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Les laïques n’iront pas à Canossa !

Les laïques n'iront pas participer à ces conférences départementales voulues pas Sarkozy et visant à préparer la révision de la loi de séparation des églises et de l'Etat.

Ils n'iront pas à Canossa !

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la loi 1905
Le jeune député socialiste Aristide Briand proposant la loi de séparation

Le gouvernement Sarkozy-Fillon poursuit son œuvre de destruction programmée de la laïcité....

Pour tester les capacités de résistance des associations laïques, il installe des conférences départementales de la liberté religieuse comme si cette dernière était menacée en France !?

C'est une escroquerie manifeste.....qui vise à terme, en fonction des rapports de force à permettre le financement public des lieux de prière.

..C'est dans le droit fil du livre de Nicolas Sarkozy : « La République, les Religions, l’Espérance"sorti en novembre 2004 ;.

Après avoir rappelé les raisons qui l’on poussé à installer le Conseil Français du Culte Musulman, Sarkozy explique son ralliement à une loi d’interdiction du port de signes religieux ostensibles dans l’école publique, tout en osant préciser  : " Les choses sont allées assez loin puisque la commission Debré a purement et simplement proposé l’interdiction de tout signe religieux à l’école, hésitant même à étendre la mesure à l’enseignement confessionnel. Cette loi de prohibition n’était ni plus ni moins que de l’intégrisme laïque". Le président de la République d'alors, Jacques Chirac a dû apprécier !

Interrogé par les deux "journalistes" sollicités, l’ex Ministre de l’intérieur en arrive à l’essentiel de son propos qui forme l’objet même de son ouvrage.

Il s’agit de réviser la loi de 1905 afin de permettre le financement par l’Etat et les collectivités territoriales des différentes religions : " A mon sens, il est temps de poser la question du financement national des grandes religions et celle de la formation "nationale républicaine" des ministres du culte. A cet effet, je suis partisan de compléments à la loi de 1905, sans en modifier pour autant la structure profonde".

Quel est l'objectif de la circulaire du 21 avril signée par le ministre de l'intérieur d'aujourd'hui sur demande du président ?

« Il aura également la mission d’animer la conférence départementale de la liberté religieuse que je vous demande d’installer à l’automne puis de réunir en fonction des enjeux locaux, à un rythme régulier. Même dans un régime de séparation il y a, et il doit y avoir, dialogue entre les cultes et l’État. Cette conférence départementale rassemblera des élus locaux […], les responsables des services publics […] ainsi que les représentants des cultes ; […] poursuivre le travail de sensibilisation auprès des élus locaux pour faciliter la création de carrés confessionnels […].  »

Comme le dit avec justesse la Fédération Nationale de la Libre Pensée :

« La liberté de conscience des citoyens, garantie par la Loi de 1905, est rabaissée à n’être plus que la liberté religieuse des communautés de croyants. »

D'autre associations laïques ont également réagi, comme le Conseil National des Associations Familiales Laïques ( le CNAFAL)

« LA LAICITE NE SE BRADE PAS, ELLE DOIT S'APPLIQUER !

Dans le cadre de l'application de la circulaire du 21 avril 2011 du ministre de l'intérieur chargé des cultes, des préfets commencent à nommer dans leur département de juridiction un correspondant laïcité et à installer une conférence départementale de la liberté religieuse.

En vertu de la loi de séparation des églises et de l'Etat, les religions sont libres de s'organiser, comme associations privées, l'Etat n'a pas à y intervenir. Cette conférence départementale n'a pas lieu d'être puisque la liberté des religions n'est pas menacée (d'autres libertés des citoyens le sont bien davantage : se loger quand on est pauvre, se soigner, apprendre des connaissances sérieuses à l'école).

Le préfet, représentant de l'Etat et en particulier du ministère de l'intérieur dans le département, n'a pas besoin d'une courroie de transmission sous forme d'un "référent". Le seul devoir du préfet est d'appliquer la loi de séparation des églises et de l'Etat, ni plus ni moins.

