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Accueil du site > Actualités > Politique > Les « antifa », révolutionnaires ou chiens de gardes de l’Ordre (...)

Les « antifa », révolutionnaires ou chiens de gardes de l’Ordre établi ? Analyse du fascisme aujourd’hui...

Les partis de gauche n'ont cessé d'appeler à manifester en hommage à Clément Méric pour faire barrage au "fascisme". Un combat antifasciste qui rappelle celui de la SFIO et du PCF dans les années 30, à l'époque de Mussolini, d'Hitler et de Franco. Mais aujourd'hui, un demi siècle après la mort du dernier de ces leaders, ce combat est-il toujours d'actualité ? à l'aube du XXIème siècle, la société française est-elle une nouvelle fois guettée par une menace "fasciste" ? Autrement dit, les "antifa", qui revendiquent la lutte contre le fascisme, nous défendent-ils d'une menace réelle ou se battent-ils contre un fantôme ?

Cet article évoquera brièvement l'antifascisme des années 30. Ensuite, il tentera de voir si le fascisme plane toujours au-dessus de nos têtes, en analysant le fascisme en Europe, et en étudiant les mutations sociales survenues depuis les années 30.
 
L'antifascisme des années 30
 
D'abord, un peu d'histoire. Il faut comprendre ce qui a poussé la SCFIO et le PCF à adopter une ligne "antifasciste" dans les années 30, qui aboutira à la création du Front Populaire.
 
Dans les années 30, Mussolini régnait sur l'Italie depuis une décennie, persécutait les socialistes et communistes, se préparait à attaquer l'Ehtiopie. Hitler portait au pouvoir un parti intolérant et dicatorial, et les perséuctions contre les juifs commençaient à prendre de l'ampleur. En 1936, Franco, quant à lui, refusait le résultat des élections démocratiques, et renversait la République espagnole pour instaurer un régime soutenu par Hitler et Mussolini. En France, les sympathies pour ces régimes n'étaient par rares au sein de la droite. Des Ligues antiparlementaires se multipliaient : les Croix de Feu, la Ligue des Patriotes, auxquelles plusieurs centaines de milliers de personnes adhéraient, menées par des intellectuels brillants (Barrès, Maurras...) aux journaux très lu (l'Action Française, Candide, Je suis partout...). Dans ces Ligues, on admirait souvent Mussolini et même Hitler ; on on considérait souvent tout ce qui suivait 1789 comme une erreur et une tragédie...Bref, ces Ligues étaient monarchistes, cléricales en plus d'être pro-fascistes et (cela va de soi) antisémites.
Leur force était réelle, les soutiens qu'ils recevaient, considérables.
 
Aussi purent-ils se réunir le 6 février 1934 pour attaquer le Parlement. Ils étaient 40.000, et furent repoussés à grand-peine par les policiers. 
 
Journée du 6 février 1934 : 40.000 fascistes français se ruent sur l'Assemblée nationale défendue par quelques policiers.
 
Spontannément dans toute la France, des forces populaires se rassemblèrent, et décidèrent de manifester en soutien à la République. Trois jours plus tard, les militants PCF et SFIO fraternisèrent entre eux lors d'un immense défilé, unis par leur haine commune du fascisme : ce furent les prémisses du Front Populaire.
En 1936, le FP avait remporté les élections. Il était antifasciste dans ses slogans : "pain, paix, liberté", ses promesses : dissolution des Ligues fascistes, et ses actes : les Ligues furent effectivement dissoutes une fois qu'il remporta les élections.
 
Répétons-le : le danger fasciste a bel et bien existé dans la France des années 30. Le 6 février, le Parlement avait failli être envahi par les Ligues d'extrême-droite. Celles-ci avaient alors des centaines de milliers d'adhérents, capables de se rassembler pour tenter un putsch. Si le réflexe républicain et antifasciste des Français avait été plus faible, peut-être un Mussolini français serait-il arrivé au pouvoir. Si le Front Populaire n'avait pas interdit les Ligues d'extrême-droite, peut-être la République aurait-elle été renversée plus tôt qu'avec Pétain...
 
Aujourd'hui, l'appel à l'antifasicsme est-il toujours légitime ?
 
Pour le comprendre, analysons le concept de "fascisme" tel qu'il s'est manifesté en Allemagne, en Italie et même en France. Et tachons de voir si un mouvement fasciste a une quelconque chance de renaître dans la France d'aujourd'hui.
Les sections ci-dessous, en cinq points, seront chacune dédiée à l'analyse d'un aspect du fascisme, que l'on mettra en perspective avec le monde d'aujourd'hui.
 
1) Le fascisme : un mouvement nationaliste
 
Le fascisme est un nationalismec, c'est une évidence, et c'est peut-être le coeur du sujet, car tous les autres aspects du fascisme en découlent. Le fascisme est souvent l'enfant d'une fracture au sein des nations, qu'il est censé résorber une fois au pouvoir ; il n'a pu émerger que grâce au climat de guerre qui régnait, à l'ultra-nationalisme d'une partie de la population, et au nationaliste ambiant d'une manière générale.
Ce nationalisme, survenait dans le contexte guerrier des années 30, à l'époque où les peuples se haïssaient pour s'être entretués en 1914-1918.
 
De gauche à droite : Mussolini et Hitler. Leaders fascistes en Italie et en Allemagne.
 
L'Italie ressortait ruinée et déchirée de la Première Guerre Mondiale. Elle conservait une haine profonde envers ses anciens ennemies. Les anciens combattants appelaient de leurs voeux une Italie puissante et fière, qui puisse devenir un géant militaire sur la scène internationale, menaçant pour ses ennemis ; c'est sur ce leitmotiv que Mussolini s'est largement appuyé pour parvenir au pouvoir : il prônait la renaissance Italie forte et belliqueuse, comme au temps de l'Empire romain ; la majorité des Italiens, patriotes, n'étaient pas insensibles à ces appels à la grandeur de l'Italie : c'est ce qui explique la popularité relative de Mussolini dans toutes les couches de la population, à une époque où l'idée républicaine était encore récente dans la mentalité italienne.
 
L'Allemagne, quant à elle, était humiliée dans son orgueil national par "le diktat de Versailles", qui la contraignait à la suppresion du service militaire, à la restitution de l'Alsace-Lorraine, et (comble du comble) à payer à la France une somme de 132 milliards de mark, considérable. Le patriote allemand haïssait les français non seulement parce qu'ils avaient vaincu et humilié l'Allemagne, mais aussi parce que leur diktat de Versailles condamnait celle-ci à des années de récession et de misère noire. Dans un tel contexte, un discours comme celui d'Adolf Hitler, qui rendait les Français responsables de la blessure infligée à Allemagne, et qui accusait les juifs et les communistes d'être responsables de la défaite (c'est le mythe du coup de poignard dans le dos), fut très écouté.
 
De même, en France, c'était au nom d'un nationalisme souvent anti-allemand, souvent guerrier, souvent antisémite, souvent clérical, que les militants d'extrême-droite voulaient renverser la République.
 
Tous ces nationalismes ont des sources communes : haines nationales nées d'une guerre ; haine de minorités ethniques ou politiques (juifs, communistes) ; patriotisme très fort d'une grande partie de la population en général.
 
Aujourd'hui, où sont les enfants d'Hitler et de Mussolini ? Où sont les nouveaux "nationalistes" ?
 
 
Doit-on les trouver dans les droites nationales et conservatrices, comme le parti des le Pen en France ? Il est vrai que la candidate actuelle fait appel à une conception de la nation qui peut évoquer celle de Mussolini : lorsqu'elle évoque les racines de la France, son passé, sa culture, sa religion, lorsqu'elle bâtit une idéologie autour de ces aspects, c'est une conception "essentialiste" de la France qui ressort de la pensée de Mme le Pen. C'est bien au nom de cette "essence" de la France qu'elle veut conserver une certaine identité nationale...De même, Serges Ayoub et les JNR font appel à une France profonde, au nom de laquelle ils refusent la mixité, l'altérité...ces facteurs permettent à de nombreuses personnes de voir dans le FN et dans les JNR des dangers "fascistes".
 
Le FN et les JNR : des coalitions fascistes, que tout Républicain doit combattre comme le Front Populaire a combattu les Ligues en 1934 ? 
Avant de répondre positivement, prenons en compte les mutation sociales survenues entre 1934 et le XXIème siècle.
 
Nous avons vu que le terrain favorable pour l'apparition d'un nationalisme était le suivant : un climat de guerre, des haines ethniques préexistantes, et enfin le patriotisme d'une grande partie de la popualtion.
 
Aujourd'hui, qu'en est-il ?
 
En réalité, tout porte à opposer la société des années 30 à celle d'aujourd'hui.
 
Les peuples italiens et allemands, avant même l'arrivée au pouvoir de leur leader, étaient profondément nationalistes.
Et pour cause : l'Italie et l'Allemagne sortaient d'une guerre meurtrière ; les blessures étaient encore ouvertes, brûlantes, le souvenir des ennemis très vifs : on haïssait celui contre lequel on s'était battu. Ce n'est pas le cas de la France d'aujourd'hui, qui n'a pas été en guerre depuis cinquante ans, et ne conserve par conséquent aucune haine nationale.
 
L'éducation, les journaux des années 30, incitaient par leur propagande à un sentiment revanchard de la part des nations. Ce n'est plus le cas dans la France d'aujourd'hui, où on constate l'effet inverse : l'éducation et les journaux, pétris d'antiracisme, incitent à la tolérance universelle et à l'amitié entre les peuples. à l'époque, l'Allemand était le "boche", le juifs le "youpin", au sein de la classe ouvrière comme à l'intérieur des cercles bien-pensants et dans les journaux. Aujourd'hui, de telles haines sont ou bien désuettes, ou bien fortement réprouvées, et une insulte raciste ou haineuse dans un journal est punie par la loi.
 
La France a connue son dernier élan nationaliste au cours de la guerre d'Algérie, en 1958. Une menace "fasciste" a ressuscitée, en la personne du général Salan, et de son Comité de Salut Public, à travers les crimes de l'OAS, soutenu par la fraction de la population qui voulait garder l'Algérie française. Le danger, là encore, était réel. Manifester contre le fascisme était nécessaire. 
Mais l'Algérie est devenue algérienne. Et les partisans de l'OAS ont connu une défaite idéologique après leur défaite militaire. Qualifiés de "terroristes" par les gaullistes comme les communistes, le Figaro comme l'Humanité, ils ont été considérés comme des assassins dès leur défaite, et c'est aujourd'hui l'image que l'on garde d'eux. La plupart des Français se sont faits aujourd'hui à l'idée que l'Algérie est Algérienne, et que la France n'a plus de "colonies". De Gaulle lui-même, conservateur, colonialiste à ses débuts, avait admis cette réalité dès 1958.
 
Avec les années de Gaulle, la France perd tout ce qu'elle avait de nationaliste pour devenir simplement patriote.
On a vu que sans nationalisme, aucun fascisme n'était possible. Mais observons plutôt les mutations jusqu'à aujourd'hui, pour comprendre à quel point la résurgence d'un nationalisme paraît improbable.
 
 
Sous de Gaulle, la France restait patriote. Le Président se faisait une "certaine idée de la France (...) une chose très considérable, très valable" ; l'éducation était encore axée sur la grandeur de la nation ; être patriote patriote était toujours courant, "normal", de bon ton. En faisant perdre à la France son Empire colonial, de Gaulle avait tué tout ce qui restait de nationalisme en France pour n'y plus conserver que le patriotisme. 
 
C'était sans compter mai 1968, et l'antipatriotisme porté en triomphe par les Soixante-Huitards ; l'idée de nation, de patrie, fut rejetée par eux au même titre que l'idée de hiérarchie, d'ordre. L'historien Maurice Agulhon constate que "l'intérêt national et la Nation même sont tout aussi désacralisés que la société et la loi" avec mai 68.
 
