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Accueil du site > Actualités > Politique > Les déchirements d’Eric Besson

Les déchirements d’Eric Besson

"Qui connaît Mme Royal ?" Sous ce titre, le député Éric Besson, démissionnaire du Parti socialiste, publie un livre aux éditions Grasset qui se veut une mise en garde contre la personnalité et les méthodes de la candidate socialiste. L’auteur était l’invité de RTL, ce matin, à 7h50. Il a répété au micro la méfiance que lui inspirait la personnalité de Ségolène Royal, dénoncé le flou de ses propositions, précisé aussi, ce n’était pas sans intérêt de le lui faire dire, qu’il ne percevrait pas de droits d’auteur pour son livre. Il ne souhaite pas sa victoire lors de l’élection présidentielle. Il n’a pas voulu dire vers qui allaient désormais ses préférences. Une campagne électorale est généralement rude. Celle-ci l’est particulièrement.

Que penser du livre d’Éric Besson ? Sa lecture est instructive. Il ne s’agit pas ici de cautionner les jugements personnels, et notamment ceux que l’auteur porte sur Ségolène Royal.
Le plus intéressant tient dans la description, bien formulée dans le récit, du piège dans lequel peut se retrouver, malgré lui, un responsable politique. Depuis le début, et c’est son affaire, Éric Besson doutait des compétences de Ségolène Royal. Mais une fois qu’elle est désignée, le voici soldat du socialisme, tenu de la défendre, obligé de se faire son avocat, notamment lors de ses interventions publiques, ou lors de ses contacts avec les journalistes. Éric Besson raconte alors, sans esbroufe et avec des accents de sincérité, comment il s’enfonce dans le mensonge, comment il camoufle ses doutes, comment il se couche tous les soirs dans le malaise de ceux qui vivent dans l’insincérité et se lève tous les matins en se disant que ça finira par aller mieux. Ce déchirement-là, ces doutes, Éric Besson les restitue avec justesse.
Une scène qu’il raconte mérite aussi d’être mentionnée. A la veille de sa démission, qu’il opérera le mercredi 14 février, il participe à une réunion du bureau national du Parti socialiste, c’est-à-dire l’instance dirigeante de ce parti. Pierre Mauroy, raconte-t-il, prend la parole et dans cette intervention, du moins telle que la restitue l’auteur, l’ancien Premier ministre conseille avec une grandiloquence qui lui est coutumière de ne pas s’embrasser de trop de réalisme politique, de viser d’abord l’efficacité et pour cela de s’adresser aux électeurs visés sans craindre l’approximation ni lésiner sur les promesses.
Éric Besson raconte que cette intervention l’a profondément gêné. Il y voit le symbole de ce reniement qu’a trop souvent effectué le Parti socialiste dans son histoire. Gestionnaire de l’économie de marché au pouvoir, simili révolutionnaire et presque doctrinaire dans l’opposition.

Ce double discours, cet écart permanent entre une action et sa théorisation, constitue à l’évidence la maladie dont souffre le socialisme français. Les intervalles ainsi créés fabriquent de la méfiance à pleins seaux. Ils légitiment, en outre, la radicalité des discours de tous ceux qui se situent à la gauche du Parti socialiste. Du coup, au moins lors d’un premier tour d’élection, beaucoup d’électeurs puisent dans les arguments même des dirigeants socialistes des arguments pour voter en faveur de candidats antilibéraux, anticapitalistes, parfois même anti-européens. Des voix qui ont fait déjà, qui feront peut-être encore, défaut au représentant du PS.
Sous cet angle, et même s’il prêche dans le désert tant la gauche social-démocrate française refuse d’admettre qu’elle se tire consciencieusement des balles dans le pied depuis des années, le récit d’Éric Besson est instructif.

