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Les candidats socialistes et la retraite à 60 ans

Oui ferme, de Montebourg, Royal et… Aubry. Oui mais, de Hollande. Non définitif, de Valls et Baylet. A quelques semaines de la primaire socialiste, la position des candidats sur le retour à la retraite à 60 ans confirme les divisions idéologiques profondes au sein du Parti Socialiste.

L’étau judiciaire se resserre, enfin, autour de l’agité de l’Elysée, avec la mise en examen de ses anciens conseillers et amis Nicolas Bazire et Thierry Gaubert, dans le cadre de l’affaire Karachi.

Dans le même temps, un sondage CSA, publié le 22 septembre, par 20 Minutes et RMC, donne, une fois encore, Sarkozy perdant au premier tour de la présidentielle de 2012, face à Hollande (28% contre 24%) et Aubry (27% contre 25%). 

Alors que Fillon vient de lancer une énième provocation, en parlant de porter l’âge de la retraite à 65, voire 67 ans, probablement pour faire diversion au Sarkogate qui se rapproche dangereusement de son idole, les candidats à la primaire socialiste sont, eux, lancés dans la bataille de la présidentielle, dont l’un des enjeux majeurs, pour nombre de Français, sera le rétablissement de la retraite à 60 ans.

La première manche télévisée a confirmé, à ce propos, de profondes divergences entre les libéraux, Hollande, Valls, Baylet et les autres, plus proches d’une gauche de rupture avec la pensée unique ultralibérale.

La primaire pourrait réserver une surprise

Une primaire en trompe-l’œil qui pourrait bien, comme ce fut le cas avec EELV et la défaite de Nicolas Hulot, pourtant chouchou de la presse officielle de droite (95% des titres en France) réserver une surprise de taille. Dans un sens ou dans un autre d’ailleurs, du fait de l’ouverture du vote à tout citoyen, quelle que soit sa couleur politique.

Dans le sens de la vraie gauche, avec l’élection de Montebourg, par exemple. Déjà, d’anciens du parti socialiste, reconvertis Parti de Gauche ou Ecolo, ont annoncé qu’ils participeraient et voteraient pour lui.

Ou, avec une surprise moindre, mais avec un score équivoque révélant la participation de nombreux sympathisants ump, la désignation de Ségolène Royal, la candidate rêvée pour une réélection de Sarkozy.

Pour l’instant, Hollande, le candidat adoubé par les puissances financières, fait la course en tête (34% contre 27% à Aubry) mais cède peu à peu du terrain, notamment au profit de son ex-compagne Ségolène Royal (19%) et de Arnaud Montebourg. (7%).

Confiance mesurée au oui de Martine Aubry 

La maire de Lille est une des rares à avoir prouvé, quand elle était au pouvoir, sa volonté et sa capacité de changer ou faire évoluer favorablement les lois sociales. Son bilan reste positif. Les 35 heures et la création de la CMU sont à mettre au crédit de son action. Un engagement de sa part sur la retraite vaut, théoriquement, garantie d’exécution. Voilà pourquoi Martine Aubry bénéficie d’un a priori favorable. On sait qu’elle met en accord ses paroles avec ses actes, contrairement à d’autres.

La réforme des retraites est clairement au cœur du projet de l’ancienne ministre du Travail.

« Toute personne qui souhaite liquider sa retraite à partir de 60 ans pourra le faire (mais, comme avant la réforme gouvernementale, le montant de la pension sera fonction du nombre d’annuités cotisées).

Le bouclage financier de la retraite ne doit pas reposer sur les plus modestes ou les femmes. A court terme, elle souhaite que le financement soit principalement assuré par une taxation des revenus du capital.

Le retour de l’âge légal à 60 ans s’inscrit d’ailleurs dans le cadre de la retraite à la carte : c’est aux assurés de choisir leur date de liquidation de la retraite.

La candidate insiste également sur une meilleure prise en compte de la pénibilité et de l’espérance de vie par catégorie socio-professionnelle. »

Le oui, pas très clair, de François Hollande le libéral 

Ce libéral plaît beaucoup (trop peut-être…), comme Strauss-Kahn au temps de son ascension contrôlée dans les sondages, aux milieux financiers et à la droite. Sa réponse est ambiguë. Ses nuances montrent sa volonté de poursuivre son action dans le cadre du libéralisme et donc de suivre les diktats de l’Europe. Son passage, pendant dix ans à la tête du PS, a été marqué par le manque de courage politique, d’où le flou qui caractérise la ligne idéologique du premier parti de gauche.

« Dans la lignée du projet socialiste, il prône le retour de la retraite à 60 ans à taux plein pour ceux qui ont cotisé 41 annuités. François Hollande ne s’est pas prononcé explicitement pour le retour de l’âge légal à 60 ans. Il défend en revanche l’extension du dispositif « carrière longue ».

