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Les Européens doivent instaurer le protectionnisme

Le protectionnisme européen est le remède qui sauvera les Européens de la régression provoquée par le mondialisme.

Pour sortir l’Europe de la crise économique – qui est en vérité une régression économique et sociale durable – faut-il en priorité aider l’investissement, faut-il d’avantage aider le social, faut il réduire les dépenses des États afin de réduire les déficits budgétaires, faut-il restaurer les équilibres économiques en augmentant les salaires ? Voici, en résumé, les questions sur lesquelles sont focalisés les médias européens depuis quelques mois. Ces questions sont un leurre. Car la question fondamentale, celle qui est systématiquement rejetée par les acteurs économiques proches des gouvernants, est la question du protectionnisme économique.
 


Les médias européens devraient actuellement réunir leurs efforts pour permettre aux acteurs indépendants des lobbies pro-mondialistes d’expliquer aux citoyens européens que le protectionnisme pan-européen est indispensable à la survie de la civilisation européenne. Les médias devraient surtout diffuser la certitude suivante : le mondialisme est nuisible et le protectionnisme parcellaire, localisé à certaines régions de l’Europe ou à certaines branches de l’économie serait nuisible, par contre le protectionnisme européen, cohérent, englobant toutes les branches de l’économie, unissant sous les mêmes règles toutes les régions d’Europe, afin de résister aux pressions destructives du mondialisme, ce protectionnisme-là est le remède ultime qui sauvera les Européens.

Il est désormais évident que les Européens doivent agir d’urgence pour se protéger devant les effets destructeurs du mondialisme – il en va de leur survie ! La régression économique et sociale n’est pas seulement durable : elle ira en s’intensifiant.

Quel sera l’effet des mesures mises en place de 2008 à 2010 en France et en Europe pour tenter de stabiliser l’économie ?

Ces mesures seront bénéfiques pour certains. Mais elles ne seront certainement pas bénéfiques pour la majorité des Européens.

On peut entrer dans le piège de la discussion sur la pertinence de chacune des ces mesures, qu’elles soient orientées vers l’investissement (comme par exemple la réduction ou la suppression de certaines taxes ou impôts etc.) ou vers le social (augmentation des salaires ou des indemnités de chômage technique etc.) ou au contraire qu’elles se focalisent sur la rigueur budgétaire ce qui signifierait accélération de la régression sociale, de la baisse des retraites, de la réduction des services médicaux pris en charge par l’assurance maladie etc. Toutes ces discussions détournent de la question essentielle qui concerne les orientations politico-économiques adoptées depuis des décennies.

La question essentielle est ailleurs. Car le fait, qui est soigneusement évité par les médias et par les politiques au pouvoir, le fait qui est à l’origine de la catastrophe que sont en train de vivre les Européens, est ce que l’on peut nommer « la marche forcée vers le mondialisme ». 

Faut-il une fois de plus démontrer la relation de causalité entre le mondialisme et la destruction de la société européenne ? 

Pour mettre en évidence cette causalité partons des mesures que sont en train d’imposer les gouvernements européens, puis examinons quelles en seront les conséquences.

Ces mesures, en vue de stimuler la consommation et l’investissement, prennent essentiellement la forme des interventions de deux sortes :
– les banques centrales ont rabaissé et maintiennent les taux d’intérêt vers le zéro et émettent de grandes masses monétaires,
–les États injectent dans les circuits économiques des liquidités qui sont obtenues par des emprunts d’État ou par « l’impression de la monnaie ».

Les établissements financiers sont les intermédiaires entre ces deux acteurs : ils sont les destinataires premiers de la création de la monnaie qu’ils reçoivent avec des taux d’intérêt bas, ils la prêtent ensuite aux États, aux entreprises et aux particuliers à des taux d’intérêt plus élevés.

À ces mesures nationales s’ajoutent des mesures que l’on peut qualifier d’internationales. Ainsi par exemple le G20 d’avril 2009 a décidé de tripler les ressources du FMI. L’ensemble des mesures nationales et internationales, devraient permettre depuis 2008 jusqu’à fin 2010, d’injecter des milliers de milliards d’euros, et selon certaines estimations peut-être même plusieurs dizaines de milliers de milliards d’euros, dans l’économie mondiale.

Pour tenter de pallier à la crise financière les États ont plongé dans les profondeurs des déficits publics et ont amplifié les dettes publiques qui devront être remboursées par des générations futures. 

Mais ces mesures n’arrêteront pas l’effondrement de l’économie européenne. Car l’effondrement, qui est désormais observable dans les faits, au jour le jour, à travers les licenciements massifs, les fermetures ou délocalisations des entreprises européennes, a pour cause l’ordre économique globalisé qui a été progressivement imposé depuis quelques décennies par les idéologues du mondialisme. 

Le fait est que la globalisation mondialiste n’est pas remise en cause par les gouvernants actuels des pays européens. Les plans de relance n’arrêteront donc pas la destruction très rapide et généralisée des structures économiques européennes.

Par les mesures « anti-crise » qu’ils mettent en place, les gouvernements d’une part visent à secourir les établissements bancaires fautifs d’avoir spéculé et perdu et d’autre part incitent tous les acteurs économiques à consommer et à investir dans la production. Les citoyens européens sont de plus en plus confrontés au chômage, les revenus des salariés européens sont de plus en plus soumis au blocage ou à la baisse du fait de la concurrence mondialisée qui produit dans des conditions salariales et sociales beaucoup moins élevées : dans ce contexte, les Européens ne pourraient maintenir leurs niveaux de consommation des années passées qu’on faisant de plus en plus recours au crédit. Les gouvernements semblent faire le pari que si les citoyens ont la possibilité d’engager des dépenses, même à crédit, alors ils le feront. Par la relance de la consommation en grande partie à crédit, c’est à dire par des achats des biens et des services de la part des particuliers et des entrepreneurs, les gouvernements européens espèrent relancer l’activité économique : « mais consommez donc, consommez et vous verrez la relance salvatrice ! » s’exclament ceux qui gouvernent en Europe.

Voyons quelles seront les conséquences des mesures mises en place par les gouvernements, qui en bénéficiera en fin de compte et qui en seront les grands perdants.

• L’endettement croissant des États européens conduit sur le long terme les Européens vers l’esclavage au profit des investisseurs sur d’autres continents

Les liquidités injectées dans les circuits économiques ont leurs contreparties sous la forme de dettes d’État. Ceux qui gouvernent ne se soucient pas de vérifier, avant de prendre ces décisions d’endettement, si les citoyens européens sont dans leur majorité d’accord pour que des générations futures d’Européens naissent esclaves des dettes contractées par ceux qui sont actuellement au pouvoir en Europe.

Il existe deux types de bénéficiaires principaux du mondialisme et de la généralisation de l’endettement dans « pays dits avancés ».

Les uns, mis en avant par les délocalisations, commencent à être bien connus par les citoyens européens : ils sont à chercher surtout en Chine et en Inde. Les populations des autres continents profitent du démantèlement des structures économiques européennes. Les délocalisations de l’activité économique touchaient d’abord les secteurs de production mais à présent les services de tout niveau, y compris à haute valeur ajoutée, sont délocalisés : les premiers étaient des centres d’appel mais on est ensuite passé aux bureaux d’études des groupes industriels puis à la recherche et développement dans les secteurs de pointe etc.

Un autre groupe de bénéficiaires est à chercher ailleurs, parmi les actionnaires et managers des « grands » établissements financiers.

Concernant ce deuxième groupe qui profite du déclin des Européens et du recours accru aux dettes publiques, un élément de réponse est donné par Maurice Allais, Prix Nobel d’économie 1988, qui a résumé de façon très claire où se situe l’escroquerie (La réforme monétaire, 1976) : « Le jugement éthique porté sur le mécanisme du crédit bancaire s’est profondément modifié au cours des siècles. (...) À l’origine, le principe du crédit reposait sur une couverture intégrale des dépôts. (...) Ce n’est que vers le XVIIème siècle, avec l’apparition des billets de banque, que les banques abandonnèrent progressivement ce principe. Mais ce fut dans le plus grand secret et à l’insu du public » (...) « En abandonnant au secteur bancaire le droit de créer de la monnaie, l’État s’est privé en moyenne d’un pouvoir d’achat annuel représentant environ 5,2 % du revenu national. »

Le mondialisme – par la concurrence disproportionnée (le dumping social des pays à bas coût) et par le libre-échangisme dérégulateur – est la cause fondamentale du déclin des Européens. Mais à cela s’ajoute la crise financière qui a son origine dans la pratique (par les particuliers, les entreprises et les États) du crédit généralisé qui était censé maintenir les niveaux de vie malgré le déclin économique imposé par le mondialisme aux « pays développés ».

