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Accueil du site > Actualités > Politique > Le syndrome du larbin

Le syndrome du larbin

I) Définition

Chez un individu, le syndrome du larbin est un comportement pathologique visant à prendre systématiquement la défense des classes les plus favorisées au détriment de celles dont il est issu. Ce syndrome diminue les capacités d’analyse du larbin et se traduit par un blocage psychologique l’incitant à agir préférentiellement contre ses propres intérêts au profit de ceux qui l’exploitent.


II) Analyse des symptômes

L’amour démesuré qu’affiche le larbin à l’égard des patrons, des rentiers ou des milliardaires, est l’acte de foi qui structure son discours. Le larbin agit sans discernement de ce qui pourrait être bon pour lui, il intellectualise le débat pour tenter de nous convaincre que piocher chez les riches est toujours la pire des solutions, quand bien même il en serait bénéficiaire. Les arguments économiques qu’il invoque inlassablement n’ont pas servi à forger sa conviction, le syndrome du larbin est malheureusement une vocation qui se trimbale dès le plus jeune âge et contre laquelle il n’existe aucun remède. Le larbin n’a pas choisi d’aimer les riches, il aime les riches parce qu’il est un larbin. De tendance nettement libérale le larbin est celui qui vous vante les bienfaits du bouclier fiscal alors même qu’il ne paye pas d’impôts. C’est encore le même larbin qui voudrait réduire ou supprimer l’impôt sur la fortune même s’il sait qu’il ne sera jamais concerné par la question. Un écervelé victime du syndrome du larbin n’a pas de conscience politique, il vote instinctivement dans l’intérêt de ceux qui l’exploitent pour s’attirer leur bienveillance. Le larbin estime que l’argent qui lui fait défaut, est beaucoup plus utile dans le coffre d’un riche qui pourra ainsi le réinvestir beaucoup plus utilement qu’il ne l’aurait lui même dépensé. Le larbin cautionne tous les sacrifices et les plans d’austérité dont il pourrait être l’objet comme la baisse des salaires, ou encore l’augmentation de l’âge de la retraite même si son travail ne lui convient d’aucune façon et que ses maîtres ne lui offrent aucune perspective d’améliorer sa condition.


III) Hypothèses sur l’origine du syndrome

Deux théories principales s’affrontent pour expliquer l’origine du syndrome : la thèse génétique et la pathologie mentale.
Après des siècles d’esclavage et de féodalité, les larbins pourraient être le produit d’une sélection artificielle des soumis par leurs maitres. La transmission génétique des caractères aurait favorisée la sélection d’une souche vivace de larbins domestiques au profit d’une nouvelle espèce de primates : l’homo larbinus.

Selon cette hypothèse le mécanisme en œuvre serait similaire à la sélection des chiens et des chevaux mais directement appliqué à l’homme.
Pour les tenants de la pathologie mentale le caractère héréditaire n’est pas retenu, il s’agirait plutôt d’un trouble qui se développerait dès l’enfance. Le processus s’aggraverait au passage à l’âge adulte lorsque le sujet prend conscience de la médiocrité de sa condition, le larbin développerait des stratégies inconscientes visant à restaurer un équilibre cognitif pour justifier l’acceptation de sa subordination. Le larbin finit ainsi par s’identifier à ses maîtres en s’imaginant appartenir au corps social qui l’exploite.


IV) Quelques exemples

Le larbin réagit vivement à toute discussion qui ose remettre en cause les privilèges des plus fortunés, incapable de se livrer à une argumentation convaincante, ses messages distillent la peur et les intimidations dont il est l’objet. En réaction le larbin brandit instinctivement une succession de termes caractéristiques qu’il essaye de glisser dans son discours tels que : communisme, bolchévisme, tirage vers le bas, la Stasi, Corée du Nord, isolement, dictature socialiste, évasion fiscale, paupérisation, millions de morts...
Les quelques messages qui suivent portent la quasi-signature "littéraire" d’un larbin digne de ce nom :

- Les riches il faut les bichonner, les câliner, si on les spolie trop ils s’installeront ailleurs.

- Le Bolchévisme ? Non merci les Russes ont essayé en 17...

- Comme en Corée du Nord ou au Zimbabwe ?

- La fortune de Bill Gates ? Ça fait 3 pizzas par Africain et après on fait quoi ?

- Si les riches disparaissent on pourra plus leur vendre des produits de luxe !