Autre chose : on parle de plus en plus, de mieux en mieux, de la VIe République. Ces institutions, celles qui sont les nôtres depuis 1958, on va leur faire la peau. Tous les candidats rivalisent d’audace, du moins avant l’élection. Et je te supprime tel article, tel machin, tel truc. Le rapport entre les institutions et la désindustrialisation ? Entre les institutions et la perte de compétitivité des entreprises françaises que signale le déficit de notre commerce extérieur ? Aucun, mais cela fait tellement du bien aux responsables politiques de parler de quelque chose qu’ils peuvent faire, puisque pour le reste ils ont décidé, en gros, de ne pas faire grand-chose.

Outre le côté franchouillard de ce débat, pointons juste sa bêtise. Je ne sais plus quel candidat a dit qu’il fallait réécrire l’article 20 de la Constitution. Dans son état actuel, celui-ci indique que le Premier ministre détermine et conduit la politique de la nation. Substituons donc président de la République à Premier ministre, conseille l’apprenti sorcier et roule ma poule.
Sauf que si l’on indique désormais que c’est le président qui détermine la politique de la nation, alors c’est le président qui doit présenter son programme devant l’Assemblée nationale. Celle-ci lui votera donc ou non la confiance. Et si elle ne la vote pas, alors le président, élu du suffrage universel, est censuré, bafoué, les quatre pattes en l’air.
Bref, c’est du grand n’importe quoi mais cela nous occupe, nous flatte l’esprit, pendant que les Allemands en profitent pour nous piquer des parts de marché aux quatre coins du monde et que les Anglais ricanent en se disant que décidément ces "frenchies", habitants d’un pays aux trois trotskistes et aux trois cents fromages, personne ne les refera.

Je sais, un jour, ce sera le peloton d’exécution pour absence de patriotisme. Tant pis. D’ici là, on aura bien rigolé.


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150 réactions à cet article    


  • Bill Bill 20 mars 2007 12:33

    On aura bien rigolé ! Ah ça oui, qu’est ce qu’on rigole ! C’est la campagne la plus marrante que j’ai jamais vécu ! Après viendront les grincements de dents !

    Bill


    • Electeur (---.---.135.8) 20 mars 2007 14:06

      Pour un vote moins simpliste, pour que chacun puisse attribuer des points à plusieurs candidats qu’il apprécie et en retirer à ceux qu’il n’aime pas : le scrutin pondéré.

      Venez voter par ici : http://elire.free.fr/voter.php


    • (---.---.50.235) 24 mars 2007 16:12

      Eric Besson, il a touché combien ?

      C’est les fonds secrets du ministère de l’intérieur qui casquent ?


    • Bayrolien (---.---.112.37) 20 mars 2007 12:41

      Notre ami Aphatie nous présente Eric Besson, pourquoi pas.

      Deux ou trois petits paragraphes sur le sujet et hop, on passe à autre chose : « Je ne sais plus quel candidat a dit qu’il fallait réécrire l’article 20 de la constitution ».

      Menteur, il sait très bien de qui il s’agit...

      Et le candidat qui dit cela dit aussi que ce serait toujours le premier ministre qui conduirait la politique de la nation. Donc contrairement à la déduction hâtive d’Aphatie (de mauvais foi, peut on même dire), ce serait donc bien toujours le premier ministre qui serait responsable devant l’Assemblée.

      Si bêtise il y a , elle se trouve donc plutôt du côté du journaliste dont les oeillères et la mauvaise foi sont avérées !

      « Le rapport entre les institutions et la désindustrialisation ? »

      Il n’est pas nécessaire qu’il y ait un rapport entre la désindustrialisation et les institutions pour qu’on doive s’occuper de l’une et pas des autres ! Ce n’est pas parce que l’industrie serait malade, que les institutions ne le seraient pas ! Qu’il y ait un rapport ou non entre les deux ne change rien aux problèmes !


      • Romain Baudry 21 mars 2007 01:18

        On voit en effet que c’est vraiment votre ami...


      • petruknik (---.---.10.33) 21 mars 2007 23:54

        « le candidat qui dit cela dit aussi que ce serait toujours le premier ministre qui conduirait la politique de la nationvv » Quel est l’intéret de modifier la constitution dans ce cas ?


