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Accueil du site > Actualités > Politique > Le vote électronique

Le vote électronique

L’UMP veut introduire le vote électronique avant les élections de 2007...

« Donnez-moi votre bulletin, je me charge de le mettre dans l’urne... »

L’évolution technique n’accompagne pas toujours le progrès humain. La technologie est au service des personnes qui la contrôlent. Pour peu que ces personnes aient fait preuve de malhonnêteté et d’un certain mépris de la démocratie, l’utilisation des technologies se fera contre la population. Et si les personnes contrôlant ces technologies n’ont jamais fait preuve de malhonnêteté ni/ou de mépris de la démocratie, on ne sait pas ce qui se trame dans leur esprit, et le principe de précaution prévaut. La technologie n’est ni bonne ni mauvaise, c’est l’utilisation qu’on en fait qui l’est. Cependant, toute technologie peut comporter des risques, et ceux-ci sont plus ou moins grands selon l’importance de l’enjeu. Le pouvoir, par exemple, est un enjeu très important, d’où l’accroissement des risques de fraudes. Concernant la France, pour les élections de 2007, l’enjeu est double : en 2008, la France présidera l’Union européenne. Et ce sera donc le parti élu en 2007 qui aura le contrôle de l’Europe.

L’UMP s’intéresse beaucoup à l’e-vote et veut tenter de l’introduire en France avant les élections de 2007. Elle prétend que ce sera un moyen de lutte efficace contre l’abstentionnisme, « les jeunes » s’intéressant à l’outil informatique. Mais la procédure permettrait surtout un meilleur contrôle des résultats et de la population.

En effet, voilà un moment que la droite veut modifier le mode électoral pour introduire le vote électronique. Au début, elle parlait surtout de l’e-vote (le vote à domicile, par le biais d’Internet). Mais les nombreux risques de l’e-vote ayant été dénoncés, notamment par la CNIL, le projet a dû être écarté.

L’e-vote posait de nombreuses questions et comportait d’importants risques :

  • Comment s’assurer que l’électrice ou l’électeur n’est pas contraint-e et/ou forcé-e de voter pour tel parti plutôt que tel autre et pour telle personne plutôt que telle autre ?
  • Comment s’assurer que l’électrice ou l’électeur est bien la personne qu’elle prétend être (comment éviter l’usurpation du vote) ?
  • Comment garantir la transparence du dépouillement des bulletins tout en conservant l’anonymat des votant-es ?
  • Comment s’assurer de la fiabilité du programme du logiciel comptabilisant les votes ?
  • Comment s’assurer de l’honnêteté, de la transparence et de l’intégrité des médias diffusant les résultats ? (il y a deux ans seulement, en 2004, aux Etats-Unis, la Fox, dirigée par le cousin de George W. Bush, affirmait le triomphe de Bush contre Kerry, alors que les autres chaînes donnaient Kerry largement gagnant. Brusquement, toutes les chaînes se sont alignées sur le pronostic de la Fox. Quelles pressions ont été exercées ? Quels dessous de table ? Quelles menaces ? Au Mexique, Calderon a truqué les élections pour remporter la victoire contre Obrador. Pas un média officiel n’a dénoncé la fraude, n’a contesté sa victoire, etc.)

La droite aujourd’hui revient avec sa volonté d’introduire le vote électronique. Elle ne précise pas cette fois s’il s’agit d’e-vote ou de machine à voter (machines situées dans les bureaux de vote et dont l’unique fonction est la comptabilisation du vote électronique). Elle avance comme solution le contrôle biométrique (identification par l’iris et les empreintes digitales) pour déjouer l’usurpation de vote et le vote sous contrainte. Mais de nombreux problèmes demeurent : la confidentialité n’est plus respectée, car à vouloir s’assurer que la personne qui vote est bien celle qu’elle prétend être et qu’elle ne le fait sous aucune contrainte morale ou physique, l’identité de l’électrice ou de l’électeur est dévoilée, ce qui l’expose à des risques de représailles ou à un fichage (il est alors tout à fait possible d’interdire le vote ou de programmer le logiciel pour qu’il bloque le vote d’un groupe de personnes afin d’exercer un contrôle plus ou moins important des résultats électoraux.) L’entrave à la confidentialité est d’autant plus accrue que la carte INES (nouvelle carte d’identité en France) et le passeport électronique (nouvellement introduit en France) utilisent eux aussi des éléments biométriques. Ce qui veut dire aussi qu’au moindre contrôle d’identité (par la police ou les administrations), nous pourrons rencontrer des problèmes à cause de notre vote, car si les autorités nous promettent de détruire les données collectées lors des élections électroniques, comment pouvons-nous être sûrs qu’elles auront bien été détruites ? Qui peut nous garantir leur destruction ? Le gouvernement en place ? C’est justement lui qui nous aura fait cette promesse et qui est le plus susceptible de la trahir. Une autorité choisie par le gouvernement en place ? Ce n’est pas une garantie, car la population n’aura aucun moyen de vérifier l’honnêteté de cette autorité ni l’absence de corruption et/ou de pression exercée sur elle par le gouvernement qui l’aura choisie.

Les arguments le plus utilisés pour défendre le vote électronique sont les suivants :

  • Plus de simplicité
  • Plus de rapidité
  • Plus moderne
  • Plus économique
  • Plus écologiste
  • Plus de fiabilité
  • Plus de participations électorales
  • S’aligner sur nos voisins européens
  • Geste citoyen
  • Plus de facilité pour le vote pour des personnes à mobilité réduite

Plus de simplicité :

C’est aussi l’argument qui a été développé à chaque remplacement de l’homme par la machine. Certaines fois, c’est vrai. D’autres fois, ça a compliqué beaucoup les choses et participé activement aux licenciements massifs dans les entreprises. Notons toutefois que lorsque l’utilisation est simplifiée par la machine, le problème est accru lorsqu’elle ne fonctionne pas comme elle le devrait, voire pas du tout. On fait alors généralement appel à l’employé-e qui se trouve dans les environs lorsqu’on a de la chance et qui bien souvent ne peut rien pour vous, n’y comprenant rien non plus. Dans le meilleur des cas, elle/il vous donnera un numéro de téléphone à composer ou une adresse à laquelle adresser une réclamation si vous avez perdu de l’argent dans la machine, ce qui vous obligera à chercher une autre machine qui fonctionne cette fois, et à faire une croix sur l’argent perdu pendant plusieurs jours.

Plus de rapidité :

Un problème de machine dans le cas d’élections va compliquer les choses et allonger la durée des élections. Lors des essais de votes électroniques au bureau de vote n° 3 de Mérignac, un votant a mis une heure pour que son vote puisse être enregistré. "A mon avis, ça vient de ma carte, l’ordinateur ne la reconnaît pas", tentait-il de se convaincre. Il était pourtant parvenu à choisir son candidat sur l’écran tactile d’un des trois ordinateurs à voter du bureau, à l’abri de l’isoloir, mais la machine refusait de valider son vote. Par ailleurs, les écrans tactiles n’enregistrent parfois pas la sélection effectuée, et l’on doit se tordre le doigt cinq ou six fois d’affilée avant que la sélection ne soit mémorisée. Parfois aussi, sans le moindre problème technique, l’utilisation de l’informatique est loin de faciliter les choses. J’en ai moi-même vécu l’expérience avec les nouvelles machines à billets de la SNCF, dont est équipée la Gare de l’Est, à Paris : mauvaise mise en page, questions approximatives (ce qui donne lieu à des erreurs), trop de questions (ce qui ralentit l’obtention du billet, pas commode quand le train part quelques minutes plus tard). Par ailleurs, il n’est pas demandé au vote d’être rapide mais d’être sûr, confidentiel, que son dépouillement soit honnête et transparent. En plus de tout cela, personnellement, j’aime le fait de sortir pour aller au bureau de vote, entrer dans l’isoloir, de suivre les résultats des votes pour chaque bureau de vote à la télévision. C’est un rituel qui me plaît et qui, je trouve, a son charme.

