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Accueil du site > Actualités > Politique > Le véritable enjeu politique de 2012

Le véritable enjeu politique de 2012

Tous les 5 ans et seulement tous les 5 ans, le peuple est appelé à choisir l’orientation politique de la nation en élisant le Président de la République au suffrage universel, ensuite viendra le tour des députés. Les résultats de la seconde élection sont directement issus de la première, le peuple donnant logiquement au Président, les moyens législatifs de son programme.

Nous savons que les dés sont pipés puisque le mandat donné au Président n’est pas impératif. Cela entraîne les candidats à des excès démagogiques regrettables. On ne compte plus les engagements irréalistes et les promesses contradictoires de la campagne 2007. Quoiqu’il soit promis nous savons tous que cela n’engage que ceux qui y croient ainsi que l’a démontré Pasqua à propos lors de la campagne de 2002.

Depuis le peu glorieux épisode de la ratification du Traité de Lisbonne par le Congrès de Versailles, le 14 février 2008, nous avons pris acte que même une décision exprimée par référendum n’avait pas de valeur contraignante pour le pouvoir pour peu que l’opposition en soit complice. "Le Traité de Lisbonne redonne corps au rêve français d’une Europe agissante et efficace", déclarait à l’occasion Fillon. 2 ans plus tard, les déficits explosent, le pouvoir d’achat stagne, les emplois disparaissent, les riches se gobergent à notre santé.

La vie démocratique de notre pays est réduite à cette élection, par conséquent, les Français ont intérêt à bien réfléchir avant de choisir leur candidat. Toute protestation, toute contestation pour les 5 années suivantes est considérée comme illégitime et toutes les lois votées par le parlement, quelle que soit la manière, sont applicables après avoir été promulguées par le Président de la République.

Le cadre étant décrit, venons-en au fond. Le principal souci des Français est le chômage dont le taux officiel est de 9,3% des 26 millions d’actifs. Ce chômage de masse a de lourdes conséquences sur les comptes de la nation et sur l’économie en général. Les ressources de la Sécurité Sociale, en particulier, proviennent principalement d’un pourcentage prélevé sur les salaires. Son budget en 2010 est 410 milliards d’euro avec un déficit de 23 milliards, soit 6% environ. Le chômage officiel, représente à lui seul 94 milliards d’euro de manque à gagner.

Les pertes d’emplois proviennent directement des délocalisations massives vers des pays à bas coûts salariaux, fiscaux et écologiques. Ces délocalisations concernent l’industrie mais aussi les services et la recherche. Les conséquences sont redoutables pour notre pays, à court terme sur les budgets sociaux et à long terme sur la capacité de notre nation à conserver les sources de sa richesse et de sa puissance économique. Que restera t-il de notre économie quand la maximalisation des profits entraînera le transfert de tout ce qui est possible en matière de production matérielle et intellectuelle ?

Il est inévitable que les Chinois ou les Indiens, comme les Japonais et les Coréens en leur temps, ne se contenteront pas de n’être que des sous-traitants. Ils seront et sont déjà dans certains domaines, tout aussi performant que leurs prédécesseurs. Savez-vous par exemple, que le plus puissant des calculateurs est Chinois depuis quelques semaines ?

Ceux qui ont initié notre déclin économique en toute connaissance de cause sont ceux là même à qui nous avions accordé notre confiance en 1981. La mondialisation telle que la voulaient les américains nécessitait 2 outils :

- Des accords de libre échange conclus dans l’enceinte de l’OMC, réalisés en plusieurs étapes par Lamy, membre du comité directeur du PS de 1985 à 1994, conseiller du ministre de l’économie et des finances, Jacques Delors, directeur adjoint du cabinet du Premier ministre, Pierre Mauroy et ex commissaire européen.

- La dérégulation financière, faites par Mitterrand et Bérégovoy en 1986. Voici le texte contenu dans l’introduction de cette réforme : « Les réformes financières qui se sont succédées à un rythme ininterrompu de l’automne 1984 au début de 1986, s’inscrivent dans une perspective générale de modernisation du financement de l’économie française. Leur but a été la constitution d’un grand marché unifié des capitaux, allant du très court au très long terme, au comptant et à terme, ouvert à tous les agents économiques qui peuvent désormais procéder à l’ensemble des arbitrages répondant à leurs besoins. »

Quel est l’avenir économique de la France à long terme ? Toutes les avancées et tous les succès technologiques initiés dans les années 1960/1970, en aéronautique, trains grande vitesse, télécommunication, biologique, nucléaire même, deviennent obsolètes face à la concurrence internationale telle qu’elle se présente aujourd’hui. Ce n’est pas notre modèle social qui est archaïque comme essaient de le faire croire des hommes politiques au mieux dépassés, au pire vendus à ceux qui tirent les marrons du feu de la mondialisation, c’est la mise en concurrence avec des pays dont le développement socio-économique est minimum et dans lesquels les salariés sont traités comme des quasi-esclaves à peu de frais. 

