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Accueil du site > Actualités > Politique > Les cheminots du PS interpellent les candidats-es aux Primaires (...)

Les cheminots du PS interpellent les candidats-es aux Primaires !

Le GSE SNCF du Parti Socialiste a décidé d'interpellé les candidats-es aux Primaires Citoyennes...

Les questions sont directes, le propos déterminé, la vigueur de l'expression militante est bien sûr aussi présente.

Les cheminots du GSE SNCF n'y vont pas par quatre chemins et les réponses sont attendues dans des domaines variés mais qui intéressent tous les citoyens (ou presque).

Une adresse directe...

 La Gauche a joué un rôle essentiel dans les différentes mobilisations contre la libéralisation ferroviaire, les évolutions néfastes des régimes de protection sociale (régime général et régimes particuliers dont celui des cheminots) et la défense du service public ferroviaire républicain.

 Dans le cadre de la campagne des Primaires, et pour nous permettre d’éclairer le choix de nos camarades et de nos sympathisants du secteur (500 000 salariés actifs et retraités), nous souhaitons connaître ta position sur l’avenir de la SNCF et du service public ferroviaire.

 

A – Réforme du système ferroviaire français

 Le réseau ferroviaire public souffre de sous-investissements si importants qu’aujourd’hui 1500 km de lignes ont vu leur vitesse réduite et que l’on peut s’attendre à la fermeture sous une décennie de près du 30% du réseau (cf. rapport de l’Ecole Polytechnique de Lausanne 2005).

La France ayant décidé de faire supporter la totalité de la charge de la dette (infrastructure) sur l’EPIC RFF rémunéré sur les péages, elle n’a plus la possibilité de résoudre l’équation financière.

 

1- Quelle est ta proposition en la matière pour permettre le maintien et la consolidation du réseau ferré national dans le patrimoine public sans recourir aux Partenariats Public Privé (où le risque est essentiellement garanti par la puissance publique) ?

2- Quel pourrait être le rôle de la Banque Publique d’Investissement proposé dans le programme du Parti Socialiste ?

3- Que penses-tu de la proposition de plusieurs organisations syndicales françaises, reprise par la Fédération Européenne des Transports d’instaurer un grand emprunt public européen destiné aux investissements publics pour les infrastructures de transports répondant aux impératifs du développement durable ?

Ce grand emprunt public européen serait exonéré des critères de convergences économiques puisque répondant à un principe supérieur à celui de la « concurrence libre et non faussée ».

4- Plusieurs incidents/accidents ont eu lieu avec l’arrivée d’entreprises privées qui respectent rarement les conditions d’emploi de leurs personnels (CCN du fret ferroviaire en cours d’élaboration et Code du Travail).

Es-tu d’accord pour que l’Etablissement Public de Sécurité Ferroviaire communique annuellement au Parlement ainsi qu’aux organisations syndicales un rapport circonstancié sur les accidents, incidents et risques soulevés et qui font déjà l’objet de lettres de recommandations de l’EPSF ?

5- Peux-tu t’engager à réanimer le Conseil Supérieur du Service Public Ferroviaire ?

 

B- Droit social, protection social, régime des cheminots

 Les cheminots ont connus depuis 1995 plusieurs attaques contre leur régime spécial présenté comme un avantage scandaleux et les montrant comme des privilégiés. Pourtant, le régime particulier est un des éléments majeurs permettant la fidélisation des personnels, fidélisation assurant le plus haut niveau de sécurité des circulations ferroviaires.

Notre GSN considère ses agressions comme scandaleuses vu le rapport entre obligations/ devoirs et le contenu du régime spécial. Ces attaques sont portées par le mensonge et la volonté de détruire la force de mobilisation sociale d’une des grandes dernières entreprises publiques.

 

6- Considères-tu que ce régime particulier doive être modifié par un allongement de la durée de cotisation ? par une meilleure prise en compte de la pénibilité ? par une modification du contrat de travail en demandant moins d’obligations professionnelles ? par une baisse du niveau de la pension ? par la prise en compte immédiate des carrières longues (notamment lors d’embauches avant l’âge de 18 ans) pour intégrer le régime cheminot ?