- Ma patronne paye trop de charges !

- Les parachutes dorés c’est une compensation pour dissuader de saboter davantage l’entreprise, divisé par le nombre de salariés ça fait beaucoup moins que dans une seule poche.


V) Population affectée

Le syndrome du larbin ne prolifère pas seulement chez les plus démunis intellectuellement comme on pourrait le penser, il affecte une large fourchette de la population sans corrélation apparente avec le niveau d’étude (20% de la population pense faire parti des 1% les plus riches). Les larbins sévissent en masse sur les forums d’économie dont l’étude de cette discipline semble en aggraver les symptômes. Le paysage politique avec l’élection d’un président au service des ploutocrates révèle un seuil de contamination critique dans la patrie des droits de l’homme. La situation est grave mais peut-être pas complètement désespérée et les symptômes ne cessent d’évoluer au fil de l’actualité, aussi aidez-nous à maintenir et à diffuser ce document pour lutter efficacement contre ce fléau des temps modernes.


Pour la santé publique.
 

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142 réactions à cet article


  • jako jako 8 juin 2010 11:56

    J’ai bien aimé, merci


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 9 juin 2010 00:24

      @ Jako :  Ne pas négliger ce qu’a de rassurant cet abaissement qui ne procure aucun autre avantage que la satisfaction perverse de sentir qu’on est à sa vraie place le front à terre, aux pieds de ceux qui, de droit divin, donnent des ordres. 

      C’est la prise de conscience résignée de sa propre médiocrité .  Ce que Gogol appelait la bassesse gratuite... Quand on est sûr qu’en soi on ne vaut rien, on peut se fondre dans un groupe, lumpen et se sentir tout puissant. C’est le chemin qu’est a prendre l’Amérique, sans meme s’en apercevoir..


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 8 juin 2010 12:01

      T’ as aussi le syndrome du connard qui traite de larbin celui qui a une autre forme de pensée que lui .


      • katalizeur 8 juin 2010 12:19

        @ l’auteur

        bonjour tres bon papier....euh.....je vous remercie d’avoir fait le portrait de rocla (hadock)


      • foufouille foufouille 8 juin 2010 12:55

        nan !
        haddock a au moins ete boulanger
        contrairement a un certain « ouvrier »


      • Anonymous Republic Punisher Rigel 8 juin 2010 16:18

        faut pas se sentir visé comme ça !


      • PhilVite PhilVite 8 juin 2010 18:44

        Et puis n’oublions pas que l’avenir appartient à ceux qui ont des larbins qui se lèvent tôt ! smiley


      • foufouille foufouille 8 juin 2010 19:00

        p----- se « leve » tot


      • Fredfromlondon 10 février 2012 10:40

        Il y a aussi le syndrôme du connard larbin ou la personne est plus un connard qu’un larbin, il ne verra pas que le jeux sociétale est pipé, il considérera que tous ceux qui sont d’accords avec lui ou pas d’accord avec lui sont des connards.


      • Alpo47 Alpo47 8 juin 2010 12:20

        Si l’on combine les résultats des expériences de Milgram et de Asch, on a tous les éléments pour comprendre comment manipuler les consciences et opinions.

        On peut comprendre (sans pour autant approuver) que les privilégiés viennent défendre leur condition et avantages, mais j’ai moi aussi beaucoup plus de mal à comprendre que d’autres qui en sont très loin et « rament dans leur coin » s’expriment également dans ce sens.

        Ainsi, au vu de maintenant 3 ans d’expérience Sarkozy, on peut voir, sans aucun doute, que sa politique est tout au service des privilégiés. Comment se fait il qu’il y ait ENCORE 30% des gens pour le soutenir ?

        Soumission et conformisme.
         Et si peu d’entre nous sont à même de faire les liens, les politiques et leurs conseillers, eux, les connaissent fort bien.


        • PAS GLOP PAS GLOP PAS GLOP PAS GLOP 8 juin 2010 12:47

          "Ainsi, au vu de maintenant 3 ans d’expérience Sarkozy, on peut voir, sans aucun doute, que sa politique est tout au service des privilégiés. Comment se fait il qu’il y ait ENCORE 30% des gens pour le soutenir ?"
          Très simple sur 100 personnes interrogées, 100 ont la carte de l’UMP.


        • gimo 9 juin 2010 09:27

          Soumission et conformisme.