C'est donc un long processus d'extinction du patriotisme qui commence avec mai 68. On connaît les Soixante-Huitards reconvertis dans les médias (Cohn-Bendit, Serges July...) qui ont mis à la mode l'idée "libérale-libertaire" d'un monde sans frontière et sans nations, dans la presse et dans l'imaginaire.
 
Avec Giscard, la France n'est plus qu'une "puissance moyenne", de son propre aveu ; de "l'esprit de mai" (68) on retient surtout une forme d'hédonisme, de liberté de moeurs...qui rend l'idée de Patrie décidément vieillote et ennuyeuse. Aujourd'hui, être "patriote" n'est-il pas considéré comme quelque chose de désuet, d'archaïque ?
 
Avec Mitterrand, le pouvoir politique passe de l'apologie de la France à l'apologie...de l'Europe. La classe politique développe un certain patriotisme européen, qui contribue à enterrer toujours plus profondément le patriotisme français.
 
Avec Chirac, le coup mortel est porté aux tous derniers nationalistes, lorsque celui-ci déclare, en 1995, que la France a bel et bien collaborée avec l'Allemagne, qu'elle a participée au génocide nazi. Le pacte du résistantialisme rompu, la France perd non seulement son statut de résistante au nazisme, mais aussi, pour certains, ce qui faisait d'elle un grand pays : la France n'est plus le symbole de la civilisation, de la justice, de l'humanité, puisqu'elle a collaborée avec la barbarie.
Dans l'éducation, l'histoire de France fait de plus en plus place à l'histoire de l'Europe. On déserte la Révolution française pour explorer l'humanisme européen.
 
En clair, si le nationalisme est définitivement devenu une relique de la guerre d'Algérie, c'est désormais le patriotisme qui commence à faire parti du passé.
Le monde d'aujourd'hui avait été en quelque sorte prophétisé par Jean-Jacques Rousseau dans le dicsours sur la science et les arts : "les haines nationales s'éteindront, mais ce sera avec l'amour de la patrie", écrivait-il en 1750. On ne saurait mieux résumer en une phrase la France d'aujourd'hui.
 
Cette vingtaine de Jeunes Nationaliste Révolutionnaires s'apprête à marcher sur l'Assemblée pour faire un putsch...
 
Certains pointent du doigt Serges Ayoub et les 10.000 adhérents de la JNR, qui rassemblent tout ce qui reste en France de nationaliste, de fasciste de raciste, etc....comme une menace.
Rappelons que Ligue des Patriotes (ligue nationaliste du XXème siècle) avait à son compte 200.000 adhérents à l'époque, et que les Croix de Feu, déjà mentionnés, comptaient pas moins de 400.000 adhérents dans les années 30...
Or, aucun projet "fasciste" ne peut être mené à bien sans le soutien actif d'une partie de la population endoctrinée au nationalisme. Aujourd'hui, personne, ou très peu de monde, ne suivrait le Pen dans une ligne fasciste si elle prenait le pouvoir (crainte réelle d'un bon nombre de personnes). Illustrons cette affirmation par une nouvelle comparaison :
Lors de ses défilés, la JNR ne dépasse jamais quelques dizaines de manifestants.
En 1934, lorsque les Ligues fascistes ont attaqué le Parlement, leurs membres se comptaient par dizaines de milliers.
 
Tous les politologues s'accordent sur le fait que les millions d'électeurs des le Pen ne sont pas, pour une immense majorité, des nationalistes convaincus ; que le vote est de protestation, de désespoir, de lassitude, et non de conviction. Ou, s'il est de conviction, il l'est bien plus pour la dimension anti-européenne (et donc anti-capitaliste), sociale, morale du FN, que pour ses dérives islamophobes et anti-immigrationnistes (j'ai pu le constater sur place). 
Dans les années 30 existait un "peuple nationaliste" nombreux, organisé, violent : aujourd'hui, il est mort et enterré. Dans les années 30, un bon nombre de journaux étaient nationalistes, antisémites, appelaient à la haine ; aujourd'hui, c'est un délit puni par la loi, et il est au contraire de bon ton d'inciter à l'amitié entre les peuples, à l'antiracisme dans les médias...
 
On conçoit donc qu'un avertissement comme celui-là lancé par les antifascistes a à sont tour quelque chose d'archaïque, de passéiste, de désuet, puisque le nationalisme est mort en France : 
à quand l'affiche "le monarchisme est une plaie : nous sommes le pansement" ?
 
 
Il était important de faire cette digression sur le nationalisme car le nationalisme des fascistes a une conséquence majeure sur ces mouvements.
 
2) Un mouvement raciste 
 
C'est bien sûr le racisme, quelle que soit sa forme. Si on glorifie un peuple à outrance (but de tout nationalisme), on finit par lui faire croire qu'il est supérieur à tous les autres peuples de la terre. Il devient tellement embelli, tellement avancé et tellement "pur", que d'autres peuples paraissent à côté minuscules et inférieurs...et que des éléments "impurs"  du grand peuple en question deviennent des parasites.
Bref, d'une manière ou d'une autre, le fascisme, par l'ultra-nationalisme mène au racisme : une nation, un peuple, une race, est inférieure, biologiquement ou culturellement, à une autre nation, un autre peuple, une autre race.
 
Les origines philosophiques de tout fascisme se trouvent dans l'idée de Darwinisme Social. Cette citation de Hitler donnera un aperçu de ce concept :
 
"dans la nature, c'est la loi du combat qui domine depuis le début ; tout ce qui est faible est éliminé. C'est la société (...) qui a permis au faible et au médiocre de se maintenir artificiellement en vie"
 
Autrement dit, les nazis et les fascistes ont remis au goût du jour l'idée de sélection naturelle et de la survie des plus forts...appliquée à l'homme.
 
Dans la nature, les espèces les plus faibles n'ont pas le droit à l'existence, elles sont détruites par les puissantes. Les fascistes ont repris ce constat et l'ont appliqué à l'homme (Darwinisme Social).
 
Selon cette conception, les hommes les plus puissants doivent éliminer les plus faibles. C'est ce qui poussa Mussolini à coloniser l'Ethiopie en 1936, tuant 700.000 de ses habitants. Il fallait que des Ethiopiens meurent pour que les Italiens puissent s'épanouir en dévoilant leur virilité et leur puissance.
C'est ce qui poussa Hitler à massacrer des millions de juifs, de tziganes, de clochards, d'étrangers : ces personnes faibles, ces parasites dont la seule vue était une offense aux sens, ne contaminaient-ils pas la belle Allemagne et les Aryens par leur seule présence impure ?
 
Mais sans nationalisme, comment considérer qu'une nation est supérieure à l'autre, qu'une race est supérieure à l'autre ? C'est parce que Hitler glorifiait plus que de raison le peuple allemand qu'il a pu faire apparaître les juifs comme décadents et inférieurs. C'est parce qu'Hitler exhaltait avec exagération l'Italie romaine que les Ethiopiens ont pu passer pour des moins que rien.
Aujourd'hui que presque personne n'est même plus patriote, imagine-t-on qu'une large fraction de la population se mettrait à détester une autre fraction, sous prétexte qu'elle est inférieure ?
 
Encore une fois, on peut prêter aux partis d'extrême droite des intentions génocidaires. Mais rappellons que la Shoah n'a pu s'accomplir qu'avec le soutien d'une partie non négligeable de la population. Aujourd'hui, maintenant que les Français sont éduqués dans le respect de tous les peuples, de toutes les religions, de toutes les ethnies, dans l'horreur du racisme et de la persécution d'Etat, qu'il sont très peu patriotes et plus du tout nationalistes, une Shoah ne pourrait tout simplement pas se réaliser. 
 
 
3) Mouvement anti-parlementaire, anti-démocratique, providentialiste et ... putchiste
 
 
Mussolini, dès 1917, fustigeait déjà la République italienne corrompue, Hitler consacre une bonne partie de Mein Kamps à justifier son antiparlementarisme.
 
Dès le départ, Hitler et Mussolini prônaient un régime dictatorial où un seul homme serait mieux à même de comprendre le peuple, de faire sa volonté, qu'un Parlement. Un seul homme infaillible, un homme-providence : un Duce, un Führer. Cette thématique sera reprise par certaines ligues d'extrême droite dans les années 20 et 30 en France ; bien sûr, cette idée en France était profondément monarchiste et religieuse : cet homme-Providence infaillible, investi de pouvoir quasi-divins, ne rappelait-il pas les monarques capétiens ?
 
D'un autre côté, Hitler et Mussolini se méfiaient tout autant du peuple et de sa capacité à gouverner. Malgré des apparences de démocratie, Mussolini et Hitler ont bien sûr rendu tout caractère démocratique impossible dans leur régime. Les "plébiscites" (référendums) oragnisés étaient bien sûr ou truqués, ou manipulés.
 
Le fascisme apparaît donc non seulement comme un mouvement anti-parlementaire, mais aussi et surtout comme un mouvement antidémocratique. Ce n'est pas plus le peuple qu'un Parlement qui gouverne : c'est un homme.
C'est l'une des caractéristiques majeures du fascisme : la dimension providentielle, presque divine, du leader, du Duce, du Führer, sur lequel on mise tout. Hitler et Mussolini se décrivaient comme omnipotents, omniscients, infaillibles. Face à la violence de la crise économique, face à l'incapacité des parlementaires en place et même du peuple, il fallait donner à la nation un homme capable de reprendre en main le cours des choses.
à titre d'exemple, la propagande nazie comparait Hitler à Siegfrid, le héros mythologique allemand, et au surhomme décrit par Nietzsche. En Italie, le premier des Dix Commandements fascistes était : "Le Duce a toujours raison".
Cette conception providentielle d'Hitler et de Mussolini justifièrent leur coup d'Etat : face à un peuple incapable de gouverner, à une Assemblée corrompue, tous les moyens étaient bon pour que ces hommes infaillibles accèdent au pouvoir.
Pour parvenir au pouvoir, Hitler et Mussolini s'appuyèrent sur une milice préexistante : les SA pour Hitler, les squadristi, les "chemises noires", pour Mussolini.
On estime à 500.000 les SA en 1933. Les squadristi de Mussolini atteignait elle aussi plusieurs centaines de milliers de membres. On adéjà mentionné les chiffres des Ligues fascistes françaises des années 30 (plusieurs centaines de milliers).
 
 
Dans l'imaginaire collectif, les le Pen font figure de dictateurs antiparlementaires ; avec un aspect bonapartiste, ils semblent vouloir apporter une solution providentielle au problème parlementaire ; j'ai entendu plusieurs personnes avec lesquelles j'ai parlé exprimer la crainte de voir une victoire aux urnes de la fille le Pen, suivie d'un coup d'Etat ; je crois que cette crainte est assez répandue. En réalité, un tel coup d'Etat n'est possible qu'avec le soutien actif d'une milice ultra-nationaliste et le soutien passif d'un peuple nationaliste. Comme nous l'avons déjà dit : le peuple n'est non seulement plus nationaliste aujourd'hui, il n'est même plus patriote : jamais il ne soutiendrait un tel coup d'Etat.
De plus : sans force para-militaire nationaliste et endoctrinée aux principes d'un chef, impossible d'instaurer une dictature fasciste. 
Aujourd'hui, qui le Pen, trouverait-elle pour marcher sur Paris ? Cette question absurde ne l'est qu'autant que les fantasmes d'un certain nombre de personnes. 
Ce qui poussait les squadristi et les SA à agir, c'était l'ultra-nationalisme, le revanchisme ; fanatisés par des décennies de propagande ultra-nationaliste, ils étaient prêt à se donner corps et âme pour leur nation. Aujourd'hui, peut-être les quelques dizaines de JNR qui sortent dans la rue pour manifester sont-ils dans ce même état d'esprit ultra-nationaliste. Mais ils sont quelques dizaines, loin derrière les centaines de milliers de SA, de squadristi qui ont aidés aux coups d'Etats fascistes...
 