Le CNAFAL ne participera pas à ces conférences et demande l'abrogation de la circulaire du 21 avril. »

Jean-François Chalot

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représentation de Combes en 1904
Emile Combes représenté ici...Pourtant il n’était pas pour la séparation mais pour un contrôle renforcé des églises !

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63 réactions à cet article    


  • GLANDU 7 octobre 2011 09:19

    le contribuable n’a pas à financer la construction de lieu de culte.
    Le rôle d’un état laique est de promouvoir la laicité et non de la trangresser.
    Marine est quant à elle très claire sur la question.
    l’immigration favorise l’insécurité et l’islamisation.


    • docdory docdory 7 octobre 2011 13:30

      @ Marc Gelone

      Il y a quelques années, dans ma rue, s’est installée une petite église évangélique. Les adeptes ont racheté à leurs frais un atelier d’une petite entreprise artisanale, qu’ils ont transformé en petite église. Le dimanche , ils se réunissent pour chanter du gospel, c’est bien insonorisé, ça ne fait quasiment pas de bruit. Les adeptes sont essentiellement ou exclusivement des noirs. 
      A aucun moment ces adeptes n’ont prié dans la rue pour faire du chantage et quémander à la municipalité ou à l’état un lieu de culte, ils se le sont financé eux même, ils ont sans doute été voir un agent immobilier pour acheter le local.
      Ce que ces évangélistes ont pu faire, les musulmans qui priaient à la goutte d’or peuvent le faire aussi.
      Si les musulmans ne le font pas, c’est parce qu’ils veulent obtenir pour leur religion un statut dérogatoire de religion semi-officielle et subventionnée.
      L’exercice d’une religion est une affaire privée qui ne concerne en rien les pouvoirs publics, et ce depuis la loi de 1905.
      Lorsque l’état a fourni, pour un loyer ridiculement dérisoire de 2500 euros par mois, une caserne de plusieurs milliers de mètres carrés aux prieurs de rue qui occupaient illégalement la Goutte d’Or, il est allé à Canossa et a violé outrancièrement la loi de 1905 ( article 2 : la République ne reconnaît, ne salarie et ne subventionne aucun culte ). Non seulement, s’occuper de trouver un lieu de culte aux musulmans constituait une reconnaissance d’un culte, mais le louer à un prix très en dessous des prix du marché est une subvention manifestement illicite.
      La seule chose que doit faire l’Etat en réponse à des prières illicites, c’est d’envoyer tous les vendredi quelques cars de police pour empêcher le blocage de circulation. Le reste , c’est de la faiblesse et de l’électoralisme.
      A une époque où la dette de la France est abyssale, il est hallucinant que certains, à gauche comme à droite, organisent la fin de la laïcité et la subvention de l’édification de lieux de cultes par l’argent public ( ou plutôt du seul culte musulman car c’est de lui dont il est question, les autres ne demandent rien à personne )

    • FabLoub 7 octobre 2011 16:41

      Bonjour,


      «  »Certes, certes, mais le problème, c’est qu’il y a désormais, en France, une communauté de plusieurs millions de personnes, la plupart qui ne disposent pas de lieux de culte décents - au sens occidental du terme -, sans avoir les moyens matériels de les financer elle-même.«  »

      1 euro X 1 million de personnes = 1 million d’euro 
      1 euro X 2 millions de personnes = 2 millions d’euro. 
      etc.

      Suffisant pour construire des lieux de culte décents.

    • CHALOT CHALOT 7 octobre 2011 09:47

      Madame Le Pen et ses sbires sont pour le financement public des écoles privées confessionnelles.
      Alors bon, sur la laïcité c’est de la géométrie variable :
      la xénophobie d’un côté contre les musulmans et sa « cathophilie » de l’autre !


