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Accueil du site > Actualités > Politique > Le vrai bilan de Sarkozy : les Français dans une bulle

Le vrai bilan de Sarkozy : les Français dans une bulle

Un an après son élection à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy constituait déjà la risée de la presse internationale.

Les journaux américains, anglais ou espagnols raillaient l’inexistante rupture d’un imposteur, la terrible vacuité d’un amoureux du bling bling et l’effroyable hypertrophie d’un ego démesuré. Pendant la présidence française de l’Union européenne, n’ayant pas oublié l’affaire des infirmières bulgares, les journaux étrangers stigmatisaient les rodomontades diplomatiques d’un président qui se prenait pour le maître du monde et se plaisait à le faire croire à son peuple : arrêt de la guerre russo-géorgienne, convocations de réunions décisives pour sauver la planète financière, leadership incontesté sur le Vieux continent…

Encore récemment, et d’une manière beaucoup plus brutale, Nicolas Sarkozy est passé aux yeux des rédacteurs d’El Pais en Espagne et du New York Times aux Etats-Unis pour le pire des arrogants et le plus insupportable des fanfarons, pour celui qu’il s’était permis d’être en réalité, c’est-à-dire le contempteur autorisé et officiel des autres chefs d’Etat.

Les critiques de ces journaux étrangers relayaient une impression désormais commune à tous les partenaires de la France : le président de la République a perdu toute crédibilité internationale et est d’ores et déjà complètement démonétisé.

L’humiliation que lui a infligée Barack Obama lors du sommet du G20 à Londres, en affichant publiquement le peu de cas qu’il faisait de notre hâbleur national, en a très clairement témoigné.
 
Reste que les Français ne perçoivent rien de tout cela.
Enfermé dans une bulle soigneusement protégée par les relais du président, le pays vit protégé de toute appréhension fidèle de la réalité.

Les médias, obéissants rouages d’un pouvoir qui les manipule, par la propriété ou la sanction, se gardent bien de révéler la pente savonneuse sur laquelle Nicolas Sarkozy est en train de glisser et avec lui, d’entraîner la France.

L’affaire des propos méprisants tenus sur le président américain, taxé d’incompétent, ou le premier ministre espagnol, jugé peu intelligent, s’est ainsi rapidement transformée en France en une affaire Royal : plutôt que de dénoncer la faute première, la plus grave, les médias se sont empressés de relever l’imprudence secondaire, celle d’une ex-candidate socialiste aux abois, en mal de popularité.

Et quand dans un article du Monde on évoque tout de même les commentaires virulents de la presse internationale, c’est pour stigmatiser « l’arrogance française », et non celle de son seul président, comme si le mépris affiché par Sarkozy pour son homologue américain ou pour le chef du gouvernement espagnol était celui de la France toute entière.
 
La France vit dans une bulle, où les représentations communes sont désormais coupées de toute réalité dans de nombreux autres domaines.

En matière d’insécurité notamment, alors que l’actualité et les initiatives mêmes du président de la République devraient inciter à s’interroger sur son bilan (s’il est besoin d’un déclic pour s’y intéresser, le récent épisode du bus, puis le discours de Nice en constituaient de très bons), celui du ministre de l’Intérieur puis chef de l’Etat, aux manettes depuis 7 ans, on préfère évoquer ses résolutions pour l’avenir, ses effets d’annonce et ses nouvelles et énièmes promesses.

On relaie à l’envi et avec enthousiasme ces propos électoralistes, à l’approche du scrutin des européennes, plutôt que de faire le minuscule travail nécessaire, le tout petit effort qui consisterait à s’intéresser aux enquêtes de victimation et aux statistiques de la délinquance révélant des évolutions plus qu’inquiétantes et la nullité du bilan sarkozyste.
 
