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Accueil du site > Actualités > Politique > Le Sarkozysme en France : Une politique pour la bourgeoisie, contre le (...)

Le Sarkozysme en France : Une politique pour la bourgeoisie, contre le peuple-classe

En 2010, pour une offre politique en réponse au sarkozysme !

"Thatcher et Reagan ont sauvé la démocratie du règne de la rue, sans violence disproportionnée. L’Europe a cruellement besoin de dirigeants de cette trempe" écrit Drieu Godefridi pour l’Institut Hayek. La France a mis presque trente ans pour installer Nicolas Sarkozy comme destructeur final de l’Etat social. La gauche française n’a pas remporté la bataille idéologique et politique à l’issue de ces trente ans. Le social-libéralisme de Mitterrand à Jospin, tout en essayant de combiner l’eau et le feu, avait bien fait avancer le néolibéralisme en France . Désormais avec Nicolas Sarkozy le MEDEF - le syndicat des entreprises et des entrepreneurs - dispose enfin de l’homme qui va porter l’estocade finale contre les conquêtes de la Résistance et achever la construction de l’Etat néolibéral, celui qui aura tout libéralisé, privatisé et marchandisé afin de maintenir une courbe montante pour les profits. Le concurrentialisme généralisé est un des traits de la société néolibérale construite avec l’aide de l’Etat reconfiguré plus répressif moins social, en guerre contre ceux d’en-bas. Lire ici "La nouvelle raison du monde" de Pierre Dardot et Christian Laval. Cette politique sert ouvertement les très riches, la bourgeoisie. Elle ne s’en tient pas là.

1 - Bourgeoisie et peuple-classe : le grand écart réalisé et assumé

Le peuple-classe (1) est le peuple résiduel une fois enlevée la bourgeoisie qui est la seule vraie classe à la fois subjective et objective. Elles est la classe dominante qui sait qu’elle domine et qui s’emploie à renforcer son unité et sa domination. Le MEDEF n’est que l’un de ses outils de reproduction. Le sarkozysme en est un autre.

Le peuple-classe est lui une quasi classe. On enlève "à la louche" 5 millions de bourgeois au 65 millions de français il reste un peuple hétérogène qui subit le déclassement social. Le sarkozysme taille "à la hache" dans ce peuple-là ! Cet aspect de quasi classe de ce peuple résiduel , que j’ai moi-même souligné dans plusieurs articles a été repris en critique par Pierre Ruscassie (2). Cette critique amicale a permis de montrer que la notion de peuple-classe est précisément un outil utile en réponse aux ruptures du sarkozysme.

2 - Peuple-classe, une catégorie pour penser la mobilisation politique pour la justice sociale et fiscale.

Elle est un outil de facture altermondialiste qui a vocation à s’adresser à la gauche politique. Pourquoi ? Parce que le syndicalisme des grandes confédérations qui peine déjà à faire converger travailleurs du privé et travailleurs du public n’a pas pour objet de faire converger travailleurs indépendants et travailleurs salariés. Par ailleurs si l’on place le patronat des petites unités de moins de 10 salariés au sein du peuple-classe on comprend alors qu’au plan syndical cela fasse des problèmes. Le petit patronat doit souvent (pas toujours) sa relative bonne aisance financière à une exploitation dure de ses travailleurs (petits salaires proches du smic et dépassement des 35 heures).

Il en est différemment lorsque l’on quitte les lunettes syndicales pour des lunettes politiques de gauche. Il s’agit ici d’une gauche qui prend pour projet non seulement de stopper le déclassement social général mais aussi de protéger les couches sociales les plus fragilisées sans accroitre le déclassement social des couches moyennes. Pour le dire de façon imagée, il ne s’agit pas de déshabiller Pierre - les couches moyennes pour habiller Paul -le prolétaire - ou d’autres formules de ce genre du type le privé contre le public. Ce qui suppose de vouloir frapper les riches au portefeuille, de changer les règles et normes du travail, de défendre les services publics et la Sécurité sociale. Si la gauche doit créer un nouveau statut du travail salarié (NSTS) pour sécuriser l’emploi privé cela ne doit pas se faire au détriment du statut public des fonctionnaires. Cela ne doit pas non plus être le signe d’un acquiescement aux licenciements à tout crin ! Pas même à une flexibilité rêvée par le MEDEF.