Ceux qui tirent les marrons du feu, sont les actionnaires des multinationales, grands promoteurs de la mondialisation, utilisateurs roublards de paradis fiscaux et sponsors des hommes politiques au pouvoir. La plus grande partie des bénéfices tirés des délocalisation des productions et des ré-importations en France sont effectués dans des paradis fiscaux et ne participent plus au financement des structures sociales complexes de notre pays.

Quel avenir peut avoir un pays qui n’a plus d’industrie, plus de services, plus de recherche. Quels emplois occuperont nos enfants lorsque le déménagement des usines, des bureaux, et des laboratoires en Chine ou en Inde sera achevé. Il n’y a aucun mystère à notre déclin et à l’appauvrissement général que nous constatons, nous sommes dépouillés de nos richesses par ce qu’il est convenu d’appeler l’oligarchie ou pour être plus clair, la mafia financière.

Les électeurs doivent prendre conscience de la trahison de ceux à qui nous avons confié le gouvernement de la nation, les hommes politiques. Non seulement ces derniers ont instauré le libre échange et la dérégulation financière mais ils interdisent tout débat sur ce sujet et présentent la mondialisation comme un processus naturel et irréversible. C’est par ce dogme qu’ils justifient la destruction systématique de notre modèle social. De nombreux économistes dénoncent comme ils peuvent, avec peu d’échos, l’aberration du modèle imposé. Leur voix est systématiquement étouffée et la plupart des citoyens n’ont pas accès à leurs démonstrations.
 
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2956

La propagande ne connaît plus de limite. Qui est autorisé à apparaître à la télévision, à écrire dans les journaux, à parler à la radio ? Une poignée d’individus auto proclamés experts, soutenant tous la mondialisation, en utilisant les mêmes termes et répétant comme des perroquets : « Le modèle Français est dépassé. Des sacrifices sont inévitables. »

La convergence entre les politiques socio-économiques menées en France et aux USA ne devrait échapper à personne. Interrogez-vous sur l’obstination des gouvernements à remplacer la retraite par répartition par la retraite par capitalisation. Cette mutation a été initiée par le gouvernement Balladur-Sarkozy en 1993 et poursuivie par Chirac-Fillon en 2003. Ce système serait déjà en place, si des cracks boursiers à répétition ne venaient rappeler aux Français la fragilité de la Bourse. L’unique intérêt de la retraite par capitalisation est de transférer aux financiers privés la gestion très juteuse de cet énorme capital sans se poser la question primordiale de sa sécurité.

Les électeurs conscients des véritables enjeux de l’élection de 2012, devront choisir entre les candidats soutenant la mondialisation, le libre échange et la dérégulation financière, et ceux qui les combattent. De ce choix va dépendre le déclin général ou le renouveau de notre pays et rien ne devrait être plus important pour les électeurs.

Ceux qui sont pour la mondialisation, l’Union Européenne, le remplacement du modèle Français par un modèle type américain sont reconnaissables dans leur façon plus ou moins adroites d’éviter tout débat sur le sujet de la mondialisation, du libre échange et de la dérégulation financière. Ce sont eux qui occupent tous les médias avec les petites phrases, les leurres en tout genre, les faux débats sur le pouvoir d’achat, la fiscalité, le chômage qu’ils ont tous en commun de ne jamais traiter au fond. Tout est fait pour vous persuader qu’eux seuls sont sérieux, qu’eux seuls peuvent résoudre les problèmes, qu’eux seuls méritent vos suffrages et que les autres, tous les autres, sont des rigolos, extrémistes, révolutionnaires, ignorants, incompétents et tutti quanti.

A l’inverse, les candidats qui sont contre la mondialisation, pour la mise en place d’un modèle social mettant l’homme au centre de la politique et non les profits d’une poignée de privilégiés, sont marginalisés par les médias. Lorsque par nécessité de maintenir une apparence démocratique, ils bénéficient de quelque minutes d’antenne, leur parole sera constamment interrompue par des questions – affirmations destinées à neutraliser leur temps de parole. Leurs propositions ne seront pas reprises ou alors tronquées et même ridiculisées par des éditorialistes salariés et sévèrement sélectionnés.

