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Accueil du site > Actualités > Politique > Les éleveurs dans le piège à loup

Les éleveurs dans le piège à loup

Le retour du loup sonne la fin de l’élevage à l’herbe, même si les syndicats de la profession refusent cette éventualité. Le gouvernement et la plupart des politiques, à l’exception notable de quelques uns, ignorent le désastre annoncé. Dans ce théâtre d’ombres, les derniers évènements jettent une lumière crue sur les mensonges et les faux-semblants.

Partons de la dernière réunion du Groupe national loup (GNL) qui s’est tenue le 7 mai 2014 dans les locaux de la DRAAF (Direction régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la forêt) à Lyon. « Les débats se sont déroulés de façon cordiale  » s’est félicitée Dominique Gentier, chargée de communication de la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) Rhône-Alpes et du Plan loup. Ludovic Rouvière, représentant les Jeunes Agriculteurs, l’a plutôt vue comme « une grand messe  », constatant comme tous ses collègues l’entêtement du gouvernement à poursuivre la même politique. Les seuls remous ont surgi lorsque la DRAAF a évoqué les « aides à la reconversion  » dans les zones de grande prédation du loup.

Franck Dieny, de la Fédération nationale ovine (FNO) s’en étranglait au téléphone : « pour nous, c’est inimaginable. Ces mots ne seront pas retenus dans le compte-rendu  ». Le tollé des éleveurs n’a pas manqué d’étonner les fonctionnaires puisqu’ils avaient déjà « utilisé ces termes lors du groupe de travail du 15 janvier dans la liste des actions proposées » se rappelle Dominique Gentier. Pour ne pas froisser la profession, un nouveau dispositif d’amélioration pastorale sera proposé dans le cadre de la nouvelle politique agricole commune (PAC), lors du groupe de travail sur le loup prévu le 18 juin. Sans évoquer d’aides à la reconversion.

Occulter la réalité

Tout se passe comme s’il fallait apaiser les conflits en multipliant les réunions. Sur le fond, rien n’est réglé. Avec beaucoup d’amertume, Yves Derbez, président d’Éleveurs et Montagnes, évoquait à la sortie de la réunion la gestion catastrophique du loup en France dont le nombre de spécimens augmente « de manière exponentielle (…) Pendant ce temps, la profession continue à s’enfoncer de manière catastrophique et pour bon nombre d’éleveurs, notamment dans les Alpes-Maritimes, la situation est irréversible ». Pour régler les problèmes, « il faudrait déjà ne pas occulter la réalité » explique Valérie Aubert, fille d’un éleveur de brebis dans les Alpes-Maritimes. L’espèce, qui s’est répandue sur de nombreux départements et régions, y compris en plaine à une centaine de kilomètres de Paris, est évaluée par l’ONCFS entre 236 et 339 individus (1). Dommage que cette évaluation officielle n’ait pas été contestée lors de la réunion du groupe loup, car les éleveurs connaissent parfaitement le terrain et savent compter.

Mé-comptes des experts

Pour expliquer qu’il y ait eu un peu plus de 6 000 brebis tuées par le loup en 2013, des éleveurs fondent leur calcul sur le régime alimentaire du prédateur : 2 kilos de viande par jour x 365 jours dans l’année, cela fait 730 loups dans l’hexagone. Mais le constat des éleveurs est balayé d’un revers de manche par les ministères de l’Agriculture et de l’Écologie, qui ne voient aucune « corrélation » entre le nombre de victimes et le nombre de loups, d’autant que le régime alimentaire du loup ne se limite pas aux brebis. Certes, les loups peuvent s’offrir quelques sangliers, chamois et autres gibiers. Mais on ne revient pas sur une « méthode de comptage actée par le Plan national loup en 2013  » affirme Patrick Falcone, conseiller du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll.

Pour justifier leur politique, l’État et le gouvernement s’appuient sur une « estimation » fondée sur des calculs de probabilité et quatre ou cinq paramètres, une méthode approuvée en 2012 par l’ « expert international » Olof Liberg. Or, cet universitaire suédois coordonne le projet de recherche SKANDULV sur les loups depuis janvier 2000 tout en étant membre du groupe de l’UICN (Union internationale de conservation de la nature) spécialisé sur les loups. Ce n’est pas anodin : l’UICN est connue pour son idéologie « conservationniste » de la nature. Elle a inclus dans ses groupes spécialistes le lobby LCIE (Large Carnivore Initiative for Europe)qui prône l’ensauvagement des territoires (wilderness ) et fait le siège de la Direction générale de l’Environnement à Bruxelles pour préparer en coulisses les directives européennes sur le loup et autres prédateurs. Ainsi le gouvernement se range d’emblée du côté de l’écologie conservationniste qui sacrifie les éleveurs au profit du loup. Pour faire taire toute contestation, il s’entoure d’experts acquis à la cause conservationniste, et prétendument « supérieurs  » au savoir des éleveurs. Ainsi, dès le départ, les faits sont faussés, les dès sont jetés, la controverse est muselée.

