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Accueil du site > Actualités > Politique > Les Inégalités en France : Retour sur les contre-vérités

Les Inégalités en France : Retour sur les contre-vérités

Le bouclier fiscal a du plomb dans l’aile. Face aux attaques et à la volonté présidentielle de « sauver le bouclier », les fidèles de Nicolas Sarkozy multiplient, depuis quelques jours, les interventions médiatiques en avançant les arguments les plus grossiers et des chiffres abracadabrantesques.

Défiscaliser plus pour gagner plus ?
 
Trop c’est trop  ! Bombardé depuis 3 ans par la gauche, et mis en défiance par une partie de la majorité, le bouclier fiscal a du plomb dans l’aile. Face aux attaques et à la volonté présidentielle de « sauver le bouclier », les fidèles de Nicolas Sarkozy multiplient, depuis quelques jours, les interventions médiatiques en avançant les arguments les plus grossiers et des chiffres abracadabrantesques.

Acturevue s’est penchée sur le dossier.

Loin des querelles politiques, nous vous livrons une vision impartiale de l’état des inégalités en France et des effets du bouclier fiscal sur les ménages, en nous basant sur les données de l’INSEE, et les études de différents économistes.

Les inégalités n’augmentent pas en France, c’est ce qu’affirmait l’INSEE dans son dernier rapport publié en décembre dernier. Les inégalités se réduiraient même avec une hausse du pouvoir d’achat annuel des ouvriers de 0.5%, contre 0.2% pour les autres catégories. Mais les calculs de l’INSEE s’arrêtent au seuil des 10 % les plus riches. Or, c’est dans cette tranche que les hausses de revenus ont été les plus importantes. Ainsi en France, les inégalités n’ont pas augmenté pour 90% de la population mais lorsqu’on va plus loin, pour les 10% des ménages les plus riches, elles ont littéralement explosé.

Le pouvoir d’achat des dirigeants de sociétés anonymes a augmenté 10 fois plus vite que celui de leurs salariés. Soit une hausse de 55% sur la période 1998-2006. Pour aller plus loin, l’économiste Thomas Piketty a étudié les déclarations de revenus des ménages les plus riches. Il a ainsi mis en évidence que les 0.01% des salariés les mieux payés ont vu leur rémunération augmenter de 69% lors des 10 dernières années. L’économiste Camille Landais a également mené une étude qui montre que les revenus des 10% les plus riches ont augmenté deux fois plus vite que les autres, ce qui entraîne le creusement rapide des inégalités en France.

La situation des ménages les plus riches en France se synthétise donc de la façon suivante : les 5% les plus riches ont vu leurs revenus déclarés augmenter de 11% depuis 1998, les 1% les plus riches de 19%, les 0.1% de 32% et au sein des 0.01% les plus riches de près de 43%. Il est donc évident que plus nous montons dans la hiérarchie des revenus, plus ceux-ci augmentent rapidement en comparaison avec l’échelle inférieure.

Les revenus du patrimoine sont le premier facteur d’inégalité en France : Ils sont générés par les biens acquis par les ménages, souvent depuis de nombreuses générations. Ces revenus représentent 9% du revenu total pour les 10% des foyers les plus riches, et seulement 3% pour les autres. Le revenu des biens immobiliers a ainsi augmenté 5 fois plus vite que les salaires. Le député PS, Manuel Valls proposait, dans une tribune du journal Les Echos le 9 avril dernier, de « revenir sur l’exonération trop généreuse des droits de succession, qui contribue à la reproduction des inégalités de patrimoine d’une génération à l’autre », ajoutant que « la rente est tout sauf moderne ! »

Les politiques fiscales ont entraîné une augmentation rapide des revenus des ménages les plus riches depuis 2000. Pour l’économiste Camille Landais, l’affaiblissement de la fiscalité « a concordé avec une augmentation rapide de la part des hauts revenus dans le revenu total ». Ainsi, la réforme fiscale de 2007 qui a introduit le bouclier fiscal a été perçue comme un « coup politique ». Sous prétexte de vouloir rendre la France plus attractive et éviter l’évasion fiscale, le gouvernement a diminué l’IRPP*, l’impôt sur le revenu. Cette réforme vise dans les faits à limiter le taux d’imposition des ménages les plus riches à 50%. Ce taux d’imposition prend en compte l’IRPP* la CSG* et L’ISF*. Le coût de cette mesure est de plus de 5 milliards d’euros par an, ce qui correspond à 0.3% du PIB.

Les ménages les plus riches ont bénéficié de ce bouclier fiscal. Si l’on se fie au discours de la majorité présidentielle, le bouclier fiscal profite à l’ensemble des personnes qui paient l’impôt sur le revenu, c’est-à-dire la moitié de la population. Cela est vrai ; en effet, le bouclier fiscal permet aux ménages de payer moins d’impôts, mais l’abattement présente des disparités énormes en fonction du revenu. Grâce à la défiscalisation, ce sont les revenus des plus riches qui ont explosé.

