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Accueil du site > Actualités > Politique > Le syndrome TSS

Le syndrome TSS

S’ils s’en défendent officiellement, les deux qualifiés devront transiger avec l’attitude de leur camp : Tout sauf... l’autre. Un phénomène de négativisation du vote peu réjouissant pour la démocratie et qui explique en partie le succès du leader centriste.

Il faut croire que la tradition est poitevine. "La positive attitude". Après le slogan raffarinien, c’est aujourd’hui le mot d’ordre socialiste. Ne pas donner l’impression qu’un référendum TSS ("tout sauf sarkozy") est de mise, et que l’on peut voter positivement pour Ségolène Royal et son pacte présidentiel. C’était pourtant, jusqu’alors, l’unique stratégie du parti, qui misait sur un rejet du candidat UMP dans l’opinion pour se qualifier au second tour et l’emporter le 6 mai. Mais visiblement, la consigne a été donnée aux troupes, en haut lieu, de mettre cet argument en veilleuse, publiquement en tout cas. "Il ne faut pas être seulement un barrage, mais être le fleuve lui-même", a donc lyriquement déclaré François Hollande, façon de montrer qu’il voulait mener une campagne de second tour positive, autour de plusieurs thèmes, au premier rang desquels "l’emploi, l’éducation, et l’écologie".

"Le Parti socialiste rêve d’un front qui serait constitué non contre mes idées, non contre notre projet, mais uniquement contre ma personne", dénonce donc de son côté Nicolas Sarkozy, soulignant que "le seul projet de la gauche" et de sa candidate, "c’est la diabolisation". "On constitue ainsi le front commun des haines, des intolérances et du sectarisme. Ce front commun-là, la France n’en a pas besoin", s’est ainsi ému en meeting le candidat UMP, dont les troupes, c’est bien connu et évident, n’ont absolument pas joué la carte du "Tout sauf Ségo" et sur le vote utile pour se rallier dès le premier tour des voix frontistes. Et l’ex-premier flic de France d’en rajouter, en faisant monter sur scène l’ancien conseiller économique de Ségolène Royal, Eric Besson, pour lui permettre de jouer un hallucinant numéro autocritique devant un parterre de militants de droite médusés.

Forza Nicolas

"Dès l’automne 2006, il était déjà limpide pour beaucoup d’entre nous que si la confrontation portait sur les idées et sur la capacité à gouverner, alors Ségolène Royal n’avait guère de chance de l’emporter face à Nicolas Sarkozy. Il fallait donc, pour espérer le battre, le diaboliser, le caricaturer en espérant parvenir à ce qu’il fasse peur. Dans cette entreprise, j’ai pris ma part, trop largement ma part", s’est ainsi autoflagellé l’ancien secrétaire national socialiste. (Rappelons pour mémoire, s’il en était besoin, qu’Eric Besson était l’auteur du rapport anti-Sarkozy publié par le PS en début de campagne, intitulé "L’Inquiétante rupture tranquille" et qu’il avait décrit dès 2005 Sarkozy comme "dangereux", réussissant "le tour de force d’emprunter à Bush son néoconservatisme, à Berlusconi ses méthodes, à Le Pen son fonds de commerce, à Aznar son atlantisme, et à Chirac son culot".) Et l’ex-lieutenant rose de prouver que Chirac n’a pas le monopole du culot en clôturant sa félone intervention d’un vibrant "Forza Nicolas et allez la France !". (Rappelons aussi que "Forza Italia" est le parti de Silvio Berlusconi...). Mais quel que soit le candidat, la stratégie du TSS, certes mobilisatrice pour les militants, est une tactique à double tranchant, voire une faute politique. Premièrement, elle est négative en terme d’image dans l’opinion, ensuite, elle a d’ores et déjà montré ses limites au premier tour, puisque Nicolas Sarkozy devance de près de six points Ségolène Royal, et que François Bayrou (le candidat du double TSS et leader du tout nouveau PD) échoue au pied du podium.

Défilé de chars soviétiques

S’il est réjouissant de constater la participation massive des Français à ce scrutin présidentiel, ce phénomène croissant de "négativisation du vote" (notamment théorisé par un politologue du CEVIPOF) est néamoins à déplorer pour la santé de la démocratie. Paradoxal peuple, tout de même (qui étonnait déjà Tocqueville qui décrivait les Français comme "serviles et révolutionnaires"), qui déclare à 60% n’avoir confiance ni dans la gauche ni dans la droite pour gouverner et qualifie au second tour, avec une large majorité, les représentants des deux principaux partis...

