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Accueil du site > Actualités > Politique > Lendemain de victoire

Lendemain de victoire

Syriza a de toute évidence emportée une large victoire, qualifiée d’historique, même si ses dirigeants manquent la majorité à deux sièges près. C’est le premier gouvernement anti austérité qui prend le pouvoir en Europe, même s’il faudra attendre quelques mois pour savoir jusqu’où cette résolution ira.

Alexis Tsipras a réussi à installer sa fédération de partis et de mouvements au sommet de l’état, il a réduit le Pasok (socialistes grecs) à sa plus simple expression, plus que 13 sièges sur une assemblée de 300 députés. La Nouvelle démocratie, gouvernement sortant, ne se porte guère mieux avec 76 députés. L’extrême droite recule, même si Aube dorée (Néo nazis) garde sa troisième place avec 17 députés.

C’est donc bien, n’en déplaise à certain, une gauche radicale qui s’installe au pouvoir à Athènes. Le nouveau Premier ministre a lancé aujourd’hui : «  les Grecs laissent l’austérité derrière eux » … pour autant les réactions à Bruxelles et à Berlin ne se sont pas fait attendre. Les mises en garde se multiplient et à cette heure même, les ministres des finances européens tiennent une réunion pour examiner la situation.

Martin Schulz, le président du parlement européen a déclaré qu’Alexis Tsipras allait devoir faire des compromis avec ses partenaires européens. La dette du pays est gigantesque, 300 milliards d’euros, à savoir 175% du PIB. Pedro Passos Coelho, Premier ministre portugais de centre droit a de son côté rappelé les efforts fait par son pays et demande au nouveau pouvoir grec d’en faire autant, il l’appelle à « respecter les règles européennes ».

Pour s’assurer une majorité au parlement Syriza vient de nouer une bien étrange alliance avec Les Grecs indépendants (13 sièges). Ces derniers sont nés d’une dissidence de Nouvelle démocratie. Ultra nationaliste, proche de l’église orthodoxe ils expriment des thèses souverainistes, parfois limite islamophobes et anti immigrés. On se demande comment cette alliance pourra tenir à l’épreuve des faits …

Qualifié de Harry Poter de la politique grecque Alexis Tsipras a portant fait preuve à 40 ans d’un art consommé de la politique ralliant à sa personne de nombreuses personnalités depuis le Pasok jusqu’à une certaine frange de l’extrême droite

Il a su aussi s’entourer d’imminents économistes comme Yiorgos Stathakis et Giannis Dragasakis. Le premier âgé de 61 ans enseigne à l’université de Crète, il est l’auteur d’un ouvrage sur le plan Marshall, le second, âgé de 67 ans, spécialiste des questions économiques a été vice-ministre de l’économie de 1989 à 1990.


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43 réactions à cet article    


  • Robert GIL Robert GIL 27 janvier 2015 09:08

    La victoire de Syriza est un espoir et une opportunité immense pour la gauche radicale et le mouvement ouvrier européen. On peut le dire aussi de façon inverse, un échec aurait des conséquences incalculables. La marge de manoeuvre est donc étroite mais les ambigüités n’ont qu’un temps. La société reste pour l’instant passive, mais les attentes sont très concrètes et très fortes. Une tâche redoutable attend les forces qui sont conscientes des dangers et déterminées à défendre les points clé du programme de rupture avec l’austérité qui est celui de Syriza. Plus que jamais il deviendra clair qu’entre la confrontation et le reniement l’espace est proprement inexistant. Le moment de vérité est imminent.

    Stathis Kouvelakis


    • Pelletier Jean Pelletier Jean 27 janvier 2015 13:59

      @Robert,


      L’expérience est à suivre ... unique pour l’instant rien ne nous dit comment Syriza va s’y prendre avec Bruxelles et avec le peuple grec très attente sur les promesses sociales qui ont été faites.


    • Fergus Fergus 27 janvier 2015 09:28

      Bonjour, Jean.

