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Accueil du site > Actualités > Politique > Les limites d’un style

Les limites d’un style

Dans la précampagne de Ségolène Royal, quelques phrases maladroites ou intentionnelles (?) ont semé le trouble et le doute ; des expressions inusitées ont surpris ou déclenché des réactions moqueuses ou sarcastiques et dont les deux plus « réussies » sont la désormais célébrissime « bravitude » et l’anachronique « cahiers d’espérances » . Mais au-delà de la sémantique audacieuse, du positionnement politique hésitant et d’un début de campagne stratégiquement désorganisé et idéologiquement confus, n’assiste-t-on pas aux limites d’un style politique qui, sous couvert de modernité (démocratie directe), peine à imposer une démarche politique convaincante et crédible (comme en témoigne le récent recours à des formes plus traditonnelles de pratique politique et en particulier le SOS lancé à Jospin, Fabius et Stauss-Kahn) ? Bref, assiste-t-on aux prémices d’un effet boomerang ?


Dans la période des sondages favorables, dans cette phase d’idéalisation et de positionnement charismatique quels que soient les propos de S. Royal (pertinents ou non) les opinions positives étaient au zénith puisque les jugements portaient sur des phénomènes affectifs d’identification et de relation à une mère idéalisée : c’est une femme, elle est authentique, sincère, compréhensive ; c’est une mère courage, elle est à l’écoute, parle de désir, elle individualise la relation puisqu’elle s’adresse à 64 millions de subjectivités, aux « moi-je », à la souffrance sociale et existentielle des personnes. C’est ainsi qu’elle établit une relation d’identification directe et primaire à la mère salvatrice (c’est « ségolourdes »). Mais à trop jouer sur ces phénomènes d’identification et d’ambivalence affective, Ségolène Royal s’expose à des mouvements de désidéalisation, comme annonciateurs d’un charme rompu. Pour répondre à cette ambivalence (à laquelle aucun candidat n’échappe) Ségolène devra imposer le primat du politique sur le psychologique. C’est dans sa capacité à associer ces aspects contradictoires (la marque de fabrique Ségolène - le plan marketing psychopolitique - sous entendu le format médiatique et les propositions programmatiques dites questions de fonds), ou, dit plus simplement, sa solution pour conjuguer l’émotion et l’affectif avec la raison et le rationnel d’un programme politique qui inspire crédit et confiance.

Si dans un premier temps (l’état de grâce) les néologismes inattendus, la « naïveté » des positions idéologiques ( « exemplarité » de la justice chinoise, réserves sur le nucléaire civil iranien, survol du Liban par l’armée israélienne), la méthode participative empathique et compassionnelle (annuler toutes réactions agressives, écouter, comprendre, répondre, bref adopter une attitude de totale compéhension) ont pu séduire car se démarquant des attitudes politiques traditonnelles (sous-entendu le style politique machiste classique), on constate que la méthode Royal touche à ses limites car elle repose sur une posture médiatique fragile et fluctuante (l’affectif, l’opinion, l’internet, la séduction ), stratégiquement cafouilleuse ( Montebourg au piquet, démission de Besson, fin de l’autogestion) et économiquement contradictoire (comment concilier la dette de l’Etat à hauteur de 1 200 milliards d’euros, le financement des retraites pour 900 milliards d’euros et les dépenses publiques massives du programme socialiste ? ).

Sous couvert de l’idée - au demeurant juste - de réconcilier les Français avec la politique, de rapprocher le peuple des élites, la démocratie participative fonctionne comme un leurre démocratique qui satisfait davantage le plaisir narcissique de donner son avis qu’elle n’organise de façon rationnelle les processus démocratiques de responsabilité, de représentativité, de légimité des choix et décisions. C’est, en fait, plus un concept de thérapie sociale qu’un outil politique novateur.


Ce qui se veut comme un positionnement moral exemplaire (ordre juste, moralisation du capitalisme de financiarisation, parole politique sacralisée sous le sceau de la vérité et du serment, éloge de la valeur travail, retour aux valeurs familiales de respect et d’autorité) se transforme à force de tics langagiers en un gadget politique incantatoire (à tout problème la solution ne saurait être que juste et morale, les formules magiques sonnent l’automatisme verbal comme en témoignent ces quelques exemples : « les cercles vertueux », « le gagnant/gagnant », « l’emploi appelle l’emploi »), la fétichisation de la croissance pour financer les dépenses publiques. Ainsi plus la campagne avance plus S. Royal apparaît comme une politicienne classique qui utilise les techniques éprouvées de la communication politique (utilisation de l’internet, travail sur l’image et la symbolique des couleurs). La posture politique renoue avec les fondamentaux mitterrandiens : équilibre entre les différents courants du PS dans l’équipe présidentielle, appel aux caciques du PS, gauchissement du discours avec réaffirmation du clivage gauche/droite, réactions outrées vis-à-vis de l’argent et des profits financiers, théorie du complot médiatique avec position quasi paranoïde envers les médias vécus comme inféodés à la droite et au pouvoir politique en place, caricature de N. Sarkozy anathémisé atlantiste, libéral et communautariste - cf l’outrancier rapport Besson fustigeant N. Sarkozy « en néoconservateur américain à passeport français » bémolisé dans un second temps « en candidat nourri au lait du néoconservatisme américain » - ; retour à des accents ouvriéristes, proclamation de la gauche garante du bien et du côté de la souffrance sociale. Mais adopter une attitude morale et vertueuse, pousser des cris d’orfraie à la vue de l’argent sale et des profits collossaux des emtreprises du CAC40 et des salaires démesurés de leurs dirigeants au regard d’un salaire moyen, ne sauraient constituer une ligne politique crédible et escamoter la régulière trahison des classes populaires et moyennes dès que le PS parvient au pouvoir.

