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Accueil du site > Actualités > Politique > Les élèves étrangers clandestins comme arme politique ?

Les élèves étrangers clandestins comme arme politique ?

Nicolas Sarkozy menace d’expulsion des élèves étrangers clandestins. Du point de vue de l’interprétation de la loi, le ministre de l’Intérieur a entièrement raison. Du point de vue de l’opportunité de son application, sa décision est très discutable. Quant aux associations qui hurlent au loup, de la retenue et de la raison seraient les bienvenues. Faut-il rappeler aux protagonistes que l’avenir de centaines d’enfants est en train de se jouer !

Les autorités françaises menacent d’expulser des élèves étrangers clandestins à la fin de l’année scolaire. Les jeunes et leurs proches visés bénéficient d’un sursis jusqu’au 30 juin accordé par le ministre de l’Intérieur.

Du strict point de vue de loi, Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, a parfaitement raison. Il applique la loi, rien que la loi, tout simplement. Ces enfants, et leurs proches, sont clandestins, c’est-à-dire ‘’hors la loi’’. Il est donc normal de procéder à leur expulsion du territoire national. Telle est la logique légale, froide et implacable. Donc sans cœur. Où les sentiments, même les plus nobles, n’ont pas leur place.

D’un strict point de vue humain, Nicolas Sarkozy a complètement tort. Ces enfants paient le prix, très cher, de l’irresponsabilité politique. Ce sont celles et ceux qui ont laissé s’établir une situation aussi ubuesque qui sont les premiers coupables, car ils avaient à leur disposition les pouvoirs de la changer. Celles et ceux qui savaient qu’elle conduirait, un jour ou l’autre, fatalement, à une décision de cet ordre, mais ont préféré ne rien faire.

Les enfants n’y sont pour rien. Les enfants, ne l’oublions pas, ne décident pas à cet âge de leur vie. Ils dépendent des décisions et des choix de leurs parents. Si ces enfants sont clandestins, ils ne l’ont pas choisi.

Nicolas Sarkozy, apparemment, dans ce dossier, confond fermeté, c’est-à-dire l’affichage de fortes convictions assumées tout en tenant compte des contraintes d’une réalité, et la sensibilité de l’opinion, démarche du démocrate ; et aveuglément, c’est-à-dire, qu’il est prêt à tout pour séduire son électorat, démarche du démagogue.

C’est à se demander si Nicolas Sarkozy ne verse pas sciemment dans la surenchère électorale. Afin, entre autres, de capter une partie de l’électorat de droite, très demandeur en matière de tours de vis sur l’immigration. La chasse aux voix ne fait que commencer.

Une chasse dangereuse, car à la longue, Nicolas Sarkozy pourrait y laisser des plumes. La lucidité et l’intelligence demandées à tout politique, encore plus quand ce dernier aspire aux plus fonctions de l’Etat, c’est d’adapter ses idées à la réalité. Mais certainement pas de les abandonner ou de les renier, car c’est alors faire preuve de faiblesse. Ce à quoi nos politiques nous ont trop habitués. Ni de les plaquer rudement, coûte que coûte, car c’est faire acte d’arrogance.

Les associations ne sont pas non plus exemptes de tout reproche. La passion l’emporte sur la raison et donne naissance à des slogans comme la "chasse aux enfants", de mauvais goût et intempestifs, en cette période de regain d’actes violents qui sont, de surcroît, de plus en plus scénarisés et médiatisés.

Une attitude tout aussi extrême que celle du ministre de l’Intérieur. Il ne faudrait pas que ces enfants soient instrumentalisés à des fins électorales ou revendicatives avec une médiatisation bien calculée en appui. Bref, il ne faut surtout pas que ces enfants deviennent une arme politique pour chacune des deux parties.

Dans cette affaire, chacun serait mieux inspiré de s’asseoir autour de la table et de discuter des options possibles.

D’autre part, on pourrait envisager une étude au cas par cas. Certes un travail énorme. Mais n’est-ce pas une des missions, justement, de nos serviteurs de l’État ? Une mission qui serait tout à leur honneur. Et qui, ainsi, ferait oublier leur acte manqué en la matière, autrement dit, leur absence de vigilance au moment où ielle était nécessaire, et qui aurait évité une telle tragédie humaine.