À qui les particuliers, les entreprises et les États versent-ils des intérêts ? À des banques, à des compagnies d’assurance, à des particuliers.

Où sont les bénéficiaires des remboursements que paient les États lorsqu’ils contractent des dettes publiques ? En France, deux tiers des bénéficiaires du service de la dette (remboursement du principal et versement des intérêts) se trouvent à l’étranger.
 
Notons au passage deux faits. Premièrement que les intérêts cumulés augment sans cesse et se rapprochent du montant de la dette elle-même alors que la masse à rembourser (principal plus intérêts) continue de croître de sorte que l’on ne voit pas où se situe la fin prévisible de ces remboursements : tout en augmentant d’année en année ils semblent être mis en place pour l’éternité. Deuxièmement que cette rente versée aux financiers sous la forme de remboursements des dettes publiques, à force d’augmenter inexorablement, représente pour la France, chaque année, une masse devenue supérieure à la totalité de l’impôt sur le revenu. En d’autres termes, sans ce gigantesque cadeau « volontaire » versé chaque année aux actionnaires des banques et des fonds d’investissement, les Français pourraient supprimer l’impôt sur le revenu !

Les médias évoquent certains établissements américains – qu’on pourrait nommer des « mégabanques internationales » – dont l’objectif est d’amasser un maximum de bénéfices en profitant des crises financières qui sont la conséquence du mondialisme. Ces mégabanques profitent des crédits souscrits pas les particuliers et pas les États.

Mais il n’y a pas que ces « mégabanques internationales » américaines – en vérité leur part est faible par rapport à d’autres bénéficiaires. Au XXIème siècle les principaux pays prêteurs sont les pays d’Asie qui avec leurs fond d’investissement d’une part acquièrent les titres obligataires émis par les États « dits avancés » (les titres de dette publique ») et d’autre part achètent ou prennent des participations dans les structures économiques situées sur les sol des États « dits avancés ».

Concrètement, à travers les prélèvements futurs d’impôts et de taxes variés par l’État, les citoyens européens devront pendant des décennies rembourser aux « mégabanques internationales » et surtout aux fonds d’investissement, notamment Asiatiques, les dettes que les politiques européens contractent sous forme de « mesures de relance ».

Ceci est le premier point à considérer : les gouvernants ont décidé d’endetter encore plus les Européens, et parmi les principaux rentiers de la dette figurent désormais les financiers internationaux.

• La relance dans une Europe mondialiste profitera aux producteurs et aux économies sur d’autres continents et ne profitera pas aux Européens

Il faut toujours garder à l’esprit que le but élémentaire des mesures de relance qui sont mises en place est en définitive toujours le même : forcer le maintien de la consommation à un niveau élevé. Et il faut se poser la question : la consommation générée par les Européens est-elle, en l’absence de mesures protectionnistes, profitable à l’industrie européenne ?

Car en ce début du XXIème siècle les Européens vivent en Europe dans un système économique mondialiste : les barrières économiques entre l’Union européenne et le reste du Monde ont été volontairement abolies depuis des décennies par ceux qui gouvernent, qu’ils soient de « gauche » comme de « droite ». De sorte que, grâce aux convictions pro-mondialistes de ceux qui – de « gauche » comme de « droite » – alternent au pouvoir, les produits et les services ont depuis des années la liberté accès en Europe selon le principe de la libre concurrence. On constate que les régions du Monde où les salaires sont les plus bas envahissent tels un tsunami le marché européen. Pour être concurrentiels avec par exemple l’Inde ou la Chine, les Européens devraient accepter les salaires inférieurs à 400 euros par mois. Et à terme cela apparaîtra vrai dans tous les domaines de l’activité économique : dans le système mondialiste, les Européens sont obligatoirement très fortement perdants. Les entreprises européennes ferment et les emplois sont délocalisés sur d’autres continents.

Dans le monde mondialiste constitué de vases communicants sans barrières, le petit vase dénommé « Europe » voit son niveau (de vie, d’emploi, de revenu global, de retraites, de protection au travail, de sécurité sociale etc.) baisser en liaison avec la montée du niveau des autres vases aux volumes beaucoup plus grands. Les Européens sont les perdants des processus de globalisation des économies.

Le lecteur trouvera la description concrète de cette régression de la société européenne – régression qui résulte du mondialisme – dans un article qui à partir d’exemples concrets en expose les mécanismes et en désigne les coupables : « Le TGV chinois, la concurrence globalisée et l’avenir des Européens ».

La consommation dans l’Europe mondialisée profite de plus en plus aux pays d’Asie qui exportent les services et les produits à bas prix sur l’ensemble de la planète, y compris en Europe.

On nous dit que l’orientation vers l’économie durable, vers les économies d’énergie et vers la production des énergies renouvelables (éolien, solaire …) créera en Europe une production des biens et des services et donc une consommation liés à cette orientation. Il ne faut pas être dupe : dans la production des biens de l’économie durable, la concurrence des pays « émergents » est aussi insoutenable que dans d’autres domaines, par exemple des panneaux solaires installés en Europe sont pour une grosse part déjà importés de Chine et cette part continue à s’accroître.

Ceci est le deuxième point à considérer : la relance de l’activité économique en Europe, si en même temps on refuse de constituer une Europe forteresse protectrice des intérêts des citoyens européens, continuera à profiter à ceux qui sont le plus concurrentiels dans le système mondialiste : les pays d’Asie, certains pays africains et le Brésil. Et les entreprises européennes continueront à fermer leurs portes et la précarité de l’emploi continuera à augmenter en Europe, alors que le niveau social des Européens (assurance santé, retraites etc.) continuera à baisser.

• Les Européens ne consommeront plus comme avant – un autre modèle économique est donc indispensable

Le troisième point concerne la crédibilité de la relance de la consommation dans une Europe que les gouvernants laissent délibérément sans défense face aux méfaits sévères de la mondialisation. Car si les citoyens n’ont plus confiance en l’avenir, seront-ils tentés de dépenser ? Lorsque le citoyen européen ouvre les yeux et constate que le mondialisme reste l’idéologie qui domine dans les milieux politiques – de « gauche » comme de « droite » – qui sont au pouvoir en Europe, lorsqu’il observe que le mondialisme est destructeur des emplois en Europe, que le mondialisme conduit obligatoirement en Europe à la baisse globale des revenus et du niveau social, quelle sera son attitude de consommateur ? Va-t-il continuer à dépenser comme avant ? Car avant le citoyen européen croyait souvent aux formules marketing, que répétaient sans cesse les politiques et les lobbies qui les entourent, du genre « pour être concurrentiel il suffit de faire l’effort continu d’adaptation, il suffit d’innover en permanence pour être le meilleur ».

Maintenant le citoyen européen constate par les fait que quoi qu’il fasse ou produise en Europe, les Indiens ou les Chinois sont désormais capables de le faire ou de le produite mais pour beaucoup moins cher. De plus, les Asiatiques achètent les moyens de production qui sont sur le sol européen et les Européens travaillent au profit des propriétaires asiatiques. Et le citoyen européen constate, répétons-le, qu’en plus les Asiatiques achètent les dettes (emprunts d’État) des Européens. Le citoyen européen va-t-il soutenir un système économico-politique qui détruit ses moyens d’existence en même temps qu’il endette ses descendants qui devront travailler au profit des Asiatiques ?

Imperturbables face au cataclysme mondialiste qui détruit les Européens, et qu’ils ont eux-mêmes mis en place, les politiques au pouvoir continuent d’agir contre les intérêts des Européens. Lors du récent voyage au Brésil du Président de la République française, n’a-t-on pas été informé que les industries européennes cèdent les technologies concurrentielles aux Brésiliens ? On peut lire dans l’article « Le Brésil achète 50 hélicoptères et 5 sous-marins français » que « ces accords s’accompagnent d’importants transferts de technologie, une priorité brésilienne qui veut développer son industrie de défense ». Les responsables politiques européens continuent à défendre le mondialisme et proposent des « plans de relance » pour faire face à la crise tout en insistant qu’il faut agir « … en s’interdisant le protectionnisme … ». Notons qu’en plus les responsables politiques européens n’hésitent pas à propager la technologie nucléaire utilisée à des fins militaires « En partageant ses secrets de fabrication pour aider à moderniser l’armée brésilienne… ».

