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Les 4 enjeux nationaux des élections départementales de mars 2015

Un nouveau scrutin peu lisible, un FN hypertrophié par les sondages, une gauche divisée au combat…

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Les deux prochains dimanches, auront lieu les deux tours des premières élections départementales. Normalement, elles auraient dû être aussi les dernières car il était prévu la suppression des départements en 2020, mais finalement, le gouvernement a reculé. En fait, le gouvernement a tout fait pour que les électeurs s’abstiennent tant la somme des absurdités est grande sur la réforme territoriale. Ce n’est pourtant pas une raison pour s’abstenir. Le droit de vote est la véritable arme du citoyen et lors des deux dernières guerres mondiales, nombreux en France ont donné leur vie pour ce droit que certains veulent mépriser aujourd’hui comme des enfants gâtés et capricieux, et nombreux encore meurent chaque jour un peu partout dans le monde.

Les élections départementales servent à désigner les 4 108 conseillers départementaux appelés à gérer les conseils départementaux. L’appellation a changé, avant, c’étaient les élections cantonales pour élire les conseillers généraux gérant des conseils généraux. Mais il n’y a pas que le nom qui a changé avec la loi du 17 mai 2013. Le mode de scrutin et aussi les compétences. Si le mandat est de six ans, le renouvellement est désormais intégral tous les six ans. Jusqu’en 2015, le renouvellement était par moitié tous les trois ans, pour éviter des ruptures brusques de majorité.

Les dernières élections cantonales ont eu lieu le mars 2011 et en mars 2008. La réforme du 16 décembre 2010 que Nicolas Sarkozy avait fait adoptée prévoyait des élections à la fois cantonales et régionales en mars 2014 avec l’institution des conseillers territoriaux présents à la fois pour le département et pour la région, afin de limiter le nombre d’élus. Mais cette réforme avait été annulée dès l’arrivée au pouvoir des socialistes, qui ont rétabli la clause de compétence générale sur tous les institutions territoriales puis, avec la réforme territoriale lancée par Manuel Valls (la troisième en quelques années !), cette clause de compétence générale a été de nouveau supprimée (avec ce gouvernement, il n’y a même plus besoin de changement de majorité pour défaire ce que le gouvernement précédent a fait).

Mais cela n’indique toujours pas quelles seront les missions des conseillers départementaux qui seront élus dans quelques jours, puisque la loi n’est toujours pas finalisée ! C’est comme si l’on élisait le Président de la République sans savoir quelles seront ses prérogatives, et c’est possible justement qu’en fonction de cela, les électeurs choisissent différemment.

Il faut donc saluer la grande perspicacité de tous les candidats (je dis bien tous) à ces élections, car il leur a fallu quand même trouver un programme sans savoir quels seront leurs pouvoirs. La nationalisation et la politisation du scrutin peuvent ainsi se comprendre pour cette raison.

Par ailleurs, Paris, Lyon, la Guadeloupe et la Martinique ne sont pas concernés par ces élections, les deux dernières n'ayant plus qu'une seule entité régionale (élue en décembre prochain), Lyon ayant transféré les compétences départementales dans sa communauté urbain ; quant à Paris, le conseil de Paris est à la fois municipal et départemental.

En cas de second tour, les deux premières listes sont d’office qualifiées même si elles recueillent moins de 12,5% des inscrits, ainsi que les autres listes ayant recueilli plus de 12,5% des inscrits.

Un autre changement non négligeable a également eu lieu dans le mode de scrutin, véritable usine à gaz où les électeurs auront bien du mal à s’y retrouver. Comme ces assemblées étaient encore particulièrement masculines et comme le scrutin proportionnel avait été exclu pour préserver la représentation très locale des élus, il a été décidé de faire élire des binômes un homme/un femme à la place d’une seule personne. Cela a donc nécessité la fusion de la moitié des cantons, avec quelques charcutages à visée purement électoraliste. Les deux personnes doivent donc avoir des sexes différents (le contraire du "mariage pour tous") mais peuvent être de partis différents, voire opposés (rien ne les empêche de se présenter ensemble).