Une France enfermée dans une bulle, c’est ce qui explique aussi que chacun croit aujourd’hui que la crise est un phénomène exogène, dans lequel la responsabilité du président n’est nullement engagée, alors qu’il participe depuis des décennies, avec la complicité de ses compères de droite comme de gauche, à déréguler et privatiser notre économie, alors qu’il n’a eu de cesse d’encourager la suprématie d’une Europe du libre échange, véritable relais de la mondialisation financière, alors aussi que la politique qu’il mène depuis son accession à l’Elysée ne fait que jouer ses effets dévastateurs (heures supplémentaires qui ajoutent au chômage, bouclier fiscal qui renforce les inégalités économiques et nous prive de marges de manœuvre budgétaires).
 
Pas étonnant dès lors de constater que la popularité du président de la République, quoique basse et non glorieuse, par l’effet heureux de la survivance d’un minimum de conscience politique chez nos compatriotes, ne s’effondre pas autant qu’elle le devrait.

Pas surprenant qu’une frange encore importante de la France continue de lui faire confiance et de croire en son volontarisme. Devant une telle fiction, beaucoup de ce qui devrait amener le peuple dans son ensemble à douter de Sarkozy et de ses méthodes continue de glisser sur l’opinion, comme l’eau sur les ailes d’un oiseau.
 
Les discours réellement dissidents, trop faiblement relayés, et perpétuellement contrés par le travail médiatique dominant, n’ont pas encore assez de prise sur les esprits. 

Mais nul doute que bientôt, l’épreuve des faits sera fatale à cette farce qui n’a que trop duré.

Et c’est peut-être d’ailleurs sur le terrain de l’insécurité, que le président s’ingénie bien imprudemment à labourer, que la vérité va peut-être finir par rejaillir. Quand les Français, confrontés dans leur quotidien aux pires abominations et aux pires violences, dans ces nombreux quartiers mis à sac par une délinquance toujours plus vivace et impunie, nourrie des flux constants et envahissants d’une immigration incontrôlée, constateront enfin le décalage entre la pièce qu’on leur joue et la réalité de leur souffrance, la bulle sarkozyste finira certainement par éclater.
 

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25 réactions à cet article    


  • souklaye souklaye 24 avril 2009 13:11

    Quand un producteur parle comme un consommateur, c’est qu’il y a plus de produit à vendre, mais le souvenir et les phobies maintiennent l’illusion.

    Les chirurgies faussement démocratiques succèdent aux coups d’États électoraux guidés par la guerre des nerfs. Les abus de langages configurent le discours officiel.

     

     

     

    L’inflation des pathologies économiques et des modes de régulation administrative ont crée un engouement pour la croyance à tout prix, à bas prix. Cette religion confond parabole et législation.

    Depuis que les maladies globales ne sont plus adaptées à la médecine institutionnelle, la réorientation professionnelle transforme les humanistes en cannibales.

    La suite ici :

    http://souklaye.wordpress.com/2009/04/23/bloc-note-politique-sur-mesure-espoir-a-la-carte-et-gout-des-autres/


    • patroc 24 avril 2009 13:21

       C’est donc pourquoi Sarko0, après avoir verrouillé les médias, souhaite mettre au pas internet... C’est une obligation pour lui en vue de 2012.. Avec lui, bientôt, ce ne sera plus une bulle mais une chape de plomb...


      • LE CHAT LE CHAT 24 avril 2009 16:03

        bien la photo , depuis deux ans on a eu que de la poudre aux yeux !