          Allez on va être gentil !!   70% des fonctionnaires son des lardins
          et autre qui ne comprennent  rien et ne veulent pas comprendre
           que seul le bout de gras et qu’lis s’ accrochent pour le garder 
          et le fric qui entirent pour qui le fric est un dieux pour eux
          et sur agoravox on peut penser que le même % EST DE MISE

        • Gorg 8 juin 2010 12:54

          @L’auteur
          Excellente analyse. Il y a longtemps que j’ai constaté cela mais je ne l’aurais pas aussi bien formulé. Chapeau l’artiste ....


          • slipenfer 8 juin 2010 13:23

            Heureusement qu ’il y as des patrons pour nous donner du travail.
            La preuve dés qu ’une usine ferme, ils ne pensent qu’ a picoler.
            On devrait supprimer le RSA pour obliger les faignants a bosser.
            Le smic c’est bien, sinon tout le monde aurai des 4x4 et des Ferrari.
            Lorsque que l’on donne de l’argent a des pauvres, ils dépensent tout.
             
            Lien


            • Graindesable Graindesable 8 juin 2010 16:28

              Il faut dire qu’un euro est vite dépensé. Des milliards ça met un peu plus de temps.


            • insomnia insomnia 8 juin 2010 21:37

              @ slipenfer

              C’est de l’humour à deux balles ? Ou vraiment, vous avez tout compris, en rien !
              Don de la Vega restez dans votre sphère... Vous polluez !


            • mokhtar h 8 juin 2010 13:51

              @ A l’auteur, Julien Arlandis

              Sauf les mouchards et les gendarmes
              on ne voit plus par les chemins
              que des vieillards tristes en larmes
              des veuves et des orphelins.
              Paris suinte la misère,
              la mode est aux Conseils de guerre,
              et les pavés sont tous sanglants.

              Ce sont les paroles d’une chanson qui était sortie après les répressions sanglantes de la Commune de Paris dans en mai 1871 ou, au cours de la « semaine sanglante », les forces de Thiers, des escadrons de la mort massacrèrent au moins 30 000 parisiens, hommes, femmes et enfants, et firent probablement 20 000 victimes de plus dans les semaines suivantes.

              Après les tentatives avortées de révoltes ou révolutions sociales ou anticoloniales ou contre un ordre injuste établi, il y a toujours des représailles DEMESUREMENT SANGLANTES, pour donner l’exemple. De quoi tétaniser la foule et les masses et les emplir de crainte, et de peur physique. De quoi imposer la sopumission, l’acceptation du sort, et ensuite la légitimation du nouvel ordre par le biais de l’école, des Eglises, de la conscription, de l’organisation des entreprises. Et, par suite, l’apparition de traitres, de larbins ou même de groupes alliés avec l’ordre établi.
              Le peuple allemand a bien élu Hitler démocratiquement et l’ suivi jusqu’au bout. Le peuple américain a bien réélu Georges Bush alors qu’il s’était engagé en Irak pour une deuxième guerre. L’un des plus grands problèmes pour les mouvements de résisitance palestiniens est bien le grand nombre de collaborateurs palestiniens à la solde de l’armée israéelienne : çà se comprend , devant les exactions israéliennes, des générations palestiniennes voient les choses inchangées et passent dans le camp ennemi, devant un sort DONNE pour implacable et INÉLUCTABLE, SANS AUCUN RECOURS NI ESPOIR DE CHANGEMENT.
              Un sort donné pour éternel qui n’a de solution que la mort ou la soumission, donc l’acceptation et ensuite la légitimation
              J’ai lu ici-même à Agoravox qu’au cours de la guerre 39-45, la collaboration en France avec l’armée allemande était plus que consistante
              Le phénomène colonial a pu se maintenir quelques décennies grâce à des massacres collectifs en représailles à toutes les révoltes parfois des massacres par dizaines de milliers comme la révolte Mau-Mau au Kenya, ou la révolte de l’Est Algérien en 1944.
              Devant de telles situations, c’est le désespoir donc généralement la soumission et beaucoup de larbinat. Surtout quand cela dure et quand les gens n’en voient pas la fin

              La littérature regorge d’histoires d’intendants de domaines agricoles plus impitoyables que le maître des lieux, d’adjudants plus durs que les chefs des armées ou des contremaîtres d’ateliers ou d’usines plus farouches que le patron.

              Tout cela constitue le terreau du larbinat.