Si le style se veut moderne, les propositions programmatiques sont somme toute assez classiques (idéologie redistributrice, rôle de l’Etat dans la politique industrielle, priorité accordée à l’éducation) et risquent de dérouter ceux qui avaient été séduits par la démarche proclamée iconoclaste et de lasser ceux qui attendaient et espéraient plus d’ambitions dans le projet (?) socialiste. Toutefois le réel problème n’est pas tant la campagne de S. Royal que l’incapacité du PS à procéder à une clarification idéologique, à un aggioramento trop longtemps repoussé et à dépasser divergences, oppositions et contradictions internes (exacerbées lors du TCE et absolument pas encore réglées), pour trouver une issue rassembleuse entre les trois gauches qui cohabitent dans le PS : la traditionnelle étatiste, productiviste et redistibutrice, celle qui prône le réformisme et celle qui se réclame du social-libéral.

A ne pas choisir une ligne politique claire, à rester l’éternel parti « attrape-tout » sans corps doctrinal sructuré, à trop miser sur l’opportunisme électoral, à vouloir culpabiliser les électeurs de gauche qui ont voté non au TCE et ceux qui se « bayrouisent », à faire le grand écart entre idéal politique et principe de réalité une fois au pouvoir (la rigueur, le pragmatisme, l’efficacité, les contingences économiques), le PS s’expose une nouvelle fois à de sérieuses déconvenues et à désillusionner ce cher peuple de gauche (ce qui d’ailleurs ne serait pas une première pour le PS !). Le joker Ségolène Royal traduit la difficulté du PS à intégrer le séisme d’avril 2002, le non au TCE, la faiblesse de ses propositons relatives à la crise sociale, économique, axiologique, aux défits majeurs, notamment celui de la mondialisation de l’économie et de la conciliation entre croissance et écologie. De même ses réponses aux préoccupations immédiates des Français concernant les politiques sociales, salariales, fiscales et énergétiques - au-delà des pétitions de principes - restent bien insuffisantes. Désirs d’avenir certes, mais avant tout donner envie de voter dès le 22 avril pour Ségoléne Royal. Il faut faire vite sinon on va effectivement assister à une irréversible « bayrouisation » des votes (d’autant plus que l’extrème gauche est complètement disqualifiée compte tenu de son incapacité à s’unir) et à un remake « soft » de 2002 ( Sarkozy / Bayrou).


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35 réactions à cet article    


  • 3antar (---.---.238.221) 6 mars 2007 12:26

    « Il faut faire vite sinon on va effectivement assister à une irréversible « bayrouisation » des votes( d’autant plus que l’extrème- gauche est complètement disqualifiée compte tenu de son incapacité à s’unir) et à un remake « soft » de 2002 ( Sarkozy / Bayrou). »

    Je ne comprends pas bien de quel remake il s’agit dans une démocratie aucun parti ne doit considérer acquis sa presence au deuxième tour !

    Bayrou est républicain arretez donc de crier au remake, ce n’en ai pas un, Bayrou a autant de légitimité que Ségolène pour un deuxième tour, à force de crier au loup on finis par ne plus vous écouter lorsqu’il est présent....


    • JR (---.---.137.14) 6 mars 2007 13:12

      Il est navrant que le PS n’ait pas fait cet effort de restructuration qui aurait dû être entamé dès le 22/4/2002. Il s’est laissé bercer par ses illusions, et ce n’est pas étonnant que la droite soit si haut dans les sondages. Il aurait dû se comporter à l’instar de ses homologues européens (Schröder, Blair, Zapatero), au lieu de s’enfermer dans un archaïsme, qui pousse ses électeurs-dont je suis- vers François Bayrou dont la cohérence et le pragmatisme du projet me séduisent de plusen plus.


