Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Les Asturies en feu !

Les Asturies en feu !

Les mineurs des Asturies ne désarment pas.

Ils s'opposent frontalement avec le soutien de toute la population aux plans de restrictions budgétaires.

Ils préparent une marche noire sur MADRID.

La situation est quasi insurrectionnelle dans cette région minière. Les affrontements violents qui ont lieu entre les mineurs et les forces de l'ordre montrent la détermination des travailleurs et l'enjeu de ce combat....

Les gouvernements des états membres de l'Union Européennes, quelles que soient leurs couleurs politiques ont décidé que l'austérité budgétaire deviendra une obligation pour les peuples.

Les mineurs des Asturies ne désarment pas.

http://www.romandie.com/news/n/_Espagne_la_marche_noire_des_mineurs_en_greve_entre_dans_Madrid13100720121352.asp

Ils n'acceptent pas que le gouvernement espagnol aux ordres de l'Union Européenne décide de réduire d'une manière drastique les subventions versées à la mine.

« La décision d'accélérer la réduction de ces aides, qui doivent fondre de 300 à 110 millions d'euros (377 à 139 millions CAN) en 2012 plutôt que de 30 millions d'euros (37,7 millions CAN) comme prévu, bouscule le calendrier et risque de compromettre les investissements prévus pour moderniser les mines et assurer leur rentabilité. « Si le gouvernement maintient le cap, je pense que nous serons obligés de fermer », souligne-le directeur »

Le gouvernement trouve des milliards d'euros pour renflouer les banques espagnols et refuse de soutenir le développement économique et l'emploi.

Ce sont plus de 2500 emplois directs et indirects qui sont menacés... C'est inacceptable pour les mineurs et leurs familles

Ils refusent cette politique imposée par « l'Europe » au gouvernement espagnol qui obtempère sans rien dire..

Les mineurs sont déterminés, leurs pères et mères en ont vu d'autres.... Il existe une longue tradition de luttes dans les mines.

Ce sont les grèves dures, très dures qui dans les années 30 ont fait évoluer les droits du travail et leur combat acharné a contribué à la chute du régime fasciste de Franco.

Les mineurs en grève soutenus par la population manifestent et organisent l'autodéfense ouvrière contre les milices du capital que sont les forces de « l'ordre »

Une marche noire doit converger mercredi vers Madrid.

20 à 30 000 manifestants sont attendus dans la capitale espagnole.

Le gouvernement libéral espagnol teste là les capacités de mobilisation de la classe ouvrière.

D'autres réductions budgétaires et d'autres attaques contre les travailleurs et leurs familles sont programmés.

Le conflit avec les mineurs rappelle, celui engagé par Margaret Thatcher contre les mineurs britanniques dans les années 80.

L'enjeu est de taille.

Hier c'était la Grèce et le Portugal, aujourd'hui c'est l'Espagne et demain peut-être l'Allemagne ou la France.

Les peuples n'acceptent pas que la souveraineté nationale soit imposée par l'Union Européenne et ce traité de Bruxelles qui, en installant la rigueur pour les plus humbles, prépare une attaque en règle contre le niveau de vie et les acquis sociaux arrachés par des décennies de combats sociaux.

NOUS SOMMES TOUS DES MINEURS D'ASTURIE !

Jean-François Chalot


Moyenne des avis sur cet article :  4.81/5   (63 votes)




Réagissez à l'article

101 réactions à cet article    


  • jaja jaja 11 juillet 2012 09:28

    Après le pacifisme des Indignés espagnols la colère des mineurs... et pourquoi pas la jonction à Madrid de ces deux mouvements contre l’oligarchie capitaliste espagnole ? Pourquoi pas la grève générale dans toute l’Espagne ?

    cette oligarchie espagnole est liée dans l’UE aux autres bourgeoisies européennes dont le but commun est d’accroître leur profit au détriment des peuples par la baisse du pouvoir d’achat, la destruction des services publics et du système de santé.

    A bas le MES et le TSCG ainsi que les partis politiques de gauche comme de droite unis pour nous imposer ces traités de merde contre notre volonté !

    Oui Chalot a raison... « Nous sommes tous des mineurs d’Asturie » !

    Il serait grand temps de descendre en masse dans la rue et nous battre contre l’austérité généralisée qu’on nous fabrique jour après jour !


    • lsga lsga 11 juillet 2012 23:06

      Pourquoi pas la grève générale dans toute l’Espagne ?


      parce qu’ils préfèrent sortir dans la rue pour fêter la victoire à l’Euro. 
      voilà pourquoi. 