      A mon avis, on n’assistera pas à un bouleversement, Tsipras n’ayant pas les moyens de remettre totalement en cause l’existant, et l’UE n’ayant pas intérêt à rechercher une épreuve de force aux conséquences aléatoires et potentiellement dangereuses. C’est pourquoi je pense que la Troïka composera avec les Grecs et que l’on ira sans doute vers une dilution dans le temps de la dette grecque, moyen de ne pas officiellement renoncer aux créances, et moyen de ne pas faire payer les Grecs, ou du moins d’alléger très sensiblement le fardeau.


      • Pelletier Jean Pelletier Jean 27 janvier 2015 14:03

        @Fergus,


        J’espère que tu as raison ... mais que ce schéma intègre bien la mise en oeuvre du programme social, très attendu par le peuple grec, on voit bien en France ce que donne des promesses non tenues...


      • fred.foyn Le p’tit Charles 27 janvier 2015 11:04

        Victoire au goût amère...Les lendemains seront bien tristes pour les Grecs... !


        • Pelletier Jean Pelletier Jean 27 janvier 2015 14:04

          @P’tit Charles,


          Laisse une chance à l’avenir, celui-ci n’est inscrit nul part...


        • Ariane Walter Ariane Walter 27 janvier 2015 12:39

          Tsipras va se ranger du côté de Poutine et des Brics. C’est l’évidence même. et l’UE l’aura dans le baba.



          • Fergus Fergus 27 janvier 2015 12:53

            Bonjour, Ariane.

            Certainement pas ! Tsipras est un pragmatique, et son alliance avec les indépendants souverainistes le montre clairement. Non qu’il soit d’accord avec eux sur la question de la souveraineté, mais sur la nécessité de tourner la page de l’austérité. En conséquence de quoi, il recherchera un accord avec l’UE qui permette à tous de sauver la face par le biais de concessions réciproques.

            Et Podemos en Espagne est sensiblement sur la même ligne.


          • Enabomber Enabomber 27 janvier 2015 13:02

            @Ariane
            sources ?


          • JL JL 27 janvier 2015 13:09

            ’’concessions réciproques.’’ Fergus ?

            «  L’histoire nous a inlassablement appris que le pouvoir n’a jamais rien cédé et ne cèdera jamais rien si ce n’est par la force. » (Normand Baillargeon, professeur en sciences de l’éducation à l’Université du Québec à Montréal


          • Fergus Fergus 27 janvier 2015 13:16

            Bonjour, JL.

            Cet éminent professeur aurait mieux fait d’étudier cette histoire qu’il connait si mal tant les compromis - tacites ou actés - pullulent dans les relations politiques !


          • JL JL 27 janvier 2015 13:22

            Fergus,

            je crois que c’est vous qui avez mal compris l’histoire : les compromis ne sont jamais faits entre deux partis de forces ou de puissances disproportionnées.

            La question qui se pose est celle-ci : quelles sont les forces en présence ?


          • Xenozoid Xenozoid 27 janvier 2015 13:28

            JL.L’histoire nous a inlassablement appris que le pouvoir n’a jamais rien cédé et ne cèdera jamais rien si ce n’est par la force.

            c’est évident.c’est d’ailleur pour cela que cela s’appelle « pouvoir tout court »


          • JL JL 27 janvier 2015 13:29

            @ Fergus,

            je vous suggère de lire l’article de rakosky et sous lequel on trouve notamment son propre com :

            ’’ni Syriza ni le peuple grec n’ont les moyens d’affronter seuls l’Union européenne et le FMI,ils ont besoin de notre soutien et surtout que dans chacun de nos pays nous soyons capables d’affaiblir nos gouvernements ou mieux encore’’.

            Si tout ce qu’on a à leur offrir c’est de leur conseiller de négocier, alors moi je vous conseille de relire Matin Brun.


          • Fergus Fergus 27 janvier 2015 13:42

            @ JL.

            « les compromis ne sont jamais faits entre deux partis de forces ou de puissances disproportionnées »

            Bien sûr que si dès lors qu’il existe des risques pour le plus puissant. Certes, l’UE est infiniment plus puissante sur le papier que la modeste Grèce, mais une attitude intransigeante pourrait provoquer un raidissement de la position grecque qui aboutirait à une sortie de la Grèce, potentiellement périlleuse pour la zone euro.