        • Peretz Peretz 24 avril 2009 16:17

          Exact. Et tout ça grâce aux médias : sports, jeux, feuilletons insipides. Panem et circenses. Le problème est qu’il y a trop de vieux. Peretz (www.citoyenreferent.fr)


          • Colure Colure 24 avril 2009 16:19

            Vous avez vu l’heure de vérité hier soir ? personnellement, j’ai pas pu aller jusqu’au bout :

             « Mr le Président à dit que ... bla bla bla ... Le président S**** a demandé que ... bla bla bla .. »

            bis répétita tout du long , à croire qu’ils se sont fait greffés des neurones du Diktator
             
            Il va sans dire qu’entre le « Mr le », le bla bla était franchement sans aucun intérêt, démagogique, un peu tendance livre de la jungle « ait confiansssssssssse , nous sommes réactifssssss »

            Comme les médias français sont les faiseurs d’opinions apparemment, tout va bien au Royaume de France, mieux qu’ailleurs visiblement au milieu des Bessonerie (traitre moi, pas du tout ! ) et autre HorteFeuxes (j’y connais rien mais je réagis) , elle est où l’indépendance de la télévision publique maintenant ? La complaisance sans fin d’Arlette ... etc. Même les syndicats, on les reconnait plus. Sans parler du superbe montage qui ridiculise tous les principaux opposants au CondukTator, avec les musique bien ridicules ... écoeurant en sommes.

            Suffit de lire un peu le courrier international pour effectivement comprendre que nous sommes dans une bulle où tout semble verrouillé à la NaboLéon. Quelle « dévolution » si je puis me permettre ce barbarisme linguistique.

            PS : il sont où les smiley ? Rendez les nous AV , on en a besoin par les temps qui courrent !


            • MagicBuster 24 avril 2009 17:08

              C’est difficile de parler avec des pro-Sarko, étrangement personne n’aurait voté pour lui.
              C’est un vote aussi honteux que le vote FN / LE PEN.

              J’y vois une preuve que ceux qui lui ont fait confiance (53%) n’assume pas leur choix, et le temps leur donne raison.

              Malheureusement pour les Français.
               smiley


              • Varsass 24 avril 2009 17:42

                "Les médias, obéissants rouages d’un pouvoir qui les manipule, par la propriété ou la sanction, se gardent bien de révéler la pente savonneuse sur laquelle Nicolas Sarkozy est en train de glisser et avec lui, d’entraîner la France."

                Et c’est là tout le problème de notre pays, j’en profite donc pour saluer tous les rédacteurs (plus ou moins) anonymes de ce site et de bien d’autres, qui, ne faisant pas partie d’un groupe de presse sous contrôle, nous offrent encore un peu d’objectivité par rapport à l’actualité.


                • Bulgroz 24 avril 2009 17:53

                  Les antisarkozistes ont bien de la chance, ils auront l’occasion de proposer au peuple en 2017 un programme visant à détricoter tout ce qui aura été fait pendant les 2 quinquénats de Nicolas Sarkozy, l’actuel président de la République Française. 

                  A mon avis, ça sera très dur, compte tenu de l’indigence et de l’inanité de ces dactylographes de pacotille qui écrivent des articles répétitifs aussi crétins.

                  Laissons les s’exprimer et s’auto-persuader, ils croient faire de la politique citoyenne, ils ne font que mâchouiller un nonos.

                  Très largement insuffisant pour convaincre 54% des électeurs !!

                  • Webes Webes 24 avril 2009 18:03


                    « 54 % » Aaaahh nostalgie quand tu nous tiens !


                  • Ungh Ungh 24 avril 2009 18:18

                     Tout dépend de avec qui on parle. Un ouvrier de l’usine Citroen de Rennes n’a pas eut de mal à me dire qu’il avait voté Sarkozy et qu’il le regrettait. Par contre, à l’époque de son vote il n’avait que Sègolène Royal comme choix et il n’était pas question de voter pour « cette cruche » bref ...

                     Et il serait aussi bon de rappeller que Sarkozy ne représente pas les français. Marre de s’entendre dire qu’on a élut Sarkozy quand on ne l’a pas fait. Les 53% de français ne sont qu’une statistique très relative comme nous l’indiquent les chiffres de l’élection. Le vote du deuxième tour, c’est le vote du « moins pire » selon l’interprétation de tout un chacun. « Tout sauf la gauche » ou "tout sauf la droite" ...
                     Donc je veux bien me couper une main si 18 983 138 de votants c’est 53% des français. Sans compter que dans ce nombre sont comptabilisés ceux qui n’aimaient pas Ségolène Royal et le PS. Je ne suis pas convaincu non plus que tous les votants majoritaires soient aussi satisfaits que ça de notre Bien Aimé Guide, notamment ceux pour qui la république française veut encore dire quelque chose.