      Soit dit au passage, vu l’Etat lamentable de l’appareil productif espagnol, et l’état de déchéance complet de son prolétariat qui a sombré dans le consumérisme petit bourgeois à crédit, une grève générale en Espagne ne servirait strictement à rien : ils ne produisent rien. 

      Non, c’est au niveau européen qu’il faut une grève générale. Les grèves générales nationales ne feront que fatiguer le salariat pour rien, et le désespérer à cause de l’absence de résultat. 

      Qui est capable de provoquer une grève générale à l’échelle européenne ?
      Certainement pas nos syndicats petits bourgeois ayant pour objectif la défense du pouvoir d’achat et des acquis sociaux. La nature même de leur lutte ne peut que les restreindre à une échelle nationale. 

      Espérons que le mouvement des indignés n’était pas qu’un coup d’épée dans l’eau, espérons qu’il s’étende, qu’il ne soit récupéré ni organisé par personne, et qu’il ne se perde pas dans des revendications petites bourgeoises. Espérons qu’il n’ai d’autre but que le renverserment complet et total de toute forme d’oligarchie Européenne et son remplacement par des conseils salariés. Espérons que la 5ème internationale sera authentiquement communiste. 



    • kemilein 12 juillet 2012 03:09

      l’espoir t’encombres isga, l’espoir n’est pas rationnel. ça n’a pas sa place dans une réflexion.
      l’espoir est ce qui fait que chaque matin vous vous levez parce que vous avez le secret espoir que ca change de votre vivant ou pour vos enfants.
      c’est une lubie puérile, une chimère pratique, un leurre, une berceuse pour s’endormir.

      n’espérez rien, comprenez le réel, soyez lucide, et finissez par accepter enfin le dégout que cette vision vous procure, alors vous pourrez penser et agir avec justesse (ne s’adresse pas a isga, est une généralité)


    • lsga lsga 12 juillet 2012 10:19

      lol kimelein... 


      Quand je dis ’espérons’, c du simple fatalisme. La vérité c’est que ce genre mobilisation générale du salariat susceptible d’aboutir à une grève générale européenne n’est pas contrôlable ni déclenchable. 

    • Gabriel Gabriel 11 juillet 2012 10:06

      Quand sacrifié sur l’autel des profits et acculé au désespoir des hommes se battent pour la survie de leurs avenirs et celle de leurs familles, ils méritent tout notre respect. A fabriquer de la misère, on bâti des armées de révoltés… 


      • BOBW BOBW 11 juillet 2012 10:12

        Hélas ce nom de région me remémore un triste combat combat Historique :La Guerre d’Espagne

        "Cette guerre fut la conséquence, sur le long terme, des malaises sociaux, économiques, culturels et politiques qui accablaient l’Espagne depuis plusieurs générations. Après la proclamation de la IIeRépublique en 1931, l’exacerbation croissante des tensions entre Espagnols culmina avec l’insurrection durement réprimée des Asturies (1934) et la résurgence de troubles civils et de violences réciproques au printemps 1936, après la victoire électorale du Frente Popular. voir WIKIPÉDIA

        • mozee mozee 12 juillet 2012 14:12

          J’allais dire la même chose.


        • Yvance77 11 juillet 2012 10:49

          Salut,

          Hier machinalement je zappais et je tombe sur une info comme une autre : « le ministre espagnol des fiances aurait reçu l’assurance d’obtenir minimum des millions d’euros pour sauver le système bancaire ibérique ».

          Encore une fois donc, l’argent ne sert qu’à alimenter la finance ; Ceux qui en ont aussi cruellement besoin pour sauver leurs familles - par le travail - n’ont droit qu’à se serrer la ceinture d’un cran supplémentaire.

          Mais bien sûr que dans ces conditions nous sommes tous grecs, mineurs espagnols ou roumains destituant leur président. Tous luttent contre les politiques qui couvent la finance d’un voile protecteur inacceptable.

          L’urgence est bel et bien là, de mettre à genoux ces salauds qui trahissent les peuples.

          Asta siempre Che Guevarra


          • lsga lsga 11 juillet 2012 22:56

            Alors : quand on est de gauche, on est matérialiste, pas idéaliste. 


            L’argent ne sert absolument à rien, et n’est capable de sauver rien d’autre que des banques. L’argent, c’est du papier avec des symboles dessus, un truc de sorciers bourgeois. 

            Le problème de l’Espagne, ce n’est pas l’argent : c’est la production et l’organisation de la production. 

