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Accueil du site > Actualités > Politique > Les 100 jours de Sarkozy vus par la presse française

Les 100 jours de Sarkozy vus par la presse française

Nicolas Sarkozy fait tout pour plaire. Il démontre une obsession de l’ubiquité. Il semble éprouver un intérêt pour les faits divers. Un grand intérêt même. La question toutefois reste importante : le peuple attend-t-il de son président qu’il soit présent dans tous les faits divers de l’actualité française et, s’il en était capable, de l’actualité européenne ?

Comme l’indique Ghislaine Ottenheimer (Challenges), le président reçoit les dirigeants syndicaux, cajole les chefs de l’opposition, consulte les représentants des associations, visite des usines, inspecte des écoles, inaugure des tramways, reçoit les parents des victimes. Il bouge tout le temps. S’exprime sur tout. On dirait qu’il n’y a pas un Nicolas Sarkozy, mais cinq, dix... Les Français sont médusés. A force d’injonctions verbales, de gestes symboliques, de transgressions politiques, Nicolas Sarkozy a su capter leur attention et leur suggérer, que voilà, ça y est, la France était en train de changer, qu’elle allait bientôt aller mieux, qu’elle avait à nouveau un avenir.

Il ouvre une plage de son horaire au père et au grand-père d’Enis, ce petit garçon kidnappé par un pédophile récidiviste. Le président s’est pourfendu, à cette occasion, dans une déclaration qui a laissé plus d’un pantois. Dans la même semaine, il se rend dans le Finistère aux obsèques du marin-pêcheur, Bernard Jobard, décédé par suite d’une collision de son bateau avec un cargo battant pavillon des îles Kiribati. M. Sarkozy a également rencontré la famille du journaliste franco-canadien, Guy-André Kieffer, disparu en Côte-d’Ivoire en 2004 et que la famille n’hésite pas à qualifier d’affaire d’État.

Chouaib Lusikama, victime de propos racistes de la part de son professeur de mathématiques, vient d’être reçu par le président. Pendant des mois, Chouaib Lusikama a subi jour après jour des remarques racistes de la part de son professeur de mathématiques. Il se voyait ainsi traité devant toute la classe de « Bamboula » et autres sobriquets. L’enseignant a été condamné à un mois de prison avec sursis par le tribunal d’Épinal. Nicolas Sarkozy aurait expliqué au père et à Chouaib qu’il est président de tous les Français et de la République et que ces propos ou discriminations ne doivent jamais exister dans la République.

Patrick Vieira, capitaine de l’équipe de France de football, a également eu le privilège d’être reçu à l’Élysée. Il compte sur le soutien de Nicolas Sarkozy pour développer un projet éducatif en Afrique. Patrick Vieira était accompagné de deux ex-footballeurs, Bernard Lama (ancien gardien de but notamment du Paris-SG) et Jimmy Adjovi Boco, Franco-Béninois et ancien défenseur de Lens. Le capitaine de l’équipe de France a affirmé que la France apporterait « un soutien financier » au projet. De quel ordre ? « On n’en est pas encore là », a-t-il répondu.

Vendredi, M. Sarkozy se rend au Pays basque et à Arcachon (Gironde) pour un déplacement sur les thèmes de la lutte antiterroriste, de la pêche et du tourisme. Et « l’hyperprésident » a bien intention de poursuivre au même rythme la semaine prochaine et les suivantes. «  Je confirme que la rentrée sera animée, et au-delà des 100 prochains jours  », a déclaré le porte-parole de l’Élysée, David Martinon.

Comme le rapportent Les Échos, en Europe, les faits et gestes du président français ne passent pas inaperçus. « Sarkozy va obliger les pédophiles à choisir : la castration ou la prison à vie », titre le quotidien espagnol El Mundo (droite) après l’annonce des mesures sur le suivi des délinquants sexuels. Un peu plus nuancé, El Pais (gauche) retient que l’objectif de Nicolas Sarkozy est « d’isoler » les pédophiles et de durcir les peines pour les récidivistes. L’Italie aussi suit ce débat. Le Corriere della Sera donne la parole à l’ancien ministre des Réformes institutionnelles, Roberto Calderoli. Ce dirigeant de la Ligue du Nord (extrême droite) « jubile » devant la réponse « sérieuse et concrète » de Nicolas Sarkozy et rappelle qu’il fut attaqué « comme un criminel » lorsqu’il avait proposé, il y a trois ans, « la castration chimique » pour les pédophiles.

Il Sole 24 Ore préfère, selon Les Échos, approfondir un autre sujet qui a tenu en haleine les gazettes cet été. Il dresse le portrait très complet de « l’ami italien  » de Nicolas Sarkozy, ou plutôt de « l’ami italo-américain » du président français. Car, précise le journal, Roberto Agostinelli, qui vient d’accueillir la famille Sarkozy dans une propriété de rêve du New Hampshire, louée 44 000 dollars, est à cheval entre les deux pays. Né à New York, il cultive dans la péninsule de très nombreux liens d’amitié et a noué des relations d’affaires de très haut niveau. Après une carrière « pas toujours idyllique » dans des banques comme Goldman Sachs et Lazard, il se présente aujourd’hui « comme le super-banquier d’affaires » et a créé son propre fonds de « private equity », Rhone Capital. Républicain affiché, il soutient dans la course à la Maison-Blanche Rudolph Giuliani. Si l’ancien maire républicain de New York devient président des États-Unis, conclut Il Sole, «  il espère pouvoir établir un fil direct entre l’Élysée et la Maison-Blanche ».

Ghislaine Ottenheimer (Challenges), constate que la « France est sous hypnose ». Avec 65 % d’opinion favorables dans le sondage LH2 paru le 22 août dans Libération, Nicolas Sarkozy résiste à tout. Au temps, au style, aux polémiques, aux attaques. Rien n’y fait. Ni les indignations sur le comportement de son épouse ni les interrogations sur les contrats d’armement en Libye ni les critiques sur ses vacances payées par des amis milliardaires ni l’annonce d’une franchise médicale ni la croissance menacée ni les nuages qui pointent à l’horizon sur fond de crise financière : rien n’a entamé la bonne opinion qu’ont les Français de leur nouveau président.