      • tikhomir 7 octobre 2011 11:30

        1/ Les écoles, ce n’est pas le culte.
        2/ Marine le Pen n’est pas pour le catholicisme, ce serait bien une nouveauté. C’est à géométrie variable ça, ça lui sert pour ses idéaux identitaires. Elle s’en prend régulièrement aux catholiques justement et particulièrement aux traditionalistes.

        C’est horrible de se servir du catholicisme pour faire ses petites revendications identitaires, le christianisme, c’est une foi vivante et non une idéologie allant à l’encontre du coeur de cette foi chrétienne. Et cette femme est très clairement anti-chrétienne.


      • GLANDU 7 octobre 2011 10:13

        Marine y croit, elle, contrairement à d’autres qui placent leurs enfants dans le privé
        http://www.frontnational.com/?page_id=1131

        je vous invite Chalot à vous documenter
        le F.N promeut la laicité partout.


        • tikhomir 7 octobre 2011 10:57

          Rassurez-vous M. CHALOT, le gouvernement Sarkozy-Fillon malgré les apparences qu’il donne n’est pas bienveillant envers « les religions ».

          Il est inévitable qu’il faille réviser la loi de 1905, l’Etat ne voulant pas rendre les lieux de culte à l’Eglise, patrimoine ou pas, ça reste des lieux de culte entretenus (très mal entretenus je vous l’accorde) par l’Etat. Ainsi donc, il est normal que les autres religions y aient droit.

          Néanmoins, le côté pervers de ça, c’est de garder « les religions » sous contrôle étatique et c’est bien pour ça que l’Etat ne rend pas les lieux de culte qu’il a volé à l’Église.

          La laïcité ne tiendra jamais en l’état actuel des choses, cette ignoble loi de 1905 qui a permis le vol de bâtiments, sert aujourd’hui d’autres intérêts, d’où les adaptations, certes, pas les vôtres d’intérêts, ni ceux des autres, mais cela sert les intérêts de l’État.

          « Cette loi de prohibition n’était ni plus ni moins que de l’intégrisme laïque »

          Et il a raison, c’est de l’intégrisme « laïque », mais dites-vous bien que les flatteries surtout venant de lui sont toujours louches.

          "A mon sens, il est temps de poser la question du financement national des grandes religions et celle de la formation « nationale républicaine » des ministres du culte.« 

          Oui, forcément, c’est pas gratuit la liberté religieuse et la propagande étatique sera obligatoire pour les ministres du culte, on commencera par les former à la laïcité puis cela s’étoffera au fur et à mesure pour en arriver à des choses inadmissibles nuisibles à la liberté de culte. Il sera fait en sorte que le plus possible de ministres du culte prêchent ce que dit l’Etat.

           »il installe des conférences départementales de la liberté religieuse"

          A mettre en rapport avec :

          « Le CNAFAL ne participera pas à ces conférences et demande l’abrogation de la circulaire du 21 avril. »

          Je suis heureux de voir que le CNAFAL se reconnaisse comme étant une religion ou un organisme religieux et souhaite protester mais je déplore qu’ils n’y aillent pas car il s’agit aussi de leur liberté religieuse.

          Bien sûr qu’il faut y aller pour systématiquement refuser vivement toute leurs « avancées », demander la restitution des biens de l’Église qui lui ont été volés, etc.. Pour que les religions soient réellement indépendantes de l’État dans leur fonctionnement.

          Il faut par contre abolir cette formulation « séparation de l’Eglise et de l’Etat » puisque les musulmans, les bouddhistes, les hindouistes, les juifs, les taoïstes, etc. ne se reconnaissent pas comme étant une « Eglise » et cela constitue une discrimination à l’égard des chrétiens puisque la laïcité ne s’applique qu’à eux.


          • Krokodilo Krokodilo 7 octobre 2011 11:35

            La Grèce doit être un modèle idéal à vos yeux : l’eglise est un immense propriétaire foncier et elle est exemptée d’impôts !