            ça vous dirait pas d’être de gauche un peu à gauche ? ça changerait :

          • Louis Matisse Louis Matisse 12 juillet 2012 01:29

            " Alors : quand on est de gauche, on est matérialiste, pas idéaliste. 

            L’argent ne sert absolument à rien, et n’est capable de sauver rien d’autre que des banques. L’argent, c’est du papier avec des symboles dessus, un truc de sorciers bourgeois.

            Le problème de l’Espagne, ce n’est pas l’argent : c’est la production et l’organisation de la production.« Isga

            C’est pourtant toi qui en premier ne respecte pas ta maxime. La quantité de monnaie en circulation a des conséquences matérialistes très importantes tout comme la quantité de biens et services en circulation - équivalent à la production et au patrimoine.

            Aujourd’hui l’argent papier - comme hier l’argent métallique - permet en tant que moyen de paiement d’obtenir des biens et des services pour les personnes physiques (particuliers) comme les personnes morales (entreprises, associations etc...). Sa gestion, sa quantité et sa valeur - ainsi que sa répartition - détermine principalement la puissance et le rapport de force entre consommation et épargne chez les particuliers, et revenus et niveau de production chez les entreprises.

            Que ce soit seulement du papier, sans valeur intrinsèque, ou des métaux précieux ou plus largement des richesses matérielles, il n’empêche que l’argent de papier est aujourd’hui l’unité de mesure (pas forcément juste) et le moyen de paiement actuels. Oui, le pouvoir du papier monnaie réside dans la confiance générale : il n’a pas de valeur intrinsèque (en soi) - contrairement aux anciennes monnaies métalliques - mais de valeur en tant qu’instrument légal et effectif d’échange - »truc de sorcier bourgeois". Sa quantité en circulation a des conséquences très concrètes sur la vie des gens tout comme le niveau de production en a effectivement. Se rappeler l’équation MV = PT

            D’ailleurs, le problème dans la vie des gens aujourd’hui est un problème de pouvoir d’achat et plus largement de niveau de vie (qui inclut le pouvoir d’achat). Ce problème, je le pense, découle du faible niveau de production de certains pays (délocalisation) qui empêche la production de richesses nationales (emploi et balance commerciale) permettant de consommer à hauteur du niveau de vie traditionnel. Aujourd’hui, les pays développés (investisseurs) vivent à crédit sur les pays en développement (producteurs), ce qui explique le chômage de masse et la pauvreté (des non-travailleurs et des sous-payés qui eux ne sont pas des investisseurs) en Europe tout comme l’inégalité croissance avec la minorité la plus riche qui vit de ses rentes sur des titres ou entreprises investissant dans des pays où le profit est fort, du fait de l’absence d’acquis sociaux et du faible salaire de subsistance.


          • lsga lsga 12 juillet 2012 02:40

            Organiser la production.
            Exemple (y a aussi des curés et des nationalistes dedans, ça va te plaire ) :


            ça, c’est de gauche. Rien à voir avec imprimer ou brûler du papier et écrire des symboles dessus en espérant influencer la réalité économique. 

            L’Espagne (la castille) ne produit plus rien. Son économie est fictive. Ce n’est pas un problème de liquidité. A l’inverse, la surabondance de liquidité au travers des crédits a participé à vider l’économie de sa substance.

            Le problème pour l’Espagne n’est pas de savoir quelle quantité de bits on va faire circuler dans ses réseaux informatiques banquaires, mais bien : QUE PRODUIRE ? COMMENT PRODUIRE ? 

            Ce sont les 2 problématiques Marxistes fondamentales. La faiblesse des pages wikipedia françaises montre bien que l’Extrême Gauche française a sombré dans l’idéalisme le plus total, ce qui explique le score délirant du commentaire de Yvance (23 votes positifs ! 23 crétins qui se disent d’Extrême Gauche qui n’ont rien compris au matérialisme).

            A mon humble avis :


          • kemilein 12 juillet 2012 03:19

            l’argent (monnaie - argent métal - or métal) ne produit rien, c’est a peine un outil (dévoyé) qui tend a rendre les gens malades et névrosé.
            j’aime ces deux exemples >

            - jeter un tas de billet dans un terrain vague et... rien ne se passe, l’argent ne produit rien.
            - sur une ile déserte vous avez un paquet de billet, ca ne vous nourrira pas, ne vous habillera pas (pour vous protéger du soleil ou de la pluie) ca ne vous logera pas.

            et isga a une analyse très pertinente sur la question de la monnaie, on croirait un livre saint, un écrit chamanique, un totem, un parchemin de sortilège, une formule magique. bref que du vent bien senti qui enrhume beaucoup (trop) de monde.

            pour la production ce qui compte ce sont principalement « avec quelle matière première » et « avec quelle cervelle (technique et technologie) » mais surtout « pour quel besoin ».
            ensuite on se pose la question de la distribution, de la répartition (<pour moi égalitaire).


