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Les mensonges de la réforme de l’école primaire

Les enseignants de l’école primaire rejettent dans leur immense majorité la réforme Darcos.
Mais pourquoi cette nouvelle réforme de l’école fait-elle l’unanimité contre elle ?

L’argument premier de cette réforme est de lutter contre l’échec scolaire. Voici une cause qui devrait pourtant entrainer l’adhésion du monde enseignant. Mais derrière de belles paroles se cache une réalité bien plus sombre :

- La réforme a entrainé un alourdissement des programmes, le recentrage sur les matières fondamentales a consisté essentiellement à supprimer du contenu en histoire, géographie, en sciences et dans les matières artistiques, et à en ajouter en mathématiques, français et langues étrangères.

- Ce programme plus lourd doit être effectué en moins de temps, la durée d’enseignement hebdomadaire ayant été réduite par la suppression du samedi matin.

- La mise en place de 2 heures de soutien hebdomadaire pour aider les élèves en difficulté est le prétexte pour supprimer les RASED, dont la vocation n’a jamais été de faire du soutien.

- Les suppressions de postes vont rendre l’enseignement plus pénible (plus d’élèves par classe, non remplacement en cas de maladie, absence de formation professionnelle)

- les attaques répétées contre la maternelle augurent mal quant à son avenir. La scolarisation des 2 ans sera déjà fortement réduite à la rentrée 2009 et est promise à disparition. L’avenir de la petite section, très incertain, est dans la ligne de mire de la prochaine réforme.

Il apparait alors que la lutte contre l’échec scolaire est un nuage de fumée destiné à masquer les objectifs réels de la réforme : faire des économies.
Pour faire des économies dans un ministère dont le budget consiste essentiellement à payer ses employés, il faut réduire la masse salariale. On voit alors apparaître derrière chaque ligne de la réforme, un moyen de réduire les coûts :

- La réduction de la durée hebdomadaire conduit par effet secondaire à la suppression des RASED.

- La suppression de la scolarisation des 2 ans va réduire les effectifs des maternelles et conduire à des fermetures de classes. Les menaces sur la petite section vont dans le même sens, mais à une échelle bien plus grande.

- La suppression des IUFM va permettre de ne plus rémunérer pendant 1 an la formation des futurs enseignants reçus au concours de professeur des écoles.

- Le recrutement au niveau master permet de reculer d’un an l’entrée dans la vie active des enseignants et donc de reculer d’un an l’âge de la retraite à taux plein.

Et pendant ce temps là, que deviennent les élèves en difficulté ?
Il faut faire la différence entre deux types de cas :

- les élèves qui rencontrent des difficultés ponctuelles dans leur études (par exemple pour maitriser le passé composé si cher à M.Darcos). Ceux-ci continueront à être aidés par leur enseignant, sur temps scolaire où hors temps scolaire (en soutien). Contrairement à ce que dit M. Darcos, ce type de difficulté n’a jamais été pris en charge par le RASED. On peut penser que M. Darcos connait son sujet et qu’il ment donc en toute connaissance de cause. ([voir la vidéo de M. Darcos à l’assemblée->http://www.youtube.com/watch?v=jaXM...])

- les élèves en difficultés lourdes, comportementales ou psychologiques (incapacité à trouver sa place en tant qu’élève dans l’école, absence de motivation pour apprendre, incapacité à appréhender une notion par des moyens classiques, comportement dangereux...). Ceux-là vont être abandonnés à leur sort, c’est à dire abandonnés dans leur classe sans aide spécialisée. L’enseignant se retrouvera alors devant la double difficulté de gérer cet élève en souffrance tout en faisant cours au reste de la classe. Une équation sans solution.