Plus moderne :

Encore une fois, comme je l’ai écrit plus haut, l’évolution technique n’accompagne pas toujours le progrès humain. La modernité est une régression si elle ne garantit aucune amélioration. C’est le cas du vote électronique. On peut tout aussi bien inventer une machine à mâcher des chewing gums pour éviter d’avoir à les mâcher soi-même. Acheter cette machine n’améliorera pas notre vie, ce n’est en rien un véritable progrès et pourtant, la modernité technologique est là. La modernité n’est souhaitable que si elle permet d’améliorer les choses. L’argument de la modernité est l’argument fétiche des pouvoirs publics. Il implique la caricature, la moquerie, voire les insultes à l’encontre de l’adversaire, là où devrait être développé un véritable débat d’idées. C’est une manière de dire que les personnes qui s’opposent à la technologie préfèrent s’éclairer à la lampe à pétrole. C’est le même type d’arguments qui était utilisé contre les écologistes. Et aujourd’hui, tout le monde connaît les catastrophes écologiques et leurs conséquences, notamment sur le climat, sur la biodiversité, etc.

Plus économique :

C’est sans doute vrai. Mais nous ne sommes pas dans une société miséreuse, la France fait partie de huit pays les plus riches du monde. Et il y a des choses pour lesquelles on ne doit pas regarder à la dépense, dont la transparence démocratique. Or elle n’est pas du tout garantie par le principe du vote électronique.

Plus écologique :

Non. Non seulement le vote électronique n’est pas écologiste, mais en plus il est extrêmement polluant. Les déchets électroniques ne sont pas recyclables, et sont aussi désastreux sur l’équilibre écologique que les déchets radioactifs. Le papier, lui, est biodégradable et recyclable.

Plus de fiabilité :

Au contraire. S’il y a bien un problème posé par le vote électronique, c’est justement sa fiabilité. Le vote traditionnel garantit une totale confidentialité et une absolue transparence. On arrive dans le bureau de vote, on prend plusieurs papiers sur lesquels sont écrits les noms des candidats et une petite enveloppe. Il nous est proposé de participer au dépouillement des bulletins de vote le soir (la demande est faite à chaque personne sans savoir qui elle est, pour qui elle vote, etc). On entre ensuite dans l’isoloir (dans lequel personne n’est autorisé à nous suivre). On met le papier avec le nom de la/du candidat-e dans l’enveloppe. On se dirige vers l’urne. Il est uniquement mentionné que nous avons voté. L’enveloppe que nous avons glissée dans l’urne est exactement du même format, de la même couleur, de la même présentation que toutes les autres enveloppes qu’elle a rejointes. Du début à la fin, la confidentialité et la transparence sont maintenues rigoureusement. Si les médias venaient à mentir sur le décompte, les différents bureaux de vote pourraient dénoncer les médias concernés et saisir le tribunal. A l’opposé, si elle n’est pas bafouée, aucune étape du vote électronique ne peut garantir la confidentialité et la transparence.

Concernant les fraudes électorales, il est beaucoup plus facile de falsifier les résultats électoraux d’un vote électronique que ceux d’un vote traditionnel.

Plus de participations électorales :

Faux. Le taux d’abstention relève plus du manque d’intérêt pour la politique que du fait de se déplacer ou non dans un bureau de vote. Le désintérêt des gouvernements successifs face aux problèmes sociaux et les ambitions carriéristes en sont directement responsables, et introduire le vote électronique (e-vote ou machine à voter) ne changera rien.

S’aligner sur nos voisins européens :

Les pays européens n’utilisent pas tous le vote électronique, ceux qui l’utilisent sont même minoritaires. D’autre part, même s’ils avaient été majoritaires, il est essentiel de faire les choses pour des raisons valables, et non uniquement pour faire comme les autres.

Geste citoyen :

Le geste citoyen consiste à défendre la souveraineté populaire, non à la compromettre. A défendre la démocratie, non à la mettre en péril. Lutter pour la reconnaissance du vote blanc, lutter pour le droit de vote des immigré-es, ce sont des actes citoyens, car ils permettent d’améliorer la représentation de la diversité des opinions, et donc conduisent à une meilleure démocratie.

Plus de facilité pour le vote des personnes à mobilité réduite :

« Plus de facilité pour le vote pour des personnes à mobilité réduite » était un autre argument pour défendre l’e-vote. Si l’UMP parle de l’e-vote quand elle parle du vote électronique, il est important de préciser quelques points. Il existe encore de nombreuses personnes n’ayant pas Internet, voire pas d’ordinateur du tout. Alors l’e-vote les oblige à s’équiper en matériel informatique et à prendre un abonnement Internet (ce qui n’est pas à la portée de tout le monde), ou à se rendre dans des cybercafés. Dans les deux cas, on instaure là de facto un vote payant. Par ailleurs, toutes les villes n’ont pas forcément de cybercafés. Beaucoup de petites villes en sont totalement dépourvues. Cela implique donc que des personnes ne pourront pas voter du tout, ou qu’elles devront aller jusqu’à la ville voisine (qui est parfois assez éloignée) pour espérer trouver un cybercafé (ce qui peut poser de gros problèmes pour les personnes à mobilité réduite : handicapé-es, personnes âgées. Il leur est souvent plus simple et plus rapide d’aller au bureau de vote de leur propre quartier.) Cela implique sinon que les personnes n’ayant pas d’ordinateur ou Internet se rendent chez des connaissances possédant, elles, Internet. Et dans ce cas encore, la confidentialité (garantie par l’isoloir) devient inexistante.


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64 réactions à cet article    


  • Theudric (---.---.252.201) 21 juillet 2006 11:31

    Article intéressant,

    C’est vrai que le vote électronique pose plein de question et plein de problème.

    Mais il arrivera forcément un jour ou l’autre, je le vois plus en complément du vote classique plutôt qu’en remplacement (tout le monde n’est pas équipé d’ordinateur).

    Et lorsqu’il sera au point il y aura certainement moins d’abstention qu’aujourd’hui. Il faut faire l’effort de prendre le temps de se rendre au bureau de vote le plus proche( encore faut-il savoir où il se situe), ne pas oublier ces papiers ... Alors que de chez soi tranquillement assis sur son fauteuil c’est tellement plus facile.

    il existe plein de solutions pour sécuriser le vote électronique. 1) le code du programme doit être open source et accessible à toutes personnes qui veut vérifier celui-ci. La société qui a écrit le programme doit répondre à toutes questions concernant son code et ce de manière publique.

    2) pour contrôler que ce soit la bonne personne qui vote et ne pas savoir ce que celle-ci à voter, on peut faire la manipulation en 2 étapes distinctes.

    Première étape avec un scan de la carte d’identité, ou des empreintes ou de l’iris, le votant obtient le droit de voter électroniquement (un certificat anonyme qui permet le vote).

    Seconde étape avec ce certificat anonyme, le votant vote. Les 2 systémes sont indépendant et aucun lien ne peut être fait entre les 2 (vérifiable par n’importe qui puisque le code source est open et public).

    Donc c’est vrai le e-vote est dangereux, mais il existe des solutions.

    cdt


    • Stef (---.---.20.126) 21 juillet 2006 11:54

      Dans votre solution , qui vous garanti que la personne n’est pas sous influence d’un tier lors de son vote à distance meme avec un controle de son identité ? Se rendre dans un isoloir ou une seule personne est authorisée permet de voter sans être sous influence. Garantir le vote, sans influence d’un tier est indispensable dans une democracie.


    • Rageatm (---.---.124.129) 21 juillet 2006 12:31

      Etant informaticien, je souscris totalement à l’article. Très très bon...