          • tikhomir 7 octobre 2011 11:42

            Vous avez dû mal vous informer, l’Eglise orthodoxe Grecque paye ses impôts. Certes, il y a des avantages fiscaux, mais elle est loin d’en être exemptée...


          • CHALOT CHALOT 7 octobre 2011 11:08

            La République a repris ce qui appartenait au peuple...C’est lui qui a construit avec sa chair et son sang les églises .
            Quant à la séparation des églises et de l’Etat...L’église ici est compris dans son sens large : les religions....


            • Catherine Segurane Catherine Segurane 7 octobre 2011 11:18

              D’accord.


            • tikhomir 7 octobre 2011 11:20

              Alors il va falloir admettre simplement que la République continue de voler le peuple. Elle volera vos impôts pour construire d’autres édifices religieux qui deviendront eux-même du patrimoine, peu importe la religion.

              C’est l’évidence même et c’est un des pièges du vol organisé de la laïcité.

              « La République a repris ce qui appartenait au peuple...C’est lui qui a construit avec sa chair et son sang les églises . »

              Au peuple de Dieu oui qui a construit ces édifices, c’est à dire : à l’Église.

              L’Église n’est pas à prendre au sens large, cela ne concerne aucunement les autres religions 1/ parce que l’Église pour les chrétiens ce n’est pas ça 2/ parce que pour les non-chrétiens, ils ne se reconnaissent pas dans ce terme.

              Ce n’est pas à l’Etat de décider ce qui est l’Eglise ou non. C’est aussi ça la laïcité.

              La discrimination est flagrante : seuls les chrétiens actuellement et particulièrement les catholiques ont beaucoup de leurs lieux de culte volés par l’État et donc appartenant à l’Etat. Seuls les chrétiens sont nommés dans la loi de 1905 sous le terme « Église », terme spécifique au christianisme.


            • Catherine Segurane Catherine Segurane 7 octobre 2011 11:34

              « Ce n’est pas à l’Etat de décider ce qu’est l’église ou non ».

              D’accord avec ceci, à condition qu’il y ait vraiment SEPARATION et que les religions ne bénéficient d’aucun privilège.

              Mais, dans les faits, se dire une religion permet de faire tout ce qui serait interdit autrement.

              Exemples :

              - la discrimination homme/femme est interdite, mais cela n’empêche pas l’Eglise de ne recruter ses prêtres que parmi les hommes

              - les appels à la discrimination sont interdits, mais cela n’empêche pas des prédicateurs musulmans de dire que les hommes sont supérieurs aux femmes, les musulmans aux kouffars, etc ... tout un projet politique incompatible avec la démocratie, et qui serait interdit s’il ne se parait du nom de « religion ».

              Donc, de deux choses l’une :

              - ou l’on supprimer cette habitude de permettre aux religions ce qu’on ne permet pas aux autres

              - ou l’on donne une définition stricte de ce qu’est une religion ; et on leur interdit alors de prendre la MOINDRE prise de position politique (politique au sesn large, c’est à dire sans oublier les droits de la femme).


            • tikhomir 7 octobre 2011 11:59

              « - la discrimination homme/femme est interdite, mais cela n’empêche pas l’Eglise de ne recruter ses prêtres que parmi les hommes »

              Église ne recrute pas ses prêtres, des hommes se donnent complètement, donnent leur vie pour l’Église, volontairement, parce qu’ils se sentent appelés, un appel surnaturel, à servir d’une façon particulière. C’est tout à fait différent. Heureusement que l’Église ne recrute pas, ce n’est pas une entreprise... Heureusement que les femmes ne sont pas discriminées, elles sont appelées à d’autres choses tout aussi grandes, mais différentes.

              Il est bien évident que ni les catholiques, ni les orthodoxes (parce qu’ils sont aussi concernés, les orthodoxes) n’ordonneront de femmes, jamais ils ne plieront (ce serait bien une première en 2000 ans s’ils faisaient ça). Alors quoi ? Dans un débordement de haine on va en arriver à la persécution ? Ou alors il va falloir revoir vos propres dogmes égalitaristes.

