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Accueil du site > Actualités > Politique > Les candidats, l’électeur et l’enfant

Les candidats, l’électeur et l’enfant

Ou comment les favoris des sondages pour la présidentielle 2007 nous prennent pour des enfants.

Les sondages et les médias nous présentent de façon continue, depuis plusieurs semaines, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy comme les deux seuls vainqueurs possibles des élections présidentielles de 2007. Dès lors, la tentation est grande de jouer l’opposition systématique entre les deux candidats, dans une mise en scène tendant à créer une tension dramatique et donc à intéresser les foules. D’ailleurs, il est relativement simple de trouver et d’exploiter les termes de cette opposition : duel homme/femme, style autoritaire de l’un contre figure rassurante de l’autre, ou encore volonté d’apparaître comme un grand de ce monde pour Sarkozy, qui contraste de façon apparente avec la proximité affichée de Royal avec ses électeurs potentiels.

Mais au-delà de ces constats ou de ces positionnements qui tendent à différencier N. Sarkozy et S. Royal, les similitudes entre les deux candidats sont bien plus grandes qu’on ne pourrait le penser.

Tout d’abord, il y a la mise en place d’une même stratégie médiatique d’exposition maximale des deux côtés, la volonté assumée de capter l’attention de façon permanente, d’organiser la moindre de ses apparitions comme un show. C’est le choix de la démocratie d’opinion, pour orienter et déployer la campagne électorale. L’aboutissement ultime de cette stratégie est bien sûr le basculement voulu - avec évidemment les protestations d’usage de temps en temps pour donner le change - dans le monde des "people". Mise en scène de la vie privée et familiale, focalisation sur la figure du couple - les Sarkozy avec leurs rebondissements incessants sur l’air de « ça s’en va et ça revient », les Hollande/Royal sur le thème du « qui va prendre le dessus sur l’autre » -, ou apparition dans des médias considérés autrefois comme peu gratifiants pour les politiques illustrent ce choix.

Si la similitude des deux candidats dans leurs rapports aux médias est assez évidente et a déjà été discutée, il est un lien plus profond qui unit N. Sarkozy et S. Royal dans leur relation au corps électoral : ils nous prennent pour des enfants, et nous parlent comme tels. Ainsi chacun d’entre eux va symboliquement jouer le rôle de la mère et du père, dans une espèce d’autocaricature permanente de ce que sont censés être des parents.

Pour Ségolène Royal, il ne faut pas nous brusquer, nous contraindre, nous heurter. Dès lors, comme avec les enfants, il faut abonder dans notre sens, acquiescer en permanence à nos opinions et satisfaire nos désirs. Ainsi, lorsqu’on demande à S. Royal de se prononcer sur le sujet complexe de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, elle répond de façon inhabituelle : « Mon opinion est celle du peuple français. » Consciemment ou inconsciemment, elle se place dans la position de la mère qui fera ce que son enfant veut, ne voulant pas prendre une décision qui pourrait le contrarier. Son site « Désirs d’avenir », qui prétend recueillir la parole des Français comme un réceptacle, matrice du discours à venir, ne dit pas autre chose de sa démarche.

De même, lorsqu’elle semble hésiter en permanence à se confronter aux autres candidats socialistes à l’investiture lors de débats, s’agit-il encore de ne pas faire de mal aux électeurs/enfants. En effet, ces derniers pourraient être exposés à la dure vision d’une mère en difficulté, attaquée, moins à son aise. Il faut leur épargner la dure réalité, ne pas leur donner le spectacle d’une mère souffrante ou prise en défaut.

Alors que l’arrivée d’une candidate potentiellement gagnante de l’élection présidentielle est une excellente nouvelle, c’est en se conformant à un des stéréotypes les plus communs sur le rôle de la femme, celui de la mère, que Ségolène Royal a réussi à s’imposer.