Mais si l’on jette un coup d’oeil dans le rétroviseur et que l’on se remémore les précédentes campagnes, le phénomène de diabolisation de "l’autre" n’est finalement qu’une vieille recette récurrente dans la vie politique française. Dès 1965, François Mitterrand ne faisait-il pas autre chose à travers son brillant pamphlet anti-gaulliste "Le Coup d’Etat permanent", obligeant le Général à déclarer en conférence de presse : "Croyez-vous que c’est à 67 ans que je vais commencer une carrière de dictateur" ? Et les partisans de Valéry Giscard d’Estaing en 1981 qui brandissaient le spectre "soviétique" en cas d’élection de Mitterrand, en prédisant un défilé de chars russes sur les Champs-Elysées ? Et les adversaires de notre actuel président lorsqu’ils le qualifiaient en 1988 de "Facho-Chirac"  ? Et ce dernier en 2002 s’émouvant à la télévision "d’un délit de sale gueule" après le déraillement en avion de Jospin le décrivant en off comme "vieilli, usé, fatigué" ? Vieille antienne, mais ficelle stratégique solide visiblement...

Leçon de séduction

Certes, par essence, l’élection présidentielle, telle que souhaitée par le général de Gaulle en 1958, flatte naturellement les penchants mégalomaniaques des aspirants à la magistrature suprême. Qu’on en juge de tous bords, avec un Nicolas Sarkozy qui s’auto-congratule dans les îles en avouant "commencer à ne pas trop mal sentir" cette élection, une Ségolène Royal qui n’arrive toujours pas aujourd’hui à digérer les attaques personnelles de ses "éléphants" en début de campagne, un François Bayrou enivré par ses 18,5% de voix et qui doit écouter en boucle les messages de félicitations de ses adversaires sur son répondeur de portable, tout en s’offrant le luxe de ne pas décrocher... Mais les leaders politiques actuels seraient pourtant bien inspirés de relire ces lignes dans "L’espoir" de l’ancien ministre de la Culture, André Malraux : "Le premier devoir du chef est d’être aimé sans séduire. Etre aimé sans séduire... même soi". Pas gagné.


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16 réactions à cet article    


  • joseW 27 avril 2007 10:59

    Allons allons, réveillez vous Mademoiselle Canarde !

    Vous pensez sérieusement qu’un front démocratique uni contre Sarkozy c’est de la « négativisation » de la démocratie ?

    De même qu’en 2002 un front uni contre Le Pen était de la négativisation de la démocratie ?

    De même peut-être qu’un front uni en Allemagne dans les années 30 contre la montée de l’Homme fort aurait été de la négativisation de la démocratie ?

    Idem en Italie ou encore en Espagne contre Franco ?

    Bien au contraire, le TSS est un mouvement salvateur comme le front uni contre Le Pen en 2002 qui a permis de faire barrage au FN avec de très bons résultats.

    Mais malheureusement cette fois-ci, contraiement à 2002 où les médias en faisaient partie, le front anti-Sarkozy est décrié dans les médias alignés qui veulent le faire échouer et qui y parviendront peut-être.

    Votre papier n’est qu’une contribution supplémentaire, un peu naïve et sans doute sincère, visant à faire échouer le front uni contre Sarkozy.

    Le TSS est la seule solution pour notre pays de ne pas sombrer dans le néoconservatisme, et le front doit aller de Bayrou à Besancenot s’il veut avoir une chance de réussir contre la propagande actuelle !


    • jak 27 avril 2007 11:26

      C’est le jour des outrances sur AVOX, sur un autre fil, Jo dénonce la politique d’extrême droite de l’italie et compare les USA a la Corée du Nord, vous c’est Sarkozy = Hitler, Franco, quitte a marié carpe et lapin (Bayrou/Besançenot)je crains que les chaleurs précoces du printemps fassent perdre le sens de la mesure a certains


    • jak 27 avril 2007 11:28

      Désolé pour la faute de frappe donc d’orthographe : lire marier et non pas marié


    • joseW 27 avril 2007 11:55

      Oui, ton raisonnement on l’a déjà souvent entendu.

      Comme je l’ai dit, les médais alignés matraquent le fait que Sarkozy est un candidat comme un autre et qu’un front démocratique anti-Sarkozy est mauvais pour la France, alors qu’ils soutenaient de tout leur poids ce front démocratique contre Le Pen en 2002, un front qui a été efficace.

      Evidemment les votants de l’extrême-droite (Le Pen, Villiers, Nihous) et les votants de la droite extrême (Sarkozy), majoritaires dans notre pays, auxquels il faut ajouter tous les manipulés par la propagande ambiante, n’apprécient pas que l’on parle d’un front démoctratique...