              Depuis quand l’Etat devrait imposer ses règles aux religions ? Ce serait bien anti-laïque. Mais la laïcité est une impasse et elle tombera.


            • Catherine Segurane Catherine Segurane 7 octobre 2011 12:53

              Désolée, mais la « liberté religieuse » ne prévaut pas sur l’égalité homme.femme.


            • docdory docdory 7 octobre 2011 13:54

              @ Catherine Ségurane

              La cinquième partie de la loi de 1905, consacrée à la « police des cultes » interdit explicitement aux cultes de se livrer à des activités politiques. Je cite : 
              Article 26 : Il est interdit de tenir des réunions politiques dans les locaux servant habituellement à l’exercice d’un culte.
              Article 35 : Si un discours prononcé ou un écrit affiché ou distribué publiquement dans les lieux où s’exerce le culte, contient une provocation directe à résister à l’exécution des lois ou aux actes légaux de l’autorité publique, ou s’il tend à soulever ou à armer une partie des citoyens contre les autres, le ministre du culte qui s’en sera rendu coupable sera puni d’un emprisonnement de trois mois à deux ans, sans préjudice des peines de la complicité, dans le cas où la provocation aurait été suivie d’une sédition, révolte ou guerre civile.
              La loi de 1905 est un merveilleux outil, à condition de la connaître, de savoir et d’oser l’utiliser.


            • tikhomir 7 octobre 2011 14:21

              « Désolée, mais la »liberté religieuse« ne prévaut pas sur l’égalité homme.femme. »

              Non, effectivement, mais ça prévaut sur toute idéologie, y compris sur celle de l’égalitarisme et vos opinions anti-chrétiennes. Il n’est tout simplement pas possible d’ordonner des femmes, c’est pas que l’Eglise ne veuille pas, c’est que c’est impossible. Alors c’est donc une impasse.


            • Catherine Segurane Catherine Segurane 7 octobre 2011 17:56

              En effet, Docdory.



            • Jean 7 octobre 2011 20:12

              A l’ origine les prêtres se mariaient (il a suffit d’ un pape pour exiger le célibat), et certains disent que le Christ ne prit des apôtres hommes que parce qu’ à cette époque patriarcale il ne pouvait faire autrement.


            • Catherine Segurane Catherine Segurane 7 octobre 2011 11:17

              Il faut revenir :

              1 à une séparation stricte des religions et de l’Etat ; celui-ci ne doit reconnaître et ne financer aucun culte

              2 en revenir à un vrai respect de la liberté DE CONSCIENCE, qui a tendance à dériver vers la seule liberté DE RELIGION.

              Or, la liberté de conscience, c’est aussi la liberté de ne pas croire, et de ne pas être traité en personne de second plan quand on ne croit pas, ou quand on ne veut pas participer à un rite.

              Par exemple, c’est manquer de respect aux non croyants que de leur vendre de la viande halal sans le leur dire (avec des arguments tels que "Puisque vous ne n’avez pas de religion qui vous interdit d’en manger, donc cela ne doit pas vous gêner).

              En ce moment, c’est l’islam qui est le plus dangereux, mais TOUTES les religions sont à surveiller, surtour les religions abrahamiques, qui sont législatives à l’origine (même si le christianisme est la moins législative des trois ; n’empêche qu’il ne rend à César ce qui est à César que quans il ne peut pas faire autrement).

              Marine Le Pen est la seule candidate à qui je fais confiance en matière de laïcité.

              La gauche a abandonné ce combat.

              La droite classique a toujours été de l’autre bord (curetonneuse avant de devenir dhimmie ; tout ce qui incite le populo à se soumettre est bon à prendre pour elle).


              • tikhomir 7 octobre 2011 11:23

                « 1 à une séparation stricte des religions et de l’Etat ; celui-ci ne doit reconnaître et ne financer aucun culte »

                Donc il faut rendre les églises à l’Eglise, il est anormal à ce moment que seuls les bien catholiques appartiennent à l’Etat. Donc soit on ne finance personne, soit on finance tout le monde.