                    • moebius 24 avril 2009 20:26

                       Je me demande si j’vais pas voter pour Sarkosy ou m’abstenir au prochaine élec. A force de lire ce genre d’article j’commence a éprouver une nausée pour ce que l’on pourrait encore qualifier avec de plus en plus difficulté à une opposition à une « politique »


                      • jaja jaja 24 avril 2009 20:47

                        Pas d’accord avec l’auteur lorsqu’il s’en prend à l"’immigration incontrôlée" et aux quartiers populaires « mis à sac » par les délinquants et qu’il stigmatise ainsi des populations qui doivent être partie prenante du combat à venir......

                        Je disais dans un autre post que tout est possible dans cette période de crise. Soit on parviendra à unir toutes les composantes de la classe ouvrière et ses alliés naturels que sont les autres salariés, soit une partie du peuple sera entraînée dans la voie de garage du nationalisme bourgeois et de l’extrême droite raciste au plus grand profit des capitalistes.

                        Les « quartiers » seront partie prenante des luttes à venir, je l’ai déja dit. Ceux qui veulent nous diviser sur des bases ethniques sont les meilleurs alliés de ceux qu’ils feignent, mollement, de combattre.... Ils feront tout ce qu’ils pourront pour dévoyer le sens du combat pour l’émancipation de tous...

                        Chez Molex, Continental, Caterpillar on ne regarde pas la couleur de peau de ses camarades....

                        L’auteur met aussi en ligne à signer un tract sur son site destiné aux « anti-système »... On peut le signer, au choix, FN, FG ou NPA suivant ses préférences....

                        Pour ce qui concerne le NPA, outre le fait que nous soyons suffisamment grands pour écrire nos tracts nous-mêmes, nous ne pouvons avaliser des positions qui ne sont pas les nôtres... Signer ce tract NPA c’est faire un faux manifeste... En conséquence je vous demande de bien vouloir effacer toute référence au NPA pour la signature de ce tract.....


                        • Daniel Roux Daniel R 24 avril 2009 22:49

                          Il y a des bulles qui sont plutôt nauséabondes. Un président rote et une ministre pète et c’est un jeune homme qui croupit en prison.

                          Personne ne sait pourquoi Sarkozy et Aliot-Marie s’acharnent sur Julien Coupat.

                          Rien au dossier, aucun fait, aucune preuve matérielle, juste le témoignage sous X d’un homme connu pour sa mythomanie.

                          Julien Coupat, est la victime symbolique de l’Etat policier dont la réalité apparaît chaque jour d’avantage. L’idée de démocratie est officiellement morte le jour où le Congrès (gauche et droite unies pour le pire) a rejeté le référendum populaire sur le Traité constitutionnel.

                          Ce qui est révélateur, c’est la complicité d’une partie de la haute magistrature, promue et nommée par Sarkozy, comme tant d’autres postes stratégiques pour le renforcement de l’Etat policier.

                          Ironie ou bétise ordinaire de ceux qui gouvernent, le livre « L’insurrection qui vient. » a bénéficié d’une pub nationale. Un extrait est disponible légalement sur internet à l’adresse suivante :

                          http://le-communard.blogspot.com/20...

                          Une vision originale et crue de notre société et de nous-même. Lecture salutaire, revigorante, parfois nihiliste, qui deviendra sans doute un succès de la littérature anarchiste.

                          Sarkozy n’est pas de Gaulle qui aurait dit : « on ne met pas Voltaire en prison. » d’autant que rien ne prouve que Coupat en soit l’auteur. Quoiqu’il en soit, le délit d’opinion n’est pas dans notre droit, pour l’instant.

