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Accueil du site > Actualités > Politique > « Le vrai changement, c’est quand ? »

« Le vrai changement, c’est quand ? »

Plus que quelques jours avant le premier tour... L’occasion de faire le point !

Après douze années de chiraquisme vide, stérile et mou (en gros, tout est pareil ou pire - mis à part ses positions sur l’Irak et sur la mémoire, rendons à César...) auxquelles notre intelligentsia médiatique a pourtant cru bon de rendre un hommage unanime (contrairement aux journalistes étrangers, plus clairvoyants), on aurait pu s’attendre à une campagne à la hauteur des défis colossaux à relever en France (insécurités sociales et civiles aggravées, inégalités croissantes, éducation en crise...) et à l’international (péril climatique, instabilités internationales,...).

Eh bien non, ça ne sera pas pour cette fois ! En effet, qu’a-t-on vu pendant cette campagne ?

Des candidats qui saucissonnent le peuple français en autant de tranches électorales que de promesses (qu’importe d’ailleurs leur cohérence et leur faisabilité) ; qui psalmodient des slogans aussi creux que fourre-tout, à longueur de médias (« désirs d’avenir », « tout devient possible », « social-économie »...) ; qui se focalisent sur les petites questions du quotidien pour donner l’illusion du volontarisme politique et faire mieux oublier leur impuissance et leur incapacité à peser sur les vrais leviers du changement ; qui se regardent en chiens de faïence, à guetter le moindre faux pas (ou supposé tel) de l’adversaire pour mieux le traîner ensuite dans la fange...

Qu’a-t-on vu encore ? Des médias qui gonflent des baudruches de notoriété puis les font exploser au gré des humeurs, des petites phrases, des images et des sondages ; qui normalisent l’homme à l’œil de verre et sa xénophobie désormais parfumée d’une blonde effluve ; qui versent dans une pseudo-rigueur économique en mettant en exergue des chiffrages de programmes transformant insidieusement le moins-disant en meilleur candidat (dites que vous ne ferez rien, votre programme coûtera zéro euro et vous serez élu !)...

Qu’a-t-on vu, enfin ? Des candidats et des médias qui sont pareillement tétanisés par les enquêtes d’opinion dont le miroir obsède tant leur narcissique vacuité.

Alors que faire dans ces circonstances ? Difficile à dire !

Voter Sarkozy ? L’homme est indéniablement énergique et ne craint pas d’aborder les questions qui fâchent ou les thèmes tabous. Il réhabilite aussi aux yeux de nombreux Français l’idée du volontarisme politique.

Néanmoins, on voit mal comment il pourra rassembler la France : au vu de son action et de ses paroles, il semble en effet plus doué pour le manichéisme (ceux avec moi et ceux contre moi, les bosseurs et les fainéants, les dociles et les voyous, les bien nés et les handicapés génétiques...) que pour la pensée complexe. Il paraît plus habile pour dresser des murs que pour jeter des ponts ; plus à l’aise pour monter des groupes les uns contre les autres (privé vs public, salariés vs chômeurs, actifs vs RMIstes, Français « de souche » vs Français « issus de l’immigration », Français vs étrangers...) que pour les faire dialoguer et échanger ; plus adroit donc pour diviser que pour rassembler le plus grand nombre autour « d’une certaine idée de la France », progressiste et émancipatrice, où tout le monde aurait sa place et où, pour reprendre l’expression lumineuse de l’écrivain Amin Maalouf, « l’affirmation de soi ne passe pas par la négation d’autrui ».

Voter Bayrou alors ? L’homme est sympathique. Il a le mérite de faire bouger des lignes un peu sclérosées et de bousculer certaines postures de gauche et de droite, en mettant en évidence qu’au fond, PS et UMP partagent bien plus de choses qu’ils ne veulent le dire sur la scène du théâtre politique français. Il a également été le premier à porter fortement dans le débat public la question fondamentale de la relation entre médias et pouvoir.