 

C- Concurrence, transport régional et interrégional, péréquation

 Dans le contexte d’ouverture totale à la concurrence, nous savons qu’à peine 35% du réseau ferroviaire est « rentable » (notion de retour sur investissement du secteur privé).

 

7- Que faudrait-il faire pour financer les deux tiers restant du réseau ?

Faut-t-il mettre encore plus à contribution les Autorités Organisatrices (Conseils Régionaux, STIF) ?

Doit-on permettre à ces institutions de financer les infrastructures ?

Que penses-tu de demander une « contribution nationale de péréquation » à tout opérateur ferroviaire intervenant sur le réseau ?

 Le projet de Directive européenne ferroviaire « de refonte du 1er paquet » rend plus difficile le financement public et menace indirectement l’utilisation du droit constitutionnel de grève des salariés.

 8- Peux-tu t’engager à promouvoir le recours aux financements publics d’Etat, à ne pas créer de restriction supplémentaire à l’expression des cheminots dans le cadre légal ?

 9- Le dumping social est aujourd’hui très présent dans le transport de fret ferroviaire.

Peux-tu t’engager à être ferme pour exiger le respect des dispositions légales et conventionnelles pour toutes les entreprises ferroviaires en suivant les PV des inspections du travail pour des procédures pénales si besoin, et de procéder à l’embauche d’un nombre conséquent de contrôleurs du travail ?

 

D- Gouvernance et citoyenneté républicaine

 Les redevances des sociétés d’autoroute devaient à compter de 2016 rapporter environ 1 milliard d’euros à l’Etat, avec l’objet initial de financer le réseau ferré national. Suite à l’intervention de certains haut-fonctionnaires de Bercy, ce patrimoine public a été bradé par le gouvernement Villepin.

 10- Peux-tu t’engager à l’écoute du GSN SNCF composé d’experts militants de haut niveau, professionnels de longue date, militants du parti et syndicalistes pour éclairer notre future action gouvernementale et éviter que la technostructure ministérielle soit un écran entre le monde du travail et la réalité professionnelle, économique et sociale du transport ferroviaire français ?

 

Nous te remercions de répondre en temps utile, et t’adressons notre salut fraternel et républicain.

 

P/le GSN SNCF


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7 réactions à cet article    


  • Kalki Kalki 6 octobre 2011 09:38

    bon alors, privatisons la sncf, vous pouvez virer 1 quart des effectifs, mettre des barrières de passage automatique dans les petites et moyennes gares, et le guichetier surveille juste que l’on passe bien son ticket ... vive l’angleterre et le néoliberalisme

    au fait vous savez ce que doit faire un conducteur de tgv ? appuyer sur un bouton pour montrer qu’il est bien là et ... payé a rien foutre ... on vire


    alors : on sait et on doit faire de trains automatiques, avec des tertiaires automatiques :) tchoutchou dans le train automatique avec sécurité automatique : toute une population vie sous la pizza, dans la population, et la misère
    • Au fait , plus personne ne travaille ( et les employés de la scnf non plus, il faut les virer : c’est pour la croissance ) : et arrettez de faire vos grèves débiles pour vos salaires ... imbéciles ... maintenant que votre coin au chaud est attaqué vous demandez à la société et aux autres travailleurs ( et il en reste pas beaucoup ) qu’elle vous aides ... AH ! Imbéciles , le spectacle est terminé ...

    Il n’y a plus besoin d’un organe pseudo révolutionnaire pour mettre un peu de piquant sur la scène du spectacle politique / sociale

    • tikhomir 6 octobre 2011 10:16

      « Les cheminots du PS interpellent les candidats-es aux Primaires ! »

      C’est quoi des « candidats-es » ? Ça se prononce comment ? C’est pour faire des économies de clavier que vous écrivez en « langage SMS » ?