Les politiques au pouvoir dans les pays de l’Union européenne agissent donc ouvertement en traîtres des peuples qui les ont élus. Ils continuent à pousser au mondialisme qui est un désastre pour les Européens. Et le seul idéal que les cercles au pouvoir proposent aux citoyens européens, l’objectif le plus important à atteindre, c’est de « consommer plus, toujours plus ».
Le citoyen européen qui a ouvert les yeux sur ces faits, qui observe la tragédie européenne du mondialisme, consommera le moins possible et économisera pour l’avenir qui s’annonce sombre. C’est le troisième point à considérer concernant ces mesures « de relance ».

• Crise économique passagère ou effondrement du système mondialiste

Entre les plans de relance que proposent actuellement divers partis politiques « de droite » ou « de gauche », qui alternent au pouvoir depuis de décennies, la différence est dans la façon de répartir les liquidités entre les entrepreneurs et les petits consommateurs. Mais si leurs plans sont mis en oeuvre, pour sauver par la seule stimulation de la consommation le système économique actuel, ils ne font que précipiter l’effondrement de la société européenne.

Ce que dans les médias on se plait à appeler « la crise » n’est pas une simple crise. Le terme « crise » désigne un désagrément passager qui peut être surmonté pour éventuellement revenir à l’état des choses antérieur.

Nous ne sommes pas les spectateurs impuissants d’une « crise économique » passagère, nous sommes les victimes du système mondialiste qui a été dictatorialement imposé par les « élites » qui alternent au pouvoir depuis de décennies. On n’a jamais demandé aux citoyens européens s’ils sont d’accord pour que les frontières externes de l’Europe soient ouvertes afin que la libre circulation des biens, des services et des personnes, puisse – par exemple par la concurrence des salariés chinois payés à très bas prix – détruire les emplois, les moyens industriels et l’avenir des Européens. Les choix pro-mondialistes ne sont pas validés démocratiquement. Ces choix, pour imposer le mondialisme, sont le fait des partis politiques européens « de droite » ou « de gauche », qui alternent au pouvoir depuis de décennies et qui agissent de façon dictatoriale : ils décident sans tenir compte de la volonté de la majorité des citoyens européens qui souhaiteraient s’exprimer sur cette question du mondialisme comme sur d’autres questions politiques.

Nous Européens ne sommes pas entraînés dans les turbulences d’une simple « crise économique » passagère, nous sommes les victimes de l’effondrement provoqué par le système mondialiste.

• Le protectionnisme européen est la seule solution pour préserver les Européens de l’extermination

La stabilisation de l’économie des pays européens ne sera pas obtenue par des mesures « de relance » qui se limitent à effectuer des injections de liquidités dans les circuits économiques. Ces incitations des gouvernements européens ne rétabliront pas le système économique basé sur la croissance éternelle de la consommation : les citoyens européens ne consommeront pas plus car ils savent, car désormais ils constatent, que le mondialisme détruit leurs emplois et détruit leurs système social.

En vérité, pour stabiliser l’économie des pays européens, pour éviter la destruction totale de la société européenne, il faut d’urgence construire l’Europe forteresse, protectrice de ces citoyens.

Car soyons clairs : vouloir réellement protéger les intérêts des Européens cela signifie instaurer le protectionnisme européen. Mais le protectionnisme est présenté par les cercles gouvernants européens – au niveau des instances européennes comme au niveau des partis politiques qui dominent sur les scènes politiques nationales – comme le mal qu’il faut éliminer à jamais.

En effet, lorsque les citoyens européens demandent que la protection de leurs intérêts devienne la règle dans les orientations politiques européennes, les groupes en position dominante – les politiques de « gauche « et de « droite » qui alternent au pouvoir, les milieux économiques, les lobbies qui les représentent, les loges occultes et les « cercles de réflexion » influents, les médias à leur solde – cherchent à réprimer ces aspirations protectionnistes et, comme principal argument destiné à écarter l’instauration du protectionnisme, prétendent que le protectionnisme conduit à des conflits armés tels que les a connus l’Europe au milieu du XXème siècle. De façon imagée on peut observer qu’instaurer le protectionnisme européen, donc au niveau pan-européen, cela est équivalent à transformer l’Europe en une forteresse défensive, dans le but de défendre tout ce qui caractérise les Européens. Chacun a le droit de se défendre lorsqu’il est agressé. C’est l’agresseur qui est à l’origine de la guerre et non le défenseur. Le protectionnisme, et même le nationalisme, ne sont pas à l’origine des guerres. La vérité est qu’à l’origine des guerres se trouvent l’expansionnisme ou l’impérialisme. Le mondialisme est un impérialisme qui détruit les souverainetés des peuples européens. La guerre est déjà en cours, car cet impérialisme mondialiste est en train de détruire massivement les Européens et leur société.

Les armes et les armées de cette guerre de domination mondialiste, les traîtres européens qui se joignent aux rangs mondialistes, l’évolution de la situation sur les champs de bataille, la vitesse à laquelle les Européens et leur société sont en train de disparaître, cela est décrit dans les articles suivants :
Le TGV chinois, la concurrence globalisée et l’avenir des Européens,
Démographie et immigration : suicide collectif des Européens.

Le protectionnisme européen est une urgence si on veut éviter l’éclatement de l’Union européenne dans les conflits inter-européens. Les Européens ne sont pas stupides, ils comprennent et constatent que leur paupérisation est la conséquence du mondialisme. Si ceux qui gouvernent en Europe n’instaurent pas le protectionnisme européen, il est à craindre que face à cette attitude pro-mondialiste de ceux qui gouvernent contre les intérêts des Européens, les citoyens européens ne finissent par avoir des réactions qui caractérisent le comportement des groupes qui ont perdu tout espoir, se voyant sacrifiés sur l’autel des idéologies auxquelles ils n’adhèrent pas : il n’est pas exclu que les émeutes se propagent. Ces émeutes pourraient avoir la forme d’attaques contre tout ce qui semble représenter les intérêts économiques venus hors d’Europe : les filiales des entreprises et leurs employés. L’étape suivante serait que les populations excédées ne s’attaquent plus seulement aux intérêts et personnes extra-européens mais qu’elles commencent aussi des exactions contre tout ce qui n’est pas strictement « local » – le sens du « local » peut aller de la notion d’une nation (France, Allemagne etc.) à la notion d’une région (Lombardie, Alsace, Écosse etc.). Ces protectionnismes localisés – nationaux ou régionaux – risquent de se propager de façon incontrôlable, si les gouvernements européens ne décident pas rapidement d’instaurer un protectionnisme européen ou pan-européen, lequel doit être bâti comme un système de défense commun aux Européens.

Le gouvernement français a pris quelques initiatives pour mettre en place un protectionnisme français (sectoriel concernant l’industrie automobile), donc intra-européen – c’est exactement le genre de protectionnisme qu’il faut éviter : limité à un secteur d’activité et local (national).

Tenter de préserver seulement certains secteurs économiques est une mauvaise solution de très court terme, car si les autres secteurs restent exposés aux méfaits du mondialisme, la situation de la population dépendant des autres secteurs économiques, continuera à se dégrader de toute façon, et finalement le secteur que l’on cherche seul à protéger s’écroulera car son environnement économique n’aura plus de substance suffisante. 

Pour pouvoir résister et pour s’opposer avec efficience aux pressions mondialistes, les Européens doivent être unis. Le protectionnisme morcelé entre les nations est une erreur. Il faut une masse, un poids économique, industriel, civilisationnel, pour continuer à exister face aux grandes forces mondiales. L’union protectionniste des Européens devrait inclure aussi les régions à l’est, au delà des frontières actuelles de l’Union européenne, en mettant en place des accord de coopération étroite avec la Fédération de Russie, qui partage les mêmes valeurs civilisationnelles, et qui dispose d’immenses réserves de matières premières.

Face aux chantages mondialistes, face aux aléas naturels (cataclysmes …) ou politiques (guerres …) qui peuvent frapper les échanges intercontinentaux de biens et de marchandises, ce vaste ensemble – qui unirait l’Union européenne et la Fédération de Russie – aurait des capacités autarciques ce qui augmenterait ses chances de survie lors des tourmentes mondiales.
 
Le protectionnisme européen est le ciment par lequel les Européens seront unis à la poursuite d’un objectif commun, celui de préserver la société, la civilisation, qu’ils ont su construire au fil des siècles. Le protectionnisme européen officialisé est aussi la dernière chance pour sauver les Européens de la disparition définitive dont il existe deux scénarios désormais clairement visibles : soit une disparition par l’autodestruction, soit (et c’est à quoi nous assistons depuis quelques décennies) une destruction par le mondialisme subi contre le gré des populations.