Une évidence à ne pas oublier, les partis politiques détiennent le monopole de la désignation des candidats. Cette désignation n’a rien de démocratique. Les investitures sont décidés en petits comités et c’est encore pire pour les investitures aux élections législatives. C’est pour cette raison que les députés ne votent pas dans l’intérêt de leurs électeurs mais suivant les ordres qu’ils reçoivent du chef du parti. Tout a été organisé pour que le Président de la République, contrôle le pouvoir législatif. Quant au judiciaire, son contrôle par le Président est inscrit dans la Constitution.

Les chefs de partis ne représentent pas les intérêts des Français mais uniquement les intérêts particuliers et étroits de ceux qui les soutiennent financièrement, souvent depuis plusieurs années. Il peut s’agit d’individus, mais aussi de groupes d’individus, de multinationales et même de nations étrangères. Il est donc primordial pour l’électeur de connaître les réseaux de soutien des candidats et les sources de financement de leur parti et de leur candidature.

La France a une position stratégique dans les centres de décisions mondiaux dans la mesure où elle est une nation influente dans l’Union Européenne, première économie du monde. C’est parce que le modèle français représente une alternative séduisante à celui des anglo-saxons que la classe dominante anglo-saxonne tente de le détruire depuis tant d’années, de le marginaliser et de le dénigrer avec la complicité d’alliés intéressés et de collaborateurs félons. Les électeurs français détiennent les clés de leur avenir. Leur responsabilité est engagée vis-à-vis de leurs enfants.

De votre choix de 2012 dépend la réussite ou l’échec du processus de marchandisation générale des activités humaines. Ne votez plus pour vos ennemis.


Autre article sur le même sujet :

http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/un-protectionnisme-europeen-assume-39817
 

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79 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 3 novembre 2010 09:21

    À l’auteur :
    « Ceux qui tirent les marrons du feu, sont les actionnaires des multinationales,... »

    Pour qui les actionnaires des multinationales tirent-ils les marrons du feu ?
    Qui sont les ultimes bénéficiaires de ces marrons ?


    • Daniel Roux Daniel Roux 3 novembre 2010 10:04

      Derrière tout ce barnum, il n’y a que des hommes comme vous et moi, comme Bettencourt.

      Les coupons sont détachés de milliards d’actions transférant des milliards d’euros, de dollars, de yens, sur des comptes privés.

      1% des plus riches d’entre nous accumulent près de 40% des richesses et 10% des plus riches, 85%.

      Il y a beaucoup d’héritiers et peu d’entrepreneurs véritables. Les plus riches ont des intérêts communs et les moyens de les défendre. Ils s’occupent et gèrent leur fortune de différentes manières.

      Un Warren Buffet par exemple, exige des rendements importants de ses investissements et de ses managers sous peine de licenciement pour ces derniers.

      Un Rockefeller organise des rencontres avec les principaux décideurs de la planète pour leur faire partager ses points de vue.

      Un Desmaret contribue à la vie politique française en aidant Sarkozy pendant sa traversée du désert.

      Une Bettencourt utilise sa fortune dans le mécénat d’artistes, de politiques, d’investisseurs, de touristes et bien d’autres.

      Beaucoup ne s’occupent de rien et constituent la Jet Set avec ses fêtes autour de la planète.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 3 novembre 2010 10:12

      Mon commentaire ne concernait que l’usage de l’expression « tirer les marrons du feu ».


    • Radix Radix 7 novembre 2010 21:48

      Bonjour Jean-Pierre

      Cette expression désigne l’idiot de la bande qui va se brûler, et ceux, qui vont les manger dès qu’ils auront refroidit, comme les gens intelligents !

      Radix


    • LeGus LeGus 3 novembre 2010 10:12

      Bon papier, souhaitons que votre lucidité soit contagieuse.

      Bine à vous.


      • Daniel Roux Daniel Roux 3 novembre 2010 19:45

        @ LeGus

        J’aurai au moins essayer. Merci à vous.


      • Elisa 3 novembre 2010 11:02

        Tout-à-fait d’accord avec votre analyse mais un peu moins sur votre conclusion. Renvoyer le choix à 2012 c’est entrer dans le jeu de la personnalisation pour ne pas dire poepolisation voulue par ceux que vous dénoncez.

        Le mouvement social contre la loi sur les retraites et surtout l’appui majoritaire qu’il a trouvé dans l’opinion prouvent qu’il y a une distance très grande entre les fausses oppositions représentées à l’heure actuelle au Parlement et la réalité du peuple français.

        Il est d’ailleurs manifeste que tous les « clivages » identitaires et racistes qu’ont tentés Sarkozy et ses sbires n’ont pas atteint leur cible : le peuple français ne s’est pas massivement rallié au parti de la peur et de l’exclusion des boucs émissaires successifs qu’ont leur a tendus.