3 - Le peuple résiduel objet de déclassement et de désaffiliation

Jamais la bourgeoisie ne s’est autant détachée du reste de la population. Ce n’est pas ici du seul fait du sarkozysme mais de la responsabilité de toute une génération de politique. Cet enrichissement des riches est constitutif du néolibéralisme. Simplement, ce qui fait écran à cette perception ce sont tous ceux - haut fonctionnaires adeptes du pantouflage, cadres supérieurs du privé, journalistes appointés, etc... - qui forment la couche d’appui de la bourgeoisie car ils sont très bien rémunérés pour cette tâche. Il n’en demeure pas moins que les riches sont plus riches alors que les couches moyennes aisées (au-dessus de 3000 euros par mois jusqu’à environ 5000 euros) elles ont subi un fort déclassement social pour ceux qui ont été licenciés (3) ces deux dernières années, ou pour ceux qui sont passés au statut de travailleur indépendant mais prolétaire (moins de 3000 euros par mois) après avoir été petit patron (4). Quant aux prolétaires (comme couche sociale à moins de 3000 euros par mois) ils subissent aussi très fortement la crise, leur crise. Objectivement la notion de peuple-classe acquiert donc une pertinence. C’est précisément - pour la gauche j’entends - quand ce peuple-là acquiert une pertinence et une visibilité que se pose la question subjective, celle de favoriser des convergences possibles, des mobilisations communes.

4 - Nicolas Sarkozy, l’homme providentiel de la bourgeoisie !

Mais dans le même temps surgit l’homme providentiel de la bourgeoisie qui prend pour axe politique principal l’empêchement d’une conscience de classe populaire élargie - pas au sens de "classes populaires" (5), donc d’une formation subjective de ce peuple-classe. C’est ainsi qu’il faut comprendre la politique de rupture sarkozyste. C’est un point capital à saisir pour la gauche française.

Cet homme et son équipe vont appuyer partout ou çà fait mal, partout ou les divisions matérielles (sociales) et culturelles sont encore vivantes malgré les déclassements sociaux en cours. Car, évidemment, on sait qu’il existe une division horizontale (de type stratificationniste) et verticale (petits patrons à moins de 10 salariés contre travailleurs salariés) qui est très conflictuelle au sein de ce peuple-classe (sans bourgeoisie). Il y a aussi la différence de mentalité et de conditions matérielles de vie entre les travailleurs indépendants et les travailleurs salariés.

Jamais en France un homme politique n’a autant soutenu publiquement la bourgeoisie. Disons, car il y a toujours des historiens à critiquer ce genre de formule : cela fait bien longtemps qu’un Président de la République prenait pour valeur et pratique ostentatoire d’afficher son gout du luxe et ses fréquentations de l’autre France, celle d’en-haut ! On trouvera toujours des proximités entre le sommet des institutions politique et le monde des affaires mais ces proximités étaient discrètes. En République le soutien à la classe dominante est nécessairement discret. Il y a comme une vertu politique des grands dirigeants à présenter une République du centre. Hypocrisie dira-t-on. C’est un peu ce qu’a dit Nicolas Sarkozy qui a rompu avec cette hypocrisie.

5 - La politique de la rupture au sein du peuple-classe !

En ce sens, Sarkozy est l’homme politique français qui a annoncé haut et fort une telle rupture avec le passé. Avec lui on allait voir ce qu’on allait voir ! Plus de transparence. On a vu ce que d’autres cachaient mais tout cela n’est pas neutre. On a vu qu’il fréquentait publiquement la grande bourgeoisie et le monde des affaires des le lendemain de son élection. Nicolas Sarkozy a passé on s’en souvient quelques jours de repos au large de Malte, avec sa famille, sur un yacht de luxe appartenant à l’homme d’affaires Vincent Bolloré. Cela a eu un impact important car le symbole disait la vérité des institutions . La République comme la démocratie sous N Sarkozy est de facture bourgeoise et libérale, cela doit se savoir. La démocratie telle qu’elle fonctionne permet cet usage césariste (6) et antipopulaire (7).

Première leçon à l’attention des tranches supérieures des couches moyennes : Les riches ne sont pas des prédateurs qu’il faut constamment surveiller et limiter mais des entrepreneurs de croissance qu’il faut soutenir et protéger. Tout au plus va-t-il vouloir "moraliser" le capitalisme. La chose étant impossible il a rapidement changer d’orientation pour porter le regard sur la fraude sociale d’en-bas. Vous savez ces smicards ou ces chômeurs qui trichent. Du coup les gros tricheurs d’en-haut passaient dans la clandestinité et restaient dans les paradis fiscaux. Le sarkozysme, c’est la morale faite à ceux d’en-bas : les prolétaires doivent s’accrocher et travailler. Voilà la culture sans pitié du travail pour la droite sarkozyste. Pas question de partager le travail avec les chômeurs via une nouvelle RTT, pas question d’un partage des richesses qui frappe les riches et donne aux prolétaires.