Mais à trop jouer le candidat antisystème, il tombe à son tour en plein dans la posture : celle par exemple du « ni droite-ni gauche » alors que son programme est de centre-droit (et ce n’est faire injure ni à lui ni au centre-droit que de le dire) et que les élus locaux UDF ont toujours travaillé main dans la main avec ceux de l’UMP. Sa crédibilité est aussi remise en cause par son incapacité à expliquer clairement des points fondamentaux comme les modalités concrètes de gouvernement en cas de victoire ou, à plus court terme, les modalités de son éventuelle campagne de second tour (campagne à gauche s’il est face à Sarko ? campagne à droite s’il est face à Ségo ?... Ca fait un peu désordre et pas très sérieux).

Pour ma part, les antilibéraux ayant été hélas incapables de se mettre d’accord (chacun étant évidemment pour le rassemblement mais seulement si ce dernier se fait autour de sa petite personne ou de sa minuscule chapelle...) et le vote blanc n’étant pas (encore) été valorisé, je voterai probablement Ségolène Royal, sans illusions, pour limiter la casse : la social-démocratie ségolisée (pourquoi pas d’ailleurs avec l’appui de Bayrou) est un « minimum syndical » - en quelque sorte, « le pire des projets à l’exception de tous les autres » en lice pour 2007. Mais j’irai aussi voter pour elle parce que je lui reconnais de la détermination, du bon sens et une certaine idée de la justice ; et puis, elle nous changera de la figure du vieux mâle arrogant enfoncé dans les magouilles et les ors parisiens, figure qui domine la vie politique française depuis trop longtemps.

Le 22 avril prochain pourtant, quand je mettrai mon bulletin dans l’urne, je suis sûr que dans ma tête, résonnera en boucle la prophétique chanson de François Béranger de 1982 (un an après le sacre de Tonton...) : « Le vrai changement, c’est quand ? ».

Amazir Zali


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18 réactions à cet article    


  • Lex (---.---.152.115) 16 avril 2007 13:54

    J’suis dans ce même cas ou je me demande tous les jours pourquoi je vais voter. Personne ne semble pouvoir faire le consensus autour de sa personne.

    Et comme le dit l’auteur de l’article je voterais vraisemblablement pour Mme Royal... Ou pas.

    Oui ça m’arrache le cœur de voter pour elle car elle ne me représente pas. Mais si on raisonne comme ça y aurait 60 millions de candidats.

    Certains ont trouvé cette campagne riche, je la trouve pauvre en idée et en projet. Je la trouve dénué de sens et terriblement nombriliste. Elle fut centrée autour de personne et non autour de position claire et précise.

    Toutes fois je reconnais à Mme Royal le mérite d’être la seule à avoir quitté le territoire français et d’avoir pris position dans certains dossier. Malheureusement je n’approuve pas ces positions.

    La prochaine fois peut être aura-t-on des candidats hauts en couleurs et de vrais engagements pour la France, que ce soit pour le pays mais aussi vis à vis de l’Europe et du reste du monde.

    Tient au fait les candidats retireront-ils les troupes françaises en Afrique ? Quelle sera l’action de la France pour la réunification de chypre ? Quelle politique vis-à-vis du Liban, de la Chine, du Venezuela, de l’Iran d’Israël, de la Russie ?

    Bref plein de pays qui aujourd’hui font le monde directement ou indirectement dont on a très peu entendu parlé durant cette campagne.

    Mais après tout le drapeau français aux fenêtres des cités françaises est un sujet beaucoup plus important que de prendre position contre (ou pour) un partenaire commerciale qui peut faire basculer notre balance commerciale dans le rouge... smiley

    Et puis... dans le régime de la Vème république le pouvoir n’est pas présidentiel, mais bien aux mains des députés et du gouvernement ! AU feu donc toute cette campagne ! Harcelons nos députés (ou futur candidats aux élections législatives) afin d’obtenir un gouvernement qui fera bouger les choses.


    • non666 non666 16 avril 2007 14:06

      Quelle logique infaillible !

      Ils se sont tous trompés depuis des années.

      Ils NOUS ont tous trompé depuis des années.

      Aucun n’est capable de rassembler.

      Tous jouent la division en jouant leurs categories socio-professionelles , leurs minorités ayant fait allegeances, et donc il faut persister !