          • Vegetaline 12 juillet 2012 18:18

            Je te répondrai pourquoi produire ? Pour Travailler et dépenser ?


          • kemilein 12 juillet 2012 18:45

            nan, produire c’est vivre. produire c’est transformer pour vivre.
            il est pas question de « travail » mais d’avoir ce que le corps (et l’esprit aujourd’hui) réclame.

            la question que tu poses est pourquoi faire des enfants ? parce qu’une fois qu’ils sont fait, leur besoin doivent être comblé, donc il faut une production.


          • gaijin gaijin 11 juillet 2012 10:53

            exemple a suivre


            • HerveM HerveM 11 juillet 2012 11:17

              Ne trouvez vous pas qu’il y a quelque chose de cocasse dans ce que nous allons vivre ?

              Pensez donc, 80% des européens votent pour les internationalistes-mondialistes depuis des décennies et n’ont toujours pas compris que la mise en place du nouvel ordre mondial passe par une mise à niveau globale sur le plan économique et social.
              Il n’y avait pas besoin d’être prédicateur pour comprendre que la mise à niveau se ferait obligatoirement par le bas vu qu’il est inconcevable, et même suicidaire, d’imaginer 7 milliards d’humains mener notre train de vie. Les autres vont un tout petit peu augmenter le leur pendant que le notre va....dégringoler !

              L’autre solution, consistant à dominer les civilisations moins puissantes que la notre comme nous le faisons depuis plusieurs siècles, ne convenant pas à l’idéologie humaniste, je ne vois vraiment pas de quoi vous vous plaigniez.

              C’est sûr que ça fait râler de savoir qu’une grosse poignée de supers riches va continuer à s’éclater. Mais même si ils sont quelques petits millions à continuer à mener grand train, leur activité sera nettement moins néfaste à la planète que 7 milliards vivant comme un européen moyen.


              • lsga lsga 11 juillet 2012 22:52

                La majorité est toujours conservatrice. Avec une espérance de vie de 70ans, rien d’étonnant. 


                Les gens se foutent royalement de tes histoires de NOM (d’ailleurs à gauche on dit pas NOM, ça c l’extrême droite, à gauche on dit IMPERIALISME ). les gens veulent une petite vie tranquille, et ne veulent surtout pas vivre de grands chamboulements historiques.

                Les Révolutions, comme dans les pays arabes, sont toujours le fruit d’une petite minorité avant-gardiste capable de prendre les armes. Quand les révolutionnaires instaurent une démocratie, comme dans les pays arabes, ils se rendent compte que la population est réactionnaire et se retrouve avec des pouvoirs ultra-repressifs. D’où la nécessité de la phase de dictature du prolétariat, c’est à dire qu’on commence par instaurer la démocratie dans les entreprises avec des conseils ouvriers, avant de l’instaurer au niveau politique. 


              • HerveM HerveM 13 juillet 2012 09:53

                Mon cher Isga, votre naïveté me fait de la peine...

                Comment peut on encore croire que les révolutionnaires, même les vrais, pas ceux du net, ne sont pas mis hors d’état de nuire au système tant que justement, ils servent malgré eux les intérêts du système ?

                Relisez Céline ! Il aborde ce sujet dans ses sulfureux pamphlets que vous trouverez facilement en cherchant sur google.


              • lsga lsga 11 juillet 2012 11:27

                NPA, LO et partis pseudo révolutionnaires, prenez en de la graine.


                • jaja jaja 11 juillet 2012 15:25

                  Isga le révolutionnaire absolu dévoué aux réformistes du« Frein de gauche », grand donneur de leçons oublie que les mouvements d’importance de la classe ouvrière ne sont jamais déclenchés par des partis politiques, aussi révolutionnaires soient-ils, mais par les travailleurs eux-mêmes....

                  Le jour où NPA et LO trahiront un mouvement d’ensemble de la Classe comme l’ont fait (à de multiples reprises) ceux pour qui il a voté à la Présidentielle, ces traitraillons mitterrandiens du vote oui à Maastricht, là il pourra demander à LO ou au NPA de « prendre de la graine » sur qui il veut... Mais pas avant.....