Ghislaine Ottenheimer avance deux explications à cette situation. La première explication est politicienne : en pratiquant l’ouverture, Nicolas Sarkozy obtient un relativement bon score chez les sympathisants de gauche. Ils sont 43 % à lui faire confiance ! La deuxième est plus psychologique. Les Français ont le sentiment qu’il y a enfin un pilote dans l’avion. Le nouveau président de la République se donne bien du mal pour obtenir des résultats. Il légifère, réagit, bouscule. Il n’hésite même pas à s’attribuer certaines réussites : mini-Traité européen et la libération des infirmières bulgares.

Marcel Gauchet, philosophe, est présenté, par L’Express, comme un des analystes les plus pertinents de la vie politique. Le philosophe constate que la fonction classique d’analyse, de mise en forme des différentes options du débat disparaît. Les hommes politiques dépendent de plus en plus des médias, puisqu’ils n’ont que ce relais pour s’adresser aux populations, à la suite de l’effondrement des partis. Par conséquent, ils se sont calqués sur les mœurs des médias, dont ils ont désormais une science exacte. Du coup, les médias ne peuvent qu’accompagner des candidats aussi parfaits dans leurs opérations de marketing. Et la boucle est bouclée.

La France populaire ne peut se contenter de sourire à ces pirouettes médiatiques. Des questions plus graves l’attendent. Certains indicateurs économiques fléchissent : croissance molle, commerce extérieur déficitaire. Des économistes s’impatientent : il est nécessaire de mener des réformes structurelles, avant de prendre des mesures pour améliorer le pouvoir d’achat, comme le fait M. Sarkozy. Les Français et Françaises ont-ils bien perçu le message du Premier ministre qui a indiqué que des « réformes structurelles  » pour « améliorer la compétitivité » de l’économie française seraient amorcées à la rentrée ? Il annonce par exemple une réforme radicale du crédit d’impôt recherche pour que 100 % des dépenses de recherche soient prises en compte, mesure qui s’ajoute à quelques autres : franchises de santé, fusion ANPE-Unedic, réforme des retraites, autant de chantiers « désormais en phase active », selon le chef du gouvernement. Il est compréhensible que le président veuille éviter une rentrée sociale chaude. Les mauvaises nouvelles économiques sont un motif suffisant pour qu’un débat sur les orientations du gouvernement Fillion soit tenu à l’Assemblée nationale et que le peuple soit consulté. Les observateurs politiques surveilleront très certainement de près les mesures qui seront proposées par la commission Attali sur les freins à la croissance en France. En général, les commissions à caractère économique proposent souvent des mesures qui prennent l’allure d’électrochocs heurtant de plein fouet le peuple.

D’autre part, la confirmation par le ministre de l’Éducation nationale, Xavier Darcos, que quelque 11 200 fonctionnaires de l’Éducation nationale partant à la retraite ne seront pas remplacés, en 2008, (le chiffre de 11 200 suppressions de postes se répartit entre le public, 9 800, et le privé,1 400), provoque déjà l’émoi des syndicats. «  La suppression d’emplois dans la fonction publique sans qu’il y ait de débat sur les objectifs, les missions de la fonction publique, ne me semble pas la bonne méthode  », a déclaré le secrétaire général de la CFDT. « Personne ne peut raisonnablement défendre qu’une telle ponction ne peut être sans conséquence sur l’offre de formation  », indique le SNES.

Une telle réduction des ressources pédagogiques aura-t-elle un impact sur l’enseignement ? Un rapport du Haut conseil de l’Education (HCE) montrerait qu’environ 15 % des élèves du primaire ont de grandes difficultés dans l’apprentissage des fondamentaux, dont la lecture. Créé par la loi Fillon sur l’Ecole, le HCE, composé de neuf membres de toutes tendances, rend des avis et un rapport annuel. « La vérité, c’est que pour 60 % des élèves, ça se passe très bien, pour 15 % très mal et, entre les deux, il en reste 25 %, une population intermédiaire qui n’est pas en situation de faire des études au collège dans de bonnes conditions », a expliqué une source anonyme à l’AFP. Qui débattra de ces questions sinon les parlementaires ? La population jugera peut-être un jour que ces problématiques nationales ne sont plus des faits divers.

Nicolas Sarkozy souffle le chaud et le froid. Il rassure et inquiète. Depuis son élection, les sondages montrent une forte progression de l’optimisme chez les chefs d’entreprises, un regain d’espoir chez les salariés, surtout chez les jeunes, mais aussi une forte inquiétude. L’Union syndicale des magistrats (USM) est sans appel. Le syndicat n’apprécie pas les mesures annoncées par le président de la République. « Comme à chaque fois, on légifère sous le coup de l’émotion et on fait de mauvaises lois », a ainsi déclaré son porte-parole, avant d’ajouter : « Il n’y a rien de nouveau dans les mesures qui sont annoncées. Soit on re-réforme des choses qui ont été modifiées au cours des deux dernières années, soit on réinvente des choses qui existent déjà ».

La majorité présidentielle à l’Assemblée nationale ne semble pas inquiète et ne voit aucune dérive dans les récentes déclarations du président Sarkozy. Au contraire. « Le président de la République a réaffirmé, comme il le fait depuis septembre 2005 et sans avoir peur des mots, qu’un délinquant sexuel ne doit sortir de prison sans avoir été soigné, qu’il le veuille ou non  », ont ainsi souligné les porte-parole de l’UMP, Nadine Morano et Yves Jego. Sauf que ces porte-paroles n’indiquent pas à quel moment le délinquant sexuel doit être traité : pendant son séjour en prison ou au moment de sa libération. L’ancien ministre de la Justice, Pascal Clément, est plus sceptique : « La question posée par la proposition du président, c’est de savoir si l’on peut distinguer le criminel sexuel des autres », a expliqué Pascal Clément. Et de conclure : « Je souhaite bien du courage à la Chancellerie pour la mise en place juridique des solutions. Ce n’est pas fait ! »

Patrick Devedjian déclarait, dans une entrevue au Figaro, que le style et l’action de Nicolas Sarkozy contribuent beaucoup, c’est vrai, à moderniser nos institutions et à les rendre plus simples et plus transparentes. « Il fait descendre l’État de son piédestal et le rapproche des préoccupations des citoyens ». C’est la fin d’une exception française, qui était d’ailleurs une hypocrisie, selon laquelle le président élu ne gouvernerait pas. Le porteur de la légitimité est celui qui décide. Selon M. Devedjian, le président a le droit d’avoir des amis qui l’invitent, et même des amis riches.