      Le vote électronique n’aura de raison d’être qu’à la condition d’être ultra sécurisé et confidentiel. Hors pour l’instant c’est impossible, tout peut être tracé et vérifié. En plus je n’ai aucune confiance en des politiques qui n’hésitent pas à trafiquer des statistiques quand ça les arrange, alors leur mettre dans les mains un outil comme ça...

      Quand à la solution open source, ça peut être une solution, à condition d’être sûr que les sources visibles soient bien celles du logiciel qui est en exploitation.

      Cordialement,


    • Stef (---.---.20.126) 21 juillet 2006 12:57

      Si vous êtes Informaticien, vous devez aussi savoir qu’avoir accés aux sources du programe ne suffit pas. Quid du compilateur ou de l’interpreteur ? Quid du hardware , du processeur ?

      Sur ces éléments aussi il est possible de frauder.


    • Stef (---.---.20.126) 21 juillet 2006 13:01

      Qui aura la competence de pouvoir contrôler ces éléments ?

      Aujourd’hui n’importe quel citoyen à le pouvoir de contrôler un vote et même de contôler directement en participant, il suffit de savoir lire, compter et ecrire. C’est le controle par le citoyen qui garantie une democracie, par tout les citoyens.


    • (---.---.1.212) 21 juillet 2006 15:39

      On peut imaginer une scéance de compilation officielle, sous controle d’huissiers et de représentant pluraliste de la scene politique... avec publication du hash MD5 du binaire résultat au journal officiel.

      Chacun pourra réitérer la compilation avec les outils qu’il a chez lui et qu’il sait être véritablement Open Source et vérifier que le MD5 du résultat est bien celui du journal officiel.

      Dans les bureau de vote... avant l’ouverture du bureau... on calcule le Hash MD5 du binaire que l’on va utiliser... Si ça ne correspond pas... le bureau ne peut pas ouvrir...

      Un peu comme quand un bureau n’est pas pluraliste pour le dépouillement.


    • (---.---.1.212) 21 juillet 2006 15:44

      Quand au hardware (faut quand même pas devenir parano)

      On peut faire vérifier le hardware par des représentant pluraliste des partis en présence, bien avant la date du vote puis le mettre sous scellés judiciaire.

      Mais faut pas devenir parano.


    • Cilou (---.---.84.79) 21 juillet 2006 17:35

      Le vote électronique arrivera si on veut qu’il arrive. La démocratie, c’est nous, la population, qui l’avons fondée, c’est à nous de la défendre et de la développer.


    • Cilou (---.---.84.79) 21 juillet 2006 17:38

      La paranoïa est l’excès de prudence. L’enjeu vaut largement une prudence extrême, dût-elle s’apparenter à de la paranoïa.


    • Aldoo (---.---.242.62) 25 juillet 2006 04:33

      Ce n’est pas de la paranoia : il est facile de faire une machine qui exécute un autre code que celui, vérifié, qui est censé s’exécuter.

      De plus la technique du md5 peut se révéler insuffisante si tout le monde ne fait pas le test avec le même compilateur. Quel sera ce compilateur ? Comment le vérifiera-t-on ? En contrôlant son md5, et en le comparant à une autre compilation depuis la source de ce programme-compilateur ? Le problème est récursif et sans solution offrant une garantie totale... sans parler de garantie accessible à d’autres personnes que les experts...


    • Jluk (---.---.47.173) 21 juillet 2006 11:57

      Cet article montre que l’UMP s’active. Ce matin, j’ai lu un sondage très spécial dans le Journal du Net : « Le vote en ligne plébiscité aux élections présidentielles » (http://questionnaire.journaldunet.com/fiche/2162/79/index.html), car les réponse authorisées étaient : oui, « ce n’est pas assez fiable » et « seulement si je ne peux pas faire autrement ». Un peu limité et orienté comme réponses !

      C’est un sujet sensible depuis plusieurs années. Le site padavan.info/fr proposait deux articles sur le sujet dès 2004.

      Comment, alors que personne n’est capable de sécuriser durablement Internet ainsi que les logiciels de bridage en tout genre, parviendrait on à sécuriser le vote électronique. J’espère que certains ne compte pas sur cette solution pour manipuler des élections. Ce ne serait pas fairplay.

      L’argument du « Modernisme » ici comme ailleurs est une justification en soi. Mais tout changement n’est pas un changement bénéfique, l’histoire nous l’a souvent démontré. La mode est au changement pour le changement, sans vraiment peser les avantages et les inconvégniant. Il faut bouger, s’agiter, modifier, si cela n’est pas bon pour la communauté, ce sera toujours bénéfique pour le trublion.

      Bel article


      • Cilou (---.---.84.79) 21 juillet 2006 17:40

        Merci Jluk ;))


      • Guilhem (---.---.231.160) 21 juillet 2006 12:00

        Comment recompter en cas de litige puisque les systèmes seront protégés par le secret industriel ?

        http://solutions.journaldunet.com/0606/060629-securite-vote-electronique-usa.shtml


        • Guilhem (---.---.231.160) 21 juillet 2006 12:02

          dsl, la voici


        • ropib (---.---.27.229) 21 juillet 2006 12:34

          Certes il y a beaucoup de problèmes posés. Mais si on veut s’orienter vers plus de démocratie (c’est à dire qu’un vote pour nommer quelqu’un qui va décider à sa place ne sera plus la norme) je pense qu’internet est un peu inéluctable. On pourrait imaginer aussi de grandes assemblées citoyennes de quartiers mais c’est peut-être compliqué.


          • jipé (---.---.221.74) 21 juillet 2006 14:56

            à résever aux handicapés, empéchés (maladie, déplacement..).. ou désacraliser encore plus le choix politique


            • Philippe VIGNEAU (---.---.175.187) 21 juillet 2006 15:20

              la solution pour le controle des votes c’est de mettre en plus de son choix de vote un champ commentaire obligatoire ou l’on pourra ecrire ce que l’on veut. Ainsi apres l’election j’irai verifier dans les depouillements des votants si le vote qui a le commentaire « Vive les ecrevisses a pattes blanches » sur ma commune de vote a ete comptabilise comme il faut. impossible de savoir qui a ecrit ce commentaire a part moi...

              sinon pas tres d’accord avec cet article, le e-vote est l’avenir.


              • couillou (---.---.159.2) 21 juillet 2006 17:29

                Pas mal comme idée, en tant qu’informaticien, je n’y avais même pas pensé !


              • Cilou (---.---.84.79) 21 juillet 2006 17:43

                Non, l’e-vote n’est pas l’avenir. Il est la fin. Mais la fatalité n’existe pas. L’avenir, c’est nous qui le construisons, ne nous laissons pas déposséder de ce pouvoir fondamentalement démocratique. Le gouvernement est là pour servir la population et non l’asservir.


              • Aldoo (---.---.242.62) 25 juillet 2006 05:00

                Et si quelqu’un te donne 1000€ (ou plus) pour voter Duchmol, avec pour message « J’aime bien vendre mon vote. Signé Bidule. », il pourra vérifier que tu as bien honoré ta part du deal... ce qui n’est pas acceptalbe ! Cela reviendrait à autoriser plusieurs personnes dans un même isoloir.


              • JC BENARD (---.---.92.11) 21 juillet 2006 15:48

                Penser que le vote électronique « stimulera » le vote des français est un leurre. S’il peut se justifier pour des personnes éloignées du territoire national ou handicapées, il n’y en a aucune pour ceux qui ne vont pas au bureau de vote parce qu’il fait beau ou parce qu’ils s’en foutent.

                On pourra tout sécuriser c’est certain mais comment croire que l’effort de se rendre dans un bureau de vote est si contraignant ou surhumain.