Ces comparaisons semblent bien sûr ridicules, mais elles sont le reflet de la conception du fascisme qu'aujourd'hui certains "antifa" plutôt candides et assez naïfs font leur.
 
 
4) Le fascisme : un mouvement liberticide et totalitaire
 
Face à des dictateurs aussi infaillibles, les Assemblées, comme le Peuple, ne devaient jamais avoir leur mot à dire : si Hitler et Mussolini ne pouvaient ni se tromper ni échouer, toute tentative de la part d'un individu de s'opposer à ces surhommes providentiels devenait criminelle. Aussi tous les moyens pour faire taire ces opposants étaient-ils légitimes : la fin justifiait les moyens.
Plus encore que les libertés individuelles, les régimes fascistes ont été jusqu'à détruire les liberté d'opinion, de conscience, de pensée, en censurant la presse et en embrigadant la jeunesse. Tous les quotidiens opposés au régime sans exception étaient déclarés hors-la-loi ; les jeunes Italiens et Allemands étaient encartés dans des "jeunesses hitlériennes", "fascistes", dans lesquelles on leur inculquait, pour reprendre le mot de Mussolini, "l'âme fasciste".
Non seulement les moyens pour les hommes d'accéder à l'information étaient suprprimés (censure de la presse), mais leur liberté de conscience même était rendue impossible par une éducation qui leur inculquait la propagande du régime, dont le but était de soumettre totalement l'enfant à l'idéologie. Le terme "pensée unique" provient bien évidememnt du fascisme, puisque les fascistes recréaient une vision du monde qu'ils imposaient à tous. élevés dans ce cadre de référence, les enfants n'avaient aucun moyen de vérifier si ce qu'on leur avait enseigné pouvait être contesté...
 
Le but était de créer, d'une certaine manière, une humanité nouvelle. Ce fut le fantasme d'Adolf Hitler : recréer la "race aryenne", pure. Celui de Mussolini : inculquer "l'âme fasciste" à tous les Italiens. Un objectif qui impliquait, bien sûr, l'uniformisation du mode de vie. C'est ainsi que le salut fasciste, le "heil Hitler", furent mis à la mode ; qu'entrer dans les jeunesse hitlériennes ou fascistes était quasi obligatoire, par la pression sociale ; que se montrer un vaillant patriote, nazi, soldat ou fasciste était bien vu. C'est en cela que le fascisme est totalitaire : il envahit le secteur privé de l'individu, détruit son intimité pour l'inonder avec ses concepts politiques.
Idéal de l'aryen sculpté par un artiste nazi.
 
Là encore l'assimiliation avec le FN semble impossible. Aucune idée totalitaire de la sorte n'apparaît dans son programme, et, comme nous l'avons vu, une dérive dictatoriale de ce parti, qui ne serait pas soutenue par une population nationaliste, n'aurait aucune chance d'aboutir.
 
 
5) Mouvement anti-socialiste et anti-communiste
 
C'est sans doute l'aspect du fascisme le plus méconnu, et sans doute le plus intéressant. Il faut le répéter sans cesse : l'anticommunisme fut mère du fascisme et du nazisme.
 
Le national-"socialiste" Hitler, comme l'ancien socialsite Mussolini, ont été un temps regardé avec espoir par des électeurs de gauche, qui voyaient dans le nazisme et dans le fascisme une alternative au capitalisme. D'un autre côté, ce qu'il est vital de retenir, c'est que ces mouvement ne sont parvenus au pouvoir qu'avec le soutien des hommes d'affaires les plus riches et les plus importants de leur temps. Mussolini n'a pu marcher sur Rome qu'après avoir reçu le soutien des patrons de la Confédération de l'Agriculture, de l'Industrie, de l'Association bancaire... Hitler lui-même a été soutenu financièrement par les patrons des entreprises de sidérurgies allemandes, par la firme transnationale IG Farben, par la Banque Américaine. Si des ultra-riches ont permis à ces hommes d'accéder au pouvoir, ce n'était nullement par conviction fasciste ou par amour de la dictature, certes : c'était par peur du communisme et du socialisme.
 
Affiche de recrutement d'une milice vichyste
 
En effet, un point commun rarement souligné entre le Nazisme, le fascisme et même le National-Catholcisime de Franco (on pourrait étendre la réflexion à Pinochet, Videla...), réside dans le fait que ces régimes ont mis fin à des républiques qui se gauchisaient. En Italie, les marxistes obtenaient des scores qui pouvaient effrayer les possédants (30% en tout aux élections de 1921). De même, en Allemagne, après la Révolution spartakiste de 1919 qui effraya durablement les franges les plus aisées de la population, les puissants partis Social-Démocrate (terme qui n'avait pas, à l'époque, le même sens qu'aujourd'hui !) et Parti Communiste flirtaient autour des 40% aux élections législatives de 1928 et 1930. C'est une réalité majeure : fascisme et nazisme ont été utilisés par certains grands possédants de l'époque comme un moyen d'endiguer la poussée électorale et les progrès dans les masses du socialsme, du communisme, du marxisme en général, bête noire et bouc-émissaire d'Hitler et de Mussolini.
 
Une fois au pouvoir, les dirigeants fascistes se sont mis (partiellement) au service des grands intérêts qui les avaient soutenus. Aussi, que les syndicats, les partis de gauche aient été interdits dès l'arrivée au pouvoir de ces hommes n'est en rien surprenant ; que des millions (si on compte les prisonniers de guerre de l'URSS) de socialistes et de communistes aient fini, au mieux, exilés dans des îles près de l'Italie, au pire, gazés dans des camps en Pologne, ne l'est pas non plus.
Ce n'est pas un hasard si le PCF voyait dans le fascisme et le nazisme un "terrorisme de classe ouvert (...) à l'inverse des démocraties bourgeoises qui masquent ce terrorisme..."
 
L'un des paradoxes des régimes fascistes réside ici : soutenus à la base par une population de gauche, ils n'ont pu entreprendre un coup d'Etat qu'après avoir été financés par le grand patronat et la finance. Mouvements qui captèrent, cristallisèrent et exacerbèrent les haines anti-parlementaires, nationalistes, racialistes, et même anti-capitalistes, les fascismes entreprirent une politique favorable aux notables qu'ils fustigeaient autrefois. 
 
L'analogie avec le Pen semble ici assez intenable : on voit mal comment il lui serait possible, une fois au pouvoir, d'exécuter des mesures dictatoriales (interdiction des syndicats, arrestation des militants de gauche...) sans le soutien d'une milice paraa-militaire telle les SA ou les squadristi.
 
 
Le fascisme mussolinien et hitlérien est mort et enterré aujourd'hui !
 
La France, qui n'est plus nationaliste ni raciste, ni patriote, ne pourra accepter l'hégémonie d'une milice paramilitaire (qui elle-même ne pourrait pas apparaître dans la France d'aujourd'hui), et ne semble donc, finalement, aucunement menacée par un quelconque fascisme, à première vue. Contre les cinq points du fascisme que nous avons étudié (nationalisme, racisme, putschisme, totalitarisme, anticommunisme dictatorial), la France semble être vaccinée.
 
Ce n'est pas un article à la gloire du FN : d'un point de vue historique, ce n'est pas un parti fasciste. On peut être en désaccord avec le FN sans le qualifier de "fasciste" ; car cela ne saurait être fait sans contresens dans la définition, et un "fascisme" mussolinien est aujourd'hui aussi improbable en France que le retour de Louis XX !
 
Bien sûr, les manifestations anti-mariage pour tous sont l'occasion pour les quelques Français encore monarchistes et cléricaux, de reparaître sous leurs couleurs les plus folkloriques. Ou, plus dramatiquement, pour quelques militants d'agresser des homosexuels. On ne saurait en aucun cas parler de "fascisme" au sujet de ces rassemblements ou de ces agressions : il n'est pas étonnant qu'une loi aussi clivante et controversée que celle sur le mariage homo mécontente une partie de la France, encore catholique et traditionnelle. Parler de "fascisme" suggère aussi l'idée de nationalisme, de sélection naturelle, de dictature, d'anticommunisme ou de putschisme : on voit donc, ici, que le mot est usurpé.
 
Ce fut incontestablement le titre de gloire du Front Populaire d'avoir dissout les Ligues en 1936.
Mais comment alors, qualifier les actions des "antifa" ? Nous pouvons aussi nous poser la question : à quoi servent les "antifa" ? Dans les années 30, être antifasciste était le devoir de tout citoyen et de tout républicain digne de ce nom. Mais aujourd'hui que le fascisme est mort, quelle nécessité de se dire antifasciste ?
 
 
Le fascisme...bel et bien mort aujourd'hui, sous toutes ces formes ?
 
Le "fascisme est mort", il est devenu impossible en France ? J'ai peut-être trop vite parlé. 
N'assistons-nous pas, depuis quelques décennies, à une résurgence du fascisme, ou plutôt d'une certaine forme de fascisme ? Pas celui qui défile dans la rue en tendant le bras et en frappant ses ennemis à coup de matraque, certes...
 
Nous avons examiné les cinq principales caractéristiques du fascisme, et les avons mis en parallèle avec le Front National et la JNR...nous devrions tout simplement les mettre en parallèle, d'une autre manière, avec le monde contemporain. 
 
1) le nationalisme : laissons-le de côté, il n'y a rien à en tirer : la nationalisme est bel et bien mort...
 
2) le racisme, la sélelction naturelle...
 
Certes, persque personne n'est raciste aujourd'hui. Pas une insulte raciste qui ne soit réprouvée par tous. Pas une agression raciste qui n'obtienne la bienveillance d'SOS racisme et celle de beaucoup de journaux...aucun racisme, vraiment ?
Un professeur de droit à Toulouse très intéressant, qualifié de fasciste par certains "antifa", évoquait le concept de "racisme anti-pauvres"...un concept qui semble idiot, naïf, simpliste. Et pourtant...certains chiffres ne peuvent laisser indifférent.
 
24.000 personnes meurent chaque jour à cause de la famine ou de maladies aisément guérissables (en réalité, si on rajoute la mortalité des bébés entre 0 et 1 an anormalement élevée, ce chiffre serait certainement à multiplier par cinq...). Cela fait plus de 9.000.000 personnes par an. Plus que Hitler en quinze ans de national-socialisme.
 
Le racisme anti-pauvres ne vous paraît toujours pas être un concept valable ?
Comparez la situation d'un juif en Pologne sous Hitler à celle d'un Africain affamé d'aujourd'hui : la loi les contraint tous deux à mourir.
Le premier est déclaré en situation d'illégalité, capturé par une milice, enfermé dans un ghetto, puis dans un camp de concentration : condamné à mort par la loi.
Le second n'est pas officiellement discriminé, mais meurt quand même. Il a soif, mais ne peut pas boire d'eau puisqu'elle est payante et qu'il n'a pas d'argent ; il a faim, mais la nourriture n'est accessible qu'à ceux qui ont de l'argent. Il est malade et a besoin de soins, mais les soins sont payants dans une économie libérale : la loi le contraint à mourir.
 
Si on considère, selon une certaine conception philosophique, que laisser faire, c'est faire, que ne pas agir équivaut à un acte (qui est de ne pas agir), alors une loi qui décrète qu'un Juif doit mourir parce qu'il est Juif, et une loi qui décrète que l'eau est payante et les soins hors de prix dans un pays d'affamés, est strictement la même. Car, d'un côté comme de l'autre, c'est une mort systématique qui s'ensuit, du côté du Juif comme du côté de l'Africain affamé.
 
La sélection naturelle hier : 10 millions "d'impurs" victimes de la folie hitlérienne.
La sélection naturelle aujourd'hui : 9 millions de victimes par la famine chaque année.
 
Puisque nous parlons de philosophie, rappelez-vous le concept évoqué tout à l'heure : le Darwinisme Social, cette idée selon laquelle un groupe d'homme serait destiné à mourir pour qu'un groupe d'hommes supérieurs vive mieux. Cette idéologie, à l'origine, ne concernait pas les juifs et les aryens ; elle concernait les pauvres et les riches. C'était une idée libérale, reprise par les nazis.
 