              • minidou 7 octobre 2011 12:20

                La liberté de choix de l’enseignement est écrit en tout lettre dans le programme du FN.
                En clair cela signifie de la part de l’Etat une neutralité entre enseignement public (par définition laïc), et enseignement privé (majoritairement confessionnel et catholique). Ce qui n’est rien moins qu’une entorse à la laïcité, puisque l’essenciel des enjeux de la laïcité réside dans l’enseignement.
                Marine Lepen est anti-musulmane, oui, mais laïque certainement pas !


              • Krokodilo Krokodilo 7 octobre 2011 11:38

                Il va falloir définir les grandes religions et les petites, celles qui sont des religions et celles qui n’en sont pas : votez Sarkozy, soutenons le financement public du futur lycée de la Scientologie !


                • Catherine Segurane Catherine Segurane 7 octobre 2011 11:47

                  On pourrait aussi financer le « sati » (sacrifice funéraire hindouiste de la veuve sur le bûcher de son époux).

                  Pas de raison non plus d’exclure de la générosité publique les religions qui pratiquent le sacrifice humain. Ce serait de la discrimitation pure. Où va-t-on si l’Etat se mêle de décider ce que les religions peuvent adopter comme pratiques !




                • minidou 7 octobre 2011 12:22

                  La première défintion de la laïcité, est justement que l’Etat s’abstienne de définir ce qui relève du religieux et ce qui n’en relève pas.


                • Catherine Segurane Catherine Segurane 7 octobre 2011 12:56

                  Non, ça c’est la « laïcité positive » telle que les religions aimeraient la définir : elles traceraient elle-même la frontière entre leurterritoire et celui de l’Etat. Ce dernier se définirait par sa neutralité, c’est à dire qu’il leur laisserait le champ libre. Tout en les finançant bien sur.

                  Désolée, mais ça, ça n’est pas la laïcité. C’est la pluri-théocratie.


                • minidou 10 octobre 2011 11:43

                  Je parle bien de la laïcité tout court.
                  Votre laïcité, où l’Etat se permet de désigner les bonnes et les mauvaises religions, crée des conseils représentatifs, déclare certaines religion nationales quand d’autres seraient étrangères, souhaite faire jouer la concurence entre écoles publiques et écoles privées confessionnelles, où le chef d’Etat en exercice va se prosterner devant un leader religieux dans le cadre d’un voyage officiel, c’est ça la laïcité positive.
                  Ma laïcité est simple : pas de commentaire, pas de financement, neutralité des agents de l’état, liberté pour les citoyens.


                • Tall 7 octobre 2011 12:50

                  Il rêve peut-être de devenir Nicolas 1er...consacré à vie par le Pape comme 1er Président de Droit divin de la Très Sainte République laïque de France.


                  • docdory docdory 7 octobre 2011 14:03

                    @ Tall

                    Non, il rêve d’être Président de la Très sainte première Réprivée multicléricale de France.
                    République ? Vous n’y pensez pas ! Dans République, il y a le mot « public » ! Sarkozy ne saurait souscrire à un tel concept ! Ce qu’il veut, c’est la Réprivée ...

                  • Krokodilo Krokodilo 7 octobre 2011 16:25

                    Très drôle. Vu son tropisme sans nuances, on pourrait même dire la Reprivate française ou la Frenh Reprivate.


                  • Catherine Segurane Catherine Segurane 7 octobre 2011 12:58

                    En Espagne, des sites musulmans ont trouvé contraire à la liberté religieuse n’être obligés de poser les yeux sur des chiens, animaux impurs.