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20 réactions à cet article    


  • Scipion (---.---.67.236) 26 mai 2006 11:33

    "D’un strict point de vue humain, Nicolas Sarkozy a complètement tort. Ces enfants paient le prix très cher de l’irresponsabilité politique. Car ce sont celles et ceux qui ont laissé s’établir une situation aussi ‘’ubuesque’’ qui sont les premiers coupables car ils avaient à leur disposition les pouvoirs de la changer. Celles et ceux qui savaient qu’elle conduirait, un jour ou l’autre, fatalement, à une décision de cet ordre mais ont préféré ne rien faire.

    Les enfants n’y sont pour rien. Les enfants, n’oublions pas, ne décident pas à cet âge de leur vie. Ils dépendent des décisions et des choix de leurs parents. Si ces enfants sont clandestins, ils ne l’ont pas choisi."

    Halte au chantage !

    En outre, je trouve fort de café qu’un Sud-Africain vienne dire aux Européens qui ils doivent accepter et qui ils peuvent expulser de leur territoire !

    Parce qu’il faut savoir qu’avec la libre circulation des personnes qui caractérise les rapports entre les pays de l’U.E., mais aussi entre la Suisse et l’Union - qu’ils disent - européenne, ces gens peuvent se retrouver chez nous, du jour au lendemanin, pratiquement...

    Alors la Loi, rien que la Loi, mais toute la Loi !!!


    • liberté chérie (---.---.252.50) 26 mai 2006 13:43

      A Scipion, « la loi rien que la loi » : la loi est un cadre, des règles plus ou moins rigides...le sujet est trop grave pour l’évacuer ainsi froidement.

      L’immigration est un énorme problème qui ira en empirant si personne n’a vraiment le courage de le traiter à sa juste mesure, c’est à dire le prendre à la racine et avoir une volonté fermement affichée d’aider au développement dans les pays d’origine. La solution est politique et économique, exclusivement !

      Mais dans un monde où le profit (et l’exploitation) est le maître mot, ce projet de développement est hors de propos !

      Pourtant, on ne peut accueillir sur notre territoire, à l’infini, toute la misère du monde même avec les meilleures intentions, la générosité la plus désintéressée.

      Nos cotisations sociales ne suffisent déjà plus à couvrir les besoins nationaux puisque l’état, en principe solidaire, se désengage chaque jour plus.

      Soyons réalistes, il faut fixer des limites, draconiennes,il faut exercer un contrôle sévère, surtout quand on sait ce que la clandestinité sous-tend : les traffics humains, les crimes, les chantages, l’exploitation à outrance : en un mot elle génère la misère la plus sordide.

      Légaliser les clandestins, c’est aussi ouvrir des vannes que l’on ne pourra plus refermer, le « vivier » sera indéfiniment remplacé. Le téléphone arabe fonctionnera à plein régime.

      Tous les clandestins ne viennent pas non plus de pays en guerre, ils viennent pour tenter leur chance en fuyant des pays dont les gouvernants corrompus jusqu’à l’os, sont « tenus » par des multinationales qui achètent leur complaisance. Ils sont attirés par les chants des sirènes que leur vendent les passeurs.

      En aval, pour les enfants scolarisés dont les parents sont entrés clandestinement, en effet, la situation doit être considérée au cas par cas, plus encore si les pays d’origine sont dangereux, il n’est humainement pas envisageable de les envoyer à l’abattoir. De nombreuses associations de réfugiés y travaillent sérieusement tous les jours, en collaboration avec les institutions.

      Tout cela a un coût pour le contribuable...Ces gens sont indemnisés des mois, voire des années, logés en attendant de connaître leur sort.

      La question aujourd’hui est donc : Quelles sont les priorités par ordre national (voire internationales) aujourd’hui, à une époque où le travail se fait rare et où la délocalisation bat son plein ?

      Avons-nous véritablement les moyens d’accueillir et/ou d’indemniser les clandestins ? Pouvons-nous leur offrir des logements décents alors qu’il y a pénurie de logements ?

      Concrètement, faisons le lien avec les rapprochements familiaux mal ficelés (cela partait aussi d’une bonne intention) qui ont eu lieu sans contrepartie de la part des bénéficiaires, et qui ont généré les problèmes d’intégration que l’on connaît, et contribuent aux désordres sociaux récents et à venir, par absences de repères.