Le bouclier fiscal a donc entraîné le creusement des inégalités, car la réforme n’a pas profité à tous de la même façon. Ainsi, pour un ménage qui gagne entre 50 000 et 70 000€ par mois, le gain sera de 18% alors que pour le ménage qui gagne 7000€, le gain ne sera que de 1.5%. L’impôt n’est donc pas « plus juste » contrairement à ce qu’avait annoncé le gouvernement avant l’application de la réforme.

Les bonus, les intéressements, les actions gratuites ou les stocks options ont modifié la composition des hauts salaires, et contribué à l’explosion de ceux-ci par rapport au reste de la population. Mais il nous faut mettre en relief la situation européenne avec les pays anglo-saxons. Selon Camille Landais, « les niveaux de concentration de la richesse varient du simple au triple entre pays anglo-saxons et d’Europe continentale, alors qu’ils étaient tout à fait équivalents il y a à peine vingt ans ». Les patrons du CAC 40 perçoivent ainsi une rémunération de 39% inférieure à celle de leurs collègues américains ou britanniques. Ce qui équivaut par an, à 367 années de smic pour les anglo-saxons contre 308 pour les Français.

Les inégalités de revenus se creusent donc en France entre les 10% les plus riches et le reste de la population. Le bouclier fiscal adopté en 2007, à l’heure du Sarkozysme triomphant est aujourd’hui remis en cause par une grande partie de la classe politique au nom de la justice sociale. Cette mesure est d’autant plus insupportable dans le contexte de crise économique et des déficits records des assurances santé et vieillesse... Le nouveau ministre du budget, François Baroin, a dû reconnaître que le fisc avait, dans le cadre de ce bouclier, remboursé à16350 personnes la coquette somme de 585.5 millions d’euros, ce qui nous donne un montant avoisinant les 35 814 euros par personne ! Thomas Piketty a repris la célèbre phrase du Président Roosevelt en déclarant qu’ « il faudrait taxer les 0.01% les plus riches à hauteur de 80% pour réduire les inégalités. Le président centriste de la commission des finances du Sénat Jean Arthuis a, quand à lui, déclaré que « le bouclier est une mauvaise réponse à un mauvais impôt. »

Adrien Rozès

 

  • *CSG  : La contribution sociale généralisée est un impôt français institué le 16 novembre 1990, qui participe au financement de la sécurité sociale.
  • *IRPP : L’impôt sur le revenu des personnes physiques est un impôt direct mis en place durant la première guerre mondiale. C’est un impôt progressif, les citoyens sont donc imposés selon leurs revenus. Il représente en 2006 17% des recettes de l’Etat, ce qui permet à peine de couvrir les intérêts générés par la dette publique de la France.
  • *ISF : L’impôt de solidarité sur la fortune est un impôt sur la fortune payé par les personnes physiques et les couples détenant un patrimoine net supérieur à 790 000 euros (seuil au 1er janvier 2010)

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35 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 17 avril 2010 08:24

    Comme disait Warren Buffet : « Il y a actuellement, une guerre entre les riches et les pauvres, et c’est ma classe, celle des riches qui est en train de la gagner ».
    Bien évidemment que les revenus des ultra-riches augmentent puisque toutes les décisions vont dans ce sens.
    On assiste à la mise en place d’une société fasciste de collusion entre les politiques et le milieu économique, dont le maintien sera assuré par la paupérisation, donc fragilisation, de tout le reste de la société.

    Que faire ?
    En fait, ils ne sont forts que parce que nous sommes « à genoux », divisés...

    Je reste convaincu


    • Alpo47 Alpo47 17 avril 2010 08:28

      .... qu’une réaction salutaire viendra d’ un grand nombre d’entre nous, lorsque nous serons acculés, avec pour seuls choix : réagir ou disparaitre en tant qu’individus libres.


    • gimo 17 avril 2010 10:44

      car  !!là est le point faible !!!! de ne pas être uni !!!!!!!! tout est là !!!!!!!
      le jour ou
      le peuple qui soufre s’unira 
      alors sa vie digne sera  !!!!!!


    • jcbouthemy jcbouthemy 17 avril 2010 15:21

      C’est une illusion de croire qu’un peuple asservi finira inéluctablement par se révolter.

       L’exemple des juifs pendant la deuxième guerre mondiale nous démontre le contraire. Ils ne furent pas les seuls. Les tziganes, les communistes, les homos...
      Je crains que nous nous comportions de la même façon...

      Nous sommes tellement persuadés que l’injustice ne saurait toujours triompher que nous nous contentons d’espérer en attendant ce grand soir qui rétablirait un juste équilibre.
      Pendant ce temps là, les situations continuent de se dégrader, d’emporter ceux qui ont connu des temps meilleurs et les jeunes s’adaptent à leur façon à cette donne qui leur est imposée comme la norme.

      L’esclavage n’a pas été aboli par les esclaves eux mêmes en dépit de tous ceux qui se sont révoltés contre le système en en payant le prix fort.