Inutilité des protections

On comprend qu’aucun des points soulevés le 7 mai n’ait trouvé de solution. Ainsi, les aides versées aux éleveurs pour favoriser la cohabitation avec le loup sont attribuées selon les normes imposées par les écologistes : présence du berger, de chiens de protection (patous), de parcs et de clôtures de protection. Les éleveurs savaient qu’elles ne serviraient à rien, mais ils n’ont pas été écoutés . Aujourd’hui, plus personne ne peut le nier. « En 2013, la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) des Alpes-Maritimes a reconnu que la totalité des troupeaux attaqués avaient été protégés selon les consignes imposées. Dans lesAlpes-de-Haute-Provence, le chiffre se monte à 87% des troupeaux attaqués  » explique Nadia Gaydon, secrétaire de l’association Éleveurs et Montagnes (3). 

Préparant la nouvelle PAC, les propositions de l’État ont été dévoilées le 7 mai dernier. Les conditions d’attribution des aides vont-elles changer ? « L’aide aux éleveurs passera par un accompagnement technique, un meilleur conseil et un soutien accru (…) Il faut évaluer la meilleure protection et savoir associer clôture, parcs, chiens de protection, gardiennage » répond Dominique Gentier. Entre les investissements que nécessitent ces obligations et l’indemnisation des dégâts causés par les loups, l’État a dépensé 10 à 11 millions € en 2013. De quoi faire bondir les éleveurs. « Nous demandons que les dégâts causés par les loups et les investissements que doivent faire les éleveurs pour s’en protéger soient financés par le ministère de l’Écologie et non par celui de l’Agriculture. Car ces crédits sont dégrevés des aides qui devraient être attribués aux éleveurs  » revendique Nadia Gaydon. 

L’incompétence au pouvoir

Quant à l’augmentation de la prime à l’herbe prévue par le ministère, la secrétaire d’Éleveurs et Montagnes se demande comment les éleveurs vont pouvoir en bénéficier. « On exige de mettre peu d’animaux sur une grande surface, mais comment faire avec le loup ?  » Qui plus est, cette exigence contredit les conditions édictées par les écologistes et l’État de rassembler les bêtes pour les protéger par une clôture, de les parquer la nuit… « L’État est conseillé par les associations écologistes Ferus et Aspas et FNE (France Nature Environnement), même si Ferus et ASPAS ont claqué la porte du GNL lorsqu’il a décidé la destruction de quelques loups. Elles prétendent tout savoir et nous imposent des mesures inutiles. En fait, elles ne connaissent strictement rien à l’élevage  » conclut Nadia. Les mesures imposées aux éleveurs par les écologistes et le gouvernement ne se contentent pas d’être inefficaces. Elles portent aussi atteinte à l’environnement. « Chez nous, si les montagnes ne sont pas mangées, les incendies sont assurés » prévient–elle. En outre, les bêtes rassemblées derrière les clôtures sur-pâturent les enclos et le piétinement favorise ainsi l’érosion de la couche végétale dans ce milieu méditerranéen fragile. « À chaque orage, les vallons descendent dans la mer à Saint-Laurent du Var ».

Reste à réguler l’espèce, ou à se défendre tout simplement. « On n’est pas au Farwest, les tirs sur les loups sont réglementés  » prévient le conseiller de Stéphane Le Foll, Patrick Falcone. Les éleveurs titulaires du permis de chasse peuvent faire des tirs d’effarouchement, des tirs de défense (en direction du loup, avec un fusil à canon lisse lorsqu’il y a peu d’attaques sur le troupeau, à canon rayé lorsque les attaques sont récurrentes) et appeler à l’aide les chasseurs ou lieutenants de louveterie. Les tirs de prélèvement sont ordonnés par le préfet. Or, les associations ont réussi à faire suspendre les arrêtés en 2013. Que faire ? « Il faut changer l’arrêté ministériel de 2013 sur les tirs de prélèvement, ce que les associations refusent  » avertit Patrick Falcone. Ainsi elles pourront continuer à faire annuler les arrêtés préfectoraux. Pour éviter les vices de forme, l’État va donc préciser ce fameux arrêté ministériel par trois arrêtés : l’un portant sur le niveau des prélèvements, l’autre sur les zones de présence du loup (tous deux sont actuellement soumis à la consultation du public), le troisième sur les méthodes de prélèvement (il devrait être bientôt soumis à consultation). Reste que cette sécurisation juridique arrive bien tard. Dans l’immédiat, Patrick Falcone ne voit pas d’autre issue qu’une amélioration du droit national…