Assez rapidement donc il est apparu que le sarkozysme protégeait ceux d’en-haut et stigmatisait et fragilisait ceux d’en-bas. Comment ? De plusieurs façons.

* D’abord il y eu la poursuite de la politique néolibérale mais en mode assumé : la RTT du PS a été récupérée par l’intensification du travail . Va-t-on rectifier cette perversion par une nouvelle RTT ? Non bien au contraire. Le premier sarkozysme au pouvoir fut la mise au travail et la compétition généralisée. On sait que forcément certains ne vont pas suivre. Tant pis ! Dans une course il n’y a pas que les champions qui caracolent en tête il y a aussi ceux qui trainent derrière à basse vitesse et surtout ceux qui restent sur la ligne de départ ! Que fait-on des travailleurs à basse vitesse et des travailleurs au chômage ? Quel revenu ? Quelle formation ? N Sarkozy ne connait qu’une réponse à l’instar de la leader du MEDEF : soit ils accélèrent et montent en tête soit ils disparaissent. C’est ce que C. Darwin disait pour le monde animal mais pas pour les humains (8). Le sarkozysme a bien un fort relent de politique néolibéral de sélection celle issue idéologiquement d’un mélange de Hobbes "l’homme est un loup pour l’homme" complété par du Spencer : on aide pas les pauvres, on les laisse mourir. L’Etat ne saurait être social mais modeste, tel que le veut le MEDEF.

* Ensuite il y eu la monstration de divers ennemis intérieurs : Pour légitimer ouvertement une politique de soutien aux riches en pleine crise économique il faut aussi montrer un ennemi au sein du peuple, du peuple non bourgeois. Et c’est là l’autre volet de la rupture sarkozyste. La rupture initiée par Sarkozy a été de formaliser de multiples divisions au sein du peuple-classe : entre ceux qui se lèvent tôt et les autres, les fonctionnaires qui acceptent la réduction drastique des missions de service public et les autres, les bons étrangers intégrables et les autres. Les trois gros boucs émissaires du sarkozysme sont les migrants, les fonctionnaires et les chômeurs. Par contre il brosse le poil des entrepreneurs (fin aout 2007, 10 jours après le déclenchement de la crise financière ), des cadres travaillant nettement plus de 35 heures. En pleine crise venue du monde de la finance, il a montré du doigt les parasites d’en-bas et couvert les parasites d’en-haut. Ce procédé, indigne, est aussi celui typique du fascisme. Avant de punir celui qui vole une pomme occasionnellement il faut punir ceux qui volent des bœufs systématiquement sinon la République devient bananière.

6 - "Recoller les morceaux" de peuple-classe maintenant !

Le point de rupture est-il atteint ? Début 2010, après un grand débat sur l’identité nationale qui tourne au bide le sarkozysme montre qu’il arrive au point critique. Désormais çà passe ou ça casse ! Si ça passe, Margaret Thatcher deviendra une tendre et gentille dirigeante à côté de Nicolas Sarkozy. Et nous vivrons comme des porcs (9 ). Si çà casse alors, c’est qu’une vraie gauche aura accomplie sa mission envers le peuple-classe. Elle aura recollé les morceaux sur-clivés du peuple-classe. La tâche n’est pas aisée car il y a des contradictions réelles qui ne dépendent pas du sarkozysme. Si dans une certaine mesure "nous ne pouvons pas faire reproche au loup de manger l’agneau, puisque c’est dans sa nature même de le faire" alors c’’est donc à une logique prédatrice autant qu’à des prédateurs que la gauche doit s’attaquer et ce en instituant une autre logique égalitaire et fraternelle.

Christian Delarue

1) Comme suite du débat avec Pierre Ruscassie je met plus l’accent sur la définition du peuple-classe comme peuple résiduel que comme catégorie sociopolitique intermédiaire. Le peuple-classe, une catégorie sociopolitique intermédiaire

http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php ?article463

2) Travailleurs salariés, travailleurs indépendants, une solidarité à construire. P Ruscassie

http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php ?article602

3) Note sur la captation financière sur les salaires et sur l’économie.

http://www.lepost.fr/article/2009/12/19/1849481_note-sur-la-captation-financiere-sur-les-salaires.html

4) L’auto-entrepreneur prolétaire, un travailleur indépendant, sans code du travail C Delarue

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/l-auto-entrepreneur-proletaire-un-67354 ?