Pour Nicolas Sarkozy, qui incarne la figure paternelle dans une parfaite symétrie, celle-ci est bien sûr celle de l’ordre et de l’autorité (« Moi, je ne suis pas un conservateur. Je crois dans l’ordre et l’autorité », discours du 2 octobre aux journées parlementaires de l’UMP ). Tout d’abord, cette posture d’ordre est comme imposée par sa fonction de ministre de l’Intérieur. Il s’agit ici avant tout de bénéficier d’une fonction symbolique - les résultats, et donc la réalité, étant assez décevants lorsqu’on regarde les chiffres de la délinquance depuis l’arrivée de N. Sarkozy Place Beauvau-, d’où l’importance de conserver ce poste pour continuer à utiliser le crédit d’image qui y est attaché, malgré les risques de confusion des genres évoqués à plusieurs reprises entre le rôle de candidat et celui de ministre.

En matière de discours, le père n’abondera pas dans le sens de l’électeur/enfant, mais au contraire lui rappellera en permanence ses erreurs et sa position inférieure : l’enfant a fauté, il faut qu’il revienne dans le droit chemin, l’enfant s’est laissé aller à la paresse en refusant les réformes difficiles, il faut donc la rupture, la remise au travail, la fin des droits indus. Les Français sont des enfants sauvages, qu’il faut en permanence éduquer, guider, et d’une certaine façon, corriger. Ce qui prime, c’est le mérite, le travail, l’effort, pour aboutir à une renaissance. « Vous êtes les témoins d’une France qui veut renaître et qui ne craint ni le changement, ni l’avenir », nous dit N. Sarkozy le 12 octobre dans un discours à Périgueux. En caricaturant un peu, on pourrait dire que les Français ne savent pas ce qui est bon pour eux.

Le futur président est donc un tuteur, c’est-à-dire cette « tige de bois, de métal ou de plastique, plantée verticalement dans le sol pour soutenir ou redresser une jeune plante ou un jeune arbre au moins pendant les premiers temps de sa croissance » (Trésor informatique de la langue française). Quand on connaît les relations difficiles qu’a eues Nicolas Sarkozy avec son père lorsqu’il était enfant, il y a là sans doute là un beau sujet...

Dans les deux cas, nous, électeurs, sommes donc des enfants aux yeux des prétendants élyséens, et non pas des adultes responsables auxquels on puisse expliquer calmement les choses en faisant appel à leur raison et non pas aux émotions, en leur parlant dans une relation d’égalité et non pas de supériorité. D’ailleurs, on pourrait se demander si les sondés - nous - ne s’expriment pas à ce stade précoce de la campagne en faveur d’un couple (Nico + Ségo), reconstituant là l’image des parents, plus que pour un candidat individuel. En effet, la figure des parents est totale : elle incarne la sécurité et la douceur, l’amour et la justice, la confiance et l’écoute. Notre candidat(e) idéal(e) est en fait une figure bicéphale.

On peut néanmoins regretter cette inclination de l’opinion publique, qui ne correspond pas aux enjeux d’une élection importante. Nous n’allons pas élire des parents, mais un(e) président(e). Dès lors, deux scénarios de sortie du schéma parental sont possibles, et sans doute souhaitables : les électeurs vont abandonner ce comportement infantile à mesure que la « vraie » campagne va débuter, et donc remettre en cause leurs parents, rentrer en quelque sorte en phase d’adolescence, ou bien d’autres candidats vont s’adresser à nous en tenant un discours destiné à des adultes. On aurait enfin une campagne présidentielle mûre.


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134 réactions à cet article    


  • Cochonouh Cochonouh 16 octobre 2006 10:17

    Je viens de voir sur LCI, les chiffres du nouveau sondage fait pour le Figaro.

    Ségo bat tous les candidats de la droite au second tour.

    Pourquoi faire une election inutile qui coûte cher à la France ? Ségo à l’Élysée dès demain.


    • (---.---.162.15) 16 octobre 2006 11:15

      Ne nous pompez pas l’air avec des sondages à la noix, svp.

      Pour revenir à l’article, oui, Sarkozy et Sarkozette nous tapent sur le système. Sortons en !

      Am.