                          Bientôt des caméras partout, déjà des milliers de policiers et la suppression des droits civils à chaque déplacement de Sarkozy, déjà des manifestants pacifiques attaquées par des provocateurs professionnels, et comme d’habitude, une opposition et les médias timorés ou complices.

                          Ne votez plus pour vos ennemis.


                            • Reinette Reinette 25 avril 2009 00:27


                              Mais nul doute que bientôt, l’épreuve des faits sera fatale à cette farce qui n’a que trop duré (Sebastien Ticavet)

                              http://www.dailymotion.com/related/x4r9bq/video/x4s035_sarkozy-se-moque-des-profs_news?hmz=74616272656c61746564


                              • xray 25 avril 2009 12:29

                                 

                                Les Politiques ne sont que des porte-cravates. 
                                Ils ne sont que des marionnettes destinés à animer l’imaginaire des Gogols. 

                                Le pouvoir est entre les mains de ceux qui ont mainmise sur le capital de la Dette publique. 

                                Les politiques sont asservis au capital de la Dette publique.  Ce capital gagne à pourrir la vie du plus grand nombre et à générer l’insécurité. 

                                Le capital de la Dette publique (cinq fois le budget net de l’
                                État)  est contrôlé par ceux qui bénéficient de la loi 1905. La loi 1905 défiscalise les immenses profits des curés. 


                                Le Grand Guignol politique 
                                http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/ 



                                • Candide Candide 25 avril 2009 16:57

                                  Bon article, Monsieur l’Auteur. 


                                  Vivant aux Etats Unis, et fort heureux d’y vivre, je confirme vos propos sur l’opinion que l’on se fait de la France ici. J’ai bien dit de la France, car hélàs celui qui vous gouverne aujourd’hui est votre repésentant à l’étranger. Et tout ce qu’il dit ou fait, c’est à dire pas mal de conneries pour l’instant, fait subir à la communauté française comme une injuste accusation de complicité alors que nous n’adhérons évidemment pas à ce carnaval grand guignolesque.
                                  Ici nous travaillons à sortir l’Amérique de la crise. Nous serons les premiers à en sortir, c’est sûr. Notre président, Mr Obama, est certainement nettement plus compétent que votre fanfaron. Ici la presse et la télévision sont libres et les hommes politiques font ce pour quoi ils ont été élus, sinon la sanction est immédiate.
                                  Lorsque la bulle qui étouffe les esprits français éclatera, le réveil risque d’être brutal. La France est officiellement en faillite, votre dette par habitant est bien supérieure à la dette américaine par habitant, et surtout contrairement à l’amérique la France n’a aucune marge de manoeuvre. Alors une fois les lampions du spectacle politico médiatique français éteints, je vous laisse imaginer ce qui va arriver.
                                  J’ai d’ailleurs écrit un article sur la crise en juillet 2008 ici qui s’avère prémonitoire, sans prétention bien sûr.

                                  • mat 26 avril 2009 23:03

                                    Ces deux pays ont une « dette » de 65% du PIB. Et la France n’a pourtant ni pétrole, ni planche à billets et des services publics (ajoutez le coût faramineux du système désastreux de santé américain dans vos chiffres, pour ne parler que du secteur de la santé, et on en reparle).


                                  • Yann 66 26 avril 2009 09:37

                                    Je cite :

                                    "Le président de la République a perdu toute crédibilité internationale et est d’ores et déjà complètement démonétisé.


                                    L’humiliation que lui a infligée Barack Obama lors du sommet du G20 à Londres, en affichant publiquement le peu de cas qu’il faisait de notre hâbleur national, en a très clairement témoigné."