      • bernard29 candidat 007 20 mars 2007 12:53

        Votre anecdote sur l’intervention de Mauroy est, je suis sûr, totalement vraie. Qui a fréquenté ou croisé, n’importe quel baron socialiste dans son fief local peut assurer que cette attitude est trés répandue chez eux.

        Sur votre propre intervention vis a vis des réformes institutionnelles, je ne sais si vous avez compris que les modifications éparpillées, comme celle de l’article 20, provoqueraient le passage à un régime présidentiel. Il me semble donc que vous ne pouvez pas vous satifaire de phrases méprisantes à cet égard. Ca mérite une analyse plus fouillée.

        J’ ai remarqué que les journalistes politiques traitent de façon trés accéssoire ces questions de réformes institutionnelles.

        Je vous suggère donc une question qui me semble tellement évidente à poser, que c’est étonnant que les politologues ne la posent pas, aux tenant d’une sixième République ; la voici

        « VOUS PROPOSEZ UNE NOUVELLE CONSTITUTION A LA FRANCE, MAIS ALORS ADMETTEZ QU’IL FAUDRAIT POUR LE MOINS CONVOQUER UNE ASSEMBLEE CONSTITUTANTE »

        Vous pouvez broder à loisir. Les français ont rejeté le TCE et la constitution européenne aussi en partie parce qu’elle était considérée comme antidémocratique, et établie de façon confidentielle. ALORS, pourriez vous admettre que pour une nouvelle constituttion nationale, les français pourraient être tenus à l’écart de ce procesus constitutionnel ???

        Merci de poser ces questions.


        • nessoux (---.---.25.117) 21 mars 2007 10:38

          Mauroy c’est l’archétype même du baron socialiste démago. Qu’il soutienne SR avec vigueur n’est pas surprenant elle lui ressemble tellement.

          Elle est simplement plus présentable et plus agréable à regarder en photo. Si on laisse de coté le physique, ils sont identiques.


        • machinchose machinchose 21 mars 2007 11:03

          Bien sur Marielle de Sarnez et sa nombreuse famille n’est pas comme ça. Bien sur Bayrou est pur. Et à l’UMP les barons sont des grands aimables. Y a qu’à voir ils démissionnent tous (udf compris) pour les beaux yeux de Juppé à Bordeaux.


        • bernard29 candidat 007 21 mars 2007 11:29

          Vous avez raison, j’aurais du dire les « barons politiques locaux ».

          Sur cette question, ce n’est pas tant le fait des personnes, je crois que c’est le fait qu’ils ont un pouvoir renouvelable ad vitam eternam. Et donc ils s’installent. Ils considèrent leur mandat (au pluriel souvent ) comme leur propriété. Qui a le pouvoir en abuse, l’orgueil et la vanité faisant le reste ....

          C’est pour cela qu’il faut réduire le renouvellement des mandats et précariser les pouvoirs politiques où ils se trouvent.


        • machinchose machinchose 21 mars 2007 11:33

          réjouissons nous alors des projets de modifiactions des pratiques mis en avant par Mme Royal et M. Bayrou. Et félicitons nous qu’ils osent poser la question du cumul et des institutions et ne cessons pas de nous indigner de la démentielle cumulite du candidat-ministre-président-de-parti-président-de-conseil-général sarkozy.