A ce rythme, il est possible qu’un jour, fatigué de telles extravagances et des galipettes quotidiennes, le peuple invite le président à descendre de son piedestal et à rendre compte de sa gestion. Plus brutalement et plus rapidement que M. Devedjian ne le croit. « On ne gouverne pas dans l’impopularité, mais on n’exerce pas le pouvoir pour se faire aimer », soulignait un parlementaire de la majorité présidentielle, cité par un quotidien.

Il faut voir, sur une échelle restreinte, comment réagissent les lecteurs du quotidien Le Monde sur les 100 jours de Nicolas Sarkozy. On peut y lire quelques vérités intéressantes dont celle-ci : « Trop de “show” à l’américaine pour chaque mouvement de ce président. Plus de modestie siérait aux finances de l’Etat ! »


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69 réactions à cet article    


  • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 24 août 2007 10:12

    On a voté pour un président médiatique (pas moi, mais j’accepte la règle de la démocratie, et je considère ce président comme le mien, car c’est le peuple qui l’a voulu), après il faut faire avec.

    Mais c’est quand même un peu du bidonnage ces 100 jours (Bonaparte, c’était il y a deux siècles, il faudrait penser à changer d’échelle de temps), dans ces 100 jours on englobe 60 jours de congé (juillet-aout). Ce n’est pas vraiment significatif.


    • Reinette Reinette 24 août 2007 16:35

      DU LOFT...

      Fabriqué par la médiacratie, ce Président doit aussi sa large victoire au terreau semé par la télé-réalité et la presse people. Ce n’est pas un hasard si son portrait officiel a été photoshopisé par le principal des paparazzi de la Star Ac. Plus que sur ses idées, c’est sur la peste émotionnelle et le culte de la personnalité que le triste sire a basé son succès.

      Avant qu’à une dérive droitière du pays, c’est à la mise en scène d’une hystérie digne de la Nouvelle Star que les pros de la com’ ont oeuvré. C’est le syndrome Loft Story et son narcissisme vulgaire, c’est le culte du moi-je-moi-je, de la « réussite » obtenue au prix des simagrées les plus obscènes - que n’auraient pas renié Honecker et Ceaucescu - qui ont fait le lit de cette crispation bonapartiste.

      DEUX décennies de télé-poubelle ont habitué le citoyen à avaler les soupes les plus insipides.

      Anesthésiés par cette avalanche de divertissements à forte teneur idéologique (culte du fric, du pouvoir, de la compétition, du superficiel...), les cerveaux étaient disponibles. Voilà pourquoi Sarkozy n’a jamais payé pour ses couacs et ses excès. Un hit efface l’autre. Il déclare que la France est trop endettée et les Français pas assez ? Personne ne bronche. Il blague au bord d’une piscine à La Réunion : « Je serai un Président comme Louis de Funès dans Le Grand Restaurant, servile avec les puissants, ignoble avec les faibles. » ?

      TOUT BAIGNE !

      Ou Rachida Dati en verve off the record : « J’aurai sûrement le ministère de la Réhabilitation des banlieues à coup de karcher. » ?

      CA GLISSE !

      Fillon commente les 43 % de Sarkozy dès le 1er tour dans les Alpes-Maritimes par un : « Tous des vieux et des fachos, il n’y pas de quoi être fier. » (Le Canard enchaîné) ?

      Qui s’en offusquerait ? Ni les vieux, ni les fachos. Estrosi se lâche contre les Gitans « que nous expulserons dès notre arrivée au gouvernement » ? On ricane sous cape.

      Les tentations eugénistes du candidat de la rupture ? Pas grave ! C’est Koh-Lanta à tous les étages : leur pays devient une jungle de pacotille où 60 millions de candidats à la survie s’étripent sous l’oeil blasé des caméras.

      La France est une chienne, comme disait le rappeur de Villepin.


    • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 24 août 2007 10:57

      @ Cris Wilkinson

      Les 100 derniers jours, assez mouvementés du président, permettent tout de même de définir les contours de ce que sera le style de l’homme dans les prochains mois à venir. Il est également possible de dessiner la manière et l’approche qu’entend privilégier le président dans son rôle.

      Un élément qui sera intéressant d’observer est la relation qui s’établira entre l’Élysée et les journalistes. Il sera instructif de voir évoluer la presse autour de la présidence. L’Élysée pourra-t-elle profiter encore longtemps d’une certaine lune de miel et d’une bienveillante observation des faits et gestes du président ? La presse n’a pas, jusqu’à ce jour, adopté un ton agressif ou par trop négatif à l’égard de Nicolas Sarkozy. Je prédis qu’elle déliera un peu plus les critiques dès une première crise politique ou sociale ou une baisse notable de la popularité du président dans les sondages.

      Il est particulièrement fascinant de constater à quel point les stratèges en communication qui conseillent l’Élysée ne parviennent pas à imposer un frein au président sur les dangers d’une réelle surexposition dans les médias. Les populations, de partout dans le monde, ont une tendance, après une période d’euphorie, de vouloir déboulonner rapidement ceux qui étaient, hier, des héros ou des gens adulés. L’exercice du pouvoir s’use bien vite dans l’esprit des populations qui, au final, ne trouvent pas ce qu’elles cherchent ou cherchent encore ce qu’elles n’ont pas trouvé.

      Pierre R.


      • Daniel Roux Daniel R 26 août 2007 18:27

        à l’auteur,

        L’article se veut complet et est intéressant. Cependant, la fiabilité des mesures de l’état de l’opinion, soit par la presse, soit par les sondages, prêtent à discussion.

        En France, les réactions de la presse ne sont pas le bon baromètre. Si le ministre de l’intérieur Sarkozy a pu faire licencier un directeur de rédaction de Paris Match (peu importe la qualité de l’article) ou empêcher la parution d’un livre sur Cecilia, Sarkozy président impose une prudence respectueuse et craintive dans tous les médias.

        Ce n’est pas un secret, les principaux groupes de presse appartiennent à des financiers proches du pouvoir (quelques exceptions cependant comme le Canard Enchaîné et le Monde diplomatique).