      Si il a pu se maintenir c’est parce qu’il profitait à tellement de monde que personne n’avait réellement intérêt à le supprimer. C’est lorsqu’il est apparu comme économiquement dépassé que les gouvernants ont accepté de mettre leurs actes en conformité avec la morale.

      En ce qui concerne la situation actuelle, j’ai malheureusement l’impression d’assister à la mise en place d’un système qui considérera comme normal le traitement différent des individus en fonction de critères que l’on nous fera accepter comme incontestables.

      La pire des erreurs, ce serait de croire que ceux qui ont accepté le servage, les castes et autres traitements différenciés étaient tellement différents de ce que nous sommes.

      Quant à savoir ce qu’il faudrait faire pour éviter une telle régression, j’avoue l’ignorer...


    • gimo 17 avril 2010 18:05

      jcbout

       c’etait vrais dans le passé
      tout se tien dans cet équilibre ils sont trop gouter au confort
      de la !!!! le laisser aller pour les profiteurs ( c’est la contrepartie)
      si ils vienne a manque  !!!
      alors tout en sachant  !!et( plus d’’ignorance)
      histoire n(est jamais écrite d’avance  !!!!
      bien que les époques ne sont pas comparables
      il est vrai que le clivage ( bourge /prolo est plus mince
      il ne suffit point d’être bourge pour savoir 
      et internet bien qu’il semble anodin est un puissant difuseur (de bouche a oreille)


    • King Al Batar King Al Batar 17 avril 2010 10:05

      Il n’y a pas besoin que les inégalités augmentent pour que la vie soit de plus en plus dure.

      S’il y a toujours eu des inégalités entre les pauvres et les riches, elle ne se sont pas forcément accrues, le problème c’est que les classes moyennes ont de plus en plus tendance à avoir le même niveau de vie que celle plus pauvres (du fait de la non augmentatioin des salaires à mettre en rapport avec l’inflation subit il y a peu, qui s’est résorbé, ainsi que la multiplication des aides).

      Donc il ya juste plus de gens qui en chient c’est tout.

      L’autre jour j’ai lu un dialogue parodique entre deux riches qui m’a beaucoup fait rire :

      « Mais bon sang, je sais ou trouver de l’argent !

      - Ah oui et ou ca ?

      - dans les poches des pauvres, pardi !

      - Mais les pauvres n’ont pas d’argent ???!

      -Oui, mais ils sont tellement nombreux.... »


      • thomthom 17 avril 2010 11:02

        le vrai courrage politique, ça aurait été de supprimer l’ISF (l’impot le plus infame qui soit) au lieu d’imposer le stupide et profondément injuste bouclier fiscal
        du sarkosy tout craché.


        • HELIOS HELIOS 17 avril 2010 11:43

          .... le vrai courage politique... comme vous dites c’est de mettre en place une reforme fiscales complete et sincère :

          — mettre en place un impot progressif que tous le monde paye...
           
          — reduire au maximum tout ce qui n’est pas impôt (tva et autres taxes plus ou moins sulfureuses) et faire en sorte de respecter la regle republicaine qui consiste, je vous le rapelle, a ce que ce soit le parlement qui vote l’usage de l’argent recolté et non pas comme cela s’est passé et se perpetue aujourd’hui, l’affectation directe... rapellez vous la vignette automobile pour les vieux et encore maintenant la TIPP pour les routes !

          — supprimer toutes le exceptions (niches fiscales) et ne conserver que celles qui correspondent a une orientation politique claire, et apres evaluation et simulation pour eviter les effets pervers et non désirés.

          — enfin, remettre le pouvoir de l’etat sur l’economie. Apres tout, l’etat, c’est bien les français, n’est-ce pas ? Donc, il me semble que le minimum c’est que l’etat soit plus puissant que les entreprises qui agissent sur son propre sol. Il faut donc ***casser*** la puissance des acteurs economiques en situation de monopole reel et ceux dont la puissance financiere devient trop importante. Il n’y a aucune objection acceptable a cela, pas même la mauvaise blague laissant croire que la France sera vidée de ses cerveaux et de sa puissance economique. Quand les USA ont demontés Bell, personne n’est parti est les « babies Bell » se portent bien. Et même si c’etait le cas, le devoir de l’etat serait alors de constituer une entreprise publique pour offrir le service ou le produit jugé indispensable que le secteur privé ne veut pas assumer, mais sur ce point là, laisser moi douter de cette hypothese...

          En d’autres termes, le vrai courage politique c’est que l’etat s’occupe des francais en regardant l’interet général plutot que l’interet des plus riches. Et si les pouvoirs economiques ne sont plus aussi puissants, les electeurs redecouvriront également la liberté du choix politique.... vous me suivez bien ???