        Pour affronter le capitalisme et le néoconservatisme, il ne suffit pas de trouver le « bon candidat » pour 2012. Il faut au plus vite qu’un débouché politique donne espoir à ceux qui se sont battus récemment : la France est d’autant plus respectée et admirée qu’elle demande l’« impossible ».

        Après les retraites, c’est la sécurité sociale qui est dans le collimateur. C’est le mouvement social qui préparera le mieux l’avenir du pays à condition qu’il élabore des objectifs précis et des modalités d’action unitaires .

        Pourquoi, alors que tous les manifestants contre le projet sur les retraites en demandaient de fait le retrait, les responsables des confédérations syndicales n’ont-ils pu se mettre d’accord sur l’exigence de ce retrait ?

        N’est-ce pas cette pusillanimité qui est en grande partie été responsable de l’actuelle démobilisation (j’espère provisoire).


        • Daniel Roux Daniel Roux 3 novembre 2010 17:34

          Il est tout à fait légitime de protester contre les régressions sociales et cela a été fait.

          Remarquons cependant que beaucoup de secteurs clés pourtant concernés n’ont pas bougé comme les banques, les assurances, la Sécu, les agriculteurs etc.. sans que l’on sache trop pourquoi puisqu’ils étaient concernés.

          Une fois la loi votée, le discours du gouvernement s’est concentré sur le respect de la démocratie représentative, sur la force de la loi, mettant en demeure opposition et syndicats de s’y conformer.

          Les manifestants semblent avoir pris rendez vous avec le message « On s’en souviendra pour 2012 », intégrant au passage l’importance du choix politique et de la légalité.


        • Henrique Diaz Henrique Diaz 4 novembre 2010 01:21

          A Elisa,
          Vous dites qu’il ne faut pas attendre 2012, mais agir dès maintenant. Certes, mais quelle action est vraiment la plus efficace ? Défiler dans les rues quand c’est l’heure de bosser pour pouvoir croûter est aujourd’hui quelque chose qui ne paraît pas du tout évident à une majorité de la population, même si elle « soutient » ceux qui le font. On n’a pas en face un pouvoir à la De Gaulle, capable un tant soit peu de se rappeler qu’il est en principe là pour assurer la justice sociale et qui en mai 68 consent finalement à augmenter sensiblement les salaires. Et en plus, ce que cela donne au final, c’est un pouvoir qui peut se targuer d’avoir conduit ces augmentations et qui est massivement reconduit aux affaires aux élections suivantes. Après ça, le pays a droit à un Pompidou qui privatise la monnaie nationale en la vendant aux banques. Au final, les mouvements de foule peuvent être récupérés pour la rendre encore un peu plus servile.

          Aujourd’hui, nous avons en face un pouvoir qui ne cache même plus ses accointances avec les grosses fortunes au service desquelles il vend notre patrimoine social. Que voulez-vous qu’il fasse d’autre que de faire la sourde oreille quand on le lui reproche pour finir par tirer contre la population si les choses traînent trop en longueur ? Sans compter que nous avons des syndicats, qui contrairement à ce que vous dites, n’ont pas majoritairement demandé le retrait de la réforme...

          Dans la situation actuelle, le recroquevillement social et l’état de nos institutions, je ne vois pas d’autre voie de sortie que la présidentielle dans la mesure où il existe une chance infime pour qu’elle conduise aux affaires un candidat de gauche véritable qui pourrait lancer une telle révolution civile, à l’image de ce qui a pu se passer dans certains pays d’Amérique du Sud.

          L’action la plus efficace est alors à mener dans les têtes en premier lieu. D’abord s’informer pour bien comprendre les tenants et aboutissants du régime oligarchique à masque démocratique dans lequel nous vivons, réfléchir aux moyens de sortir politiquement de cette servitude (VIème république, reprise en main de notre destinée si l’Europe reste anti-démocratique etc.) pour être ensuite capable d’en parler partout autour de nous, dans l’espoir d’un réveil des consciences capable de sortir notre peuple de la tétanisation fataliste où il se trouve, coincé entre droite libérale et pseudo-gauche libérale.

          Et cet article, avec d’autres, contribue à cela. Et c’est effectivement déjà le moment d’y penser.


        • goc goc 3 novembre 2010 11:32

          je pense que le problème vient surtout de l’amnésie des électeurs

          si on se rappelait des promesses et autres coups tordus que nous font nos chers politiciens, et qu’on aurait l’audace justement de leur rappeler au moment du vote, je vous garantie qu’ils y réfléchiraient à deux fois

          par exemple, rappelons à notre ex-ministre de la culture qu’il a voté pour le traité de Lisbonne contre l’avis de son groupe, et renvoyons le à la maison. Et vous verrez le résultat ne se fera pas attendre.