      • Bill Bill 6 mars 2007 15:01

        L’article pro-Bayrou du jour, mais il y a pire :

        "Parce que c’est une femme...Il faut voter pour Ségolène Royal parce que c’est une femme. C’est à peu près tout ce que j’ai à dire. C’est l’honneur du PS d’être le premier grand parti à proposer, en France, une candidate femme à l’élection présidentielle. Que cela ne se soit pas produit plus tôt est une honte pour ce pays. Je laisse de côté Arlette Laguiller qui, vue de l’étranger, est un phénomène folklorique. Il suffit de l’écouter parler, d’ailleurs, ou de se rappeler Thatcher dans un autre genre, pour être persuadé(e) qu’un monde dirigé par les femmes ne serait pas plus juste ni moins violent."

        Votez une femme, ce ne sera ni mieux ni moins bien que pour un homme !! tout ça sur http://www.liberation.fr/rebonds/238655.FR.php , si vous n’avez franchement, mais franchement rien à faire !

        Bill


        • JL (---.---.73.200) 7 mars 2007 09:23

          Bill : «  »L’article pro-Bayrou du jour, mais il y a pire : « Parce que c’est une femme...Il faut voter pour Ségolène Royal parce que c’est une femme. C’est à peu près tout ce que j’ai à dire »"

          Vous n’avez pas l’impession de vous contredire,là ?


        • Bill Bill 7 mars 2007 09:42

          Bonjour JL

          Je me suis peut-être mal exprimé : je voulais simplement dire que nos partisans sont habituellement un peu trop de mauvaise foi et leurs argumentations ne sont pas toujours heureuses, c’était le cas dans l’article que je citais. Pour bonne foi, je n’ai pas pu prendre le temps hier de lire en entier l’article ! trop pressé, je n’avais pu lire que les commentaires, je vous le confesse.

          Merci d’avoir pris le temps de me lire, et de me contredire.

          Bill


        • nessoux (---.---.25.117) 6 mars 2007 15:20

          Au fait c’est quoi l’ordre juste ? Juste pour qui ? Moi je pensais bêtement que l’ordre juste c’était d’appliquer les lois votées par nos députés.

          Et, « les cercles vertueux », « l’emploi appelle l’emploi », c’est en forgeant qu’on devient forgeron... Ca sent la dégelée royale.


          • Allonneau (---.---.223.223) 6 mars 2007 16:02

            Ces réfexions(peut-être convenues...)ne sont pas tant dirigés pour ou contre Bayrou mais se proposent plutôt d’interpeller le PS quant à sa capacité à clarifier son idéologie,à préciser sa ligne politique sur les questions dites de fond( rôle de l’état dans l’économie au- delà des positions électoralistes circonstancielles-cf EADS-,quelles politiques fiscales, salariales ?,quid des régimes des retaites ?, quelle politique énergétique et en particulier la place du nucléaire ?).Si cette clarification poitique et programmatique n’est pas assez convaincantes,cohérente et ambitieuse alors effectivement les électeurs socialistes ou/et centristes seront tentés par la « petite » trangression Bayrou.


            • AlexisL (---.---.128.7) 7 mars 2007 04:12

              Bayrou c’est pas une transgression (enfin en fait si dans votre une univers normé) Voter Bayrou c’est voter positif. Il y aurait beaucoup à gagner à considérer les électeurs comme un peu plus que des ado et vous-même comme un peu moins que des pontifs. Faites vous une idée : www.bayrou.fr


            • JL (---.---.73.200) 7 mars 2007 09:26

              entendu ce matin Fillon(?) : « il faut gouverner à gauche ou bien gouverner à droite »

              J’irai pas sur son bateau !

              Je sais la politique ...

              Mais vraiment, devant de tels arguments, il y de quoi s’interroger !


            • jipi (---.---.193.146) 6 mars 2007 16:34

              SEGOLENE c’est un papier cadeau...quand on ouvre on retrouvre MAUROY JOSPIN FABIUS CRESSON DSK LANG et d’AUTRES....AU SECOURS !!!! Je suis loin d’être socialiste. Si je l’étais j’aurais les boules devant ce parti de carriéristes sans parole (Jospin)qui veulent, ad vitam revenir, revenir.......et pour cela tout est bon : des problèmes à traiter : augemntons les prélèvements. la dette on verra apres ! NAVRANT ;


              • sonja (---.---.233.21) 8 mars 2007 00:15

                « Des problèmes à traiter : augemntons les prélèvements. la dette on verra après »

                et si les prélèvements se révèlaient, comme je le suppose, toujours insuffisants pour combler la dette publique , ils aideront bien il faut y croire , à colmater le nouveau déficit que je dois inévitablement creuser par toutes mes promesses de dépenses afin de gagner la campagne...mais est ce trop cher payé pour vous, le prix du bonheur d’avoir une femme Présidente ? ah ! quelle sera pour moi l’ivresse d’accéder au pouvoir à vos dépends smiley