        Les entreprises de sondage sont de la même veine que la presse. Elles ne sont pas plus crédible. De fait, ce sont des médias d’opinions mais les résultats sont manipulés. Ils avouent tripatouiller les résultats sous le prétexte que les gens ne répondent pas sincèrement et qu’il faut donc « corriger ». Il est permis de douter de l’exactitude de ces corrections empiriques et donc des résultat annoncés sur l’opinion des français.

        N’oublions pas que comme les entreprises de presse, leurs actionnaires sont de gros financiers comme Bolloré (un autre riche ami du président), dépendants directement ou indirectement des commandes d’Etat. Il serait d’ailleurs temps que le législateur se préoccupe sérieusement du fonctionnement de ces officines et circonscrive leurs activités au monde commercial.


      • tvargentine.com lerma 24 août 2007 11:23

        Vous citez la presse française,mais comme le savez,elle est en déficit car personne ne la lit,à l’exception de gens qui se considérent « intellectuels ».

        La presse française n’a jamais été à la pointe de l’information et de la transparence et encore moins une presse de reportage d’investigation.

        Toutefois Ghislaine Ottenheimer à raison de dire qu’il existe un pilote dans l’avion qui à su faire la rupture avec des présidents « monarchistes » qui ne s’exprimaient de 2 fois dans l’année.

        Nous avons un président dynamique,qui colle à la réalité quotidienne des français afin d’aller de l’avant en réformant le pays.

        Même les gens de gauche sont ravis de cette ouverture et d’ailleurs la France populaire a voté Nicolas Sarkozy

        En ce qui concerne la 1ere armée du monde (les fonctionnaires de l’éducation nationale) oui nous devons supprimer des postes et augmenter la productivité des professeurs en faisant respecter la durée légale de travail en France : 35 heures et non 25 heures.

        Des milliers de fonctionnaires de l’éducation nationale travaillent au noir dans le privé et il n’est pas normal de laisser cette situation durer.

        Une telle réduction des ressources pédagogiques aura-t-elle un impact sur l’enseignement ?

        La réponse est NON

        Elle remettra de l’ordre car le Ministere de l’éducation nationale n’a pas de DRH !

        Disponibilité des fonctionnaires,performance des compétences du savoir,qualité du service public,voila ce que doit etre l’éducation nationale qui doit etre « demarxisé » car si il existe des echecs scolaires c’est que la culture des connaissances n’est pas couvertes complétements par l’instruction.

        80% des créateurs d’entreprise en France sont autodidactes.

        L’éducation nationale doit savoir instruire les jeunes à l’économie et à la création d’entreprise à l’école,afin que les enfants en echec scolaire,puissent s’intégrer plus facilement dans l’économie en disposant d’un bagage et une culture d’entrepreneur car ils auront acquis toutes les compétences pour monter leur société.(liberté)

        Moins de fonctionnaires et mieux payés mais dont les régimes sociaux doivent etre les mêmes que le reste de la population. (égalité)

        Quand aux problèmes économiques qui dépendent de l’environnement mondial,dont Nicolas Sarkozy n’est pas « responsable »,c’est lui faire un mauvais procès.

        Ce président est un grand président de rupture avec l’ancien régime présidentiel

        Quand aux syndicats en France,ils sont necessaires mais ils doivent moderniser leur culture politique encore trop « marxisante » ou « catholique » mais doivent à l’image des syndicats allemands ou des pays nordiques intégrer l’économie de marché dans leur culture syndicaliste et non la rejeter


        • iliaval iliaval 24 août 2007 12:07

          Ben voyons ! Non, les syndicats n’ont aucun intérêt à intégrer l’économie de marché, car qu’on le veuille ou non, la lutte des classes est toujours d’actualité. Le marxisme, le vrai pas celui des pays de l’Est, est aussi d’actualité. Nous devons mettre en commun et non plus raisonner en individualistes. La planète est mise à sac depuis trop longtemps par l’économie de marché. C’est elle qui pollue, qui tue la faune et la flore, qui affame le monde, fait travailler les enfants,etc. Il faut que l’économie de marché crève avant qu’on en crève ! Le travail salarié payé une misère partout dans le monde (y compris en France où il est de moins en moins possible de vivre avec le SMIC, où il y a de plus en plus de gens à la rue, ou qui ne peuvent vivre correctement avec leur seul salaire) doit disparaître, car ce n’est qu’une des nombreuses variantes de l’esclavage. Non, les syndicats ne doivent absolument pas se rallier à cette économie de marché qui est paraît-il la seule possible et c’est faux : l’Amérique du Sud est en train de nous prouver le contraire.


        • ZEN ZEN 24 août 2007 13:09

          « Même les gens de gauche sont ravis de cette ouverture et d’ailleurs la France populaire a voté Nicolas Sarkozy ».., dit Ierma

          Miracle du discours !...Il suffit d’affirmer pour établir la vérité...


        • claude claude 24 août 2007 13:56

          @ lerma,

          si l’on vous suit bien, le temps passé par les professeurs à préparer leurs cours va leur être enfin décompté ? quelle belle avancée, et je ne puis qu’approuver !

          je ne savais pas que les français avaient un tel niveau de culture : le parisien, paris-match journaux intellectuels, TF1 concurrent d’arte, j’en redemande ! smiley

          il existe certes, un pilote dans l’avion, mais qui ne sait pas lire ses instruments de navigation, et en premier le compas et l’horizon artificiel...


        • RemiZ 24 août 2007 15:42

          « Vous citez la presse française,mais comme le savez,elle est en déficit car personne ne la lit,à l’exception de gens qui se considérent »intellectuels« . »

          - > Alors la, rien a dire, c’est du Lerma tout crache. Vive la complaisance dans l’ignorance. Pourtant vous citiez le figaro il y a encore peu. Seriez vous un intellectuel (mon dieu quel gros mot)

          « Nous avons un président dynamique,qui colle à la réalité quotidienne des français afin d’aller de l’avant en réformant le pays. »

          - > Il colle a la realite quotidienne, certes, mais attention ! Pour ma part, je n’ai jamais ete insulte de « Bamboula », jamais ete victime d’un violeur, jamais eu de parent mort en mer... C’est la politique et non le fait divers qu’il faut regarder...

          « Des milliers de fonctionnaires de l’éducation nationale travaillent au noir dans le privé et il n’est pas normal de laisser cette situation durer. »

          - > Je propose d’attaquer en premier ces salops de garagistes et plombiers. Comme vous etes reducteur.