          • Ariane Walter Ariane Walter 27 janvier 2015 13:47

            En réponse à ta réponse, j’ai mis ds un article que tu as dû lire en modé, tous les éléments qui plaisent en faveur d’un rapprochement avec Poutine et ils sont nombreux.


          • JL JL 27 janvier 2015 13:58

            Bonjour Xenozoid,

            merci pour le lien. Il y a comme ça des articles qui devraient être régulièrement réédités, le vôtre là en est un.


          • Ariane Walter Ariane Walter 27 janvier 2015 14:03

            Enabomber : j’ai mis plus bas mon article qui est en modé. tu verras ainsi clairement tous les éléments que j’ai relevés et qui plaident en faveur d’un rapprochement de la Grèce et de la Russie.


          • JL JL 27 janvier 2015 14:03

            Bon, ok,

            vous avez raison, et Normand Baillargeon est un âne.


          • Rincevent Rincevent 27 janvier 2015 15:17

            Si Tsipras ne trouve pas d’accord avec l’UE il pourrait bien regarder du côté Poutine/BRICS en effet. Mais, en ce moment, la Russie n’a vraiment pas les moyens financiers d’aider la Grèce. Par contre, des contacts qui porteraient sur des facilités portuaires pour la flotte russe en Méditerranée, par exemple, pourraient adoucir efficacement les exigences des créanciers…


          • Ouallonsnous ? 27 janvier 2015 18:30

            Bonjour Ariane,

            Effectivement la seule solution est de s’allier avec les pays « non alignés » sur l’oligarchie financière anglo-yankee car il ne sert de rien de vouloir ménager la chèvre et le choux, l’exemple récent du FdG chez nous est là pour nous le rappeler.

            Fasse que les grecs aient pris de la « graine » de nos mésaventures et qu’ils ne cherchent pas à sauver la face, chacun sait que l’Empire ne connaït qu’une loi, la sienne et qu’il n’a jamais respecté sa parole !


          • JL JL 27 janvier 2015 19:05

            Je ne sais pas qui a plussé mon com de 14:03 ?

            Dans le doute, je préfère préciser : il va de soi que je n’ai jamais pris ce monsieur Norman Baillargeon que j’ai cité deux fois ici, pour un âne.

            Cela va mieux en le disant.


          • alinea alinea 27 janvier 2015 22:24

            C’est moi ! encore, qui ai plussé ; je connais ( bien ?) Baillargeon, et j’ai compris le deuxième degré !!!


          • Ariane Walter Ariane Walter 27 janvier 2015 13:45

            Mon article mis en modé, si ça vous intéresse.Tsipras dans les bras de Poutine !

            Alexis Tsipras, le nouveau premier ministre de la Grèce, est entré hier, avec une ouverture magistrale, dans la catégorie des grands maîtres aux échecs. Poutine lui a-t-il donné des leçons, lui qui a su mettre fin aux idées belliqueuses des US, lors d’un assaut prévu contre la Syrie ? Lui qui, d’un échec et mat incomparable, a su annexer la Crimée sans tirer un coup de feu ? Lui qui patiente face aux fureurs des US, lui qui a besoin de temps, eux qui ont besoin d’argent ?
            Tsipras, pourtant, soulevait bien des questions. Très lié avec Pierre Laurent , le traître stupide par excellence, accusé d’avoir fait la tournée de l’OTAN cet été, le voyage étant aux frais de Soros, raison pour laquelle les communistes grecs le boudent, il pouvait sembler un nouvel Hollande, un nouvel avatar de ces hommes de gauche, traîtres au peuple, à qui ils font croire qu’ils sont du peuple quand ils ne sont que les larbins des riches, rêvant de prendre leur place. Plus impitoyables que les riches car il leur faut acheter leur carte d’entrée dans le monde supérieur. Bref, des kapos.
            Or ne voilà-t-il pas que mon regard est attiré par une séquence d’actu présentant Tsipras parlant en souriant avec des religieux orthodoxes. Certes, pour la première fois, il a prêté serment d’une manière laïque, mais revenir aussitôt vers les orthodoxes en leur expliquant son geste, voilà qui témoigne d’une diplomatie à l’oeuvre. Cette image, dans mon esprit a fait tilt. J’ai revu Poutine, très lié avec l’église orthodoxe.
            Et les confirmations arrivèrent en masse.
            -D’une part l’alliance de Tsipras avec le parti de droite nationaliste et orthodoxe « Les Grecs indépendants ». Tsipras, élu avec 149 sièges, avait en effet besoin d’un allié solide pour arriver à la majorité absolue qui est de 151. C’est fait. L’ANEL ayant obtenu 4,75 des suffrages et 13 élus.
            -D’autre part une prise de position du chef de l’ANEL, Kammenos, qui a déclaré : « Notre adhésion à l’OTAN et à L’Union Européenne ne nous empêche pas d’entretenir des relations politiques économiques et culturelles étroites avec d’autres pays, en particulier avec ceux avec qui nous avons des liens historiques tels que la Russie ou la Chine. »
            Hou ! L’horrible bonhomme !
            -D’autre part le fait que le premier ambassadeur reçu par Tsipras soit l’ambassadeur russe.
            -D’autre part encore les vœux de Poutine, assortis d’un engagement. Deux jours auparavant n’avait-il pas dit qu’il reviendrait sur son embargo en Grèce si Tsipras gagnait les élections ?
            -Et enfin plus encore par une déclaration de Tsipras : « Nous ne devons ni accepter , ni reconnaître le gouvernement neo-nazi en Ukraine.
            Hou ! La ! La ! Mes chers amis de l’UE, vous êtes très mal !!