      Mais nous prenons date ici et en reparlerons dans quelques temps si les lobbies réussissent leur coup en brisant le front anti-Sarko.


    • jack mandon jack mandon 27 avril 2007 11:05

      Nous sommes tous concernés par le bonheur et le bien être, ainsi 12 candidats déterminés et passionnés ont souhaité nous en offrir.

      Je retiendrai les trois majeurs, dans tous les sens du terme, car ils cristallisent sur eux et sur leurs idées l’ensemble de la palette électorale.

      Ségolène,Nicolas et François.

      Depuis que je les entend, j’en ai fait des amis qui participent à mon théâtre intérieur.

      J’ai voté pour François par affinité de goût, pour la littérature, la pédagogie, la famille,la spiritualité et pour ce savoureux mélange de culture et de nature.

      Son projet cohérent était dans la continuité du personnage.

      Au résultat du vote, j’en conclu hâtivement que la France compte au moins 18% de gens matures, c’est un début, il est permis d’espérer.

      Désormais, deux caracolent vers le poste suprême, bardés de courage, avec en toile de fond le troisième larron, jusqu’à la redistribution des sensibilités politiques.

      Nicolas, l’homme et son projet, ambitieux, égocentrique, tonique et spontané, pétri d’un pouvoir inversement proportionnel à sa taille, une forme de surcompensation.

      Dans sa dominante « parent », il se montre protecteur, évolue dans l’injonction, passant facilement de l’autorité à l’autoritarisme.

      Dans sa composante « enfant », il est charmeur, aimable et séducteur.

      Dans sa composante adulte, il aimerait que les Français s’assument mieux, sans faire la manche.

      Il dénonce l’assistanat. Le procès raciste qu’on lui fait est excessif. Cela s’explique surtout par son besoin de ratissage horizontal large.

      Il aime les puissants, ce n’est pas uniquement un défaut. Un être humain actif préfère la force à la faiblesse.

      Son projet et son équipe sont tout à fait honorables, pour la finalité, c’est une question de goût et de conviction.

      Ségolène, la femme, « l’avenir de l’homme » dit le poète, ce peut être un avantage, mais tous les Français ne sont pas des poètes et ne manquent pas d’affection, tout au plus 25%.

      Ambitieuse, tenace et courageuse avec une émotivité à fleur de peau.

      Dans sa dominante « parent », elle peut se montrer protectrice, autoritaire, maîtresse d’école très présente mais un peu cassante.

      Dans sa composante « enfant » mon dieu quelle est belle avec son sourire lumineux. Bien sur elle sait être charmante, aimable et séductrice.

      Dans sa composante adulte, elle voudrait que les Français soient grands et responsables.

      Son intérêt pour le social à un coût qui alourdit la dette publique. La France ne peut contenir toute la misère du monde, même dans le pays de Voltaire et de Rousseau

      Son projet et son équipe sont également honorables.

      Je lisais récemment sur le site « moi, je vote avec ma tête »...

      A mon sens on vote avec tout ce qu’on a, avec ses tripes, son coeur, sa tête et avec toute son histoire La campagne a été plus riche, plus humaine, plus sincère et plus intelligente, cela mérite que nous votions tous.


      • Décryptages Décryptages 27 avril 2007 12:42

        Je l’ai écrit ici (http://decryptages.canalblog.com) à plusieurs reprises, je déteste l’utilisation à outrance des thèmes identitaires et sécuritaires par Nicolas Sarkozy. La droitisation de son discours a certes permis de briser le FN mais, même en politique, j’ai encore la naïveté de penser que la fin ne justifie pas toujours les moyens.

        Ceci étant dit, la campagne de diabolisation de Sarkozy est dangereuse et porteuse de graves dérives. La rhétorique de la peur n’est pas une arme démocratique. Je ne choisirai peut-être pas entre Sarkozy et Royal, mais jamais je ne dirai, comme je l’entends de plus en plus souvent que c’est un choix entre la peste et le choléra. Nous avons la chance de vivre dans une démocratie ou 85% des électeurs se déplacent pour voter, ou le choix du second tour opposera deux candidats républicains, il faut s’en souvenir. Nous ne sommes pas au Nigeria. N’en déplaise à Philippe Torreton qui nous confie : « avec Sarkozy, j’ai peur pour la démocratie ».