Le protectionnisme européen est une évolution politique qui s’impose pour sauver les Européens mais cette évolution protectionniste doit être accompagnée par d’autres changements.

• Consommer moins et mieux

Il est urgent de s’interroger sur la validité du système économique basé sur la nécessité d’une consommation en perpétuelle croissance. Mais s’interroger ne suffira pas : il faut trouver et mettre en place un système économique reposant sur des fondations durables. Par exemple plutôt que de pousser les citoyens à « consommer toujours plus » il conviendrait d’une part de chercher à « consommer toujours mieux » et d’autre par il serait pertinent de s’interroger sur la validité d’une société dont le but principal est la consommation croissante des biens matériels.

L’un des arguments que l’on oppose à ceux qui demandent le protectionnisme des intérêts à long terme des Européens est que l’Europe a besoin de frontières ouvertes sinon son économie ne pourrait pas fonctionner. La phrase suivante entre dans cette catégorie d’arguments : « Si par l’instauration des barrières douanières on interdit aux Chinois de nous vendre leurs produits à bas prix, alors les Chinois n’achèteront pas nos avions ».

À cela il faut opposer au moins deux observations.

Les responsables européens ont cru intelligent de vendre aux Chinois les avions mais aussi la technologie complète permettant de fabriquer ces avions, de sorte que les chinois disposent déjà d’usines, de bureaux d’études et de tout le savoir faire nécessaire pour produire eux-mêmes les avions qu’ils vendront bientôt à la planète entière, tout en étant très concurrentiels sur les prix. Il en est de même dans d’autres domaines industriels : le transport ferroviaire, l’agroalimentaire, l’automobile et depuis longtemps le textile, l’habillement etc. De sorte que l’argument « si on ferme nos frontières à leurs produits on ne pourra pas leur vendre nos produits » n’a pas de sens : c’est au contraire à cause du mondialisme que nous, Européens, ne pourrons bientôt produire et vendre quoi que ce soit y compris en Europe. Ceci est la première observation et je suggère une fois de plus aux lecteurs qui souhaitent en savoir d’avantage de lire l’article « Le TGV chinois, la concurrence globalisée et l’avenir des Européens ».
 
La deuxième observation est que ce genre d’argument – « nos devons bien vendre de plus en plus, donc pas seulement chez nous en Europe mais aussi ailleurs » – est l’argument de ceux qui n’arrivent pas à raisonner en dehors des schémas du système économique actuel du capitalisme mondialiste, dont l’objectif suprême est « la poursuite de la maximisation des profits », ce qui globalement passe par « la croissance économique permanente ». Il faut sortir de ces schémas de pensée. Il faut faire un examen global de la production potentiellement disponible et des besoins nécessaires en Europe. Là il faut articuler la pensée autour de trois sujets : comment mesure-t-on le progrès de la société, les modes de consommations répandus dans la société sont-ils « raisonnables » et est-on capable de produire en Europe tout ce qui est nécessaire à la satisfaction de la population européenne ?

D’abord la question du progrès de la société. Les citoyens européens ne sont certes pas souvent des experts diplômés en économie, mais ils sont cependant doués de bon sens et ceux qui ont encore la chance d’avoir un emploi salarié ne font-ils pas un constat réaliste quand ils estiment qu’ils sont obligés de consacrer de plus en plus de leur temps au travail afin de gagner de quoi faire vivre leur famille et que leur emploi est devenu précaire ? Dans l’Europe d’il y a 50 ans un salaire moyen suffisait à une famille de cinq personnes : les parents avec trois enfants. Aujourd’hui deux salaires sont devenus nécessaires à cette famille. Est-ce cela le progrès ? Il y a 50 ans l’Europe était protégée par des barrières douanières. Il y a 50 ans les citoyens européens ne savaient pas vraiment ce qu’est le chômage et donc avaient la foi en l’avenir. Les Européens ont-ils aujourd’hui la foi en l’avenir ? Vers quel avenir les conduisent les politiques européens ? L’article « Mondialisme, croissance économique et avenir des Européens » apporte les réponses à ces questions.

Ensuite la deuxième question : celle du mode de consommation que les Européens pratiquent depuis des années. Mode de consommation fondé sur l’ostentation, sur la comparaison de leur mode de vie avec celui du voisin, sur les tentations provoquées par le matraquage d’une publicité envahissante qui transforme des biens secondaires en besoins primaires. Aujourd’hui, quand on n’a pas certains biens de consommation « de dernière génération », il semble qu’aux yeux du voisin, on est un « raté ». Quand les enfants portent des vêtements sans marque, quand ils n’ont pas la dernière console de jeux, quand ils ne vont pas à l’école avec des barres chocolatées vues à la télévision (qui coûtent le prix de 5 tablettes de chocolat simple), quand ils n’ont pas tout cela, ils sont des « nuls ». Le résultat c’est que par peur du « qu’en dira-t-on », on finit par vivre au-dessus de ses moyens, on s’estime malheureux et cela provoques des frustrations et parfois la colère. Si chaque Européen adaptait son mode de consommation à ses moyens, sans regarder autour de lui, sans écouter les sirènes tentatrice des publicités, sans envier ce qu’a le voisin, il se sentirait mieux dans sa peau. C’est une question d’éducation laquelle devrait être basée sur les valeurs qui découlent du « bon-sens », une éducation des « modes de vies », à laquelle devrait participer les programmes des éducations nationales dans chaque pays européen. Cette éducation des « modes de vies » et du « bon-sens » devrait remplacer l’éducation du « consommer toujours plus et n’importe quoi » qui est actuellement diffusée à travers les messages « marketing ».

Enfin la troisième question : celle des capacités de production. Il y a quelques dizaines d’années les Européens avaient déjà la capacité de produire tout ce qui est nécessaire à leurs besoins. Depuis la productivité a beaucoup progressé.

Les Européens disposent globalement d’un potentiel de production (agriculture, industrie, services etc.) qui permettrait de subvenir aux besoins d’une population beaucoup plus nombreuse. Si on laisse de coté les contraintes liées au système économique actuel, si on fait le bilan du potentiel humain, du savoir-faire, des moyens matériels, des installations, des infrastructures etc. il est certain qu’en réorientant une partie des activités futiles vers la production utile, le même potentiel actuel humain et matériel pourrait fournir tout ce qui est nécessaire, et plus, à une population beaucoup plus nombreuse.

L’argument habituel des économistes contre le protectionnisme est tout simplement que « le protectionnisme, d’après les règles de l’économie, ne peut pas marcher ». Le problème des économistes c’est qu’ils se réfèrent aux schémas, donc aux règles, d’une certaines économie, c’est-à-dire d’un certain système économique et politique. C’est précisément ce système qui montre en ce moment ses graves insuffisances. Il faut changer de système économique et il faut donc changer les schémas de pensée.

Un autre système de production et de distribution des biens et des services doit être mis en place en Europe, avec pour objectifs d’assurer la pérennité de la société et de permettre le progrès de la société.

• Protéger les intérêts stratégiques

Il conviendra de soumettre aux citoyens européens la question des services collectifs qui devraient être du domaine exclusif des services de l’État : armée, police, justice, etc. Il conviendra d’examiner quels domaines de l’activité économique devraient être partiellement ou entièrement détachés de la sphère de la concurrence car ils répondent aux besoins vitaux des populations européennes.

Dans certains domaines d’activité économique il apparaîtra qu’il est dans l’intérêt des Européens de laisser le marché concurrentiel libre d’agir en le soumettant aux contraintes légales minimales.

Dans d’autres domaines il apparaîtra nécessaire de gérer les activités économiques dans l’intérêt à long terme de la collectivité, en sortant ces activités du seul champ d’application du marché concurrentiel, en y apportant des garanties de l’État, pas uniquement sous la forme de lois, mais aussi sous la forme des services et des produits fournis par des entreprises d’État, afin que le critère de la poursuite de « l’intérêt à long terme des Européens » devienne le critère supérieur des décisions d’entreprise au dessus du critère de « la loi du profit financier maximal ». Sans s’en réserver l’exclusivité – c’est-à-dire en permettant aux entreprises privées d’y proposer également leurs services et leurs produits – l’État véritablement démocratique, agissant dans l’intérêt des citoyens qu’il est censé protéger, et l’Union européenne véritablement démocratique, agissant dans l’intérêt des citoyens européens qu’elle est censées protéger, pourront intervenir dans ces domaines d’activité économique par des entreprises sous contrôle de l’État ou de l’Union.