              • meridien (---.---.95.248) 6 mars 2007 16:44

                mr.Alloneau pour justifier votre intervention inutile,car son pronostic sera de tte façon démentie par les faits,le jour venu ? vous vous prévalez d’une ’barre’ de diplômes,digne de l’image du poitrail d’un général sovietique. or ,en examinant le détail,on s’aperçoit que cela ne veut pas dire grand chose,vous auriez mieux fait de vous exercer à jouer du sifflet sur les stades scolaires. on a beau jeu de dénigrer le rôle de certains journalistes connus ( ceci dit sans acrimonie ) mais on doit leur reconnaitre une certaine élévation,que vous n’avez pas ô non ;vous rasez les paquerettes,du 100 fois rabaché par les partisans inconditionnels de leur camp,dont vous faites partie),vous c’est facile : « en creux » de deviner à quel candidat vous irez porter votre suffrage... alors ne remuez pas toujours la boue des râgots..en faisant un énorme agglomérat de tout un historique construit dans des cellules de dénigrement.. soyez Mr ALlloneau un peu plus objectif et ouvrez les yeux sur votre chef de file politique.. mais le pouvez vous ? ,sinon rester dans le même sillon d’un vieux disque usé..« la rengaine »....et tourner manége..


                • Fabrice (---.---.193.251) 6 mars 2007 17:30

                  Ségolène ne sera pas présidente de la république !! (peut-etre meme pas au 2eme tour).

                  Non pas parce qu’elle fait une mauvaise campagne mais parce que le PS est mort ! Ou plutot toute la gauche est morte ! A eux tous, il font meme pas 40% ! Et moi je pense que sans Ségolène ca serait pire. Elle est très doué (et plutot jolie en plus) mais ca suffira pas à aracher la victoire parce qu’elle est dans un camp de perdant dès le depart.

                  L’opinion publique s’est « droitisé ». Les gens veulent du liberal, un point c’est tout ! Et c’est pas pret de changer.

                  La gauche doit maintenant renaitre de ses cendre en acceptant dans son camp les plus sociaux des liberaux : l’UDF de Bayrou bien sur. Tous le monde accuse Bayrou d’etre de droite. Chacun son opinion sur le sujet. N’empeche que si on regarde les sondages, y a pas besoin d’etre prof de math pour s’apercevoir que nombre d’electeurs de Bayrou se reporteront sur Ségolène au 2eme tour (dans l’hypothèse Sarko-Sego).

                  Une gauche plurielle elargie (avec l’UDF en plus), c’est possible et c’est la seule solution anti-sarkozy. Allez-vous continuer à vous lamenter (comme le fait si bien l’auteur de cet article) en attendant la defaite annoncé de votre championne ou aller vous regarder la realité en face et faire le seul vrai vote utile pour vous : le vote Bayrou ? J’invites les electeurs du PS à bien reflechir à la question.


                  • bernard29 candidat 007 6 mars 2007 17:31

                    Oui, je suis d’accord avec presque tout ce que vous dites.

                    Le Ps a cru qu’il lui suffisait de proposer comme « changement » une candidate-femme au lieu de réaliser une remise en cause drastique de sa façon de faire de la politique et de clarifier ses positions.

                    Je suis particulièrement heureux de lire ce passage sur la « démocratie participative » dans votre article.

                    « Sous couvert de l’idée - au demeurant juste - de réconcilier les Français avec la politique, de rapprocher le peuple des élites, la démocratie participative fonctionne comme un leurre démocratique qui satisfait davantage le plaisir narcissique de donner son avis qu’elle n’organise de façon rationnelle les processus démocratiques de responsabilité, de représentativité, de légimité des choix et décisions. C’est, en fait, plus un concept de thérapie sociale qu’un outil politique novateur. » tout a fait OK.

                    Eh bien ! je crois qu’elle peut encore transformer ses vélleités ou « petits pas » démocratiques en véritable « révolution démocratique ». A mon avis elle le doit.

                    Qu’elle ouvre, avec audace et détermination, ce grand débat public et citoyen sur les institutions, la responsabilité politique et le fonctionnement de la démocratie !! Le peut ’elle ??

                    Le rapport Bel, président du groupe socialiste au Sénat, est tellement plein d’ambiguités et de faux fuyants que j’en doute un peu..

                    Et quand je vois et écoute ses porte-paroles ou conseillers(Hollande, Ayrault, Lang, Mauroy..,ça ne me rassure pas..


                    • (---.---.186.105) 6 mars 2007 17:37

                      Le vocabulaire nouveau sert uniquement au lessivage des cerveaux, on oublie l’idée quand il y en a une, cela agit comme la LTR du IIIeme Reich, l’ordre juste, pacte etc... En réalité cette candidate est un désastre pour tous les enseignants, des centaines d’entre eux ont été accusées à tort à cause de la circulaire Royal et leur vie détruite, sans parler de dizaines de suicides d’enseignants... Il faut lire « L’école du soupçon » de Marie-Monique Robin, édition La découverte, et consulter le site http://jamac.ouvaton.org/misencaus.htm du collectif JAMAC. Cette candidate a fait assez de mal à l’éducation nationale pour éviter qu’elle en rajoute. Aucun enseignant bien informé ne peut voter pour cette candidate sans se trahir et trahir la mémoire des disparus.