      Bravo, moi je dis :

      quand on voit un mur, il est urgent d’acceler ! Sinon l’impact n’est pas assez violent.

      Il y aurait bien une solution, mais je n’ose pas, je suis timide .

      Et pourquoi ne pas mettre au referendum les propositions indispensables ?

      Reforme des retraite : pour ou contre la fin des regimes speciaux et alignement sur le regime general de tous ?

      Dette : Pour l’interdiction de faire jouer l’endettement en phase de croissance , meme faible et obligation de reduire d’1% le montant de la dette par année

      Immigration : pour ou contre la colonisation de notre pays ?

      Insecurité :

      Pour ou contre le renvois des fouteurs de merde non français dans leur pays d’origine, leurs parents responsables avec eux ?

      Pour ou contre le durcissement des sanctions , y compris sur les mineurs.

      Pour ou contre le retour de l’autorité dans les ecoles ?

      Des sujets , il y en a plein. La seule question est ; voulons nous deleguer notre pouvoir souverain a des intermediaires democratiques( les deputés), ou voulons nous le garder pour nous ?


      • Muadib (---.---.151.157) 16 avril 2007 15:40

        « la social-démocratie ségolisée »

        La est tout le problème.

        L’initiative de Rocard était stupide et on a senti à des kilomètres le désir (d’avenir :p) de tacler S. Royal. Idem pour Kouchner, pourtant dans l’équipe de campagne.

        Et la réaction d’Hollande, gardien de la chapelle socialiste, ne s’est pas fait attendre : Que nenni ! Plutot Sarkozy !

        La pauvre Ségolène n’ayant d’autres choix que d’en remettre une couche contre Bayrou, pressé par un Hollande pas sûr de la voir au second tour...Rejetant ses « petits » arrangements d’appareils. Car elle, bien entendu, ne fait partie d’aucun appareil...Mais c’est une autre histoire.

        Donc, la social-démocratie à la Ségolène, si elle existait réellement comme courant majoritaire dans sa campagne n’aurait certes pas dit : « Oui oui, que Bayrou retire sa candidature et je m’allierai avec lui », ceci étant en effet de l’arrangement électoral avant le vote des français mais, la social-démocratie aurait pu dire :

        « Je n’exclue pas la possibilité, à la suite du second tour, et si une partie non-négligeable des français ont accordé leur confiance en F. Bayrou (sous-entendu:qui n’aurait pas suffi à le faire passer au second tour), de mettre sur pied une coalition social-démocrate en vue du second tour contre N. Sarkozy. »

        Mais vu que le PS et sa candidate ne sont pas sociaux-démocrate, ouvertement du moins, une telle initiative ne peut être fait que par le courant centre-gauche. Minoritaire et directement condamné par Mister Hollande.

        Il faudrait que sorte une preuve véritable du rapprochement entre Sarkozy et l’extrême-droite (Note de service, accord pour les triangulaires législatives,ect) pour espérer que le PS se mette au social moderne. Mais tant que l’appareil PS sera celui de Mitterand, on aura que du « Bayrou = Sarkozy » et « Je n’ai rien à négocier avec [les deux autres candidats de droite] et aucun compromis à passer ».

        J’espère pour elle que son score du premier tour sera important sinon, elle va avoir du mal à attirer à elle l’électorat centre-droit de F. Bayrou qui s’abstiendra dans le meilleur des cas...


        • Oxygène (---.---.50.5) 16 avril 2007 16:38

          Papier rafraîchissant mais qui pêche par un oubli de taille : un fruit perdu, il est vrai dans le panier moisi de la 5ème mourante. Je vous pardonne. A force de ne frotter que toiles, araignées, insectes grouillants, cadavres et pourritures, vos sensations se sont tout émoussés, et vous avez été incapable de sentir la dernière chair intacte et vivante au sein du panier. C’est un fruit bien français : bleu, blanc, rouge, dont les couleurs en jaillissant de ce panier noir en effraient certains - beaucoup -, et blessent même quelques prunelles - chastes prunelles ! -, probablement par contraste avec la noirceur. Alors je me permets d’écrire la suite pour partager avec vous la saveur de ce fruit perdu...