        Sur le plateau de TF1, Bernard Kouchner trouve que « le score de Nicolas Sarkozy est un beau score. Mais il reste 70%. » PPDA oriente alors le débat sur la personnalité de Nicolas Sarkozy. « Il fait peur », dit Kouchner. Et Ségolène poursuit dans ses meetings : il veut « prendre le pouvoir », il porte « le masque de la peur ». Pas une émission de radio, pas un plateau télé depuis dimanche où la question « Sarkozy fait-il peur » ne revienne pas comme un écho. Tout le monde s’y met.

        Sarkozy fait peur aussi bien aux célèbres qu’aux anonymes, du soutien de Séogolène Royal Thomas Piketty à la douce petite voix d’une bloggeuse inconnue, en passant par l’auteur Tristan Valmour sur Agoravox qui s’alarme : « Plus qu’une adhésion au programme de Ségolène Royal, il faut refuser le monde de Nicolas Sarkozy qui achèvera les valeurs républicaines de la France. » Et Sarkozy fait peur aussi à Daniel Riot : « Le journaliste que je reste a peur. Le citoyen que je suis a peur. Le Républicain que je suis a peur. »

        Vous me direz sans doute que tout ceci n’est pas si grave, que cela fait partie du débat électoral et que finalement, on a bien le droit d’avoir peur d’un homme politique. Certes. Mais quand ce leitmotiv est repris en chœur, le danger n’est pas loin. Le danger, c’est Le Pen qui pointe du doigt les origines immigrés et juives du candidat. Je voudrais vous citer ici le texte de Jacques Attali dans sa dernière rubrique du blog de l’Express parce qu’elle est me semble-t-il importante :

        « Dans cette campagne, on aura entendu bien des bêtises, bien des propositions absurdes, bien des méchancetés. Une des pires choses qui fut dites, une des plus honteuses, une des plus méprisables même, fut d’entendre un candidat proclamer qu’un autre n’aura pas du se présenter parce que ses parents étaient d’origine étrangère. Que Jean-Marie Le Pen ait souhaité interdire à Nicolas Sarkozy d’être candidat parce qu’il est d’origine hongroise n’est pas le pire : on ne peut rien attendre de décent de cet homme. Mais le pire est ailleurs : aucun autre candidat, aucun, n’a eu l’idée de protester contre cette ignominie et de manifester une solidarité simplement démocratique à l’égard d’un autre candidat honteusement ostracisé. (...) »

        Juste pour vous faire vraiment peur, voilà ce que l’on trouve en surfant un peu sur le site pierre-bleue.net :

        « Ce fils de légionnaire hongrois et de mère grecque israélite, égocentrique jusqu’au ridicule, haineux et impulsif, à l’évidence veut le pouvoir absolu... et il ne reculera devant rien pour l’obtenir. Provocations, mensonges, menaces, mises en scène médiatiques, ... si rien n’est fait pour le stopper, avec ses complices dans les médias, il ira crescendo dans le populisme au seul but de radicaliser l’opinion, semer la haine, la division, encourager les confrontations entre les communautés, pour au final imposer sa politique du pire, mixant ultra-libéralisme sauvage à l’américaine et régime communautariste ultra-sécuritaire, raciste, à l’israélienne. »

        Où est la haine ?


        • Argo Argo 27 avril 2007 12:58

          100% OK avec vous. Dites c’est Pierre ou barbe bleue son blog à l’enfiévré du bocal ?


        • Ricky972 27 avril 2007 16:06

          Continuez ainsi, Sarkozy ne demande que ça. Et pour cause, on a vu ce que le front Tout sauf Bush a donné en 2004...


          • Eratosthène 27 avril 2007 16:36

            Mettez vous à la place de Royal. Elle a besoi,n pour gagner de rallier les voix de l’extrême gauche et du centre. Comment voulez vous trouver un programme qui puisse plaire à la fois à Bayrou et à la fois à Laguiller (qui réclamait il y a quelque temps la dictature du prolétariat) ? C’est impossible. Seul remède : taper sur Sarkozy, en utilisant tout et n’importe quoi. « Calomniez, il en restera toujours quelque chose »


            • non666 non666 27 avril 2007 17:26

              Je me permet de vous remarquer que la problematique est exactement la meme chez Sarkozy...

              Comment etre a la fois liberal ET colbertiste ?

              Comment etre a la fois le clone de lePen sur ses thematiques et celui de bayrou grace a Borloo and co ?

              Comment etre la fois le chantre du renouveau du prestige français et le vassal servile des etats unis ?

              Mais surtout, comment faire tous ces contraires en meme temps sans que PERSONNE n’ose le denoncer a droite, y compris dans son propre camps.