    • La Taverne des Poètes 16 octobre 2006 13:25

      Ségolène, Sarkozy plein la « Une » d’aujourd’hui d’Agoravox mais aussi tous les jours et aux meilleures loges et jusqu’à l’écoeurement !

      Assez ! Assez ! Assez !

       smiley


    • zab47 (---.---.211.239) 16 octobre 2006 13:26

      Le Figaro aimerait-il que ségolène soit investie par le ps, d’où le petit coup de pouce ?...


    • Prêtresse Prêtresse 16 octobre 2006 14:15

      La dualité homme/femme est un concept de pédéraste.

      — -


    • La Taverne des Poètes 16 octobre 2006 15:04

      Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo !


    • (---.---.152.139) 16 octobre 2006 17:19

      PRETRESSE PRESIDENTE DE LA REPUBLIQUE

      PRETRESSE PRESIDENTE DE LA REPUBLIQUE

      PRETRESSE PRESIDENTE DE LA REPUBLIQUE

      Et vive la république !


    • nounours (---.---.4.246) 16 octobre 2006 17:54

      vive Sargo, vive Sargo, vive Sargo, vive Sargo, vive Sargo, vive Sargo, vive Sargo, vive Sargo, vive Sargo, vive Sargo, vive Sargo, vive Sargo, vive Sargo, vive Sargo, vive Sargo....C’est beau,c’est grand, c’est Américain:super !


    • Voltaire Voltaire 16 octobre 2006 11:37

      Excellente analyse. On pourrait rajouter que les discours de Mme Royal comportent aussi ce qu’il faut d’autorité maternelle (mettre des pions dans les classes, encadrement militaire pour les jeunes délinquants etc..).

      Il est vraisemblable que ces discours correspondent à une bonne étude de leurs responsables en communication sur la vision inconsciente des français du rôle du chef de l’Etat (« père » de la nation, ou « mère » pour S. Royal...).


      • Pilpoil (---.---.73.67) 16 octobre 2006 19:38

        Très mauvaise analyse. Penser que le choix d’un candidat se limite à Sargo ou Séko, c’est tomber sous le charme des trompettes aux ordres de l’un des deux, ou des deux à la fois. C’est mettre son sens de la citoyenneté bien au fond de sa poche. Où est donc vraiment l’enfant ? Qu’un candidat fasse preuve d’assise de ses convictions est différent de celui qui fait preuve de son cynisme à abaisser le débat avec des accents qui dépassent largement l’autoritarisme, pour se rapprocher d’une conception dictatoriale du commentaire comme de l’action en politique.

        Quand Sarko dit non à la Turquie, Ségo dit que les français choisiront (référendum ?). Où y a-t-il incitation au débat, et appel à la réflexion plutôt qu’au rejet primaire et primitif, à cette sale hoperie de tendance à minimiser, restreindre, abaisser la réflexion citoyenne ?


      • duong (---.---.123.107) 16 octobre 2006 11:54

        Les deux jouent sur plusieurs stéréotypes d’images (il y a aussi le stéréotype monarchique « princes et princesses du monde » qui avait déjà été évoqué sur Agoravox et qui séduit bien ma grand-mère) typiques de l’élection présidentielle, qui n’est clairement pas une élection faisant appel à l’intelligence des gens.

        Il faudrait en finir avec cette présidentialisation absurde et en arriver à des formes démocratiques plus responsables et plus modernes.


        • Lilian Thuram (---.---.1.1) 16 octobre 2006 12:51

          Tu as entièrement raison : on va faire un lâcher de ballon comme dans les campagnes américaines.

          Et puis, Ségolène va nous répandre ses milices sanguinaires dans les rues de la capitale comme Kabila à Kinshasa.

          C’est vrai, c’est tellement mieux ailleurs.


        • Anthony Meilland Anthony Meilland 16 octobre 2006 14:11

          Je pense que Duong parlait d’un système parlementaire comme en Allemagne par exemple !

          L’élection présidentielle pourrie effectivement le débat politique (ne volant déjà pas très haut) !