                • kemilein 11 juillet 2012 17:24

                  le front de gauche propose une constituante...
                  ce qui veut dire qu’on s’en branle de son programme politique et économique puisqu’apres la constituante il ne pourra plus l’appliqué...

                  combien de fois va falloir le dire ? oO

                  la révolution est une sorte de virus, on s’en tape du vecteur (presque), tant qu’on la propage !


                • lsga lsga 11 juillet 2012 18:30

                  de toute manière ce n’était que de la provo. 


                  pour tout dire, vu le faible score de méluche, j’ai regretté finalement de ne pas avoir voté pour LO (elle était vraiment couillue la Artaud smiley )

                  Bon, sinon, quand est-ce qu’on s’organise pour faire baisser les yeux à la Bourgeoisie ? Pour faire sauter les villas des connards qui délocalisent ? Pour coktail molotové les cabinets de médecins hors zone ? Pour casser la gueule aux patrons de resto qui traitent mal leurs employés (et leur prendre du pognon au passage) ? pour brûler les 4x4 qui roulent en ville ? 

                  Allez, pratiquons la lutte des classes, histoire de relancer un peu la verve populaire, de remonter le score de l’extrême gauche, de convertir ces crétins de nationalistes au marxisme :

                  Je trouve ça tellement dommage aujourd’hui que quand un type pète un câble et prend en otage une banque, il a le réflexe de se revendiquer Al Quaeda au lieu de se revendiquer Marxiste :

                  Si on fait péter les villas des connards qui délocalisent, soyez sûr qu’on va en piquer des voix au FN et aux salafistes...

                • Baba Yaga Baba Yaga 12 juillet 2012 07:21

                  Oui celà viendra du peuple pas des partis qui ne sont que des « pare-feux » pour contrôler la Classe Ouvrière la plupart du temps.


                   D’autre par les LO et FDG ne sont pas révolutionnaires. Mélanchon par exemple est un pur produit de l’apparatchik au bon salaire.

                   Ami de Mr Buisson le nègre de Sarkozy, il est lié au système quoi que vous en pensiez. Des moulins à vent qui casse le mouvement naturel de la lutte des classes. 

                  De toute façon il est OUT et il a déçu son électorat par ses faux combats. Rien à tirer de gens comme celà. 

                  Il faut croire qu’en France il y a pas assez de souffrances, et que la classe moyenne se sent encore trop bien pour ne pas vouloir « bouger ».

                   Alors que les employés, chomeurs, les 10 millions de petits précaires à moins de 900 € eux crèvent la gueule ouverte.

                   Et voilà que les gens ont attendu des Elections 2012 que ça change alors qu’on savait qu’Hollande ferai la même chose que son copain Sarkozy. 

                  Ben voilà les promesses ne sont pas plus tenus, et encore des fermetures d’entreprises, licenciements, délocalisations, la hausse de salaire minable de 2 % alors que la hausse des prix est exponentielle depuis 2000 !

                   Savoir que c’est sous Mauroy en 1982 que la désindexation du salaire sur la hausse des prix fût prise et que la droite n’a pas plus rétablie.

                   Le MEDEF est tout puissant. Les syndicats sont quasiment « achetés » et ne font plus rien ou le minimum syndical (sic !)

                   Donc ne comptons que sur nous pour faire les choses et celà se passera comme en Grèce, Espagne, Portugal car je doutes que nous échappions à une rigueur encore pire qu’aujourd’hui. 

                  Mais bordel que les gens bougent !

                • lsga lsga 12 juillet 2012 10:31

                  Il faut croire qu’en France il y a pas assez de souffrances, et que la classe moyenne se sent encore trop bien pour ne pas vouloir « bouger ».


                  Désolé, mais tu te trompes. Comme Hénin Beaumon l’a montré, la misère sociale amène l’extrême droite au pouvoir, c’est comme cela que Hitler a pris le pouvoir en Allemagne. 

                  La seule manière de stimuler la conscience de classe dans le salariat, c’est de pratiquer la lutte des classes. Exemple :

                  Qui aboutit à la victoire de l’Extrême Gauche aux élections :

                  C’est parce qu’en France il n’y a plus d’Extrême Gauche que les le prolétariat s’enlise. Voir les bureaucrates bourgeois (les fonctionnaires : l’ennemi le plus dangereux du prolétariat) utiliser les outils de la lutte des classes pour défendre le consumérisme (leur ’pouvoir d’achat’) et le système paternaliste étatique à la Bismarck (’le modèle social français’) est très démobilisant pour l’ensemble du salariat. L’association Fonctionnaire <=> Syndicat, Grève <=> Privilèges, Gauche <=> Etatisme, casse la dynamique de lutte des classes. 