      Cette aberration orthographique est pénible et il va falloir un jour apprendre à écrire correctement le Français. Si vous voulez une bonne tournure, utilisez « Les cheminots du PS interpellent les candidates et les candidats aux primaires ! ». D’abord les candidates (galanterie oblige), puis les candidats. Sinon, de manière générale, pour éviter les lourdeurs ou trop de longueur, on dit simplement « les candidats » pour désigner les femmes comme les hommes (c’est la règle qui dit que le masculin l’emporte sur le féminin et ça se passe des absurdités idéologiques féministes qui voudraient réinventer le Français).


      • Bulgroz 6 octobre 2011 10:35

        Les socialistes maintiendront ils la subvention publique de 3 202 millions d’Euros versés annuellement à la caisse spéciale de retraite de la SNCF directement par le budget de l’état ?

        Imaginez que les Socialistes décident de cesser de faire payer par le budget de la France donc par le contribuable cette subvention qui représente en moyenne 11000 Euros par retraité SNCF. Ce serait vraiment la mouise.

        Imaginez que les socialistes, dans un grand élan de vérité et de justice, décident que ce n’est pas au contribuable mais au client SNCF de couvrir ce déficit, auquel cas le prix des transports devrait augmenter de 20% au minimum.

        Imaginez, une augmentation de 20% uniquement pour couvrir le déficit des retraites SNCF sans pour autant améliorer les marges de l’entreprise pour investir, rénover...

        Moi, je serai cheminot, c’est ce genre de question que je poserais aux candidats.

        Mais, je ne suis pas un un cheminot, mais un simple contribuable étonné de voir que le budget de l’état (donc le contribuable) verse en tout 6,62 milliards d’euros pour financer les déficits des caisses spéciales de retraite (SNCF, RATP, Mines, SEITA., Marins)


        • Kalki Kalki 6 octobre 2011 11:15

          Mais non il faut virer tout le monde

          mais VOUS AVEC,

          il n’y aura plus de problème de retraite ... ou de dette, ou de finance


        • remiaufrere remiaufrere 6 octobre 2011 12:14

          Bonjour,

          La question du financement est LA question cruciale.

          1- le financement du réseau ferroviaire

          Contrairement à l’Allemagne qui a repris la dette de son infrastructure, la France a fait le choix de l’a faire porter par un Etablissement Public RFF qui se rémunère sur le système des péages.
          D’où une explosion du prix de ces péages !
          Il convient donc d’innover pour remettre en cause ce type de financement qui a déjà trouvé ses propres limites.
          Cela passe par l’idée formulée par les syndicats d’un grand emprunt public européen exonéré des critères de convergence économique SOUS RESERVE expresse que les investissements ou les dettes concernent des infrastuctures de transport répondant aux impératifs du développement durable. Ces impératifs devront être préciser par cahier des charges européens en lien avec la Commission, le Parlement Européen et le Conseil.
          Au niveau français, cela passe aussi par la réforme fiscale et par des choix politiques clairs.
          Veut-t-on oui ou non maintenir l’état et l’étendue du réseau férré actuel en France ?
          Cela a un coût, et si les politiques décident, ils devront mettre en place le financement public nécessaire ;

          Sur les Partenariats Publics Privés, il s’agit de la plus grande escroquerie intellectuelle et financière de ce début de siècle.
          Comment peut-t-on encore oser, sous prétexte de déficit budgétaire de l’Etat, mettre en place des financements croisés où le risque est essentiellement supporté par la collectivité ?
          Il s’agit aussi d’un vrai retour vers le passé dans la mesure où à terme les « co-financeurs privés » soucieux de leur retour sur investissements (légitime demande des actionnaires même si souvent exhorbitante) s’intéresseront à la gestion directe , c’est-à-dire à l’exploitation de la ligne ferroviaire à laquelle ils contribuent partiellement.
          C’est tout simplement la reconstitution (potentielle) de monopoles privés en lieu et palce de la propriété publique (par monopole public).
          Et bien concernant le transport ferroviaire, le monopole privé a montré ses talents pour la faillite puisque c’est la faillite des compagnies privées qui a provoqué la création de la SNCF le 1er janvier 1938 !
          Cette création ne fut pas le fruit du hasard, ni l’expression d’un dogme de gauche mais bien une absolue nécessité.
          Certains trains en 1936 circulaient moins rapidement qu’à la fin des anées 20 ! C’est tout dire la superbe efficacité du secteur privé dans le réseau ferroviaire.
          L’Histoire ne nous apprendrais donc rien ?