Le résultat "sexuel" est donc déjà connu dès maintenant sur la répartition par sexe : il y aura dans chaque conseil départemental 50% d’hommes et 50% de femmes. Il faudrait d’ailleurs se poser la question sur la pertinence de mettre dans une assemblée délibérative un nombre pair de membres qui risque d’être immobilisée en cas de confrontation 50/50. Cela dit, on ne peut que se réjouir de cette arrivée massive des femmes dans la gestion des départements (ce qui a nécessité à beaucoup de sortants hommes de renoncer à une nouvelle candidature). Il restera à compter aussi quelle sera la proportion de présidentes de conseil départementaux.

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Le schéma proposé par le Ministère de l’Intérieur (qui figure ici) reste cependant emprunt d’un grand sexisme : il a représenté studieusement les hommes en bleu et les femmes en rose ; les traditionalistes peuvent respirer, la théorie du genre n’est pas passé place Beauvau !

Contrairement aux précédents scrutins cantonaux, les candidatures individuelles, isolées, n’auront plus beaucoup de chance de passer en dehors des partis et des investitures. Parce qu’il faut maintenant quatre personnes pour constituer une liste, deux femmes et deux hommes, pour deux sièges de titulaire et deux suppléants. Concrètement, au contraire des autres scrutins, il y a donc très peu de listes dans la compétition. En général, il y a une liste FN, une liste UMP-UDI-MoDem, une liste PS et alliés (comme le PRG) et, éventuellement, une liste Front de gauche. Les écologistes ont fait fort puisqu’ils se sont alliés dans certains cantons parfois au PS, parfois au Front de gauche.

Il y aura donc quatre grands blocs politiques qui seront décomptés durant les soirées électorales.

Bien sûr, les principaux enjeux demeurent départementaux, et principalement, la mission sociale des départements (par exemple, l’attribution du RSA, mais aussi les aides pour les personnes dépendantes). Néanmoins, il n’est pas évitable d’y greffer des enjeux nationaux, parce que le climat politique est tel qu’il y aura forcément des leçons à tirer sur le plan national.

Le premier enseignement sera bien sûr le taux d’abstention qui est prévu très élevé. Les candidats arriveront-ils à convaincre les indifférents ? Ce n’est pas évident puisque les élections cantonales étaient traditionnellement les moins courues. Avec les changements et surtout, l’inconnue majeure des compétences, il y a peu de raison que les citoyens y trouvent des raisons de se motiver plus que les fois précédentes.

Le deuxième enseignement, inévitablement, parce que les sondages le martèlent depuis plusieurs semaines, ce sera la proportion nationale des électeurs à avoir choisi des candidats du Front national. Là encore, il est assez admis qu’elle sera élevée. Elle l’a déjà été lors des élections européennes du 25 mai 2014 avec un quart des électeurs. Les sondages font flirter le FN au seuil des 30%.

Trois considérations à propos du FN.

La première est la place du FN par rapport aux autres partis. L’UMP a ici une raison historique de se placer devant le FN. Car cela préfigurera sans doute les prochaines élections régionales où la prime majoritaire avantagera la liste arrivée au premier rang.

La deuxième est évidemment le seuil : si le seuil de 30% est franchi en mars 2015, après avoir franchi le seuil de 25% en mai 2014, Marine Le Pen aura beau jeu de déclarer que sa progression sera irrésistible jusqu’en 2017.

Enfin, la troisième considération, pour le soir du second tour, ce sera le nombre de conseillers départementaux FN et surtout, l’éventualité de conseils départementaux à majorité FN. Il y a beaucoup de monde qui craint cette éventualité, et en particulier parmi ceux qui travaillent dans ces institutions.

Je m’arrête sur le FN et l’abstention : il faut bien comprendre aujourd’hui que l’abstention désavantage le FN. Il est faux de dire que ce parti profiterait en pourcentage d’une faible mobilisation de l’électorat. Aujourd’hui, et depuis 2011, le FN n’est pas dans une optique de petit parti qui défend un fonds de commerce mais bien dans la volonté de construire un parti à vocation majoritaire. Cela signifie que chaque voix perdue (à la pêche) l’éloigne de la majorité.



Le troisième enseignement, c’est la déroute annoncée du PS. Quelle sera l’étendue des dégâts ? Simple tempête ou tsunami ? Cela se verra par le score du PS et de ses alliés (franchiront-ils les 20% ?) et par le nombre de conseils départementaux perdus par la gauche. Mais avant le bilan général, les résultats du premier tour vont être cruciaux pour savoir le nombre de candidats socialistes éliminés dès le premier tour.

Enfin, le quatrième enseignement, c’est le niveau du Front de gauche, et la préservation (ou pas) des deux conseils départementaux actuellement à majorité communiste.