            J’ai eu confirmation de mon illumination grâce aux aboiements frénétiques du petit personnel de la « communauté internationale des banksters » : en particulier « Le Monde » et « Libération », ce dernier interviewant Cohn-bendit. La totale...
            « Libération » monte en effet au créneau dans un article de Mathieu Ecoffier : « Syriza -Grecs indépendants : « Cette alliance c’est jouer avec le feu. » Il interviewe Cohn-Bendit qui s’exclame :« C’est un scandale. Même dans mes pulsions les plus antigauche radicale traditionnelles, jamais je n’aurais imaginé que la première alliance de Syriza se fasse avec Pános Kamménos, un homophobe, un antisémite et un raciste. »
            Antisémite, le mot est lâché. On sait que c’est l’ail qu’agite la communauté internationale quand elle veut dénoncer un adversaire particulièrement gênant. Bref « Antisémite » pour eux est synonyme de « populiste », c’est à dire qui a les faveurs d’un peuple qui ouvre les yeux sur les exactions des maîtres.
            Complotiste n’a pas encore été prononcé mais soyons patients !Quelques conseils ensuite de maître Cohn-Bendit qui avait déclaré dans une interview que Tsipras devait faire un gouvernement d’union nationale. On sait que cette expression « union nationale » est depuis peu la tarte à la crème des pays sous obédience Zunienne. C’est une façon de dire « Etouffons l’opposition ». On a compris.
            « La première chose qu’il doit faire, c’est de nommer un candidat pour l’élection à la présidence de la République. 180 voix sont requises pour cette élection. Or, il est presque acquis qu’il va proposer Avramópoulos, le commissaire grec à Bruxelles nommé par Samaras. Ce qui est une façon habile de tendre la main à une partie de la droite de gouvernement, mais cela semble contradictoire avec son alliance avec les Grecs indépendants. Potámi [centre droit] a d’ailleurs tout de suite dit qu’il leur semblait inconcevable de soutenir un gouvernement comprenant un parti homophobe, raciste et antisémite. »
            (Antisémite, deux fois. On n’a pas fini de l’entendre ! )
            Dans « Le Monde », Alain Salles reprend la litanie dans un article intitulé
            « Panos Kammenos, l’encombrant allié d’Alexis Tsipras. »
            Encombrant pour eux évidemment.
            « Né en 1965, Panos Kammenos est une sorte d’archétype de l’homme politique grec, démagogue, populiste, parlant fort et ne reculant devant aucun propos outranciers. Le dernier en date est particulièrement embarrassant. En décembre, il a expliqué dans un entretien télévisé que « les bouddhistes, les juifs et les musulmans ne payaient pas d’impôts », contrairement à l’église orthodoxe, qui « risquait de perdre ses monastères ». Dans le même entretien, il dénonçait la crémation et le partenariat civil pour les homosexuels. »
            Le titre le plus explicite est celui de la « Tribune » : « Alexis Tsipras devient premier ministre et défie l’Europe. »
            Voilà donc où nous en sommes ce matin. La communauté de la mafia bancaire internationale se retrouve, après avoir honoré les Charlie et le pétrole d’Abdallah, à Auschwitz. Il y a 70 ans le camp était libéré par les soviétiques. Notons l’exploit des « Échos » qui parle de la libération sans parler des libérateurs. « Survivants de l’Holocauste, chefs d’Etat et têtes couronnées se réunissent mardi à Auschwitz 70 ans après la libération du camp d’extermination nazi, sur fond de montée de l’antisémitisme en Europe. » L’essentiel est quand même dit à la fin. Remercions Coulibaly et son organisation d’avoir programmé l’attaque de l’hypercasher juste quelques jours avant. Bien vu, les terroristes !
            Poutine, on le sait, y a été invité d’une manière tellement insolente qu’il a préfèré s’abstenir.
            Et s’il profitait de cette journée de vacances pour faire un saut à Athènes ? Et récupérer la Grèce pour lui et les Brics ? Vu le renouveau économique prodigieux que Poutine a offert à la Russie sous sa gouvernance, je pense que la Grèce a tout à y gagner. Quittant l’enfer de la criminalité de l’UE, on ne peut qu’espérer.
            Le prochain à pousser son pion sur le grand échiquier est Hollande qui a convoqué Tsipras et lui a enjoint de venir « rapidement » à Paris. Moscovici devant s’occuper de l’affaire pour l’UE ! Nos « grandes pointures » sont donc en place ! Leur rôle est évidemment de « faire semblant » et de préparer une nouvelle saignée pour ces malheureux Grecs !
            Je ne connais pas la suite de l’Histoire. Elle est passionnante Pendant ce temps Israël impose aux Saoudiens une baisse des prix du pétrole qui ruine le gaz de schiste américain. Une façon de dire à leurs alliés US récalcitrants qu’ils veulent la Syrie et vite. Mais là encore Poutine se dresse ! Ceci dit reconnaissons un avantage à l’extrémisme israélien : ce n’est pas un gouvernement antisémite. Quoique…