        • jak (---.---.133.65) 20 mars 2007 12:53

          Nous avons les politiciens que l’on méritent, comment se faire élire sur un programme sérieux, lorsque le Français cherche avant tout de la sécurité dans la rue, au travail, a l’école, dans les hôpitaux, dans l’air, dans l’eau, ect... le risque est sorti du vocabulaire commun, rien que du sur, du certain du garanti sur facture ou pas, peut importe, il refuse l’incertitude de la vie, notre degré de confort l’a tellement engourdi qu’il se croit immortel, il lui faut des responsables pour tout et, sur tout, lui il y est pour rien c’est pas moi, c’est le salaud d’à côté qui cumule les tares, comme lui les certitudes. La France est un vieux pays, repu, qui pratique la fuite en avant, jusqu’à quand ? smiley


          • dégueuloir (---.---.147.6) 23 mars 2007 04:08

            et oui malheureusement ,on mérite aussi les gros cons qui votent pour des enfoirés !!! bbbbèèèèèèèè bbbbèèèèèè bèèèèèè bèèèèè  smiley


          • (---.---.50.235) 24 mars 2007 16:35

            jak a écrit : ... Nous avons les politiciens que l’on méritent, comment se faire élire sur un programme sérieux,...

            C’est bien vrai, lorsqu’on voit qu’un repris de justice est élu à Bordeaux, qu’un autre repris de justice est maire de Levallois-Perret (tout en étant un intime de NS), qu’un ancien ministre de l’intérieur (pas NS, un autre d’origine corse, mais toujours un ami de NS) est mouillé jusqu’au cou dans des affaires de trafic d’armes vers l’Angola, de magouille à propos du casino d’Annemasse, mis en examen pour corruption, abus de biens sociaux, trafic d’influence ...

            Malheureusement, il y a bien plus que ces trois exemples. Quand donc le peuple français comprendra-t-il que la première qualité d’un homme/femme politique c’est son intégrité morale ?

            Les français parlent souvent avec envie des pays nordiques ou de la Suisse. ce sont aussi des pays où la moindre petite tache sur la moralité du personnel politique est un fin définitive de carrière politique. par exemple, dernièrement, en Suède, une ministre, par ailleurs compétente, a dû démissionner pour avoir utilisé une carte de crédit officielle pour des achats privés, alors qu’elle avait immédiatement remboursé, en moins de 24 heures, avant que quiconque soit au courant, et que strictement personne n’ait été lésé.


          • Gilles Gilles 25 mars 2007 12:17

            Sans oublier que le mentor number 1 de Sarkozy, celui qui lui a montré l’exemple, ne sera jamais jugé pour ces multiples affaires de corruption grâce aux français qui l’ont élu au poste suprême. J’ai nommé, Mister C.....

            Quant à Pasqua, je ne suis pas sûr que se soit un pote à Sarkozy. Ce dernier lui a raflé la mairie de Neuilly en 1983 d’une manière peu agréable en convaincant en douce les conseillers municipaux. Pasqua, mis devant le fait accompli au dernier moment a faillit le tuer.


          • Bayrolien (---.---.135.94) 20 mars 2007 13:23

            Et puis aussi, tant qu’on est à caricaturer les institutions, on pourrait dire que dès 1987, François Mitterrand approuvait la politique menée par le gouvernement Chirac qu’il avait lui-même nommé, de même dès 1994 il approuvait la politique menée par le gouvernement Balladur qu’il avait lui-même nommé.

            De même Jacques Chirac, dès 1998, approuvait la politique menée par le gouvernement Jospin qu’il avait lui-même nommé.

            Pourquoi ?

            Eh bien tout simplement parce que :

            Premièrement ce sont les présidents qui ont toujours nommé leurs premiers ministres et que

            Deuxièmement à ces dates, ils avaient la possibilité de dissoudre l’Assemblée Nationale (élue depuis plus d’un an) s’ils estimaient que le premier ministre leur était imposé par elle.

            Or ils ne l’ont pas fait, ni Mitterrand de 1987 à 1988 et de 1994 à 1995, ni Chirac de 1998 à 2002.

            Areuh areuh Jean-Michel Aphatie.


            • angelo (---.---.204.252) 20 mars 2007 13:25

              Monsieur Apathie, n’avez-vous pas un blog , une chronique, que vous nous imposiez vos papiers dans un espace citoyen où nous vous fuyons . Le lien que comporte votre article, à destination de votre employeur, me paraît aussi de mauvais goût. Un lecteur quotidien d’ AVOX et qui n’est pas de vos auditeurs.