                  En France, à Gauche, plus personne ne prétend sérieusement renverser l’Oligarchie et abolir l’Etat. L’extrême gauche est composée de petits bourgeois qui rêvent d’être fonctionnaire et d’être entretenu par l’Etat. Ils s’imaginent que les milliards virtuels qu’on donne aux banques pourraient aller dans la poche du Salariat. Ils ne sont plus coopérativistes, ils ne sont plus matérialistes, ils ne sont plus auto-gestionnaires, ils ne sont plus révolutionnaires. 

                • Mycroft 12 juillet 2012 12:04

                  Le fonctionnaire, c’est l’ennemie du prolétaire ?

                  Donc il faut un enseignement privé ? Une médecine privée ? Une police privée (un concepts qui fait froid dans le dos).

                  Autant certaines chose dans ce que vous dites font sens, autant là, j’ai du mal à voir le matérialisme et le pragmatisme dans vos propos. En quoi l’enseignant, le scientifique, le médecin hospitalier, le policier et j’en passe, sont ils ennemis du prolétaire ?

                  Vous pensez qu’on peut mettre en place une recherche fondamentale juste par un mécanisme privé ? Vous pensez que la recherche pratique peut progresser sans recherche fondamentale ?


                • lsga lsga 12 juillet 2012 13:55

                  Un enseignement populaire, une médecine mutualiste, une police... une police ? 


                  Auto-gestion ! Collectivisation des moyens de production !

                  ça n’a JAMAIS voulu dire nationalisation...

                  La bureaucratie petite bourgeoise ne peut être qu’idéaliste. Elle est incapable d’organiser une production à laquelle elle ne participe pas, la bureaucratie d’Etat est un parasite sur le salariat qui prétend venir l’administrer. 

                  Nous n’avons pas plus besoin de la bureaucratie d’Etat que du Patron. Le salariat est capable de s’organiser par lui-même. Celui qui travaille est celui qui est le plus à même d’organiser son travail. 

                  Tiens, révise un peu :

                • Mycroft 12 juillet 2012 16:29

                  Si vous êtes de ceux qui pensent qu’un peuple peut s’en sortir sans avoir une force qui fait respecter les lois par la force, alors vous fantasmez.

                  Il existera fatalement toujours des violents, des malades, des barbares et des égoïstes. Un des rôle de l’état, c’est de les contraindre à agir en personne civilisés, à défaut de l’être.

                  Quand à l’amalgame que vous faites entre bureaucrates et fonctionnaire, il ne repose sur rien. Les bureaucrates sont certes un poid mort pour l’occident, un poids qui a causé la mort de l’URSS, mais ils ne sont ni l’apanage de la fonction publique, ni la masse des fonctionnaires.

                  Chercheurs, enseignants, médecins, policier, pompier, tous produisent un service à valeur non marchande. Vous parler d’enseignement populaire, quelle différence avec l’enseignement publique ? le nom ? Cessez de jeter le bébé avec l’eau du bain.


                • lsga lsga 12 juillet 2012 16:59

                  « Il existera fatalement toujours des violents, des malades, des barbares et des égoïstes. »

                  100 % d’accord, mais pourquoi leur donner en plus le statut de policier ? 
                   smiley 

                  Plus sérieusement, je ne pense pas qu’on puisse sortir de l’étatisme d’un coup du jour au lendemain, cela n’aurait pas de sens. Et une police non seulement est nécessaire, mais la sécurité civile est bien souvent un des enjeux majeur d’une révolution, qui peut l’amener au succès comme à sa perte. L’échec de Chavez en terme de sécurité risque de lui coûter cher. 