                      • AlexisL (---.---.128.7) 7 mars 2007 04:03

                        Vous y allez peut-être un peu fort... Reste que c’est un bouquin très instructif. Je passerais sur le site, merci.


                      • tapenade (---.---.48.41) 6 mars 2007 18:47

                        Oui, le PS EST MORT. Et c’est bien ainsi. Les vieux carriéristes on les a assez vu et vu à l’oeuvre. Avouez qu’il y a du sang neuf ? ...du sang contaminé, oui ! les affaires de la MNEF Les 35 h qui nous coutent 20 millards/an Les inélligibilités.... Jospin, Aubry, Mauroy, Guigou, DSK, Fabius qui croyait que c’était son heure...Wouaf Wouaf.....Quelle belle brochette d’opportunistes.


                        • Unknown_Enemy (---.---.101.8) 6 mars 2007 19:22

                          On en revient toujours aux même problème. Au lieu de se transformer en parti social démocrate en phase avec notre époque, le PS s’est gauchisé. Il me semble que la chute du communisme a entrainé un glissement à droite de nos voisins européens, mais aussi de la France. Pas autant que le rêve le petit excité, mais quand même un glissement sensible.

                          C’est sur cette vague que surfe Bayrou, de cette façon qu’il tond la laine sur le dos du PS.


                          • AlexisL (---.---.128.7) 7 mars 2007 04:00

                            Et ouais. Moi ça me va. Je change de parti.


                          • zacari (---.---.197.240) 7 mars 2007 04:32

                            enorme !!!! c’est comme les chaussettes !


                          • AlexisL (---.---.128.7) 7 mars 2007 14:19

                            Fais-tu référence à la campagne de recrutement de masse du PS avant les primaires. Le thème était... vous pourrait choisir le candidat ! Comme si choisir le candidat était plus important que choisir les idées. Je change pas de bord comme de chausettes ; Ca faisait des années que je portais des chaussettes, persuadé que j’étais d’être chaussé de bottes de sept lieues. Et puis un jour j’en ai eu marre des « tu peux pas dire ça » et des « c’est scandaleux » à valeur d’argument, des « on est vraiment trop super philanthropes et eux c’est vraiment des pourris ». On trouve le même type de fonctionnement à droite d’ailleurs. A ce jeu là il faut croire qu’il y a des gens qui s’en vont. Et franchement depuis le temps on peut dire que vous l’avez pas volé. c’est le moins que l’on puisse dire. Vous devriez déjà être contents, ces gens persistent dans leur engagement citoyen ailleurs plutôt que d’abandonner. Mais ça j’imagine que vous vous en foutez pas mal en fait. Sous les beaux discours, le désert.


                          • berlingot (---.---.107.248) 6 mars 2007 21:21

                            La campagne d’intoxication et de propagande orchestré en faveur de Bayrou masque la réalité de ce qu’il représente : sa famille politique et son électorat de droite « centriste » et opportuniste, voir Santini... ! Cela réduit le baratin électoral à ce qu’il est : une tentative de battre les cartes en otant des électeurs à gauche. Au meilleur des cas Bayrou sera ministre, tout comme ses pairs, soi-disant réformiste : Lecanuet, Méhaignerie et ceux qui ont rejoint l’UMP. Je ne marche pas dans cette combinaison. Je ne marche pas non plus dans la démarche disqualifiante qui consiste à faire penser que l’un ou l’une est plus compétent que l’autre. On ne gouverne pas tout seul ou bien il s’agit d’un autre régime avec culte de la personnalité.


                            • AlexisL (---.---.128.7) 7 mars 2007 03:57

                              « en otant les électeurs de gauche... » Les électeurs de gauche s’otent seuls du jeu. Il n’ont besoin de personne pour cela. D’abord une parti se retrouve dans la candidature de Bayrou (dont môa). Ah ! les démons, les traîtres ! Bah ouais désolé mais il y en a encore qui lisent des programmes. Ensuite une campagne socialiste médiocre, sans idée, démago (désolé aussi pour ça) a eu tôt fait d’en finir avec le grand guignole qu’on nous joue depuis l’invest’ de Ségo. Et en effet elle lit comme je le faisais quand j’avais huit ans. Ca fait un peu beaucoup. La vérité c’est qu’un bon jeu vous a été donné mais que vous avez oublié les règles.


                            • Gerardhy (---.---.112.35) 6 mars 2007 23:20

                              Excellent article qui démonte bien les trucs, finalement assez limités, de cette candidate toute en image avec plein de vide derrière - et un ego démesuré.

                              Espérons que le grand public accède peu à peu à la connaissance de qui est vraiment MSR, afin qu’elle se prenne au 1° tour la claque qu’elle mérite - et nous débarrasse enfin de sa présence péniblement moralisatrice et de ses discours lus mot à mot comme des dictées pour enfant de 8 ans..


