le gouvernement va cette fois-ci être confronté. En effet, notre classe politique française est ainsi faite qu’elle offre une vaste gamme de mandats à choisir en fonction des ses goûts et de ses appétits et il est bien évident qu’un mandat de conseiller général ou même régional, peu coûteux en énergie, ne peut qu’améliorer l’ordinaire lorsqu’on est déjà Maire, député ou Président de Communauté de Communes. Il y a fort à penser que les élus, tant de droite que de gauche ne vont pas être trop empressés à défendre une réforme qui, si elle est adoptée, risque d’amputer une ou même plusieurs parts de leurs “revenus professionnels“ et que comme tous les “corporatismes“, la classe politique ne manquera pas de trouver moult arguments pour défendre les privilèges acquis. Le cumul des mandats a encore de beaux jours devant lui.
 
Alors le gouvernement va devoir faire preuve d’un véritable courage politique et de pas mal de persuasion s’il veut mener à bien cette réforme qui ne prévoit pas moins que “d’ôter le pain de la bouche“ à plus de 3000 élus jugés (à juste titre) inutiles. La tâche me semble insurmontable même quand on s’appelle Nicolas Sarkozy et qu’on est un Super Président. Lorsque les combattants d’une armée ne sont pas convaincus eux-mêmes du bienfondé de leur cause, il est bien difficile de remporter la victoire et je ne vois sincèrement qu’une issue à ce dilemme : organiser un référendum sur le sujet ! D’autant plus qu’il ne s’agirait pas d’un luxe : n’envisage-t-on pas après tout de modifier de fond en comble la gestion des Régions, des Départements ainsi que le mode d’élection de ceux qui en auront la charge ? Je pense qu’il ne serait pas superflu de demander au Citoyen ce qu’il en pense.
 
Seulement voilà, le référendum a mauvaise presse par les temps qui courent et même s’il constitue l’un des derniers espoirs de sauver ce qui reste de Démocratie dans une Société entièrement vouée au libéralisme commercial et à la finance, nos dirigeants hésitent à s’en servir : on ne sait jamais ce que ce diable de Citoyen peut avoir dans la tête…Pourtant dans le cas qui nous préoccupe ce serait la solution rêvée : la réforme est imposée par la volonté du Peuple, on cloue le bec à tous les élus récalcitrants, les économies escomptées pour une fois sont acceptées de bonne grâce par l’opinion publique et le bénéfice politique de l’opération revient intégralement au gouvernement.
 
A défaut d’adopter cette solution sûre et efficace, sans grand risque politique, je vois mal une telle réforme aboutir, du moins dans sa forme actuelle et une fois de plus, en bout de course on risque de se retrouver avec une réforme totalement estropiée, amputée de ce qui faisait sa force et de ce fait parfaitement inopérante.
 
Par José CITA - www.florangetribune.fr
 

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7 réactions à cet article    


  • Michel DROUET Michel DROUET 27 octobre 2009 16:25

    D’accord pour un référendum, mais sur quel sujet ?
    Pas uniquement sur la réforme des collectivités qui ne sert plus que de faux nez à un projet politique plus large allant du cadeau fiscal aux entreprises (suppression de la T.P.) en passant par l’étranglement financier des collectivités locales (dont la majorité est dirigée par la gauche), pour aboutir à la mise en place d’un scrutin majoritaire à un tour aux élections locales qui favorisera l’UMP.

    Avec un dispositif aussi orientée politiquement, la question nécessiterait au minimum 10 pages d’explications et les votants feraient ce qu’ils ont fait pour le projet de traité européen : ils voteraient non.

    Voilà pourquoi le citoyen n’a pas sa place dans ce débat et qu’on ne lui demandera pas son avis.

    Notons également que la gauche n’a pas tellement envie d’ouvrir un débat citoyen sur le sujet de la réforme des collectivités locales : elle a trop à perdre.


    • Teo Toriatte 27 octobre 2009 20:54

      Un référendum, c’est une question fermée (oui ou non)

      Je ne suis pas sûr que ce soit réellement une avancée que de limiter le débat à un « pour » ou « contre »


      • non666 non666 27 octobre 2009 21:28

        Pourtant il semble qu’un referendum sur ce sujet serait la eule chose qui pourrait faire voter les français pour une reforme proposé par sarkozy.

        Cela aurait effectivement l’avantage enorme , en cas de oui d’etre transformer par la racaille des journalistes serviles en plecite du president.
        les arguments sont nombreux : les seuls qui sont opposés a cette reforme sont les elus locaux moins il y a de niveaux administratif, moins il y a de postes a se partager....

        Il ya aurait neanmoins un risque, c’est que l’on parle des refrendim qui ont été nié par les suivants de la Sarkozy.

        Quand on faut voter contre le peuple pour satisfaire les besoins des etats unis et de la finance internationnale, comment justifier ensuite le besoin d’un referendum ?

        Et quand on donne le droit de veto sur referendum au parlement (qu’un referendum est justement destiné a tourner) comment justifier ensuite de ce droit de veto et de l’utilité d’un accord des parlementaire sur un sujet qu’ils auraient pu decider entre eux ?

