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Accueil du site > Actualités > Politique > Les 500 signatures

Les 500 signatures

Pour devenir président de la République, c’est le parcours du combattant politique, du moins pour les petits candidats. En effet, chaque candidat doit justifier, auprès du Conseil constitutionnel, de 500 parrainages d’élus. Système de sélection à la française, valorisé ou décrié : comment s’organise-t-il ?

Vous avez sans doute entendu parler de la série américaine diffusée sur M6, "Les 4400". Dans le monde politique, au fur et à mesure que va approcher l’échéance fatidique, nous allons de plus en plus parler des 500. Mais qui sont ces 500 ? Un chiffre symbolique que certains glorifient, et que d’autres condamnent.

Il s’agit des 500 parrainages, ou signatures nécessaires aux candidats pour se présenter officiellement à l’élection présidentielle. Quelques détails sur ces 500.

Lorsque fut instaurée l’élection du chef de l’Etat au suffrage universel direct (référendum du 28 octobre 1962 et loi organique du 6 novembre 1962), la nécessité de prévenir les candidatures fantaisistes par un «  filtrage » adéquat s’imposa naturellement.

 

Pour être admis au premier tour, un candidat devait être présenté par au moins 100 citoyens titulaires d’un mandat électif de la nature de ceux retenus pour les élections sénatoriales (« grands électeurs »).

L’expérience des trois premières élections présidentielles au suffrage universel direct (1965, 1969 et 1974) fit cependant apparaître l’acuité des problèmes d’organisation posés par la multiplication des candidatures et conduisit le Conseil constitutionnel (déclaration du 24 mai 1974) à proposer un filtrage plus strict.

La réforme souhaitée fut réalisée par la loi organique n° 76-528 du 18 juin 1976. Pour être candidat, il faut désormais avoir obtenu 500 signatures émanant d’au moins 30 « départements ou territoires d’outre-mer » (les Français de l’étranger constituent un département fictif), sans que plus du dixième de ces 500 signatures (soit 50) proviennent d’un même département ou territoire.

La liste des mandats électoraux habilitant à présenter une candidature et les règles de rattachement ou d’assimilation à un département sont fixées par le I de l’article 3 de la loi organique du 6 novembre 1962, modifié en dernier lieu par la loi organique n° 2001-100 du 5 février 2001 qui a étendu cette liste à de nouveaux mandats (présidents des organes délibérants des communautés urbaines, des communautés d’agglomération et des communautés de communes ; ressortissants français membres du Parlement européen élus en France, lesquels constituent un département fictif).

Plus de 40 000 élus sont aujourd’hui habilités à présenter un candidat à l’élection présidentielle. Le maximum théorique auquel conduit un tel filtrage est de 80 candidats. Le nombre est plus faible en pratique, car tous les élus habilités ne parrainent pas, et que, parmi ceux qui parrainent, la répartition des signatures est très inégale entre candidats. Ainsi, ceux qui présentent un candidat ayant une forte notoriété sont souvent beaucoup plus de 500.

Beaucoup de petits candidats critiquent cette procédure, car elle les écarte du scrutin. Par ailleurs, bien que ces signatures ne dénotent aucune affiliation avec le candidat, certains maires sans étiquette hésitent encore à soutenir une candidature par sa signature. Pour 2007, la course aux 500 a déjà débuté, et certains ont déjà lancé la course par l’envoi de mails massifs, notamment aux maires ruraux.

Pour savoir quels sont les élus ayant donné leur parrainage aux candidats de 2002, vous pouvez cliquer sur le lien suivant :

http://admi.net/jo/20020410/CSCX0200760K


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10 réactions à cet article    


  • Senatus populusque (Courouve) Courouve 7 mars 2006 18:12

    Ce système de sélection des candidatures est un argument de plus contre le vote des étrangers aux élections locales.

    En effet, s’ils votaient, ils influeraient indirectement sur le choix des candidats aux présidentielles, et mettraient en cause la souveraineté nationale.


    • Perlin (---.---.84.101) 19 mars 2006 04:56

      Un peu tiré par les cheveux comme argument


    • Vive la France (---.---.27.30) 8 mars 2006 17:00

      Ceci dit, à part l’adresse du site qui permet de connaître les noms de 1000 maires ayant soutenu l’insoutenable (les 500 de Mégret et les 500 de Le Pen) je ne vois pas trop l’intérêt de cet article qui ressemble à une rédaction scolaire : bien écrit mais qui ne nous apprend rien.

      Ce n’est pas du journalisme et ce n’est pas de l’info.


      • (---.---.123.107) 8 mars 2006 17:24

        Je ne voies pas pourquoi le pen qui représente l’opinion de millions de français ne devrait pas être soutenu.... C’est antidémocratique ce que vous dites. L’opinion de millions d’électeurs ne compterait pas ?


        • Senatus populusque (Courouve) Courouve 8 mars 2006 17:43

          Le 5 mai 2002, Le Pen a eu 5 525 032 voix. L’opinion de ces électeurs comptera certainement lors des prochaines présidentielles.

          Un des maux français est le goût de l’ostracisme. On se rappelle la formule traditionnelle de la gauche : « La gauche s’arrête où l’anticommunisme commence. »

          « Anticommunisme » ... Quel beau mot, avant « islamophobie » ou « xénophobie », pour discréditer ses adversaires en faisant l’économie d’une argumentation.


        • Perlin (---.---.84.101) 19 mars 2006 05:02

          N’oublions pas qu’en 2002, les 82% de Chirac, étaient avant tout 82% contre Le Pen.

          Moralité, il n’a aucune chance, enfin, surtout si on s’abstient de déconner au premier tour avec pléthore de candidats.

          Le développement de l’extrème-droite s’arrête là où l’anti-extrême-droite commence.


        • www.jean-brice.fr (---.---.47.108) 9 mars 2006 21:40

          Dans votre article, vous citez la loi du 18/6/76, mais vous oubliez d’indiquer la SUPPRESSION DE L’ANONYMAT DES PARRAINS, ce qui change tout. Pour en savoir plus allez sur www.jean-brice.fr.


          • election-presidentielle.fr (---.---.206.128) 10 mars 2006 12:03

            Voici les principaux articles relatifs à l’élection présidentielle publiés sur Internet cette semaine : Les nouveaux adhérents rouleraient pour Ségolène Royal (Libération) “Non « aux adhésions coups de coeur ». Pour l’inve...


            • sixiemeRepublique2007 17 mars 2006 17:44

              merçi pour l’infos car si les 500 je me présente.


              • Claude Huard (---.---.162.39) 22 septembre 2006 16:36

                Si j’ai bien compris, et c’est ce que je cherchais avant tout à savoir en allant sur votre site, un élu dûment habilité ne peut parrainer qu’un seul et unique candidat.

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