Dans le respect de la démocratie véritable, les citoyens devront participer à la mise en place du nouveau système économico-politique, en donnant leur accord par des votes directs (référendums), pour décider quelle doit être l’ampleur de répartition entre secteur public et privé, dans les domaines stratégiques que sont notamment l’alimentaire, l’approvisionnement en eau courante, le logement, l’éducation, l’enseignement supérieur, les établissements financiers de crédit aux entreprises et aux particuliers, la production de l’énergie et l’approvisionnement en énergie, les transports collectifs, la santé etc.

• Établir la démocratie véritable

L’évolution politique qui devient urgente doit également permettre la mise en place de la démocratie véritable laquelle est indispensable pour stabiliser les fondations de la société européenne. Le lecteur trouvera l’explication de ce qu’est la démocratie véritable dans l’article « Où est la démocratie ? ».

Les faits montrent que le mondialisme conduit à la destruction des Européens et de leur société. Les Européens doivent éliminer le mondialisme et les principes économiques et politiques sur lesquels il repose.

L’instauration du protectionnisme européen, la réorganisation du modèle économique pour qu’il ne soit plus basé en priorité sur la maximisation de la consommation et des profits financiers, le changement du système politique, notamment en introduisant la démocratie véritable, la mise sous le contrôle collectif des activités à caractère stratégique, tels sont les changements qu’il est urgent d’introduire en Europe pour sauver les Européens et leur société.

Le politiques européens, qui appartiennent aux partis politiques – de « gauche » comme de « droite » – qui alternent au pouvoir en Europe, tout en conduisant depuis des décennies les Européens de manière continue vers le « radieux avenir mondialiste », sont-ils crédibles pour instaurer le nouvel ordre économico-politique protectionniste et démocratique ?

Certains estiment que ces carriéristes seront le moment venu prêts à changer d’idéologie.

D’autres estiment qu’il vaut mieux appeler d’autres partis politiques, d’autres personnalités politiques, ceux qui ne sont pas compromis dans des liaison dangereuses avec les milieux mondialistes et avec les lobbies qui les représentent, avec les loges occultes et les « cercles de réflexion » qui prétendent que l’avenir mondialiste, destructeur des Européens, est un avenir inévitable.

Une chose est certaine : il faut d’urgence trouver des partis politiques, et des personnalités, qui sauront mener le combat des Européens unis contre le mondialisme !


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62 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 10 mars 2010 11:15

    à l’auteur

    "La relance dans une Europe mondialiste profitera aux producteurs et aux économies sur d’autres continents et ne profitera pas aux Européens"...

    ... sauf par le jeu des dividendes si les Européens deviennent actionnaires des entreprises opérant dans les économies des autres continents.


    • faxtronic faxtronic 10 mars 2010 14:36

      tu ne sais pas ce que tu dis Mage.


    • papaxx 10 mars 2010 22:01

      Et qui touchera les dividendes - les smicards actionnaires ?


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 11 mars 2010 04:06

      @ JPLL


       J’ai bien peur que miser sur le volet monétaire en exportant notre capacité de production réelle et en réduisant notre demande effective réelle soit un marché de dupes ....



      Pierre JC Allard



    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 11 mars 2010 09:33

      papaxx (xxx.xxx.xxx.106) 10 mars 22:01

      « Et qui touchera les dividendes - les smicards actionnaires ? »

      Si votre question doit être prise au premier degré, alors elle émane d’une personne n’ayant pas lu, ou compris, le texte lié à mon commentaire.


    • Anaxandre Anaxandre 4 juillet 2013 19:03

        J’ai appuyé votre article Sur l’avenir des races humaines encore récemment... sans résultat, ce qui est navrant quand on voit certains articles d’une grande indigence passer la modération.

        Modifiez le titre, faites quelques retouches mais ne lâchez rien : il finira par passer.

        Avec tout mon soutien,

        A.

    • foufouille foufouille 10 mars 2010 11:51

      comment on fait pour vivre avec 100€ en france ?
      dans des camps !


    • faxtronic faxtronic 10 mars 2010 13:31

      « mais une plus juste répartition du capital sur la planète »

      Exact, mais j en veux pas.Je prefererais detruite 1000 fois le monde plutot que cela.


    • faxtronic faxtronic 10 mars 2010 14:32

      pas sur, pas sur, le vent peut tourner. Mieux vaut la mort dans une supernova que la decheance. Et je ne suis pas le seul a le penser, nous avons suffisamment d arme nucleaire pour detruire 2 fois la planete, cela suffira.


    • foufouille foufouille 10 mars 2010 15:43

      pauvre mage !
      100€ en FRANCE pas en afrique


    • cubrad 10 mars 2010 11:51

      Il est clair que l’instrument de cette formidable entreprise de prédation sur nos sociétés reste l’Europe elle-même. Depuis sa création elle semble jouer contre elle-même en ouvrant ses marchés à tout les vents en appliquant dogmatiquement et de manière stupide l’idée selon laquelle le marché doit-être libre et non-faussé. Le reste de la planète doit se bidonner tout en nous dépeçant. Je me demande s’il sera possible de la réformer tant elle me semble vermoulue, c’est pourquoi il me semble que la première étape sera de sortir de l’Europe ce qui ne pourra se faire que dans la douleur. De toute façon nos - traitres - responsables politiques nous on bien mis dans la merde, quelque soit le chemin que nous entreprendrons il sera forcément très désagréable.


      • faxtronic faxtronic 10 mars 2010 14:34

        Tu finira cloue a une porte de grange, mage. Nous n avons plus les moyens de notre luxe, mais nous avons encore les moyens de tout detruire.


      • non666 non666 10 mars 2010 12:57

        Non seulement il faut remonter les remparts, mais en plus, il faut eliminer.

        1) Virer la grande Bretgane qui a TOUT fait, depuis qu’elle a rejoint la CEE pour torpiller l’idée meme d’une Europe grande puissance, d’Une Europe politique qui soit autre chose qu’un sous-ensemble local de la mondialisation sous tutelle anglo-saxonne.

        2) Il faut fermer definitivement la porte à la Turquie , la virer de Chypre, de la Thrace, de l’Armenie Occupée , du Kurdistan et meme d’Irak qu’elle a elle aussi envahi dans la plus grande discretion de nos medias complices.

        3) Il faut fermer definitivement la porte a israel, la virer de l’eurovision, des competitions sportives europeennes ou elle n’a rien a foutre.
        Si les israeliens envahissent leurs voisins et cousins semites du proche orient ; c’est leur choix : qu’ils l’assument si les gens de leur zone geographique ne veulent plus etre en competition sportive avec eux.
        Nous autres europeens, nous sommes bien assez nombreux pour faire des competitions de bons niveaux entre europeens authentiques.
        De plus le viol repetés des decisions de l’ONU devrait nous pousser a boycotter systematiquement les produits israeliens.
        Ce pays ne produit rien d’indispensable a notre vie et son boycott ne nous couterait RIEN.
        De plus son occupation des lieux saints de la Chretientée devrait nous pousser a trouver un accord avec les musulmans pour reoccuper Jerusalem et se la partager dans un bon esprit.

        4) Virer les colons africains.
        Si nous faisons l’europe, il n’y a plus de raisons de continuer a ouvrir nos frontières aux colons africains.
        Il y a des millions de demandeurs d’emplois en Europe et l’immigration extra-europeenne ne profite desormais qu’aux maitre chanteurs de la delocalisation.
        Faire venir des mercenaires du travail moins disants au niveau salaire, est un moyen que les doigts crochus du patronat apatride utilisent pour menacer les ouvriers et employés français et europeens.
        Il y a deja assez d’europeens , en particulier de l’est qui n’ont pas de travail pour que cela soit deja assez dur pour nous.

        5) Detruire les paradis fiscaux.
        Blocage des frontières, brouillage electonique des communications , destruction des satellites de communication au dessus de l’Europe qui ne nous appartiennent pas sont les moyens a metre en oeuvre au plus vite pour tuer les paradis fiscaux.
        Monaco, lichtenstein, andorre, saint marin, le luxembourg sont des insultes a l’idée originelle de l’Europe.
        Voir nos celebrités du show biz, nos financiers faire systematiquement le grand saut des alpes pour rammasser ici et depenser la bas suffit !
        Nous avons rempli les poches de banquiers qui ont nationnalisés leurs pertes apres avoir pendant des années privatisé leurs gains !


        Si l’Europe doit exister, cela doit etre comme grande puissance, sinon, autand la detruire et revenir aux etats nations.
        car nous avons abandonnés TOUS nos pouvoirs souverains pour les confier a une entité qui les a tous sous-traité a des organisations extra-europeennes ou apatrides :
        La defense est confié par le TCe / traité de Lisbonne a l’Otan aux mains des yankees
        La monnaie est confiée a des banquiers apatrides qui sont en train de soutenir a notre insu le dollar dont nous sommes officielement le concurrent !
        La diplomatie europeenne est neutralisée, confiée a l’OMC, a une commission europeenne d’incapables assujetis aux anglo-saxons aux doigts crochus.




         



        • faxtronic faxtronic 10 mars 2010 14:33

          A mage :

          Non, c est la Chine


        • Jurassix Jurassix 10 mars 2010 15:34

          Le protectionnisme n’est pas une solution en soit, le monde est trop déréglé pour que seule, cette solution résolve tous les problèmes.

          Fermer nos frontières pour pouvoir protéger notre production locale est tout à fait louable, voir même normale au niveau de l’industrie agro alimentaire.

          Mais plusieurs choses font qu’il va être difficile d’appliquer une telle mesure :

          - si l’europe se protège, les autres pays se protègerons envers l’europe. Celà aura bien sur une grande conséquence sur la balance commerciale, mais dans quel sens ? Si ’lon enlève le domaine de l’énergie, donc que l’on enlève le baril importé, quel est l’état de notre balance commerciale ? Si elle est positive, ne risque t’elle pas de passer dans le rouge, malgré l’augmentation de la consommation européenne de produits européens ?

          - a délocaliser autant, l’Europe à perdu de son savoir faire, surtout dans le marché du numérique.
          Quand je vois les gugusses que j’ai dans l’industrie, est ce que les européens non diplômés sont prêts à récupérer le travail de chinois ou autres ? Ou, si l’on automatise, quelle serait la conséquence de l’inflation induite par l’augmentation des coûts de production ?
          Somme nous suffisamment forts pour produire pour notre marché ce que les asiatiques produisent pour la planète ?

          - est ce que l’Europe a les ressources naturelles suffisantes pour etre auto-suffisante ? Certainement pas. Certaines matière premières sont absentes, et on peu être sur que les autres pays ferront tout pour que l’Europe ne touche pas un gramme de cuivre, ou d’or par exemple.

          Au final, ce qui me chagrine le plus, voir m’énerve, c’est ce que l’auteur dit très bien : le transfert technologique. Sous couvert de faire, à un moment donné, un coups commercial, ou avec le prétexte de dire « Si nous ne le faisons pas, d’autres le ferrons et empocherons la mise », on perd des décennies d’expérience et de savoir faire sur l’autel d’une commande ponctuelle.
          « Tiens, regarde comme je scie la branche sur laquelle je suis assis. T’as compris ? Aller, aide moi ! ».


        • L'enfoiré L’enfoiré 10 mars 2010 14:28

          Dans un monde qui est devenu un village ?
          Où tout est intégré ?
          Êtes-vous prêts à payer le véritable prix des choses ?
          C’est à dire peut-être 4X plus pour vos gadgets.
          Nous sommes à l’ère de « La vie est belle, chic et pas chère ».
          Une philosophie dans laquelle nous sommes jusqu’au cou.
          La boîte de Pandore est ouverte. Plus question de revenir en arrière sans casse.
          C’est l’Occident qui avait trop excédents et qui l’a ouverte.
          Putain de boîte....  smiley
           


          • Internaute Internaute 10 mars 2010 17:24

            En effet, au lieu de rester les bras croisés il faut trouver une solution et accepter la casse. De toute manière les événements se chargeront de chambouler nos vies. Il ne faut pas croire que tout peut continuer comme cela car c’est faux.

            Les propositions de reclassement en Roumanie à 150 euros/mois pour les travailleurs licenciés en France sont un signe de la réalité qui nous attend tous si nous continuons à ne pas bouger. Pas un seul syndicat n’a dénoncé les députés qui ont voté ces règlement inhumains.

            Il faut limiter la circulation des biens et des personnes quelles qu’en soient les conséquences.


          • L'enfoiré L’enfoiré 10 mars 2010 20:30

            Arthur,
             Information d’aujourd’hui à ce sujet.
             Je me demandais comment il allait y passer.


          • Tarouilan Tarouilan 10 mars 2010 22:15

            @ l’Enfoiré.....tu es trés optimiste ....... l’écran plat TV, en cas de fabrication locale...actuellement à 450€ passera à 4500€, s’il doit être fabriqué en Europe, soit 10 fois plus et pas 4 fois... hélas.. fermer les frontières serait nous appauvrir énormément..... d’autant que beaucoup de matières premières des produits hi-tech .... sont disponibles qu’en dehors de l’Europe, ..... et à qui vendrons-nous nos avions...... à la Grèce ou l’Irlande à crédit..... ?

            Il faut réviser la doctrine du capitalisme = l’argent aux créateurs et à la recherche, pas aux banquiers et à leurs amis....... l’argent ne doit plus être un produit financier..... mais doit être un moyen de créer une production de biens mobiliers à la pointe de l’innovation et qui peuvent s’y maintenir...... avec une longueur d’avance en permanence et nous serions gagnants...... et nous ramons toujours dans la direction opposée... l’argent va à l’argent de façon totalement stupide et totalement inefficace...(la doctrine sarkosyste)... et plutôt que de remplir des usines poluantes de français basiques...... remplissons les bureaux d’études RD, de têtes bien pleines... et nous résoudrons la problèmatique du chomage...... la plus value sur la fabrication en Chine se retrouve dans la poche des importeurs (et des propriétaires investisseurs fonciers qui louent les entrepots....en Europe), pas de la population chinoise..... c’est une légende....... la fabrication en Chine, ne génére pas de gros bénéfice à la Chine, loin de la....


          • L'enfoiré L’enfoiré 10 mars 2010 22:45

            Tarouilan,
             Optimiste pour la Chine, pas pour nous autres.

             Plusieurs raisons à cela. Récapitulons :

             Le taux de conversation de la monnaie chinoise volontairement maintenu à un taux avantageux pour l’exportation.
             L’exportation chinoise supportée par l’Etat.
             Pas de Sarbanes-Oxley Act à respecter.
             Une population avec un pouvoir d’achat qu’il ne doit pas comparer avec aucun autre que le sien.
             Pas de démocratie qui empêcherait d’avoir les coudées franches dans les décisions. 
             Le protectionnisme n’est pas recommandé par l’OMC.
             L’argent se trouve dans les poches des entrepreneurs, eux-mêmes aidés par le parti unique.
             La fierté en une Chine victorieuse. Proud to be chinees
             On se contente de moins que dans l’esprit occidental
             Le team spirit est préconisé à l’individualité
             L’esprit chinois = ça ira mieux demain.
             
            Je dois en oublier encore.
            Peut-être faut-il en amender quelques réflexions, les choses évoluent très vite.


          • Internaute Internaute 11 mars 2010 09:10

            La limitation s’applique au travail et au commerce entre des blocs économiques différents. Bien entendu on sera toujours ravi de voyager et d’échanger par le tourisme et l’éducaiton.


          • colza 10 mars 2010 16:55

            Avant de vouloir instaurer des meusures protectionnistes au profit de l’Europe, encore faudrait-il définir ce qu’est l’Europe.
            Et la première des questions est : l’Europe existe-t-elle ?
            Et la deuxième : Qui déciderait de ces mesures protectionnistes ?
            Et là, on voit tout de suite que rien ne se fera jamais.


            • Internaute Internaute 10 mars 2010 17:26

              N’importe quel ensemble économiquement cohérent convient. Commençons par l’Europe des 12. Faisons un deuxième anneau avec l’Europe centrale et la Russie.


            • Ernester 10 mars 2010 17:04

              Et pour paraphraser à l’attention de Mage et autres gogos globalisants :

              Maurice Allais 1998

              L’effondrement de la doctrine laissez-fairiste mondialiste

              Depuis deux décennies, une nouvelle doctrine s’était peu à peu imposée, la doctrine du libre-échange mondialiste, impliquant la disparition de tout obstacle aux libres mouvements des marchandises, des services et des capitaux.

              Suivant cette doctrine, la disparition de tous les obstacles à ces mouvements serait une condition à la fois nécessaire et suffisante d’une allocation optimale des ressources à l’échelle mondiale. Tous les pays et, dans chaque pays, tous les groupes sociaux verraient leur situation améliorée.