              • Alpo47 Alpo47 8 juin 2010 16:23

                La révolte violente ne peut pas être la solution, mais il y a toujours une solution.

                Il est encore bien trop tôt ...


              • perlseb 8 juin 2010 19:16

                Ne parlez pas d’élection comme d’un processus démocratique. La démocratie, c’est le peuple qui gouverne. Voter pour quelqu’un qui vous représente n’a rien de démocratique. C’est de l’oligarchie déguisée car les oligarques n’ont plus qu’à acheter une seule personne pour piloter le peuple entier.

                Si en 2012, nous avons Sarkozy et DSK au deuxième tour, pendant 5 ans il faudra faire avec l’un de ces 2 là, et ça ne sera pas du tout dans notre intérêt. Et tout le monde a peur de voter pour des petits partis au premier tour (voir l’extrême droite au second tour de 2002). Donc nous n’avons pas le choix du tout : le bulletin de vote, c’est du PQ.


              • insomnia insomnia 8 juin 2010 21:42

                @ Julien Arlandis
                Vous avez beaucoup d’humour dans votre article, et de plus il est excellent !
                Bravo


              • gimo 9 juin 2010 09:58

                periseb


                merci !!!!!!!!
                 pour arborer à ma thèse sur le vote t’as tout compris  merci

                dommage que d’autres rêvent  encore
                 MIEUX QU ’UNE révolution violente et aveugle
                une manifestation monstre
                En essayer d’arrêté de travailler  et tous dans la rue 
                avec un message clair et spécifique (nous refusons ce système politique ) point
                au moins 50% DES CITOYENS 
                ALORS cela sera radical et plus efficace que le vote et les politiques font dans leur froc
                et seront obligés d’agir autrement que ce qui font aujourd’hui
                et écouteraient les citoyens  sur !!!   
                Mais bon : !! peut être que je suis trop optimiste !!


              • dom y loulou dom 9 juin 2010 11:33


                très bien, en effet. Jarteons donc toute possibilité de construire AVEC les forces en présence.

                Un ou deux mois de grève générale, universelle et les Bilderberg seraient à terre priant les ouvriers à genoux quîls veuillent bien reprendre leur travail... puisqu’ils ne produisent rien eux-mêmes. Si toutefois les armées impériales n’ont pas déjà piétiné tout le monde.


                et ensuite ?

                le combat des coqs, comme après la révolution française...

                aboutissant finalement à l’imperator Napoléon. après le passage des armées aussi, les marchands d’armes sont contents, leurs actions flambent.


                les larbins ont cela de commun, toutes couches sociales confondues, tous bords politiques choisis, de croire qu’on devient un être entier par élection des masses, qu’on s’éveille parce qu’on compète à donf... qu’on court plus vite et saute plus haut...

                les larbins font bien de rester devant la télé, elle leur dit tout ce quils ont besoin de savoir : absolument rien, puisqu’ils aiment croire tant de choses.


                Ils aiment supputer et décréter, pas apprendre, et se privent ainsi de la seule manière de progresser qui soit.


                On ne construit pourtant pas une société en voulant la détruire ou en croyant qu’on peut faire ce qu’on veut de la réalité, mais on essaie de fortifier ce qui y est bien et en nourrissant nos qualités. Pas en insultant l’être.


                Pas en se disant qu’on sera enfin heureux quand tel groupe de gens sera mort ou tel autre définitivement disloqué ou en prétextant qu’un autre est responsable de nos faits et gestes, qu’il serait donc dieu en personne et que donc on pourrait aussi bien être dieu à sa place. 


                Les médias font penser le long de lignes absolument inexistantes, les larbins adorent l’irrationel et « nous franchirons les limites de l’impossible !! »

                Tous les possibles en souffrent.


                N’avaient-ils pas décrété qu’ils entreraient au ciel par un lynchage libérateur ?


                Une bonne logique de base fait parfois curieusement défaut. 


              • dom y loulou dom 9 juin 2010 11:51

                c’est voter sur des idées qu’il faudrait, pouvoir prendre les décisions politiques par le vote 

                et non élire des gens qui devienennt immanquablement des marionettes des Bilderberg sous leurs lobbys et pressions monstrueuses.


              • perlseb 9 juin 2010 12:28

                Dom a raison de tempérer et gimo est effectivement optimiste.

                Il n’y a aucun état démocratique dans le monde d’aujourd’hui, j’en suis convaincu (où est l’autogestion en entreprise, le mutualisme, la démocratie directe pour les actions et non pour une représentation sans compte à rendre ?).

