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Accueil du site > Actualités > Politique > Les jeunes : une force politique

Les jeunes : une force politique

Au travers de tous les bouleversements politiques et sociaux qu’a connu le Québec au cours du printemps 2012, un point important jette une lueur d’espoir sur la direction que va prendre notre société : l’implication et la mobilisation des étudiants collégiaux et universitaires, groupe social qu’on avait longtemps donné pour endormi. Il est à espérer que cette prise en main de leur avenir se poursuive au-delà du conflit et des périodes de crises, et mène les politiciens à porter plus attention à la relève, en tant que réelle force politique.

Tout d’abord, il est important à mon avis de souligner la démonstration qu’ont faite les étudiants de leur implication sociale et de leur capacité à se mobiliser. En effet, la cause de la hausse des frais de scolarité a poussé les étudiants à se concerter pour prendre position et planifier des actions conséquentes. Les organisations étudiantes, notamment la CLASSE, ont montré qu’elles étaient capables de prendre des décisions à l’échelle nationale tout en les référant aux membres, permettant ainsi de mieux transmettre les idéaux des étudiants. Cette implication, non seulement des représentants, mais de toute la population étudiante du Québec, a été à la base de la plus grande mobilisation étudiante de l’histoire du Québec, et du plus grand mouvement social en Amérique du Nord. Dépassant par son ampleur tous les mouvements étudiants précédents, cette grève se doit de faire réfléchir les politiciens sur le rôle qu’ils donnent à la jeunesse dans notre démocratie.

Sous ce point de vue, je juge qu’il serait souhaitable que le « printemps érable » puisse donner lieu à une réflexion de nos instances politiques sur la façon dont elles voient la démocratie. Serait-ce pour les citoyens de se présenter uniquement aux bureaux de scrutin pour y faire un vote et puis laisser le gouvernement décider de tout jusqu’à la prochaine élection, où bien cela laisse-t-il place à de l’écoute envers les demandes des citoyens tout au long du mandat du gouvernement ?

Pour moi, un gouvernement se doit de prendre en compte l’opinion de son peuple, et j’espère de tout mon cœur que c’est la conclusion à laquelle viendront les décideurs politiques. Sans ce minimum de connexion entre le pouvoir et les électeurs, ces derniers perdent confiance en leur capacité d’influer sur les décisions politiques, ce qui entraine un glissement vers le non-exercice des droits démocratiques fondamentaux, comme le montre les faibles taux de participation aux élections. Une des forces du mouvement étudiant, ce fut de motiver un grand nombre de personnes, outre les étudiants, en leur faisant sentir qu’elles ont un véritable impact sur la société. Cette volonté de ne pas se laisser imposer n’importe quelle mesure, Québec ne peut pas l’ignorer et doit en prendre bonne note dans l’élaboration de ses politiques futures.

Il se peut, il est même probable, que ces rêves de changements, et je dirais de grandeur, pour notre démocratie paraissent de simples chimères, mais c’est de telles aspirations qui sont à la base des systèmes démocratiques, qui ont motivé les étudiants tout au long du conflit, et c’est de telles aspirations qui sont des moteurs de changements, menant chaque fois notre société un peu plus vers l’idéal que l’on s’imagine et espère.


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2 réactions à cet article    


  • gogoRat gogoRat 2 octobre 2013 09:54
    • "place à de l’écoute envers les demandes des citoyens tout au long du mandat du gouvernement ?

      Pour moi, un gouvernement se doit de prendre en compte l’opinion de son peuple,..."


     D’où l’idée de réhabiliter une technique qui avait fait ses preuves : les cahiers de doléances !
    ( Ce n’est pas la réalisation technique qui pose problème ; c’est bien plus certainement la qualité de l’idéal démocratique porté par chacun de nous ...
     Il suffirait d’un petit noyau pour initier un brainstorming, puis un cahier des charges collectif, ... des expérimentations sur le mode ’darwinien’ ...
     une tentative de premier pas : http://okidor.free.fr/reflects/news.php?lng=fr&pg=2218
     )

    • mpag 2 octobre 2013 10:30

      au vue de leur représentation dans les élections.......... je les considérai plus comme une force invisible où tout au plus simplement audible : 

      les idées qu’elles représentent aussi louable soient t’elles n’ont aucun support dans la vie politique actuelle, 
      elles s’apparentent plus à un brainstorming sur l’évolution de la société bien plus que par son application dans la vie de tous les jours.

      En clair avant de paraître comme une force politique, faut t’il pouvoir les faire appliquer
      Pour nuancer, je dirai qu’on est bien une force bien faible 
      l’image d’un chat devant un miroir ne ressemble pas à un Lion 

      ps : je ne dit pas qu’on ne le deviendras pas un jour ;)

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Nathan Painchaud

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