          2- la protection sociale des cheminots

          Elle est le produit de différents éléments bien vite oubliés aujourdhui :
          - des contraintes professionnelles lourdes (et plus lourdes que dans de nombreuses autres entreprises du secteur privé et depuis longtemps) avec l’annualisation du temps de travail, l’obligation de service 7/7j, l’obligation de la mobilité professionelle, les horaires décalés, les « repos doubles » difficiles à obtenir, la pression sur objectifs et les contraintes du « service public », une grille salariale qui a été très longtemps inférieure à d’autres salaires du privé pour des qualifications professionelles équivalentes (encore valable pour certains métiers aujourd’hui), des « modérations salariales » très bien appliquées à la SNCF, etc...
          - cet « avantage relatif » (retraite par exemple) a permis aux cheminots de prendre leur pension de retraite plus tôt mais à un niveau moins élevé en comparant avec les principaux métiers dans le secteur privé !

          Concernant la « retraite », comparaison n’est certes pas raison, mais il convient d’avoir l’honnêteté de TOUT comparer car le régime des cheminots est bien le résultat d’un équilibre entre tous ces élements (contraintes/salaires/durée de cotisation, surcompensation, contribution d’Etat, la fidélisation des personnels très importante dans une activité basée sur la sécurité des circulations, des voyageurs et des marchandises...etc...).

          Pour ceux qui veulent résumer, si l’Etat verse quelques milliards d’euros, c’est qu’il a des obligations à respecter puisque son engagement a été ferme et doit être tenu. Une évolution ne peut être envisagé que par le changement des obligations.

          Vous allez vouloir la SNCF comme une « entreprise comme les autres » ? Une entreprise qui coûte beacoup moins cher à la collectivité nationale et qui épargne l’ompôt de chacun d’entre nous ?

          Il y aura des conséquences à passer du « service public ferroviaire » à « l’entreprise commerciale dynamique » !
          Mais il vaudrait mieux les mesurer avant cette transformation radicale qui a déjà commencé !

          R.AUFRERE


        • Bulgroz 6 octobre 2011 12:52

          « des contraintes professionnelles lourdes »

          admettons, mais pour qui exactement ? Pour tous ?

          Cela n’explique pas pourquoi c’est le contribuable qui paie et non pas le client.


        • Hélène 6 octobre 2011 22:49

          C’est quoi ce bla-bla ?
          De quoi vous parlez, là ?
          Le droit social, les services publics, mais vous rêvez mon vieux !
          Il n’y a qu’à lire les commentaires, tout le monde se fout de vos problèmes de « nanti de fonctionnaire », SNCF en plus.
          Les combats passés des cheminots, vous croyez que ça intéresse quelqu’un de nos jours, la sécurité, pareil !
          L’attention générale est tournée vers Notre Dame de la Télévision qui a bien formaté les esprits, vous avez vu comme ils vous parlent de leurs impôts que vous dilapidez, des clients qui n’ont qu’à payer plus cher. 
           Et vous attendez quoi du PS ? Qu’il nous sorte du gigantesque merdier, qu’il fasse renaitre la grande solidarité nationale alors qu’il oeuvre chaque jour qui passe à la même politique que celle qui est en place.
          Nous avons un beau pays, nous avions de belles administrations, il ne tient qu’à nous de commencer par le début, de nous unir pour exiger de retrouver notre liberté.
          Notre ennemi commun s’appelle Europe, un bien joli nom et une belle partie du monde, que des malades mentaux sont en train de transformer en un monstre bouffeur de peuples.
          L’article 50 de la Constitution Européenne permet de quitter le Titanic.
          Moi, je ne voterai que pour celui qui osera !

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