                              • AlexisL (---.---.128.7) 7 mars 2007 03:48

                                D’accord avec GERARDHY.. qui devrait lire l’article jusqu’à la fin... je crois que son opinion en aurait été changée


                              • AlexisL (---.---.128.7) 7 mars 2007 03:42

                                MAIS qu’est-ce que c’est que cette manière de présenter le PS (quoi qu’il fasse et pas toujours pour le mieux) comme seul capable de gouverner face à tous les autres qui sont très très méchants, Houlala !!! IL FAUT FAIRE ATTENTION ; a force les gens vont vouloir regarder le programme de celui qui monte. Ils vont réaliser que c’est consistant, pertinent et ils vont VOTER pour lui. Tant mieux. S’en sera enfin fini de cette police de la pensée, de cette permanente INQUISITION. C’est pas parce que le PS n’est plus en mesure de faire emmerder la moindre idée qu’il faut systématiquement priver les autres de ce plaisir. Non mais franchement ça veut dire quoi ce nouveau concept de « 21 avril soft ». Foutaise insultante. Diviser les électeurs, briser leurs débats, contraindre leur liberté de choix et de jugement sont devenus des spécialités françaises un peu trop répandus. AlexisL


                                • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 7 mars 2007 12:33

                                  Vos opinions sur les interventions de SR et sur l’évolution du PS (qui ne peut pas, en effet, se faire par un coup de baguette magique électoral) ne sont que des opinions ; elles sont respectables mais vous le signaler vous-mêmes en les mettant en guillemets, elles ne sont que la conséquence de l’écume médiatique qui accompagne sa candidature et sa campagne.

                                  Ce qui pose problème dans votre article c’est que vous vous prévalez de certains procédés purement rhétoriques des médias dont l’objectivité est pour le moins problématique (et ce n’est pas un reproche à leur adresser) pour justifier une position sur le fond de sa démarche et de ses propositions ce qui est tout à fait rationnellement contestable.

                                  1) La démarche participative, pour qui y a participé comme moi, a été un succès politique SR face aux résistances de membres de dirigeants de PS qui s’y sont ralliés et sa proposition d’observatoires ou jurys citoyens continue d’être approuvée par un très grande majorité de citoyens.

                                  2) La vision dynamique de la dette est la seule juste pour un grand nombre d’économistes parmi les plus importants en France, dès lors qu’elle doit pouvoir servir de fond d’investissement pour sortir du marasme actuel (« un euro dépensé doit être un euro utile ») ; refuser tout déficit des dépenses publique de fonctionnement sans voir que beaucoup d’entre elles préparent l’avenir et la santé économique et sociale du pays (enseignement, recherche, écologie, sécurité sociale, aides aux entreprises innovantes par la collaboration entre services publics de recherches et entreprises privées, réduction des inégalités et des discriminations etc...). La différence entre dépenses d’investissement et dépenses de fonctionnement ne recouvre pas du tout celle entre dépenses utiles et dépenses nuisibles au juste développement du pays. Comme le dit Fitoussi : Il est absurde de se prononcer sur le coût d’une programme social et économique sans calculer ce que cela peut rapporter du point de vue du dynamisme sociétal. Inscrire cette règle absurde de refuser tout déficit annuel de des dépenses de fonctionnement (en grande partie indiscernable des dépenses d’investissement) dans la constitution (incroyable mais vrai ; on voudrait faire que l’état ne puisse rien pour l’économie et la société on ne ferait pas autrement) ; c’est confondre l’économie d’un pays avec la gestion comptable et annuelle d’un bilan d’entreprise (et encore). N’oublions pas non plus que cette dette et ses intérêts sont aussi dûs et payés pour moitié à des français qui les réinvestissent dans l’économie. Cette stupidité macro-économique confondue avec la micro-économie et celle-ci du reste avec la comptabilité annuelle fiscale, suffit à caractériser le programme de FB : au delà de ses déclarations verbales social-démocrates cette proposition est hyper conservatrice et, au fond même pas ultra-libérale : la logique dite à tort ultra libérale consiste en fait non pas à désengager l’état mais au contraire à socialiser les pertes pour mieux privatiser les profits, comme on le voit tout les jours. Qu’il y ait des économistes pour soutenir cette proposition est tout simplement logiquement confondant, d’un simple point de vue pragmatique du reste : Si FB était élu, il ne pourrait la tenir plus d’un mois, sauf à transférer cette dette dite de fonctionnement (comme investissement) de l’état sur les régions, comme en Allemagne, ce qui du reste, ne serait pas sans une plus grande efficacité).