          "Une telle réduction des ressources pédagogiques aura-t-elle un impact sur l’enseignement ?

          La réponse est NON"

          Ca c’est vous qui le dites.

          « Elle remettra de l’ordre car le Ministere de l’éducation nationale n’a pas de DRH ! »

          Mon cher Lerma, je suis pret a parier que vous n’avez pas les capacites requises pour passer le Capes, et encore moins l’Agregation, qui sont des diplomes de tres haut vol.

          « Quand aux problèmes économiques qui dépendent de l’environnement mondial,dont Nicolas Sarkozy n’est pas »responsable« ,c’est lui faire un mauvais procès. »

          D’accord, mais sa prevision de croissance a 2,25% tient toujours. Attendons janvier pour lui faire ce fameux proces.

          « Ce président est un grand président de rupture avec l’ancien régime présidentiel »

          Il ne mesure pas 1m60 (pardon, c’est stupide mais c’etait trop tentant)

          « Quand aux syndicats en France,ils sont necessaires mais ils doivent moderniser leur culture politique encore trop »marxisante« ou »catholique« mais doivent à l’image des syndicats allemands ou des pays nordiques intégrer l’économie de marché dans leur culture syndicaliste et non la rejeter »

          La seul chose intelligente de votre argumentation. Les syndicats doivent evoluer et tirant moins de leur cote. Mais le Medef doit faire le meme de son cote. C’est la toute la difficulte. Les 2 syndicats tirent tres fort, d’ou conflit. Si chacun tirait un peu moins fort, on s’y retrouverait peut-etre mieux...


        • A. Nonyme Trash Titi 27 août 2007 11:33

          @iliaval

          « Le marxisme, le vrai pas celui des pays de l’Est, est aussi d’actualité. » Dites-vous ?

          Mais qui voudrait vivre dans une société Marxiste en France, ne serait-ce que le vrai Marxisme - utopique - comme vous le dites ? Mais personne mon bon Monsieur, en tout cas sûrement pas de quoi faire le début du commencement d’une majorité.

          La lutte des classes ? D’actualité ? Changez de vocabulaire ou donnez-nous votre définition de classes aujourd’hui !

          Classe ouvrière ? Elle existe encore, mais pas assez puisque nous détruisons allègrement la production de produits manufacturés dans notre pays depuis des années. Et après ?

          La classe des employés, la classe des fonctionnaires ?... La classe de la lutte des classes ???


        • gloagf 28 août 2007 16:42

          Oui merci Trash Titi !!! Parce que tout le monde reagit a Lerma (ce qui est normal), mais on en oublit des choses tout aussi chocante (la lutte des classes, le marxisme...). Merci de ne pas avoir laisse passer ca !


        • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 24 août 2007 11:41

          @ lerma

          J’apprécie votre argumentation qui traduit vos convictions profondes. Je ne peux que les respecter. Merci.

          Pierre R.


          • Vilain petit canard Vilain petit canard 24 août 2007 11:50

            Bonne synthèse de ces 100 jours d’omniprésence médiatique (même pendant ses vacances de 3 semaines, Nicolas Ier n’a émis « que » 20 communiqués de presse, soit un par jour). Et le moins qu’on puisse dire, c’est que la presse française est assez complaisante à son égard.

            Il est vrai que la plupart de ces interventions médiatisées ne peuvent que rencontrer de l’approbation populaire : qui aurait le culot de se plaindre que le Président aille aux funérailles d’un pauvre pêcheur ? Ou reçoive des victimes du loup-garou pédophile ? Ou encore un pauvre gamin insulté pour sa couleur de peau ? C’en est même un peu facile, il suffit de suivre l’actualité judiciaire et on reçoit les cibles de la pitié publique, il n’y a plus qu’à récolter la manne journalistique.

            La surexposition guette, je suis d’accord avec vous, il va y avoir un retour de bâton un de ces quatre matins. Le refus du Président que son épouse aille s’expliquer devant la commission parlementaire pourrait être le début du retournement. Je ne crois pas que l’opinion publique apprécie ce « passe-droit » institutionnel, mais on ne sait jamais...


            • ZEN ZEN 24 août 2007 13:05

              @ Vilain Canard

              Bien vu !


            • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 24 août 2007 14:57

              @ Vilain canard

              Excellent. Merci de compléter. Comme vous le constatez, il y aurait une revue de presse particulièrement dense à monter pour vraiment suivre le président Sarkozy. Et nous n’abordons ici que la presse écrite. Imaginons maintenant la presse électronique.

              Pierre R.


            • Mondran 24 août 2007 12:39

              Cette fascination pour Sarkozy est d’abord celle de la presse elle même. J’écoute France Inter tous les jours, et le nombre de citations du nom de notre président est tellement important qu’il est presque impossible de le décompter. D’ailleurs, il est intéressant de noter que lorsqu’on parle de lui, on évoque son identité (prénom, nom) et non sa fonction (le président, le chef de l’état) comme c’était beaucoup plus souvent le cas, pour ses prédécesseurs. Je trouve que la presse dessine peu à peu, la figure « d’un petit frère du peuple », qui je le crains, correspond à un vieux fond français. La fascination pour les figures tutélaires (Napoléon, Charles de Gaulle, par exemple) est typiquement français. En parlant de tout et de n’importe quoi (les bourrelets), la presse noie le lecteur dans une information sans fin et sans fil. N.S et son épouse sont finalement des acteurs de soap opéra où à chaque épisode, il y a un rebondissement imprévu, ce qui permet à des rédacteurs, peu journalistes dans l’âme, d’écrire et d’écrire encore, sans approfondir des vrais sujets de société, dont les réponses ne peuvent pas être contenues dans une réplique martiale ou émotionnelle, comme le veut le style de notre présidence.

              Mais nous n’avons que la présidence que nous méritons et je crains que le jugement de nos enfants sur notre (in)capacité à répondre aux problèmes de la planéte et à la dangerosité de la situation actuelle soit sans indulgence.


              • ripouette ripouette 24 août 2007 13:30

                Vivement les 1825 jours de Nicolas Sarkozy !!!


