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Accueil du site > Actualités > Politique > Les édiles coupés du peuple

Les édiles coupés du peuple

Des maires invitent les personnalités locales et acteurs associatifs à l’occasion de la « cérémonie des voeux ».
D’autres, et c’est à leur honneur convient toute la population de la commune....
C’est l’occasion pour le citoyen « de base » de participer à un moment convivial et de pouvoir discuter avec ses élus autour d’un verre....
Samedi soir , alors que j’assistais à la soirée locale des voeux , un homme m’a demandé si je faisais la campagne des cantonales....
Oui, un peu lui ai-je répondu ?
Un peu parce que c’est important mais pas plus ... il y a aussi d’autres priorités...

Les partis politiques entrent en campagne.... Les colleurs sortent leurs seaux et balais et les candidats aux cantonales commencent à réviser …

Certains d'ailleurs découvrent la réalité de la politique départementale à la lecture des fiches techniques préparées à cet effet.

Après cette bataille électorale, d'autres seront à préparer, heureusement que parfois s'interposent quelques mobilisations sociales permettant l'apparition du parti en queue de cortège ou sur le côté avec les drapeaux, les ballons et les tracts....

Comme d'habitude, les journalistes et commentateurs s'interrogeront sur la démobilisation d'une grande partie des citoyens pour ces élections comme pour d'autres.

L'an passé aux élections régionales, le taux de participation est descendu sous la barre des 50%...

Cette désaffection électorale a été massive dans de nombreux quartiers populaires, comme à Garges les Gonnesse avec 70% d'abstentions et 75 % dans le quartier du Mirail à Toulouse...

Les prévisions pour le scrutin départemental ne sont pas réjouissantes.

Il existe une césure importante entre les élites politiques et la population et notamment la plus défavorisée qui vit, elle dans la misère...

Cette situation est inquiétante à plus d'un titre...

Demain, face à des politiques de gauche et de droite qui n'ont pas su ou voulu s'attaquer à la misère, à la désespérance, le populisme pourra devenir une fausse et dangereuse alternative pour des millions de personnes déboussolées.... La résistible ascension de Madame Le Pen est une réalité politique qui ne dit rien de bon....

Quand on voir des militants issus de la gauche, comme certains militants qui se disent « laïques » défendre contre vents et marées la nouvelle présidente du Front National, on ne peut qu'être inquiets pour la démocratie.

Nous prépare t-on une opération séduction nationale avec la mise en scène d'une sauveuse suprême ?

L'extrême droite reste l'extrême droite avec sa politique xénophobe, d'exclusion sociale et de haine.

Même si les vieux slogans sont remisés au placard, même si le vieux chef a pris sa retraite, l'essentiel demeure et derrière les dérapages plus ou moins contrôlés se profile le costume vert de gris.

Pour moi la gauche et la droite ce n'est pas la même chose, sauf qu'aujourd'hui, certaines déclarations ou même la possible candidature du libéral et peu social DSK aux primaires des socialistes ne dit rien de bon...

Comment faire pour inverser le cours actuel ?

Comment mobiliser les couches populaires ?

Je n'ai pas de recettes miracles mais simplement une proposition : le retour aux fondamentaux de la politique...Au temps où les partis se réclamant du socialisme et du mouvement ouvrier avaient un lien quasi organique avec les « masses populaires »...

Faire de la politique, ce n'est pas apparaître de temps en temps sur un marché, un tract à la main.

Faire de la politique c'est être en contact quotidien avec la population en assurant une action éducative et sociale.

Faire de la politique c'est agir dans la cité en militant dans des associations menant des actions de proximité, qu'il s'agisse des associations de solidarité, familiales, de consommation, culturelles ou sportives.

Il s'agit bien entendu de respecter l'indépendance des associations et leur champ d'intervention et de ne pas transformer ces structures en pseudos organisations para politiques.

Agir dans et avec les associations, c'est contribuer à tisser du lien social et aussi à mener un projet d'éducation populaire.

L'éducation populaire ce n'est pas de la cohésion sociale, ce n'est pas la préservation de la société telle qu'elle est .

C'est permettre au peuple d'être le moteur et l'acteur de la transformation sociale .

Jean-François Chalot


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6 réactions à cet article    


  • ali8 25 janvier 2011 10:43

    des politiques qui n’ont pas su ou voulu s’attaquer à la misère !!!

    Chalot est aveugle

    ILS PROPAGENT LA MISERE

    TOUS LES JOURS


    • Ouallonsnous ? 25 janvier 2011 18:52

      Chalot est un incurable naïf, que ce soit à propos de la laïcité, de la pédophilie ecclésiatique, des scoutismes ou de la politique communale, il voit tout en rose.
      Jean Yanne en aurait dit ; « pour lui tout le monde il est beau, il est gentil ».

      Parions qu’il donne son aval aux maffieux et « politicards » de l’UMPS !


    • Jean 25 janvier 2011 13:35

      Voeux pieux, la caste politique a décidé une bonne fois pour toute d’ être ...une caste.

      Dans mon petit village, certains apellent le maire « Mussolini » après 23 ans de pouvoir et un conseil-plus-que-larbin, aucun dialogue avec la population et plusieurs dépôts de plainte de villageois au c.. !

      ...et c’ est pas les sénateurs-maires ou les députés-maires qui vont limiter leurs propres mandats...


      • foufouille foufouille 25 janvier 2011 17:52

        on s’en fout des voeux des ploutocrates qui bossent a la CAF


        • CHALOT CHALOT 25 janvier 2011 23:12

          Qui travaille à la CAF et qui est ploutocrate ?


          • Jean 25 janvier 2011 23:52

            C’ est pas les cumuls de mandats et paies qui manquent dans les mairies et les Communautés d’ Agglomérations à la Française (on dira comme ça), et autres cumuls... (comment ils font tout ?)

            En Ecosse, dans un grand bourg l’ été dernier, j’ ai demandé qui était le maire.
            « Pas de maire ici » m’ a-t-il été répondu, par une écossaise (amie de mère française) : « pas assez de travail pour un élu... », c’ est pas comme en France ici.

            Il n’ y a que la communauté d’ agglomérations (ou équivalent).

            Et moins de parlementaires aux USA qu’ en France.

            Mais c’ est les services publics qu’ il faut détruire. Et les emplois productifs.

            ....

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