                                  Votre analyse biaisée par vos préjugés (tel que celui qui voudrait que la résorption d’une dette , voire une situation de non-dette garantie par la constitution, serait une fin en soi). Il y a d’autres procédés pour diminuer la vraie dette stérile, voire nuisible de fonctionnement : réduire les dépenses de l’état qui ne rapportent rien en réorganisant les services publics et en évitant toutes les dépenses somptuaires ou dues à la non coordination de services connexes- cas flagrant, par exemple du... ministère des finances et des différentes trésoreries, services informatiques et centres des impôts). Pour ce qui concerne la dette globale il faut aussi revenir sur la démagogie de droite anti-accroissement des impôts pour les plus fortunés et pour le capital spéculatif à court terme. Du point de vue de la dette, le programme de FB est plus conservateur et statique encore que celui de NS. c’est un comble pour quelqu’un qui parfois se réclame de la justice sociale.

                                  Que des ex-fabusiens, hauts fonctionnaires du ministère des finances ou dirigeant d’une grade banque privée, puissent soutenir le programme (anti)économique de FB en dit long sur la nature de leur versatilité idéologique : la raison a plus à voir avec le sexe et la démarche politique de la candidate du PS qu’avec son projet.

                                  3) Sur le plan politique, FB, s’il gagne, ce qui reste encore très improbable, mais pas impossible, ne fera pas plus disparaître le PS que l’UMP et il sera bien forcé ; s’il veut gouverner de s’allier avec l’un ou l’autre. Nous verrons bien alors s’il maintiendra sa proclamation de tout ramener à la réduction de la dette, sans souci des conséquences en terme de fonctionnement utile à l’investissement. F .Fillon, quant à lui, a déjà déclaré que l’UMP n’opposera aucun candidat de son parti à ceux de l’UDF élus dans leur circonscriptions, à condition que FB ne rompe pas le pacte majoritaire qui fonctionne très bien encore dans les régions et les départements.

                                  SR , quant à elle, continuera, quoiqu’il arrive, son effort de modernisation du PS, lequel, s’il n’aboutit pas aujourd’hui à la victoire (qui reste à portée comme tout analyste sérieux le sait) , se prolongera au delà, n’en doutons pas. Elle le fera d’autant plus facilement si elle gagne bien sûr et, si elle perd ,n’oublions pas que les prochaines élections présidentielles sont dans cinq ans et qu’elle est jeune, sincère et ambitieuse au sens noble du terme et j’ajoute, pour faire râler certains puritains bayrouistes, authentiquement féminine et belle.


                                  • Allonneau (---.---.169.112) 7 mars 2007 17:08

                                    Je n’ai rien à ajouter sur l’analyse concernant la dette et sa conception dynamique:elle souligne les limites des propositions économiques de F.Bayrou et relativise la pertinence de son modèle économique qui demeure très conventionnel(une position morale certes respectable ne suffit pas à constituer un programme politique novateur).La réflexion que je voulais soumettre à débat était la question de la réelle modernité de la pensée socialiste ;pensée qui emprunte plus à des slogans marketing ,à des formats médiatiques convenus et à une « salade nicoise idéologique » qui manque singulièrement ambition intellectuelle .Je précise qu’il ne paraît pas incompatible de critiquer avec une certaine véhémence un parti politique(le ps )et de voter pour sa candidate.L’adhésion à un courant politique n’est jamais à 100% !!


                                  • fredm fredm 8 mars 2007 17:43

                                    Il est absurde de se prononcer sur le coût d’une programme social et économique sans calculer ce que cela peut rapporter du point de vue du dynamisme sociétal. Inscrire cette règle absurde de refuser tout déficit annuel de des dépenses de fonctionnement (en grande partie indiscernable des dépenses d’investissement) dans la constitution (incroyable mais vrai ; on voudrait faire que l’état ne puisse rien pour l’économie et la société on ne ferait pas autrement)

                                    Cette portion de votre commentaire est relativement significative. J’ai trois remarques à vous faire :

                                    1) « calculer ce que cela peut rapporter du point de vue du dynamisme sociétal »

                                    Ce calcul est nécessairement hypothétique donc parfaitement fumeux. L’expérience l’a montré en de très nombreuses occasions et aux dépens de toutes les majorités. Comme l’a dit quelqu’un, on n’est sûr que de ce qu’on ne dépense pas.

                                    2) « des dépenses de fonctionnement (en grande partie indiscernable des dépenses d’investissement) »

                                    Il me parait pourtant assez simple de discerner une dépense de fonctionnement (donc récurrente) d’une dépense d’investissement (donc nouvelle). Je ne pense pas qu’on puisse qualifier de dépenses d’investissement les pensions des fonctionnaires ou de dépenses de fonctionnement la mise en place d’un nouveau dispositif ??

                                    3) « on voudrait faire que l’état ne puisse rien pour l’économie et la société on ne ferait pas autrement »

                                    Je ne peux que conclure que vous êtes toujours convaincu des vertus du dirigisme économique. Après 26 ans de dirigisme économique non-stop, aussi bien à gauche qu’à droite d’ailleurs, on ne peut que constater un résultat médiocre. Alors ? encore plus de dirigisme ? Vous devinerez aisément mon sentiment...