          Voter Le Pen ? L’homme dégage une autorité naturelle, il est habité par une vraie vision des choses, une expérience, un charisme, qu’il saurait mettre au service de son pays. Elu, cet homme serait en plus sous une étroite et ferme surveillance. On ne lui pardonnerait aucune dérapage, aucune erreur. Voilà bien pourquoi cet homme est probablement beaucoup moins dangereux qu’on ne veut bien nous le faire croire - on : ceux qui se partagent la pitance depuis trente ans et voudraient en profiter encore un peu plus, recourant pour ce faire à une vieille technique connue, éculée, mais qui fait manifestement toujours recette chez les peureux : la peur, le diable, satan.

          Une vision, un charisme, une liberté surveillée. Voilà exactement ce qui peut faire de lui un grand chef. Les chefs livrés à eux-mêmes, « sans mors, sans éperons, sans bride », sont souvent de bien piètres chefs. Voilà pourquoi Chirac fut piteux. Il avait toute liberté. Il l’a gâché. Et voilà pourquoi les trois autres cités plus haut seraient probablement d’aussi mauvais chefs.

          Un fruit ! Le Pen ! Vite ! Courrons ! Votons Le Pen. Avant que le mort ne le cueille et la France avec, nous laissant doublement orphelins !


          • philippe (---.---.67.253) 16 avril 2007 16:56

            pas de vrai changement en france ! nous n’en voulons pas ! le changement c’est la vie, c’est l’action, c’et surtout le risque, qui veut de cela en france ?

            mieux vaut attendre que l’allemagne se releve, grace a ses reformes deja entamees, et emmene la france vers une croissance a,,, 3,5%, juste assez pour eviter de faire les reformes, de continuer dans l’immobilisme et bien sur de s’appauvrir par rapport aux autres nations,comme nous le faisons si bien depuis 30 ans,,,

            nous sommes devenus une nation de pleutres et de ronds-de-cuir,voila la triste verite ,

            adieu la grande nation, et vive clochemerle !


            • Fred (---.---.20.123) 16 avril 2007 17:35

              Tu veux vivre comme les allemands... Et bien va en allemagne.... Qu’est ce que t’attend c’est si bien la bas...

              C’est un peu con de rester avec ces nuls de Français Arg


              • philippe (---.---.152.1) 17 avril 2007 05:24

                pas mal le commentaire, bien reflechi ,bravo le clochemerlien !!

                est-ce que tu t’es deja demande pourquoi rien ne change en france ? pourquoi chaque programme depuis trente annees -de droite ou de gauche, c’est pareil- promet des depenses delirantes qui doivent etre financees par d’hypothetiques recettes basees sur des points de croissance qui n’apparaissent jamais ? et qui ne font qu’augmenter la dette de la nation ??

                non, non, trop concret, continues plutot a delirer sur tes opinions de comptoir sur les caracteres et ecarts de language des differents candidats, ca ca vole haut !