                Encore une idée « gadget » qui ne coûte pas bien cher (à l’UMP) mais permet d’esquiver des problèmes bien plus importants


                • gem (---.---.117.249) 21 juillet 2006 16:17

                  Ce que je crois c’est que le vote électronique est condamné d’avance, et que l’UMP le sait. Pour une raison bien simple : le vote électronique, c’est la porte ouverte au vote permanent, presque en temps réel, et au vote direct, sur tous les sujets. Fini, les députés. Recalés, transformés en bètes fonctionnaires exécutant les ordres du peuple, les maires. Insupportable perspective, pour les puissants.

                  Et je crois surtout que parler du vote électronique, ça fait chic et moderne, « réformateur », pour pas un rond. Si le peuple est d’accord, l’UMP pourra se targuer de d’avoir fait la proposition. Si le peuple n’est pas d’accord (et, comme Cilou, il est d’abord sceptique ), et bien Sarko pourra dire qu’il a fait son boulot : faire une proposition utile (car, qu’on soit d’accord ou pas, on ne peut pas dire que c’est une proposition idiote), puis se soumettre au peuple réticent.

                  Tout bénef.


                  • Cilou (---.---.84.79) 21 juillet 2006 17:56

                    Le problème est que l’UMP ne semble pas décidée à écouter la population. Elle ne le fait pas depuis le début de son mandat, et son comportement totalitaire va crescendo. Ouvrons donc l’oeil, et même les deux. Soyons vigilant-es et battons-nous pour défendre les valeurs démocratiques, en perte de vitesse ces derniers temps.

                    Accepter le vote électronique (l’e-vote ou la machine à voter) revient à faire confiance à une personne qui vous dirait « Donnez-moi votre bulletin, je me charge de le mettre dans l’urne. ». Elle peut ouvrir l’enveloppe, voir pour qui nous avons voté, froisser notre vote, et/ou le jeter, et nous n’en saurons rien. Nous aurons la certitude d’avoir voté mais aucune garantie de l’avoir fait.

                    Il ne s’agît pas d’être méfiant-e au début avant d’être partant-e. Il s’agît de savoir si les raisons invoquées pour l’instauration du vote électroinique valent les risques encourus. A mon avis, non. Très largement, non.

                    Et si c’est non pour la population, elle devra combattre par tous les moyens et de toutes ses forces le vote électronique.

                    Ce n’est pas tout bénéf pour Sarkozy. Il peut prétendre avoir fait une proposition utile, mais cette utilité, il n’y a que lui qui peut y croire. Son avis sur la question est subjectif. Seule l’ensemble de la population pourra faire le bilan des initiatives et des comportements de l’UMP. Le vote électronique en fera partie.


                  • couillou (---.---.159.2) 21 juillet 2006 17:53

                    D’accord sur certains points, mais pas tous. L’auteur a l’air plutôt contre le vote électronique, pour des raisons plus ou moins valables.

                    D’abord, pour la simplicité/rapidité, c’est un peu gros. S’il y a eu des problèmes avec les premiers prototypes d’urnes électroniques, ce n’est pas dû au principe en soi, mais à la façon dont on l’a mis en oeuvre. C’est pour cela qu’on fait des prototypes, pour pouvoir ajuster avant le passage à l’échelle ! De plus, dans le cas d’un vote de chez soi, par internet, le problème ne se pose plus, votre ordinateur fonctionne bien, non ?

                    Pour la modernité, je ne suis qu’en partie d’accord : si on instaure le vote électronique uniquement en remplacement du vote traditionnel, l’intéret est très limité. En revanche, cette solution permettrait de voter beaucoup plus souvent, voire chaque jour. Le vote électronique est le premier pas indispensable aujourd’hui vers la démocratie participative (reste à savoir, comme le dit gem, si les puissants veulent vraiment être remplacés par l’ensemble des citoyens...)

                    Pour l’écologie, c’est un peu gros aussi, on fabrique des tas de machines pour des usages divers et variés, on va pas renoncer au vote électronique sous prétexte que ça pollue ! de plus, dans le cadre d’un vote par internet, l’ordinateur n’est pas utilisé uniquement pour voter.

                    Les points qui posent réellement problèmes sont ceux de la fiabilité : en effet, comment garantir que la personne qui vote ne le fait pas sous la contrainte ? Ce problème reste effectivement ouvert, du moins dans le cas d’un vote à domicile. Cependant, si quelqu’un veut vraiment obliger quelqu’un d’autre à voter pour tel ou tel candidat, qu’est ce qui l’empêche de l’obliger à voter par procuration, et ainsi de lui imposer de voter pour un candidat sans que personne ne soit au courant ?

                    Le problème du recomptage et de l’impartialité (est ce que le comptage n’est pas truqué ?) se pose aussi, mais :
                    1)certains posts proposent des solutions qui, combinées ensemble, permettent d’obtenir une fiabilité acceptable 2)Avec le vote traditionnel, il y a aussi des possibilités de tricher, cela arrive tout de même assez souvent, vous citez vous-même la dernière élection de Georges Bush, qui n’était qu’en partie électronique, et a tout de même été truquée. D’ailleurs, si mes souvenirs sont bons, les bulletins litigieux étaient des bulletins papiers.

                    Bref, le vote électronique présente l’énorme avantage de pouvoir être utilisé à outrance ; cependant, l’utiliser simplement pour remplacer le vote traditionnel ne semble pas avantageux. Il présente des problèmes (possibilité de tricher), mais qu’on rencontrera avec tout autre système (d’ailleurs les Suisse trouvent le vote à main levée plus fiable), car rien ni personne n’est parfait. Savoir si les avantages compensent les éventuelles fraudes est une affaire personnelle, mais pour moi c’est tout vu : OUI !


                    • Cilou (---.---.84.79) 21 juillet 2006 18:53

                      « D’accord sur certains points, mais pas tous. »

                      Bien, le 1er but de cet article est atteint : il est essentiel qu’un débat populaire ait lieu sur ce point car la démocratie nous appartient. Et c’est donc à nous de prendre position sur le vote électronique. Ca ne doit en aucun cas être une mesure unilatérale du gouvernement.

                      « L’auteur a l’air plutôt contre le vote électronique, pour des raisons plus ou moins valables. »

                      Je suis contre le vote électronique car les risques sont trop importants, les enjeux trop élevés et les raisons invoquées pour justifier l’introduction du vote électronique ne tiennent pas la route.

                      « D’abord, pour la simplicité/rapidité, c’est un peu gros. S’il y a eu des problèmes avec les premiers prototypes d’urnes électroniques, ce n’est pas dû au principe en soi, mais à la façon dont on l’a mis en oeuvre. C’est pour cela qu’on fait des prototypes, pour pouvoir ajuster avant le passage à l’échelle ! »

                      Les essais ne protègent pas des bugs. On le sait très largement aujourd’hui. Les prototypes n’ont pas permis aux machines à billets dans les gares de fonctionner de manière claire, simple et sans bugs. J’en sais quelque chose pour l’avoir vécu. Croyez-vous que les machines fonctionnant mal ou pas du tout n’ont pas eu de prototype, ni d’essais avant commercialisation ?

                      « De plus, dans le cas d’un vote de chez soi, par internet, le problème ne se pose plus, votre ordinateur fonctionne bien, non ? »

                      L’ordinateur que l’on a chez soi peut bugger, être piraté, et Internet ne garanti pas la confidentialité. Loin s’en faut. D’autre part, j’ai expliqué dans mon articles les risques importants que comporte l’e-vote. Rien ne garanti qu’on ne vote pas sous pression morale ou physique ou qu’une personne ne vote pas en notre nom, depuis notre ordinateur et la biométrie (« solution » que propose le gouvernement pour déjouer ces problèmes) trahit la confidentialité du vote. D’autre part, tout le monde n’a pas Internet, ou même d’ordinateur, et introduire l’e-vote reviendrait à rendre le vote payant pour certaines personnes, à en priver d’autres, et à compliquer la démarche pour les personnes à mobilité réduite (mais tout cela, je l’ai expliqué dans mon article. Il semble que vous l’ayez à peine survolé, à mon grand regret.