          Il faut pourrir les campagnes électorales des politiciens véreux et des traitres, comme ils ont pourri notre existence par leur félonie


          • Daniel Roux Daniel Roux 3 novembre 2010 17:37

            Il est certain que la ratification n’aurait pas eu lieu sans la complicité du parti socialiste puisqu’il fallait l’accord des 2/3 des députés et sénateurs.

            Rappelons nous ce cela pour 2012, au-delà des fumées que les 2 partis auto proclamés de « gouvernement » ne manqueront pas d’envoyer.


          • kiouty 3 novembre 2010 11:32

            C’est bien sur le papier de considérer que le vote de 2012 va changer quelque chose pour peu que l’on choisisse le bon candidat. C’est ignorer le caractère colossal des forces de la mondialisation, des organisations internationales du commerce (FMI, OMC...), du fait que ce ne sont plus vraiment les politiciens qui décident des orientations les plus importantes, de la puissance des élites financières.

            L’élection de 2012 sera dérisoire à ces égards. Et ce pour plein de raisons, dont la principale est que le système médiatique va nous vendre l’hydre à 3 tetes PS-ecolos-UMP, vu que ce sont ces 3 partis qui raflent 90% des financements des partis politiques, ne laissant aucune chance a aucune alternative non ultra-liberale ou pro-europeenne (car etre pro-europeen dans le sens « europe de bruxelles », c’est soit-disant l’orthodoxie et l’anti-europeanisme, un radicalisme de doux cinglés). COnclusion ; que ce soit le PS ou les verts qui remplacent l’UMP, ca ne changera rien d’un point de vue socio-economique. Y a qu’a ecouter les types comme Valls, qui disent tout haut ce que tout le PS pense tout bas : on est super content que Sarkozy fasse le sale boulot, on ne reviendra pas sur sa réforme des retraites « parce que la réalité le veut, il faut etre raisonnable, l’esperance de vie augmente », on capitalise sur le desamour sarkozyste et une fois qu’on aura le pouvoir, on continuera a privatiser, dereguler et diminuer la puissance de l’etat et les depenses publiques. Mais on fera des discours vibrant de compassion pour tous ces francais dans la misère par contre. C’est peut etre ca qui sera la principale différence avec l’UMP.


            • kemilein 3 novembre 2010 13:05

              le politique ?
              tsss LE PEUPLE est souverain il peut imposer SA volonté, le monde ? qu’elle est cette dictature du mondialisme ?

              le souverain c’est le PEUPLE

              si nous voulons un état fort, des services publiques une sécurité sociale et une retraite par répartition NOUS LE POUVONS car nous sommes le PEUPLE et que la seule richesse réelle est celle du travail, le capital est un parasite qui pompe une part du travail pour le seul fait d’être présent (le capital).

              « notre révolution tient en un mot : osons » saint-just
              « Soyez réalistes : demandez l’impossible » Ernesto Che Guevara


            • Daniel Roux Daniel Roux 3 novembre 2010 17:41

              @ Kiuty

              kemielin a raison, c’est au peuple de décider du chemin à suivre. On ne peut pas toujours se plaindre de l’américanisation de notre société que la majorité refuse et continuer à voter pour les même PS et UMP.

              Ne regardons pas ce que font les autres, montrons leur le chemin. Sinon autant mettre le collier, la laisse et rentrer dans la niche en attendant le prochain coup de pied.


            • Henrique Diaz Henrique Diaz 4 novembre 2010 01:33

              Kiouty,
              Si ce que vous dites sur les « forces colossales » qui dominent le monde était vrai, alors il n’existerait pas des pays européens comme la Norvège qui se portent très bien sans cette Europe, ni de pays dont les peuples ont cessé de croire aux sornettes libérales du FMI et de l’OMC et surtout de se laisser impressionner par leur supposée puissance, pour reprendre en main leur destinée (Vénézuela, Equateur, Bolivie...). Mais ces pays existent. Et rien ne nous empêche de faire encore mieux si nous sommes simplement capables de le vouloir en s’en donnant les moyens.


            • cathy30 cathy30 3 novembre 2010 11:34

              bonjour Daniel
              comme d’habitude excellent papier, mais je suis plutôt du même avis que Elisa. Ils sont assis sur un très gros paquet de pognon, et tu crois vraiment qu’ils vont se laisser destituer par un semblant d’élection.
              Mais bravo à toi, aux journalistes qui font leur boulot, qui dénoncent, qui donnent les noms, continuez, surtout ne pas baisser les bras.