              • librepenseur (---.---.11.144) 16 avril 2007 20:35

                Sarkozy a de fortes chances d’être élu. Pourquoi et comment en es-t-on arrivé là ? Les sondages l’affirment. Le comportement des autres candidats qui pourraient le contrer le corroborent : l’irresistible ascension de Sarkozy n’aura aucun frein jusqu’à la magistrature suprême. Malgré des protestations de tous côtés qui peuvent faire penser qu’il est impopulaire, malgré ses élucubrations eugénistes et ses assertions tellement simplistes, que l’on finit par douter de la connaissance qu’il a de son pays et de l’humanité en général, uniquement vu sous l’angle « du salarié qui n’est pas une marchandise comme les autres ». S’il parvient à ses fins, il sera vital de se poser les bonnes questions : il ne sera que le reflet d’une France qui refuse, avec force, de se rendre compte que les vrais responsables de la crise actuelle ne sont pas les chômeurs fainéants (qui cherchent à 90 % du travail, mais ces statistiques ne sont pas officielles bien évidemment), ni les immigrés délinquants (qui subissent pour beaucoup la délinquance), les personnes âgées qui vivent trop longtemps et coûtent trop cher à la société (le minimum vieillesse étant de 599,49 € par mois pour une personne seule. Aujourd’hui 650.000 personnes en France sont bénéficiaires du minimum vieillesse. Statistique du secours catholique) alors qu’elles ont une fin de vie dans le manque de l’essentiel. C’est vrai que si toutes ces catégories travaillaient (chômeurs, délinquants, personnes âgées) tout serait résolu... Et bien non, désolé. Elles iraient rejoindre les 7 millions de travailleurs pauvres que l’on compte actuellement. Le travail a été rendu rare à dessein, il ne doit surtout plus permettre à ses privilégiés de vivre correctement et même d’oser espérer qu’il répondra à leurs aspirations. Qu’ils soient heureux s’ils arrivent seulement à se nourrir pour pouvoir y retourner. Combien de gens aiment réellement leur travail ? Dans son livre « Qu’est-ce-que la richesse ? » (Editions Champs Flammarion) Dominique Méda soulève cette question. Les jeunes savent que l’autoréalisation n’est possible que dans un certain nombre de cas (professions artistiques, journalisme, universitaires...). Pourtant beaucoup d’appeler et peu d’élus, ceux qui restent se contenteront du « travail ordinaire ». Les « mac job » thatchériens pénibles, mal payés. A la page 214, elle cite une statistique « Travail et emploi » de la fin des années 90 : « 60 % des personnes interrogées indiquent que le travail les empêchent de se consacrer aux activités qu’ils aiment ». En fait, on sait tout cela, mais plutôt que de vouloir que ça change, on préfère travailler, consommer, voter pour et payer une fortune un type qui radote le contraire tous les jours et fabriquer des illétrés qui vont jusqu’en université. On veut être rassuré sur notre absence de réflexion et de penser, bref de totale citoyenneté. Alors les indécis, n’hésitez plus, votez Sarkozy !

                librepenseur


                • prGroKrouk 16 avril 2007 20:41

                   smiley Je partage ton point de vue dans le détail et dans l’ensemble.


                • prgrokrouk 16 avril 2007 22:55

                  Et j’ajoute que je t’aime bien.


                • Jean (---.---.98.24) 16 avril 2007 23:41

                  C’est vrai que le vrai changement se fait dans le calme et la concertation, seulement possible par Bayrou en quelque sorte.

                  J’étais plutôt interressé par la candidature PS, mais il faut se rendre à l’évidence, « Ségolène l’a tuer ».

                  Bayrou a fait des promesses très intéressantes : un minimum retrite soutenu et rétribué par les grosses retraites. Quand on sait que certains touchent des retraites supérieures à des revenus de cadres, on a de crier au scandal et à l’anti-solidarité pratiquée par l’Etat. Par ailleurs beaucoup de retraités sont totalement ou en partie allégés en charges sociales et en impôts. Cette chose-là devrait changer. je pense qu’ils devraient, pour ceux qui touchent beaucoup contribuer d’avantage aux aides sociales, chomage et impôt, d’autant plus que quelque part, s’ils laissent la dette et la situation de chômage, ils devraient au moins contribuer à cet héritage, alors qu’ils ne sont même plus actifs. bayrou n,e touchera pas, voire augmentera l’ISF, mais uniquement sur les biens improductifs, le capital dormant, qui relèvent du confort des riches. Si ceux-ci investissent dans l’emploi, ils seront exonérés, et ça c’est de l’ISF intelligent et qui va nbous rapporter au moins un point de croissance en plus ! Etc Tout le programme de Bayrou est fait d’intelligence et de propositions réelles, évaluées et chiffrées. Ce ne sont pas hurlements sarkosistes ou promesses racolleuses et contradictoires royalistes, mais des propositions réalistes, républicaines et humanistes. bayrou est le seul à pouvoir battre à coup sûr Sarkosy, et en même temps aussi celui qui battrait à coup sûr Royal. C’est le candidat que les Français detesteraient le moins, et c’est ça qu’être un vrai président, rassembleur et social.


                • lolokerino (---.---.41.177) 16 avril 2007 20:53

                  Heureusement par ce qu’avec la l’udf et le ps, c’est le retour assurer aux bonnes vieilles methodes de la 4eme republique

                  c’est je t’aime , moi non plus !

                  petit avant gout avec ce qui s’est passsé dans le week end :

                  quel cafouillage, quelle manoeuvre !Bayrou victime de son improvisation et de son coté brouillon !