5) Classes populaires" ? : Recherche prolétaires et peuple-classe désespérément.

http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php ?article964

6) Déconstruire le césarisme démocratique du sarkozysme

http://www.contre-feux.com/politique/sarkozysme-deconstruire-le-cesarisme-democratique.php

7) Démocratie libérale et hypocrisie : une combinaison nécessaire

http://www.france.attac.org/spip.php ?article7312

8) Darwin dans le champ politique

http://www.lepost.fr/article/2009/12/25/1857704_darwin-dans-le-champ-politique.html

9) Pour ne pas vivre comme des porcs, nous devrons refuser le sarkozysme ! - Dazibaoueb

http://www.dazibaoueb.fr/article.php ?art=9654


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49 réactions à cet article    


  • Charles Martel Charles Martel 5 janvier 2010 10:13

    5 millions de petits bourgeois et moi et moi et moi ! avec mes 5700 euros en fin de mois ! et Hollande qui m’aime pas !

    j’y pense et puis j’oublie !
    c’est la vie c’est la vie !


    • Christian Delarue Christian Delarue 5 janvier 2010 11:50

      5 millions de bourgeois et 60 millions pour le peuple-classe. Les prolétaires à moins de 3000 euros par mois forment l’immense mùajorité des 60 millions ; disons 55 !


    • earth75 earth75 5 janvier 2010 11:05
      • Bonjour, Donc une seule solution : La Révolution !!!!!!!!!!!!!!!

      • earth75 earth75 5 janvier 2010 11:07

        Bonjour,

        Mais une révolution utile, celle qui remettre les pendules à l’heure, celle qui fera jaillir de l’assemblée Nationale des lois plus juste pour tout le monde, des lois qui obligeront les entreprises à partager les richesses produites, des lois qui remettront les services publics sur les rails ......................................................


        • Christian Delarue Christian Delarue 5 janvier 2010 11:44

          Il s« agit de prendre aux riches. Si Marc Gelone perçoit un plus de 5000 euros par mois on lui prendra un peu, S’il perçoit plus de 7000 euros par mois avec portefeuille mobiliers et gros patrimoine immobilier on prendra encore plus . Si avec haras, bateaux, avions résidences secondaires à foison alors... Si Marc Gelone est un prolétaire qui perçoit moins de 3000 euros par mois alors aucun souci la politique anti-sarkozyste de Christian Delarue prévoit un bouclier social et fiscal de protection.

          Quant à l’Afrique et aux »gens qui ne nous sont rien, et dont on nous dit qu’ils sont infiniment moins bien lotis de nous, puisque ne disposant ni d’électricité ni même d’eau potable" alors il importe effectivement qu’ils disponsent de quoi boire et se nourrir. Il en va d’un choix de civilisation contre la barbarie.
          CD


        • JahRaph JahRaph 5 janvier 2010 14:50

          @Marc Gelone :

          Il est stupéfiant de voir que vous attribuez un projet politique global aux alter-mondialistes qui, justement, n’en ont pas (ou pas encore).

          D’où tenez-vous qu’ils souhaitent redistribuer la richesse du nord vers le sud ? Le mouvement alter-mondialiste est tout sauf monolithique. Certains alter-mondialistes militent pour cette redistribution, mais ils sont loin de faire l’unanimité au sein de ce mouvement ; de plus, ce qu’ils préconisent est loin de la caricature que vous en faites.

          Bref, documentez-vous !


        • LE CHAT LE CHAT 5 janvier 2010 11:18

          si Sarko est bien l’homme providentiel de la bourgeoisie , la Gauche est vraiment devenue caviar , et vend quasiment le même programme !

          ce bipartisme , comme il existe aux States , est voulu par les puissants et les bilderberg , alors remplacer la droite ump par la gauche caviar n’a plus aucun sens !


          • Christian Delarue Christian Delarue 5 janvier 2010 11:45

            Y aurait-il que le PS à gauche ?


          • LE CHAT LE CHAT 5 janvier 2010 11:49

            modem et les verts soutiennent le même système , quand aux groupuscules de gauchistes , ils ne veulent pas le pouvoir , juste aboyer leur antisarkozisme !


          • Bodhi 5 janvier 2010 16:45

            Ouais c’est pour ça que je me suis lancer dans l’ Anarchisme.
            Fédéralisme libertaire. C’est un réel projet d’avenir ! Une vraie démocratie !
            Et pas un spectacle de clown en costume du dimanche tellement éloignés du peuple qu’ils ne savent pas pas ce dont il a réellement besoin.
            Mais bon faut d’abord arrêter de croire que voter des « représentants du peuple » changera les choses.


          • Christian Delarue Christian Delarue 5 janvier 2010 11:32
            KESSLER ou le raccrochement de la France au monde de la finance et des affaires.
             