Le FN, qui a maintenant changé son discours sur le cumul des mandats, puisque deux de ses maires cumulent avec leur siège de sénateur (dans un secteur de Marseille et à Fréjus), il est clair que si le FN gagnait une ou plusieurs présidences de conseils départementaux, il serait entré pleinement dans le système politique qu’il a tant critiqué depuis plus de quarante-deux ans…

Quant au PS, il est probable que Manuel Valls, habitué aux ministères qui valsent, formera un troisième gouvernement avec ce suspens insoutenable complètement décalé par rapport à la situation électorale : les écologistes reviendront-ils enfin au gouvernement ? Une question qui intéresse particulièrement Jean-Vincent Placé, François de Rugy et Barbara Pompili, à défaut d’intéresser leurs électeurs.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (17 mars 2015)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
La réforme territoriale.
La réforme des scrutins locaux du 17 mai 2013.
Le référendum alsacien.
Élections municipales des 23 et 30 mars 2014.
Élections européennes du 25 mai 2014.
Élections sénatoriales du 28 septembre 2014.
Les dernières élections cantonales des 20 et 27 mars 2011.
Se désister au second tour ?
Le FN au Sénat.
L’auto-enfermement de Manuel Valls.
Changement de paradigme.
Le ni-ni Doubs.
Tout est possible en 2017.
Mathématiques militantes.

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16 réactions à cet article    


  • bernard29 bernard29 17 mars 2015 12:14

    Vous dites que l’abstention est une faute , au regard des combats menés pour obtenir le droit de vote, raison maintes fois évoquée, mais dans votre article vous donnez une raison supplémentaire de s’abstenir et pour rejeter ces élections. En effet, vous dites avec raison,

    « Contrairement aux précédents scrutins cantonaux, les candidatures individuelles, isolées, n’auront plus beaucoup de chance de passer en dehors des partis et des investitures » . 

    Eh oui, l’élection uninominale cantonale, était le seul scrutin qui permettait à un candidat isolé de se présenter sans trop de frais ( le canton était un territoire limité avec une population encore accessible pour un candidat isolé, malgré la force des partis). Aujourd’hui c’est fini. C’est de fait la main mise des partis sur le dernier scrutin démocratique de proximité et financièrement accessible à tous.

    C’est une raison supplémentaire pour refuser de participer à cette mascarade .. Tous les combattants de la démocratie doivent rejeter cette élection.


    • Martha 17 mars 2015 20:42

      @bernard29

       Vous avez raison.

       Malheureusement en France, ce genre d’élection a pris un sens qui s’est accentué avec les nouvelles règles du jeu de la « Vème bis » : les Français, qui ne connaissent généralement pas les candidats pour qui ils votent, profitent de cette échéance électorale pour envoyer un signal politique fort à ceux qui nous gouvernent.
       C’est pour eux, avant tout, l’occasion de dire s’ils sont ou non content de la manière dont ils sont gouvernés.

       Lorsque le Président était élu pour 7 ans et les députés pour 5, les « législatives », en cours de mandat Présidentiel, donnait l’occasion aux Français de dire au Président de la République leur ressenti. La configuration actuelle nous a fait entrer malgré nous (qui avait pensé à cela lors du vote pour ce changement constitutionnel ?) dans une dictature de cinq ans : ce pouvoir nous a été ôté.
       Conclusion : maintenant tout est bon pour le faire, ce qu’ont très bien compris ceux qui nous gouvernent. Ils se fichent d’ailleurs bien de la fin de ce pouvoir démocratique, bien au contraire !
       Dimanche « la gauche » va se retrouver en culotte courte, mais il faut s’attendre à ce qu’ils ne change en rien leurs manières de faire.

       A noter un excellent moyen de s’exprimer, mis en ligne par l’UPR aujourd’hui, qui donne du sens au vote nul. Lire l’article du jour, sur upr.fr : c’est excellent.
       


    • zygzornifle zygzornifle 17 mars 2015 13:22

      il est déjà dur de subir ses chefs il est encore plus stupide de les élire .....


      • lsga lsga 17 mars 2015 14:04

        plus le FN gagnera de conseillers à cette élection, plus le score du PS au premier tour de la présidentielle en 2017 sera élevé. 