                    Dans des quartiers populaires, il y a eu meurtres en série de chiens et des musulmans sont soupçonnées par les locaux, qui organident maintenant des rondes pour protéger leurs amis à quatre pattes :

                    http://www.islamisation.fr/archive/2011/10/07/espagne-les-chiens-sont-extermines-par-les-islamistes-a-leri.html

                    C’est beau la « liberté religieuse » sans limite ...


                    • CHALOT CHALOT 7 octobre 2011 13:39

                      Tikhomir !
                      Vous avez écrit :
                      « Donc il faut rendre les églises à l’Eglise, il est anormal à ce moment que seuls les bien catholiques appartiennent à l’Etat. Donc soit on ne finance personne, soit on finance tout le monde. »
                      Je vous rappelle qu’avant 1905, l’Eglise catholique et l’Etat étaient liés, « mariés »
                      en 1905 ? c’est la séparation donc le divorce, donc un partage des biens : l’Etat reprenant les églises et les associations diocésaines en ayant l’usufruit.
                      C’est un compromis.
                      Les autres sont venus après donc à partie de 1905 et c’est dans la loi plus aucune religion ne doit être financée par les pouvoirs publics.


                      • tikhomir 7 octobre 2011 14:58

                        Le partage n’est pas équitable et déjà à l’époque ça soulevait des protestations comme je le fais aujourd’hui. Le compromis n’est allé que dans un sens et ne va aujourd’hui que dans un sens.

                        Les autres, blabla... très bien, le catholicisme est donc toujours la religion d’Etat... merci de vous voir le dire.


                      • CHALOT CHALOT 7 octobre 2011 15:45

                        A cet époque là, beaucoup de catholiques étaient pour et même une partie du clergé, c’est le pape qui a fait opposition
                        Tikhomir !


                      • tikhomir 7 octobre 2011 15:59

                        Fort heureusement, l’Église n’est pas une démocratie et quelques catholiques ou quelques membres du clergé ne décident pas à la place de l’Eglise.


                      • Krokodilo Krokodilo 7 octobre 2011 16:28

                        Exact, c’est une théocratie.


                      • docdory docdory 7 octobre 2011 13:43

                        @ Chalot

                        D’accord avec ton article, mais le problème est que les français sont électoralement coincés : s’ils votent à droite , ils sont confrontés aux menées anti-laïques de Sarkozy, s’ils votent à gauche, c’est encore pire, ils votent pour les subventions publiques aux mosquées, ( comme Delanoë l’a fait à Paris avec son prétendu " institut des cultures de l’islam, financé par 28 millions d’euros volés aux contribuables parisiens ) , pour les horaires musulmans dans les piscines municipales, pour les procès en blasphème déguisés en procès en racisme ( dont avaient été victimes, entre autres, Houellebecq, Charlie Hebdo et le vidéaste amateur Caliméro ), et pour les cantines halal.
                        Il est tant que la gauche se ressaisisse à ce sujet, car les incroyables dérives anti-laïques dont elle fait constamment preuve indisposent et écoeurent une partie croissante de son électorat.
                        Si, comme toi, l’on ne croit pas à la défense de la laïcité par Marine le Pen, il n’existe que deux candidats ayant plus ou moins fait leurs preuves sur cette question : Corinne Lepage et Nicolas Dupont-Aignan, éventuellement Mélenchon, mais il est dans ce domaine, très isolé au niveau du front de gauche, et guère pressé d’appliquer la laïcité à l’islam.

                        • Krokodilo Krokodilo 7 octobre 2011 16:37

                          Il faut une grande conviction républicaine pour affirmer sa confiance dans la loi de 1905, qui est quand même une spécificité française. Or, les grands partis veulent ratisser large, tandis que les élus sont portés au compromis parce qu’ils affrontent tous les jours les revendications des associations, et parce qu’ils veulent être réélus... De leur côté, les religions sont adeptes du toujours plus, plus d’influence, plus de contrôle sur la société et les esprits et ne seront jamais satisfaites, poussées par leurs extrémistes ! L’apaisement n’est pas pour demain.