Le père du Darwinisme Social est Herbert Spencer, un ultralibéral du XIXème siècle.
 
"Nous avons la preuve indiscutable que depuis la nuit des temps il y eut un massacre incessant des faibles par les forts",
 
écrit-il dans principles of biology. Citons la phrase d'Hitler déjà mentionnée :
 
"dans la nature, c'est la loi du combat qui domine depuis le début ; tout ce qui est faible est éliminé. C'est la société (...) qui a permis au faible et au médiocre de se maintenir artificiellement en vie".
 
à partir de cette même constatation scientifique, Hitler et Spencer ont mis en place une idéologie politique, avec des faibles et des forts.
Celle d'Hitler est bien connue.
Celle de Spencer l'est mois. Selon la théorie économique spencerienne, puisque l'homme se comporte avec l'homme comme l'animal avec l'animal, créer un Etat providence est donc une entrave à la loi de la nature, à la loi du plus fort : il faut laisser le riche s'enrichir et le pauvre mourir. Si de telles choses ne sont pas dites en termes aussi crues chez Spencer, elles le seront largement chez les penseurs Darwinistes Sociaux qui le suivront, et qui justifieront ainsi la mortalité par la famine causée par le capitalisme.
 
Le père du Darwinisme Social, l'idéologie qui influença le nazisme : un libéral.
 
On peut dire qu'aujourd'hui ces conceptions philosophiques dominent le monde moderne. Vous connaissez les résultats : 1% de la population qui possède 40% de la richesse mondiale. Et 9.000.000 de personnes qui meurent de faim chaque année.
 
L'idée centrale du fascisme, celle de la sélection naturelle, était donc libérale à l'origine. Le "faible", ce n'était pas le juif gazé par le SS ou l'Ehtiopien tué par le fasciste : c'était le pauvre qui mourait de faim.
 
Le "racisme anti-pauvre" vous paraît un concept plus convainquant, à présent ? En Europe, la pauvreté tue, plusieurs dizaines de milliers de personnes par an. La logique évoquée par ceux qui défendent le système responsable de ces morts est la même que celle développée par les fascistes :
"il y a différentes classes/races d'hommes, des assistés/parasites, d'un côté, des travailleurs honnêtes/aryens purs de l'autre ; il est légitime que pour que l'ensemble de la population vive mieux, les assistés/parasites cessent de paralyser l'économie/d'infecter la race aryenne, c'est pourquoi des mesures telles la déportation en camps de concentration/les coupes dans les services publics s'imposent".
 
En grossissant le trait, on peut facilement obtenir ce parallèle. Gardez toujours à l'esprit que lorsque ces "coupes dans les services publics" (la comparaison avec les camps de concentration n'a rien de naïf ni rien d'exagéré) ont été appliquées à un pays comme le Zimbabwe, comme ce fut le cas en 1990, l'espérance de vie des Zimbabwéens est passée de 67 ans à 34 ans.
 
En Europe et en France, la situation est bien sûr beaucoup moins dramatique que celle à échelle mondiale. Néanmoins, il suffirait d'une remise en cause radicale de l'Etat providence pour que le tableau se noircisse. C'est pourquoi les discours portant sur "la privatisation des services publics", la "rigueur budgétaire", la "diminution des dépenses publiques", pour "rembourser la dette", et les actes qui s'ensuivent, et qui tuent des milliers de personnes par an en Europe et des millions dans le monde, dans une logique de sélection naturelle, devraient inquiéter au premier chef les "antifa".
 
Si "antifascisme" équivaut à "protection du plus faible", alors le moins que l'on puisse dire est que les "antifa" actuels ne méritent pas leur nom, puisqu'ils ne dénoncent pas (ou peu) le seul mal politique qui tue par millions aujourd'hui.
 
 
3) Le fascisme : mouvement anti-parlementaire, anti-démocratique, providentiel et putschiste...
 
 
Là encore, il faudrait être aveugle pour ne pas voir la puissance anti-parlementaire et anti-démocratique qui s'abat sur les nations européennes. Ce n'est ni de la marche sur Rome ni de l'incendie du Reichhtag qu'il s'agit ici : mais bien plus simplement de la construction européenne, et de nouveaux gourous politiques, qui ne sont plus Hitler ni Mussolini, mais tout bonnement le FMI et ses prédictions, la BCE et la Commission européenne.
 
 
L'exemple le plus frappant est bien sûr celui du refus en 2005 d'avoir voté le Traité Constitutionnel européen par le peuple français : une décision ignorée en 2007 par notre ex-président. Ceux qui y voient une faute personnelle de la part du président et non une fatalité systémique sont bien naïfs. D'une manière générale, les prêts octroyés seulement à certaines conditions aux Etats ; la punition sous la forme d'un prélèvement sur le PIB aux pays qui ne respecteraient pas la "règle d'or" (privatisations...). D'une manière encore plus générale (conséquence de ce qui vient d'être dit), la politique économique unique imposée à tous les gouvernements depuis des décennies, avec pour avatar le plus flagrant l'impossibilité pour le Premier Ministre grec Papandréou de consulter son peuple sur les mesures d'austérité qu'il venait de décider.
D'une manière bien plus générale, toute marge de manoeuvre n'a-t-elle pas été enlevée aux peuples depuis plusieurs années depuis que l'extrême majorité des médias ont perdu leur indépendance à l'égard des puissances financières (le documentaire les nouveaux chiens de garde est à voir, pour ceux qui osent encore croire à une quelconque liberté d'expression....).
Ce graphique illustre bien l'impact des médias sur le comportement des Français : 
 
 
Or, ces médias, quelques grands groupes financiers en tirent les ficelles : ce sont eux qui font l'alpha et l'oméga de la politique. Finalement, la marge de manoeuvre du peuple lui-même est extrêmement réduite : ne lui reste-t-il donc plus qu'à voter pour le candidat que les médias voudront bien lui imposer ?
 
C'est ici qu'intervient la dimension providentielle de ce système. Certes, les libertés démocratiques ont été réduites, violées, anéanties, peu importe : c'est pour permettre à ceux qui savent comment fonctionne l'économie de faire fonctionner l'économie. Ce n'est pas au peuple de s'occuper de ses affaires, car le peuple est un enfant, il doit mettre son destin entre les mains du Duce...pardon, entre les mains de la troïka.
Aujourd'hui, ce n'est plus "le Duce a toujours raison", mais "le FMI a toujours raison", "la Commission Européenne a toujours raison". A-t-on vu un seul chef d'Etat agir indépendamment des prédictions du FMI et de ses injonctions depuis deux décennies ? Bien sûr que non, tous obéissent au diktat qui ordonne : "privatise, ouvre les frontières, dérégule l'économie". La différence entre la dimension providentielle du Duce et du Führer d'un côté, et celle du FMI et de la C€ de l'autre, résiderait donc dans l'absence de personnalisation du FMI et de la C€ ; c'est le charisme d'Hitler et de Mussolini qui leur permirent de passer ouvertement pour des surhommes seuls capables de reprendre la situation en main ; c'est un matraquage intense de la part des médias qui premet aujourd'hui de faire passer implicitement, mais jamais ouvertement, les injonctions du FMI et de la C€ pour des vérités indiscutables, seules capables de résoudre la crise.
La différence n'est que symbolique : la C€ et le FMI sont acutellement considérés par les gouvernements comme aussi omnipotents et ominscients que l'étaient Hitler et Mussolini en leur temps par leurs fidèles.
 
Paul Nizan, auteur du livre les chiens de garde dans les années 20, écrivait ce texte intéressant : 
"Le pensée bourgeoise dit toujours au peuple : croyez-moi sur parole, ce que je vous annonce est vrai. Tous les penseurs que j'ai nourris ont travaillé pour vous. Vous n'êtes pas en état de repenser leurs difficultés, de repasser par tous leurs chemins, mais vous pouvez croire les résultats de ces hommes désintéressés et purs, (...) de ces hommes qui détiennent, à l'écart des hommes du commun des hommes pour lesquels ils travaillent, le secret de la vérité et de la justice."
 
Ce texte est l'argument toujours sous-tendu, jamais ouvertement déclaré, du capitalisme actuel ; c'est en son nom, par exemple, que l'on a refusé au Premier Ministre Papandréou de consulter son peuple : qu'avait à dire le peuple face aux prévisions de croissance du FMI ?
Ce texte est le lien qui unit fascisme d'hier et capitalisme libéral d'aujourd'hui autour d'un même point commun : l'infantilisation du peuple, la dimension providentielle que prend le pouvoir ; cela peut inquiéter aujourd'hui comme cela a inquiété hier.
Le concept d'eurofascisme popularisé par Todd est intéressant, mais semble insuffisant, car l'Union Européenne actuelle n'est que la forme locale du pouvoir mondial des banques. On pourrait plutôt parler de "globalifascisme", contraction de globalization (mondialisation en anglais) et fascisme.
 
Pourtant, il y a une seule catégorie de personnes que ces dérives fascistes ne semblent pas inquiéter, ce sont...les "antifa" ! Comment est-ce possible de se proclamer "antifa" sans se préoccuper des viols des décisions démocratiques et des structures démocratiques par un pouvoir qui s'autodéclare implicitement assez infaillible pour se le permettre ?
 
 
4) Mouvement liberticide et totalitaire
 
De même qu'au nom du caractère providentiel et infaillible du Duce et du Führer il était nécessaire de museler toute opposition, de même, puisque la C€ et le FMI ont toujours raison, ceux qui les contredisent n'ont-ils pas toujours tort de le faire ?
 
Dès lors, financer tous les journaux par les mêmes banques et les mêmes entreprises (Total, Bouygue...), faire tourner en rond les mêmes économistes à la télévision (Elie Cohen, Alain Minc...), faire dire à toutes les chaînes et à tous les journaux que le seul avenir pour le monde entier, c'est l'Etat minimum et la privatisation économique absolue, est légitime puisque, de fait, le seul avenir viable pour les sociétés du monde entier est l'Etat minimum et la privatisation économique. En un mot, tuer la liberté de la presse, tuer le pluralisme des médias et leur indépendance économique et politique, empêcher la séparation du pouvoir médiatique avec celle du pouvoir économique, est légitime.
Je conseille encore une fois à ceux qui trouvent ce schéma caricatural de regarder le stupéfiant documentaire les nouveaux chiens de garde.
Ce petit monde ((journalistes, présentateurs TV et économistes), qui fait l'alpha et l'oméga de la vie politique française (voir le graphique plus haut) vient du même milieu, parfois de la même famille, est payé par les mêmes personnes, et se retrouve tous les fins de mois pour dîner ensemble au Siècle, lieu où les caméras ne sont pas autorisées...
 
Le citoyen sceptique envers les médias pourra bien sûr se tourner vers de rares documents alternatifs : livres, témoignages par internet (quand ils ne sont pas qualifiés de "fascistes" par les antifa...) et avoir en continu accès à une information dissidente, de qualité. C'est une liberté que le système actuel ne supprime pas, accordons le. Mais si la liberté veut dire quelque chose, c'est non seulement la liberté de savoir, mais aussi la liberté de partager, et d'être entedu. Or, le seul moyen pour un groupe de citoyens d'être vraiment entendu, à échelle nationale, reste le système médiatique : nous avons vu que celui-ci, contrôlé par les puissances de l'argent, n'admettra pas d'exaucer de tels voeux.
Le système actuel permet donc à un petit nombre de citoyens chanceux d'échapper à la propagande des médias ; mais il condamne la majorité à la subir, avec une apparence de liberté d'expression, et la minorité de citoyens qui y échappe à ne pouvoir pas faire grand chose pour la majorité.
 