Alors certes, l’éducation coûte cher et il n’est pas interdit de penser qu’il est possible de faire mieux. Mais la remise en cause du système éducatif français mériterait un grand débat national et non ce sabordage en catimini.

par Roda (son site) samedi 22 novembre 2008 - 41 réactions
yahoo
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  • Par foufouille (xxx.xxx.xxx.174) 22 novembre 2008 18:18
    foufouille

    pourquoi ?
    vous voulez que les stages soit gratuit ?
    une formation sans argent = reserve aux riches

  • Par Jes68 (xxx.xxx.xxx.40) 22 novembre 2008 18:29
    Jes68

    Toutes les réformes de Darcos ont pour but de supprimer des postes. Si certaines de ses réformes sont positives c’est du pur hazard, ce n’etait pas le but 1er.
    C’est une attaque généralisée sur l’ensemble des services publics. Je suis enseignant en lycée. La réforme des lycées de Darcos est un pur cauchemar.

    Il y a des centaines de raisons pour etre contre cette réforme des lycées mais une des première est qu’il n’est pas sérieux de vouloir que cette réforme s’applique en septembre.

    Toute l’architecture de la seconde change avec un tronc commun, des modules complémentaires, des modules exploratoires sur une base semestrielle. Darcos veux seulement parler de la structure de la nouvelle seconde. Quand on veux parler des programmes il répond on verra ça plus tard. la classe de 1ere, la terminale ..... on verra plus tard. Le bac..... on verra plus tard

    Alors que la seconde est la première étape pour préparer le bac on ne sait même pas comment elle sera liées aux classes de 1ere et de terminale.

    L’orientation des élèves de 3eme commence maintenant mais ils doivent choisir des modules qui n’existent pas encore et dont personne ne sait se qu’ils contiendront
    Un des module complémentaire s’appelle pour l’instant Littérature est-ce que cela veut dire que dans le tronc commun il n’y aura pas de littérature ???

    Et quand les programmes vont paraitre il faudra faire les livres scolaires (qui seront nuls car fait à la va-vite), les cours. Les TP (faire de nouveaux TP cela ne se fait pas en 15 jours) etc... Ce n’est pas sérieux
    Darcos veut que cela s’applique en septembre car cette réforme permet de supprimer beaucoup plus de postes et que le gouvernement est en retard sur son objectif de 80000 postes d’enseignants dans la legislature.

    Je soutient mes collègues du primaire et les étudiants qui sont actuellement à la fac et qui veulent devenir enseignants Bon courage !!

    Ayant fait un stage à la maternelle je soutient aussi l’école à 2ans . Les enseignants des petites sections font un travail extraordinaire bien loin de ce que dit le plus gros menteur du gouvernement


  • Par Jes68 (xxx.xxx.xxx.5) 23 novembre 2008 09:41
    Jes68

    Il y a 3ans j’ai enseigné en 1ère SMS d’adaptation (Sciences Médico Sociales). J’avais des élèves de BEP qui reprenait des études générales. Pour les aider a rattrapper le niveau des élèves avec un cursus un peu plus classique , j’avais 1heure de plus en 1/2 groupes.

    J’ai vu ces élèves progresser a vu d’oeil (commencer avec 4/20 et finir l’année avec 14/20). La plupart d’entre elles sont maintenant en école d’infirmière ou en BTS. Cette année là, le Major Régional au bac SMS venait de ces sections d’adaptations.

    Dans l’éducation nationale, contrairement à ce que vous dites on sait former nos élèves quand on nous donne les moyens humains. Malheureusement ces sections coutent trop cher (vous ne vous rendez pas compte des 1/2 groupes). Elles ont été supprimée.

    Les éleves qui vienne de BEP sont maintenant eparpillés dans des classes hétérogènes contenant 35 élèves par classes

    La plupart des enseignants sont consciencieux et veulent la réussite des élèves. D’ailleurs aux USA ou j’ai vécu 2 ans les diplomés francais sont très bien vu car bien formés et adaptable.

  • Par tiptop (xxx.xxx.xxx.147) 23 novembre 2008 11:20

    Je ne peux qu’être d’accord avec cet article. voici ce que j’écrivais dans "Darkos :l’empire de la soustraction"


    Depuis un an, l’école est sens dessus dessous. Chaque jour l’accumulation de réformes peu ou mal appliquées fragilise l’édifice. Les enseignants sont sommés parfois de manière extrêmement brutale de marcher au pas. Beaucoup aujourd’hui se posent la question : est-ce l’éducation nationale en tant que service publique qui est visée ? Discours de militants ou d’ultra gauche comme voudrait le faire croire le gouvernement (voir la lettre de Devedjian adressée aux militants UMP) ? Pas si simple. La protestation dépasse largement les opposants naturels de M. Darcos.
     