              • Daniel Roux Daniel Roux 3 novembre 2010 17:46

                Bonjour Cathy30.

                Merci pour le compliment. A la relecture sur Avox, je trouve que j’aurai dû soigner la syntaxe un peu mieux.

                La légalité n’est pas un luxe. Celui qui à le pouvoir dispose des forces armées, de la police, des services secrets et du soutien de la population qui a voté pour lui.

                Si l’oligarchie veut renverser le pouvoir, il faudra qu’elle y mette beaucoup d’argent car la France n’est pas le Chili. Je suppose donc que comme au Vénézuélà, ils mineront la confiance par les médias qu’ils maîtrisent jusqu’à ce qu’on remette les concessions sur le marché comme le prévoit les textes légaux.


              • Daniel Roux Daniel Roux 3 novembre 2010 17:48

                Si vous en êtes et moi aussi, pourquoi pas d’autres ? Le principal est de savoir pour qui et pour quoi on vote, cela ne serait déjà pas si mal.


              • Daniel Roux Daniel Roux 3 novembre 2010 17:53

                @ Jeff88

                Ne croyez pas les mensonges des hommes politiques. Le coût de la main d’oeuvre en France est moins élevés en France, qu’en Allemagne, Royaume Uni et bien d’autres pays européen.

                Les délocalisations vers des pays à bas coûts sont scandaleuses et n’auraient jamais dû être autorisée, comme le montre notre seul prix Nobel de l’économie, Maurice Allais, dont un article est mis en lien au milieu du mien.

                Le libre échange est légitime et intéressant qu’entre pays de même niveau de développement. Entre niveaux différents, il est suicidaire. C’est un aberration économique.


              • jef88 jef88 3 novembre 2010 11:50

                "Les pertes d’emplois proviennent directement des délocalisations massives vers des pays à bas coûts salariaux, fiscaux et écologiques« 
                C’EST BIEN VRAI !
                Et elles sont accentuées par le modéle de gestion de nos entreprises
                en 1965
                - couts de structure 16%
                - main d’oeuvre 52%
                - matière première 32%
                en 2005
                - couts de structure 50%
                - main d’oeuvre 25%
                - matière première 25%
                la structure ce sont les salaires er charges des »services« 
                les impots, loyers,etc ce que l’on doit payer même si l’on ne produit pas. Cette structure est IMPOSEE par les banques, le système fiscal et tout un environnement comme la formation : les méthodes de management en vogue sont toutes US.
                Pour venir à des changements positifs :
                Le problème n°1 ce sont les partis qui exigent de leurs membres de s’asseoir sur leurs convictions poour rester dans la »ligne" du parti.
                Cet héritage de feue l’URSS est à éradiquer.
                Deuxième problème et aussi important le lobbying. C’est le moteur de la corruption et cela devrait être considéré comme un délit grave.

                Mais il faut un courage politique qu’aucun parti ne possède.


                • non667 3 novembre 2010 15:14

                   à jeff88
                  « Mais il faut un courage politique qu’aucun parti ne possède. »
                   vous êtes sur ?
                   ou vous ne regardez/croyez que la télé ???? smiley


                • jef88 jef88 3 novembre 2010 20:05

                  @non666
                  Je n’ai pas vu ni d’actes ni de propositions concrétes que des propos comme le votre.
                  @ l’auteur
                  Le cout de main d’oeuvre directe cad salaire + charges multiplié par le temps passé est plus faible en Fance......... Mais on ne parle jamais de la structure


                • non667 3 novembre 2010 23:16

                  à jef88
                  vous dites :
                  Mais il faut un courage politique qu’aucun parti ne possède.
                  je repond :
                   ou vous ne regardez/croyez que la télé ???? 
                   vous répondez
                  Je n’ai pas vu ni d’actes ni de propositions concrétes que des propos comme le votre.
                   je ne comprend pas bien dans ce contexte le sens de votre phrase mais je répond à tout hasard que la télé ,les mondialistes et les merdias à leur bottes cachent le parti courageux et le programme qui répond a votre attente  : le F.N.


                • Yvance77 3 novembre 2010 11:55

                  Salut,

                  Post aux petits oignons, parfait donc !

                  Mais ce qui m’inquiète personnellement est dans je vous cite : « les Français ont intérêt à bien réfléchir avant de choisir leur candidat. »

                  Quand vous avez ici sur Avox certains biiiiiiiiippp genre : bulgroz, lerna, calmos etc... qui voteront encore pour cette crevure, et ce, même si à gauche un individu potable s’y trouve il y a de quoi désespérer. À ce stade, ce n’est plus une conscience qu’il faut leur offrir c’est un cerveau tout neuf.