                      « Pour la modernité, je ne suis qu’en partie d’accord : si on instaure le vote électronique uniquement en remplacement du vote traditionnel, l’intéret est très limité. En revanche, cette solution permettrait de voter beaucoup plus souvent, voire chaque jour. »

                      A quoi cela servirait-il si la confidentialité et les votes ne sont pas respectés ? Il est, je le rappelle beaucoup plus facile de faire des fraudes électorales via le vote électronique qu’à la suite d’un vote traditionnel. Et franchement : croyez-vous vraiment que l’UMP veut aller vers la démocratie participative ? Vous donne-t-il l’impression d’être à l’écoute de la population ? Quelles concertations populaire a-t-il fait depuis son accès au pouvoir ? Le TCE (Traité Constitutionnel pour l’Europe) ? La volonté populaire était-elle respectée à l’époque ? L’est-elle aujourd’hui ? L’UE est en train de passer outre notre vote du 29 mai 2005. Raffarin disait « Ce n’est pas la rue qui gouverne », Roselyne Bachelot « On ne va pas céder aux caprices de la rue », Villepin brandit le 49.3 pour court-circuiter tout débat sur le CPE, Sarkozy fait passer en force le CESEDA (malgré les pétitions et les manifs), il compte bien faire de même pour sa loi sur la prévention de la délinquance, la DADVSI est adoptée contre toute les mobilisations populaires, lors des régionales, l’UMP s’étant pris une claque magistrale à travers toute la France a conclut « Nous avons compris le message des Français. Ils veulent que nous allions plus vite et plus loin ». Et vous croyez que ce gouvernement, aujourd’hui très largement désavoué par la population, va instaurer quelque chose qui permettra à la population de renforcer son pouvoir contre ses objectifs ?

                      « Le vote électronique est le premier pas indispensable aujourd’hui vers la démocratie participative (reste à savoir, comme le dit gem, si les puissants veulent vraiment être remplacés par l’ensemble des citoyens...) »

                      C’est la question fondamentale, justement. Et je doute que le gouvernement en place soit dans ces dispositions. De toutes façons l’enjeu est beaucoup trop gros pour en prendre le risque. Il se peut justement que notre vote soit définitivement confisqué. C’est plus que probable au vu de l’orientation politique de ces dernières années, en France et dans le monde.

                      « Pour l’écologie, c’est un peu gros aussi, on fabrique des tas de machines pour des usages divers et variés, on va pas renoncer au vote électronique sous prétexte que ça pollue ! »

                      Le problème est que la situation écologique est catastrophique, le réchauffement climatique qui engendre un acroissement de la fréquence et de la violence des ouragans, des canicules, de la sécheresse, et la destruction de la biodiversité et que nous devrions trouver des solutions non-polluantes au lieu de mettre en place des produits polluants irréversibles car non biodégradables. Et je peux aussi retourner l’argument contre son auteur : On ne va pas renoncer à la démocratie pour paraître plus branché-es ! C’est absurde !

                      J’ajoute que l’argument de l’écologie, c’est les personnes partisanes du vote électronique qui l’avancent en prétendant que le vote électronique est plus écologiste. Pourtant, comme je l’ai démontré dans mon article, il n’en est rien. C’est un argument bidon.

                      « de plus, dans le cadre d’un vote par internet, l’ordinateur n’est pas utilisé uniquement pour voter. »

                      Et ? Qu’est-ce que cela change qu’on l’utilise aussi pour stocker des documents et des informations ? Justement, cela apporte plutôt de l’eau à mon moulin, car cela ajoute un risque supplémentaire.

                      Les points qui posent réellement problèmes sont ceux de la fiabilité : en effet, comment garantir que la personne qui vote ne le fait pas sous la contrainte ? Ce problème reste effectivement ouvert, du moins dans le cas d’un vote à domicile. Cependant, si quelqu’un veut vraiment obliger quelqu’un d’autre à voter pour tel ou tel candidat, qu’est ce qui l’empêche de l’obliger à voter par procuration, et ainsi de lui imposer de voter pour un candidat sans que personne ne soit au courant ?

                      « Le problème du recomptage et de l’impartialité (est ce que le comptage n’est pas truqué ?) se pose aussi »

                      J’ai expliqué ce pourquoi le vote traditionnel ne pouvait pas être truqué. C’est dans l’article. Lisez-le avant de le commenter ;)

                      "mais : 1)certains posts proposent des solutions qui, combinées ensemble, permettent d’obtenir une fiabilité acceptable"

                      Comment cela ? Développez, je vous en prie. :))

                      « 2)Avec le vote traditionnel, il y a aussi des possibilités de tricher, cela arrive tout de même assez souvent, vous citez vous-même la dernière élection de Georges Bush, qui n’était qu’en partie électronique, et a tout de même été truquée. »

                      Les élections de Bush en 2000 et en 2004 étaient duesz aux machines à voter. Le recomptage prouvait en 2000 que Al Gore aurait dû l’emporter largement. En 2004, Bush a écarté les populations susceptibles de voter contre lui (les pauvres, les Noir-es, les hispaniques, etc) en leur interdisant le vote et le trucage de la machine à voter a permis de lui assurer la victoire contre Kerry.

                      Rappelons que les Etats-Unis ont un système électoral différent du nôtre. Il fonctionne sur la notion de l’existence des quatre grands électeurs.

                      « D’ailleurs, si mes souvenirs sont bons, les bulletins litigieux étaient des bulletins papiers. »

                      Justement pas. Vous faites de la désinformation. Le recomptage manuel a été exigé, mais Bush a interdit la présence internationale dans les bureaux de vote, présence qui devait assurer la transparence du recomptage. Mais les fraudes ont été principalement faites par les machines à voter qui se troiuvent dans les bureaux de vote (cf. différences entre l’e-vote et lers machines à voter, également précisées dans mon article... Si seulement vous l’aviez lu...)

                      « Bref, le vote électronique présente l’énorme avantage de pouvoir être utilisé à outrance »

                      Mais ne garanti aucunement la prise en compte véritable du vote de chaque personne, ne garantit pas la confidentialité, ne garantit pas l’absence de fraude, etc...

                      « cependant, l’utiliser simplement pour remplacer le vote traditionnel ne semble pas avantageux. »

                      C’est pourtant ce qui se passera si on accèpte le vote électronique. Il suffit de regarder autour de soi : les digicodes n’ont-ils pas remplacé les concierges ? Les DVD ne tendent-ils pas à remplacer les VHS ? Les lecteurs DVD, les magnetosopes ? Les CD, les cassettes audio ? Les machines, les guichets ? etc... etc...

                      « Il présente des problèmes (possibilité de tricher), mais qu’on rencontrera avec tout autre système (d’ailleurs les Suisse trouvent le vote à main levée plus fiable) »

                      Non. Le vote à main levée ne permet aucune vérification si besoin, vu qu’il ne laisse aucune trace matérielle autre que le résuultat noté.

                      « car rien ni personne n’est parfait. Savoir si les avantages compensent les éventuelles fraudes est une affaire personnelle, mais pour moi c’est tout vu : OUI ! »

                      Et bien je ne sais pas de quels avantages vous parlez car à part se la jouer « tendance », « moderne », etc, je n’en vois aucun.


                    • bourgpat (---.---.94.61) 21 juillet 2006 19:16

                      ca me rappelle les derniers impots ou il a fallut faires les certificats. Les problemes de compatibilité existaient entre differents os et navigateurs.