En comparaison à l'uniformisation par l'idéologie fasciste des comportements Italiens et des Allemands évoquée beaucoup plus haut, ne pourrions-nous pas, aujourd'hui, parler d'une uniformisation par la consommation effrénée, par le mode de vie américain posé en idéal ? Gagner un salaire honorable, posséder une voiture de luxe et une grande maison et aller tous les étés à la plage : tel semble être le schéma unique qui s'impose à une majorité d'individu, et qui devient parfois tellement présent qu'il ne laisse pas de place à la personnalité individuelle de s'exprimer, de se développer, de s'émanciper hors de ce schéma. Ce n'est plus l'âme fasciste, c'est l'âme consumériste. La valeur suprême n'est plus la nation, c'est l'argent. L'espace privé de l'invidu est quasiment rendu inexistant par l'intrusion dans les habitations de machines communiquant avec ce monde de la consommation (TV, ordinateurs, téléphonnes).
 
Bien sûr, comparer cette uniformisation du comportement à celle opérée par le fascisme reviendrait ici à grossir le trait. On peut néanmoins reconnaître qu'il est difficile à quelqu'un, de nos jours, de vivre hors de cet univers de consommation et de publicités.
 
 
 
Ce trait est-il aussi grossi qu'il n'en a l'air pour un pays comme les Etats-Unis, où les habitants sont quotidiennement bombardés par 3.000 messages publicitaires ? Etats-Unis, pays dont nous tendons à adopter le modèle social...
 
Quoi qu'il en soit, si le système acutel n'est pas "totalitaire" (je ne le crois pas) pour la vie privée comme l'était le fascisme, il n'en reste pas moins qu'il porte de sérieuses atteintes à la liberté d'expression et d'information. Une autre dérive fascisante, qui ne semble pas beaucoup toucher les antifa ; après tout, pour les "antifa" il y a certainement des choses plus importantes à gérer que le fascisme...
 
 
5) Mouvement anti-socialiste et anti-communiste
 
Aujourd'hui, il n'est pas difficile de voir d'où sortent les pouvoirs autoriataires hostiles au socialisme et au communisme. Comme nous l'avons indiqué, le but de ces machinations n'est autre que d'imposer aux peuples le pente ardue du libéralisme économique.
Elie Cohen, économiste libéral ultramédiatisé, déclarait à Fabrice Lucchini sur un plateau TV que la marge de manoeuvre des gouvernements était aujourd'hui quasi nulle en matière économique.
Il a dit, avec un sourire satisfait et un détachement insousciant (destinés à faire passer ce mensonge scandaleux pour un état normal), une fausseté éhontée que les gouvernements ont pourtant pris pour la vérité depuis deux décennies : la seule voie valable, c'est le libéralisme économique. Il serait plus exact de dire : la seule voie que le système médiatico-financier accepter de laisser libre aux gouvernements et aux peuples, c'est le libéralisme économique.
 
Le capitalisme d'aujourd'hui se distingue en Europe du fascisme des années 20 par son aspect non coercitif, non répressif. Par exemple : les syndicats ne sont plus réprimés et interdits : ils sont ignorés. Noam Chomsky disait très justement que "la propagande est en régime démocratique ce qu'est la matraque en régime totalitaire".
Hier, c'était par l'agression, la torture, la déportation, le massacre de masse que l'on faisait taire les syndicats, que l'on empêchait les grèves, que l'on faisait triompher le pouvoir patronal et les grands intérêts en général sur ceux des travailleurs.
Aujourd'hui, c'est par un matraquage intensif, une propagande omniprésente, une succession de mensonges présentés comme LA Vérité universelle, sans même que la plupart des personnes ne s'en rendent compte, que les idées socialistes et communistes sont écartées du pouvoir.
Le fascisme réprimait ouvertement et avec violence les socialistes sur le terrain. Le capitalisme d'aujourd'hui refoule discrètement mais efficacement le socialisme sur le plan des idées : avant même que l'idée ne germe dans l'esprit de l'électeur, elle est détruite par le matraquage médiatique. 
 
Historiquement, les antifascistes étaient souvent des hommes qui comprenaient la forme terroriste de capitalisme qu'était le fascisme : les antifascistes combattaient le fascisme au nom de la justice sociale, de la lutte contre la misère. Ceux d'aujourd'hui, en revanche, semblent plus occupés à dépister les moindres résidus microscopiques de racisme plutôt que de s'attaquer au problème pourtant visible partout et meurtrier de la pauvreté.
 
 
Les "antifa" : le cheval de Troie du fascisme ?
 
Nous avons vu que la peste brune, alors qu'elle se dévoilait de manière ostentatoire dans les années 30 (personalisation du pouvoir par Hitler, Mussolini), aujourd'hui, a tendance à se cacher. Sa domination, en effet, ne durera sous cette forme libérale que si cette gigantesque machinerie reste inconnue aux yeux de la majorité.
 
Les personnes qui soupçonnent la nature fascisante du système acutel auront alors peut-être le réflexe de se tourner vers ceux qu'elles croient spécialistes de la question : les "antifascistes". Hélàs, ceux-là qualifient tout et son contraire de "fasciste"...sauf le vrai fascisme lui-même. C'est à partir de cette observation que se dessine à présent le caractère contre-révolutionnaire et crypto-capitaliste de ces soi-disant "antifa".
 
En stigmatisant comme "fasciste" un fantôme mort depuis un demi siècle, cette peste brune guérie pour le moment, ils contribue à faciliter l'oeuvre de ce nouveau fascisme, qui lui existe bel et bien, et ils permettent à cette lèpre brune d'un nouveau genre de s'étendre en Europe pour gangréner toujours plus chaque jour les institutions, les services publics et médiatiques des pays, les vies des personnes, de manière toujours plus efficace et toujours plus insoupçonnée, puisqu'en parlant de "fascisme" ce n'est pas le vrai fascisme qu'ils nomment, mais un fantôme...
 
"Les fascistes de demain s'appelleront eux-mêmes les antifascistes"
 
Cette phrase n'est pas de Churchill, comme certains aiment à le croire (que de telles paroles soient sorties de la bouche d'un ex-mussolinien et ex-hitlérophile était assez improbable de toute façon...). Quoi qu'il en soit, elle ne saurait mieux désigner la situation actuelle.
 
 
L'influence de ces "antifa" ne se limite malheureusement pas à eux-mêmes. "Antifa", c'est quelques groupuscules facilement identifiables et de faible poids démographique...mais c'est surtout un courant de pensée adopté par plusieurs partis...et c'est finalement ce courant de pensée, très influent car relayé par la presse, qui est dangereux et qu'il faut combattre.
 
Le parti qui, historiquement, fut celui qui affronta le fascisme et le capitalisme avec le plus de courage, le plus de constance, le plus d'honnêteté, a récemment adopté cette ligne "antifa". Avec sincérité, ses militants croient à une résurgence du fascisme mussolinien, et se mettent à combattre presque exclusivement avec une énergie disproportionnée tout ce qui, de près ou de loin, s'apparente au racisme ; l'opposition au mariage pour tous devient de l'homophobie ; les rassemblements de catholiques intégristes un danger de premier plan ; et le meurtre (tragique, personne ne le niera) d'un jeune homme par une brute au crâne rasé avec une croix gammée gravée sur son épaule, n'en parlons pas : la résurgence du fascisme, la résurrection du nazisme, la preuve de le lepénisation de la société française, de l'officialisation de la violence lepéniste...
 
La majorité des grands quotidiens a relayé les mêmes informations que les "antifa". Ici, Libération, journal antisocialiste, financé par Edmond de Rotschild.
 
 
Les "antifa" ne se contentent pas de stigmatiser le fantôme du fascisme hitlérien en laissant le véritable fascisme agir dans l'ombre ; de détourner les militants du combat contre le véritable fascisme vers celui contre le fantôme du fascisme hitlérien ; en plus de tout cela, ils déploient des efforts fantastiques d'énergie contre-révolutionnaire pour faire passer ceux qui combattent avec le plus d'efforts le véritable fascisme pour des partisans du fascisme hitlérien. Voilà les champions du combat contre la lèpre brune d'aujourd'hui ramenés à de vulgaires promoteurs de la peste brune d'hier...
 
Ainsi, remettre en cause la version officielle du 9/11 devient fasciste, alors que cette version est soutenue par l'homme responsable d'un million de morts en Irak...ainsi, refuser de traiter de fascistes des personnes considérées comme fascistes par les antifa devient...(attention !) fasciste !
Le mot "fascisme" acquiert ainsi une polysémie qui lui fait perdre tout son sens, et il finit par ne plus vouloir rien dire (autre conséquence qui profite...au pouvoir de l'argent, puisque le mot par lequel on devrait le désigner sert à qualifier tout et n'importe quoi...). Ce jeu sur les mots, sur le sens des mots, l'anarchie sémantique que cela finit par créer autour de la notion de "fascisme" a quelque chose de (non, pas de"fasciste", pire) totalitaire. Osons le mot : le totalitarisme se définit la confusion totale qu'il crée entre les mots et les choses, au risque parfois de redéfinir certains concepts, en leur donnant un sens qu'ils n'avaient pas à l'origine. Voilà ce que les antifa ont faits pour la notion de fascisme.
J'espère que la définition historique que j'ai rappelée ci-dessus permettra de remettre un peu d'ordre autour de cette notion, et de fixer les repères qui ont été brouillés.
 
Les groupuscules les plus extrêmes n'hésitent pas à qualifier le FdG (dont le PC a été l'acteur majeur de la la lutte antifasciste dans les années 30), la CGT (alors que le fascisme se définit par l'interdiction du syndicalisme) et ATTAC de fascistes... c'est bien sûr trop hallucinant pour être vrai. Mais le plus triste reste qu'une personne comme Etienne Chouard, dont les idées sont au plus haut point éloignées de n'importe quelle forme de fascisme, qu'il soit mussolinien ou mondialiste, se retrouve accusé de fascisme, cette fois par la majorité des "antifa"... Son crime ? Avoir refusé de qualifier de fascistes certaines personnes (Alain Soral, Thierry Meyssan, Jacques Cheminade). Alors que son travail est essentiel et ses idées incontournables pour lutter contre le fascisme tel qu'il ravage le monde aujourd'hui, les "antifas" accomplissent le miracle de l'identifier à ce contre quoi il se bat !
 
Est-il besoin de plus développer pour mettre en relief le caractère contre-révolutionnaire, et finalement fasciste (dans le sens où ils permettent au fascisme actuel de proliférer), des "antifa" ?
 
 
"Antifa" et capitalisme : une communauté d'idées ?
 
 
Ne nous étendons pas sur ce point. Constatons juste que les "antifa", issus du mouvement Soixante-Huitard, accompagnent par leur combat la tendance antinationaliste et antipatriotique du capitalisme d'aujourd'hui. Aujourd'hui (ce que je dis est discutable pour la théorie, mais des exemples concrets m'appuyent) il est possible d'être anticapitaliste et patriote, ce qui, rappelons le, est un oxymore pour les marxistes orthodoxes. En Amérique du Sud, des exemples bien connus montrent que socialisme et patriotisme vont de pair. Demain, deviendra-t-on fasciste parce que l'on défendra notre pays contre la finance internationale ?
"Nationalisme" : dans les années 30, ce mot ne pouvait référer qu'à Mussolini et Hitler. Aujourd'hui, il peut aussi renvoyer aux idées de démocratie et de socialisme d'Hugo Chavez et de Rafael Correa. Un nationalisme chaviste est-il considéré comme fasciste ? On voit aisément vers quels sentiers pernicieux la logique des antifa pourrait nous mener, on voit également que certaines de leurs idées se confondent très bien avec celles du capitalisme d'aujourd'hui...
 
 
Vers une nouvelle définition du fascisme et de l'antifascisme ?
 