              A j’oubliais, a l’UMP, les debats internes ont été etouffé grace a Mam qui a fait semblant d’avoir envie avant de se coucher aux pieds du Maitre.

              Un parti de suivants et de porte flingues, c’est beau comme une milice !


            • Sylvio Sylvio 27 avril 2007 17:40

              « Liberté, Egalité, Fraternité. »

              Ces valeurs de la devise républicaine font partie de l’identité française « AUSSI » ! Et j’en suis beaucoup plus fier qu’un banal drapeau tricolore ou qu’un hymne hurlé devant des grands chefs.

              Je n’ai jamais entendu Le Pen ou Sarkozy prononcé cette devise, comme si ils allaient s’étrangler en la prononçant.

              Liberté : Liberté de la presse

              Egalité : Egalité d’accès à l’éducation, Egalité des chances

              Fraternité : Est-ce digne pour quelqu’un qui veut être président de la république de stigmatisé les minorités ? Est-ce que ça respecte les valeurs de la république ?

              C’est sûr, pour certains personnes en France c’est plus facile d’agiter frénétiquement un drapeau que de réfléchir aux sens de cette devise (je ne vise personne ici).

              Donc clairement, pour certains « l’identité nationale » c’est le nationalisme et la xénophobie, ce n’est sûrement pas être fier des valeurs de la république.

              Sarkozy = Bush (au secours) Royal = Blair (bof)


              • frédéric lyon 27 avril 2007 17:58

                La pauvre Ségolène a ce rapport au pouvoir si particulier qu’ont les femmes hystériques avec le Phallus.

                Entre le désir et le dégoût.

                Comment faire, dans ces conditions, pour ne pas rendre son propre pouvoir détestable ?

                Elle est aujourd’hui dans son meilleur rôle, qu’elle joue à la perfection. Elle a mâté les hommes de sa maison, et pense qu’elle mâtera bien la France.


                • Sylvio Sylvio 27 avril 2007 20:09

                  Du beau sarkozisme de mauvais gout...

                  Dans la diabolisation facile, je préfère ce style :

                  Sarkozy c’est l’homme qui vide les poches des pauvres pour encore plus gaver les riches.


                • Ricky972 28 avril 2007 17:29

                  Pourquoi, si Royal avait tant d’importance, Sarkozy l’a dominée larement en audience télé... Je suis naïf mais peut-être est-ce un signe !

                  Les UDF sur ce plateau ont avoué que ce débat était d’une platitude lamentable ! C’est dire si ce débat risque bien de desservir Royal. D’ailleurs, pourquoi Sarkozy les traite-il avec autant de mépris ? Quand Sarkozy le fait, c’est qu’il est sûr de son coup. Or, un Sarkozy sûr de son coup, ça paie pratiquement tout le temps.

                  Et puis ça ne changera rien au résultat. Royal sera facilement battue et c’est une évidence. Parce que les électeurs jugent le bilan de la majorité sortante en terme de chômage. Or, le chômage a baissé. Tout le monde critique mais la critique ne porte que sur 0,4%. Alors cela veut dire que le chômage est actuellement au pire à 8,7%... Et puis, les électeurs sont-ils stupides ? Les statisticiens actuels étaient tous en place quand Raffarin était là. Pourquoi n’ont-il pas protesté quand le chômage augmentait sous Raffarin ? Tout ceci est une mascarade !

                  Et puis, maintenant que le débat Bayrou-Royal a eu lieu, Bayrou risque fort de retombée dans l’anonymat relatif. Car maintenant, les médias s’intéresseront à Sarkozy et à Royal avec leur meeting dimanche, la préparation du débat entre les deux... La fenêtre de Bayrou est désormais fermée. Et Royal a bien intérêt à se tenir bien. Car dans le débat, le vainqueur est déjà connu et Sarkozy l’attend de pied ferme. Pourquoi ? Personne ne le sait car ce n’est pas de notoriété public mais Royal voulait un court débat d’une demi-heure pour parler vite au Français et dire ce qu’elle pense et c’est tout. Mais Sarkozy a dit qu’il n’en était pas question et désormais ce sera 1h30 si je ne m’abuse. Or, Royal est nul dans les émissions et débats fleuves ! C’est de notoriété public. Ensuite, on commentera le déat et Bayrou n’aura que très peu de place. Alors je suis désolé pour Royal mais les jeux sont pratiquement faits à l’heure actuelle, en dépit des sondages !

                  Alors toute cette agitation n’est que cinéma. Le résultat sera clair : Sarkozy sera élu relativement facilement !

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