                  Samedi, apres avoir rencontré Rocard en catamini trois jours plus tôt ,Bayrou s’emballe sur les propositions que e Rocard a rendu publique et semble pret a faire une alliance avec le ps

                  Dimanche , devant les réacions d’une parti de son electorat , centre et centre droit, il recule et pretend texto « pas d’alliance avant le premier tour »

                  Lundi se rendant compte de son erreur en contradiction avec sa trategie et son message, il dit « pas question d’alliance avec le Ps »

                  politique politicienne, des strategies electoralistes, les idées occultées, l’opportunisme d’abord !

                  Nul doute que dés que le premier tour sera passé, les tractations redemarrons de plus belle entre l’udf et le ps

                  Et dire que l’on pretendait que ces petits arrangements sur le dos des français, c’etait une epoque revolue....


                  • prGroKrouk 16 avril 2007 21:23

                     smiley Les propositions du programme de FB (pour ne pas le nommer) sont souvent bien argumentés, construites intelligiblement et honnêtement sans excès de démagogie dans ses meetings, que j’ai vu sur le net. Pour mettre en oeuvre un moyen de les régler... Avec qui ? mais avec la majorité qui sortira des urnes, et non pas l’opposition de blocage actuelle. Il existe des bonnes volontés. Vont-elles se rejoindre ?

                    Tous ceux qui ont une attitude préconçue et refusent d’aborder un débat, se servent aussi du type d’attitude dénoncé UMPS. Leur malaise n’est pas celui de cette société, il est seulement virtuel... Ils débattent mais l’élection au suffrage universel les emmerde au plus profond de leur âme, parce qu’elle tente d’imposer à leur conscience un choix personnel. Le fondement charismatique ou le « Parti-pris », voilà tout ce que signifie une telle élection !

                    Est-il possible de produire quoi que ce soit de plus qu’une addition d’oppositions ? Pour bien des gens même cultivés, je suis sûr que non. Ils ne doivent même pas se sentir honnête. La plupart du temps... toujours à la bonne place de l’Autre, ou entretenir des arrière-pensées en toile de fond de toute leur vie quotidienne. Il leur est devenu impossible de trouver un accord... donc ils admettent un avis situé « à gauche » ou « à droite », mais ont perdu le sens de tout cela.

                    Et s’il y avait une représentation qui respecte le suffrage universel ? Mais comment ? Par un vote qui oeuvre dans ce sens. Je pense ne pas être seul à éprouver de la sympathie pour plusieurs candidats. C’est normal, au fond, car je me sens capable de m’entendre avec plus d’un et sur plus d’un sujet. En plus, comme tout le monde, je peux négocier afin d’atteindre un accord commun satisfaisant. J’accepte la représentativité. Ce que bien des débatteurs souvent proposent, avancent, sont des représentations préconçues hors d’atteinte concrète et confirmées par des généralités, des coteries étranges et sans aménité ni empathie.

                    Est-ce qu’un pouvoir autre que FB pourrait agir ? comment ? contre qui et avec qui ? ou pire encore, comment saurait-il ne pas changer quoi que ce soit quel que soit le prix ?


                    • rlt (---.---.176.129) 16 avril 2007 23:03

                      « J’espère pour elle que son score du premier tour sera important sinon, elle va avoir du mal à attirer à elle l’électorat centre-droit de F. Bayrou qui s’abstiendra dans le meilleur des cas »

                      Moi aussi ! j’espere même que Mme ROYAL décrochera la pole position le 22/4 smiley

                      Vous doutez de sa sa capacité à attirer à elle les électeurs de M. BAYROU : certes, je comprendrais votre deception, mais me permettrais-je de vous rappeler que, en pareil cas, elle serait opposée au 2nd tour, soit à M. LEPEN, soit à son clone ???

                      Les électeurs « de gôche » (gauche parlementaire ET gauche contestataire) se sont mobilisés, en 2002, votant pour M. CHIRAC à l’encontre de leurs convictions, pour éviter le pire... j’ose espérer que les électeurs « de centre-droit » sauraient faire preuve de pareil CIVISME en de telles circonstances !!!