        On va en avoir des occasions de se foutre de l’immonde nain s’il se risque sur ce terrain....


        • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 28 octobre 2009 00:00

          Demandez aux citoyens comment s’appellent les habitants de leur département ? Je pense que beaucoup vous répondront. Demandez-leur quel nom portent les habitants de leur région ? Je ne pense pas que vous obteniez autant de réponses. La commune, on connaît : c’est chez nous. Le canton, aussi : en zone rurale, c’est souvent là qu’on trouve le collège (public, car citoyenne laïque je ne connais que celui-là). Le département, chacun en connaît bien le nom, le chef-lieu avec sa préfecture et ses administrations (ou même ce qu’il en reste), et son numéro est encore sur de nombreuses voitures, ce qui permet de situer son voisin d’autoroute. Mais la région ? Bouh, que c’est loin, que c’est grand ! Personnellement, je me sens perdue là-dedans. La région aura une histoire sûrement, mais dans combien de décennies ? J’ai peur qu’on perde dans une future organisation territoriale la taille humaine qui est nécessaire à un certain bien-être des administrés. Si vous voulez faire des économies, je vous rappelle qu’il existe toujours un bouclier fiscal dont nous nous sommes très bien passés pendant des années.


          • Michel DROUET Michel DROUET 28 octobre 2009 11:12

            Et le canton en zone urbaine, est-il identifié par les électeurs ?
            Non, en général c’est le conseiller municipal qui est identifié, mais comme le hasard fait bien les choses, avec le cumul des mandats, le conseiller municipal est souvent en même temps conseiller général.
            Question annexe : combien de fois en moyenne pendant un mandat un citoyen a besoin de rencontrer son conseiller général ?
            Le conseil Général est avant tout le financeur des communes, intercommunalités et des associations, ce qui limite les besoins de rencontre avec le simple citoyen qui est surtout concerné par l’action sociale, les collèges et les transports scolaires.
            Pour ces trois compétences, le Département dispose de personnels qualifiés sur le terrain pour répondre aux attentes de la population. Ce n’est pas à l’élu du canton de faire le travail des techniciens et des travailleurs sociaux sur le terrain mais de donner à ces personnels les moyens juridiques et financiers de leur intervention.
            Cela ne remet pas en cause la légitimité des élus, cela les repositionne simplement sur l’échiquier territorial et dans leur rôle de « législateur » local.
            Au final, il y a beaucoup de choses à dire sur la notion de « taille humaine » qui n’est certainement pas lla chasse gardée des seuls élus locaux.


          • dom y loulou dom 1er novembre 2009 14:08

            surtout nous placer dans des identités géographiques « nouvelles » pour bien déboussoler un peu plus les ouailles...

            tandis que les chemtrails nous abrutissent et qu’aux USA et au Canada lesvaccinations forcées se font sur tout le personel militaire et médical, sous peine de se voir licencié sur le champ (pendant qu’Obama dit au glorieux petit écran planétaire que « bien sûr que non ce n’est pas obligatoire »)

            Les enfants à l’école se voient recevoir le vaccin meurtrier contre l’avis de leurs parents alors qu’il n’y a même pas une loi qui oblige qui que ce soit de se faire vacciner d’aucune manière !!

            L’eau potable achève de stériliser les foules et l’aluminium sprayé sur nos têtes de nous donner l’alsheimer.

            On fout les gens à poil devant les regards déshumanisants du bétail uniformé à qui on fait rompre leurs voeux d protéger les constitutions quand ils doivent mantenant déjà bfouer les lois les plus élémenaires de liberté.

            On a même un témoignage d’une infirmière canadienne qui a été vaccinée contre sa volonté alors que les « oprateurs » lui disaient « on sait que ce vaccin est néfaste mais vous devez le faire !! »

            de quoi traumatiser n’importe qui.

            « L’establishment » Bilderberg veut nous voir accepter le statut d’esclave.

            Travailleur cela ne le fait plus... la citoyenneté face au scientisme eugéniste ne vaut plus rien, chair à pâté est plus à propos.

            J’ai même rencontré une dame qui trouvait que « la seule solution est la dépopulation »... je lui ai demandé si elle voulait que je la dépopule tout de suite ou plus tard... elle m’a regardé comme si elle n’était pas concernée du tout...

            on atteint la démence je vous dis et face à la démence il n’y a plus d’arguments vebaux possibles parce que nous ne vivons plus dans un cadre rationel.

            On nous le fait croire encore, dans la petite lucarne on parle, on parle, on parle, histoire que le bétail ne soit pas trop offusqué, on donme mille et une raisons « logiques » (type version officiele 11 septembre) de suivre des plans de terreur, le troupeau est dans la panique à mon avis et court de plus belle aux divertissements proposés histoire d’être sûrs d’être encore des êtres humains et... 

            l’agenda avance, sans nous et contre nous.


            • dom y loulou dom 1er novembre 2009 14:13


              le slogan des « grands réformateurs » ne devrait pas être « yes we can » mais « new is fun » ...

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