      La question de l’immigration clandestine est un problème très grave, sur du long-terme, auquel nos politiques, toutes couleurs confondues, se doivent de penser sérieusement, sans a-priori idéologique.


    • (---.---.148.94) 27 juin 2006 17:57

      liberté chérie = MarineLPEN ?


    • joë (---.---.148.94) 27 juin 2006 18:00

      Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy : Ils arriveront quand même... par Jacques LACOUR, Koudougou, Burkina Faso, le 5 avril 2006 Source : http://www.lefaso.net/article.php3?id_article=13443

      A Monsieur Nicolas Sarkozy, ministre de l’intérieur,

      A Messieurs les ministres de l’intérieur de l’Union Européenne,

      L’une de vos préoccupations aujourd’hui semble être d’endiguer le flux ininterrompu des réfugiés économiques qui assiègent les frontières de l’Union Européenne, réfugiés qui, pour beaucoup, viennent d’Afrique noire.

      Nous savions depuis longtemps que la pression était forte et des milliers de cadavres balisent déjà les routes du désert quand les vieux camions rendent l’âme, le détroit de Gibraltar quand coulent les frêles embarcations, ou les autoroutes d’Europe quand on oublie d’aérer citernes ou conteneurs où ils voyagent.

      Qu’une route se ferme, une autre s’ouvre... et il va en être ainsi pour longtemps !

      Vous pouvez bien affréter ces humiliants charters de « retour au pays » qui blessent profondément l’âme hospitalière africaine, elle qui garde mémoire d’avoir été convoquée pour défendre la mère patrie,

      Vous pouvez bien mettre une troisième rangée de grillage à Ceuta et Mellilla (Que faisons-nous encore là-bas ?) ou faire disparaître le camp de Sangate,

      Vous pouvez bien organiser des reconduites aux frontières sous les feux des caméras de télévision, cela rassurera peut-être vos opinions publiques mal informées, mais cela n’arrêtera pas l’arrivée des réfugiés économiques.

      Ils arriveront quand même parce que les gouvernements français et européens n’ont jamais vraiment souhaité que les paysans d’Afrique de l’Ouest (80% de la population) puissent vivre du travail de leur terre. Vous refusez d’acheter leurs produits à un prix rémunérateur qui leur donne la possibilité de rester chez eux. Vous refusez d’investir dans l’agriculture familiale qui seule peut fixer les populations chez elles.

      Vous avez toujours préféré distribuer de l’aide déstructurante quand il est trop tard et que les plus faibles sont déjà morts. Vous préférez apporter une aide tardive avec vos stocks d’invendus transportés à grands frais, plutôt que de créer un environnement qui permette aux paysans africains de développer leurs propres productions et leurs propres stocks.

      Vous déstabilisez leurs marchés avec les faux prix du pseudo marché mondial, que vous bricolez à votre guise (par des subventions ou du dumping). Et vous annoncez à tous cette nouvelle soit-disant vérité : Commerce ultra-libéral = développement.

      Alors que nous voyons chaque jour que cette recette ne fait qu’enrichir les riches et appauvrir les pauvres...

      Ils arriveront quand même parce que vos collègues chargés du développement l’ont trop souvent réduit à des aides budgétaires ou à des prêts ponctuels favorisant des régimes corrompus à la tête d’Etats où règnent le non-droit, la corruption et le racket permanent des plus faibles. Peu de chances alors de voir les plus jeunes se motiver dans un tel environnement. Ils veulent venir en Europe, et ils viendront.

      Ils arriveront quand même parce que, quittant la campagne, ces jeunes ne trouvent dans les villes sous-équipées ni travail, ni considération, ni perspectives d’avenir. Les quelques emplois qui existent sont déjà aux mains d’une minorité qui se les réserve. Restent les seuls chemins de l’aventure que « TV5 monde » fait briller à leurs yeux. Ils rêvent de l’Europe.