        • T.B. (---.---.21.162) 16 octobre 2006 20:06

          Duong a parfaitement raison, surtout si on ajoute à la Constitution les référendums d’initiatives citoyennes. Où avez-vous vu qu’ils conduisent à la guerre civile ou à l’anarchie au sens péjoratif ? La Suisse, un pays ou règne le chaos ? Développez un peu votre imagination.

          Y’en a marre des moutons français complètement assistés mentalement qui attendent, comme les vaches regardent passer les trains, la venue de roi mafieux ou de princesse mafieuse. L’article le dit d’ailleurs et à juste titre. Il faudrait peut-être arrêter de se comporter en gamins mentalement attardés avec leurs « on a gagneu, on a gagneu ».


        • DEALBATA (---.---.166.140) 16 octobre 2006 13:01

          « ...présidentielle 2007 nous prennent pour des enfants. »

          C’est normal, le principe démocratique étant un concept puéril : C’est la classe qui doit choisir le professeur (qui est un ancien élève !!!) et ce qu’elle va apprendre, pas étonnant que celui-ci rapporte à chaque élection des bons goûters et qu’il supprime les punitions ...Mais quand vont-ils comprendre ? Quand il sera trop tard bien sûr !


          • Le Hérisson (---.---.121.162) 16 octobre 2006 13:13

            La France est une monarchie républicaine...


            • thomas (---.---.153.54) 16 octobre 2006 13:15

              Encore un bon sujet sur Mr S et madame R bravo je crois que d’ici la fin de l’année on peut atteindre les 80% de sujets consacré aux deux géants sur la premiere page du site.

              bravo.


              • darkdwarf (---.---.64.135) 16 octobre 2006 14:39

                « Géants » ,Géants ?! c’est du second degrés ,j’espere !

                A époque médiocre,Politique médiocre !


              • (---.---.153.54) 16 octobre 2006 18:25

                tu te bases sur quoi pour dire qu’on est dans une époque médiocre ? La nostalgie c’est le propre de celui qui est faible.

                Encore heureux que c’etait du second degré.


              • Don JakchiraK (---.---.228.76) 16 octobre 2006 13:22

                Notre pays est en train de « crever », le pouvoir d’achat est faible, le chomage toujours haut,nos dettes publiques s’envolent ( plus de 2000 milliards d’euros en comptant les retraites des salaries de l’état.) Bel héritage pour nos enfants. Et voila qu’on nous baigne dans un show biz politique avec deux acteurs principaux denués de solutions concrètes. Les seuls candidats à en avoir sont cassés dans les sondages, orientés la plupart du temps entre Sarkolène et Ségozy. Mon bulletin ira à celui qui propose de : 1)résorber notre dette de manière concrète 2)dynamiser l’économie.


                • lolita (---.---.162.39) 16 octobre 2006 16:21

                  je suis d’accord avec ce commentaire...de toute façon il est temps que les médias comprennent qu’il ne s’agit pas d’un concours de beauté mais d’une élection sur l’avenir de la France. grâce à eux, je sais déjà les deux candidats pour qui je ne voterai surement pas ! j’attends beaucoup des autres et j’espère qu’avec le temps, les vrais débats politiques vont faire surface ; ça commence à être gavant ce supposé duel creux ! smiley vivement un candidat réellement concerné par les pbs de notre vieille france ! smiley


                • pascalou (---.---.102.245) 16 octobre 2006 18:14

                  D’accord pour ta reflexion sur le choix du candidat. Je ne voterai pas pour ces 2 pantins que l’on veut nous imposer.


                • Johan Johan 16 octobre 2006 13:24

                  Bonne analyse.

                  Je crois qu’une campagne plus mature, c’est cuit. Ca va plutôt aller dans le sens inverse.

                  Dès lors confronté à l’absence de choix et devant la tyrannie de ses parents (tu préfères qui ? Papa ou Maman ? Papa c’est la ceinture, Maman le martinet), l’électeur adolescent risque de vouloir à tout prix fuguer quitte pour celà à recourir à Le Pen (combien de jeunes filles ont elles été tuées par un sérial killer dans ces circonstances). En général, le cavalier blanc (Bayrou) est délaissé.