                • claude claude 24 août 2007 13:43

                  merci pierre pour cet article.

                  votre oeuil d’observateur extérieur, nous apporte un point de vue intéressant, neutre et impartial...

                  en ce moment éclate en france, une nouvelle histoire d’infanticide : une jeune femme a tué et congelé ses 3 bébés, sans que son entourage ne s’en aperçoive.

                  http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-32142457@7-37,0.html
                  http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20070823.OBS1789/les_rece ntes_affairesdinfanticide_en_france.html

                  j’aimerais savoir auprès de quelles victimes, il va apparaître : soyons cyniques : va-t-il convier les bébés congelés à l’élysée ???

                  sarko est comme la mouche du coche : partout et nulle part à la fois :

                  http://www.lafontaine.net/lesFables/afficheFable.php?id=137

                  Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé,

                  Et de tous les côtés au soleil exposé,

                  Six forts chevaux tiraient un coche.

                  Femmes, moine, vieillards, tout était descendu.

                  L’attelage suait, soufflait, était rendu.

                  Une mouche survient, et des chevaux s’approche,

                  Prétend les animer par son bourdonnement,

                  Pique l’un, pique l’autre, et pense à tout moment

                  Qu’elle fait aller la machine,

                  S’assied sur le timon, sur le nez du cocher.

                  Aussitôt que le char chemine,

                  Et qu’elle voit les gens marcher,

                  Elle s’en attribue uniquement la gloire,

                  Va, vient, fait l’empressée : il semble que ce soit

                  Un sergent de bataille allant en chaque endroit

                  Faire avancer ses gens et hâter la victoire.

                  La mouche, en ce commun besoin,

                  Se plaint qu’elle agit seule, et qu’elle a tout le soin ;

                  Qu’aucun n’aide aux chevaux à se tirer d’affaire.

                  Le moine disait son bréviaire :

                  Il prenait bien son temps ! Une femme chantait :

                  C’était bien de chansons qu’alors il s’agissait !

                  Dame mouche s’en va chanter à leurs oreilles,

                  Et fait cent sottises pareilles.

                  Après bien du travail, le coche arrive au haut :

                  « Respirons maintenant, dit la mouche aussitôt :

                  J’ai tant fait que nos gens sont enfin dans la plaine.

                  Cà, Messieurs les Chevaux, payez-moi de ma peine. »

                  Ainsi certaines gens, faisant les empressés,

                  S’introduisent dans les affaires :

                  Ils font partout les nécessaires,

                  Et, partout importuns, devraient être chassés.

                  le quotidien 20 minutes a cartographié les déplacements de super président : http://www.20minutes.fr/article/172415/Debats-La-carte-des-deplacements-du-President-Sarkozy.php

                  il est en train de nous faire le coup du miroir aux alouettes, et il a le chance : la france reçoit la coupe du monde de rugby dans 15 jours, et les syndicats, fair-play ont promis de rester discrets... mais attendons-nous, à partir du 20 octobre, à des essais d’explication qu’ils ne tarderont pas à transformer automne mouvementé si le gouvernement tente de botter en touche !


                  • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 24 août 2007 14:50

                    @ Claude

                    Cette cartographie est fascinante. Merci. J’invite tout un chacun à consulter ce lien proposé.

                    Pierre r.


                  • maxim maxim 24 août 2007 14:11

                    lorsque l’on a voté pour Sarkosy ,on n’a pas voté pour Monsieur Sarkosy ,on a voté pour un changement de société ,je dois avouer que je suis surpris moi même de l’hyperactivité de notre président ,mais il a bien dit qu’il s’attelerait à toutes les tâches ??? ne prenez pas ma réflexion pour de la crédulité pour autant ....mais pour l’instant nous avons quelqu’un qui bouge ,nous le verrons bien à l’usage ,nous verrons bien les résultats ,comme beaucoup de mes semblables j’ai voté pour LE CANDIDAT de la droite ,de celle que je reconnais ,celle qui veut bouger ,si ce ne sont que des effets d’annonce ,je le ferai savoir également dans mon prochain vote ,pour l’instant ,nous avons un président qui se remue ,depuis bien longtemps que ça n’était pas arrivé ,et bien qu’il fasse son boulot ,on lui a donné carte blanche à 54% de citoyens ,je ne pense pas qu’il y ait chez nous 54% de crétins ( j’ai parfois eu cette impression à la lecture de certains articles ou de certains posts ) et quand bien même je ferai partie de ce monde de crétins ou de bernés ,j’ai fait ce choix en toute conscience ,j’en avais marre de voir mon pays à la traine et devenu la risée des autres ,et bien même si Sarkosy ne réussit pas totalement son programme ,il aura au moins eu le merite de nous rendre notre fièrete ,et pour beaucoup ,ça compte !!!!!!.


                    • Mondran 24 août 2007 14:31

                      Les pesonnes ayant voté pour le candidiat sont bien entendu tout à fait respectables et seule l’histoire permettra de dresser un bilan objectif de cette présidence. Par contre, je ne comprend pas cette vision selon laquelle la France aurait été avant lui à la traîne. Je n’ai jamais été un partisan du chiraquisme ni du mitterandisme d’ailleurs, mais il me semble qu’il faudra au moins retenir des 12 années de Jacques Chirac, la volonté (avortée malheuresement) de créer un monde multipolaire, prenant en compte d’autres impératifs que ceux de la surpuissance américaine et dans lequel la France jouerait un rôle important. Le réalignement opéré par notre présidence dans l’influence américaine est un contrepied total qui a mon avis n’a pas beaucoup de sens dans le monde dans lequel nous vivons.

                      Un dernier mot, je pense que comme beaucoup d’entres nous, vous êtes un français de la classe moyenne, et donc que vous ne bénéficierez en rien de la loi TEPA (sauf, si vous venez d’acheter un logemet), mais vous pouvez être sûrs que vous en subirez les effets induis. Comme vous le dites, Sarkozy fait son boulot, il applique méthodiquement son programme avec son style particulier. On peut simplement espérer que les citoyens seront mettre de côté la forme (beaucoup de gesticulation quand même) pour analyser le fond de cette politique. Sinon nous aurons vraiment quitter la politique pour entrer dans le spectacle permanent.


                    • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 25 août 2007 13:03

                      @ Mondran

                      Il y a lieu effectivement de s’interroger sur la volonté du président Sarkozy de s’aligner davantage sur Georges W. Bush. Pour moi, cette tendance lourde m’apparaît comme un mystère complet.

                      Pierre R.