Verrouillage européen

Rappelons que le droit européen s’impose lorsque les règlements sont ratifiés par les parlements. C’est notamment le cas de la directive Habitats qui porte sur la conservation de la flore et de la faune sauvage. Peut-on assouplir cette directive ? Joe Hennon, porte-parole du Commissaire européen à l’environnement, Janez Potocnik, répond que « l’article 16 de la directive Habitats (92/43/EEC1) offre suffisamment de flexibilité aux États membres pour déroger à la stricte protection du loup afin de prévenir les dommages, sachant que cette dérogation ne peut porter entre atteinte au statut et à la conservation de l’espèce protégée ». Bref, débrouillez-vous avec l’espèce du moment qu’elle reste protégée. C’est le point de vue de l’écologie conservationniste relayée auprès du commissaire européen à l’environnement par le lobby LCIE (4) qui vient de s’associer avec Wilderness Europe . Il est particulièrement actif au sein du groupe de travail portant sur la conservation des Grands Carnivores au sein de la Commission. Son action tombe à point : l’article 17 de la directive Habitats et l’article 12 de la directive Oiseaux impose d’évaluer leur impact pour éventuellement les ajuster. Le lifting de ces directives, appelé « Fitness Check  », commence par leur évaluation jusqu’à l’automne prochain et une consultation publique par internet à la fin de l’année. D’autres consultations publiques sur le contenu des directives sont en cours actuellement jusqu’au 7 juillet.

Pour sauver des apparences de démocratie, le processus juridique de la Commission a l’habitude d’engager des dialogues en organisant le lobby à consulter (l’initiative), qu’il confronte ensuite avec les « parties prenantes  » lors d’ateliers, lesquelles devront ensuite s’intégrer dans une Plate-forme pour suivre le processus jusqu’au bout. Or, cette Plate-forme verrouille les débats en interdisant toute remise en cause de la protection du loup et autres grands carnivores. Les débats contradictoires ne sont pas de mise, le lobby et la commission les canalisent. Le lifting de la directive Habitats a donc toutes les chances de durcir les mesures conservationnistes. Avec la caution des « parties prenantes  » qui auront signé la Plate-Forme. La FACE (Fédération des associaitons de chasseurs en Europe) a déjà annoncé qu’elle signerait cette plate-forme le 10 juin au côté au côté de WWF, de LCIE, du CIC (conseil international de la chasse et de la conservation du gibier), d’EUROPARCS, d’ELO (propriétaires fonciers), de COPA-COGECA, de l’UICN. Rien d’étonnant à cela, puisque la FACE est affiliée à l’UICN depuis 1987. En langage diplomatique, Patrick Falcone prévenait que le changement de la directive Habitats serait « mission trop difficile pour répondre à l’urgence de la situation  ».

 

Quant à la Convention de Berne (5), les Suisses l’appliquent intégralement et n’hésitent pas à faire des « prélèvements » de loup, d’ours ou autre prédateurs si la situation l’exige. La balle revient dans le camp du gouvernement qui refuse, jusqu’à présent, de trancher politiquement. Le courage politique ne se déclenchera pas sans une forte mobilisation des éleveurs et de la population. Car toute cette construction juridique et politique autour des grands prédateurs est artificielle. Elle repose sur des fantasmes, sur le déni de la nature et de l’homme. Le loup est un prédateur qui ne s’éduque pas.  Et malgré les élucubrations de quelques conservationnistes, les éleveurs ne jouissent pas d’une mauvaise image dans l’opinion. Les paysages de France ne sont pas les grands espaces de l’Amérique. Leur maintien nous concerne tous. La pression des éleveurs s’exercera autrement que dans les couloirs de la Commission européenne ou les anti-chambres des ministères.

 

NOTES 

(1)– Le nombre de loups est estimé par l’ONCFS et le Centre national d’études et de recherches appliquées sur les animaux prédateurs et dé-prédateurs de Giers (Isère)

(2)- Les chiens « Patou », imposés par les écologistes et par l’État pour garder les troupeaux, ont démontré qu’ils ne pouvaient affronter le loup. Qu’importe, l’idée a germé de les remplacer par des catahoolas, des chiens agressifs, originaires de Louisiane, que l’association Ferus s’apprêterait à importer pour les vendre aux éleveurs. Une manne financière toute prête pour les associations de défense des loups. Il suffit que l’État l’impose dans les consignes d’attribution des aides aux éleveurs. Cette affaire a été dévoilée fortuitement à Yves Derbez (Éleveurs et Montagnes) par un réseau américain qui a mené l’enquête.