      Ils arriveront quand même parce que finalement vous en avez besoin

      - dans l’agriculture (légumes, fruits et primeurs) parce que la grande distribution, en écrasant les prix, ne permet pas de salarier normalement ceux qui produisent et récoltent,
      - dans le bâtiment, parce que les contrats de sous-traitance de nos grands groupes BTP, s’ils favorisent la création d’importants bénéfices, ne permettent pas non plus de rémunérer normalement la main-d’oeuvre de ce secteur,
      - et parce qu’il faudra bien remplacer l’importante génération du « baby-boom » qui commence à prendre sa retraite. Quand la communauté européenne prendra conscience que le monde a besoin de toutes les agricultures du monde, quand la communauté européenne décidera qu’il est juste et bon que l’Afrique protège ses filières de productions naissantes (agricoles et autres) pour parvenir à la souveraineté alimentaire, quand la communauté européenne ouvrira vraiment ses marchés aux productions de l’Afrique sub-saharienne pour qu’elle devienne enfin solvable, quand la communauté européenne renoncera à imposer ses Accords de Partenariat Economique (APE, qui sont en fait des accords de libre-échange) qui vont ruiner ce qu’il reste encore de production locale et appauvrir un peu plus les Etats africains, quand la communauté européenne cessera de soutenir les « démocratures » africaines , Alors, Monsieur le ministre, Messieurs les ministres, alors seulement, peut-être, la pression sera moins forte à vos frontières. Bon courage ! Jacques LACOUR, Koudougou, le 5 avril 2006


    • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 27 mai 2006 09:43

      Oui, Demian : « Le pays des droits de l’Homme ? C’est aussi celui où vont reprendre, dès le 30 juin, les expulsions des enfants scolarisés sans papiers. Nicolas Sarkozy a en effet envoyé le 31 octobre 2005 une circulaire aux préfets, leur demandant de ne pas expulser les parents d’élèves, donc leurs enfants. Un copain de classe expulsé, ça mobilise les professeurs, les parents, les associations... et les médias ! Affichons donc la satisfaction devant le chiffre des expulsions - Sarkozy vise l’objectif, qu’il qualifie lui-même d’ »ambitieux« de 26 000 reconduites à la frontière en 2006, soit le double de l’année dernière - mais jetons un voile pudique sur les cas humains derrière les statistiques... Au premier jour des vacances scolaires, le sursis des familles de plus de 10 000 enfants scolarisés sans papiers sera levé. Le Réseau Education Sans Frontières a lancé une pétition (...) » La suite sur mon blog, en suivant le lien.


    • jcm - Freemen (---.---.0.12) 26 mai 2006 13:36

      @ Stephane Rossard :

      « Nicolas Sarkozy .... est prêt à tout pour séduire son électorat, démarche du démagogue. »

      C’est tout à fait ce qu’il me semble, et l’on pourrait bien supposer qu’une bonne part de cet éléctorat est préférentiellement animée par la peur.

      « Il s’agit de calmer une opinion publique qui a peur. »« disait récemment Catherine Wihtol de Wenden à Libération, tandis qu’elle demandait en fin d’un de ses articles »Au nom de quoi en effet la population d’un pays riche aurait-elle le droit d’interdire son territoire aux autres ?".

      Eh oui traiter de l’immigration c’est essentiellement aborder le problème complexe des différentiels de richesses entre les pays, et vouloir régler des questions d’immigration par un système d’expulsions revient de toutes façons à prendre de l’eau à un bout de la baignoire pour la reverser à l’autre extrémité... car nos frontières ne sont pas et ne seront jamais étanches.

      Mettre un fort accent médiatique sur des mesures qui en fait ne résoudront que de façon très temporaire et très partielle certaines conséquences permet de s’affranchir d’une réflexion - qui devrait être publique - sur les causes, et de mesures qui permettraient de les réduire.

      Immigration choisie : Sarkozy en tombeur des trouillards... ? : c’est une question que nous pouvons tous nous poser...

      (références dans le lien ci-dessus aux propos de Catherine Wihtol de Wenden).


      • (---.---.1.101) 26 mai 2006 14:22

        « Au nom de quoi en effet la population d’un pays riche aurait-elle le droit d’interdire son territoire aux autres » On croit réver ! Au nom de quoi les Algériens ont chassé les Français de leur territoire ? Ils estiment qu’il s’agit de LEUR territoire. Et personne ne leur conteste ce droit. Et personne ne s’offusque qu’ils ne partagent pas les richesses de l’or noir et de l’or gris dont regorge leur territoire, avec le Mali par exemple. Alors pourquoi les Français ne pourraient-ils pas controler l’accès aux richesses produites sur leur sol ?