« Il est anormal que ceux qui ont commencé à travailler à 18 ans doivent travailler 44 ans et attendre les 62 ans, alors que ceux qui ont commencé à travailler à 25 ans, dans des métiers souvent plus gratifiants et rémunérateurs, n’ont besoin de cotiser que 41 ans », déclare Marisol Touraine, députée et conseillère « affaires sociales » du candidat, dans Libération du 17 septembre.

En revanche, contrairement à un retour à l’âge légal à 60 ans, un assuré qui n’a pas réuni toutes ses annuités n’aurait pas la liberté de partir à 60 ans : il ne pourrait pas liquider sa retraite avant 62 ans. « Nous n’avons pas tranché ce débat », dit Marisol Touraine, « mais ce n’est pas une question centrale : les travailleurs partant à 60 ans sans leur durée de cotisation sont très peu nombreux ».

Le oui « mitterrandien » de Ségolène Royal

Est-ce un oui pour contredire Hollande, son ex-compagnon, histoire d’entretenir une rivalité qui dépasse la seule rivalité politique ? Quoi qu’il en soit, ce oui est rassurant, et trouve probablement sa motivation dans la fidélité de Ségolène Royal au mitterrandisme.

"La réforme des retraites est clairement abordée par Ségolène Royal. Dans la lignée du Parti socialiste, Ségolène Royal veut remettre à plat la réforme de retraites du gouvernement et revenir à la retraite à 60 ans. Elle insiste notamment sur une meilleure prise en compte de la pénibilité et de l’espérance de vie par catégorie socioprofessionnelle."

Pour financer le système des pensions, Ségolène Royal insiste, comme le PS, sur une mise à contribution des revenus du capital. Elle estime dans une note sur son blog que la suppression des niches fiscales et sociales qui pèsent sur ces revenus représenterait une économie de 145 milliards d’euros."

Clairement oui pour Arnaud Montebourg, le plus crédible

Le député de Saône-et-Loire est incontestablement l’homme qui se sent le mieux dans sa peau à gauche, au sien du PS actuel. Une gauche de rupture, proche du Front de Gauche de Jean-Luc Mélenchon. Parfaitement à l’aise dans ses démonstrations sur la pertinence de consolider le régime de retraite français, il s’est positionné sans ambigüité pour le retour à 60 ans. Une prise de position, à laquelle sont particulièrement sensibles les militants et sympathisants socialistes et au-delà !

"La réforme des retraites est clairement abordée par Arnaud Montebourg. Pour lui, la réforme du gouvernement est « injuste, déséquilibrée et en plus, nous avons l’inefficacité », a-t-il expliqué cet été.

Dans la lignée du PS, il prône donc la mise en place d’un nouveau plan d’action avec un retour à la retraite à 60 ans. Dans une intervention sur BFM TV en juillet, Arnaud Montebourg insistait également sur la nécessite de ne pas faire payer cette réforme uniquement par les salariés. Il souhaite notamment une mise à contribution des revenus du capital.

« Les socialistes ne sont pas opposés à un effort des salariés, ils insistent sur l’équilibre des efforts », rappelait-il, sans donner plus de précisions sur une éventuelle hausse de la durée de cotisations."

Valls : un non très sarkozyste

A droite toute pour le sarkozyste Manuel Valls. Que fait ce type au PS ? Telle est la question que ne cessent de se poser, à son propos, les observateurs et les sympathisants et militants de gauche. Visage fermé, il donne à chacune de ses prises de parole le sentiment, comme Sarkozy, de vouloir régler des comptes, de chercher à se venger, sans doute ne pas être reconnu à l’aune de sa supposée épaisseur politique.

"Par son discours, Manuel Valls se démarque de la position socialiste sur les retraites. « Nous devons nous rendre à l’évidence : nous ne reviendrons pas à la retraite à 60 ans pour tous. Nous ne pourrons garantir la pérennité de notre système de retraite sans consentir à de profonds changements ».

Dans un entretien aux Echos en août dernier, Manuel Valls indiquait vouloir discuter avec les partenaires sociaux pour « dépasser la question de l’âge légal et engager une réforme qui mette en place une retraite par points prenant en compte la pénibilité, l’espérance de vie et les inégalités hommes-femmes.Pour le candidat, l’augmentation de la durée de cotisations est en outre « incontournable. "

Le non de Jean-Michel Baylet, la vraie fausse gauche 

Rien de surprenant de la part de cet homme du centre, dit de gauche, qui ne conserve des idées de gauche, de l’héritage laissé par quelques grandes figures du radicalisme, tel que Robert Fabre, signataire du programme commun avec les communistes au début des années 1970, qu’une posture politicienne.