                  J’en suis arrivé à menacer ma famille et mes amis, ceux qui voteront pour cette enflure (valable pour DSK) ne me verront tout simplement plus. Je couperais les ponts avec eux. Je ne veux rien avoir à faire avec des femmes et hommes qui choisissent l’être le plus criminel (par sa politique) depuis Pétain, conduisant la France dans un abîme des plus sombres. Et je tiendrais ma parole, car j’ai déjà mis cela à exécution avec un cousin qui me désole par sa connerie.

                  Et je le dis sans honte que même si un match Marine Le Pen — Pipole 1er a lieu par malheur au second tour, et bien je prendrais même la Marine. C’est dire à quel point j’en suis rendu dans le dégout de ce salaud.

                  A peluche


                  • kemilein 3 novembre 2010 13:22

                    bah au moins avec un lepen on sait à quoi s’attendre
                    -nationalisme/protectionnisme
                    -fuck l’europe
                    -nationalité unique : renvois des étrangers dans leur pays / supression de tous leurs « avantages » (humaniste) telque ne pas les laisser mourir devant un hôpital (ce que eux veulent)

                    au moins c’est clair, on adhère ou pas, mais ça a le mérite d’être limpide.
                    perso je suis contre... surtout leur xénophobie (peur de l’étranger - en soi c’est pas condamnable d’avoir peur) et leur protectionnisme qui change rien aux inégalités interne du pays.


                  • Daniel Roux Daniel Roux 3 novembre 2010 17:59

                    @ Yvance 77

                    Yvance, votre révolte est saine car fondée sur des faits avérés. De là à vous coupez de vos amis et de ceux dans votre famille qui n’auraient pas votre claire voyance, il y a un pas que je vous déconseille de franchir.

                    Quand tout va mal, quand le monde se dérobe sous vos pieds, quand la lune se décroche ou pire que Sarko soit réélu, il resterait vos amis et votre famille, pour vous donnez une raison de vivre et d’être heureux ensemble.


                  • Yvance77 3 novembre 2010 19:56

                    Re,

                    Tiens c’est bien la première fois que je suis en désaccord avec vous Daniel Roux. Non il y a des choses que l’on ne peut pas laisser filer ainsi. Ce fameux cousin (en fait par un jeu d’alliance) je ne peux plus accepter qu’il soit un de ceux, qui condamnent toute une nation à se rendre au bord du précipice.

                    J’ai mes croyances, mais par-dessus tout je respecte ce que nos pères et grands-pères ont versé comme sueur, larmes et sang parfois pour que ce pays puisse être ce qu’il est.

                    L’esprit de Blum, Jaurès, De Gaulle, etc... cela ne peut pas se balayer d’un revers de main, parce qu’une crapule à décider de vendre aux plus offrants nos richesses. Et de nous laisser pour compte.

                    Alors non ... ils passeront devant chez moi, sans s’arrêter.

                    Cordialement


                  • Daniel Roux Daniel Roux 3 novembre 2010 22:54

                    @ Yvance 77

                    Un cousin ? même pas germain, et seulement par alliance ? Celui là, oui, vous avez raison de ne pas le recevoir chez vous.


                  • Login Login 3 novembre 2010 12:24

                    Synthèse lucide et concise à une exception, vous dites « Les électeurs français détiennent les clés de leur avenir » alors que vous venez de démontrer le contraire : Les clés ne sont pas dans le vote. Vous rappelez comment la mécanique oeuvre pour marginaliser, verrouiller, diviser, ... , asphyxier, manipuler, les opinions. 

                    Au risque de rabâcher, ce n’est pas dans la vote que se trouve la solution mais dans le projet qui peut le mobiliser. Je reprends quelques points essentiels de votre synthèse.

                    -Les partis sont un outil du système. La solution ne passe pas par les partis. alternative ? Chercher le soutien des hommes et femmes qui portent des idées qui exigent un autre système pour être entendues.
                    - La presse manipule l’opinion. L’internet est une puissante machine pour s’en passer à la condition de l’utiliser de manière appropriée.
                    - Il n’a qu’une façon possible de conduire les choses. Le premier point de divergence est dans cette affirmation ! Concentrons nous sur un projet affirmant le contraire ! et pour cela portons le projet redonnant une place aux débats !

                    Personnellement, je suis prêt à apporter ma brique à un tel projet...





                      

                    • jef88 jef88 3 novembre 2010 12:47

                      Tout a fait d’accord, une brique de plus !


                    • Daniel Roux Daniel Roux 3 novembre 2010 18:05

                      @ Login

                      Comme je l’écris plus haut, seul le peuple dispose de la légitimité pour élire les hommes au pouvoir.