              • jps (---.---.51.14) 21 mars 2007 10:01

                C’est pitoyable cette rancune très personnelle, car Ségolène ne lui accordait pas suffisamment d’importance et que Eric Besson a été blessé parce qu’on lui faisait remarquer la lenteur de ses rendus. Depuis le début, Éric Besson (jospiniste) ne soutient pas Ségolène. Il généralise une intervention de Pierre Mauroy, lors d’une réunion du bureau national du Parti socialiste. Mais si ces propos sont exacte ils n’appartiennent qu’à Pierre Mauroy et n’engage aucunement Ségolène. pour prouver que le programme de Ségolène est détaillée et cohérent http://poly-tics.over-blog.com/


              • populo (---.---.110.185) 21 mars 2007 14:07

                Tout à fait d’accord avec Angelo ! Non content de son don d’ubiquité sur tous les médias de l’ »Hexagone », notre professionnel retors fait la retape auprès de la Vox populi !


              • Gilles Louïse Gilles Louïse 20 mars 2007 13:29
                • Quand la forme en arrive à primer tout ou presque,
                • Le sourire à lui seul détrône l’argument,
                • Ce non-sens est censé subjuguer tellement
                • Qu’il en disqualifie la gente éléphantesque.
                • La fée spectaculaire ordonnance sa fresque,
                • Son aura spéculaire envoûte à tout moment,
                • À l’affiche, à l’écran, partout, rien ne dément
                • Ce vaudeville orné d’un peu de moliéresque.
                • Mais le proboscidien - nul ne saurait le nier -
                • Au grand jamais n’absout : il est très rancunier.
                • Sa mémoire obstinée revoit non sans douleurs
                • Son élimination plus qu’émancipatrice
                • Et sa plume incisive évoque alors les leurres
                • Du participatif perclus de dentifrice.

                • michael (---.---.101.146) 20 mars 2007 13:45

                  Precisions :Apathie n’a jamais caché sa préférence pour la droite et meme s’il y met un peu de nuance , il est mort de rire de voir les vengeances internes au ps , pourrir la campagne de la gauche ;Donc rien de neuf dans le paysage, feu sur segolène.Par contre pour tous ceux qui connaissent eric Besson(eh oui rassurez eric et son ego, nous sommes quelques uns à bien le connaitre), il y aquelques explications derriere tout cela:tout d’abord ce monsieur est l’ami personnel de jean marie messier et a fait sa fortune personnelle comme haut dirigeant de Vivendi, aupres de lui ; c’est d’ailleurs là qu’il a croisé Sarkozy. Il s’est presenté sous l’etiquette ps en 97 avec l’image d’un des rares candidats aux legislatives venant de l’entreprise ;tres bien , sauf que cela ne vaut pas convictions et que celles du maire de Donzère ne sont pas tres solides.Aussitot elu, sa premiere declaration fut« c’est un premiere etape, si l’on veut etre utile il faut etre ministre » et tous ses amis vous le confirmeront cela va devenir son unique obsession, d’ou ses frequents changement de soutien à divers leaders nationaux, en fonction de leur courbe de popularité ;d’abord guigou, puis aubry, puis hollande, puis jospin , dernierement dsk.Manque de chance tout cela est voué à l’echec ,il apprend qu’il ne sera pas ministre et meme que certains oseraient remettre en cause certaines de ses analyses. qu’à cela ne tienne, tres au fait des « coup de gueules mediatiques »(une pratique courante dans sa petite famille, il triomphe dans le role du plus beau « lachage » en pleine campagne.En plus, ceux qui connaissent bien les rapports de forece politique dans sa circonscription auront noté un détail, la droite et l’udf en particulier y est majoritaire, en particulier à montelimar dont il reve de devenir le maire.Prenons les paris:Besson ne restera pas longtemps sans perspective politique.Question d’opportunisme.