                      Un probleme personnel etait la gestion des certicats par un code personnel. Ayant fait les certificats pour deux personnes et ne vous pas m’embetter avec le code personnel puisse une identification numerique individuelle etait donnée sur les feuille d’impot j’ai mis les meme code personnels dans le meme ordinateur et navigateur.

                      Le probleme est que l’identification de la personne imposable venait par le code personnel et non le code fournis par les impots. Il a fallu supprimer un certicat pour que le navigateur reconnaisse le bon imposable.

                      Le systeme peut etre fiable mais ne prendra jamais en compte toutes les connerie que peut faire l’utilisateur devant sa machine.

                      Le vote electronique necessitera au minimum une impression et un vote dans un bureau pour valider ce vote de maniere à povoir recompter et le valider par uin decompte de bultin de vote normeaux.


                    • couillou (---.---.55.132) 22 juillet 2006 17:17

                      Je proteste et je m’insurge, j’ai bien lu l’article (comme toujours) avant de poster. Si je vous ai donné l’impression contraire, c’est peut-être parce que je n’ai pas expliqué assez en détail le fond de ma pensée. Même quand j’essaie de faire court, mes posts se transforment souvent en livres.

                      Je vais essayer d’éclaircir ma position ici.

                      D’abord, j’ai l’impression que ce qui nous oppose, c’est que vous pensez que les risques sont trop importants, alors que je pense que les avantages sont plus importants que les risques (qui peuvent être maitrisés).

                      « les raisons invoquées pour justifier l’introduction du vote électronique ne tiennent pas la route »
                      Je me fiche des raisons invoquées pour justifier l’e-vote. J’ai pas besoin de l’avis du gouvernement pour me faire mon idée, si on a pas un système permettant de faire voter les gens rapidement et à grande échelle, alors on ne pourra jamais améliorer notre démocratie moribonde. C’est mon opinion. Je le répète, je trouve stupide de simplement remplacer nos scrutins habituels par un scrutin électronique, mais d’un autre côté, si je le condamne pour cette raison, je ne peux pas en même temps dire qu’on peut l’utiliser pour une démocratie participative. Vous me suivez ?

                      « Les essais ne protègent pas des bugs. On le sait très largement aujourd’hui. (...) Croyez-vous que les machines fonctionnant mal ou pas du tout n’ont pas eu de prototype, ni d’essais avant commercialisation ? »

                      Ce genre d’arguments ne s’applique pas uniquement à l’e-vote, mais à l’utilisation des machines en général. Alors soit on abolit toutes les machines, soit on s’en sert mais on ne peut pas reprocher à une seule machine ses mauvais côtés tout en acceptant ces derniers pour les autres machines. Ce n’est qu’un demi-argument. Essayer de trouver des arguments pour dire que le e-vote serait plus lent que le vote traditionnel, c’est quand même difficile. Avec un vote traditionnel, il faut tout recompter à la main, et il peut y avoir des problèmes aussi (ça arrive) et dans ce cas, il faut tout recompter, et ça prend du temps. C’est quand-même pas compliqué de toucher un nom sur un écran pour choisir pour qui on vote. On demande pas aux gens d’installer un logiciel sur une machine ! Si on est pas capable de toucher l’écran, on est pas non plus capable de prendre un bulletin et de le mettre dans une enveloppe. Si il y a des erreurs (machine bugguée ou autres) ce n’est pas, a priori, le cas général, c’est un cas spécial, qui se règle avec une procédure. Vu que le but de l’article est de discuter du pour et du contre, et pas de décrire intégralement le système d’e-vote, on va quand même pas rentrer dans les détails.

                      « L’ordinateur que l’on a chez soi peut bugger, être piraté, » -> cas particulier

                      « et Internet ne garanti pas la confidentialité »
                      Faux, il existe des réseaux cryptés anonymes (freenet...) on pourrait aussi utiliser des proxies anonymes qui ne gardent pas de traces des connections. Alors, il serait impossible de retrouver l’émetteur d’un vote.

                      « Rien ne garanti qu’on ne vote pas sous pression morale ou physique ou qu’une personne ne vote pas en notre nom, depuis notre ordinateur »
                      Mais vous n’avez pas lu mon commentaire non plus, avec le système classique, qu’est ce qui m’empêche de faire voter ma grand-mère ou ma femme sous procuration, et de l’obliger à voter pour mon candidat favori ?

                      « la biométrie ( »solution« que propose le gouvernement pour déjouer ces problèmes) trahit la confidentialité du vote »
                      Oui, mais qu’est ce qui empêche aujourd’hui le gouvernement d’installer des caméras miniatures dans les isoloirs pour espionner les gens et savoir pour qui ils ont voté ? Vous semblez réellement croire que le vote traditionnel est parfait.

                      « D’autre part, tout le monde n’a pas Internet, ou même d’ordinateur, et introduire l’e-vote reviendrait à rendre le vote payant pour certaines personnes, à en priver d’autres, et à compliquer la démarche pour les personnes à mobilité réduite (mais tout cela, je l’ai expliqué dans mon article. Il semble que vous l’ayez à peine survolé, à mon grand regret. »
                      Pour les personnes qui n’ont pas internet, on peut toujours installer un ou quelques ordinateurs dans la mairie, et faire voter les gens comme ils l’auraient fait habituellement. Pour les personnes à mobilité réduite, je me répète mais si elles peuvent pas cliquer sur un bouton ou toucher un écran d’ordinateur, elles ne pourront pas non plus glisser un buletin dans l’urne.

                      « A quoi cela servirait-il si la confidentialité et les votes ne sont pas respectés ? Il est, je le rappelle beaucoup plus facile de faire des fraudes électorales via le vote électronique qu’à la suite d’un vote traditionnel »
                      Dogme. Si le gouvernement veut vraiment, il installe des micro-caméras dans les isoloirs, et il sera au courant de qui vote pour qui. Vous croyez vraiment qu’un rideau et un bout de papier garantissent la confidentialité ? Et si les bulletins sont imprimés à l’encre sympathique ? (je sais, c’est un peu gros comme argument, mais la technologie fait beaucoup de choses qui permettent à celui qui le veut vraiment de tricher)

                      Pour votre plaidoyer contre l’UMP, le TCE, le CPE, DADvSI CESEDA, on est complètement d’accords tous les deux, notre gouvernement est pourri, et il ne veut pas de démocratie participative ; les raisons qu’il invoque pour promouvoir l’e-vote sont bidon. Je suis pas complètement idiot, je le sais bien. Mais l’article ne semble pas être un procès d’intentions, je me trompe peut-être mais vous semblez vraiment trouver que le e-vote est fondamentalement une mauvaise idée, et là on n’est plus d’accord.

                      « Il se peut justement que notre vote soit définitivement confisqué. C’est plus que probable au vu de l’orientation politique de ces dernières années, en France et dans le monde. » Et justement, vote électronique ou traditionnel, si ils veulent nous priver de vote ils y arriveront. Ce n’est pas l’idée de l’e-vote qui est mauvaise, mais la façon dont le gouvernement se sert du vote pour nous faire croire qu’on est en démocratie.

                      Pour l’écologie, là aussi on est bien d’accord, je vous ai peut être fait penser que ça me passe par dessus la tête, mais ce n’est pas du tout le cas. Cependant, une fois encore, le problème de la pollution est beaucoup plus global, on ne peut pas prohiber un truc sous prétexte que ça pollue, et garder toutes les autres machines. Soit on interdit les machines, soit on en construit à tout va sans se soucier des conséquences, soit on tente de vivre avec nos machines en ayant un impact minimal sur l’environnement. Lais c’est trop facile de dénigrer l’e-vote sous prétexte que ça implique plus de machines.

                      «  »de plus, dans le cadre d’un vote par internet, l’ordinateur n’est pas utilisé uniquement pour voter."