          Il est en plus faux de dire que lorque les entreprises s’enrichissent, tout le monde en profite. C’etait vrai quand les entreprises de dimension locale n’avaient pour actionnaires ou porteurs de parts sociales, que des habitants locaux et/ou d’autres entreprises locales.
           Or, vous le savez bien, maintenant les actions sont majoritairement detenues par des banques et autres organismes financiers, qui pompent sur les marchés internationaux toute la croissance ne laissant rien, vraiment rien, au tissu economique local d’autant plus que la repartition travai/capital se fait au detriment du travail, essentiellement local, lui !

          Bonne journée...


        • finael finael 17 avril 2010 11:17

          Oui les inégalités se creusent, et ce n’est pas vraiment nouveau.

          Ce qui l’est c’est la très forte augmentation du nombre de riches et l’augmentation parallèle de leurs revenus (les 10% les plus riches).

          Comme vous l’expliquez, la disparité même au sein de ces 10% est énorme

          Ce qui est frappant c’est que suivant la façon dont ces revenus sont obtenus, plus on monte dans l’échelle sociale, plus ce sont les parts du revenu du patrimoine et des revenus « exceptionnels » (stock-options, plus-values, ...) qui comptent. Or ce sont les revenus les moins taxés.

          Ce qui ressort de cette étude de l’INSEE (qui confirme le nombre de 8 millions de pauvres) c’est aussi la stagnation des revenus pour les 90% restant de la population, alors qu’en raison de l’inflation, leur pouvoir d’achat est en baisse. Les plus exposés restant les familles monoparentales, les immigrés et les chômeurs.

          Cette concentration des richesses en haut de l’échelle comme l’immobilisme social pour la majorité (voire le déclassement par le chômage) nous renvoie à près d’un siècle en arrière (le pourcentage de « rentiers » étant revenu au niveau de celui de 1913).


          • HELIOS HELIOS 17 avril 2010 12:02

            Le problème ne me semble pas provenir, comme vous l’exprimez, de la rente.

            Pour obtenir une rente, il faut avoir travaillé et fait des benefices sur lesquel on a payé sa contribution a la société.

            Le rentier dont on parle, est bien celui qui est devenu, au fil de sa carriere ou de son heritage, proprietaire de quelques entreprises dans sa ville ou sa region, qui possede quelques appartements etc... et qui en vit. Ce même rentier participe, par sa position sociale au décisions de sa communauté (ville ou region toujours) mais ne peut pas aller contre son interet puisqu’il est immergé dans son territoire.

            Il ne faut donc pas confondre le « rentier » qui est un acteur economique comme un autre et qui a une part de responsdabilité dans son tissu economique, et.... le predateur economique, qui n’est pas nécessairement rentier et qui lui n’a aucun interet dans ce même tissu economique.

            Le « rentier », le predateur economique donc, qui depuis Paris (ou d’ailleurs) decide de fermer l’usine dont il est proprietaire a travers une holding financiere. ; se fiche eperduement des gens au chomage. il n’a aucun interet economique dans la boulangerie du coin ni chez le garagiste ou le maçon, et n’a pas de petits neuveux qui vont a l’ecole...

            C’est a ce systeme la qu’il faut s’opposer... non pas aux personnes qui ne font qu’utiliser le systeme, mais aux mecanismes economiques qui permettent d’en arriver là.

            Je le repete, si vous m’avez déjà lu, il faut a mon avis redonner a l’entreprise sa fonction sociale qui a été oublée depuis qu’on ne parle plus de « directeur du personnel » mais de « directeur des ressources humaines », se gerant donc comme on gere les ressources en matieres premieres... et bien sûr accompagner cela d’une refonte complete et profonde des mecanismes comptables redonnant d’une part de la valeur au travail et limitant au maximum les effets anticoncurrentiels des amalgames de couts sur les produits et services...


            on peut bien rever, non ? a defaut de descendre dans la rue !


          • finael finael 17 avril 2010 16:19

            Un « rentier » est quelqu’un qui vit des revenus de ses placements, qui ne travaille donc pas.

            La quasi-totalité de ces rentiers (98%) le sont par héritage (ils ont hérité de l’usine de papa, ou de ses actions, ...). Contrairement à la légende libérale, on ne « devient » pas riche, on naît riche. Ce sont toujours les mêmes 2% d’exceptions qu’on nous ressort à titre d’exemple.

            En cela ce sont bien des prédateurs de l’économie : quelle est leur « utilité commune » par laquelle, suivant la Déclaration des Droits de l’Homme, devrait se justifier leur richesse.

            Quant au « rôle social » de l’entreprise, c’est un néologisme trompeur. L’objectif de toute entreprise privée est de produire du profit ! pas de jouer un rôle social.

            Ce n’est pas parce que beaucoup d’entre elles, entreprises de production, ont joué un rôle social tant qu’elles employaient de nombreuses personnes qu’il s’agit de leur fonction principale.


          • HELIOS HELIOS 17 avril 2010 20:38

            Merci de discuter avec moi...

            Permettez moi de vous dire NON ! Non a ce que vous pensez être le rôle de l’entreprise.