                Cependant, une révolution changerait quoi ? Cela remettrait effectivement les pendules à l’heure pour un temps (on couperait les têtes aux oligarques,...). Et après ?
                « Les aspirations des pauvres ne sont pas éloignées de la réalité des riches », Pierre Desproges.

                Donc une révolution, c’est un tour sur soi-même : on est reparti et on recommence avec un système inégalitaire qui parait plus égalitaire uniquement parce que l’on a fait table rase. Les hommes sont tous cupides et incapables, une fois riches, de savoir quel est le stade de l’indécence. D’ailleurs qui peut définir un tel stade ? Dès qu’il y a des inégalités, le pouvoir peut être acheté et les déséquilibres ne font que s’amplifier avec le temps.

                Je pense que la démocratie n’est possible que sur une égalité stricte des revenus mais personne ne veut de cela. La plupart des gens ne travailleraient plus considérant que le système n’est pas valorisant. Nous ne sommes pas prêts pour la démocratie. Le serons-nous un jour ? J’en doute, car cela fait plus de 2500 ans que ce mot existe et l’humain est peut-être encore plus cupide et égoïste avec nos sociétés matérialistes.

                D’ailleurs, pour en revenir à l’article, vouloir l’égalité c’est aussi refuser d’être un larbin. En fait, sans larbins, le système ne pourrait pas être inégalitaire : habiter dans un château avec des rats n’est pas plus agréable que de vivre dans un HLM entretenu. Si les gens, par fierté, refusaient de rendre service aux riches (= d’être un larbin), personne n’aurait intérêt à être riche.


              • Fredfromlondon 10 février 2012 11:22

                Celui qui a compris le concept de larbin et de dés pipés a une avance considérable sur l’évolution et je l’accueil comme un frère.

                Nous vivons un détournement du réel même le plus sale, dégueulasse, horrible des cafards a un toît et de la nourriture gratuite en quelques heures et surtout le plus précieux la liberté celle que nous n’avons pas, celle que nous ne connaitrons peut-être jamais si nous nous oragnisons pas. Voici mon plan :

                C’est un co-projet et un co-développement a vertus humanistes qui permettra dans un soucis d’entre-aide, une remise en liberté hors du sytème capitalistique toute en y conservant une porte battante, ou chacun sera libre d’aller et venir mais aura assuré l’essentiel, le sacré dans la vie et un asile sain, perain et chaleureux disponible a chaque instant : autonomie et échange, l’argent n’existera plus ou selon les nécessités individuelles.

                Tu trouveras plus de détails dans le groupe Facebook : ET QU’EST CE QU’ON FAIT MAINTENANT ?

                Projet UN AN POUR UNE VIE
                Décroissants en ressources et de croissants en vie

                Projet UN AN POUR UNE VIE : développement d’un village autonome en quasi tout et ensuite échange de temps au lieu de l’argent. Tout le monde s’entre-aide comme dans l’émission « TOUS ENSEMBLE » et ensuite on a les conditions d’une vie stable à vie (porte ouverte sur le capitalisme, va et vient possible). Une fois le parc autonome créé chacun vit sa vie comme maintenant mais moi person sur mon parc je choisirai et je serai choisi par d’autres car je veux évoluer entouré de gens sains et humains.

                fredfromlondon@yahoo.fr

              • Souciétal Souciétal 8 juin 2010 14:11

                Il faut noter que Le Larbin souffre de graves carences alimentaires. Son alimentation étant, essentiellement, composée de pommes de terre et de pâtes. Mais il s’en fiche Le Larbin car tous ses _pseudos amis riches_ ont, eux, une santé de fer et ça lui va bien et en plus, comme ça, il s’endort heureux d’avoir rendu servive. 

                Et tant pis s’il est condamné à boire l’eau du robinet et à tirer la chasse d’eau qu’une seule fois par semaine.

                Sans parler de ses problèmes de dos : faire la révérence quand on est carencé, c’est vraiment du sport ! Le larbin est un sportif qui s’ignore. D’ailleurs, Le Larbin a la capacité à ignorer ses besoins et renier sa vie. Le Larbin vit à travers l’autre.

                Le Larbin n’a pas de vision en trois D : Il ne perçoit que la dimension des puissants et des forts.