(3) – Éleveurs et Montagnes est une association indépendante des organisations agricoles, financée par les cotisations des adhérents et soutenue par les départements des Alpes-de-Haute-Provence et des Alpes-Maritimes.

(4) - Viison du lobby LCIE sur la "cohabitation" des hommes et des grands prédateurs en Europe. Cf le rapport de Luigi Boitani au Conseil de l'Europe en fichier joint. 

http://www.lcie.org/AboutLCIE/Vision.aspx

(5) - Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel en Europe. Berne 19 septembre 1979

Article 9

  1. A condition qu'il n'existe pas une autre solution satisfaisante et que la dérogation ne nuise pas à la survie de la population concernée, chaque Partie contractante peut déroger aux dispositions des articles 4, 5, 6, 7 et à l'interdiction de l'utilisation des moyens visés à l'article 8 :
  • dans l'intérêt de la protection de la flore et de la faune ;
  • pour prévenir des dommages importants aux cultures, au bétail, aux forêts, aux pêcheries, aux eaux et aux autres formes de propriété ;
  • dans l'intérêt de la santé et de la sécurité publiques, de la sécurité aérienne, ou d'autres intérêts publics prioritaires ;
  • à des fins de recherche et d'éducation, de repeuplement, de réintroduction ainsi que pour l'élevage ;
  • pour permettre, dans des conditions strictement contrôlées, sur une base sélective et dans une certaine mesure, la prise, la détention ou toute autre exploitation judicieuse de certains animaux et plantes sauvages en petites quantités.
  1. Les Parties contractantes soumettent au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites en vertu du paragraphe précédent. Ces rapports devront mentionner :
  • les populations qui font l'objet ou ont fait l'objet des dérogations et, si possible, le nombre des spécimens impliqués ;
  • les moyens de mise à mort ou de capture autorisés ;
  • les conditions de risque, les circonstances de temps et de lieu dans lesquelles ces dérogations sont intervenues ;
  • l'autorité habilitée à déclarer que ces conditions ont été réalisées, et habilitée à prendre les décisions relatives aux moyens qui peuvent être mis en œuvre, à leurs limites, et aux personnes chargées de l'exécution ;
  • les contrôles opérés.

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50 réactions à cet article    


  • alinea alinea 10 juin 2014 12:23

    De tous temps les brebis ont eu un berger ! des troupeaux de plusieurs centaines de bêtes est une aberration ! un berger et ses chiens à la tête d’un troupeau raisonnable, tient à distance le loup ! Enfin, pendant des siècles et des siècles on a su le faire, et on ne le pourrait plus aujourd’hui ?
    L’homme se fait croire qu’il peut être seul dans la nature ; c’est faux, malgré tous ses efforts, il n’est pas seul, il faut faire avec les autres !! et c’est très bien ainsi !


    • oncle archibald 10 juin 2014 12:31

      Pouvez vous argumenter en tenant compte de la population des loups en France il y a cinquante ans et à ce jour ? C’est la surpopulation de loups qui est gênante, pas sa présence. C’est la surpopulation qui crée le déséquilibre et ce qui rend fou-furieux les éleveurs de brebis c’est le mépris dont ils sont l’objet de la part de leurs interlocuteurs.


    • oncle archibald 10 juin 2014 13:09

      Après quelques recherches j’ai trouvé ceci :

      « l’indice obtenu par cumul des données de pistage et observations visuelles durant la période hivernale écoulée vaut : EMR 2011-2012 = 88 à 94, animaux échantillonnés dans les ZPP. L’estimation de l’effectif réel de la population de loups en France en 2012 vaut alors par application de la règle de conversion N=235 à 258 à la fin de l’hiver 2011/2012, pour une moyenne arrondie à 250 individus.  »

      « Les patous sont devenu les boucs émissaires de zoolâtres qui ne savent plus comment dédouaner leurs loups réintroduits en France sur une série de mensonges : car ces loups ne sont pas en voie de disparition, il se reproduisent très vite : accroissement de la population de 30 % par an, ils sont dangereux, ils s’en prennent au bétail, ils descendent en plaine et sont capable de faire les poubelles en villes… »

      Ces chiffres sont à minima, et laissent penser qu’il y a au moins 250 x 1,30 soit 325 loups présents en France à fin 2013 …. beaucoup plus d’après les éleveurs de brebis qui eux ont d’autres méthodes de comptage, à partir des pertes qu’ils subissent ….

      José Bové qui ne peut être taxé d’être contre « l’écologie », mais qui est éleveur de brebis sur le Larzac indique : « Si le loup risque d’attaquer un troupeau, la meilleure façon de faire, c’est de prendre le fusil et de tirer » …. Exactement le même type de défense que lorsque Mac Do vient construire une boutique (je n’ose pas dire un restaurant) à Millau …. J’observe que pour cette défense là pas grand monde ne l’a critiqué, et pas davantage lorsqu’il détruit des champs de maïs transgénique Monsanto !