                      • (---.---.38.189) 16 avril 2007 23:58

                        Le vrai changement, c’est quand ? ».

                        C’est quand Le Pen est élu en mai prochain !


                        • Eugene de la Fugue (---.---.242.253) 17 avril 2007 11:11

                          Amazir,

                          deux remarques :

                          1- Tu as vraiment envie que Sarko soit élu ou quoi ? le report des voix FB sera 50/50 SR-NS !

                          2- En général, quand j’ai un doute,et religion mise à part, la question que je me pose sur mon interlocuteur tient à ses capacités morales de construire et d’assumer des décisions légitimes dans un avenir que l’on ne connait pas, ni lui ni personne Je n’imagine donc pas NS devant le bouton nucléaire, des fois que dans son agitation il nous fasse une migraine - comment raisonner sérieusement quand çà résonne dans la tête, faudrait être un peu sérieux qd même.

                          Je n’imagine, et sans aucun machisme, pas plus SR devant la même question. Imagine 2 sec que des malades nous rasent nucléairement l’île de La Réunion en guise d’avertissement pour on ne sait quel imbroglio géopolitico-stratégique : elle fait quoi ta préférée ? elle répond du tac au tac ou elle s’écrase ? Question morale civilisationnelle où je ne suis pas sûr du tout qu’elle soit à la Hauteur !

                          Idem pour les questions écologiques qd on sait les tours pendables que les socialistes ont pu jouer avec D Voynet au nom d’arbitrages faits entre choix économiques sauvegardant des emplois (du passé), et décisions morales permettant de construire l’avenir avec des emplois totalement nouveaux.

                          Parlons enfin un peu du programme : comment veux tu tirer des plans sur la comète quand le long terme des entreprises est à 6 mois, sauf à leur mettre des bâtons dans les roues en jouant perpétuellement avec les règle du jeu. Expliques moi un peu comment elle « fera du social » en savonnant la planche de ces acteurs socioéconomiques là.

                          Soit tu n’as pas pigé que gouverner la France en ce moment et dans son contexte internationnal, c’est ’epsilon’ à droite en évitant de dresser les gens les uns contre les autres, tout en anticipant sur des contraintes écologiques (politico-morales en fait) qui de toutes façons nous rattrapperons un jour ; soit tu veux nous planter avec NS 2 fois 5 ans !

                          Mes amitiés.

                          PS : j’ai en fait l’impression d’être plus révolutionnaire que toi , tout en étant à ta droite. Cà doit être le mystère du renouvellement du jeu politique sur d’autres bases.


                          • Milla 17 avril 2007 11:11

                            @ L’auteur

                            comme vous citez :

                            "Amin Maalouf, « l’affirmation de soi ne passe pas par la négation d’autrui ».

                            A quand les jardins de lumière...

                            il y a eu une émission hier soir, sur la 2 mais sur le tard comme d’habitude, il aurait 9% de votant en plus sur Paris et 8 % en Seine Saint Denis, mais avec le journaliste précisait que justement il y aurait des risques de voir le pire, Sarko n’aurait fait qu’exacerber les passions, ces mêmes jeunes des banlieues pourraient voter FN...

                            A tord ou a raison, Wait and see

                            Milla


                            • barbouse, KECK Mickaël barbouse 17 avril 2007 13:17

                              Bonjour,

                              Votre analyse sur toutes les manières avec lesquelles on a divisé les français est un des fond du problème.

                              Car à chaque fois, cela est contraire au principe d’égalité de traitement citoyen sur l’ensemble du territoire d’une France une et indivisible.

                              Bien entendu c’est un principe qui a toujours souffert d’entorse, mais c’est un principe qui lorsqu’il se met a boiter, puis trébucher, entraîne toujours la chute.

                              C’est avec ce principe que lorsqu’une moitié de la France perd les élections, elle reconnaît au victorieux le droit de les gouverner jusqu’aux bilans des prochaines élections.

                              Le vrai changement, il passe d’abord par la population française, dans toutes ses composantes, avant de devenir une politique.