                  Le Pen sera donc problablement au deuxième tour. Mais on joue avec le feu, cette fois. La grande question : le 21 avril était un avertissement sans frais. Etait ce le dernier ?

                  PS : Quand la Pologne, qui peut s’enorgueillir de sa méthode d’éducation basée sur la responsabilisation des enfants, et son mépris de l’infantilisation, a rejoint l’UE, le président de celle ci a déclaré « Pour ce discours, je ne vous parlerais pas d’agriculture ou d’industrie. Ce que la Pologne apporte à l’UE, c’est une jeunesse bien éduquée »


                  • Internaute (---.---.121.214) 16 octobre 2006 14:27

                    Pourquoi jouerait-on le feu avec Le Pen ? Que signifie cette comparaison avec un sérial killer ? On est en pleine allégorie, en plein rêve !

                    Vous savez, ce n’est pas bien de jouer sur les peurs.


                  • Internaute (---.---.121.214) 16 octobre 2006 14:43

                    Votre article m’a consterné jusqu’au dernier paragraphe qui remet enfin les choses en place et conclut superbement ce sujet.

                    Les candidats à la mode sont proposés par les partis politiques. Nous revenons en pleine IV° République. Ils n’ont aucune notion de l’Etat ni de la France et nous font des propositions de niveau ministériel, pas de niveau présidentiel. Nous aurons quelqu’un qui gouvernera tant bien que mal pour des factions en oubliant la République française et la Nation. On ne peut pas trop leur en vouloir, la souveraineté nationale est morte avec la réforme de la Constitution qui a précédé les accords de Maastrich. Dés lors nos homme politiques ne sont plus libres de définir une politique pour la France et se cantonnent dans leur petit rôle de gestionnaire sans marge de manoeuvre. Tout ce que propose le gouvernement du CPE au 12 en passant par la fusion Suez-GDF ne sont que des traductions de directives européennes. Leur débat ne sont que du théatre car la conclusion est imposée d’avance, quelque soit le parti qui ait la majorité à l’Assemblée.

                    Il est significatif que le débat s’oriente vers le clientélisme de plus bas étage. Aucune vision sur les rapports de la France et de l’Europe, comme si notre servitude devenait inéluctable. Aucune vision non plus sur la défense des intérêts économiques du pays, si ce n’est l’application disciplinée des lois de l’OMC. Tous les grands débats sont absents de cette campagne qui tourne autour des recettes de cuisine et de la séduction niveau StarAc.

                    On aura remarqué que Sarkozy à Marseilles, tout comme Ségolène à Vitrolles, se sont adressés avant tout aux immigrés, prévoyant de donner le vote aux étrangers dés la présidentielle passée afin d’asseoir leur majorité. Déjà Panafieu candidate UMP à Paris propose de faire voter les étrangers.

                    Ces gens là foulent au pied notre souveraineté et notre droit élémentaire de citoyen français. Nous ne comptons plus pour eux.


                  • T.B. (---.---.21.162) 16 octobre 2006 20:20

                    Oui super bien éduqués les polonais (d’ailleurs pourquoi les polonais ?) qui votent, comme un seul homme, catho pratiquant à donf extrème-droite, pardon pour le pléonasme.

                    Je vais quand même relire le post de Johan. J’espère que c’était de l’ironie, l’histoire des polonais bien éduqués. J’ai comme un doute.


                  • Olivier (---.---.176.131) 16 octobre 2006 13:53

                    Je m’étais juré de ne plus lire/commenter les articles sur Nicolas Royal. Mais celui-la est vraiment bon. J’adore ce genre d’articles qui mettent en avant une idée originale.


                    • Espacienta (---.---.174.23) 16 octobre 2006 14:06

                      Bonjour,

                      Je n’avais pas vu cette campagne sous cet angle freudien. Même si n’étais convaincue ni par l’un, ni par l’autre, j’avoue que votre analyse est fine et effrayante. Vivement, l’adolescence et l’éveil de l’esprit critique !