                                    Ces affirmations vous sont évidentes mais étayées par quoi ?
                                    Je n’ai entendu aucun dirigeant du G20 dire que N.Sarkozy était un zozo.
                                    Quelle humiliation de B.Obama ?
                                    Quand à la presse, il ne suffit pas de citer quelques articles soigneusement choisis dans ’Courrier International’ pour conclure à un mépris général. Il y a dans ce même journal des articles étrangers plutôt élogieux que vous ne citez évidemment pas.
                                     
                                    Tout le reste est à l’avenant avec les propos habituels sur ce forum .
                                    Complot médiatique, journalistes aux ordres, français abusés,etc.

                                    Pas sérieux 


                                    • JPL 26 avril 2009 11:45

                                      Sur l’humiliation, cela a été commenté pourtant :

                                      - d’une part, Obama se fend d’une lettre à Chirac alors que Sarkozy fait des pieds et des mains depuis des mois pour le rencontrer « en tant que président de l’Europe »

                                      - ensuite en Angleterre, Obama est la star des débats puis, lors de la photo souvenir, passe devant Sarkozy en l’ignorant et part se jeter dans les bras de Medvedev et Berlusconi (photos du trio hilare dans toute la presse)

                                      Sur les critiques de la presse : je lis régulièrement via Internet (et parfois en papier) des journaux de langues anglaise et allemande. La sélection de Courrier international est pour le moins représentative... vérifiez avant que de la mettre en doute.

                                      Quant à l’image des médias français, en France et à l’étranger....


                                    • Yann 66 26 avril 2009 13:00

                                      Bonjour

                                      Cela confirme ce que je veux dire. Je ne parle pas allemand et ne peux donc que parler des journaux en anglais que je lis.
                                      Je persiste. La presse étrangère est loin d’avoir la position unanime que vous dites. Dans « Courrier international » (je suis abonné), on trouve de nombreux articles favorables à la politique étrangère de la France.
                                      Quand à la lettre d’Obama à Chirac, vous y voyez une humiliation pour Sarkosy. C’est votre droit mais je ne vois pas le rapport. Je passe sur votre interprétation d’une scène au G20, là encore bien choisie et sans aucune signification.
                                      Votre décryptage diplomatique est à sens unique. Je ne retiens que les accords (ou désaccords, comme sur la turquie) que lorsqu’ils sont publiques.
                                      Le reste relève de l’opinion, pas de l’information.


                                    • JPL 1er mai 2009 15:33

                                      Yann, vous ne voulez pas voir ce qui est, c’est votre droit.

                                      Voici le tout dernier exemple en date (je n’ai pas envie de perdre du temps à faire une compilation pour le plaisir d’essayer de vous ouvrir les yeux) : Obama qui se moque carrément de Sarkozy en s’adressant à Borloo. C’est relaté dans l’Express du 29 et cela a eu lieu lundi dernier, le 28.
                                      Libre à vous de vouloir y voir l’admiration éperdue d’Obama pour Sarkozy...


                                    • lerian 26 avril 2009 16:35

                                      "La France vit dans une bulle, où les représentations communes sont désormais coupées de toute réalité dans de nombreux autres domaines."

                                      C’est d’autant plus vrai dans les domaines de l’économie et du social ou nous sommes complètement largués depuis au moins Giscard d’Estaing.


                                      • Mengneau Michel Mengneau Michel 26 avril 2009 17:08

                                        Bon article, on est pas assez à dénoncer cette politique spectacle. Rien sur le fond, tout dans l’apparat. Si sur le fond, une aide inconditionnelle aux patrons et c’est tout.

                                        Peuple on te ment, peuple on t’escroque, peuple les capitalistes se servent de toi comme les négriers d’antant, et Sarkozy n’est que leur valet servi par une bande de fayots trouillards....

                                        http://le-ragondin-furieux.blog4ever.com


                                        • Massaliote 27 avril 2009 09:14

                                          Et ce n’est pas la prestation de Rachida jouant m’a t’il semblé à la nunuche qui a fumé trop de « beuh » qui va rehausser le prestige de ce gouvernement.

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