            La célèbre doctrine KESSLER à l’adresse des politiques et entendue pas Nicolas SARKOZY mérite d’être reproduite. Les propos de Denis KESSLER, alors numéro 2 du MEDEF, aux côté d’Ernest Antoine SEILLIERES, ont été repris par Challenge du 4 octobre 2007 : "Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde ! Les modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie, (....). Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !"

            • Christian Delarue Christian Delarue 5 janvier 2010 11:56

              Vous avez raison il y a des idiots partout en-haut et en-bas. Je vois même plus de gens compétents en haut. Mais ce n’est pas le sujet abordé. Quelle politique est menée en pleine crise . Une crise qui accroit la richesse des riches et qui appauvrit et déclasse les autres avec des variations.


            • M.Junior Junior M 5 janvier 2010 11:48

              Tu as surement raison dans ce que tu écris mais voilà je n’adhère pas.

              Le vocabulaire, ce n’est pas celui de mon quotidien. J’ai l’impression d’être dans un de ces cours où je m’endormais. Cela ne m’interpelle pas, ne me fais pas vibrer, ne me donne pas envie. Je ne pourrais pas en parler autour de moi, il faudrait que je le traduise dans ma langue d’aujourd’hui pour l’adapter à nos situations.

              Pourtant, quand je prend le temps de lire chaque argument, j’ai beau chercher, je ne trouve pas de contre-argument.

              Pourtant quand je prend le temps de lire chaque idée, je suis émerveillé par tant de culture. Mais tel un beau musée, Camille claudel a beau savoir mieux que quiconque su mettre en mouvement les statues, je suis plus sensible aux mouvements des aerosols dans lesquels je peux me projeter avec mes amis.

              Pourtant quand je prend le temps de réfléchir, je ne peux qu’adhérer mais que veux-tu je suis ce qu’on appelle un junior de mon temps, issu d’une communication du zapping où il faut me parler autrement pour que je vienne.

              Bon courage


              • Christian Delarue Christian Delarue 5 janvier 2010 12:01

                J’emploie ici un langage néo-marxiste qui mixte analyse stratificationniste originale (en terme de couches sociales) et analyses de rapports de classe plus classique. Ce n’est pas mon seul langage mais il est très utile.


              • M.Junior Junior M 5 janvier 2010 12:43

                a l’auteur
                Ne te justifie pas tu n’es pas coupable.

                Implique moi

                Effectivement pour faire adhérer, pour mettre en mouvement, il est important de communiquer à chaque personne. Après le rappel de faits historiques et sociologiques, comment les exprimer d’après toi ?


              • JahRaph JahRaph 5 janvier 2010 14:58

                @Hengxi47 : je ne partage pas votre total pessimiste, même si je mesure le peu de chances pour qu’une révolution advienne et fédère aujourd’hui.

                Pour moi, cette révolution sera supra-politique (et supra-nationale), ou ne sera pas.

                Dans cette optique, les révolutionnaires ne seront pas issus du sérail politique, mais de la vie active.

                La révolution est rendue possible par la réduction à l’argent comme seule et unique valeur de nos société, Même parmi ceux qui adhèrent à cette valeur, beaucoup ne sont pas épanouis. Beaucoup de gens n’osent pas espérer un changement de civilisation, car il n’y pas encore de projet alternatif crédible et fédérateur à notre civilisation actuelle.


              • Traroth Traroth 7 janvier 2010 13:47

                @Junior M : Vous devriez vous habituer à utiliser votre intelligence plutôt que vos émotions pour décider de ce à quoi vous adhérez. C’est un travers très répandu, rassurez-vous, et largement encouragé, malheureusement. Les gens (y compris moi, j’imagine) prennent beaucoup de leurs décisions sous l’influence des émotions et des sentiments, et n’utilisent leur intelligence que pour appliquer leurs décisions. Le monde serait très différent s’il en allait autrement !


              • Yvance77 5 janvier 2010 12:41

                Salut,

                La « révolution » ou la « rebellion » ou encore « soulèvement populaire » (peu importe le nom in fine) sont la seule solution qui reste valable. Toutes les autres ont été épuisé durant les années post De Gaulle, et tous présidents confondus.

                Pensez que les nécéssiteux, loqueteux, salauds de pauvre et autres exclus du Fouquets n’ont de solutions aujourd’hui que le suicide qu’ils soient, travailleurs chez Renault, flics dans les villes, opérateurs téléphoniques pour des FAI etc ...

                Incroyable que ces miséreux n’aient pas pu être soutenu par un syndicat puissant et à l’écoute, un parti de gauche un vrai qui va dans le sens d’un progrès social, etc ... Et l’autre con qui pour seule réussite étale fièrement dans son bilan le bouclier fiscal. Putain j’ten foutrais moi du bouclier dans la gueule !!!