                    • tvargentine.com lerma 24 août 2007 14:19

                      Je viens d’en prendre connaissance

                      http://fr.news.yahoo.com/afp/20070824/tfr-immobilier-fiscalite-gouvernement-a8f5b30_2.html

                      Une très bonne nouvelle pour les français qui veulent devenir propriétaire.

                      Bravo pour ce gouvernement qui pratique une politique en phase avec la demande de ses citoyens


                      • Mango Mango 24 août 2007 14:32

                        Merci pour cet article.

                        Je me permets de compléter.

                        http://fr.news.yahoo.com/afp/20070824/tfr-justice-sarkozy-4019c1e_1.html


                        • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 24 août 2007 14:55

                          @ Mango

                          Les déclarations du président sont incroyables. Intervenir aussi directement dans le pouvoir judiciaire est assez particulier, surtout lorsqu’il s’agit de modifier le statut d’une personne dont un non-lieu « psychiatrique » a été requis. Je pressens qu’un jour, les magistrats vont se rebeller, ce qui n’est certainement pas coutume. Merci pour cette information assez déconcertante.

                          Pierre R.


                        • Mango Mango 24 août 2007 15:05

                          Oui Pierre : incroyable, et comme toujours « imparable » car jouant sur l’émotion et l’affect, sur les « comment voulez-vous que... ? » et les « Vous ne voudriez pas que... ? » ou « Voulez-vous que... ? » qui font passer tout contradicteurs pour des brutes sanguinaires, ou au mieux, pour de parfaits imbéciles.

                          S’il y a des experts sur Avox, ce serait intéressant qu’ils nous éclairent sur la syntaxe et la rhétorique Sarkozienne.


                        • RemiZ 24 août 2007 15:26

                          J’avais justement entendu un psychiatre parler de la rhetorique de Sarko a l’epoque de la femme brulee dans un bus. Il place systematiquement son interlocuteur a la place de la victime, et un sentiment d’empathie naturelle bloque toute pensee concrete pour se placer dans l’affectif pendant quelques secondes. C’est ce qui lui donne l’impression qu’il a toujours raison : l’affectif fait qu’on n’est incapable de l’interrompre avec un argument valable. Et apres il est deja trop tard...

                          Je ne me rappelle plus le terme pour designer cette methode.


                        • spartacus1 spartacus1 24 août 2007 19:02

                          Extrait des paroles de Sarkozy (sur le lien cité plus haut)

                          « ... ou par une soeur dont on a décapité la tête », a-t-il ajouté.

                          Parce qu’on peut décapiter autre chose que la tête ?

                          Je savais Sarkozy totalement inculte, mais à ce point là, ça me sidère !


                        • Mango Mango 24 août 2007 20:11

                          @ Spartacus

                          C’est l’émotion...


                        • PtitLudo PtitLudo 25 août 2007 10:29

                          Et toujours la technique de répondre à une question par une question qui elle, n’est pas posée. Par exemple à propos de l’audition de C. Sarkozy, il répond « Auriez-vous préféré que les infirmières restent en prison ? » Voilà, ça coupe court à toute discussion, sauf si les journalistes étaient un peu plus courageux.


                        • RemiZ 24 août 2007 15:06

                          Bravo Pierre pour vos mots toujours justes.

                          Je trouve pour ma part les methodes de M. le President assez abjectes (le profit de l’anecdote) mais j’attends avec impatience de voir les resultats de sa politique.

                          Les 1eres reponses tomberont vers 2009-2010. C’est a ce moment qu’il faudra faire un bilan. En attendant, il est acquis que beaucoup d’air est brasse...


                          • ZEN ZEN 24 août 2007 15:29

                            Un point de vue intéressant :

                            « Il a compris qu’il fallait compenser l’état de siège par l’offensive permanente, explique l’historien et philosophe Marcel Gauchet, dans L’Express du 23 août. Il submerge ses contradicteurs par une occupation constante de la scène médiatique, si bien que sa parole prend le dessus (...). Dans cette logique, le sujet qui passe mal un jour est compensé par celui qui arrive le lendemain. »


                            • Reinette Reinette 24 août 2007 16:12

                              SARKO-LE-BLEU

                              Notre bien aimé grand leader Kim-Il-Sarkozy a pris résolument la tête du combat en faveur du sauvetage de la planète. Fort du succès de la vague bleue au Parlement, notre empereur a indiqué quels sont les sujets prioritaires :

                              - Recyclage des déchets : Éric Besson et Bernard Kouchner ont trouvé des ministères.

                              - Réchauffement climatique : le short de joggeur est obligatoire à l’Élysée.

                              - Fonte de la banquise : Cécilia sourit de nouveau.

                              - Gaz à effet de serre : péter en conseil des ministres est désormais interdit.

                              - Pollution de l’air : la racaille de banlieue est assignée à domicile jour et nuit, pour son bien, à cause des lacrymos.

                              - Énergie renouvelable : une heure au bois de Boulogne tous les matins.

                              - Développement durable : les électeurs sont priés de réélire déjà notre satrape adoré dans 5 ans afin qu’il ait les moyens d’agir dans la durée.

                              Ces thèmes évoqués, notre divin Président a montré qu’il passait aux actes en nommant Alain Juppé ministre de l’Écologie car cet expert, victime d’une sévère défoliation capillaire, sait comment lutter contre la disparition du couvert végétal. Dans la foulée, un « Grenelle de l’environnement » a été prévu à Pâques ou à la Trinité, voire à la Saint-Glin-Glin.

                              Aussitôt convoquées, les associations les plus représentatives de la mue du capitalisme se sont empressées de donner quitus de la bonne volonté de son VRP élyséen. « Il est vraiment fort », ont-elles soupiré en sortant de la réunion avec le solide optimisme du cocu voyant sa femme sortir d’un hôtel de passe au bras d’un fort des Halles pris pour le portier du clandé.

                              Et c’est vrai qu’il est fort, notre bien aimé grand leader ! Ses mollets sont plus gros que ceux du bon Hulot. Et un culot, je te dis pas ! Il a même fait croire à la Ligue de protection des oiseaux que son profil de vautour cachait un coeur de mésange. Aux Amis de la Terre, il a réussi à vendre une paire de joggings crottés, signe imparable de son amour du sillon boueux.

                              Mais ce n’est pas tout de préparer l’avenir. Faut aussi solder le passé. Donc liquider l’héritage de Mai 68.