                  • Brighella de Tocqueville (---.---.129.110) 20 mars 2007 20:19

                    Si tout ce que vous avancez est vrai comment croire que le PS a été assez con pour nommer Eric BESSON secrétaire national et lui confier le secteur-clé de l’économie ? Ou alors c’est vraiment que le PS se désintéresse complètement de l’économie...


                  • machinchose machinchose 21 mars 2007 11:46

                    il est doué de certaine compétences tout de même. Et il ne faisait pas partie de l’équipe de campagne.

                    et les amitiés droit !res de M. Apathie ne sont pas si connues que ça. C’est tout le problème. Ce que nous avons le loisir de savoir n’est pas ce que sait l’auditeur moyen qui le prend pour un journaliste neutre.


                  • jocker (---.---.59.73) 20 mars 2007 14:03

                    M. BESSON ???? Que peut-on penser d’une personne qui en l’espace de trois mois passe de l’organisation de campagne d’un candidat à l’appel à voter contre ce même candidat ? Que peut-on penser des médias que traque le moindre faux pas, le moindre grain de sable dans la campagne de Mme ROYAL, et qui semblent étrangement silencieux sur M. SARKOZY ?


                    • Eric 20 mars 2007 16:51

                      Merci pour l’information sur Besson venue de l’interieur du PS. J’espere que d’autre temoignerons pour confirmer ou infirmer. Cependant je vous retourne la question, que dire d’un parti qui nomme a un poste de responsabilite un type pareil si il est, de notoriete publique comme vous le decrivez. Que dire surtout d’un parti ou ce monsieur est repute etre un des seul a avoir jamais travaille dans une entreprise !


                    • Plokta (---.---.108.81) 20 mars 2007 20:17

                      Surtout que M Besson à été très rapide pour écrire ce livre, aurait il été aidé ?


                    • Calmos (---.---.226.115) 21 mars 2007 08:23

                      Et quand bien meme ?

                      Trés rares sont ceux qui les « écrivent » eux meme « leurs livres »

                      Dans ce monde ou nous vivons tout est pretexte a « faire » un livre.

                      Tenez moi , ce matin en sortant des toilettes ;je me suis mis a penser :« Et si j’en faisait un livre ? »

                      Du temps de ma jeunesse(années 60) quand on achetait un livre ,on achetait de la littérature , aujourd’hui on achéte des « épanchements »


                    • Bill Bill 21 mars 2007 10:15

                      Mais si Royal ne l’avait pas méprisé comme elle l’a fait, en disant « mais qui connait Besson », il n’aurait peut-être pas fait paraitre ce livre...

                      Elle l’a tout de même un peu cherché !

                      Bill


                    • machinchose machinchose 21 mars 2007 11:01

                      MAIS ou était le mépris ??

                      Elle était en déplacement au milieu d’ouvrier qui attendaient autre chose que les questions à la con de journalistes parisiens obsédés par les affaires internes du PS. (et bien silencieux sur celles de l’UMP)


                    • dégueuloir (---.---.147.6) 23 mars 2007 04:11

                      la taupe a un négre ,payé par......lol.... smiley le grand bleu est à l’ouest !!!! smiley


                    • Père Plex (---.---.240.151) 20 mars 2007 14:12

                      Étrange ! Perso m’en fout de ce vaniteux. Après lui le déluge ?


                      • CAMBRONNE CAMBRONNE 20 mars 2007 14:18

                        M APHATIE BONJOUR

                        Excellent article . Je partage votre scepticisme sur la VIème république .

                        Les anglais n’ont pas de constitution et les américains ont la même depuis l’indépendance .

                        Un régime présidentiel serait il bienvenu et utile en france ?

                        Moi j’aime bien notre constitution actuelle . Depuis les débuts de la république c’est certainement le meilleur cru .

                        Elle est souple et adaptable . Mitterrand qui la critiquait a su s’en servir au mieux .

                        Vive la cinquième république quand même .