"Jean-Michel Baylet veut corriger les injustices de la réforme des retraites. « Pour autant, n’ayons pas peur de le dire : le retour pur et simple à la retraite à 60 ans n’est pas envisageable », explique-t-il dans son projet en prenant ses distances avec le projet socialiste.

Jean-Michel Baylet souhaite également mettre en place un système de retraites par points. Il compte enfin porter progressivement le minimum vieillesse à 80 % du SMIC."

Arnaud Montebourg le plus clairement favorable à la retraite à 60 ans

Si la prise en compte de la pénibilité apparaît dans le souci de chaque candidat, pour permettre un départ à la retraite à un âge « raisonnable », en revanche, il semble clair que les libéraux Hollande, Baylet et le sarkozyste Valls ont d’ores et déjà adopté la ligne dure suivie par Fillon, dans le cadre d’une réforme des retraites dont le but, faut-il le répéter, n’est pas de sauver le régime par répartition, mais bel et bien d’offrir sur un plateau le juteux marché de l’assurance vieillesse aux assureurs et banquiers privés.

Parmi les autres candidats, le député bourguignon Arnaud Montebourg est le seul à affirmer sans détour sa volonté d’un retour à la retraite à 60 ans.

La détermination de Martine Aubry semble aussi suffisamment forte pour éviter une mauvaise surprise.

Quant à Ségolène Royal, il paraît aussi peu probable qu’elle se déjuge sur un sujet aussi sensible.

Verdi

Source :

Débats 2012 : Comparer les candidats sur leur projet pour les retraites


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15 réactions à cet article    



  • JE DIRAI MEMEPLUS...LES CANDIDATS DEPUTES ET SENATEURS..... UMP ET PS A LA RETRAITE A 60 ANS..................

    AU SENAT SEULS 20% DES SENATEURS ONT MOINS DE 50 ANS .............

    NE NOUS INQUIETONT PAS POUR EUX...LES CLUBS TELS HIPPOCRATE ...PROMETHEE...DOMUS...PROMETHEE EN PLUS DE LEURS APPOINTEMENTS LEUR PAIERONT UNE TRES BONNE RETRAITE COMPLEMENTAIRE


  • Kalki Kalki 23 septembre 2011 11:11

    Plus personne ne travaille,

    vous ne travaillez pas, et vous n’irez pas jusqu’à la retraite.

    50 euro de materiel pour produire votre nourriture


  • bnosec bnosec 23 septembre 2011 14:13

    Tu nous saoule Kaliki avec tes liens.
    Va bouffer ton fumier bio et essaie d’assumer le fait que de gens ont bossé pour inventer, tester, fabriquer, transporte, vendre le PC dernier cri que tu utilises pour poster ton purin.


  • Kalki Kalki 23 septembre 2011 15:50

    euh non c’est pas vrai, tu vois comment on produit ton pc ? sans aucun etre humain

    On fait pareil avec le cerveau que tu n’utilises pas et tout le reste ... tu ne travailles pas pas en france tu parles, tu sors du vent et du trompes car tu es incapable de sortir un point de croissance en 40 ans

    va te coucher


  • LE CHAT LE CHAT 23 septembre 2011 10:16

    Rien à attendre du PS qui n’est plus de gauche que dans la parole depuis des lustres


    • posteriori 23 septembre 2011 15:15

      Ouai ouai on sait, le ps est pas assez à gauche pour toi donc tu votes très à droite.


    • LE CHAT LE CHAT 23 septembre 2011 23:18

      @POSTERIORI

      ces notions de droite et gauche sont dépassées ,l’heure est à l’affrontement entre les « élites » à la solde de la mondialisation néolibérale contre les souverainistes soucieux des interêts du peuple ;


    • devphil30 devphil30 23 septembre 2011 10:28

      Oui à ce que vous écrivez : 

      « Le retour de l’âge légal à 60 ans s’inscrit d’ailleurs dans le cadre de la retraite à la carte : c’est aux assurés de choisir leur date de liquidation de la retraite.

      La candidate insiste également sur une meilleure prise en compte de la pénibilité et de l’espérance de vie par catégorie socio-professionnelle. »

      Oui à la description sur Valls

      « A droite toute pour le sarkozyste Manuel Valls. Que fait ce type au PS ? Telle est la question que ne cessent de se poser, à son propos, les observateurs et les sympathisants et militants de gauche. »

      Montebourg effectivement je l’ai trouvé bien 
      « Le député de Saône-et-Loire est incontestablement l’homme qui se sent le mieux dans sa peau à gauche, au sien du PS actuel. »