            L’entreprise n’a pas pour but de dégager des profits, mais de creer de la richesse. C’est en faisant cette confusion qu’on arrive a justifier n’importe quoi y compris l’injustifiable.

            Avec cette approche (celle que vous avancez, ...les profits) on justifie le lessivage du pouvoir d’achat en vendant des produits au prix maximum que peuvent payer les consommateurs — et même quelquefois plus —, sans aucun lien avec aucune des regles de coût ou de disponibilité. C’est une approche financière completement theorique et deconnectée de la condition humaine de la societé.

            Lorsque cela touche des domaines comme la mode ou le luxe en général, on peut accepter la petite frange qui pratique cette approche. Mais accepter dans un systeme economique que cela devienne la regle générale c’est accepter que demain, pourquoi pas, ceux qui produisent la baguette de pain a 1 euro et en vendent 1000 par jours decident de n’en produire que 50 en les vendant 20 euros chacunes. Cela procure un revenu identique avec moins de travail, et le client peut (doit) acheter, puisqu’il faut bien se nourrir !

            Je sais bien que les télécom, les banques, les assurances, les grands constructeurs automobiles utilisent des modeles informatiques (je les ai, helas, construit pour eux) permettant de simuler et d’etablir une politique de production et de prix minimisant l’effort et maximisant le revenu, mais jusqu’a present il ne s’agissait que de « pomper » le revenu (encore) disponible du consommateur.

            Nous sommes passé dans la phase suivante, ou le consommateur doit faire un choix puisque les couts de ce dont il a besoin pour vivre depasse le revenu disponible. c’est une autre étape justifiée par la financiarisation des tissus economiques et la deconnexion de ces mêmes tissus avec les decideurs et acteurs... mais en aucun cas cela ne justifie la confusion avec l’approche sociale de l’entreprise.


            Quand aux rentiers, que ce soit par heritage ou par accession a la richesse productive pour eux, cela ne represente pas a mes yeux un reel probleme. En supposant que nous decidions de couper drastiquement dans les conditions de transmission des biens familiaux, il faudrait de toutes les façons les redistribuer car nous ne sommes pas dans une economie communiste. L’etat deviendrait donc proprietaire d’une usine, par exemple, au deces de son proprietaire-fondateur, comme vous le souhaitez. Qu’en ferait-il alors ? tout simplement il la vendrait, et l’heureux acquereur ne pourrait qu’etre deja riche lui-même. Cela favoriserait donc la concentration quii a mon avis est bien pire que la rente.

            J’aime bien vous lire....


          • finael finael 17 avril 2010 22:52

            Il n’est pas besoin de structure d’entreprise pour produire de la richesse : ce sont les travailleurs qui la produisent.


            L’agriculteur produit de la richesse. Il a fallu une « réforme » pour décider - d’en haut - qu’une ferme devenait une « exploitation agricole », sous forme d’un type d’entreprise.

            Cette réforme a eu pour effet paradoxal d’obliger les jeunes agriculteurs à avoir un diplôme. Dans le couple de ma soeur et de mon beau-frêre, alors que lui-même était fils d’agriculteurs et pas ma soeur, c’est elle qui est devenue le « chef d’entreprise » car elle a obtenu le diplôme en question.

            Etonnant non ?

            Vous devez bien savoir quand même qu’une entreprise qui ne dégage pas de profit est vouée à disparaître. Si une personne disposant d’argent décide de créer une entreprise, c’est bien dans le but d’en tirer profit. Que cette entreprise crée de la richesse ou non.

            Nombre d’entreprises ne créent aucune richesse : prenez les agences d’intérim par exemple, les « sociétés de service » informatique, les « Sociétés Civiles » immobilières ou autres. Les sociétés de courtage, etc, etc ...

            Par contre elles créent du profit.

            Quant à la question de l’héritage de la fortune, je sais que c’est un point qui gêne. Mais quel mérite personnel permet à un ou une héritier(e) de justifier sa position sociale ?

            Et enfin pour ce qui est des rentiers, si cela devient un problème car ils « pompent » une part grandissante de l’argent disponible. Et comme ils sont haut dans l’échelle des revenus cette partie manque de plus en plus au reste de la société.


          • brieli67 17 avril 2010 23:16

            Pour le côté paysan/

            on ne peut bénéficier d’avantages _ en général des crédits et de la subvention du jeune agriculteur que si on a suivie une formation professionnelle.
            mais un bac scientifique ( C, D E ) est équivalent à un bacc Dprime des lycées agricoles.
            donc un gros coup de pouce sans plus.

            Je rigole .... que de jeunes cons qui se sont faits niquer la gueule par leur Crédit Agricole le premier lotisseur de France et de la Grèce...)
            auto-financement et tontine familiales !! et prendre son temps pour grandir.
            Les cycles de rentabilité sont plus longs en agriculture : climat, spéculations obligent.

          • delamothe delamothe 17 avril 2010 17:14

            Vous savez à une époque on parlait des 200familles....


            • sisyphe sisyphe 17 avril 2010 17:54

              Tiens, à propos d’inégalités ; comme ça, juste en passant...