      • tarik (---.---.15.24) 26 mai 2006 15:19

        heil ;

        de ma kabylie je suis venue en france pour faire des etude de math info il de cela 4 ans je passe un concours a centrale j’ai finit mes etudes j’ai plus de papiers vous me dirait !!

        chaque année c’set la boite que j’ai integre qui me le fait

        j’ai un sale caractere , allergie a l’autorité, exigeant , j’ai un accent meme a l’ecriture

        pourtant on me dit bonjour avec sourire ,j’ai les numeros perso des VIP

        pourquoi : je sui ingé systeme , gestion process ,automatisme etc... c’est moi je suis le meilleur pas moyens de’en trouver un autre bien blond

        emigration choisie oui mais on est 2 a choisir si je me barre ou proposition meilleure ailleurs 123 personne a la rue vous allez les chercher en inde en chine trop chere ou en bulgarie trop naze

        j


        • (---.---.71.67) 26 mai 2006 15:31

          Si aprai tan dannée détud ta toujour une aussi movais autograf, ta un serioeuf problèm...


          • Marsupilami (---.---.162.212) 26 mai 2006 15:37

            Ouaf

            @ BF

            T nul. T 1 fran mason et 1 a t a la gom. Tu te mok c pa drol. Fo pa dékoné.

            Houba houba euh...


            • niko (---.---.141.11) 26 mai 2006 17:09

              Moi je suis d’accord pour dire que si on va foutre le bordel chez eux avec nos multinationales chez eux qu’on s’étonne pas qu’ils s’en échape ! Et pour ce qui est de l’Algérie, c’est pas du tout le même problème. La France a colonisé l’Algérie c’est à dire qu’elle est partie là bas pour leur piquer leurs ressources et s’enrichir en leur jeutant des miettes moisies au passage (les bons cotés de la colonisation). On est pas du tout dans le même cas quand on parle de personnes qui fuient la misère. Réglons d’abord les problèmes que nous créons là bas car aucun système ne permettra à ces clowns de nous faire croire que l’on peut stoper la migration des personnes qui fuient misères sévices et guerres. Et attendre les vacances pour expulser des gosses !!! Quand on relira cette histoire dans 20 ans j’espère que les responsables passeront pour des criminels !


              • (---.---.3.175) 26 mai 2006 20:08

                Apparement vous n’avez pas bien lu ce que j’ai écrit. J’en suis fautif, car j’aurais du me douter qu’en écrivant Algérie j’allais provoquer les reflexes pavloviens de la GRANDE REPENTANCE DE L’OCCIDENT CHRETIEN. Alors reprenons en termes moins chargés politiquement ( politically correct) : pourquoi les Poilus de la Grande Guerre (14-18) ont-ils supporté des boucheries innomables tels que Verdun ? Pour empécher les ancètres de Mme Withol de Wenden (son nom aux consonnances germano-slaves/sorabes la fait très certainement venir de Prusse, descendante de Junkers, peut-ètre) de s’emparer de LEUR terre. Alors je le répète : de quel droit nier le droit aux Français de controler l’accès aux richesses créées sur leur terre et par leur travail, celui de leur parents et autres ancètres ?


              • MDV (---.---.144.244) 31 mai 2006 12:24

                C’est curieux : ça fait plus de quarante ans que l’Algérie est indépendante, plus de 40 ans que le FLN a pris le pouvoir, plus de 40 ans donc que les richesses de l’Algérie auraient dû être redistribuées à son peuple.

                Mais le post de Nikko est très clair : en fait, si l’Algérie a réclamé son indépendance, c’était pour continuer à fournir gratuitement ses ressources à la France xénophobe, esclavagiste et j’en passe ...

                Curieux, très curieux : jamais je n’aurais cru ça du FLN ...

                MDV ;O)

                PS : de temps en temps, Nikko, ça vous arrive d’ouvrir un ou deux livres d’Histoire en lieu et place d’écouter les radotages et mots d’ordre de certains partis politiques ?