    • lsga lsga 10 juin 2014 13:52

      les troupeaux de plusieurs milliers de bêtes libres, en pleine air, et qui auront à leur disposition des systèmes automatisés pour leur confort (épouillage, traite du lait, etc.) est l’avenir.
       

       
      Pour s’occuper du bétail, il faut des gens diplômés, ayant fait des études vétérinaires, connaissant la psychologie animale, connaissant le fonctionnement chimique de la fermentation (pour le fromage), capables de programmer les machines et de gérer leur bétail via un ordinateur.
       
      Les agriculteurs pouajdistes avec 30 de QI qui en secret sodomisent leur brebis quand leur femme a le dos tourné : c’est fini ! (la zoophilie était très courante chez les éleveurs « du bon vieux temps »)
       
      Bien entendu, ce saut technologique devrait permettre un passage au biologique, et surtout au plein air. Eux, seront capables sans difficulté de gérer les loups. 

    • Françoise DEGERT 10 juin 2014 13:58

      Il est inutile de répondre aux commentaires d’Isga, aussi stupides qu’injurieux


    • rocla+ rocla+ 10 juin 2014 14:43

      les agriculteurs pouajdistes avec 30 de QI qui en secret sodomisent leur brebis quand leur femme a le dos tourné : c’est fini ! (la zoophilie était très courante chez les éleveurs « du bon vieux temps »


      Tu parles en connaissance de cause , avec ton QI de vieux bouc issu d’ un coït 
      zoophile de ton père avec une brebis …. smiley

      Isga le bêleur  …. smiley

    • lsga lsga 10 juin 2014 15:59

      Yep, inutile de me répondre, de toute manière, avec la loi de concentration du Capital, tous les petits agriculteurs poujadistes vont finir salariés dans la grande industrie agro-alimentaire. 

       
      Pour l’instant, ils sont encore protégés par la politique bismarckienne de l’Union Européenne consistant à subventionner ce ramassis d’incapables qui votent à droite ou à l’extrême droite. Mais les subventions : c’est fini, place à l’économie de marché. Les petits bourgeois n’ont pas fini de meurfler ! Ils vont apprendre ce que veut dire le mot : CA-PI-TA-LISME, en devenant : PRO-LÉ-TAIRES.
       
       
      Ensuite, il n’y aura plus qu’à collectiviser le tout.
       
      Mais pour l’instant, on en est à l’étape 1 : SUS AUX POUJADISTES ! 

    • mmbbb 10 juin 2014 17:11

      @ Par Françoise DEGERT  Je connais la montagne depuis longtemps et j’ai souvent rencontre des bergers Ils ne sont pas plus abrutis que certains en ville D’un abord parfois rustre il devienne tres correct lorsque la discussion s’engage et que la confiance s’instaure Le loup doit etre protege certes puisque la France a des engagements mais les bergers comme tant d’autres professions ont du mal a vivre de leur metier alors que dans les annees 70 le mouton se vendaient plutot bien Le probleme du loup vient se greffer a d’autres et dans certains cas les contraintes sont souvent mal acceptees : Chien patou, enclos, expertise des brebis mortes Les bureaucrates ecolos souvent meprisant sur d’eux memes qui ne savent qu’imposer des directives ne facilitent evidemment pas le dialogue Il faut aussi savoir que le paysage en montagne est faconne par l’homme Dans le Queyras comme ailleurs ou les betes ne paissent plus c’est la brousaille et la foret qui reprend doucement le dessus L’ariege est devenu un maquis d’arbre de buisson difficellement penetrable Quant a Bove je n’ai jamais apprécié ce bonhomme qui est a l’image de tant personne de gauche decalage entre la parole et la realite 


    • lsga lsga 10 juin 2014 18:12

      @mmbb : mais sont-ils toujours zoophiles ? Est-ce qu’ils s’enfilent toujours discrètement leur brebis en haut des montagnes ?

       
      Enfin, vivement le label « Wolf Friendly » .

    • lsga lsga 10 juin 2014 18:54

      on n’est pas nombreux à être progressiste sur Agoravox...

       
      Au moins 2.
       


    • alinea alinea 10 juin 2014 20:48

      J’ai lu un peu plus de loups sur un lien donné plus bas ! Alors deux ou trois cents loups, c’est une surpopulation ? Faut arrêter le délire là !
      Les bergers gardent leurs brebis ; point barre ; tous les bergers de tous les pays de tous les temps ont fait comme ça !
      Ce que vous ne voulez pas comprendre, c’est que les éleveurs ne veulent plus faire le boulot d’éleveurs !!