                                  • fredm fredm 8 mars 2007 18:04

                                    Toutefois le réel problème n’est pas tant la campagne de S. Royal que l’incapacité du PS à procéder à une clarification idéologique, à un aggioramento trop longtemps repoussé et à dépasser divergences, oppositions et contradictions internes

                                    Tout est là ! Bien vu. Le PS n’est pas parvenu pas à accomplir sa mutation en parti moderne, c’est à dire débarrassé des vieilles lubies gauchistes de la fin du XXe siècle.

                                    Je ne pense pas que SR puisse gagner cette élection. Elle aurait peut-être pu le faire si elle avait résolument opté pour une ligne sociale-démocrate moderne. Au lieu de cela, elle nous a non seulement resservi un discours de gauche archaique mais en plus elle a ressorti du placard tous les vieux ténors éculés du parti : mauroy ! jospin ! fabius !

                                    En tous cas, SR doit serrer les fesses parce que si elle se plante, ça va remuer sec rue de Solférino. La mise à l’écart au début de la campagne de Fabius et DSK et la grogne qu’inspire certains (Dray, Montebourg, Hollande) ne va pas rester sans conséquences, c’est moi qui vous le dit...


                                  • fredm fredm 8 mars 2007 18:05

                                    Désolé, ce dernier commentaire concernant l’article. bug ou erreur de ma part.


                                  • (---.---.107.248) 7 mars 2007 14:15

                                    Réponse à alexis que je cite : « Et en effet elle lit comme je le faisais quand j’avais huit ans. Ca fait un peu beaucoup. La vérité c’est qu’un bon jeu vous a été donné mais que vous avez oublié les règles. »

                                    Primo de quelle règle parles-tu ? ne vois-tu pas que chaque candidat a une stratégie d’accession au pouvoir et que pour cela il est capable de beaucoup de mystifications ? secondo : le renouveau que représente Bayrou, tout sympa qu’il soit, est un leurre séduisant. Quels sont les intérets qui sont derrière lui. N’oublie pas les leçons des élections passés. Le reste est miroir aux alouettes. Je n’y peux rien !!!!


                                    • AlexisL (---.---.128.7) 7 mars 2007 14:32

                                      1) Tu le dis toi-même : « tu n’y peux rien ». Tu permets, moi je crois que je vais essayé. Parce que ça fait quand même deux trois décennies durant lesquelles on a en effet pas fait grand chose.2) La règle du jeu c’est d’éviter de trop nous prendre pour des abrutis, de faire au moins semblant d’avoir un programme à peu près réaliste.3) Enfin une « stratégie » ? Bah j’éspère bien !!! Surtout quad le programme fait partie de la stratégie (et non pas l’inverse).


                                    • Dixie (---.---.128.113) 7 mars 2007 17:05

                                      Alloneau !

                                      - Sur le plan de la forme : il y a quelque chose de vraiment pénible dans votre article, c’est le recours systématique aux passages mis entre parenthèses ou en encarts. Un tic à corriger au plus vite : votre discours y gagnera en fluidité.(J’ai le même défaut !)

                                      - sur le plan du fond, et concernant le « danger de bayrouisation des esprits » que vous évoquez : c’est à dire, si je vous comprends bien : pour les électeurs déçus par Royal et tentés par Bayrou ....

                                      Peut-être bien que quand chacun d’entre eux se retrouvera dans le secret de l’isoloir, quand chacun d’eux sera confronté à ce moment intime de vérité, il se passera quelque chose d’inconscient et probablement relié au 21 avril 2002 : celui de ne pas rater ce vote à nouveau , et, dès le premier tour : en se repliant dans sa famille d’origine socialiste, en se commandant avec un lâche soulagement une bonne pizza « royale », (j’aurais dû dire : un rassurant pot-au-feu !)sans gloire et par défaut après avoir eu, un moment, la tentation d’aller voir « si l’herbe était plus verte ailleurs » du côté des Pyrénées.

                                      Comme vous l’avez, je suppose, compris, je fais partie de cet électorat fluctuant qui, il a quelques jours encore, pensait qu’il aller voter Bayrou et qui est déjà en train de se raviser.


                                      • frederic9 (---.---.232.32) 8 mars 2007 09:59

                                        Si Ségolène est battue, au premier (peut-être) ou second tour (probablement), il y aura un seisme au PS.

                                        Tout porte à croire que l’extrème-gauche, divisée en multiples petites chapelles, sera laminée au premier tour. Et tout porte à croire que Bayrou va faire un bon score.

                                        Moralité : La barre à droite toute ! C’est au centre que se trouve les voix qui feront les majorités. Et pas à l’extrème-gauche.

                                        Et Ségolène, toute jeune et toute belle qu’elle soit, pourra prendre une retraite politique à Mougins, oh combien méritée, dans sa petite cahute qui vaut à peine 270.000 euros.

                                        Et qui a été financée par les contribuables qui ont payé des impôts à sa place, pendant toutes ces années.

                                        Elle pourra emporter son Jules sous son bras, qui ne restera pas Premier Secrétaire longtemps en cas de défaite.

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