                • JohnJohn JohnJohn 8 juin 2010 15:04
                  Bonjour, votre article me fait penser à un livre de Thomas Frank. Pourquoi les pauvres votent-ils pour le parti des milliardaire (GOP / UMP) ?Résumé : Il y aurait un noyau dur (1/3 de l’electorat) qui voterait invariablement pour le « pire » des parti présent, celui symbole de la puissance. Ce noyau dur aurait conduit le NSDAP au pouvoir, comme Bush, en violation de leurs propres intérêts. Seulement pour la jouissance de voter pour le camp de la force. What’s The Matter With Kansas ?

                  Thomas Frank

                   Le comté et l’Etat les plus pauvres des Etats-Unis ont largement réélu M. Bush le 2 novembre dernier. Le comté, par 82,96 % des voix, l’Etat (la Virginie-Occidentale), avec plus de 56 % des suffrages. Pour comprendre cette bizarrerie apparente (un groupe social qui vote contre ses intérêts économiques), Thomas Frank a enquêté dans son Kansas natal. Là-bas, il a vu s’exaucer le rêve des conservateurs : une fraction de la classe ouvrière soutient désormais la droite, lui permettant ainsi de démanteler les protections arrachées autrefois par le monde ouvrier.

                   L’explication n’est pas seulement religieuse. L’insécurité sociale déchaînée par le nouveau capitalisme conduit une partie du prolétariat et des classes moyennes à rechercher la sécurité ailleurs, dans un univers « moral » qui, lui, ne bougerait pas trop. Ils votent alors pour les républicains, architectes de la révolution libérale et de l’insécurité sociale qui en découle, mais conservateurs sur le terrain des « valeurs traditionnelles ». Et qui savent mettre l’accent sur des manières d’être (ou des affectations) humbles, pieuses, simples, patriotiques et anti-intellectuelles d’autant plus performantes que la gauche, elle, demeure associée à l’expertise, à la morgue, au cosmopolitisme et au mépris du peuple. En mettant en veilleuse les questions de classe, les démocrates ont donc enflé les voiles d’un poujadisme culturel dont ils sont aujourd’hui les victimes.

                  Article écrit par Serge Halimi (Source)

                  Site présentant plein de petits articles riches à propos du livre

                  • Serpico Serpico 8 juin 2010 15:34

                    Bravo !

                    On connaît des variantes de ce syndrome : les avatars de l’oncle Tom, ceux qui tombent à bras raccourcis sur leurs co-religionnaires ou sur les gens de même origine qu’eux, histoire de montrer leur niveau d’intégration ou pour la faciliter ; les indémontables, qui soutiennent une chose et son contraire en moins de 30 minutes « qu’un crime c’est affreux et qu’ils ne le cautionneront jamais mais dans ce cas ça s’explique » ; les victimes d’insultes racistes qui ne « voient pas de quoi vous parlez-untel-est-mon-ami-il-ne-m’a-pas-insulté »....etc.


                    • mokhtar h 8 juin 2010 16:15

                      @ Effectivement, Serpico
                      Je les appelle généralement les contremaitres du colonialisme. Ceux qui ont vécu dans des pays sous domination coloniale connaissent très bien.


                    • JL JL 9 juin 2010 09:51

                      @ Mokhtar, ceux dont vous parlez portent un nom : les compradors.


                    • Hijack Hijack 8 juin 2010 15:40

                      Il y a toutes sortes de larbins :

                      - les larbins des forts.
                      - les larbins des puissants.
                      - les larbins des plus riches, des patrons etc ...
                      - les larbins des plus connus, célèbres etc...
                      - les larbins des médias surtout tv, donc la pub etc ...

                      Bien évidemment, les plus graves sont les larbins qui pensent qu’à tous les coups le puissant a tjrs raison.
                      Un bon exemple, le 11/09 ... où bcp pensent tjrs que la version fabulo/foireuse, appelée version lol officielle ... est obligée d’être vraie ... même si les agents de la dite commission la dénoncent à présent.
                      J.C Paye, sociologue belge a dit à propos du 911 : Les USA donnent toutes les preuves logiques pour qu’on ne les croit pas ... mais la psychose prévue est crée et tout roule donc !