      J’approuve votre article et je prendrais parti pour Montebourg le 9 octobre

      Philippe 

      • Yohan Yohan 23 septembre 2011 10:29

        Aubry aura beau jeu de dire ensuite « ah oui, je vous avais promis la retraite à 60 ans, mais je ne m’étais pas engagée sur son montant » . Bien évidemment, on peut tout promettre avant une élection sur un seuil, mais jamais sur le montant qui, lui ne peut être garanti et encore moins à vie. Il suffit de voir ce qui se passe en Grèce où les retraites vont être réduites de 20%. De la même manière, nos propres retraites ont du plomb dans l’aile, en raison du déséquilibre cotisants/cotisés. Alors, si en plus, nous allons au krach, il nous faut d’ores et déjà prévoir un affaissement du montant des pensions. Si les français votent en croyant qu’Aubry rase gratis, c’est qu’ils n’ont pas retenu les leçons du passé. Valls est au moins réaliste et honnête. Martine Aubry est une calamité. Au fond, je souhaite qu’elle gagne, on ira plus vite dans le mur et on sera sûr d’être vacciné pour longtemps. smiley


        • Robert GIL ROBERT GIL 23 septembre 2011 11:54

          Même si la première manche est terminée, il est toujours

          bon de se raffraichir la mémoire !

          Voir ce PPS sur le non probleme de financement des retraites.

          Cliquez sur le lien ci dessous et faites suivre….

          http://2ccr.unblog.fr/2010/12/02/pps-retraites/


          • Catherine Segurane Catherine Segurane 23 septembre 2011 12:33

            A la base, la démarche de l’article est assez bonne : comparer les propositions des différents candidats socialiste à la primaire.


            Dans les faits, cette comparaison est viciée à la base.

            En effet, tant qu’on ne sort pas de l’euro et de ’lEurope-telle-qu’elle-est, les forces délétères sont irrésistibles et la seule solution pour s’y adapter est de ratiboiser salaires et retraites.

            Ces comparaisons me font penser à (je crois que c’est lui) Arnaud Montebourg, qui veut une barrière douainière aux frontières européennes. Bonne idée sur le principe, mais nous « partenaires » ne sont pas tous d’accord, et la force d’une chaîne est celle du maillon le plus faible.

            La seule solution est de tirer la chasse.

            M ... aaa ... rine !


            • orage mécanique orage mécanique 23 septembre 2011 13:52

              en l’occurrence c’est en France que ça se passe comme ça,
              parcequ’on a donner les clefs de la maison à quelques grandes entreprises et familles qui pressent les citoyens pour augmenter les bénéfs .
              Suffit d’aller chez nos voisins européens pour trouver les contre exemples à votre discours.
              Pour donner des exemples concrets :
              En Belgique les salaires sont plus élevés (même en laissant de côté le prélèvement à la source)
              Et les retraites si on ne s’arque boutait pas en France sur le déguisements des 60 ans, on se rendrait compte que l’on se fait enfumer et que même l’Allemagne et mieux placer que nous (35 ans d’annuité) 
              mais en France on aime dire c’est de la faute des autres plutôt que de se bouger les fesses.


            • orage mécanique orage mécanique 23 septembre 2011 13:44

              Tant que l’on parle pas de l’age de départ à la retraite avec le nombre d’annuité, on se fout de la gueule du monde.
              Donc si il fallait encore une preuve que le PS se fout de la gueule du monde, en voila une de plus.


              • Ronny Ronny 23 septembre 2011 16:09

                Le problème n’est pas tant le départ à 60 ans ou à 62 ans, mais l’âge de départ à taux plein et son couplage au nb. de trimestres cotisés.

                C’est là que nous nous sommes fait rouler. J’ai beau avoir prévenu mon syndicat, celui ci reste arc-bouté sur les 60 ans, alors que le vrai problème ce sont les décotes et l’age de départ à taux plein... actuellement 65 ans et demain 67 ans !

                Ce qui veut dire qu’en France, si on laisse faire le sinistre Filion, on ne pourra partir à taux plein qu’à 67 ans et après 42 ans de cotisation... Or en Allemagne tant vantée, l’age de la retraite va passer à 67 ans, certes, mais pour un taux plein on peut quand même partir à 63 ans avant à condition d’avoir cotisé.... 37 ans !

                Ich will Deutsch sein !!!


                • tvargentine.com tvargentine.com 23 septembre 2011 22:09

                  Comment pourrait on faire confiance aux fossoyeurs des idées socialistes et de la fracture sociale en France,par la destruction du système sociale français

                  Comment ce fait il qu’en France,des maires socialistes donnent des logements à des ressortissants non européens alors que des citoyens français n’ont pas de logement

                  Bref,ce parti politique ,n’est composé que d’opportunistes,de corrompus(Huchon,DSK,Dray,Désir..) et son modèle est celui des USA,avec des flux migratoires pour permettre aux négriers des temps modernes de faire pression sur les salaires et les tirer vers le bas

                  Voter Melenchon ou Eva Joly ou Marine Lepen,mais ni UMP ni PS ... faite la révolution en 2012

                  http://www.tvargentine.com

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