                              Chacun se remémore les slogans honteux qui déshonoraient nos murs, comme « Ne travaillez jamais ! » ou « Jouir sans entraves ». Comme s’il n’était pas meilleur d’utiliser le fouet et les menottes ! En juin 68, un cortège de vaillants grabataires gaullistes, renforcé par les potaches boutonneux de Neuilly, a repris le pouvoir aux soixante-huitard et De Gaulle, pour remercier ses sicaires, a rouvert les pompes à essence car les vacances approchaient.

                              Le jeune Sarkozy comprend aussitôt où est sa vocation : bouter hors du royaume de France cet envahisseur crypto-anarcho-juif-allemand Daniel Cohn-Bendit, dit Dany-le-Rouge. Lui sera Sarko-le-Bleu. Une fois au pouvoir, il réhabilitera le knout et la garcette dont le populo est friand car ce qu’il aime par dessus tout, le manant, c’est trimer pour un salaire de merde pendant que ses chefs du CAC40 se mitonnent des parachutes en or. Le « merci » respectueux est facultatif mais cependant recommandé.

                              Ce n’est pas que le message de Mai 68 était mauvais ! C’est que les gugusses qui l’ont mis en oeuvre en mai 81, à l’arrivée de Mitterrand, l’ont dénaturé en se partageant les honneurs et le pognon et en devenant les patrons dont ils réclamaient la peau rue Soufflot (exemple : July à Libé).

                              D’où la haine des générations Sarko qui ont été contraintes de ronger leur frein jusqu’en 2007 pour aller elles aussi à la soupe. Elles y sont. Écologie oblige, la soupe sera verte. Pas question de toucher au nucléaire, cependant, car sans énergie, pas d’usines et de bureaux, donc pas de salariés heureux de gagner de quoi remplir leur chariot au super avant d’aller voter pour Sarko-le-Bleu. Tout se tient dans la non-vie.

                              SI vous voulez savoir ce qu’était l’esprit Mai 68, le vrai, celui de Jarry, de l’humour Hara-Kiri, de la déconnade, lisez Panique à l’Impérial Palace, chronique de l’agitation culturelle dans les Savoies, Michel Carvallo (Asile éditions, 59, route des Frassettes-Ferrières, 74370 Pringy). Vous verrez que le jazz mène à tout.


                              • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 24 août 2007 21:09

                                @ Reinette

                                Analyse audacieuse mais intéressante.

                                Pierre R.


                              • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 25 août 2007 02:17

                                @ Reinette

                                Grand sens de l’humour. J’ai apprécié.

                                Pierre R.


                              • Vilain petit canard Vilain petit canard 27 août 2007 10:43

                                Bravo Reinette, commentaire judicieux ... et rigolo ! Et en même temps, fine analyse de ce désir de revanche maladif, clamé dès la campagne. C’est vrai que cette vague bleue sonne un peu comme la chambre bleu (horizon), revancharde et polarisée sur Sedan (38 ans avant). Enfin, encore que Guillaume II était plus dangereux que nos chevelus « débraillés » (comme disait ma grand-mère à l’époque).

                                Sarko, il parle comme un vieux qui n’aurait toujours pas digéré les élucubrations de ces jeunes chevelus désordonnés. En fait, Sarkozy date terriblement, mais c’est assez normal, il a été élu massivement par ceux qui avaient déjà fini leurs études en 68.


                              • Vilain petit canard Vilain petit canard 27 août 2007 13:36

                                Oula excusez, je voulais dire l’Union Sacrée, et pas la Chambre Bleu Horizon, c’est le bleu qui m’a f... dedans !


                              • donegale 24 août 2007 17:47

                                la supermédiatisation journalière de président me rappelle les effigies des dictateurs sur les murs des villes. tous les jours, impossible d’oublier qu’il veille sur nous.............


                                • Bulgroz 24 août 2007 18:30

                                  Pierre R,

                                  La rédaction d’Agoravox vous sait gré d’avoir ouvert un exutoire (un dégueuloir) pour les anti sarkozites.

                                  Aujourd’hui, 3 articles anti sarkozistes.

                                  Hier, c’était un vrai gars de gauche (Philippe Renève) qui avant tenté de se mettre dans la peau d’un mec de droite mais il a arrêté car (je cite texto) :pour ne pas avoir à « nettoyer les vêtements trop souvent souillés en vomissant de dégoût de moi-même ». C’est, parait il de l’humour, mais ça montre le niveau.

                                  Aujourd’hui, sur le fil de votre article, (je prends au hasard) un certain « Donegale » dit :

                                  « la supermédiatisation journalière de président me rappelle les effigies des dictateurs sur les murs des villes. tous les jours, impossible d’oublier qu’il veille sur nous.............  »

                                  et là, nous avons le témoignage poignant d’un gars qui sait de quoi il parle, les dictatures, il les connaît !!!

                                  Vachement intéressant, votre fil.

                                  Pierre R, je ne sais si ces antisarkozistes lisent réellement votre article ou ne voient là qu’un moyen d’y poster leur frustration débile.

                                  Votre article commence mal : « Nicolas Sarkozy fait tout pour plaire ».

                                  Et le refus de ne pas faire les amnisties (délits routiers et sorties de prison), c’est fait pour plaire ? C’est pourtant le premier de ses actes et ça n’a pas plu à beaucoup de monde, non ?

                                  Le reste est à l’avenant ; oui, la rédaction d’Agoravox vous remercie de rassembler une fois de plus le fonds de commerce constitué par tous ces refoulés anti sarkozistes qui n’ont personne d’autre à qui se référer (Sego, Besancenot, Voynet, Buffer...) ni hier ni demain..

                                  La vraie vie, elle n’est pas dans votre article ni dans les media qui courent et s’agitent après Sarkozy, elle est ailleurs et les vrais gens (ceux qui pensent qu’il faut quelqu’un pour gouverner et régler les problèmes) aussi.

                                  C’est donc un très mauvais article.


                                  • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 24 août 2007 21:08

                                    @ Bulgroz

                                    Votre avis est important. Je constate que malgré toutes les précautions prises dans la rédaction et le choix que je souhaitais équilibré des références de presse, vous m’imputez un échec. Je l’accepte. Il n’est pas facile, convenez-en, d’analyser le plus objectivement possible le comportement des autorités politiques de la France tant les clivages gauche-droite m’apparaissent irréconciliables.

                                    Pierre R.

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