              La Ligue des droits de l’homme fresse le portrait d’une justice bafouée


              • rocla (haddock) rocla (haddock) 17 avril 2010 20:33

                Et plus les inégalités sont très inégales , voilà le plus grave ...


                • eric 18 avril 2010 08:24

                  Réagir ? Pour quoi faire, ? Vous avez tous les chiffres sous les yeux et cela ne sert strictement à rien.

                  L’essentiel des commentaires proviennent de gens qui apparemment, ne comprennent rien à l’économie, rien aux chiffres, ce qui n’est pas interdit, mais semble-t-il aussi ne comprennent rien à ce qu’ils affirment eux même ce qui est plus préoccupant....

                  Sans entrer dans le détail un exemple

                  "L’économiste Camille Landais a également mené une étude qui montre que les revenus des 10% les plus riches ont augmenté deux fois plus vite que les autres« Les 0,01 % des salariés les mieux payés ont vu leurs salaires augmenter de 69% en ....

                  Bon je vais essayer d’être très très clair, suivez moi bien

                  1 le capitalisme est un système extrêmement sauvage tourné exclusivement vers la recherche du profit à tous prix. Vous suivez ?

                  2 Sa logique égoïste est de payer le moins possible l’ensemble de ses salariés et en tout état de cause, moins que ce qu’ils rapportent, sinon il n’y a pas de profit ? Toujours d’accord ?

                  3 Si il augmente un salaire, ce n’est pas dans le but provocateur d’énerver les imbéciles en »augmentant les inégalités« , mais parce qu’il n’a pas le choix. Garder les bons, les motiver etc... Donc ceux qui bénéficient des plus fortes hausses de salaires sont, en tendance, quelques injustices et piston mis à part, ceux qui sont les plus performants bossent le plus et ont le plus de résultats. Produisent le plus de richesse pour les capitalistes.

                  4 Sur dix ans, ceux qui bossent le plus, sont les plus performant, ont vu leurs salaires augmenter en moyenne deux fois plus vite que les autres ( rappelons qu’entre le premier et le dernier décile, les revenus net après impôts et transferts connaissent des différences qui sont de l’ordre de 1 à 3, 2,46 fois je crois.)

                  Donc, entre le mec qui bosse 60 heure comme dirigeant d’entreprise pour créer des emplois, éventuellement bac plus 9 d’environ plus de 4O ans ( âge moyen des cadres dirigeant), dont le salaire dépend au moins partiellement des résultats et le débutant intermittent du spectacle à bac plus 2,5 travaillant à mi temps comme huissier à chaine à l’accueil dans un ministère, le premier à vu son salaire augmenter nominalement 2 fois plus vite. Plus les gens bossent, sont de haut niveau et ont des résultats, plus leur revenus augmenteraient vite.
                  C’est en beaucoup plus stupide, comme si on s’indignait qu’un prof en fin de carrière touche plus qu’un débutant alors que eux, de fait, on les mêmes élèves, les mêmes programmes et les mêmes horaires...SI la hausse en pourcentage de leur salaire une année est la même, en valeur absolue, le premier va voir ses revenus réels augmenter beaucoup plus que le premier. Ou qu’un licencié touche moins pour plus d’heure pour ensiegner la même chose aux mêmes sixième toute sa vie. ( mais à mon avis, là il y a de vraies injustices).

                  Mais en réalité, après le salaire, il y a des impôts. Pour les plus riches, au moins 50% pour la moitié de la population, Zero.... Donc si le riche salarié à vu son salaire augmenter deux fois plus vite, la moitié de son augmentation à été prise par le fisc. Son salaire à donc peut être évolué exactement de la même manière...Donc, avec le système fiscal français, mieux un type est payé, plus ont est obligé de ’l’augmenter nominalement pour qu’il obtienne une hausse réelle motivante de ses revenus. Et vous arrivez à croire que les capitalistes sont ravis de devoir augmenter un cadre performant de 2 euro pour qu’il puisse toucher un euro en plus ? C’est que vous n’avez rien compris à l’égoïsme du capitalisme ultraalibéral mondialisé prédateur... ;etc....

                  la conclusion logique devrait être qu’il y a une extrême injustice dans notre pays.

                  Les différences de revenu nette entre celui qui éventuellement (il y en a) ne fout rien et celui qui bosse comme un fou sont de moins de un à trois (les plus faibles au monde) l’évolution de leur revenus respectifs n’est pas complètement évidente, avant impôt le second gagnerait 2% de plus par an là ou le premier ne gagnerait QUE 1% de plus, mais compte tenu de la fiscalité et des transferts, il n’est pas impossible que le second soit en fait désavantagé.

                  D’ailleurs, dans les commissions Strauss kahnienne, Thomas Picketty et ses copains ont finis par conclure qu’on ne pouvait pas trouver d’augmentation quantitative des inégalités salariales et que donc, cela signifiait qu’elles étaient devenues qualitatives....