                        • docdory docdory 7 octobre 2011 19:06

                          @ Krokodilo

                          Effectivement, la laïcité est un combat permanent , et un de nos biens les plus précieux. 
                          Encore faudrait-il que les partis politiques , en particulier la gauche, se battent pour ce principe fondateur de notre civilisation.
                          Or, la gauche actuelle a une fâcheuse tendance à assimiler la laïcité, surtout lorsqu’on voudrait l’appliquer à la religion mahométane, à du racisme : c’est ce qu’a constaté avec consternation Elisabeth Badinter dans une fameuse interview récente dans « le monde des religions », constatation qui lui a valu une volée de bois vert particulièrement haineuse et odieuse en provenance de la police de la pensée politiquement correcte ! ( Lire le dernier paragraphe de l’interview, qui a mis le feu aux poudres ! ) .

                        • Krokodilo Krokodilo 8 octobre 2011 11:31

                          Merci, je ne connaissais pas cet entretien passionnant et auquel j’adhère globalement. J’en connaissais seulement la phrase sur Marine le Pen, surprenante venant d’elle si on ne lit pas l’ensemble. Chalot fait d’ailleurs remarquer que le FN est pour le financement public des écoles privées confessionnelles (catholiques je suppose), Quoi qu’il en soit, sa pique a été salutaire avant les présidentielles.
                          Tu as dû tiquer un peu sur ce passage (rapport à ton article sur le programme scolaire qui mentionne la théorie du genre) :

                          « La reconnaissance, par exemple, grâce à la psychanalyse, puis au féminisme, de la bisexualité humaine - chacun d’entre nous étant un composé exceptionnel de féminité et de virilité - a été fort propice au fait que nous puissions aujourd’hui vivre plus longtemps » 

                          Je ne crois pas qu’il y ait des valeurs universelles, mais des valeurs auxquelles beaucoup aujourd’hui peuvent adhérer, socle d’une une sorte de philosophie laïque pour combler le « vide de sens » dont parle le journaliste dans le chapeau de l’article ;

                          « Pour la philosophe Élisabeth Badinter, la fin des grandes idéologies du XXe siècle a fait place à un désarroi, à un vide de sens qu’il s’agit de combler pour contrer le retour en force du religieux et la tentation du fondamentalisme, et ainsi défendre la laïcité française. »

                          E, Badinter conclut : « La gauche a laissé s’installer l’équation suivante : défense de la laïcité égal racisme. »

                          En voulant faire plaisir à tous, l’égalité des droits appliquée à la religion, on obtient le communautarisme remplaçant la laïcité. C’est donc bien vu, de sa part et de ceux qui relaient la question dans leurs articles ; sans vraiment en mesurer la portée, cette attitude, faite de compréhension et d’écoute des administrés et des groupes sociaux, a affaibli l’idée même de laïcité, à droite (déjà pas franchement convaincue à ce sujet, vu leur amour de l’école privée catholique et des électeurs afférents) mais aussi à gauche.

                          Elle reconnaît que la religion est une grande consolatrice ; d’où la difficulté de trouver une philosophie ou des valeurs consensuelles pour les remplacer dans la sphère publique, Sans oublier que l’immense majorité de la Terre est faite de croyants. Les athées, les agnostiques sont une petite minorité ; même si on y ajoute les croyants qui adhèrent à l’idée de la religion limitée au domaine privé, ça ne fait pas grand monde – d’où la difficulté pour les politiciens de défendre la laïcité, à mon avis. Il n’y a pas que les pays arabes, aux USA, se dire athée c’est déjà être militant, risquer d’être mis au ban de la communauté, voire agressé.

                          L’idée est à la fois mal comprise, combattue par toutes les religions et ultraminoritaire dans le monde ! Je dis combattue car même si les religions font parfois mine d’y adhérer, elles luttent toutes pour augmenter leur sphère d’influence : convertir, sauver les âmes, est un devoir pour les croyants. La laïcité est une espèce en danger, une idée menacée de disparition !

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