    Partout des appels à la désobéissance pédagogique se multiplient. Des motions circulent demandant la suspension de l’aide personnalisée. La grève du 20 novembre a été massive.
    Examinons par le menu les sujets qui fâchent. La liste n’est pas exhaustive. A vous de la compléter.
     
    Alourdissement de la journée scolaire.


    Je suis professeur des écoles en REP depuis 15 ans. Arrivé à 7h30, sorti à 17h 30 je travaille 10 heures par jour les lundi mardi jeudi vendredi. Peu de pauses. Corrections, préparations, concertations diverses et réunions rendent extrêmement denses les journées. Je ne me plains pas. Le hic est que ces journées de dingues sont aussi celles des enfants. Jusqu’à 10 h de présence à l’école et 7h 40 d’activités encadrés pour certains !! Sans même parler des devoirs le soir ! Je suis prêt avec beaucoup de mes collègues à réduire mes vacances, travailler le mercredi matin pour faire bénéficier à nos enfants , comme dans de nombreux pays, des journées allégées 8h- 15h, les municipalités prenant le relais par la suite. On en est très loin.
     
    Le rythme des enfants est le cadet des soucis d’un ministre affairé à vendre son « aide personnalisée » et ses stages pour mieux faire passer la suppression des autres dispositifs d’aides. Depuis des années, nous marchons sur la tête en terme de rythme scolaire. Les rapports des chronobiologistes, les enquêtes PISA qui dénoncent le niveau de stress chez les élèves français, prennent la poussière. Un CP travaille autant d’heures qu’un lycéen !
     
    Suppression de postes à tous les étages
     
    Dans notre établissement, cette année nous avons perdu nos EVS après notre aide éducatrice. Conséquence : les activités en demi-classe (précieuses pour gérer la difficulté scolaire et mener à bien certains projets) ne sont plus assurées. Les remplaçants se font rares. Une institutrice de l’ école voisine n’a pas été remplacée pendant 15 jours. Pire, l’éducation nationale a l’intention désormais de demander aux municipalités de remplacer au pied levé (Source : le délégué à l’éducation de ma commune). Avec du personnel non qualifié cela va sans dire…
     
    11 000 postes en 2008… Voilà le principal objectif affiché par le ministre de l’éducation nationale, le fil rouge de sa politique. Le « toujours plus » ne garantit pas l’amélioration des résultats nous assène-t-il. Oui, des moyens pour l’éducation nationale, c’est ce qu’on appelle en bonne logique une condition nécessaire mais pas suffisante…Il faut aussi des réformes structurelles et des pratiques pédagogiques adaptées. Mais alors il faut en déduire que le « toujours moins » à l’œuvre ne peut produire que le pire, surtout avec un tel niveau de désorganisation actuel. Darcos parie-t-il sur le pourrissement de la situation ? Qu’il se rassure, il est à l’œuvre…
     
    Suppression de l’aide spécialisée (Rased)
     
    J’ai dans ma classe 3 enfants du voyage en grande difficulté, deux ENAFs (élèves non francophones) deux élèves diagnostiqués hyperactifs, deux dyslexiques, et deux posant de graves problèmes de comportement. C’est la réalité d’une classe en REP aujourd’hui. Plus que jamais nous avons besoin de poser les bons diagnostics pour proposer des aides adaptées mais cela ne peut se faire qu’en équipe. Supprimer le RASED reviendrait à faire reposer toute la charge sur le seul instituteur. 
     
    L’aide personnalisée est en train de se mettre en place au prix au prix d’une surchauffe sans précédent dans les familles, les écoles et les municipalités… Quid des enfants dont le dispositif d’aide n’est pas pertinent et qui ont besoin d’une aide plus spécialisée ? 2000 postes RASED vont être supprimés dès la rentrée 2009.
     
    Flicage des profs dans la blogosphère et les forums.
     
