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Les enseignements de la défaite des socialistes espagnols

La défaite historique des socialistes espagnols doit servir de leçons à tous les partis sociaux-démocrates européens. Comme en Grèce, les partis de gauche modérés sont désemparés face à la crise de la dette et à la crise économique que nous subissons depuis 3 ans.

On pourra répondre que les excès du libéralisme sont à l'origine de ces crises. On pourra rajouter que les partis conservateurs et libéraux n'ont pas plus de réponses à apporter. Les politiques publiques de réduction massive du "train de vie de l'Etat" des droites européennes n'ont pas eu d'effets significatifs comme le montrent les exemples britanniques ou italiens.

Mais les partis de droite sont davantage à leur aise pour mener des politiques de rigueur budgétaire : la réduction de la taille de l'Etat appartient à leur culture et à leur histoire.

Par contre, les partis de gauche sont particulièrement gênés quand il s'agit de réduire le nombre de fonctionnaires et de tailler dans les dépenses publiques : c'est à l'opposé de leurs habitudes et de leurs convictions.

Toutes les stratégies des partis de gauche, depuis les années 30, reposent sur des mécanismes keynésiens de relance par la consommation et par le recours à l'emprunt d'Etat. Or, cette méthode est doublement condamnée. Le creusement des dettes empêche tous recours significatif à l'épargne. Et, l'atonie persistante de l'économie mondiale ne pourra que freiner les espérances en une relance par la consommation.

La gauche est d'autant plus en difficultés quand elle est au pouvoir que la rigueur et les économies sont détestés par son électorat. Celui-ci ne comprend pourquoi on ne fait pas payer les riches pour régler les problèmes économiques. Mais les outils politiques traditionnels ne permettent pas d'agir avec vigueur et constance vers cet objectif.

Si elle veut mettre en place des stratégies efficientes, la sociale-démocratie est condamnée à inventer et à innover pour créer des outils politiques originaux pesant sur le choix des acteurs économiques et sociaux.

La fiscalité reste le principal mécanisme sur lequel on peux agir. On peut inventer d'autres méthodes qui permettent de sortir des logiques des taxations en cours qui ont atteint leurs limites. Il faut une révolution économique qui permette d'inventer les leviers dont nous avons besoin pour transformer la société et sortir de l'espoir d'une croissance qui ne reviendra plus.


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3 réactions à cet article    


  • JL JL1 22 novembre 2011 11:22

    Bonjour Rcoutouly, 

    Vous dites : "Toutes les stratégies des partis de gauche, depuis les années 30, reposent sur des mécanismes keynésiens de relance par la consommation et par le recours à l’emprunt d’État. Or, cette méthode est doublement condamnée. Le creusement des dettes empêche tous recours significatif à l’épargne. Et, l’atonie persistante de l’économie mondiale ne pourra que freiner les espérances en une relance par la consommation." (c’est moi qui souligne en gras).

    La relance par la consommation est triplement condamnée du fait de la mondialisation libérale et du libre échange : la majeure partie des augmentations du pouvoir d’achat des classes populaires risque d’être détournée au profit des pays émergents et ne profite en rien à notre économie nationale. Cet état de fait, s’il n’a pas été institué, est un dommage collatéral qui ne nuit en rien au libéralisme triomphant, au contraire puisque’il contribue au projet libéral qui est la destruction de l’État providence.


    • BA 22 novembre 2011 17:26

      Mardi 22 novembre 2011 :

       

      Le taux d’emprunt à court terme de l’Espagne s’envole.

       

      Preuve de la défiance persistante des investisseurs, l’Espagne a émis ce mardi 22 novembre pour 2,98 milliards d’euros de dette à court terme à des taux records depuis 10 ans. Une progression qui était attendue alors que Madrid vit depuis une dizaine de jours un fort regain de tension sur les marchés.

       

      Par rapport à la dernière émission comparable, fin octobre 2011, le taux des bons espagnols à 3 mois a doublé, à 5,1 %, contre 2,3 % la fois précédente.

       

      Le taux des bons à 6 mois a également fortement augmenté, à 5,2 %, contre 3,3 % lors de la précédente émission. La demande est restée forte, a précisé la Banque d’Espagne.

       

      Cette adjudication faisait figure de premier test de la confiance des marchés à l’égard du futur gouvernement du conservateur Mariano Rajoy. Après les changements de gouvernement en Grèce et en Italie, la victoire de la droite en Espagne aux élections législatives de dimanche n’a pas apaisé les marchés, qui s’inquiètent de la mise en place du plan de rigueur prévu par la nouvelle majorité.

       

      http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0201756544612-le-taux-d-emprunt-a-court-terme-de-l-espagne-s-envole-252509.php


      • robert 23 novembre 2011 12:47

        Bjr Rcoutouly, pour moi c’est très clairement la punition des partis en place qui laissent faire , donc bonne nouvelle pour 2012 en France, le seul tout petit problème c’est qu’il n’y a pas d’alternative... sauf à contrôler la finance

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