                A ceux qui m’écouteraient, sachez que je suis prèt ... vous n’ aurez qu’un signe à faire ... et la curée pourra commencer qui a en payer le prix d’une vie ... tant qu’elle sauvera l’avenir de mon enfant ce sera déjà une victoire.

                A peluche


                • Flo Flo 5 janvier 2010 19:39

                  Ben moi aussi, j’attend.

                  Ca vient oui ou merde ?


                • tvargentine.com lerma 5 janvier 2010 12:50

                  C’est quoi votre discours ?? a pars de l’antisarkozysme primaire qui ne peut que flatter AGORAVOX en indexant votre « article » sur des publicités capitalistes qui leur permet de se remplir les poches ici même !

                  Voter PC ???? voter NPA ?????????

                  Expliquez vous ,car après tout ce n’est pas une tare d’être comme vous un extrèmiste de gauche

                  Nous sommes en démocratie !


                  http://www.tvargentine.com


                  • JahRaph JahRaph 5 janvier 2010 15:01

                    @Lerma.

                    Il s’agit d’une analyse. Cela n’appelle pas forcément à voter UMP, ou autre. Alors bien sûr, cela vous paraît compliqué, suspect. Mais appeler à la révolution, ce n’est pas appeler à voter pour un parti....

                    Après, votre réaction n’est qu’une réaction émotionnelle, vous ne dites rien de concret (à part que vous semblez aduler Sarkozy).


                  • Traroth Traroth 7 janvier 2010 13:55

                    Vous voyez que vous êtes toujours sarkozyste, Lerma ! Comme vous donniez des conseils à ses opposants, on s’était pris à douter :

                    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/no-sarkozy-day-les-blogueurs-67594#forum2375250


                  • faxtronic faxtronic 5 janvier 2010 14:17

                    un detail cependant me gene. La classe bourgeoisie est une classe poreuse, suffisamment pour que chacun espere en faire partie. Je ne crois pas qu une revolution puisse abattre la classe bourgeoise, car c est une classe poreuse.


                    • JahRaph JahRaph 5 janvier 2010 15:12

                      @Faxtronic : je ne pense pas que la porosité de la classe bourgeoise soit un critère suffisant pour écarter tout chance de révolution.

                      Ceci dit, vous avez raison, c’est une difficulté. Car le capitalisme est comme un loto national (et maintenant international). chacun accepte de payer son billet de loto (travailler) et de n’avoir rien (ou si peu) en retour, car peut-être, un jour, c’est soi-même qui bénéficiera du bouclier fiscal.

                      Et pendant ce temps, ceux qui n’ont pas besoin de payer son billet (de travailler) se marrent, continuent d’encaisser leurs dividendes.

                      Le point clef du réveil de l’humanité se joue sur l’information et la désinformation. Le peuple-classe sait qu’il se fait entuber, mais n’a pas encore bien compris par qui exactement ; et surtout, il n’a plus conscience de son pouvoir réel sur un changement de système, car pendant des décennies, la plupart des politiques ont joué l’air archi-connu du « diviser pour mieux régner ».

                      Donc, la révolution... Difficile, oui ; impossible, non.


                    • foufouille foufouille 5 janvier 2010 14:18

                      http://inegalites.fr/spip.php?artic...
                      beaucoup moins de bourgeois
                      et uniquement pour les salaires


                      • JahRaph JahRaph 5 janvier 2010 15:04

                        @l’auteur : merci pour cet article.

                        PS : avez-vous lu l’article de l’auteure Moscovite, dans Courrier International de ce mois (dossier sur la fin du monde) ?

                        Cet article est une très bonne analyse de l’état actuel de nos sociétés.

                        Encore merci pour votre article, plein de bon sens, très juste analyse.


                      • saint_sebastien saint_sebastien 5 janvier 2010 15:50

                        ça fait longtemps qu’on a pigé pour qui travaille Sarko , certain le savaient avant que des couillons votent pour lui , la question est on fait quoi maintenant ? moi j’ai choisit de dégagé avant 2012.

                        Je pense que Sarko n’est pas la cause de tout nos mots , mais juste un symptome de ce qu’est la France aujourd’hui , il sera donc réelu en 2012 car les français n’ont pas changé...

                        • JahRaph JahRaph 5 janvier 2010 17:46

                          Oui, c’est vrai, au fond, le vrai problème vient de la mondialisation selon le modèle du Nouvel Ordre Mondial, promu par l’Europe (et par Sarkozy).