                  Toutefois, ce n’est pas une raison pour croire que l’objectif est la nationalisation et l’étatisation de toute chose. L’échec de l’URSS ne peut pas être ignoré. Encore une fois, des personnes ne participant pas à la production ne peuvent pas être à même de l’organiser convenablement. Même les capitalistes commencent à l’admettre :

                  Le plus probable, c’est que l’Etat devienne une sorte de plateforme collaborative, où des projets et des budgets sont votés par l’ensemble de la communauté (démocratie directe), et où les projets rencontrant un succès populaire seraient automatiquement financé. Cela consiste à remplacer tout le process de calcul centralisé de la bureaucratie par un système entièrement démocratique et distribué de gestion. Au lieu de se poser des questions du type : ’ Comment gérons nous l’inflation décroissante du couché de lune sur la vénus des marchés ? ’ smiley , les questions traités par la communauté serons du type : ’Quel projet réalisons nous ? Comment l’organisons nous ? ’, et où les gens débattront et voteront dans des forums comparables à celui-ci ( avec des ’députés’ naturels : ceux qui sont capables de proposer et rédiger des lois et des projets, et fédérer des communautés pour les faire voter. ). On passe donc d’une gestion idéaliste reposant sur des abstractions mathématiques complexes (prévision de croissance, budget de la région, etc. ) à un matérialisme basé sur des problèmes concrets : ’qu’est-ce qu’on veut faire ? peut-on le faire ? ’. 

                  Cela ne tient pas de l’utopie (d’autant que je ne rentre pas dans les détails ), mais de l’observation de ce qui se passe actuellement. Marx a observé le développement des chemins de fers et de l’industrie pour prédire ce qu’il s’est passé au 20ème siècle. Vous-voulez voir le 21ème ? Regardez Internet. Regardez comment s’organise la production dans les nouvelles technologies, vous verrez précisément ce à quoi ressemblera les modes d’organisation de la société de demain. 

                  Matérialisme, quand tu nous tiens. 

                • Mycroft 12 juillet 2012 17:14

                  Ce qui ne va pas dans votre discours, c’est le mélange de deux notions : la bureaucratie et l’état. Ce sont deux notions complètement dé-corrélé.

                  En quoi la nationalisation implique elle nécessairement le fait que les non technique (ie les bureaucrates) soient amenés à diriger ? Nationaliser, ça n’implique qu’une chose : que les bien ne sont plus sous le contrôle d’intérêts privés. A partir du moment où cette réalité est atteinte, on a nationalisation de fait.

                  En aucun cas ça n’implique que des non technique contrôle la production depuis leur bureau. C’est ça qui a coulé l’URSS, et c’est également ça qui coule l’occident.

                  Le bureaucrate est un ennemis, pas le fonctionnaire.


                • lsga lsga 12 juillet 2012 18:08

                  Ce qui ne va pas dans votre discours, c’est le mélange de deux notions : la bureaucratie et l’état. Ce sont deux notions complètement dé-corrélé.


                  accordé, avec une modif : Ce sont deux modes d’organisation qui peuvent être dé-corrélés.

                • FERAUD 11 juillet 2012 11:37

                  Les peuples en ont assez du libéralisme, qu’il soit conservateur ou « socialiste ». Ce sont les deux faces de la même pièce.


                  • kemilein 11 juillet 2012 17:32

                    le conservateur veut conserver or ce que vous dites est contradictoire s’il en ont mare du libéralisme.
                    le réactionnaire veut revenir en arrière, exemple typique > soral, qui vous dis sans sourciller « le FN c’est, le patriarcat et la virilité (domination), la hiérarchie (le père des foules de freud) la transcendance (dieu est dans la place).
                    le réformiste veut aller dans l’avant tout en conservant ce qui existe exemple type les scocialo-blaireaux
                    le révolutionnaire est celui qui veut tout foutre en l’air, tout foutre par terre. exemple concrèt et historique les »soviets« , le révolutionnaire ne dit rien quand a la finalité de sa révolution si ce n’est deux choses »ni maintenant ni avant" ce qui laisse le champ ouvert pour beaucoup d’autres choses


                  • lsga lsga 11 juillet 2012 22:46

                     le révolutionnaire ne dit rien quand a la finalité de sa révolution si ce n’est deux choses « ni maintenant ni avant » ce qui laisse le champ ouvert pour beaucoup d’autres choses


                    Kimlein tu me rends heureux tu peux pas savoir. Tellement peu de gens comprennent ça aujourd’hui. L’idéalisme est le cancer de la gauche. 