    Internet est le seul espace où nous pouvons encore nous exprimer et être entendu. Dans les grands médias la cause est déjà entendue ; les journalistes du PAF ne font le plus souvent, à de rares exceptions près, que la communication du gouvernement. Avez vous déjà vu au JT un enseignant en grève s’exprimer plus de 10 secondes ? Les grands médias se fourvoient dans des faux débats (faut-il revenir à l’école d’autrefois) et présentent l’école d’aujourd’hui de façon souvent caricaturale. Certains éditorialistes (comme Natacha Polony. Marianne n’est pourtant pas un journal qui peut être soupçonné de Sarkozysme) défendent les thèses populistes des Brighelli et consorts et font parti de lobbies (« sauvons les lettres ») à l’origine des nouveaux programmes.
     
    Cette décision de confier à une entreprise privée le flicage des profs sur le net est d’une violence inouïe. Darcos prétend "anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise". Personne n’est dupe, un enseignant auteur d’un blog contestataire s’est déjà vu attribué un blâme. On s’attaque à la liberté d’expression. Dans quelle démocratie vivons nous ?
     
    Rémunération à la prime
     
    Enseignant de Cm2, je vais toucher une prime de 400€ pour faire passer les évaluations nationales en Janvier. Mes collègues sont super contents pour moi. Eux ne toucheront pas un centime et passeront plus de temps à préparer eux-mêmes leurs évaluations…Et bonjour la zizanie lors de l’attribution des classes à la prochaine rentrée !
     
    Les nouveaux professeurs des écoles ont paraît-il touché une prime de 1500€. Je suis content pour eux. Ce ne les empêchera pas de se retrouver dans les quartiers les plus difficiles sans y être préparé (voir Formation professionnelle). Ils vont pouvoir se payer des vacances.
     
    Diviser pour mieux régner ? Une vieille stratégie de guerre du maréchal Lyautey.
     
     On prépare les enseignants à la rémunération au mérite. Sur le principe, pourquoi pas ? Mais comment évaluer les profs de façon équitable ? Temps de travail (investissement dans des projets) , qualité de l’enseignement, résultats des élèves ? Quel que soit l’angle choisi (Darcos a choisi le troisième) l’équation est d’une complexité inouïe. Nous travaillons sur de l’humain, les enfants ne sont pas des machines à apprendre. L’humilité est de mise dans ce dur métier où quoi qu’on dise les réussites et les échecs de nos élèves ne dépendent que pour une part de notre action. « Il y a trois métiers impossibles : celui de parents, d’enseignants, et de politiques ». Cette phrase de Freud devrait inquiéter Darcos, il cumule les trois…
     
    Evaluation nationale bilan et non plus diagnostic.
     
    Avant l’ère Darkos, nous faisions passer des évaluations nationales diagnostics. Dès septembre, nous avions des données précises sur les points faibles et points forts de nos élèves que nous pouvions exploiter en équipe et communiquer ensuite aux parents.
     
    Aujourd’hui, on change radicalement de logique. Il ne s’agit plus d’outiller les enseignants pour gérer la difficulté scolaire car en janvier les dés sont jetés depuis longtemps. On met les écoles en concurrence puisque les résultats globaux de chaque école seront accessibles par le bouche à oreille. Cela participe à l’actuel démantèlement de la carte scolaire.
     
    Assouplissement de la carte scolaire :
     
    Les exemples en Europe sont nombreux et les effets convergents. Une fois la digue rompue (elle était déjà fissurée de part en part), la nécessaire mixité sociale prend l’eau et des écoles dans certains quartiers se ghettoïsent.
    L’escroquerie consiste à dire que ce sont les parents qui choisissent. Les chefs d’établissement qui croulent sous les demandes d’inscriptions et les dérogations savent qu’il n’en est rien. Ce seront toujours les mêmes qui iront dans les établissement de leur choix.
     
    Nouveaux programmes. Tromperie au sujet des évaluations internationales PISA
     
    « Les connaissances et capacités s’acquièrent par l’entraînement » Cette phrase sentencieuse répétée à longueur de programme est un non sens pédagogique dénoncé par tous les professionnels. L’entraînement n’est qu’une étape dans le processus d’apprentissage. Le comble est que les petits français, si on en croit les résultats PISA, sont plutôt performants pour résoudre des exercices mécaniques. En revanche ils manquent d’imagination, d’initiative face à la résolution de problèmes.
     