    • Croa Croa 10 juin 2014 23:37

      « des troupeaux de plusieurs centaines de bêtes est une aberration ! »

      Tout à fait ! La tradition c’est comme le patois : l’école nous aura apprit à nous en passer et l’agriculture ne saurait qu’être expansive ou intensive, si possible à la fois expansive et intensive.... Sauf que la nature a ses limites, en territoires comme en capacité à produire !

      Et le loup dans tout ça ? Il faut bien un coupable : En général c’est toujours le premier perdant dans une histoire, au moins tant qu’il lui reste encore quelque chose, ici sa vie puisque celui-ci n’a pas été tout à fait éradiqué.
       


    • Sarah Sarah 11 juin 2014 11:26

      « De tous temps les brebis ont eu un berger ! des troupeaux de plusieurs centaines de bêtes est une aberration ! un berger et ses chiens à la tête d’un troupeau raisonnable, tient à distance le loup ! Enfin, pendant des siècles et des siècles on a su le faire, et on ne le pourrait plus aujourd’hui ? »

      Exactement ; c’est même depuis des millénaires : chaque troupeau avait un berger et un chien alors qu’il y avait des dizaines de milliers de loups en Europe.

      Aujourd’hui les industriels de l’élevage (et non plus les « éleveurs ») laissent seuls, pour maximiser les profits, des troupeaux immenses.

      Et qu’ils ne racontent pas qu’ils ne trouvent pas de gens pour faire berger : il y a 9 millions de chômeurs totaux ou partiels rien qu’en France.


    • Sarah Sarah 11 juin 2014 11:31

      La plupart des attaques ( dans les 90% voire plus) contre les moutons sont dues à des chiens errants et non à des loups. Seulement voilà :

      - lorsque l’attaque est due à un chien errant, l’éleveur n’est pas indemnisé

      - il est indemnisé lorsque c’est une attaque de loup.

      Il est donc financièrement rentable de déclarer l’attaque comme « attaque de loup ». même si c’est faux.

      Heureusement pour eux qu’il y a des loups.


    • alinea alinea 11 juin 2014 12:29

      Je suppose qu’il y a une mauvaise foi évidente dans cette histoire ! Il suffit de constater qu’il y a plusieurs brebis blessées ou mortes en même temps, regarder les blessures pour savoir si c’est un chien ou un loup ; un loup ne tuera jamais deux bêtes, en plus il la dévore sur place, lui et sa petite famille ! il ne doit plus en rester grand chose ; et il ne remangera pas de sitôt ! Donc c’est enfantin de le vérifier !!


    • Domino Domino 11 juin 2014 15:01

      @Sarah
      Absolument, les vétérinaire rédigent des faux afin de préserver la la paix sociale, chaque moutons est payé par le ministère de l’environnement au dessus du prix du marché. Pourquoi le problème ne se pose pas en Italie à quelques km ? Simple sujet culturel : La Louve est la mère des romains...


    • oncle archibald 10 juin 2014 12:28

      « Tout se passe comme s’il fallait apaiser les conflits en multipliant les réunions. Sur le fond, rien n’est réglé. »

      C’est exactement comme pour l’ensemble de la politique menée sous la pression des lobbys …. Le gouvernement ne gouverne pas il fait le grand écart tous les jours entre ce qu’il reste de fidèles dans ses électeurs et les lobbys qui ont le pouvoir de décision. Quand aux brebis, ils n’en ont vu qu’en photo et n’ont pas la moindre idée de ce que peut être le travail des éleveurs qui persistent à vouloir travailler « à l’ancienne » … Comme du temps ou l’on considérait à justes raisons le loup comme un prédateur 

      Dans le même genre, les vautours qui prolifèrent désormais de façon exponentielle comme les loups et pour les mêmes raisons, viennent de mettre à mort une jument et son poulain dans un pré … C’est inédit à ce jour dans mon département (l’Aude). Il est probable que ces adorables bestioles présentées comme la panacée du nettoyage des pentes de nos montagnes ne trouvent plus assez de charognes pour se nourrir et donc se mettent en devoir de fabriquer des cadavres avant de les manger.

      Messieurs les verts attaquez vous donc plus fermement à ceux qui polluent la nature, les industriels bien sûr mais aussi les agriculteurs spécialisés dans la surproduction à bas coût qui sont devenus les jouets des industriels et des distributeurs et foutez la paix à ceux qui ont encore à coeur de travailler proprement comme le faisaient leurs parents et leurs grands parents avant eux.