                  Quand on a affaire à des gens qui en sont au stade ou l’on considère les absences de différences quantitatives comme des différences qualitatives on se demande effectivement comment réagir.....

                  Au 21 ème siècle, ils continuent à avoir des vision statiques de la société, relevant de la logique des vases communiquant. Il n’est même pas sur qu’ils comprennent que les 10% de riches dont ils parlent sont une catégorie statistique. Pour en rester aux salariés, 10 ans, c’est un quart de la vie active. Tous retraité touche moins que quand il est actif. Sur 10 ans, un quart au moins de ces gens ne sont plus les mêmes en début et fin de période. Quand on va vouloir faire »payer les riches" on va prendre lesquels ?


                    • eric 18 avril 2010 11:16

                      Chanteclerc, merci de confirmer ma thèse. Vous pensez simultanément qu’un système capitaliste voué exclusivement aux profits maximum passe son temps à multiplier le nombre de bénéficiaires de prébendes, pléthoriques et parfaitement dépourvues d’utilité et qu’il passe son temps à augmenter les salaires des traders pour le simple plaisir de créer des inégalités. Un des deux termes au moins de votre affirmation doit être contestable.....


                      • eric 18 avril 2010 12:51

                        Voilà, et on en revient encore et toujours au même résultat.
                        Partout ou les gens ont un minimum de possibilité de s’exprimer, de voter,malgré les imperfections, les biais anti démocratiques réels ou supposés à la fin, ils avalident bon an mal an ce système, pour l’essentiel, plus tôt que vos idées à vous, remettant sans cesse sur le tapis la question centrale : l’ensemble des peuples des pays développés sont ils majoritairement tellement cons, incultes et manipulés malgré un sciécle de progrès de l’instruction qu’ils ne parviennent toujours pas à comprendre à quel point ils sont déficients et exploités et à quel point vous avez raison ou bien, seconde hypothèse vos idées ne sont pas adaptées à la réalité.
                        Dans la première, question subsidiaire, qu’est ce qui a permis à cette micro minorité éclairée et lucide d’échapper à la puissance dévastatrice qui réussi à abêtir 80% de la population et pourquoi en 100 ans elle n’est jamais parvenu à étendre ses lumières ? Personnellement, cette grave question m’indiffére un peu. En pratique les tenant de vos idées n’ont jamais réussi à les imposer que par la violence, pour des durées assez courtes et en pèriode de crise très grave. Mais j’essaye de me mettre à votre place. Passer toutes une vie à répéter les même chose et ne faire qu’espérer qu’un jour tout ira tellement mal que l’on aura une chance d’être entendu, cela doit être frustrant.


                        • Romain Desbois 18 avril 2010 21:50

                          L’insee se fout le doigt dans l’oeil comme le faisait Jacques Marseille. Ces personnes travaillent sur des pourcentages. Or on pourrar toujours dire qu’un smicard est plus avantagé parcequ’il a été augmenté de 2% alors que le millionnaire « seulement » de 1%. Or il vaut mieux avoir 1% d’un million qu’1% d’un smic.


                          • Romain Desbois 18 avril 2010 21:51

                            Pardon pour être dans la logique de l’explication « Or il vaut mieux avoir 1% d’un million que 2% d’un smic. »


                          • vivien françoise 19 avril 2010 15:12

                            Le message de marie-françoise commence à fleurir sur les articles d’ agoravox. Il était il y a peu sous celui de morice maintenant ici. les sectes s’implantent sur AV !
                            Sylvia


                            • mariefrancoise 19 avril 2010 15:17

                              19/04/2010

                              Avant de qualifier le centre dont je vous parle de « secte ». allez voir et on en reparlera.... !!! c’est un centre super et GRATUIT...que demander de mieux ? faut aller voir, on ne peut pas parler de quelque chose que l’on ne connait pas

                              marie-francoise (moi après tout, je m’en fiche un peu que les gens aillent voir ou pas...c’est pour eux..pas pour moi...je recrute pas !!)


                              • vivien françoise 19 avril 2010 15:20

                                Vous êtes obligée de faire le tour des articles pour y coller votre publicité ? Puisque vous vous en ficher, inutile d’en rajouter.
                                Je vous signalerai comme abus, si vous continuer.
                                Aller faire votre propagande ailleurs que sur ce site.
                                je réécrirai le même message de signalement sous chacun des vôtres.
                                Sylvia


                                • mariefrancoise 19 avril 2010 15:52

                                  19/04/2010

                                  bon je me tais....j’ai voulu vous aider et vous ouvrir à autre chose..la spiritualité est souvent la réponse à tout... !!! (je ne parle pas de religion mais de spiritualité...)...il faut comprendre les grandes lois du monde sur le karma, la réincarnation, le cycle..tant que vous ne comprenez pas cela...vous vous révolterez toujours car la justice est impossible actuellement c’est l’HOMME QU’IL FAUT CHANGER...à l’intérieur et pour cela faut comprendre certaines choses qu’enseigne ce centre dont je vous parle !!