                      Mais une fois au pouvoir, seuls les élus disposent de la légalité et de la force.

                      D’où l’importance de cette élection et la nécessaire analyse des réseaux, des programmes mais aussi des actes, des candidats.

                      Quand au programme, qui n’est qu’une promesse, la ligne de démarcation passe entre les ceux qui propose des solutions pour neutraliser la mondialisation sauvage et amener les entreprises à relocaliser, et ceux qui vous parleront de tout sauf de cela.


                    • Login Login 3 novembre 2010 19:05

                      @ Roux

                      Comme je l’écris plus haut, seul le peuple dispose de la légitimité pour élire les hommes au pouvoir. Mais une fois au pouvoir, seuls les élus disposent de la légalité et de la force.

                      Ne devrait donc être légal que ce qui est aussi légitime et la légitimité du peuple pouvoir s’exprimer au delà du vote.

                      D’où l’importance de cette élection et la nécessaire analyse des réseaux, des programmes mais aussi des actes, des candidats.

                      Utile pour écarter des candidats pas pour les choisir. Personnellement, je préférerais de loin une obligation pour tout candidat de subir un examen psychologique approfondie pour détecter d’éventuelles tendances sociopathes/psychopathes. 

                      Quand au programme, qui n’est qu’une promesse, la ligne de démarcation passe entre les ceux qui propose des solutions pour neutraliser la mondialisation sauvage et amener les entreprises à relocaliser, et ceux qui vous parleront de tout sauf de cela.

                      Si chacun de nous pouvait s’exprimer sur ces questions, 80% d’entre nous feraient le choix d’une réappropriation de notre destin.


                    • Daniel Roux Daniel Roux 3 novembre 2010 19:10

                      @ Login

                      Tout à fait d’accord. C’est incroyable que l’on confie des postes aussi importants, en terme de risques mortels, à des hommes sans que l’on s’assure de leur santé mentale et de leur résistance au stress.


                    • bonnes idées 3 novembre 2010 12:40

                      Mais oui ces emmanchés veulent nous sortir DSK du chapeau. Faudra t-il être bête pour voter pour ce vieux ragoût. L’UMPS et toute sa horde de vendus sont bon à mettre à la déchetterie du canton. Et dans le tout-venant s’il vous plait ! cette élection presidentielle me gave déjà et je ne sais absolument pas pour qui voter. Quel nouveau gouvernement sera capable de redonner du travail aux Français et à nos 7 millions de chômeurs toutes catégories confondues. Si vous avez un nom à me soumettre je suis preneur et je vous écoute avec la plus grande attention. Alors !


                      • Login Login 3 novembre 2010 12:52

                        Nous sommes les seuls a pouvoir inventer notre futur. 


                      • Login Login 3 novembre 2010 13:49

                         le FG propose de mettre en place une assemblée constituante. 80% de la population est d’accord avec ce projet ! Dommage d’en faire un des éléments d’un projet plus global sur equel moins de 10% de la population va se mobiliser.

                         
                         

                      • Daniel Roux Daniel Roux 3 novembre 2010 18:10

                        @ Bonnes idées

                        Vous ne savez pas encore pour qui voter mais vous savez ce que vous voulez. Les entreprises doivent relocaliser toute les productions destinées à l’Europe par choix économique. Cela veut dire, la mise en place d’un sévère protectionnisme à l’échelle européenne ou à défaut, nationale. Cela veut dire l’interdiction pure et simple de toutes transaction avec les paradis fiscaux. 

                        Celui qui s’engagera sur cette voie, sera votre candidat. Il n’y a pas que le PS ou l’UMP. Ces 2 partis défendent les même privilèges et il n’existe que parce que des gens votent pour eux.


                      • Pyrathome pyralene 3 novembre 2010 12:42

                        « Le Traité de Lisbonne redonne corps au rêve français d’une Europe agissante et efficace », déclarait à l’occasion Fillon.


                        Le mec abject qui vient se vanter qu’ils ont fourré et trompé le peuple Français qui avait dit NON ET NIET en 2005..

                        De votre choix de 2012 dépend la réussite ou l’échec du processus de marchandisation générale des activités humaines. Ne votez plus pour vos ennemis.

                        Certainement pas.....tout sauf UMPS/FN , c’est clair !!!!


                        • non667 3 novembre 2010 15:30

                           à pyralène 
                           associer le fn à l’umps il fallait oser 
                           pyralène l’a fait  ! audouard à dit :ils osent tout ,c’est même a ça qu’ on les reconnait  !
                           pyralène on t’a reconnu ! smiley

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