      • alinea alinea 10 juin 2014 13:15

        Mais c’est ce que fait Bové !! il est à fond contre le loup !
        Enfin, 20 brebis par loup en un été, les gens n’ont pas peur de dire n’importe quoi !!
        J’avais 80 vaches, veaux, taureaux ; en deux étés il ne m’en est resté que 44, sans compter les veaux qui tétaient et sont morts dans l’année. Le loup ? Non, l’homme !!
        alors mon idée c’est qu’on pourra s’émouvoir de la prédation du loup quand l’homme s’en sera exonéré !!


      • arbinger 11 juin 2014 11:29

        Bonjour Alinéa.
        la position de la confédération paysanne est qu’il doit être fait des prélèvements sur les populations de loups.
        voir sur le site de la conf’
        http://www.confederationpaysanne.fr/rp_article.php?id=2631
        ils ne sont pas contre le loup, ils sont pour sa régulation.


      • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 10 juin 2014 12:32

        L’important c’est d’EDUQUER les loups en leur mettant du PLOMB dans la cervelle et de ne pas laisser traîner les pov’s tites bestioles plombées le long des routes pour leur éviter le saturnisme.




        • zygzornifle zygzornifle 10 juin 2014 13:00

          les loups les plus dangereux sont au PS à l’UMP chez les députés, les sénateurs et sont planqués à Bruxelles ou ils la sont en meute.....


          • alinea alinea 10 juin 2014 13:10

            oncle archibald, je ne peux pas répondre directement sous votre post, je ne peux pas « l’ouvrir ».
            Demandons aux Espagnols et aux Italiens comment ils se débrouillent ! C’est le seul conseil que je peux donner !


            • Txotxock Txotxock 10 juin 2014 13:36

              Il faut bien garantir la bonne conscience des écolos urbains qui y voient le sacro-saint équilibre de la nature. 

               
              Parler d’époques précédentes est une connerie. Quels animaux trouvaient à boulotter les loups ? D’abord des animaux sauvages. Animaux sauvages qui se résument actuellement à une invasion de sangliers. Le loup aura vite choisi entre l’agneau et le sanglier.

              La taille des troupeaux actuels cache simplement le fait qu’on trouve un éleveur là où il y en avait vingt. Et dans ces 20 beaucoup avaient des salariés que ne peuvent se payer ceux d’aujourd’hui. Mais je suis sûr que les bonnes âmes qui défendent le loup vont s’empresser de financer tous ces bergers à demeure ou participer bénévolement.

              http://www.confederationpaysanne.fr/rp_article.php?id=2631


              • lsga lsga 10 juin 2014 13:46

                tiens, en parlant de poujadistes, vala la confédération paysanne !

                 
                Il en pense quoi José Bové de l’abolition de la propriété privée des moyens de production agricole ? 

              • Txotxock Txotxock 10 juin 2014 13:58

                Il y a longtemps que la confédération paysanne pense sans l’avis de José Bové. Il faut sortir…


              • lsga lsga 10 juin 2014 16:01

                yep, ça revient au même : vous pensez quoi de l’abolition de la propriété privée des moyens de production agricole ? 

                 


              • mmbbb 10 juin 2014 19:49

                @ Txoxock L ’ agriculture en montagne est subventionee afin de maintenir une vie pastorale et si vous voulez mon point de vue economique il serait en effet plus rentable d’importer massivement du mouton d’argentine ou de nouvelle zelande Mais vous etes un peu malhonnete Deux points Il y quelques annees J’etais passe du cote Suisse valon escarpe Je rencontre une dame ayant un chalet d’alpage qui m’expliquait que durant la nuit un violent orage avait apeure les moutons et qu’une grande part du troupeau a deroche Par ailleurs il existe une mortalite due au maladie et blessure mais cette mortalite la n’est jamais mise en avant Second point s’il n’y avait pas eu des politiques de preservations de la faune et de la flore ( le premier parc cree par le roi victor Emmanuel en Italie puisque la chasse avait tout eradiquee ) nous ne parlerions plus de chamois de bouquetins de loup et d’aigles et de sabot de venus de lys maratagon puisque la montagne serait a nue 


              • juluch juluch 10 juin 2014 13:41

                Il y a combien de loups ?


                des centaines, des milliers ??

                Une invasion ?


                • Bernard Pinon Bernard Pinon 10 juin 2014 14:01

                  En Italie, le loup a toujours été présent et ça n’a pas l’air de poser de problèmes aux éleveurs...


                  • Françoise DEGERT 10 juin 2014 14:10

                    Pas si j’en crois les dernières actualités en Maremma, a Grossetto. Au point même que Franco Zunino, écologiste pur et dur, ne reconnait pas les loups qui attaquent depuis quelque temps en Italie. « Ils viennent de France ces loups » assure-t-il. Et l’Europe commence à se bouger en accordant un programme Life en Italie sur la génétique des loups et l’hybridation...