         


        • Lucy Lucy 17 mars 2015 14:31

          Hello Isga ! J’adore les prophéties. Je viens de réaliser un sondage express sur un échantillon de 1.001 personnes représentatives de la population française. Le genre de sondages confidentiels que consultent votre président et votre premier ministre.
           
          Les résultats sont sans appel au premier tour :
           
          FN..... : 38%
          UMP. : 25%
          PS..... : 18%
          FDG.. : 7%
          EELV.. : 1%
           
          Je connais un village de vacances à Caracas très confortable pour un séjour prolongé si le cœur vous en dit... smiley


        • lsga lsga 17 mars 2015 17:33

          oui, c’est parfait. 

           
          Tu oublis de donner un chiffre : celui de l’abstention. 
           
          L’immense majorité des électeurs de gauche ne vont pas aller voter. Moi même... J’hésite encore. 
           
          Quoi qu’il en soit, plus le FN fera un gros score à cette élection, moins l’abstention de gauche sera importante en 2017. Ça nous emmènera pépère à un second tour FN-PS en 2017, comme prophétisé par Sarkozy lui-même. 

        • fred.foyn Le p’tit Charles 17 mars 2015 14:11

          Hypothèses que tout ça...Attendons les résultats simplement.. !


          • Michel DROUET Michel DROUET 17 mars 2015 15:58

            « Les enjeux nationaux des élections départementales » : toute l’ambiguïté est dans le titre. On en viendrait presque à oublier que les conseils départementaux gèrent des compétences locales. Ce titre donne du crédit au FN qui fait précisément campagne sur des sujets nationaux (immigrations, préférence nationale, etc....).


            • oncle archibald 17 mars 2015 17:09

              @Michel DROUET


              Les instituts de sondage d’opinions ne nous laissent guère de doute : que ce soit au niveau local ou au niveau national la réponse des citoyens à leur personnel politique en place sera la même. Par une abstention massive ils diront qu’ils en ont marre d’être pris pour des cruches quel que soit le parti au pouvoir et ceux qui iront voter voteront en grand nombre pour les extrêmes pour dire à ceux qui les gouvernent aujourd’hui ou qui les gouvernaient hier qu’ils ne souhaitent pas les revoir aux manettes. Le message négatif sera très clairement exprimé.

              Mais au bout du compte et comme à chaque élection il y aura quand même des heureux zélus qui vont tout de suite oublier les conditions dans lesquelles ils auront été zélus et qui vont pérorer devant micros et caméras : les Français nous ont fait confiance, cocorico, cocorico, on a gagné ….

              Et donc si l’on croit encore un peu en la démocratie il nous faut quand même aller voter et choisir celui que l’on croit être le moins pire. C’est très triste mais ce serait encore pire autrement.


            • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 17 mars 2015 17:34

              C’est l’occasion ou jamais de démontrer l’utilité d’un vote et de réhabiliter la démocratie ! 250.000 adhérents (en théorie) pour la Gauche et pour la Droite, ces deux formations défaites ces derniers mois ne comptent même pas dans le paysage politqiue !

              Sarkozy a ruiné ce qui restait de la Droite et Valls en a fait autant avec les debris de la Gauche !

              La France silencieuse compte des millions et des millions de votants potentiels et qui peuvent en une seule journée changer le visage de la France, il suffit qu’ils votent en masse pour le Front National pour que la Ve république change d’elle-même !

              Les « départementales » c’est la base, mais la victoire du Front National de dimanche prochain sera le coup d’envoi de la victoire en 2017.

              Les millions d’abstentionnistes sont tous d’accord pour retrouver leur Nation : l’occasion leur est offerte de s’exprimer utilement pour que le leurre démocratique soit banni à tout jamais !


              • HELIOS HELIOS 18 mars 2015 13:38

                @Mohammed MADJOUR


                On se demande si vous faite sde l’humour ou si vous êtes sincère...

              • gerard5567 18 mars 2015 10:26

                « Les candidats arriveront-ils à convaincre les indifférents ? » Pour ma part, non : j’ai lu les professions de foi déjà distribuées dans mon canton et c’est dégoulinant de bêtises et de bondieuseries. Comme langue de bois, on ne fait pas mieux, y compris du côté du Front National.Je n’irai pas voter et ce n’est pas par indifférence. Mon abstention se veut politique. Je suis fatigué de ce FNUMPS et je prie le ciel qu’il reçoive une raclée mémorable. Le personnel politique actuel est complètement coupé du quotidien des gens et donne de la France l’image d’un pays corrompu. Qui du FN, du PS et de l’UMP n’a pas ses « affaires » ?