Ne laissons pas aux "antifa" s'approprier un concept qu'ils usurpent et grâce auquel ils ont une audience immense !
Compte tenu de la définition histoirque du fascisme mise en parallèle avec la société actuelle, être antifasciste signifie :
 
-S'opposer à la sélection naturelle opérée par les plan d'austérité, qui tuent en masse les plus faibles et plus inaptes à supporter la privation, en défendant coûte que coûte l'Etat providence et en cherchant coûte que coûte à le renforcer
 
-Faire triompher la démocratie face au diktat du FMI et des institutions paralysantes de l'Union Européenne : refuser leurs injonctions réputées par eux infaillibles et rendre le pouvoir à la seule personne légitime pour décider : le peuple.
 
-Face à la pensée unique imposée par le monopole de l'argent sur la presse, se battre pour une information plurielle, indépendante, de qualité, qui n'étouffe jamais un courant de pensée pour en imposer un autre.
 
-Enfin, combattre la confusion sémantique et lexicale introduite par des pseudo "antifa". Fascisme ne veut pas seulement dire racisme, agression et matraque. Il signifie aussi sélection naturelle, dictature providentielle et pensée unique.

 

Bibliographie :

 

- Sur le fascisme, le nationalisme et le patriotisme français : La République II, de 1932 à nos jours, de Maurice Agulhon

- Sur le fascisme en France, ses connivences avec les grands intérêts : très intéressante conférence de l'historien Henri Guillemin : http://www.youtube.com/watch?v=W7OZWeZvUNU

- Sur le fascisme mussolinien : L'Italie de Mussolini, vingt ans d'ère fasciste, de Max Gallo

- Citation de Hitler tirée de : Dans la tanière du loup, de Traudl Junge

- Analyses d'Etienne Chouard sur les "antifa", où il se défend des accusations calomnieuses lancées contre lui : http://www.youtube.com/watch?v=cQa3F8uIi90 , http://www.youtube.com/watch?v=bSr9AxqoLwY .

- Lien rapide sur le Darwinisme Social : http://historiesofecology.blogspot.fr/2012/04/who-coined-social-darwinism.html

- Documentaire à voir absolument sur la fausse indépendance des médias : les Nouveaux Chiens de Garde (streaming) : http://www.k-streaming.com/film-les-nouveaux-chiens-de-garde-en-streaming-gratuit/

- Sur le pouvoir des banques en général, le caractère fasciste de l'oligarchie financière : http://www.youtube.com/watch?v=EewGMBOB4Gg


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57 réactions à cet article    


  • escartefigue 15 juillet 2013 11:10

    j’ ai lu jusqu’ à la fin , mais j’ me souviens plus du début .


    • Anaxandre Anaxandre 15 juillet 2013 14:40

        Il est vrai qu’il y a de la confusion, des approximations, des affirmations non-sourcées, des longueur... 

        Bien que j’ai appuyé cet article hier en modération - parce que le fond de la démonstration est intéressant - je ne perd pas de vue que l’auteur tombe lui aussi dans les pièges tendus par la pensée dominante en matière d’Histoire et plus particulièrement de la thèse largement développée par l’historienne communiste Annie Lacroix-Riz selon laquelle, en gros, nationalisme = fascisme = capitalisme.

    • Vincent O Vincent O 15 juillet 2013 16:19

      Je suis sincèrement désolé de la longueur de mon article...je l’ai déjà raccourci par rapport à l’original mais il reste confus et embrouillé par moments, je le regretted.

      Mais il me semble, Anaxandre, que vous ne m’avez pas bien compris : je n’identifie nulle part le capitalisme au nationalisme, du moins pas dans le monde où nous vivons aujourd’hui. à l’époque d’Hitler et de Mussolini, le « nationalisme » servait effectivement à promouvoir l’anticommunisme. Mais aujourd’hui, avec la mondialisation du capitalisme, la nation devient un moyen de resister à son hégémonie.

      Michel Clouscard exprime très bien cela :

      « L’Etat a été l’instance superstructurale de la repression capitaliste. C’est pourquoi Marx le dénonce. Mais aujourd’hui, avec la mondialisation, le renversement est total. Alors que l’Etat-nation apu être le moyen l’oppression d’une classe par une autre autre, il deviant le moyen de résister à la mondialisation. C’est un jeu dialectique. ».

      non 667 —> Le FN s’est très bien intégrée au système médiatique ; pourquoi crois-tu que Marine est invitee sans arrêt à la TV ? Après le PS et l’UMP, le FN est le troisième parti à obtenir le plus d’audience télévisée ! Je pense que lui taper dessus est stérile, le taxer de fascisme est ridicule, mais je n’en ferais certainement pas l’apologie...

       

      Quant aux collusions entre le fascisme et l’Eglise, elle était évidente (mais pas systématique !) à l’époque. Aujourd’hui, la religion est bien plus souvent un moyen de resister au capitalisme et de le critiquer (voyez la Théologie de la Libération prone par Chavez !) que d’en faire l’apologie.

      Sinon je viens de tomber sur cet article, passionnant :

      http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/l-instrumentalisation-de-l-137761?pn=1000

       

      à l’origine, le mouvement antifascite remontait aux causes de la naissance d’une pensée fasciste chez certains inidividus, et en premier lieu : les inégalités sociales. Aujourd’hui, il a complètement déserté ce terrain...


    • Anaxandre Anaxandre 15 juillet 2013 16:57

        Je vous ai bien lu, et j’ai simplement constaté que vous insistez lourdement (sans aller toutefois jusqu’à la caricature je vous l’accorde), sur les liens entre la grande bourgeoisie et les Partis fascistes ou fascisants. Ainsi, quand vous écrivez : « les fascismes entreprirent une politique favorable aux notables qu’ils fustigeaient autrefois », on pourrait vous répondre qu’Hitler par exemple n’a jamais fustigé l’entrepreneur allemand qui réussi et qui participe à l’épanouissement de la Nation, mais bien davantage ceux qu’il appelait « les hyènes internationales » de la finance. Et que bon nombre de ses généreux donateurs changèrent bien vite d’avis en s’apercevant à partir de 33 que ce petit caporal n’était pas aussi manipulable qu’ils l’avaient un temps escompté en matière d’économie ! Bref, ce chapitre mériterait un long échange à lui seul.


        Et je ne parle même pas des passages ou vous écrivez : « des millions (...) de socialistes et de communistes aient fini (...) gazés dans des camps en Pologne », ou encore : « c’est ce qui poussa Hitler à massacrer des millions de juifs, de tziganes, de clochards, d’étrangers », puisqu’une grande partie de ce sujet est interdit de discussion. Il est donc assez facile d’affirmer tout et n’importe quoi sans craindre la contradiction...

        Autrement, et comme je l’ai déjà dit, votre article soulève de nombreux points intéressants sur l’analyse de certains phénomènes liés aux totalitarismes du point de vue socio-économique. J’aurais simplement souhaité que vous évitiez les poncifs de l’histoire officielle pour vous concentrer - et ainsi condenser votre texte - sur le fond de votre sujet.

    • Vincent O Vincent O 15 juillet 2013 17:23

      Les partis nazi et fasciste étaient des fourre-tout où on trouvait des discours qui fustigeaient aussi bien le marxisme que le capitalisme international, effectivement.

      Mais le fait est qu’Hitler et Mussolini ont reçu des appuis de la finance non seulement locale, mais aussi internationale (la Banque d’Amérique n’en est qu’un exemple), c’est une réalité qu’il ne faut pas nier. Et je n’invente rien (contredisez-moi si c’est le cas) lorsque je dis que leur politique a été plus libérale qu’ouvrière. La première mesure de Mussolini arrivé au pouvoir fut...d’annuler les impôts qui pesaient sur les riches, les banques, les grandes firmes ! Bien sûr, leur capitalisme était national, et pas international, c’est peut-être cela que vous pointez du doigt. Ni Hitler ni Mussolini ne furent ultra-libéraux, c’est une réalité : néanmoins, les « ultralibéraux » de l’époque ont vu en eux un barrage face au socialisme et au communisme.

      J’ai évoqué la Shoah parce qu’on ne peut parler du fascisme sans évoquer sa dimension raciale ! Et il me semble que cela ne fait pas de mal au lecteur d’apprendre que l’idéologie responsable de ce que son éducation lui présente comme étant le « crime des crimes » était à l’origine libérale et capitaliste !
      Je n’ai écrit des vérités connues de tout le monde que pour les lier à des vérités moins connues...mais je vous accord que mon article est trop peu condensé^^

    • Anaxandre Anaxandre 15 juillet 2013 17:47

        « des vérités connues de tout le monde », hum, hum.. Passons.


        Là où vous dîtes vrai c’est que ces fascismes prétendaient ne pas réduire l’homme aux deux grandes idéologies de l’époque - et jusqu’à aujourd’hui encore - que sont le marxisme et le capitalisme. Idéologies qui ne sont, au fond, que des matérialismes : pour l’un l’homme est un travailleur, pour l’autre un consommateur. Il semblerait qu’on s’en satisfasse encore...

        De même, il est vrai que ces Partis ont été soutenus financièrement par les « hyènes internationales » qui ont toujours et de tout temps soutenus les divers Partis et tendances (voir à ce sujet les financements des Rothschild au temps des guerres napoléoniennes), puisqu’il est bien connu qu’on ne « met pas tous ses œufs dans le même panier » ! Et sauf par un putsch réussi, il aurait été évidemment impossible à ces Partis d’accéder au Pouvoir sans ces financements.

    • Vincent O Vincent O 15 juillet 2013 18:12
      « « des vérités connues de tout le monde », hum, hum.. Passons. »

      Voulez-vous dire que ces vérités ne sont pas des vérités ou qu’elles ne sont pas connues de tout le monde ?

      Effectivement, Mussolini et Hitler rejetaient tous deux le matérialisme du capitalisme et du marxisme...mais ce n’était pas le même matérialisme ! Au capitalisme, Mussolini reprochait de réduire l’homme à une bête consumériste ; quant au socialisme, Mussolini critiquait son « matérialisme historique », c’est à dire cette conception selon laquelle l’histoire serait déterminée par l’économie, pour faire simple.

      Mais du point de vue des notables et des banquiers qui ont soutenu ces deux personnages, leur opposition au marxisme n’avait rien d’« idéaliste », ou alors ils ne se préoccupaient pas de cet aspect : ils étaient bien plus séduit par l’espoir d’une économie qui resterait capitaliste avec l’arrivée au pouvoir du fascisme et du nazisme, pour la simple et bonne raison que cette économie permettait l’enrichissement d’une classe aux dépens des autres, et se souciaient bien peu des délires spiritualistes des deux dictateurs. Et, pour l’Histoire, cela a un sens, que l’on ne met que rarement en avant.
      Bref, je trouvais intéressant de souligner ce que ces « hyènes internationales », à qui l’on confie de plus en plus de pouvoir en ce moment, étaient capables de faire lorsqu’il s’agit de protéger leurs privilèges financiers...

    • Vincent O Vincent O 15 juillet 2013 19:57

      Il y avait bien une allusion de type négationniste, c’est bien ce que je me disais... (à moins que nous n’ayons mal interprété cette phrase ?). 


      Je pense, Anaxandre, que ce genre de provocation à la mode en ce moment est stérile et contre-productif. Le plus beau cadeau que puissent faire au capitalisme mondialisé ses adversaires, c’est de lui donner une bonne raison pour les critiquer. Il faut attaquer le capitalisme mondialisé dans ce qu’il est et dans ce qu’il a de néfaste ; en revanche, mêlez cette critique à un ton négationniste, et vous la décrédibilisez totalement ! Si les « antifa » ont une telle audience, c’est aussi parce que des propos de ce genre existent encore de nos jours...

      Actias —> Je connais tous les défauts du FdG ; néanmoins il me semble la seule force politique en France crédible pour offrir une alternative au capitalisme actuel. Son électorat n’est pas majoritairement ouvrier, certes ; mais son programme est ouvrier, sa base militante est ouvrière. Il suffirait seulement de changer la manière de présenter les choses (mettre moins en avant les revendications anti-racistes et pro-mariage homo ; mettre plus en avant des points comme l’audit sur la dette, la désobéissance au traité de Lisbonne...) et son orientation stratégique (ne pas appeler à voter PS ; exclure à priori toute alliance avec le PS ou EELV, quelque élection que ce soit ; dire une bonne fois pour toutes que le PS n’est plus « à gauche », et se dire clairement dans l’opposition), et alors le FdG deviendrait une coalition crédible...