                  • armand 10 juin 2014 16:48

                    Bonsoir, rassurez vous grâce à TAFTA il n’y aura plus besoin d’éleveurs, ils pourront se re-convertir dans « danse avec les loups »....


                    • lsga lsga 10 juin 2014 16:50

                      exactement !

                       en voilà un qui a compris.

                    • VICTOR LAZLO VICTOR LAZLO 10 juin 2014 21:03

                      Il y a 20 ans il n’y avait ni ours ni loup en liberté dans la nature. Les loups ont été introduit délibérement en France (un rêve débile d’écolos pétainistes ), et leur présence a fichu en l’air des centaines d’élevages....Aujourd’hui les loups sont parvenus dans la Marne...Fatalement il va y avoir des accidents avec les humains (comme il y en a avec les requins à la Réunion)...Et comme d’habitude personne, écolos, fonctionnaires, n’aura rien vu venir....

                      Fatalitas ! Le loup n’a pas (plus) sa place en France . Ou alors il va falloir passer aux grands élevages industriels, dans des structures fermées et protégées, les moutons et les vaches ne verront plus l’herbes des prairies...Ironie : de quoi se nourriront alors les loups ? Des randonneurs en short ? 


                      • bakerstreet bakerstreet 11 juin 2014 09:08

                        A la réunion comme ailleurs, la mer est fait avant tout pour les poissons. 

                        Les requins font partie de l’éco système, un mot nouveau, comme « écolo », pour parler simplement d’une chose que l’on faisait à l’état naturel, il y a encore un demi siècle, avant l’extension du domaine de la lutte envers la nature.

                         Il n’était pas prévu à l’origine que notre espèce qui ne comptait pas un milliard de gens il y a un siècle, et au moins quatre fois moins au moyen age, approcherait les dix milliards. 

                        Mais on nous dit que ce n’est rien que le meilleur ou le pire est devant nous. 
                        heureusement que la terre gonfle comme un ballon de foot, vue le monde est en éternelle expansion, sinon, comment mettrait on toutes nos foutues bagnoles sur le parking.

                        Le loup, le requin, le lion, l’aigle, animaux superbes ( mais en est-il de laids, et faut il que l’on soit toujours victimes de l’anthropomorphisme ? ), ne semblent plus là que comme faire valoir de notre vanité, qu’on nous les accrochons comme emblème, sur les drapeaux nationalistes, ou quand les beaufs se tatouent leur image sur leurs épaules. 

                        « Vous allez être croqué comme le petit chaperon rouge ! »
                        Voilà ce qu’on vous dit plus haut, et plus bas aussi dans le jugement ; l’ignorance et la bêtise.. 
                        Ouh....J’ai peur....
                        Après tout, pourquoi pas ? Il y a des morts plus stupides, comme celle de se faire tabasser en sortant d’une boite, de cramer dans sa voiture en feu. 

                        Si je meurs mangé par un loup, je veux qu’on l’écrive sur ma tombe, comme ça se faisait dans les cimetières des alpes. 
                        Oui, c’est vrai qu’il y a eu quelques saisonniers attaqués par ds loups ! Des moissonneurs souvent endormis près d’une meule de foin, et qu’un vieux loup solitaire et un peu fou attaquait. 
                        Fait rare, car en fait les loups n’attaquent pas les humains. 

                        Ils ne sont pas aussi stupides que l’homme pour s’attirer des ennuis. 
                        Et pas aussi nombreux, ne peuvent que compter que sur eux même, sur l’intelligence du clan aussi. 
                        Des trucs qui nous manquent totalement !. 

                        Bien sûr les loups sont écolos, comme tous les animaux d’ailleurs. 
                        En quelques siècles, nous avons transformé le monde en désert. 

                        Les hirondelles et les baleines, tout comme les abeilles, vivent leur odyssée. 
                        Leur système d’orientation est perturbé par les ondes magnétiques des satellites, des portables. 
                        Je ne parle pas des pesticides, et de le reste......

                        On s’en fout, et en plus, on crie « Au loup ! »

                      • bakerstreet bakerstreet 11 juin 2014 09:14

                        Merdre, la mère Ubu...


                        A la relecture je constate toujours des fautes d’orthographe ou des oublis de mots ...

                        Si j’étais un loup, je serais déjà mort.
                        Holmes adorait ces bêtes grégaires, qui faisait si peu d’erreurs, dans la beauté et dans le crime !


                      • ekarlate 11 juin 2014 15:17

                        Les loups étaient sur terre avant toi, grouillot ! T’as la trouille ou quoi ?


                      • alinea alinea 10 juin 2014 22:07

                        Les anti loups se sont abattus sur ce fil comme la vérole sur le bas clergé ; je leur donne ce conseil : allez voir votre psy, et choisissez le bien !!

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