            Tsipras et Poutine…Quelle claque pour le Moloch !! Comment va réagir la grosse bête agonisante ?

            http://www.lemonde.fr/…/panos-kammenos-l-encombrant-allie-d…

            http://www.liberation.fr/…/syriza-grecs-independants-cette-…



            • alinea alinea 27 janvier 2015 14:11

              Poutine est un joueur d’échec, pas de poker !
              La Grèce est exsangue ; plus d’énergie, presque plus de patrimoine, des territoires entiers vendus ; bref rien à envier à l’Ukraine dont Poutine a toujours dit que ce n’était pas le propos de la « récupérer » !!
              La Russie a aussi des problèmes : s’acoquiner avec la Grèce ne serait qu’un bras d’honneur lancé aux US ! Je ne pense pas Poutine assez con pour faire ça.
              Ceci dit, dans les mois, les années à venir, il est fort probable que la Grèce, mais d’autres pays d’Europe du sud- et j’espère le nôtre- retrouvera une autonomie face aux US. Alors, le choix ne sera pas pas de de faire partie d’un bloc ou d’un autre, mais d’en créer un troisième : l’Europe !
              Merkel n’est pas immortelle ; le peuple allemand en a ras la casquette de toutes ces conneries...
              Une union de l’Europe du sud avec la Turquie ? Turquie qui, comme chacun sait joue sur les deux tableaux !
              En attendant, les Grecs vont en baver ; les encourager ? Comment ; c’est à cela qu’il faut réfléchir...