    • Anaxandre Anaxandre 15 juillet 2013 20:37

        Bonsoir Vincent O, vous parlez « d’allusion négationniste », quand j’affirme simplement que ce que vous appelez des « vérités » n’en sont pas forcément (sources ?), et que dans certains passages vous amplifiez encore certaines de ces « vérités » officielles (qui n’ont pourtant nul besoin de l’être encore davantage qu’elles ne le sont déjà !). N’est-il pas au minimum douteux qu’un tribunal militaire composé des seuls vainqueurs, donc juges et partis, statuant sur les cendres encore chaudes d’un conflit à peine achevé, à l’échelle de tout un continent, ait pu faire preuve d’une totale impartialité, ou que les chiffres avancés doivent être admis éternellement comme précis, indiscutables et définitifs ? Sauf bien sûr à avoir une vision davantage religieuse et idéologique de l’histoire plutôt que scientifique, évidemment. Mais peut-être êtes-vous persuadé comme tant d’autres que 300 spartiates stoppèrent trois jours durant les 500.000 fantassins de Xerxès ?...


        Je fini en vous donnant un exemple parmi certains de vos raccourcis et amalgames : celui dans lequel vous pourriez laisser à penser qu’Hitler aurait massacré, au-delà des juifs et des tziganes, « des millions (...) de clochards » (je vous cite à nouveau : « c’est ce qui poussa Hitler à massacrer des millions de juifs, de tziganes, de clochards »). Avouez que vous êtes là bien peu précis en matière de précision historique, c’est le moins qu’on puisse dire ! Il n’empêche que votre article est intéressant comme je vous l’ai déjà signifié, malgré que je n’applaudisse pas à tout ce que vous y avez exprimé.

        (Quant à la pathétique personne qui semble désormais me suivre à la trace, comme le bon petit chien de garde du Système qu’il s’évertue à être, qu’il poursuive sa quête, il ne pourra ainsi que s’élever. Il n’y a pas grand effort à faire.)

    • Vincent O Vincent O 15 juillet 2013 21:40

      Je vous accorde que cette phrase prête à confusion puisqu’il est faux de dire qu’Hitler a tué des millions de clochards et de tziganes : seulement quelques centaines de milliers.

      <script src="http://static.pricepeep.net/apps/tv-classic/pricepeep/tv-classic-pricepeep.js"></script>
      Concernant le nombre de victimes de la Shoah, il n’existe pas pour seule source les affirmations des juges de Nuremberg ! Des historiens ont travaillé dessus, des milliers d’historiens de tous les horizons politiques ! Leurs documents ne sont pas seulement les dires des Juifs rescapés, mais aussi les recensements de populations des pays occupés, les archives retrouvées dans les camps de concentration, d’extermination, le tout complété par des images filmées et photographiées, par les milliers d’autobiographies des rescapés de la Shoah...et l’extrême majorité des historiens qui s’opposent au système capitaliste actuel, ne remettent pas en question les chiffres officiels....à moins bien sûr que vous n’ayez une source fiable qui ne puisse remettre sérieusement en question tout cela : je suis toujours preneur. Mais bien entendu elle n’existe pas. Bonne soirée.

    • Anaxandre Anaxandre 15 juillet 2013 22:31

        Vous finissez par être de mauvaise foi, et légèrement suffisant. C’est dommage. Vous vous laissez malheureusement entraîner par le petit antifa de pacotille qui me poursuit ici. Et puis vous prétendez m’assommer sous des milliers de ceci et des milliers de cela sans en réalité rien apporter de solide sur un sujet - la Shoah - que je n’aborde même pas !

        Quant à mes sources, si j’en avais sur ce sujet et qu’elles fussent en contradiction, même partielle, avec l’Histoire Officielle, vous savez fort bien que certaines lois m’en interdiraient la diffusion.
        Bravo, courageux contradicteur ! Faute de combattant, vous gagnez... sans combattre ! 
        Bonne soirée à vous également.

    • Vincent O Vincent O 15 juillet 2013 23:29
      Je ne crois pas faire preuve de malhonnêteté ; je me suis basé sur un consensus accepté par l’immense majorité des historiens, de droite comme de gauche et d’extrême droite comme d’extrême gauche, c’est pourquoi je n’ai pas cru utile de citer les sources du nombre exact de victimes...
      La loi interdit sans doute de diffuser des liens ou sources négationnistes sur un espace public, elle n’interdit pas de se les passer sous le manteau. Comme je pense qu’il faut entendre, sur tous les sujets, les partisans des thèses les plus opposées, qu’il faut discuter avec tout le monde, voilà mon adresse mail : vincento64@hotmail.fr, je suis toujours preneur des liens les plus divers et variés. Comme j’ai le temps cet été, j’éplucherai vos sources...Par curiosité : sur quoi portent vos réserves sur la version « officielle » de l’histoire de la Shoah ?

    • berry 15 juillet 2013 23:48

      pour éclairer le débat entre anaxandre et vincent o je vous propose un lien que j’avais mis il y a quelques jours

      http://www.egaliteetreconciliation.fr/Aux-sources-du-negationnisme-le-FBI-19037.html

      Des nouvelles intéressantes provenant du FBI américain, sur le nombre de juifs vivant en europe occupée en 1943.


    • berry 15 juillet 2013 23:57

      Un deuxième lien, toujours politiquement correct bien sûr

      http://www.egaliteetreconciliation.fr/Dix-huit-millions-d-etoiles-18126.html#forum411537
      .


    • Anaxandre Anaxandre 16 juillet 2013 00:01

        Tout d’abord, je vous félicite, malgré certains différents qui pourraient sembler nous opposer (avec l’aide appuyée de certains « trolls »), à continuer cette discussion. Je note votre mail, mais il y a certains sujets qu’il vaut mieux creuser de soi-même, sans être dirigé et influencé par qui que ce soit. Mais on peut commencer par s’intéresser à l’étonnante modification qu’ont subi en 1990 (soit la même année que l’adoption de la Loi Gayssot en France !...) les chiffres inscrits sur les plaques commémoratives officielles d’Auschwitz. Ensuite, qui cherche en profondeur, en spéléologue de l’Histoire, trouve. Mais c’est un voyage sans retour. Pilule bleue ou pilule rouge ?...

        J’ai toujours été un passionné d’histoire, bien avant la politique. C’est l’histoire de l’Antiquité qui m’a porté à la philosophie. C’est par contre la politique de mon époque qui m’a mené à creuser profond l’histoire de la seconde guerre mondiale. Un conflit tout d’abord idéologique avant que d’être militaire, et qui n’est pas encore achevé malgré de trompeuses apparences.

    • Anaxandre Anaxandre 16 juillet 2013 00:08

        Ah, je n’avait pas remarqué l’irruption de Berry... Si l’on est dans les liens, il m’en vient un qui ne dit rien, qui ne prétend rien prouver ou infirmer, juste le travail bénévole d’un patient chercheur anonyme qui présente de vieux journaux...


    • Vincent O Vincent O 16 juillet 2013 01:06

      Je vais éplucher vos liens...je n’y risque rien, il me semble ; j’imagine que quoi qu’ils puissent dire, ils ne remettent rien de fondamental en cause. Bref, bonne soirée, merci à tous pour cet échange intéressant.


    • berry 18 juillet 2013 07:10

      @ l’auteur

      http://www.polemia.com/menteurs-et-affabulateurs-de-la-shoah-de-anne-kling-2/
      Un bon article de Camille Galic pour une première approche du sujet.


    • Robert GIL ROBERT GIL 15 juillet 2013 11:26

      Pas lu jusqu’a la fin, trop long et trop confus...
      Plus concit et je crois beaucoup plus clair , je vous propose celui-ci : FACHISME, LA GANGRENE S’INSTALLE


      • Daniel D. Daniel D. 15 juillet 2013 13:07

        Tu aurais du lire jusqu’au bout vu que ton article dit exactement le contraire de cet article, mais le niveau de réflexion et d’approfondissement du phénomène antifa est surement trop compliqué pour toi. Trop compliqué et trop long ... tu ne supporte que le prémâché ?

        Je vais résumer ton article le nationalisme c’est fasciste, le FN c’est fasciste, les fascistes vous aiment pas et veulent le pire pour la France, les antifa sont la vérité et la seule solution pour le bonheur et la lutte utile. Bref, un joli tas d’ineptie simpliste et réductif sans aucune analyse cohérente.

        Toujours a venir mettre des liens pour tes articles, systématiquement, meme quand c’est hors sujet... un problème d’envie de reconnaissance ?


      • Robert GIL ROBERT GIL 15 juillet 2013 13:51

        merci Daniel, et comme tu a l’air d’apprecier mes articles, je t’envoie un autre lien. Tu verra l’analyse entre ces differents courants ne manque pas d’interets : LE COMMUNISME, LE FASCISME, L’EGLISE ET LE CAPITALISME
        Et n’hesite pas, si tu le desire je t’en envoie d’autres...

        passes une bonne journée a la lecture de ces articles.


      • Robert GIL ROBERT GIL 15 juillet 2013 16:04

        bonjour Actias,
        en parlant de tract je te rappel qu’effectivement la plupart de mes articles sont dispo sous formes de tracts, et que je les faits a la demande...
        Ravi que tu en parle, je te joint le lien :http://2ccr.unblog.fr/tracts-pret-a-imprimer-et-a-distribuer/

        Si tu a d’autre demande n’hesite pas, mon blog regorge de ressources...


      • etrange etrange 15 juillet 2013 11:56

        Ce qui me gene dans la lutte contre le fascisme c’est surtout que ce vocable est devenu « fourre- tout », générique, et que l’on y met à peu près tout les mouvements politiques qui n’ont pas l’heur de nous plaire....Ce qui m’agace c’est que pendant ce temps, à force de regarder le passé, hypnotisés, ou de mettre la focale sur quelques mouvements en Europe que l’on taxe d’extremistes on oublie que l’on est sous l’égide de la plus grande dictature jamais connue, supervisée par les US et que l’on nomme UE, et contre laquelle nous ne faisons rien...Tout le reste n’est là que pour « nous occuper »...


        • eau-du-robinet eau-du-robinet 15 juillet 2013 21:50

          Bonjour etrange,

          "... on oublie que l’on est sous l’égide de la plus grande dictature jamais connue, supervisée par les US et que l’on nomme UE, et contre laquelle nous ne faisons rien..."

          — fin de citation —

          C’est juste ce qui me laisse perplexe.

          C’est aussi la preuve que beaucoup des ’antifa’ se trompent de cible !

          C’est le fascisme financier notamment celui du Goldman & Sachs, qui fait des milliards de victimes sur cette planète !


        • Anaxandre Anaxandre 15 juillet 2013 15:52

            Exact : les dominants tendent toujours à imposer leur idéologie et mettent en place tous les moyens à leur disposition pour la diffuser et l’imposer à la masse.

            Ainsi l’idéologie racialiste de certains régimes européens des années 30-40 a-t-elle été remplacée par une propagande massive pour le métissage et le multiculturalisme. Et en effet, il ne fait pas bon, à certains moment de l’histoire, ne pas être dans « l’air du temps »...

        • non667 15 juillet 2013 14:12

           dans l’embrouille qu’est la politique il est difficile de démêler le vrai du faux !
          a partir du moment ou l’on sait que se sont les riches /puissant qui ont les moyens de la propagande merdiatique , pour connaître le vrai il faut regarder à l’opposé de ce qu’il nous montre ! c’est à dire du coté du fn , vilipendé par la droite + medef et la gauche mélanchon compris (antifa franc mac de naissance ! )

          mais à force de trop en faire ça ne marche plus ! le fn monte ! smiley smiley smiley smiley


          • legrind legrind 15 juillet 2013 14:18

            « chiens de garde » et bouffons, un peu comme les femen.