              • Marcel Patoulatchi (---.---.103.59) 27 mai 2006 01:05

                Il ne suffit pas d’une déclaration abrupte et sans mesure telle « la logique légale [est) froide et implacable. Donc sans coeur. Où les sentiments, même les plus nobles, n’ont pas leur place. » pour en arriver à la conclusion que « D’un strict point de vue humain, Nicolas Sarkozy a complètement tort. Ces enfants paient le prix, très cher, de l’irresponsabilité politique. ».

                Les lois ne sortent pas d’un chapeau, elles sont votés par des hommes et appliquées par des hommes. Elles ne sont en aucun cas froides et certainement pas innocentes de tout sentiment.

                Ensuite, la responsabilité politique ne signifie certainement pas offrir des contournements évidents à l’application des lois. Si avoir raison sur un plan humain signifie admettre des brêches évidentes à l’application des lois, alors cela signifie que l’on a de mauvaises lois. Et la responsabilité politique n’est pas de fermer les yeux sur de mauvaises lois et ne pas les faires appliquer, il s’agit de les faire changer.

                Maintenant, si personne ne fait changer ces lois, c’est peut-être parce qu’il n’y a pas tant de monde qui pense pouvoir les remettre en question... Alors il est plus simple d’hypocritement laisser pourrir, avec complaisance d’ignorer certaines brèches... Il est difficile de relier cela à de la responsabilité politique.


                • librecius (---.---.173.68) 27 mai 2006 08:47

                  Bonjour,

                  Je trouve cet article un peu mou. M. Sarkosy ne fait que reprendre les discours de M. Le Pen. Attitude purement électoraliste, mais pendant la seconde guerre mondiale, nos aîeux ont déjà donné pour cette idéologie. C’est déjà allez trop loin cette fois-là, en France et ailleurs aussi. Pardonnez-moi de ne parler que de notre pays mais c’est celui où je vis et je ne veux pas être complice par mon silence de cette idéologie, ni que mon avenir soit décidé par des gens uniquement attirés par le pouvoir. Je veux vivre dans un pays capable d’assumer son histoire, sans la réécrire pour se donner bonne conscience. Je veux que le peuple français puisse se regarder dans la glace en toute conscience donc en dénoncant et en refusant les théories fascistes. Pour moi, c’est ça être citoyen, c’est être adulte finalement. Je ne veux pas d’un avenir « épuré ». Pardonnez-moi si je suis « crue » ou trop directe mais je suis quelqu’un de passionnée.


                  • Scipion (---.---.52.74) 28 mai 2006 13:03

                    « Je trouve cet article un peu mou. M.Sarkosy ne fait que reprendre les discours de M.Le Pen. Attitude purement électoraliste, mais pendant la seconde guerre mondiale, nos aîeux ont déjà donné pour cette idéologie. »

                    Quelle idéologie, chère Librecius ?

                    P.S. - Ne vous ridiculisez pas en répondant une connerie. Les hommes, ça va, mais une femme... C’est comme la cuite, un peu. Un type bourré fait rire, mais une femme saoûle navre...


                  • valérie (---.---.202.236) 28 mai 2006 20:10

                    @Scipion Là, c’est vous qui êtes ridicule à travers votre post-scriptum machiste et condescendant. Totalement hors-sujet


                  • MDV (---.---.144.244) 31 mai 2006 12:27

                    Vous n’avez jamais travaillé en bar, vous, Scipion : un ivrogne, homme ou femme, ça n’a rien de drôle. Non seulement il ou elle radote mais en plus il a une haleine déplorable et, ce qui est plus grave, il lui arrive d’uriner sur lui et même d’agresser ses voisins ...

                    Parfois, c’est vrai, il leur arrive de sombrer dans un coma éthylique : on appelle le SAMU mais enfin, ça la fout mal, faut bien le dire, pour l’établissement ...

                    Cordialement quand même :

                    MDV ;O)


                  • (---.---.89.224) 27 mai 2006 10:18

                    ==================


                    • kesed (---.---.124.46) 2 juin 2006 13:07

                      Demat deoc’h.

                      Vive Ségolène la royale, la Sarkosette en nuisette. Les petits voyous arabo-musulmans à la légion étrangère,même le Pen ,le Brezhonned ne tient pas un tel discours ! Vive l’Europe et la Bretagne indépendante ! kenavezo

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