                      • mokhtar h 8 juin 2010 16:12

                        @hijack
                        Pas si vite.
                        Dans tous ceux que vous citez là, il y en a des convaincus, et des virulents.
                        Il y en qui ne le sont pas congénitalement, mais qui n’en peuvent mais.
                        Il y ne qui ne le sont pas congénitalement, mais qui marchent avec le plus fort. Et qui ne se décident pas à la rupture, par lâcheté, par cupidité, par ambition, par peur de l’avenir, par sentiment d’impuissance. Et d’autres encore qui vous dénoncent au moindre mot de révolte : parmi cette catégorie, beaucoup de journalistes.
                        Parrmi cette catégorie là,beaucoup d’hommes dits de science, des minables promus pour la défense et illustration de la science et de la pensée officielles, mais qui n’arrivent pas à la cheville d’hommes de science géniaux.


                      • gimo 9 juin 2010 10:14

                        LARBIN !!! traduction exacte et réellement juste = un  lâche en puissance

                         dans tout les sens du mot

                        larbin = rien  le grand vide dans sa vie  donc il espère par son lèche botte
                        un petit retour  pour croire être consistant et être quelqu’un

                      • Hijack Hijack 9 juin 2010 17:49

                        Bien entendu, rien n’est fixe ...

                        On peut avoir dans les listes de larbins de tous poils, des hommes très instruits et cultivés ... se pensant rebelles et n’être que des larbins de premier choix ... et des hommes très peu instruits et être de vrais rebelles.
                        Pour le 11/09, je donne un bon exemple : Marc Edouard Nabe qui se croit rebelle et c’est vrai ... et à force de l’être, tombe dans le bien pensant ! Comme quoi, rien n’est figé.
                        Pour Nabe, c’est assez grave, historiquement , il restera le rebelle qui s’est couché là où les moins rebelles commencent à avoir des doutes.


                      • Hijack Hijack 9 juin 2010 17:50

                        Je suis assez d’accord avec toi, sauf que parfois ça peut être autre chose, comme le cas Nabe que je cite plus haut.


                      • Louise Louise 8 juin 2010 15:45

                        Le syndrome du larbin, tel que l’auteur le décrit, parait essentiellement « économique ».

                        J’ai constaté qu’il s’agit surtout (pour le larbin) de se faire aimer du chef, qui peut être un « petit chef ». C’est un peu différent du lèche-botte, car celui-ci n’est pas sincère, alors que le larbin l’est.

                        Le larbin (comment dit-on au féminin ?...) s’attache à un(e) supérieur(e) hiérarchique, lui rend mille petits services, très gentiment. Il n’offrirait pas les mêmes à ses « égaux »...

                        Mais tous les supérieurs ne se prêtent pas à cette situation qui est abusive. Là aussi, il existe un type de personnes qui acceptent d’être mises sur un piédestal par UN larbin, et qui en tirent profit. J’ai souvent vu de ces « couples larbin-profiteur », ça fonctionne... Les serviteurs dévoués, ça existe ! et bénévoles...ou presque. En fait le larbin vit un peu la vie de l’autre qui a une personnalité plus forte.


                        • frédéric lyon 8 juin 2010 16:19

                          Très bon article qui nous a permis d’apprendre de qui l’auteur est le larbin !


                          • William7 9 juin 2010 09:53

                            Ras-le-cul de la pathologisation de l’adversaire politique.

                            Les libéraux sont déjà suffisamment emmerdants avec leur pathologisation-infra-humanisation des socialistes et autres marxistes (ils sont jaloux, loosers, envieux, et autres conneries bien connues).

                            On n’a pas à jouer le même jeu. la critique politique se suffit amplement.


                          • Vipère Vipère 8 juin 2010 16:26

                            A l’auteur

                            Article intéressant !

                            Et si le larbinisme ne relevait d’aucune pathologie, pas même d’un atavisme, mais d’une politique volontairement discriminante, séparant dès le berceau, les riches des pauvres pour alimenter des pans entiers de larbins et leur renouvellement à travers un vaste formatage d’une jeunesse, issue des milieux populaires, dans un programme étatique, perennisé par l’Education Nationale, afin de transformer des esprits vifs, peu enclin à l’obéissance, en individus, inaptes au commandement afin qu’ils servent de force de travail aux classes dirigeantes.



                            • Lucien Denfer Lucien Denfer 9 juin 2010 18:45

                              commentaire très subversif mais pas inintéressant. 

                              La vipère, malgré sa reptation pas rigoureusement sinusoïdale et le dégout qu’elle pourrait inspirer, ne manque certainement pas de jugeote ni de suite dans les idées. 


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