                                  si je vous ai tous importunés, veuillez m’excuser !!

                                  marie-francoise

                                  l’extérieur tout ce qui se passe actuellement est le résultat de ce qui se passe dans l’homme...c’est à comprendre et dans ce centre, on explique plein de choses alors je veux vous aider !!


                                  • Cosmicoïd 19 avril 2010 15:54

                                    En France, ce mouvement est identifié comme « apocalyptique » par la Commission d’Enquête sur les Sectes de l’Assemblée Nationale du 22 décembre 1995

                                    http://fr.wikipedia.org/wiki/Brahma_Kumaris


                                  • foufouille foufouille 19 avril 2010 16:02

                                    « 

                                    En France, ce mouvement est identifié comme »apocalyptique" par la Commission d’Enquête sur les Sectes de l’Assemblée Nationale du 22 décembre 1995[3].

                                    En Inde, ce mouvement est bien respecté et réputé. Article dans un journal indien, 2009"

                                    le raja yoga est pas non plus accessible au debutant



                                  • mariefrancoise 19 avril 2010 16:04

                                    19/04/2010

                                    Je ne peux vous dire qu’une chose....ALLEZ VOIR ..et vous jugerez...l’apocalypse ? tout le monde en parle même la religion catholique !!!

                                    ouvrez les yeux, regardez le monde !! vous voyez bien qu’on va dans le mur !! et la spiritualité est la clef pour sortir du puit..où les hommes se débattent...le monde est fou, plein de vices et il n’y a qu’une solution..comprendre certaines choses...

                                    avec mes plus belles pensées...j’ai fait ce que j’ai pu pour vous !!!

                                    marie-francoise

                                    si vous ne voulez pas comprendre, si vous restez bloqué sur des « bêtises »..à votre aise, mais je maintiens que ce centre est GENIAL....et que demain vous irez voir en courant (rires)..parce que les temps seront tels que vous irez dans le seul endroit qui peut vous apporter un peu de paix, de joie et de bonheur !!! j’ai la foi à 100 %...cela fait 25 ans que je vais dans ce centre, je sais de quoi je parle, et je vois la protection que j’ai reçu !!!

                                    je vous aime même si vous comprenez rien (rires)


                                    • Cosmicoïd 19 avril 2010 16:13

                                      Nous les anciens on y a déjà été à Rishikesh, on est vite revenu avant d’être à sec smiley

                                      http://www.youtube.com/watch?v=vcHgME-x01M

                                      Cà me fait un peu mai aux seins que Marie-Françoise se fasse chourrer la pension alimentaire par un vieil escroc, mais bon.....


                                    • Cosmicoïd 19 avril 2010 16:21

                                      Affirmatif mon colon.


                                    • Cosmicoïd 19 avril 2010 16:35

                                      No comment smiley


                                    • mariefrancoise 19 avril 2010 16:11

                                      En France, ce mouvement est identifié comme « apocalyptique » par la Commission d’Enquête sur les Sectes de l’Assemblée Nationale du 22 décembre 1995[3].

                                      En Inde, ce mouvement est bien respecté et réputé. Article dans un journal indien, 2009"

                                      le raja yoga est pas non plus accessible au debutant...au contraire, très accessible aux débutants !!! (rires)

                                      bye bye, j’écris plus..vous savez que ce centre existe..à vous d’aller vous rendre compte !!



                                      • foufouille foufouille 19 avril 2010 16:43

                                        @ marie
                                        le raja yoga est base

                                        Le Râja-Yoga s’appelle aussi ashtânga-yoga. Ashtânga signifie « à huit membres », ce qui réflète les huit parties de cette voie. Les « huit membres » sont :

                                        • yama - Code de conduite, retenue de soi, comprenant ahimsâ, satya, astéya, brahma-chârya, a-parigraha
                                        • niyama - Niveau religieux : engagement à la pratique, étude et dévotion ; les principales disciplines dans l’hindouisme sont shaucha, santosha, tapas, svadhyâya ou siddhânta-shravana, vrata, âstikya, mati, îshvara-pranidhâna ou îshvara-pûjâna, japa, dâna, hrî
                                        • âsana - Intégration de l’esprit et du corps par la posture
                                        • prânâyâma - Régulation de la respiration qui mène à l’intéraction de l’esprit et du corps grâce au contrôle du Prana (souffle subtil).
                                        • pratyâhâra - Abstraction des sens, retrait des objets de leur perception
                                        • dhâranâ - Concentration, esprit fixé sur un point
                                        • dhyāna - Méditation profonde
                                        • samâdhi - Contemplation profonde ou état d’union avec le Dieu intérieur (Atman) ou d’absorption dans l’Absolu (Brahman).

                                        Les trois derniers membres (dhâranâ, dhyâna, samâdhi) sont appelés Samyama qui représente la partie essentielle du Raja yoga reposant sur les Yoga Sutras.

                                        tres loin du yoga courant en france

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