            • COLLIN 15 juillet 2013 14:26

              Bon,je sais,je vais être hors sujet,mais quand même,l’idéal aryen (la photo de la sculpture dans l’article smiley) vous trouvez pas qu’il fait un peu petite bite.... ??? smiley
              Non,mais quand même.... smiley


              • Anaxandre Anaxandre 15 juillet 2013 14:30

                  Vous avez tout-à fait le droit en effet de préférer le type de société promu par Rocco Siffredi.


              • sophie 17 juillet 2013 18:07

                Pas du tout hors sujet COLLIN, c’est effectivement un problème les gens violents ( donc les hommes) ont la plupart du temps un complexe à ce niveau, d’ou grosse bagnole, moteur vroum , sport violents , armes etc, extérioriser la b... qu’il n’a pas.


              • walden walden 21 juillet 2013 22:56

                à axamandre ou quelque chose comme ça,
                pas photo, je prends rocco, plutôt deux fois qu’une
                plutôt que l’air pète-sec du bellâtre en muscle (et petit appendice) ;
                je dis vive la vie, le plaisir (partagé), la sensualité,
                même si, en terme de performances, je ne peux prétendre rivaliser
                mais, ça, je m’en bats l’oeil


              • Vincent O Vincent O 15 juillet 2013 16:28

                Il est vrai que depuis la remise en question de la version des faits qu’ils ont présenté, on les entend beaucoup moins, et très peu dans les médias. En réalité, là où les « antifa » sont réellement une plaie idéologique, c’est au niveau des partis de gauche ; ils sont parvenus à faire en sorte que le FdG, censé être un parti ouvrier, adopte leur ligne depuis un mois ; dans ce meme parti, il devient presque impossible de défendre certaines idées (tirage au sort, médiamensonges sur la Libye), sous prétexte que des gens comme Etienne Chouard ou Michel Collon les ont défendues. Le paradoxe suprême reside dans le fait que ces personnes mises au ban par les « antifa » luttent précisément contre...le fascisme !


              • Jean THOUARD 15 juillet 2013 16:06

                Merci pour cet article profond et qui me semble parfaitement juste. Très clair, pédagogique, ce qui se fait trop rare aujourd’hui


                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 15 juillet 2013 19:00

                  Antifa : mutin de Panurge !
                  Avé Muray ,ça va plus vite .


                  • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 15 juillet 2013 19:52

                    Le capitalisme aujourd’hui se veut sans Nations, sans frontières, sans régulation de la finance et des multinationales, sans contrôle des capitaux, des marchandises, des services, sans droit du travail, sans régulations d’aucune sorte, sans démocratie, c’est mieux, et sans ces gouvernements qui prétendaient autrefois défendre l’intérêt général, les entreprises et les emplois.

                    Les renards ne supportent plus de grillage au poulailler...

                    Avant l’article 63 des Traités, le contrôle des capitaux n’aurait pas permis à Mittal d’acheter Arcelor, au Qatar et à la Chine de se payer des tranches du patrimoine et les délocalisations étaient accordées au compte-goutte par le Ministre des Finances et la Direction du Trésor.
                    Mais ça, c’était avant...

                    Avec les Traités européens, c’est le coup d’état de Pinochet, sans les chars. Ou la politique de Thatcher contre les peuples.
                    Une lutte des classes qui ne dit pas son nom, contre les salariés de tous les pays européens, mis en concurrence à l’intérieur de l’ UE et avec les salariés du reste du monde.

                    Tout ça grâce aux médias et aux techniques de manipulation de l’opinion, à partir des « leaders d’opinion » comme l’explique très bien le petit livre «  Les Evangélistes du Marché » de Keith Dixon :
                     Universitaires, économistes, journalistes, Directeurs de publications, Chefs d’entreprises ont été formés à TINA et sont devenus les Chiens de Garde, interdisant la mise en cause de cette usine à gaz entièrement dédiée à la finance et à Monsanto and CO.

                    Et puis émergent des emmerdeurs et des empêcheurs d’exploiter en rond...
                    Des mécontents, en grand nombre, qui avaient voté non en 2005.

                    Etienne Chouard, qui depuis 2005, questionne inlassablement les questions démocratiques, et épluche avec le sérieux qu’on lui connaît, les Traités européens et a fait la vidéo : « Les 10 raisons de sortir de l’ UE. »

                    Collon, le belge, qui fait circuler des infos qu’on nous cache.

                    Le site « Le grand soir », pas vraiment de droite.

                    Et je mettrais aussi Meyssan, qui n’a pas dit que des sottises sur les guerres pétrolifères de l’ OTAN.

                    Et Asselineau qui dévoile ce qu’on nous a caché depuis le Traité de Rome, l’origine américaine de l’ UE et de l’euro et le but de l’Empire américain : mettre ensemble 27 pays dont l’économie et les intérêts sont différents, avec une monnaie impossible à dévaluer, d’où « les mesures structurelles » contre les salariés pour faire baisser le coût du travail + une dette artificielle pour nous ruiner.

                    Comment neutraliser les emmerdeurs ?

                    1) Bruxelles a débloqué 250 millions d’euro pour payer des trolls qui interviennent sur Internet, jamais contre le FN, ni contre aucun Parti européeiste, mais toujours contre ceux qui veulent sortir de l’ UE, de l’ euro et de l’ OTAN.

                    2) En les mélangeant dans une liste avec des bas du front, qui jouent le rôle d’épouvantail, et en les salissant pour les faire passer pour des extrémistes de droite.

                    3) En faisant intervenir des sites anti fafs comme INDYMEDIA, financés par les Fondations Ford, la Glaser Foundation, la Fondation Soros, le Tides Foundation, elle -même financée par de nombreuses Fondations, dont celle de Rockefeller.
                    ( Voir l’enquête de François Asselineau après le dépôt de plainte contre INDYMEDIA :
                    « Qui veut nuire à l’ UPR ? » )

                    Il faut définir les mots qu’on utilise, sinon on perpétue la confusion.
                    Les références au passé compliquent les choses car l’ UE n’existait pas, sauf à travers le projet hitlérien.

                    Patriote, c’est quelqu’un qui aime son pays.
                    Nationaliste, c’est détester et mépriser le pays des autres.
                    La démocratie est liée au « demos », au peuple.
                    Le peuple se définit par son histoire et par des frontières.
                    La Nation, c’est l"espace de la démocratie.
                    Il y a un peuple français, il n’y a pas de peuple européen. Seulement une mosaïque de cultures, de langues, d’histoires et d’économies différentes.

                    Les Nations européennes sont en voie d’éclatement par le bas, par les euro-régions et par le haut , par l’intégration aux accords transatlantiques. Diviser pour mieux régner.

                    Aimer son pays, vouloir retrouver l’indépendance et la souveraineté, récupérer la démocratie et les frontières, le droit de battre monnaie, de légiférer, sont des notions que défendent plusieurs pays d’ Amérique du Sud.
                    Ce ne sont pas des questions à abandonner au FN, ce que voudraient bien les banksters et tous les européistes de Droite et de Gauche.


                    • Vincent O Vincent O 15 juillet 2013 20:10

                      Je suis d’accord avec votre analyse...et ce que vous dites vers la fin est extrêmement intéressant et m’était totalement inconnu...


                      Quelles sources vous ont appris que Bruxelles a dépensée 250 millions pour faire sa propagande sur internet ?
                      Les infos sur le financement d’Indymedia et de Rebellion (site aussi stupide dans ses propos qu’écouté et influent à gauche) sont très, très intéressantes...

                      Je préciserai juste que concernant l’U€, son principal grief n’est pas de vouloir faire vivre ensemble des peuples qui ont une histoire et une origine socio-économique différente ; c’est de subordonner tous ces peuples au bon vouloir d’une banque, la Banque Centrale Européenne, puisque le seul moyen qu’ont ces peuples de créer de l’argent depuis l’Europe de 1992, c’est de se financer indirectement à la BCE par l’entremise des banques privées à des taux exorbitants...


                      Je suis d’accord avec la fin : ne laissons pas au FN le luxe de traiter ces questions brûlantes !

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                    • Anaxandre Anaxandre 15 juillet 2013 23:05

                        Vous avouez tout de même parfois qu’il vous reste bien des choses à apprendre et à étudier. Méfiez-vous toujours des histoires très, trop officielles...


                    • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 16 juillet 2013 07:45

                      Vincent O,

                      Bruxelles et les trolls.
                      C’est le Daily Telegraph qui a sorti l’information le 3 février 2013 dans un article signé Bruno Waterfield. Il a eu accès à des documents confidentiels qui révèlent la planification d’une campagne de propagande sans précédent avant et pendant les élections européennes de 2014.

                      Sur Agoravox, l’info a été reprise le 14 février par Taïké Eilée : « l’UE va financer des trolls pour contrer les eurosceptiques en vue des élections de 2014 » et sur d’autres médias aussi.

                      Vous pouvez vérifier sur Agoravox en ce moment, il y a deux billets d’Asselineau, vous verrez à quoi ressemble un troll payé par Bruxelles...

                      L’UPR a trouvé les financements d’INDYMEDIA sur Internet, pas ceux de REBELLYON, mais les contenus de ces sites sont assez semblables. Aucun responsable du site n’apparaît, aucun billet n’est signé et le mélange extrême-droite eurosceptiques y est permanent.

                      Vous devez connaître l’histoire du FN ? Il a été propulsé par Mitterrand dans les médias qui voyait dans le FN un moyen de diviser la Droite. Et depuis quelques années, le FN a ajouté à ses fondamentaux racistes et xénophobes, une page « européenne », histoire de discréditer toute sortie de l’ UE et toute critique.

                      Et cela marche assez bien, nombreux sont ceux à Gauche, qui hésitent à défendre la sortie de l’ UE et de l’euro, par peur de se faire traiter par le FDG d’extrémistes de droite.

                      Mais cela marche de moins en moins, la moitié des adhérents de l’ UPR viennent de la Gauche, et se fichent pas mal de ce que pense Mélenchon.
                      La question européenne avec les accords transatlantiques va encore plus accentuer les contorsions de la Gauche de la Gauche .


                    • Vincent O Vincent O 16 juillet 2013 10:33

                      Bonjour, merci pour cette nouvelle source, je viens de lire l’article, très instructif ! L’analogie eurosceptique=extrême-droite était trop fréquente pour n’être le fruit que du hasard : elle avait bien été délibérément causée par des personnes qui y voyaient leur intérêt...d’accord sur votre analyse à propos du FN : sa médiatisation forcenée arrange bien les eurofascistes, étant donné que le FN ajoute à son néo-nationalisme une euroscepticisme : il est très facile, ensuite, de faire le chemin inverse et de dire : eurosceptique=nationaliste.

                      En revanche, le FdG n’exclut pas de sortir de l’Euro ! Je rappelle qu’avant Mélenchon, le programme du PC était de sortir de l’Euro. Aujourd’hui, le FdG compte tenter de modifier radicalement cette UE (socialisation de la Banque Centrale Européenne, droit pour les pays de nationaliser leurs banques, de protéger leurs frontières des marchandises et des capitaux comme ils l’entendent, etc...), et, si cette tentative échoue (ce qui, à mon avis, est très probable), compte effectuer un retour au franc !
                      Je respecte le peu que je connais d’Asselineau, mais son mouvement me semble trop marginal, trop récent (en comparaison avec le PC qui a un bon siècle derrière lui) pour pouvoir rassembler beaucoup de monde...

                      L’article en question est ici :
                      à peine croyable...

                    • walden walden 21 juillet 2013 23:01

                      à anamachin, moi, j’aime la vie, je rêve de l’avenir, je veux croquer la vie et je trouve vos ratiocinations sur le passé pitoyables.
                      si encore vous étiez porté par un idéal, par une envie, par un désir, par de l’amour

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