                      • La Taverne des Poètes 16 octobre 2006 15:02

                        Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo ! Vive Sarko ! Vive Ségo !


                        • (---.---.135.4) 16 octobre 2006 15:27

                          C’est quoi la suite ? Voir lequel des deux mangent avec les coudes sur la table ? Si ils sont plutôt Gamecube ou Playstation ? Si ils aiment le ketchup ?

                          ras-le-bol de Ségo et Sarko !


                          • colza09 (---.---.121.14) 16 octobre 2006 15:34

                            En ce qui me concerne, il y a déjà un moment que je ne lis plus rien de ce qui s’écrit sur Sarko/Ségo. Je suis complètement saturé par tout ce battage orchestré par les médias qui ont trouvé le bon filon pour encore vendre du papier et de l’audience.

                            Vu le temps qu’il reste jusqu’à l’élection, on pourrait peut-être avoir un retournement surprise dans le genre « Non au TCE »


                            • schroen (---.---.202.60) 16 octobre 2006 15:38

                              Très bon article et exellente analyse

                              Schroen


                              • idoine (---.---.189.236) 16 octobre 2006 15:44

                                Opposition montées de toutes pièces entre personnalités « franco-française » chez qui les vrais problèmes (environnement, mondialisation) sont quasimment absents des préoccupations.

                                PS : reste Bayrou, Hulot, Al Gore (dommage il ne se présente pas smiley


                                • Alex (---.---.86.234) 16 octobre 2006 15:53

                                  Excellent article, félicitations. Sans faire une confiance aveugle aux sondages, un papa, une maman dans un monde si dur, n’est-ce pas finalement ce qu’attendent les français ? En tous cas, la campagne électorale est partie de très bas et j’ai bien peur qu’elle ne fasse que descendre ... A moins que ?


                                  • Ensembles 16 octobre 2006 15:58

                                    Boudieu, un éminent économiste et philosophe (de gauche -et oui ça existe)), au delà de sa tombe a qualifié Ségolène de « droite » car ayant choisit la gauche comme un moyen, plus facile que la droite pour arriver à ses fins.

                                    Elle se réfère à Mitterand ... affaire du Rainbow Warror dont son frêre à participer ... le sang contaminé ... l’affaire du pasteur Doucet ...

                                    Mais avez-vous lu sa profession de foi présentée aux militants du PS ?

                                    C’est creux !

                                    Elle table, seulement, que les femmes étant majoritaires en france, elle obiendra leurs suffrages ... la chute va être grave ... heureusement pour la France !


                                    • didier (---.---.31.240) 16 octobre 2006 17:23

                                      Creux ton commentaire. t’as l’air brave, mais un peu con-con...


                                    • (---.---.119.11) 16 octobre 2006 16:01

                                      Terrible dilemne que de devoir choisir entre un père et une mère de substitution. Doit-on au delà pousser le raisonnement vers la déesse-mère opposée à Dieu le père vengeur et jaloux ? Au fonds cette bipolarisation permet d’explorer de nombreuses pistes et c’est tant mieux.


                                      • didier (---.---.31.240) 16 octobre 2006 17:24

                                        ? ???????????????


                                      • Don JakchiraK (---.---.228.76) 16 octobre 2006 16:02

                                        Ce que je ne comprends pas, c’est le peu d’électeurs que je rencontre, favorables à nos deux acteurs de roman photos à 2 cents, et parallélement, j’entends de plus en plus de gens se rapprocher du Béarnais qui ne décolle pas trop des sondages.. .......Y’aurais pas comme un blême.......


                                        • Anthony Meilland Anthony Meilland 16 octobre 2006 16:06

                                          C’est pareil au sein du PS.

                                          Je parle surtout avec des pro-DSK et des pro-Fabius, mais c’est toujours Royal qui est en tête des sondages (largement).

                                          Soit on est dans un microcosme fermé, soit on se fout de notre gueule !!

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