    C’est dire si on fait fausse route avec des programmes plus lourds (introduction de l’histoire de l’art, réduction de 108 heures) et centrés sur l’accumulation mécanique de savoirs. Ils sont, contrairement à la propagande officielle, moins ambitieux et décentrés par rapport au fondamentaux. (je suis d’accord sur ce point avec Luc Ferry et Jack Lang). Ils induisent une pédagogie purement transmissive qui ne répond en rien à la difficulté scolaire. Si ce catalogue indigeste est réellement appliqués (rassurez vous les enseignants font encore preuve de bon sens !), la liberté pédagogique est un leurre. Mais alors que faire de programmes inapplicables ?
     
    Mais la véritable escroquerie est plutôt dans l’interprétation des données PISA par le ministre. Il prétend que les résultats désastreux de la France en matière d’éducation justifie l’abandon des programmes de 2002. Tout d’abord la France se situe dans la moyenne des pays de l’OCDE. Ce n’est certes pas glorieux mais ce n’est pas non plus la Berezina annoncée. De plus cette évaluation internationale se fait par tranche d’âge (15 ans) donc il faudrait attendre au moins 2012 pour commencer à avoir du recul sur les programmes 2002.
     
    Précisons que ces derniers faisaient l’objet d’un large consensus au sein de la communauté éducative. Les nouveaux programmes nous ont été présentés en mai 2008 lors d’une « consultation » grotesque (« Trouvez vous les programmes lisibles ? »). Les éditeurs, eux, n’ont pas attendu et nous avaient déjà proposé des manuels révisés 2008 ! Devant la gronde généralisée, le ministre en a retiré les aspects les plus grotesques. Mais l’esprit a été conservé.
     
    Réforme de l’inspection.
     
    Fini l’inspection des pratiques pédagogiques. Désormais ce sont les inspecteurs qui prendront la classe pendant une heure avec l’instit comme spectateur ! Objectif : vérifier l ‘acquisition des connaissances. On imagine la tête d’Amandine ou de Mouloud si on leur demande hors de tout contexte de réciter le passé antérieur ou de montrer qu’ils maîtrisent la règle de trois ! Bonjour le ridicule. Ce scénario surréaliste a été présenté aux inspecteurs lors d’une réunion académique particulièrement houleuse. Je plains ces derniers, leur métier, déjà extrêmement difficile, va devenir impossible.
     
    Fin programmée de l’école maternelle ?
     
    Plusieurs éléments convergents sont sur ce site : http://asso.nordnet.fr/ecole.et.territoire/fin%20de%20la%20maternelle.html
     
    Si Xavier Darcos ne veut pas être surnommé « le ministre de la sieste et des couches culottes », qu’il mette le paquet sur la maternelle au lieu de mettre les maternelles en paquet de 30 (rapport du HCE 2007) !
     
    Réforme des IUFM : fin de la formation professionnelle
     
    Tout est cohérent : les nouveaux programmes étant essentiellement fondés sur la transmission, il suffit de recruter des professeurs des écoles à bac +5
     
    La deuxième année d’IUFM consacrée à la professionnalisation des professeurs est supprimée. Les étudiants ayant décroché leur concours seront affectés directement dans les classes avec pour seule formation une sorte de tutorat assurée par un conseiller pédagogique. Cette réforme se base sur le principe que toute personne qui possède les compétences requises est à même de les transmettre !
    On imagine les dégâts à venir. 
     
    Mépris des enseignants
     
    C’est certainement la raison qui fait de Darcos le ministre de l’éducation le plus impopulaire de la 5ème république parmi les professeurs. Les exemples sont trop nombreux pour être cité ici. Le clip où il se demande s’il faut bac +5 pour changer les couches en maternelle nous a fait rire jaune. Voilà un ministre qui ignore que les enfants sont accueillis propres.
     
    Ce mépris, nous lui rendons bien.

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