                        • mosca (---.---.22.13) 22 mars 2007 12:33

                          Un systeme ou moins de la moitié des français sont représentés dans les assemblées(ouiouiste et maison de retraite pour apparitchiks serviles).Quand on voit la composition sociologique des assemblées, hommes de lois ,hauts fonctionaires,enseignants ....c’est une honte pour la democratie.Les controles sont fait par des organismes bureaucratiques dont les membres sont des apparitchiks nommés par leurs chefs et de plus sans pouvoirs .Ou est la democratie dans cette dictature reelle mais avec une image virtuelle et bon enfants grace a la soupe servi par les médias et les vasseaux.


                        • PPDA (---.---.197.144) 20 mars 2007 14:32

                          Sans parodier un autre article du jour, quel est l’intérêt de du livre de Monsieur Besson (que je n’ai pas lu) ? Nous aider à choisir le bon candidat ou se venger ? A lire l’article, la 2eme proposition semble l’emporter et c’est bien triste car un homme politique c’est qqn qui cherche d’abord à apporter des solutions aux autres avant de régler ses petites affaires personnelles... Je ne sais pas si Madame Royal a toutes les qualités recquises pour la magistrature suprême, mais au moins elle a la classe de ne pas s’appuyer sur les travers des autres pour faire parler d’elle.


                          • jeanneh (---.---.60.91) 20 mars 2007 14:38

                            Le pauv garcon (EB) plein de colere comme l’auteur de l’article (JMA) si souvent « coince des fesses » et faux cul de droite, la cravate trop serree comme sa plume. OK avec jocker : « M. BESSON ? Que peut-on penser d’une personne qui en l’espace de trois mois passe de l’organisation de campagne d’un candidat à l’appel à voter contre ce même candidat ? Que peut-on penser des médias que traque le moindre faux pas, le moindre grain de sable dans la campagne de Mme ROYAL, et qui semblent étrangement silencieux sur M. SARKOZY ? » A pisser de tristesse


                            • Brighella de Tocqueville (---.---.129.110) 20 mars 2007 20:23

                              C’est pour cela que l’on a inventé le divorce !


                            • Calmos (---.---.147.80) 20 mars 2007 14:44

                              Mr Besson est un homme heureux maintenant : dans ce livre« Qui connait Mme Royale ? » ; il dépose son lourd fardeau, celui d’un « socialisme » pesant .

                              Un Parti ou tous les moyens sont bons (memes les pires) pour reprendre le pouvoir tout en se parant de toutes les vertues du monde( l’anecdote sur Maurois est édifiante)

                              Ce qui est rassurant c’est que ce Parti se soit placé sous la houlette de Mme Royale la « meilleure » d’entre eux....(c’est dire).


                              • BuZy (---.---.25.115) 20 mars 2007 17:40

                                Rien à voir avec l’UMP, c’est évident.


                              • Calmos (---.---.226.115) 21 mars 2007 08:03

                                Vous avez yu, Buzy ?

                                Moins de points de suspensions.

                                Vous m’aurez au moins influencé sur quelque chose.

                                « La »meilleure « d’entre eux » ; c’est gentil quand meme  ? ; je dirais meme que c’est élogieux

                                A+ Buzy


                              • pouloute (---.---.218.194) 20 mars 2007 15:05

                                Mr Apathie, je ne sais pas ce que vous faites ici. Que vous fassiez du prosélitisme pour tel ou tel candidat ne me choque plus. Que vous vous infiltriez dans le réseau d’AgoraVox pour faire du COPIER/COLLER de votre chronique parue sur le blog de RTL me révolte. Allez voir par vous même, c’est la même chose http://blog.rtl.fr/rtl-aphatie. Quel est l’objet de votre démarche ? Etes vous en quête de reconnaissance ? Je ne vous écoute plus depuis que j’ai compris votre engagement politique, je n’ai pas envie de vous lire sur le seul media participatif citoyen. Alors soyez gentil, laissez vos papiers à rtl et laissez nous tranquille.

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