                      Et ? Qu’est-ce que cela change qu’on l’utilise aussi pour stocker des documents et des informations ? Justement, cela apporte plutôt de l’eau à mon moulin, car cela ajoute un risque supplémentaire."

                      Ce que je voulais dire, c’est que si on utilise son ordi pour aller sur internet, regarder des films, faire sa compta, etc... et de temps en temps pour voter, c’est très différent, au point de vue pollution, que d’avoir une machine qui ne sert qu’à voter une fois tous les 36 du mois !

                      « J’ai expliqué ce pourquoi le vote traditionnel ne pouvait pas être truqué. C’est dans l’article. Lisez-le avant de le commenter ;) »
                      Encore une petite pique, je vous en tiens pas rigueur, même si j’ai lu l’article, mais si les votes ne sont pas truqués, pourquoi y-a-t-il des problèmes lors de certains scrutins, pourquoi doit-on envoyer des observateurs dans certains pays pour vérifier que les votes se déroulent de manière démocratique ? Et vous pensez vraiment qu’un bout de papier, une urne en plastique et un rideau de douche sont suffisants pour garantir l’impartialité ? Si il ne peut pas être truqué il est parfait, et rien n’est parfait.

                      «  »D’ailleurs, si mes souvenirs sont bons, les bulletins litigieux étaient des bulletins papiers." Justement pas. Vous faites de la désinformation.(...)"
                      Pas d’insultes s’il vous plait, j’ai mis si mes suvenirs sont bons dans ma phrase. Merci d’avoir rectifié, mais c’est plutôt vous qui faites de la désinformation en affirmant sans concession que « le vote traditionnel ne peut pas être truqué. »
                      D’autres part, les mésaventures anti-démocratiques des dernières élections aux USA « apportent de l’eau à mon moulin » : si Bush ne voulait pas de présence internationale, c’est qu’il voulait truquer les élections. Alors vote électronique ou pas, si il voulait vraiment truquer les élections, il pouvait le faire.

                      «  »Bref, le vote électronique présente l’énorme avantage de pouvoir être utilisé à outrance"

                      Mais ne garanti aucunement la prise en compte véritable du vote de chaque personne, ne garantit pas la confidentialité, ne garantit pas l’absence de fraude, etc..."

                      Tout comme l’absence de fraudes et la confidentialité ne sont pas garanties par le vote traditionnel.

                      «  »cependant, l’utiliser simplement pour remplacer le vote traditionnel ne semble pas avantageux."

                      C’est pourtant ce qui se passera si on accèpte le vote électronique. Il suffit de regarder autour de soi : les digicodes n’ont-ils pas remplacé les concierges ? Les DVD ne tendent-ils pas à remplacer les VHS ? Les lecteurs DVD, les magnetosopes ? Les CD, les cassettes audio ? Les machines, les guichets ? etc... etc..."

                      - >Procès d’intentions encore. Est ce qu’on discute de la légitimité de notre gouvernement ou du pour et du contre du vote électronique ? Dans le premier cas, je vous suis, mais il fallait écrire un autre genre d’article, par exemple « comment le gouvernement nous fait croire qu’on vit en démocratie »

                      Pour les techniques garantissant l’anonymat et la fiabilité de l’e-vote, et bien relisez les autres commentaires : un logiciel libre avec un code source connu et vérifié, un hashage MD5 (ou mieux, SHA) garantissant que le logiciel utilisé au moment du vote est conforme à l’original, permet d’être sûr que le décompte des voix n’est pas truqué et que les votes ne sont pas modifiés. Philippe VIGNEAU proposait d’associer une phrase (choisie par le citoyen) à chaque vote, ce qui permet de vérifier par la suite que son vote n’a pas été changé. Les réseaux cryptés et anonymes garantissent l’anonymat, et puis soit dit en passant on déclare nos impôts sur internet, chaque jour des milliards d’euros et de dollars transitent virtuellement, alors si c’était vraiment pas fiable, on le saurait déjà. Votre manque de confiance envers la technologie est compréhensible, mais je pense qu’elle est la conséquence d’une ignorance des arcanes de l’informatique. (ne le prenez pas mal, c’est tout à fait compréhensible, peu de personnes connaissent la « mécanique interne » de l’informatique, et on ne peut pas demander aux autres de leur faire confiance aveuglément).

                      Au final, est ce qu’on fait un procès d’intentions au gouvernement, ou bien est ce qu’on discute objectivement du pour et du contre de cette solution ? Dans le second cas, est ce qu’on rejette intégralement les machines et la technologie, même quand elles peuvent apporter quelque chose de bénéfique, ou bien est-on prêt à faire quelques concessions, sachant que, dans tous les cas, des fraudes peuvent être commises ? Et ne vaut-il pas mieux discuter avec des arguments objectifs que de tenter de dénigrer son interlocuteur en tentant de faire courrir le bruit qu’il n’est pas au courant du sujet ?


                    • Serge LEFORT (---.---.30.48) 21 juillet 2006 18:34

                      Bien évidemment que la question du vote ne se réduit pas à une question technique et qu’elle avant tout politique. Mais la technique est aussi politique.

                      Il est à craindre que les arguments de la simplicité et de la rapidité séduisent beaucoup de gens, car c’est dans l’air du temps. Ils n’iront pas plus voter pour autant, car l’abstention a d’autres causes

                      La fraude technologique est plus facile à dissimuler - on peut même effacer les bidouillages après coup sans laisser de traces.

                      Le Mexique est plus avancé que la France au moins sur un point : la carte d’électeur comporte une photo et la liste d’émargement aussi. Cela n’a pas empêché que les urnes soient bourrées (mises enceintes en espagnol). Lire « Recours pour non-conformité introduit par la coalition Pour le Bien de Tous devant le TEPJF » (836 pages) Télécharger au format PDF


                      • Pierre MULLER (---.---.8.50) 22 juillet 2006 00:06

                        « L’UMP veut introduire le vote électronique avant les élections de 2007 ». Ce n’est pas exact, ou c’est déjà fait selon de quoi on parle : duquel des deux types de vote électronique, le vote par internet ou les machines à voter.

                        Concernant le vote par internet, l’expérience de juin a refroidi les envies de l’introduire à la présidentielle (c’était en projet, mais seulement pour les expatriés). Trois experts, clairement indépendants, ont fortement critiqué cette expérience (les trois rapports).

                        Concernant les machines à voter, le cadre est déjà en place depuis 2004. Elles concernent déjà entre 500 000 et 1 000 000 électeurs. La décision de les utiliser est prise à l’échelon municipal. Des communes de droite comme de gauche les achètent (liste des villes).

                        L’utilisation des machines à voter a été organisée à partir de 2001 : c’est donc difficile d’y voir un clivage politique. J’y vois plutôt des projets poussés par l’administration et des industriels, et auxquels les politiques ne s’intéressent que superficiellement et en passant. L’UMP est toutefois le seul parti à utiliser le vote par internet pour ses élections internes.

                        Les machines actuellement autorisées sont sans biométrie : cela concerne la génération suivante, dite « kiosques électroniques », qui ne sera pas envisagée avant 2008. Mérignac était une des premières expériences, la biométrie s’y est montrée peu fiable, mais on ne peut pas en tirer beaucoup de conclusions.

                        Pierre Muller,
                        webmestre de www.recul-democratique.org
                        Citoyens et informaticiens pour un vote vérifié par l’électeur


                        • Cilou (---.---.231.178) 22 juillet 2006 00:59

                          Pierre, je connais bien votre site, vu que c’est l’une de mes sources.

                          Comme je l’ai précisé dans mon article, le projet de loi ne précise pas s’il s’agît d’e-vote ou de machines à voter. Il parle de « vote électronique ». Notion très floue, je le concède, mais qui ne change rien sur le fond.