                          Ce Nouvel Ordre Mondial a été pensé depuis plus d’un siècle par des gens issus de la très grande bourgeoisie (issue elle-même de l’aristocratie nobiliaire, le sang bleu....).

                          Sarkozy n’est qu’un petit agent de ce Nouvel Ordre Mondial, qu’il a appelé de ses voeux dès son premier discours à l’ONU en 2007.

                          La politique pour la bourgeoisie, contre le peuple-classe, n’est pas spécifique à la France.


                        • JahRaph JahRaph 5 janvier 2010 17:48

                          Par curiosité, vous déménagez où ?

                          Parce que, pour échapper au Nouvel Ordre Mondial, sauf à se rendre moins d’aller en Bolivie ou autre, y a pas beaucoup d’endroits tranquilles ! smiley


                        • Malaurie 5 janvier 2010 18:16

                          Les altermondialistes sont très majoritairement pour une redistribution des riches vers les pauvres. Le débat porte sur qui est pauvre. La notion de prolétaire est moins misérabiliste. J’aime assez le positionnement de l’auteur à moins de 3000 euros par mois pour le bouclier social


                          • Lapa Lapa 5 janvier 2010 18:42

                            ça existe déjà ça s’appelle l’impôt sur le revenu et ça ne résout aucun problème.

                            Arrêtez de vous focaliser sur ce que gagne une personne par mois. 2500-3000-4000 euros ? quel seuil ? , à 4000 euros une famille de 5 personnes en région parisienne qui doit faire garder ses gamins et se taper un abonnement imagine R zone 5 et 1 heure de bagnole par jour est surement plus pauvre qu’un mec qui palpe 2000 euros en province logé chez maman.

                            Il y a certes des hauts revenus indécents avec des écarts min max qui ont explosé mais ce n’est pas un partage à 5 millions versus 55 millions, loin de là.

                            Et puis cette idée que la bourgeoisie (dont a priori l’auteur ne considère comme telle une personne que par son revenu ce qui est largement discutable) se goinfre sur le dos d’une espèce de caste qu’on appelle plus prolétaires mais « peuple-classe » c’est d’un manichéen à deux balles version remastérisé de la lutte des classes dont on a vu les brillants résultats. ça vole vraiment pas haut.

                            L’auteur aurait pu gloser sur la disparition mondiale de la classe moyenne ce qui est l’avenir qui nous est promis. C’est à la fois terrifiant et salutaire. Parce que c’est la classe moyenne qui empêche toute révolution en apportant la stabilité. Sa disparition marquera un tournant affaiblissant les démocraties qui ne seront plus que dirigées par une caste aculturée et mondialisée qui détiendra l’ensemble des richesses. Le plus dur sera de trouver qui et ou frapper pour la faire tomber.

                            A moins qu’on se resaisse avant... Sarkosy n’est pas pour la bourgeoisie, il roule pour la caste du dessus. C’est bien plus grave que la pseudo lutte des classes de l’auteur. Car toutes les classes sont concernées par le délitement de notre société vers un ordre mondialisé et incontrôlable.


                          • Malaurie 5 janvier 2010 20:46
                            Lapa,
                            Va pour 4000 euros par mois seule en région parisienne avec famille nombreuse mais c’est le sommet des prolétaires, ceux qui par définition n’ont que de petites économies en fin de mois. C’est un très haut plafond mais acceptons le, car il indique bien qu’au-dessus ce n’est pas la bourgeoisie mais des gens aisés. L’auteur dit bien que la bourgeoisie c’est tout autre chose mais il n’a pas développé. Quand au déclassement des couches aisées (au-dessus de 4000 ) il est en cours.

                          • Christian Delarue Christian Delarue 5 janvier 2010 21:06

                            à Lapa et de façon plus générale

                            Le capitalisme ne recouvre pas toute la société puisqu’il existe des zones hors logique de profit, hors appropriation privée, hors logique marchande. Mais la lutte de classe elle, je la voie partout, y compris au coeur de la famille. Il y a la sécurité sociale, les services publics, le code du travail qui limite les heures de travail, qui pose un smic, il y a l’impôt sur les revenus et celui sur les société, etc, il y a le statut des fonctionnaires mais toutes ces institutions sont sous pressions, démantelées, réduites, à protections limitées. Mais ces protections existent encore en France plus que dans d’autres pays qui ont subi une lutte de classe sévère, dure, buschienne, thathchérienne. Mais comme le disent les néolibéraux qui sont plus que des libéraux, Sarkozy est là. Il accomplit la tâche de Bush et Thatcher en écoutant Kessler .