            • Hector Hector 27 janvier 2015 14:49

              Bonjour Aline,
              La Grèce n’est pas l’Ukraine, loin s’en faut et ce n’est pas la récupérer que de la faire participer à un remodelage de l’espace mondial.
              La Grèce est exsangue, certes, mais au-delà des considérations économiques et d’un point de vue géopolitique, la Grèce et la Turquie représentent deux alliés indispensable à l’accès en méditerranée pour la Russie.
              Penses tu que ce soit négligeable ?
              Quant à l’Europe, si elle reste en l’état, ce qui parait impossible à long terme, elle sera entre le marteau et l’enclume.
              Deux blocs se dessinent lentement depuis les accords de Minsk et la présidence de V. Poutine.
              Il semble que les nouveaux blocs forts émergents (BRICS et OCS) aillent dans le sens de l’histoire.
              Chaque pays Européen devra un jour ou l’autre choisir son camps.


            • Fergus Fergus 27 janvier 2015 16:21

              Bonjour, Alinea.

              « La Russie a aussi des problèmes : s’acoquiner avec la Grèce ne serait qu’un bras d’honneur lancé aux US ! Je ne pense pas Poutine assez con pour faire ça. »

              Bien vu. Cela relève en effet du fantasme !


            • Ariane Walter Ariane Walter 27 janvier 2015 17:20

              hé bien, cher fergus, je te prends au mot. L’avenir nous dira qui avait raison. Si je fantasme ou si tes analyses politiques ne sont pas bonnes...Bonne soirée.


            • Fergus Fergus 27 janvier 2015 17:36

              @ Ariane.

              Bonne soirée également !


            • alinea alinea 27 janvier 2015 22:36

              Moi aussi je rêve qu’au moins un dise merde à « l’empire » !!
              Mais mon rêve s’arrête dès que j’ouvre les yeux ! Ou cela dans quelques années, au moins : pourquoi ? Parce que la Grèce est dans l’UE - et il n’est d’ailleurs pas dit que ce soit le souhait d’une majorité de grecs d’en sortir- alors, pour se rapprocher des BRICS, il faut qu’elle n’y soit plus. Peut-être, mais quelques années à moins d’un clash quelque part.
              En plus, les BRICS ne sont pas une institution de bienfaisance, face à la Chine, la Russie et le Brésil... excusez du peu !
              Cela ressemblerait à une guerre ; pour ma part je ne préfère pas le bipolaire à l’unipolaire mais m’accommoderais peut-être du tripolaire !! bien que préférant le multipolaire !!
              Ceci dit, j’espère aussi que la Grèce retrouvera sa souveraineté et, par celle-ci, elle commercera avec qui elle l’entend !
              J’ai fait des raccourcis avec l’Ukraine ; ce que je voulais dire c’est que la Russie n’est pas conquérante, elle veut juste garder sa taille ! Or, la moindre association unilatérale entre la Grèce et la Russie, serait, tant que les choses sont ce qu’elles sont, une déclaration de guerre entre le bloc est et ouest ! Et ça, sûr que Poutine n’en veut pas ! Il n’aide pas l’Ukraine pour ne pas mettre le feu aux poudres, alors il ne risque pas de prendre la Grèce sous son aile ; sauf peut-être si celle-ci est sortie de l’UE, mais alors, les choses ne seront plus les mêmes !


            • alinea alinea 27 janvier 2015 22:37

              pardon !! réponse à Hector !


            • alinea alinea 28 janvier 2015 01:38

              « Poutine, on le sait, y a été invité d’une manière tellement insolente qu’il a préfèré s’abstenir. »

              Partout ailleurs on dit qu’il n’a pas été invité !! Alors quoi, en vrai ? smiley


            • Ariane Walter Ariane Walter 28 janvier 2015 19:40

              Alinea : on lui a dit de venir quand il voulait sans l’inviter vraiment. Il l’a mal pris.