                          Il ne s’agît pas de l’initiative de 2004, celle-ci date de 2006. Sans doute, avant de prétendre que ce que j’avance est faux, vous devriez vous tenir au courant de l’actualité.

                          Cilou.


                        • Cilou (---.---.231.178) 22 juillet 2006 01:07

                          Ensuite, peu importe que les initiatives concernant le vote électronique concerne la droite (le PS) ou la droite (l’UMP). Ce n’est que la surface des choses et pour moi, c’est mouton blanc / blanc mouton. Ce qui compte, c’est le fond : l’idée d’introduire le vote électronique et les risques que cela comporte. Aujourd’hui, c’est l’UMP qui veut l’introduire, or les comportements antidémocratiques de ce gouvernement ajoute à l’interrogation déjà bien légitime que l’on peut porter à un tel projet.

                          De toutes façon, les élections ne sont pas la propriété du gouvernement (quel qu’il soit) mais celle de la population.


                        • Cilou (---.---.231.178) 22 juillet 2006 01:24

                          Enfin, j’ajoute qu’il faut se méfier des bonnes intentions de l’UMP. Toutes les initiatives ont toujours été présentées comme soft au début, et finissaient dans la trashitude la plus totale. Souvenez-vous du médecin traitant. Au début, c’était facultatif, et c’est bien vite devenu obligatoire et généralisé sous peine de non remboursement par la sécu. Ce qui est annoncé pour les expatrié-es, peut être généralisé lors de l’application. On notera que le gouvernement a parlé, dans son projet de vote électronique parlait de réduire le taux d’abstention. J’en déduis donc qu’il devait faire allusion à l’e-vote.


                        • Pierre MULLER (---.---.8.50) 22 juillet 2006 01:38

                          De quel projet de loi s’agit-il ? De celui de F. Vannson ? Je suis au courant de son existence, mais il ne me parait pas plus significatif que celui de Hunault de 2004, et tout aussi dépourvu de possibilité de concrétisation.

                          Il y a un paquet de députés qui fantasment sur le vote par internet sans y connaitre grand chose (voir toutes les questions parlementaires). A ma connaissance, Sarkozy ne s’est exprimé qu’une fois sur le sujet, il y a un bout de temps, et il était prudent sur le vote par internet.

                          Le fait le plus concret que nous ayons à propos de l’UMP est leur habitude d’organiser leurs élections internes par Internet. Il faut donc surveiller leur programme pour 2007, et notre association leur demandera leur position sur ce sujet.

                          Cela dit, l’essentiel de votre article est très bien.

                          Pierre Muller,
                          webmestre de www.recul-democratique.org
                          Citoyens et informaticiens pour un vote vérifié par l’électeur


                        • Guillaume Yziquel (---.---.108.236) 22 juillet 2006 01:53

                          Refus total. On a vu ce que ça a donné aux States, et ailleurs.

                          Le jour arrive où la Tchétchénie ou le Turkménistan passeront au vote électronique avec la bénédiction de l’UE...

                          Bref. Parfois, le traditionalisme ne fait pas de mal. Sur les billets de la Banque d’Angleterre, il y a encore le gouverneur de la Banque d’Angleterre qui a signé une promesse de conversion du billet en quelque chose de réel. Ca vaut ce que ça vaut, mais c’est pas plus idiot que de ne rien promettre du tout.

                          Refus total du vote électronique.


                          • jer (---.---.98.38) 22 juillet 2006 09:06

                            Moi aussi je suis absolument contre le vote par internet.

                            Que l’UMP, ou n’importe quel autre parti politique, pratique le vote par internet est différent. Les adhérents ont déjà fait la démarche d’indiquer leurs grandes orientations politiques. Dans les réunions internes, ils s’expriment au vu et au su de tous les autres. Leurs idées n’ont donc rien de secret. Ils pourraient voter à main levée. Manipuler le vote par internet n’a pas d’intérêt. Par contre une telle démarche est beaucoup plus économique puisqu’elle ne doit pratiquement rien coûter.

                            Par contre dans une élection nationale ou plus locale, le risque de vote sous influence est beaucoup trop important.Dans le cas d’un vote à domicile, il serait très possible de voter pour, ou de faire voter, beaucoup plus de personnes.

                            Ce risque existe bien sûr dans le cas du vote par procuration. C’est pourquoi il a été fortement réglementé. Ainsi les personnes « indélicates » ne peuvent plus voter « que » deux fois grâce à cette procédure puisqu’on ne peut être titulaire que d’une procuration.

                            Quant à voter « tous les jours », il ne faut pas quand même pas rêver ! Je suis persuadé qu’au bout d’un temps relativement court, l’abstention serait encore plus importante.

                            Et que se passerait-il si un petit malin imaginait un virus ?


                            • nicolas (---.---.98.187) 22 juillet 2006 10:47

                              J’étais absolument pour le vote électronique pour différentes raisons, mais la lecture de cet article me fait changer radicalement d’avis.

                              Un seul des arguments m’a convaincu : « le vote sous contrainte ».

                              Mon côté « informaticien naïf » me permettait de cerner toutes les contraintes techniques pour assurer la sécurité informatique du système... Mais j’oubliais le vote sous contrainte...

                              Certains autres arguments, par contre, me paraissent un peu limites... Je prends l’exemple de celui sur l’écologie : ce n’est pas pour voter que je vais acheter un ordinateur (donc la pollution par les puces électroniques n’est pas vraiment à considérer). L’argument est loufoque et on pourrait débloquer pendant des heures. Tiens, et la consommation d’essence pour aller jusqu’au bureau de vote ?

                              Article très intéressant néanmoins.


                              • couillou (---.---.55.132) 22 juillet 2006 17:54

                                En tant qu’informaticien, j’ai commencé par voir le même problème que vous, puis je me suis rendu compte que le vote traditionnel permettait aussi le vote sous contrainte : je peux contraindre quelqu’un à voter par procuration et l’obliger à voter pour tel ou tel candidat.


                              • Pierre MULLER (---.---.8.50) 22 juillet 2006 18:21

                                >> couillou dit « je peux contraindre quelqu’un à voter par procuration et l’obliger à voter pour tel ou tel candidat. »

                                C’est sans doute pour cela que « Chaque mandataire ne peut disposer de plus de deux procurations, dont une seule établie en France. » (article L73 du code électoral).

                                Le vote traditionnel n’est pas sûr à 100%. Peu de choses le sont d’ailleurs dans la vie, même si on aimerait le croire. Par contre, la nature distribuée (et publique) de son contrôle, réparti entre des centaines de milliers de personnes, dont une bonne partie d’origines politiques opposées, empêche toute fraude d’ampleur dans une démocratie stable.

                                Il existe cette analogie : votre facteur ouvre peut-être votre courrier à la vapeur, pour le lire à votre insu. Ce serait désagréable, mais ce ne serait que quelques lettres à un endroit précis. L’équivalent électronique serait un ordinateur qui analyse vos courriels. Lui donner à examiner les courriels de tout le monde n’aurait rien de bien compliqué à réaliser... Je me demande même si ce n’est pas déjà fait : ce truc qui s’appelle Echelon...

                                Pierre Muller,
                                webmestre de www.recul-democratique.org
                                Citoyens et informaticiens pour un vote vérifié par l’électeur


                              • Makiavel (---.---.40.59) 22 juillet 2006 10:58

                                On dirait que les troglodytes sont sortis de leurs cavernes smiley). Ce coup-ci, c’est le vote électronique qui les terrorise.

                                Il y a cinquante ans que les Bolcheviques bourrent les urnes tout ce qu’il y a de manuellement, et à tours de bras, sans que ça n’aie perturbé nos néo-magdaléniens.

                                Alors, opposons-leur un haussement d’épaules plus amusé que méprisant. Le vote électronique se fera sans eux. Ou contre eux.

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