                              La solidarité passe plus naturellement entre les hommes lorsqu’ils se sentent appartenir a la même communauté de destin.

                              Lorsqu’un jeune de banlieue se rend compte que son destin et sa galère est solidaire du jeune rural, et réciproquement, même s’il n’écoute pas les mêmes musiques, même si ils peuvent trouver des quantités de raison de se trouver différent,

                              Leur pied d’égalité, leur meilleure solidarité, leur meilleur moyen de mieux vivre ensemble leur France, c’est de constater comme l’équipe de France de football,

                              Qu’ici, sur l’ensemble du territoire français, on vie ensemble, on meurt ensemble, bien au delà de nos murs de bétons et de nos champs, jusque dans les dom tom.

                              La réalité d’aujourd’hui, c’est qu’entre les textes fondateurs de la France et les principes qu’ils mettent en avant,

                              Et le coeur des français, clientéliste pour cause de peur et de précarité, au profit des politiques qui veulent les représenter, voter pour moi et c’est a vous qu’on donnera plutôt qu’a votre voisin, avec moi les autres et leurs problèmes, on va tout nettoyé, etc..

                              Il y a un fossé,

                              Pourtant a bien y regarder, nous sommes nombreux a constater que nous sommes français, rien d’autre ici sous les mêmes lois, rien d’autre ailleurs,

                              sans solution de rechange, et que si on continue a se diviser, a se monter les uns contre les autres, ce n’est pas tant nous que nous arrangeons, mais ceux qui ont profit a nous voir divisé.

                              Le vrai changement ? c’est lorsque son gosse se casse la gueule en vélo a la campagne, et que votre nouveau voisin pigmenté vous le ramène en voiture sans que votre premier réflexe s’est de vous demander s’il a pas essayé de le convertir au terrorisme.

                              Le vrai changement ? C’est lorsqu’une famille fête le ramadan et en profite pour trouver un prétexte pour inviter le catholique de voisin qui est seul, en pleine période de révision, pour lui faire partagé un bon repas parce qu’on sait qu’il galère pour boucler ses fins de mois.

                              Le vrai changement ? C’est lorsqu’en vacances un groupe de jeune de banlieue vient filer un coup de main au jeune agriculteur qui vient d’embourber son tracteur.

                              Le vrai changement ? C’est lorsque le passionné de l’om et le passionné du psg mettent le maillot de l’équipe de France et sautent dans leurs bras avec la même joie dans le coeur.

                              Le vrai changement ? C’est un soir de 98 ou des millions de français sont dans les rues, sans un seul accident, sans une seule agression, sans rien qui de prêt ou de loin est venue prouvé que nous ne partagions pas une même émotion collective et un même destin.

                              Le vrai changement, c’est l’effort de chacun, il commence par soi même, puis en s’améliorant, on améliore son entourage humain, et si peu qu’on vive mieux, on prouve par l’exemple que l’effort est utile, apprendre est utile, savoir faire, c’est utile, vivre sainement, c’est utile, etc...

                              Et de plus en plus, en banlieue comme ailleurs, les nouvelles générations consciente de leurs erreurs sur eux même et leur vies, éloignent le shit de leur gamins, veulent une meilleur école qu’ils ont tant critiquer et détesté, veulent qu’en bas de chez eux ce soi tranquille pas en criminalisant les gosses qu’ils ont été, mais en leurs donnant les moyens de s’occuper sainement pour s’améliorer.

                              Le vrai changement ? Il est déjà là, encore trop souvent en germe, lorsque les générations d’a peine 30 ans font leur premier bilan et se rendent compte du décalage entre leur idéaux, leur vie, leurs souffrances, et ce qu’il faut faire pour s’en sortir ensemble.

                              toutes les fois ou malgré nos politiques, malgré nos douleurs, malgré les différences, nous nous prouvons entre nous que c’est bien dans la même France, bien dans la même galère, mais aussi bien dans le même effort, et les mêmes plaisirs de vivre,

                              Que nous inscrivons, chacun avec l’encre de nos vies, les pages de l’histoire de France d’aujourd’hui.

                              Amicalement, barbouse.

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