            • Hector Hector 27 janvier 2015 13:55

              Bonjour Ariane, bonjour Fergus,
              Les BRICS ont un énorme pouvoir, mais ils sont aussi et surtout l’extension économique d’une précédente alliance militaro/sécuritaire, l’ OCS ( Organisation de Coopération de Shanghai )
              Jusqu’à aujourd’hui, l’OCS a préféré que les BRICS soient le visage public de l’alternative à la domination occidentale, mais au vu de la pression exercée par les puissances occidentales, notamment en Ukraine aujourd’hui, bien que cela ait commencé bien avant, après les accords de Minsk, l’OCS commence à monter sur le devant de la scène aux coté des BRICS.
              Le bloc Eurasien se soude, la Turquie et l’Iran adhérent à ce bloc en tant qu’observateurs, phase préparatoire à leur appartenance définitive au groupe constitué et Cuba n’a jamais cessée sa coopération avec la Russie et l’Amérique du sud est désormais une puissance indépendante.
              Les BRICS ne sont que la partie émergée d’un immense bloc qui ne cesse de s’élargir et faire contre poids à cette prétendue communauté internationale.
              Quant à savoir si la Grèce se ralliera aux BRICS, c’est une autre histoire.
              Comme le dit Fergus, Tsipras, s’il reste dans le carcan de l’UE n’aura aucune marge de manœuvre et ce n’est pas en renégociant la dette à perpette ou même les indemnités de guerre de l’Allemagne qu’il parviendra a rendre la Grèce féconde.
              S’il veut être honnête avec l’image qu’il veut donner de lui et avec le Peuple Grec, il doit sortir de l’UE et de l’Euro.
              Les BRICS serait dans ce cas sa meilleure alternative. Le fera-t-il ? Suivra-t-il l’exemple de la Turquie qui se tourne aujourd’hui ouvertement vers la Russie ?
              Il a dit « A la porte la troïka » , s’il tient parole, il n’a plus d’autre alternative que de rejoindre les BRICS et à terme l’OCS.
              Ariane a raison.
              Bonne journée.


              • Ariane Walter Ariane Walter 27 janvier 2015 14:02

                merci hector. sans vouloir avoir raison à tout prix, il me semble en effet que c’est la seule carte , et de qualité, qu’il puisse jouer.


              • Hector Hector 27 janvier 2015 15:07

                De rien Ariane, j’espère seulement que ce formidable espoir pour l’Europe ne fera pas long feu.
                C’est toujours un plaisir de te lire et ce depuis les présidentielles de 2012.
                Quel espoir déçu aussi.


              • Ariane Walter Ariane Walter 27 janvier 2015 17:22

                On voit à quel point le FDG aurait pu être un autre syriza s’il n’avait pas été roulé dans la farine par les ambitions stupides des communistes.


              • Fergus Fergus 27 janvier 2015 17:48

                @ Ariane Walter.

                Encore une fois, personne n’a été « roulé dans la farine » car la stratégie politique du PC - le rapprochement électoral avec le PS pour les municipales - était connue dès la formation du FdG, et Mélenchon - qui est loin d’être un niais - le savait parfaitement. Tout cela a été pitoyable de tous les côtés !

                Par chance, le PC a enfin compris que le PS l’entraînerait par le fond, et c’est heureux. Reste à construire pour les échéances à venir une alliance PG-PC-Ecolos-Nouvelle donne de nature à enfin envoyer le PS à la casse ou vers une alliance avec le Centre-droit plus conforme à sa politique. Mais je ne suis pas certain que Mélenchon soit le meilleur leader. A cet égard, les différences entre lui et Tsipras sont éclatantes : le premier cherche avant tout à convaincre, là où le second privilégie le pugilat à la pédagogie. Certes, Mélenchon a dit avoir changé après l’échec cuisant des Municipales, mais plusieurs de ses prestations ont montré le contraire. Tout n’est pas perdu pour autant en matière de leadership d’un FdG élargi, mais c’est vers une attitude à la Tsipras ou à la Iglesias qu’il faut aller, condition sine qua non d’un élargissement réussi de l’électorat.

                Bonne soirée.


              • Pelletier Jean Pelletier Jean 27 janvier 2015 18:18

                @Fergus

                OUI cent fois oui, si une telle alliance se constituait, « le socialisme » serait de ce côté là et non plus du PS ... mais nous en sommes très loin, et quoi qu’en pense Ariane, Mélenchon est un obstacle, et elle a raison le PC aussi ... donc on est mal, il reste à peine deux ans pour que les choses changent



              • Fergus Fergus 27 janvier 2015 19:41

                Bonsoir, Jean.

                C’est bien pourquoi ma préférence irait vers Larrouturou, à la fois pour son calme et ses qualités pédagogiques qui le rapprochent infiniment plus que Mélenchon de leaders comme Tsipras et Iglesias.

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