                  • kemilein 12 juillet 2012 02:59

                    ah tien puisque tu parles d« idéalisme j’en ai une pour toi.
                    le »réalisme« ça n’existe pas. tout lucide (donc matérialiste donc utilitariste donc conséquentialiste donc pragmatique etc etc en gros tout scientifique avec deux neurones)...
                    tout lucide sait que la réalité est le fruit d’une interprétation de son environnement par ses sens (et un aveugle ou un chien voir une méduse n’ont absolument pas la même perception du monde que nous-vous-moi-tu)
                    la réalité est multiple, plurielle et absolument subjective.
                    -
                    le concept de »réalisme« c’est juste encore une idée d’idéaliste qui croit en une seule réalité objective.
                    faites donc particulièrement attention quand on vous annonce que le »réalisme" commande ceci ou cela, car le vent ne commande rien, mais cache seulement les désirs d’une personne


                  • lsga lsga 12 juillet 2012 10:35

                    tu parles d’idéalisme et de réalisme scientifique, sujet que je connais... trop. 

                    on parle de matérialisme en politique, c’est très différent. 

                  • symbiosis symbiosis 11 juillet 2012 12:50

                    @ Jaja,
                    Non, pitié, pas les indignés. Si les indignés rejoignent le mouvement des travailleurs nous sommes foutus. Le mineurs sont foutus.
                    Que les indignés retournent dans leurs salons et derrière leurs claviers et laissent enfin le prolétariat décider de son sort. Rien n’est sorti ni des indignés, ni des occupy, ni des anonymous.
                    Retounez d’où vous venez, dans vos tentes Quechua avec vos pancartes en cartons, bouffons du système... Briseurs de mouvements sociaux, révolutionnaires du dimanche et des jours sans pluie... Bouffons... bouffons... bouffons financés par Soros ! C’est dire !


                    • CHIMERE 11 juillet 2012 14:56

                      Et wikileaks qui publie les mails du gouvernement Syrien pour mieux l’accuser de ses « crimes »...

                      Tous des gogos financés par l’empire,ils finiront au parti « socialiste »...



                    • jaja jaja 11 juillet 2012 15:08

                      Les Indignés espagnols étaient des centaines de milliers à Madrid comme à Barcelone et si la classe ouvrière espagnole peut les entraîner, au moins en partie, dans une lutte dure pourquoi pas.... Ce qui serait fou ce serait de ne pas tenter d’unir tout ce qui peut être uni contre l’oligarchie capitaliste espagnole....

                      Tout en sachant qu’en dehors de la grève générale insurrectionnelle, de la Révolution et de la Résistance y compris par les armes à la Contre-Révolution bourgeoise rien de définitif ne peut aboutir pour les prolétaires... 

                      Maintenant je n’ai aucune illusion sur ce mouvement des Indignés (et surtout sur son greffon français que je suis allé rencontrer à la Défense par curiosité).... Et c’est pourquoi c’est aux prolétaires espagnols de prendre la direction de leur lutte. Les suit qui veut....


                    • lsga lsga 11 juillet 2012 22:31

                      Que les indignés retournent dans leurs salons et derrière leurs claviers et laissent enfin le prolétariat décider de son sort


                      Mais vous croyez que c’est quoi le prolétariat exactement ? 
                      Uniquement les ouvriers qui font du travail manuel ? 

                      Le prolétariat : c’est le salariat. Révise :

                      Un des objectifs des luttes sociales est l’émancipation du salariat. Les enfants du prolétariat ont le droit de faire des études. Si tout va bien, tout le travail répétitif et mécanique sera réalisé par des machines, et le salariat sera composé essentiellement de techniciens (comme Poutou), d’ingénieurs, de manager, etc. 

                      Soit dit au passage, les 99% avec leur unique revendication : renverser les 1%, sont beaucoup plus proches des luttes authentiquement communistes que tous les militants d’extrêmes gauches français qui se perdent dans des revendications salariales et sociales. 

                    • kemilein 12 juillet 2012 03:38

                      faut quand même avouer isga que ce qu’on a vue des indignés est assez médiocre (ce qui n’est donc qu’une appréciation générale) il semble, ce que je disais déjà lors, qu’il s’agit plutot d’une revendication conservatrice d’un statu de privilégié. ils semblent simplement vouloir conserver le droit de consommer et revendiquaient du travail, mais comme ils n’obtenaient satisfaction ils ont trouver un bouc émissaire (qui est en fait vraiment fautif pour une part) le politique, et on demandé sa tête, puisqu’ils en sont venue a demander une vraie démocratie.

                      en fait s’il veulent une vraie démocratie c’est pour pouvoir prendre en main la réduction du chômage pour pouvoir continuer de consommer. (pour faire super simple)

                      bon okay, avoir une vraie démocratie (c’est a dire direct, absolu totale et constante) a plus de chance de voir aboutir le mutualisme que de laisser des ploucs vaniteux et ambitieux (< l’ambition est une tare, car l’ambition c’est la domination) aux commandes.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès