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Accueil du site > Actualités > Politique > Les godillots de Macron

Les godillots de Macron

Pour la plupart, ils sont armés de bonnes intentions, les 308 députés labellisés « La République En Marche ». C’est notamment le cas de tous les novices venus de la société civile avec l’ambition de servir au mieux les intérêts de la Nation. Mais leur désir de se montrer dignes de leur fonction risque de se heurter à la volonté dominatrice de l’exécutif. Et pour cela ni Macron ni Philippe n’auront à leur imposer quoi que ce soit : la docilité de ces élus s’imposera d’elle-même...

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Les députés LREM (photo Le Figaro)

Le nombre est impressionnant : 169 des 308 députés qui forment le groupe parlementaire La République En Marche n’ont jamais exercé le moindre mandat électif avant les législatives de 2017 ! La plupart d’entre eux n’avaient même jamais eu le moindre engagement politique avant de rejoindre les rangs d’En Marche ! puis de postuler avec succès à l’investiture LREM. Et c’est avec un bel enthousiasme que ces nouveaux élus ont fait leurs premiers pas à l’Assemblée Nationale. Leur objectif : servir « le projet de Macron pour la France », certes, mais en affichant « en même temps » leur détermination à rester eux-mêmes, à ne pas trahir les promesses faites à leurs électeurs de redorer le blason de la représentation nationale. À entendre ces élus, pas question de brader leur liberté de conscience, et a fortiori d’avaler des couleuvres pour lesquelles ils n’auraient pas d’appétit.

Comment ne pas adhérer à cette belle vision du travail parlementaire, centrée sur l’intime conviction qu’il appartient à chaque député, tant au sein des commissions que dans l’hémicycle, de défendre les intérêts du peuple de France ? Et cela en s’opposant, le cas échéant, aux manœuvres partisanes qui ont tant contribué à décrédibiliser l’action publique ces dernières décennies.

Voilà qui est fort sympathique, convenons-en. Mais allez savoir pourquoi, l’on ne peut s’empêcher d’observer tout cela avec un regard quelque peu ironique. Car ces femmes et ces hommes inconnus, investis de la belle mission de représenter ceux qui les ont élus, font à l’évidence preuve, pour la plupart d’entre eux, d’une déconcertante naïveté. Ils se rêvent en Condorcet, en Jaurès, en Lamartine, en Mirabeau ou en Tocqueville ; ils ne seront, comme leurs collègues venus des vieux partis par opportunisme électoral plus que par conviction, que des godillots anonymes du macronisme.

Et cela pour une raison simple : comme l’a annoncé Macron devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles le 3 juillet, le nombre des députés sera réduit d’« environ un tiers » en vue du prochain rendez-vous législatif. Une réforme de la loi électorale qui se traduira de facto par la suppression de près de 200 sièges et une profonde restructuration de la carte électorale ; avec à la clé des circonscriptions d’autant plus élargies que le président entend également introduire « une dose de proportionnelle ».

Il résultera de ces importants changements une grande insécurité pour les députés LREM qui, ayant pris goût à l’exercice parlementaire ou aux avantages qui lui sont liés, ambitionneront de se représenter en 2022. Or, qui peut sérieusement croire que la gouvernance Macron aura tourné le dos aux vieilles pratiques et révolutionné les processus d’investiture en vue de cette prochaine échéance législative ? À l’évidence, personne !

Et c’est ainsi que seuls les plus dociles des députés LREM toucheront le Graal sous la forme d’une nouvelle investiture dans 5 ans. Autrement dit, ceux qui auront voté sans sourciller les projets de loi présentés par l’exécutif, ceux qui se seront abstenus de tenir des propos critiques devant les micros des journalistes dans la salle des Quatre colonnes, et cerise sur le gâteau, ceux qui auront soutenu dans les médias la « remarquable action » du président de la République et de son Premier ministre. Tous les autres passeront à la trappe, et cela, Mesdames et Messieurs les député(e)s LREM le savent d’ores et déjà.

Plus que jamais Macron est « en marche », bien déterminé à aller le plus loin possible sur la route des réformes libérales. Et pour cela, rien de tel qu’être doté de solides godillots !


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160 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 12 juillet 09:00

    avec l’ambition de servir au mieux les intérêts de la Nation ..... 


    Même si cela doit se faire au détriment des citoyens , remonter un pays en descendant ses habitants ne mènera qu’au chaos et a la misère ......

    • Fergus Fergus 12 juillet 09:22

      Bonjour, zygzornifle

      A nuancer : il y a toujours des gagnants et des perdants. Et si l’on voit le taux de pauvreté atteindre un niveau inquiétant, l’on constate également qu’il n’y a jamais eu autant de grosses berlines en circulation dans notre pays et autant de foyers suréquipés au plan des nouvelles technologies.

      Cela dit, le plan économique de Macron contribuera sans doute à accentuer ces différences. Mais pourra-t-on, pour autant, parler de de « chaos » et de « misère » ? Pas si sûr, même si la précarisation accrue qu’induira la future loi Travail se traduira par des difficultés supplémentaires pour un nombre croissant de nos concitoyens.

      La question, à cet égard, est la suivante : les Français sont-ils, en 2017, prêts à accepter cette précarisation porteuse, si l’on en croit la doxa libérale, de recrutements en plus grand nombre du fait d’un assouplissement des règles d’embauche et de licenciement ? Réponse en septembre.


    • Ben Schott 12 juillet 10:03

      @Fergus
       
      Vous concourrez pour le titre du meilleur euphémiste ?
       
      Ainsi, le chaos et la misère, dont vous semblez bien à l’abri, ne serait qu’une « accentuation des différences », à laquelle le plan économique de Macron n’aura que « contribué » ! Car « il y a toujours des gagnants et des perdants », n’est-ce pas ? Et les « perdants » ne le sont pas tant que ça, allez, ils sont saturés d’équipements technologiques !
       


    • francois 12 juillet 11:10

      @Fergus

      Dans la vrai vie :

      On chasse le RSA et on protége le fraudeur

      On persécute ce branleur de chomeur et on se prosterne de le marché libre, concurrenciel et non faussé.

      On installe une surveillance de masse pour contrer un terrorisme que l’on finance.

      Dans la vrai vie la nuance est morte.


    • Fergus Fergus 12 juillet 11:23

      Bonjour, Ben Schott

      Vous caricaturez mon propos de manière choquante !

      Où avez-vous lui que j’ai exprimé l’idée que « les « perdants » ne le sont pas tant que ça, allez, ils sont saturés d’équipements technologiques ! » ???

      Je constate au contraire que les perdants le sont toujours plus alors que les gagnants le sont eux aussi toujours plus.

      En l’occurrence, je soulignais seulement en creux que le « chaos » et la « misère » (évoqués par Zygzonifle) qui menacent les plus précarisés dans les classes populaires ne touchent qu’une partie de la population de notre pays, ce qui ne facilite pas la solidarité sociale face aux régressions sociales.

      Merci de ne pas dénaturer ce que j’écris !!!


    • gruni gruni 12 juillet 11:24

      @Fergus


      Bonjour Fergus

      « les Français sont-ils, en 2017, prêts à accepter cette précarisation... »

      Je viens justement d’écrire un article qui concerne l’usine de Smart où la direction envisage de nouvelles mesures. Tu te souviens peut-être du passage de 39 heures payées 37. Je me posais la même question que toi sur l’acceptation des ouvriers s’il y avait un nouveau référendum d’entreprise. 
      J’ajoute que dans ton article tu soulèves un sacré lièvre avec la réduction du nombre de députés, sans oublier la proportionnelle. 

    • Fergus Fergus 12 juillet 11:26

      Bonjour, francois

      Assez largement d’accord avec vous, même si « dans la vraie vie », il est quelque peu exagéré de présenter les choses ainsi.

      Mais globalement vous avez raison, et cela ne devrait pas aller en s’améliorant, eu égard à l’indifférence et à la passivité d’une large majorité de la population.


    • Robert Lavigue Robert Lavigue 12 juillet 11:28

      @Fergus

      Souligner en creux, mais avec modération, voilà la quintessence de l’art mitoyen !

      Je ne comprends pas que des esprits obtus ne comprennent pas ce que vous avez à leur faire comprendre... Le Beau, le Vrai, le Bon...


    • Fergus Fergus 12 juillet 11:39

      Bonjour, Robert Lavigue

      Persifleur un jour, persifleur toujours !

      Merci de votre contribution. smiley


    • Fergus Fergus 12 juillet 11:52

      Bonjour, gruni

      Je viens de lire et d’approuver en modération cet excellent article. Comme je l’ai écrit dans mon commentaire, à bien des égards, ce qui se passe à Hambach peut effectivement être assimilé à des expériences en « laboratoire » du macronisme, même si l’Elysée n’est pas à la manœuvre.

      Cela dit, nul doute que, comme tu l’as écrit, la présidence observe avec beaucoup d’intérêt ce qui se passe chez Smart, et sera très attentive à la manière dont réagiront non seulement les ouvriers, mais également les travailleurs de notre pays. 


    • Ben Schott 12 juillet 12:01

      @Fergus
       
      Je ne caricature rien, je souligne votre relativisme et vos euphémismes.
       
      Quand vous faites la proposition « si l’on voit A... », la proposition « on constate que B... » est faite pour relativiser la première.
       
      Idem pour « chaos » et « misère », que vous réfutiez mais dont vous admettez maintenant qu’ils menacent les plus précarisés. En vous empressant d’ajouter que ceux-ci ne sont « qu’une partie de la population » (laquelle ?)...


    • gruni gruni 12 juillet 12:48

      @Ben Schott


      (laquelle) la plus favorisée. 
      J’espère que vous ne doutez pas qu’il y a une population en France qui gagne bien sa vie. Faut-il rajouter que les plus favorisés sont les plus diplômés ; 

    • petit gibus 12 juillet 12:59
      @Fergus

      « cela ne devrait pas aller en s’améliorant, eu égard à l’indifférence et à la passivité d’une large majorité de la population. »

      Il me semble qu’actuellement + de 60 % des Français 
      sont satisfaits de leur Président !

      Jouons un peu avec cette indifférence et passivité smiley
      d’après toi dans combien de temps cette satisfaction 
      va tomber à moins de 30%
      2 mois 3 mois 6 mois ????

      Les pronostics sur A/V m’ont toujours amusé
      souvenez vous de la baudruche qui n’allez pas tarder 
      à éclater en début d’année smiley

    • Ben Schott 12 juillet 13:01

      @gruni
       
      Je ne suis pas sûr que vous ayez bien suivi. Fergus parle des « plus précarisés dans les classes populaires » qui ne sont « qu’une partie de la population de notre pays ».
       


    • troletbuse troletbuse 12 juillet 13:04

      @Fergus
      Bjr Fergus
      Voici une petite vidéo que vous devriez mettre à chaque fois que vous venez modérer un message
       smiley
      https://www.youtube.com/watch?v=m8srI3lXsaQ


    • troletbuse troletbuse 12 juillet 13:06

      @gruni
      Alors Grounichou, combien de branlettes cette nuit ? Tu as l’air fatigué  smiley


    • Fergus Fergus 12 juillet 13:40

      @ Ben Schott

      Je persiste à dire que vous caricaturez.

      Mon propos n’est pas de « relativiser » mais de souligner la diversité. Avec à la clé des préoccupations qui ne sont évidemment pas les mêmes selon que l’on fait partie des précaires ou, comme la majorité des Français, de ceux qui ne souffrent pas, voire vivent dans un réel confort.

      Quant au « chaos » et à la « misère », je vous renvoie au commentaire de Zygzornifle auquel je répondais. Or, ce commentaire était d’ordre général, ce qui ne correspond évidemment à la réalité sociologique du pays.


    • Fergus Fergus 12 juillet 13:45

      Bonjour, petit gibus

      Nous verrons ce qu’il en sera de la popularité de Macron dans les mois à venir.

      Pour ce qui est de la « baudruche », j’ai été depuis le mois de janvier de ceux - rares sur ce site - qui ne croyaient pas qu’elle allait éclater, eu égard à ce que l’on observait dans le pays mais que la majorité des intervenants d’AgoraVox se refusaient à voir.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 juillet 19:09

      @Fergus
      Bien sûr que ce sont des godillots, comme tous les Députés depuis Maastricht. Mais il faut quand même nuancer. Il y a parmi eux des gens qui viennent des entreprises, d’anciens lobbyistes qui savent parfaitement les intérêts qu’ils défendent....cf les 11 vaccins obligatoires ! Pas sûr que remplacer des militants politiques par un banquier entouré de lobbyistes soit un grand progrès pour la démocratie...


      Vous oubliez juste de dire que Macron lui -même est le godillot de Bruxelles..., genre « gouverneur de la Province France »... Qu’ils soient réélus st une question sans intérêt, ils sont les acteurs d’une mauvaise pièce de théâtre pendant 5 ans, puisqu’il est interdit de faire des politiques intérieures nationales.

      Ils servent à faire croire aux mougeons qu’ils décident, alors qu’ils ne font qu’appliquer les politiques européennes décidées par les non élus de la BCE, du FMI, de l’ OTAN et de la Commission européenne.

      Dans un monde normal, appliquer dans un pays des politiques décidées à l’étranger relève de la Haute trahison.


    • Fergus Fergus 12 juillet 19:18

      Bonsoir, Fifi Brind_acier

      « appliquer dans un pays des politiques décidées à l’étranger relève de la Haute trahison. »

      Toujours le même bobard !

      Ce qui est décidé à l’étranger l’est en plein accord avec nos propres présidents qui, en Conseil européen, ont validé et valident encore le choix des Commissaires et les orientations de la politique continentale !!!


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 juillet 20:17

      @Fergus
      Meuh... non ! Il s’agit de l’application des Traités européens, en particulier des textes qui décident des politiques à mener dans la zone euro !
      Dont le Pacte de stabilité et de croissance :


      "Le Pacte de stabilité et de croissance (PSC) est l’instrument dont les pays de la zone euro se sont dotés afin de coordonner leurs politiques budgétaires nationales et d’éviter l’apparition de déficits budgétaires excessifs. Il impose aux États de la zone euro d’avoir à terme des budgets proches de l’équilibre ou excédentaires. Il correspond au souci de l’Allemagne d’éviter qu’une fois entrés dans la monnaie unique, certains pays profitent de leur appartenance à la zone euro pour mener à nouveau des politiques laxistes. En effet, les critères de Maastricht réglementaient l’entrée dans l’UEM mais aucune règle n’avait été fixée pour contrôler les finances publiques des États une fois qu’ils en étaient membres.

      Le PSC a été adopté au Conseil européen d’Amsterdam en juin 1997. Il prolonge l’effort de réduction des déficits publics engagé en vue de l’adhésion à l’Union économique et monétaire (UEM). Cependant, à l’inverse de la politique monétaire, la politique budgétaire demeure une compétence nationale.

      Le PSC comporte deux types de dispositions :

      • La surveillance multilatérale, disposition préventive : les États de la zone euro présentent leurs objectifs budgétaires à moyen terme dans un programme de stabilité actualisé chaque année. Un système d’alerte rapide permet au Conseil Ecofin, réunissant les ministres de l’Économie et des Finances de l’Union, d’adresser une recommandation à un État en cas de dérapage budgétaire.
      • La procédure des déficits excessifs, disposition dissuasive. Elle est enclenchée dès qu’un État dépasse le critère de déficit public fixé à 3% du PIB, sauf circonstances exceptionnelles. Le Conseil Ecofin adresse alors des recommandations pour que l’État mette fin à cette situation. Si tel n’est pas le cas, le Conseil peut prendre des sanctions : dépôt auprès de la BCE qui peut devenir une amende (de 0,2 à 0,5 % PIB de l’État en question) si le déficit excessif n’est pas comblé."

    • wesson wesson 12 juillet 22:39

      @Fergus
      « [...] Et si l’on voit le taux de pauvreté atteindre un niveau inquiétant, l’on constate également qu’il n’y a jamais eu autant de grosses berlines en circulation dans notre pays et autant de foyers suréquipés au plan des nouvelles technologies. »


      est-ce à dire que vous vous en félicitez ? 

      Et même, les grosses berlines sont une histoire de crédit que les constructeurs accordent sans rechigner, et la technologie en réalité est très en dessous de son prix réel car c’est le produit iconique de la mondialisation (plus rien de l’électronique grand public ne se fait dans des pays à salaire décent).

      Vous pronostiquez sans cesse un « succès » de Macron. Ce que je vois c’est une politique erratique et surtout complètement inféodée aux divers groupes de pression. Par exemple : les cadeaux fiscaux. Pour faire plaisir à l’Europe Macron les avaient « reportés », il vient de les remettre (et surtout ceux qui vont coûter le plus cher et profiter au moins de monde possible).

      Donc, pour pouvoir rester dans les clou de l’Europe tout en baissant les impôts, il va lancer une politique d’austérité carabinée. En même temps le véritable but de sa loi travail étant de faire baisser les salaires, la consommation va chuter. 

      Tout cela vas déboucher sur une récession dont on va se souvenir. Même si « les chiffres » du chômage baissent, on va sérieusement la sentir passer. 

    • Fergus Fergus 12 juillet 22:51

      @ wesson

      « Vous pronostiquez sans cesse un « succès » de Macron. »

      Ah bon ! Où avez-vous vu cela ?

      Je pense que s’il y a succès de Macron, ce sera au profit du patronat et du grand capital, les salariés n’ayant pas grand chose à attendre de ce président. Simplement, j’attends de voir de quelle manière sera conduite sa gouvernance et quels en seront les effets avant de le clouer au pilori.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 juillet 06:23

      @Fergus
      « Fraude et évasion fiscale en France : plus de 200 milliards d’euros par an »
      Des entreprises, mais aussi des particuliers ont recours « à l’optimisation fiscale ». On peut acheter des tas de berlines avec 200 milliards, savez-vous ! Et on pourrait, surtout, renflouer les comptes sociaux !


      Mais les Gouvernements successifs en ont décidé autrement :
      "Entre 2002 et 2016, la Direction Générale des Finances Publiques a perdu 37 600 emplois, supprimés au motif que la masse salariale de la Fonction Publique pèse trop dans le budget de l’État. S’agissant d’emplois qui rapportent infiniment plus qu’ils ne coûtent, l’argument est cocasse !« 

      Quant aux décisions européennes, encore une fois, vous faites étalage de votre ignorance : c’est l’article 121 du TFUE qui permet à la Commission européenne d’élaborer les programmes économiques et sociaux pour les 27 pays européens.
      En application, bien sûr, des Traités européens !

      Quand c’est l’ UPR qui l’explique, ce sont »des bobards", quand c’est Mélenchon, peut-être finirez -vous par comprendre ?

    • Ar zen Ar zen 13 juillet 12:13

      @gruni

      A une époque, la République donnait sa chance à tous ses enfants. Albert Camus, Pierre Bourdieu ou encore Michel Onfray. 

      Aujourd’hui c’est terminé. Les élites produisent des élites et les enfants des pauvres n’ont plus aucune chance d’émerger. Les plus favorisés sont les plus diplômés et les plus diplômés sont, fruit du hasard, les enfants de l’élite ! Nous entrons de plain pied dans le nouveau féodalisme. 

    • babelouest babelouest 14 juillet 16:27

      @gruni
      Il y a une partie de plus en plus visible, mais de plus en plus étroite, de la population qui gagne bien sa vie  ; quant aux diplômes, ils sont de moins en moins un facteur de certitude, sauf les diplômes les plus nuisible (Science Po, X) qui font de magnifiques hyper-étroits d’esprit promis aux plus « belles » places.


    • Vraidrapo 15 juillet 04:11

      @Fifi Brind_acier
      A ce sujet, un Texte pertinent en page 19 (*) du Diplo de juillet, commis par Dieter Grimm.
      Il est issu d’une Conférence prononcée à l’invitation du Collège de France, le 29 mars 2017.
      Et France-Intox n’en a même pas parlé dans sa matinale...
      (*) Redonner à l’Union une base politique légitime - Quand le juge dissous l’électeur


    • Extra Omnes Extra Omnes 12 juillet 10:03

      La ripoublic des godillots contre les insoumis (qui ne sont rien) et les fachos lepenistes (qui sont moins que rien), c’est parfait pour le monarc.
      Le monarc sait-il que parfois l’absolutisme fait raccourcir la taille d’une bonne tête ? Trogneux va-t-elle bouffer des brioches ?


      • Fergus Fergus 12 juillet 11:32

        Bonjour, Extra Omnes

        Le fait est que Macron dispose des meilleures conditions possibles pour accentuer la politique de régression sociale engagée par ses prédécesseurs.

        Quant à se faire « raccourcir », on en est encore très loin. A cet égard, la mobilisation des Français contre la future loi Travail sera un indicateur de première grandeur. S’il n’y a pas plus d’opposition que pour la loi El Khomri, alors ce texte passera sans difficulté, et avec lui la réforme des retraites qui le suivra de quelques mois. A suivre...


      • francois 12 juillet 14:31

        @Fergus

        Les syndicats n’y opposeront qu’une protestaction de façade, cette loi est une coquille vide que même les DRH ne veulent pas voir en ce qui concerne l’inversion des normes et le dumping sociale qu’elle entrainera.Le marché régulé et assisté a du bon pour le monde de la grosse PME.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 juillet 19:28

        @Fergus
        Si les syndicats protègent l’ Europe comme ils l’on faits l’an dernier, la loi passera comme la précédente... Cf la déclaration commune des syndicats en juin 2016.


        J’attends septembre et les déclarations de Mélenchon, lui qui sait parfaitement que c’est l’Europe qui décide ! « La loi El Khomri, c’est la faute à l’ Europe ! »

        Croire que la mobilisation peut faire changer les choses, c’est encore une belle arnaque des européistes, qui transfèrent sur les citoyens la responsabilité européenne qu’ils cachent soigneusement.

        Fergus, vous savez que les Grecs ont fait plus de 20 000 manifestations, et qu’ils sont ruinés ?


      • Vraidrapo 15 juillet 04:22

        @Fifi Brind_acier
        Le peuple grec aurait dû s’inspirer de l’exemple islandais malgré la différence de monnaies. « On » n’allait quand même pas envoyer l’OTAN bombarder Athènes !?...
        Pour le malheur des pays méditerranées, les élites sont plus facilement corruptibles que dans le Nord. Il me semble qu’un des Penseurs emblématiques de la France d’avant avait commis un ouvrage sur le régime politique en fonction de la taille, du Climat...
        Du livre XIV à XVIII, Montesquieu professe sa théorie sur les climats, qui seraient un facteur d’explication du comportement des peuples. Selon Montesquieu l’intelligence, la force et le courage sont déterminés par les conditions climatiques. Pour lui les personnes vivant dans des climats chauds sont plus enclines à la paresse, développent moins l’esprit d’entreprise et sont moins honnêtes que les populations des climats froids qui sont plus intelligentes, plus courageuses et plus entreprenantes. Cette partie de l’œuvre a eu une postérité plus limitée, la théorie climatique héritée d’Hérodote étant passée de mode dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle.


      • Fergus Fergus 15 juillet 09:12

        Bonjour, Vraidrapo

        « les élites sont plus facilement corruptibles que dans le Nord. »

        Le vrai problème de la Grèce - je l’ai déjà évoqué sur ce fil en réponse à BA - est une dette aberrante principalement due à la corruption des élites et aux dissimulations fiscales d’une grande partie de la population. C’est pourquoi la Grèce ne peut être comparée à aucun autre état de l’UE.

        Cela dit, la solution islandaise n’est applicable nulle part ailleurs : avec ses 350 000 habitants, ce pays est comparable à... l’agglomération nantaise ; qui plus est, ses rapports économiques avec la Norvège lui assurent des débouchés continentaux. Bref, l’Islande est un pays sympathique, mais qui n’est qu’un confetti sur la carte continentale.


      • baldis30 12 juillet 10:04

        bonjour,

        « ils ne seront, comme leurs collègues venus des vieux partis par opportunisme électoral plus que par conviction, que des godillots anonymes du macronisme. »

         Pourquoi utiliser un néologisme alors qu’il en existe un tout prêt ..... NEO-POUJADISME !


        • Fergus Fergus 12 juillet 11:36

          Bonjour, baldis30

          Le « macronisme » n’est, à mon avis, pas du « poujadisme » dans la mesure où ce mouvement visait a sauvegarder les intérêts des artisans et commerçants, même si, par extension, on lui a donné un sens plus large.

          Macron n’est pas comme Poujade : il sert avant tout les intérêts du grand capital.


        • Pere Plexe Pere Plexe 12 juillet 14:37

          @Fergus
          Le poujadisme qui a amener Le Pen à l’assemblée nationale c’était avant tout La Défense des corporatismes.

          Cela meme que Macron entend faire disparaître...
          En bon libéral il promeut la finances les riches et la concurrence acharnée pour les laborieux...


        • Fergus Fergus 12 juillet 15:50

          Bonjour, Pere Plexe

          D’accord avec vous.


        • francois 12 juillet 11:06

          les cocus vont être nombreux.

          Sarko, cocufié

          Hollande, cocufié

          Macron, cocufié


          • Fergus Fergus 12 juillet 11:38

            @ francois

            Le problème est moins d’être régulièrement « cocufié » que de s’y habituer en abandonnant progressivement toute rébellion. 


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 juillet 19:42

            @Fergus
            Ceux qui décident vivent pénardement à l’ étranger, ils se sont fabriqué des statuts qui les mettent à l’abri de toute poursuite judiciaire, ils s’en foutent des manifs !!
            Les Grecs ont fait plus de 20 000 manifestations, ils n’ont rien obtenu du tout.


            Vous êtes machiavélique :
            - Vous savez que le programme de Macron est imposé par Bruxelles, mais vous ne le dites pas.
            - Vous refusez de sortir de l’ UE, comme toute la Gauche d’ailleurs.
            - Vous pleurnichez sur les conséquences de l’ Europe et de votre propre incurie. 
            - Et vous vous dédouaner de vos responsabilités en appelant à la mobilisation.

            Vous représentez la Gauche que j’exècre.

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