              Le marché, et le marché seul, était considéré comme pouvant conduire à un équilibre stable, d’autant plus efficace qu’il pouvait fonctionner à l’échelle mondiale. En toutes circonstances, il convenait de se soumettre à sa discipline.

              Les partisans de cette doctrine, de ce nouvel intégrisme, étaient devenus aussi dogmatiques que les partisans du communisme avant son effondrement définitif avec la chute du Mur de Berlin en 1989. Pour eux, l’application de cette doctrine libre-échangiste mondialiste s’imposait à tous les pays et, si des difficultés se présentaient dans cette application, elles ne pouvaient être que temporaires et transitoires.

              Pour tous les pays en voie de développement, leur ouverture totale vis-à-vis de l’extérieur était une condition nécessaire et la preuve en était donnée, disait-on, par les progrès extrêmement rapides des pays émergents du Sud-Est asiatique. Là se trouvait, répétait-on constamment, un pôle de croissance majeur pour tous les pays occidentaux.

              Pour les pays développés, la suppression de toutes les barrières tarifaires ou autres était une condition de leur croissance, comme le montraient décisivement les succès incontestables des tigres asiatiques, et, répétait-on encore, l’Occident n’avait qu’à suivre leur exemple pour connaître une croissance sans précédent et un plein-emploi[18]. Tout particulièrement la Russie et les pays ex-communistes de l’Est, les pays asiatiques et la Chine en premier lieu, constituaient des pôles de croissance majeurs qui offraient à l’Occident des possibilités sans précédent de développement et de richesse.

              Telle était fondamentalement la doctrine de portée universelle qui s’était peu à peu imposée au monde et qui avait été considérée comme ouvrant un nouvel âge d’or à l’aube du XXIeme siècle. Cette doctrine a constitué le credo indiscuté de toutes les grandes organisations internationales ces deux dernières décennies, qu’il s’agisse de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international, de l’Organisation mondiale du commerce, de l’Organisation de coopération et de développement économiques, ou de l’Organisation de Bruxelles.

              Toutes ces certitudes ont fini par être balayées par la crise profonde qui s’est développée à partir de 1997 dans l’Asie du Sud-Est, puis dans l’Amérique latine, pour culminer en Russie en août 1998 et atteindre les établissements bancaires et les Bourses américaines et européennes en septembre 1998.

              Cette crise a entraîné partout, tout particulièrement en Asie et en Russie, un chômage massif et des difficultés sociales majeures. Partout les credo de la doctrine du libre-échange mondialiste ont été remis en cause.

              Deux facteurs majeurs ont joué un rôle décisif dans cette crise mondiale d’une ampleur sans précédent après la crise de 1929 :

              - l’instabilité potentielle du système financier et monétaire mondial ;

              - la mondialisation de l’économie à la fois sur le plan monétaire et sur le plan réel.

              En fait, ce qui devait arriver est arrivé. L’économie mondiale, qui était dépourvue de tout système réel de régulation et qui s’était développée dans un cadre anarchique, ne pouvait qu’aboutir tôt ou tard à des difficultés majeures.

              La doctrine régnante avait totalement méconnu une donnée essentielle : une libéralisation totale des échanges et des mouvements de capitaux n’est possible, elle n’est souhaitable que dans le cadre d’ensembles régionaux groupant des pays économiquement et politiquement associés, et de développement économique et social comparable.

              http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/La_crise_mondiale_d_au jourd_hui_Maurice_Allais_1998.htm


              • Internaute Internaute 10 mars 2010 17:16

                L’article est un peu trop long à mon goût. Le sujet de la monnaie doit être traité à part du mondialisme car il n’y est pas vraiment lié. Même sans mondialisme, le fait que la monnaie soit créée par une banque et que l’Etat lui emprunte reste vrai et gênant.
                L’article ne parle pas non plus du ravage causé par le mondialisme dans les pays sous-développés. Tous les peuples sont touchés.

                Les racines du mondialisme sont au nombre de deux : la cupidité et la volonté de puissance.

                La cupidité :
                Les multinationales ont vite compris l’intérêt de diminuer leurs coûts de production et les frais de douanes afin d’augmenter leur marge. Les grands marchands internationaux (Carrefour, Wall-Mart) font pareil. La foule des petits entrepreneurs s’engouffrent dans les pas des grands.

                La volonté de puissance :
                Les cosmopolites en tous genre, au premier rang desquels le pouvoir juif mondial, est pour la suppression des nations et l’asservissement des peuples à un pouvoir mondial restreint qu’ils espèrent bien entendu contrôler. Malheureusement ils ont réussi à entraîner tous les idéalistes qui croient au monde petit village, aux vertus de la repentance éternelle et qui nous jouent du pipeau en marchant droit vers la falaise. Il y a plein de braves gens qui ont rendu possible le goulag. Il y en a plein qui rendent possible le mondialisme.

                Face à ces forces maléfiques, les citoyens des démocratie occidentales n’ont d’autre recours que leurs représentants politiques. Or, il se trouve qu’à part les nationalistes, ils sont tous pour l’extension de la misère en Europe et la suppression de nos libertés. C’est une énigme à laquelle je n’ai pas de réponse. Je ne pense pas que la majorité des candidats qui se présentent soient foncièrement méchants ou à priori achetés mais il se trouve que la plupart sont convaincus que s’appauvrir c’est bien et que ne plus rien produire en Europe c’est génial. Le mondialisme est le seul sujet politique d’intérêt et le seul qui soit tabou. On n’en parle jamais.

                Comment cela a-t-il pû se produire reste mystérieux. Même le pire des bourrages de crânes devrait quand-même laisser passer quelques vérités.

                Le mondialisme n’est pas une fatalité. Il n’a rien d’inéluctable. Il est le résultat d’une volonté politique et les députés qui ont voté l’une derrière l’autre toutes les lois et les changements de constitution pour nous y conduire portent une lourde responsabilité. C’est à eux qu’il faut demander des comptes contrairement à ce que font les syndicats.


                • Le péripate Le péripate 10 mars 2010 17:20

                  Un pauvre cultivateur de la Gironde avait élevé avec amour un plant de vigne. Après bien des fatigues et des travaux, il eut enfin le bonheur de recueillir une pièce de vin, et il oublia que chaque goutte de ce précieux nectar avait coûté à son front une goutte de sueur. « Je le vendrai, dit-il à sa femme, et avec le prix j’achèterai du fil dont tu feras le trousseau de notre fille. » L’honnête campagnard se rend à la ville, il rencontre un Belge et un Anglais.

                  Le Belge lui dit : « Donnez moi votre pièce de vin, et je vous donnerai en échange quinze paquets de fil. »

                  L’Anglais dit : « Donnez-moi votre vin, et je vous donnerai vingt paquets de fil ; car, nous autres Anglais, nous filons à meilleur marché que les Belges. »

                  Mais un douanier qui se trouvait là dit : « Brave homme, échangez avec le Belge, si vous le trouvez bon, mais je suis chargé de vous empêcher d’échanger avec l’Anglais. »

                  « Quoi ! » dit le campagnard, « Vous voulez que je me contente de quinze paquets de fil venu de Bruxelles, quand je puis en avoir vingt venus de Manchester ? »

                  « Certainement ; ne voyez-vous pas que la France perdrait si vous receviez vingt paquets au lieu de quinze ? »

                  « J’ai peine à le comprendre », dit le vigneron.

                  « Et moi à l’expliquer » repartit le douanier ; « mais la chose est sûre : car tous les députés, ministres et gazetiers sont d’accord sur ce point, que plus un peuple reçoit en échange d’une quantité donnée de ses produits, plus il s’appauvrit. »

                  Il fallut conclure avec le Belge. La fille du campagnard n’eut que les trois quarts de son trousseau, et ces braves gens en sont encore à se demander comment il se fait qu’on se ruine en recevant quatre au lieu de trois, et pourquoi on est plus riche avec trois douzaines de serviettes qu’avec quatre douzaines.


                  Fredéric Bastiat. Sophismes économiques.


                  • Internaute Internaute 10 mars 2010 17:29

                    La moins-disance n’est pas une fin en soi car elle conduit inéluctablement à des monopoles, à la baisse de la qualité et à l’appauvrissement général par une recherche constante de diminution des coûts. Dans votre exemple vous oubliez de dire que le belge vit mieux que l’anglais.


                  • Alpaco 10 mars 2010 18:02

                    Exactement Internaute.
                     Le cout de production des marchandises et des services est lié au niveau de vie du pays producteur. Et délocaliser dans les pays pauvre revient à augmenter la part du profit qui revient au capital en prenant sur celle des salariés. La baisse du prix de vente sur les productions délocalisées est un grand mensonge libéral.