                • eric 18 mars 2015 10:33

                  Cela me paraît assez complet, vous parlez de presque tout, sauf du plus important....

                  Sauf très grande surprise, le résultat le plus significatif de ces élections devrait être, tant en termes de votes que d’élus, une victoire absolument écrasante des droites traditionnelles.
                  Elles partent dans l’ensemble unies ( pas une alliance du Modem hors droite), les cas ou elles ne seront pas représentées au second tour devraient être rarissimes et très localisés.

                  Non seulement les sondages semblent indiquer qu’au premier tour, les totaux UMP-UDI-Modem-divers droite, devrait sortir en tête en suffrages, mais il n’est pas impossible que les second tours amplifient encore le phénomène, avec un électorat socialiste chauffé à blanc contre le FN par ses dirigeants, et qui devrait, en tendance, se reporter un peu quand même sur les coalitions de droite. Il parait qu’il y a en son sein des gens qui craignent vraiment que « leur pays ne se fracasse »....

                  Le second résultat notable et plus incertain, sera le degré de disparition des gauches suivant les départements.

                  Ce n’est qu’en troisième lieu que devrait se poser la question de la représentation du FN, qui devrait de toute façon s’accroitre, tout en restant très inférieure à sa représentativité réelle, faute d’alliances.

                  Pour résumer, les enjeux : Étendue : 1) du tsunami de droites tradi, 2) de la disparition physique des gauches du paysage départemental au niveau des élus 3) De la représentation FN.


                  • BA 18 mars 2015 11:28

                    La nouvelle tour de la BCE a coûté 1,3 milliard d’euros.

                    Mercredi 18 mars 2015 :

                    A Francfort, la BCE claquemurée face à une foule d’activistes.

                    La BCE, qui travaille déjà dans ses nouveaux locaux depuis fin novembre, avait à l’origine prévu de faire les choses en grand pour fêter l’inauguration de la nouvelle tour. Histoire de marquer le coup, alors que la construction du bâtiment a mis huit ans et coûté 1,3 milliard d’euros, pour permettre à l’institution la plus puissante de la zone euro d’opérer dans ses propres locaux.

                    Mais les gardiens de l’euro ont dû revoir leur plan face à la détermination des manifestants à tout faire pour vouloir gâcher la fête. Résultat, une cérémonie réduite au strict minimum sera tenue en présence de Mario Draghi, le président de la BCE, l’ensemble des gouverneurs de banques centrales de l’Union Européenne, faisant office de représentants de leurs nations, également l’ancien président de la BCE, Jean-Claude Trichet, le maire de Francfort et le ministre de l’économie du Land de Hesse.

                    Seule une poignée de journalistes a été invitée à se joindre au pince-fesses : des grandes agences de presse et une équipe de la télévision locale. La plupart des autres journalistes doivent ainsi rester dehors.

                    http://www.lesechos.fr/monde/europe/0204232265682-ca-se-passe-en-europe-a-francfort-la-bce-claquemuree-face-a-une-foule-dactivistes-1103170.php

                    Chaque siècle a sa forteresse.

                    Chaque siècle a sa Bastille.

                    Le XVIIIe siècle a eu la forteresse de la Bastille, à Paris. Le 14 juillet 1789, la foule en colère a pris d’assaut la forteresse de la Bastille. Elle l’a détruite. Aujourd’hui, il n’en reste rien.

                    Le XXIe siècle aura la tour de la BCE, à Francfort. La foule en colère prendra d’assaut la tour de la BCE. Elle la détruira. Il n’en restera rien.

                    En direct devant la tour de la BCE :

                    https://www.youtube.com/watch?v=P7gfyZ5we3w#t=12608


                    • TSS 18 mars 2015 13:32

                      Quels enjeux puisque l’on ne connait même pas leurs domaines de competences... !!


                      • kriktus 20 mars 2015 13:51

                        Nouveau sur agoravox, je me demande comment on peut être contre ou pour cet article. Il essaye seulement de dresser un tableau de cette élection à venir. il n’y a pas véritablement de prise de position partisane si ce n’est l’objection pertinente de Bernard 29 sur l’abstention. je crains hélas que les votes sur cet article représentent plus les ressentiments des votants envers l’auteur. Est-ce ainsi que les hommes votent ?

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