                            Oui il faut une gauche qui montre une autre voie. La gauche PS a subi la mondialisation néolibérale, a cédé à l’OMC, à l’UE et à préparé le terrain à la droite pour une part et a fait le sale boulot pour une autre. Le monde du travaille encaisse de l’ouvrier au cadre. Le management à la pression est devenu normal. Les salaires ne cessent de baisser alors que les profits ne cessent de monter. La finance pompe la force de travail pour les paradis fiscaux et derrière l’hyper-classe.

                            La lutte de classe est mondialisée mais aussi interne pour construire ou détruire les institutions de solidarité de réduction des inégalités, etc.. Les propriétaires du capital et les idéologues serviles appuie la destruction. Pas moi, pas d’autres qui parlent autrement que moi

                            Christian Delarue


                          • french_car 5 janvier 2010 22:04

                            Kessler qui fut longtemps au PS, bras droit de DSK, s’est rendu célèbre en disant « j’ai toujours été pour la lutte des classes, j’ai juste changé de camp ».
                            Peut-être un peu moins gros que Besson mais largement antérieur.


                          • french_car 5 janvier 2010 22:10

                            Ca risque quand même de casser. Pour des raisons peut être un peu différentes comme les atteintes constantes à l’indépendance de la justice et le blanc seing à des forces de police que ne renierait pas Jaruzelski.
                            Loi Burqa, identité nationale et autre âneries ne font pas diversion, tout au plus renvoient - faute d’aboutir à une radicalisation de la xénophobie et du racisme - au FN les voix qu’il lui avait piquées en 2007.


                            • french_car 5 janvier 2010 22:13

                              Pas vraiment libéral le Sarko. Plutôt dirigiste, de Gaulle avec 40 cm de moins. Il propose l’aide de l’Etat à toute occasion et menace le vilain capitaliste licencieur de ses foudres. Certes les actes sont très en deça des paroles et des moulinets - au sens propre si l’on en juge par la récente analyse de la gestuelle présidentielle par différents humoristes.


                              • Croa Croa 5 janvier 2010 22:42

                                La vérité est bien pire que ce que prétend décrire cet article !

                                Sarkozi n’est pas l’homme des bourgeois mais celui d’une très petite oligarchie. Par ailleurs les entreprises sont, à part quelques grands groupes dominants, mis en concurence entre elles pour les plus grands profits de quelques banques.

                                Sarkozi est un fantoche, comme les autres au service d’un système pourri. C’est pour cela qu’il n’y a rien à attendre d’une gauche qui a aussi fait allégeance ! Reconnaissons juste qu’avec lui nous arrivons à un sommet de forfaitures ! 
                                Par ailleurs il n’y a pas qu’en France où la « démocratie » soit bidon et les élus des traitres à leur patrie qui vendent litérallement leur pay à une classe très restreinte d’oligarques mafieux et criminels.


                                • Christian Delarue Christian Delarue 5 janvier 2010 22:50

                                  Parce que l’oligarchie financière française n’appartient pas à la bourgeoisie française. Elle est sur la lune...Les propriétaires des sociétés transnationales de l’eau si connues dans le monde n’en sont pas membres.

                                  Il faut compter aussi avec la couche d’appui du capital - CAC - les très hauts cadres supérieurs, les médias de soutien et ceux de diversion, les idéologues appointés pour soutenir tout ce qui détruit les acqui de la libération ainsi que le demande Kessler.


                                • JL JL 5 janvier 2010 22:46

                                  @ french-car, je ne sais pas si vous votiez déjà du temps de De Gaulle. Moi oui. Et je peux vous dire que la différence entre lui et Sarkozy est encore plus frappante sur tous le autres aspects. Sa probité était légendaire. Un jour qu’il avait dit que tous les hommes sont corruptibles et que ce qui les différencie c’est le prix, un journaliste lui a demandé quel était le sien : De Gaulle lui a répondu que personne n’avait jamais osé le tenter. Quant à l’indépendance de la France, ...


                                  • french_car 5 janvier 2010 23:03

                                    @JL et non je ne votais pas encore.
                                    Oui bien-sûr il était réputé pour son intégrité. Maintenant je ne suis pas sûr que son entourage l’était. Chirac et Balladur étaient déjà dans le système - c’était certes la fin.
                                    de Gaulle avait sans-doute le sens de l’intérêt public, son action de 1940 à 1946 n’était dictée que par celà,
                                    Mais on ne peut pas dire qu’il ait fait progresser le pays dans le domaine social entre 1958 et 1969. Il n’a rien compris à la révolution bourgeoise de 1968, quant aux prolétariat je ne suis pas sûr qu’il se soit aperçu qu’il existait ...
                                    Mais c’est vrai qu’il était opposé cet atlantisme dont sarkozy se fait le parangon.

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