                  • Humphrey Binsucet 10 mars 2010 17:24

                    Dresser des murs va a l’encontre de la vie. La vie, c’est quelque chose de tres contagieux. Tout rempart comme tout barrage n’a qu’une fin : celui de tomber. C’est juste une question de temps et de pression exterieure.(conjuguee a une decadence logique des emmures).
                    Apres l’europe, il y aura forcement la communaute eurasiatique ; ou la Chine et l’Inde auront inevitablement une place importante.
                    Et puis un jour, il n’y aura plus que la communaute des terriens.
                    Cela prendra du temps, il y aura probablement des guerres, comme l’espere le belliqueux non666 qui ne se rend pas compte qu’avec ses idees il ne fera qu’accelerer cet ordre naturelle des choses : une communaute Terre pour tous les terriens (et encore , j’ai rien contre les aliens si nous en decouvrions un jour, sauf s’ils sont terrienophages smiley)

                    • rastapopulo rastapopulo 10 mars 2010 18:16

                      De tout temps l’homme s’est protégé !

                      C’est stupide de devoir le rappeler mais l’époque est tellement niaise.

                      Nulle endroit n’a préserver quoi que ce soit sans le protéger.

                      Refuser de voir que votre mentalité affaiblit les fondements de la démocratie (un peuple uni dans l’adversité) et refuser de voir que fermer ses frontières à l’immigration de masse responsabilise ET les pays d’origine (investir en infrastructure) ET les pays hôtes (pas de croissance par baisse des salaires !!!), c’est fou.

                      C’est beaucoup plus morale à condition de partager la technologie (comme Lincoln qui envoyait des locomotives en Chine par navires que les anglosaxons essayait de couler pour appauvrir les peuples indépendants) et de ne pas empiéter sur les souverainetés.

                      Mais tout ça remet en cause la colonisation des multinationales et la privatisation des bien publiques, donc votre approche bien pensante mais stérile est celle des mondialistes. 


                    • Pyo123 10 mars 2010 19:05

                      Très très drôle et profondément stupide…

                      Rousseau, Voltaire… Vous devriez lire…

                      PS : première étape de la création de la vie : la cellule qui s’individualise de l’extérieur…
                      PS2 : pas d’espèces sans barrières (pas de spéciation sans barrière)…
                      PS3 : pas d’individu sans barrière (première barrière : la peau, organe le plus volumineux du corps, partagé, sous une forme ou une autre par tous les organismes vivants)
                      PS4 : homme chasseur cueilleur : territoire de survie. Ensuite agriculteur : on délimite le champ (c’est mon travail pas celui de l’autre) et on le protège des autres organismes (humains ou animaux)

                      Désolé de casser les idéologies « politiquement correctes » de bobos qui faisait déjà rire Cro-Magnon…

                      Pyo


                    • rastapopulo rastapopulo 10 mars 2010 19:37

                      Parce-que c’est pas des hommes, les chinois, les indiens, les brésiliens, les maliens... ?!

                      Euh... je prend l’exemple de la technologie ferroviaire offerte au peuple chinois par le gouvernement protectionniste de Lincoln qui est vue comme une offense par l’empire libre -échangiste esclavagiste (et oui le libre échange est né avec l’empire britannique esclavagiste !!!). Il y a des limites à la déformation de propos tout de même !

                      Humphrey, ravi de découvrir en vous un frère spirituel sur ce sujet.

                      Et bien votre fratrie de mondialiste nie la variété des cultures en imposant le mélange et affaiblit les institutions à même de protéger la variété dans chaque pays. Il y a de quoi être fier en effet. 


                    • Humphrey Binsucet 10 mars 2010 19:45

                      De meme Arthur. 
                      La seule barriere est les limites physiques de notre planete (pour l’instant). A la lecture de certains posts, je me demande si certains ne feraient pas une differienciation entre les sujets . Sujets d’une meme espece pourtant, l’espece humaine.
                      Et par làmeme, ils sous-estimeraient l’incroyable capacite d’adaptation de l’espece humaine aux changements.
                      A celui qui parle de cro-magnon :
                      au depart tout ce qui est autour de ma grotte et du point d’eau est a moi.
                      Puis tout ce qu’il y a autour de mon village est a moi.
                      Puis tout ce qu’il y a autour de ma region est a moi.
                      Puis tout le pays est a moi.
                      Puis tout le continent (europeen) est a moi.
                      Prochaine etape : 2 continents
                      Puis 3 .... et enfin la terre a tous les terriens.
                      C’est le propre d’une espece dominante .

                    • rastapopulo rastapopulo 10 mars 2010 19:59

                      entre une minorité d’ex-colons nantis et une majorité d’ex-colonisés miséreux,

                      En quoi le passé sera réparé en abandonnant les leviers de pouvoirs aux mêmes mondialistes ?

                      Rockfeller’s, Morgan’s, CIA, MI5,... est ce qu’ils existent encore dans votre monde ?

                      http://mccomber.blogspot.com/2007/04/le-mauvais-sicle-5-les-morgan.html

                      J’en reviens toujours au même exemple tellement je suis choqué de son ignorance :
                      ex. Mussolini : 6300€/semaine du MI5 depuis 1917 pour conditionner l’opinion à la guerre avec son journal et 100 millions de Morgan en 1926. C’est OFFICIELLE maintenant (le prêt l’était à l’époque, mais les traites des chèques du MI5 sont retrouvé récemment).

                      Voilà le vrai visage du mondialisme, l’ignorance des magouilles derrière les beaux discours.


                    • rastapopulo rastapopulo 10 mars 2010 20:01

                      Puis 3 .... et enfin la terre a tous les terriens.

                      abstraction faite des jeux de pouvoir pour la domination mondiale contre lequel il faut se protégé


                    • rastapopulo rastapopulo 10 mars 2010 20:25

                      Où est la variété ?


                    • rastapopulo rastapopulo 11 mars 2010 19:27

                       un mur infranchissable

                      Quelle blabla pour continuer une pression à la baisse des salaires chez nous et la fuite des cerveaux en occident (qui est une honte pour les pays d’origine c’est une évidence), alors qu’il il faudrait empêcher l’immigration DE MASSE (et donc partager les technologies au niveau des nations et non par des accords strictement commerciaux).

                      Quel blabla tout ça pour continuer le nivellement par le bas alors qu’il faudrait taxer les délocalisations pour salaires et conditions sociales plus basse.

                      Quant à la variété qui consiste en une différence d’espérance de vie de plus de 30 ans

                      En quoi la variété se limite à espérance de vie ? Toujours des exemples émotifs mal placés. Je suis contre le mondialisme anglosaxon antiprogrès et donc pour le progrès scientifique démocratisé. 

                      Vous ne m’interdirez qui plus est jamais de m’intéresser à la culture masaï 

                      Qui parle de l’interdire ? Pas moi, mais s’intéresser à la vision non anglosaxonne de l’Histoire n’est pas interdit aussi.

                      Cadeau :
                      http://www.egaliteetreconciliation.fr/Histoire-du-Nouvel-ordre-mondial-2661.html


                    • denis84 10 mars 2010 17:49

                      100% en phase avec l’article

                      Et surtout qu’on nous dise pas qu’une Europe protectionniste est impossible car nous dépendons trop de l’exportation vers l’extérieur de l’Europe et du commerce « mondial »
                      1- voir la magouille récente des US anti-EADS , pur protectionnisme
                      2- que nous achètent les Chinois ?
                      3- qui sont nos principaux partenaires économiques ? Et ben ce sont des EUROPEENS !!

                      Si nos élites et leurs « mandants » continuent leur « jeu » actuel ,nous n’aurons plus rien à vendre (meme la haute technologie ayant été transférée aux BRIC) ,et plus de pognon pour acheter quoi que ce soit (y compris en provenance des pays à bas couts !!!!!)

                      Mais comme leur oeuvre de décérébration des peuples européens est réussie,personne ne semble s’en rendre compte,malheureusement


                      • Marc Bruxman 10 mars 2010 19:39

                        Méfiez vous quand même, il y a beaucoup de ceux qui militent pour le protectionisme et qui après viennent chialer. 

                        Au hazard, combien votre entreprise réalise de chiffre d’affaire à l’export ? Dans mon cas plus de 60%. Donc on vire 60% des employés ? Attention à ne pas chiffrer la branche sur laquelle vous êtes assis ! 

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