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Accueil du site > Actualités > Politique > Les OGM, entre la « nécessité écologique » et la « nécessité alimentaire » (...)

Les OGM, entre la « nécessité écologique » et la « nécessité alimentaire » ?

La condamnation récente d’une cinquantaine de faucheurs volontaires de champs d’organismes génétiquement modifiés appelle une constatation : la Justice est censée agir sur la base des lois et des règlements existants, mais elle n’en est pas l’auteur. Les lois sont du ressort des parlementaires ou, parfois, du gouvernement. Ce dernier est l’auteur des décrets, qui doivent se conformer aux lois. C’est pourquoi, à différence de l’affaire d’Outreau, les problèmes que peut soulever l’arrêt de la Cour d’Appel d’Orléans du 27 juin, précédé par celui de la Cour d’Appel de Toulouse du 15 novembre, sont à rechercher dans la gestion politique du pays tout au long de la dernière décennie, et pas au niveau du fonctionnement de la Justice. Il en est de même en ce qui concerne les dérives des institutions scientifiques : le problème est politique, et pas d’une autre nature.

Le 27 juin, la Justice française a condamné en appel l’ancien porte-parole de la Confédération paysanne Jean-Emile Sanchez et 48 autres faucheurs volontaires, pour avoir participé à des fauchages sur des parcelles de maïs transgénique de Monsanto en 2004. Ils avaient été relaxés en première instance, mais l’ « état de nécessité » admis par le Tribunal correctionnel d’Orléans n’a pas été confirmé par la Cour d’appel de la même ville. France3 a aussitôt fait savoir que l’UIPP (Union des industries de la protection des plantes), le GNIS (Groupement national interprofessionnel des semences et plants), l’AMSOL (association de l’industrie des semences de plantes oléoprotéagineuses) et la SEPROMA (Chambre syndicale des entreprises françaises de semences de maïs) se félicitaient, dans un communiqué, que le « droit à la recherche » ait finalement prévalu. Cette condamnation fait suite à celle de José Bové à quatre mois de prison ferme (et de sept autres militants, à des peines de prison avec sursis) par la Cour d’appel de Toulouse le 15 novembre dernier. A cette occasion l’ « état de nécessité » avait également été plaidé sans succès par les faucheurs d’OGM.

Une site de défense des OGM, portant les sigles GNIS, OLEOSEM, SEPROMA et UIPP, diffuse notamment une brochure signée CFS (Confédération française des semenciers)-GNIS-UIPP, consacrée à « cette nouvelle technologie à fort potentiel d’innovation et de progrès » jugée indispensable « dans un contexte de crise alimentaire ». C’est donc la nécessité supérieure générée par la « crise alimentaire » qui l’aurait emporté sur l’état de nécessité plaidé par les faucheurs volontaires.

Mais a-t-on vraiment besoin des organismes génétiquement modifiés (OGM) pour nourrir la population mondiale ? Dans l’esprit de ceux qui évoquent une telle nécessité, s’agit-il de nourrir ou de nourrir pour pas cher ? Car, à entendre banquiers et industriels, les délocalisations seraient une autre nécessité. « Nécessité » de réaliser un maximum de bénéfices par le recours à la main-d’œuvre la moins chère disponible sur la planète. Tout compte fait, la mondialisation n’est pas autre chose, et les « élites » françaises se sont bien impliquées depuis trois décennies. Toutes les évidences portent à penser que l’on cherche à « optimiser », c’est la différence entre le coût de ce qu’on nous donnera à manger et la valeur de ce qu’on produira. Pour le reste, on a toujours réussi à nourrir la population de la planète sans OGM et les famines ont eu pour origine des dysfonctionnements politiques et sociaux, des guerres, des imprévisions...

Quant aux « précautions » par rapport aux nouvelles technologies, on pourra nous en mettre plein la vue avec des « journées portes ouvertes », mais la vie réelle est infiniment plus compliquée. Par exemple, borné comme je suis, je ne parviens pas à éliminer cette simple objection : quelle précaution absolue peut-il y avoir en matière de pollen, de semences, d’hybridations... alors qu’il est reconnu que les OGM comportent des dangers certains pour l’environnement ? Même dans un « scénario de précaution » théoriquement parfait, qui risquerait de relever de la science-fiction, l’accident, l’erreur humaine, l’imprévu... restent toujours possibles. Et ne nous avait-on pas vendu la « grande sécurité » de l’énergie nucléaire avant l’accident de Tchernobyl ? Avec ce qui m’apparaît comme une circonstance aggravante, dans le cas des OGM. On a beaucoup parlé, écrit, légiféré, menacé, voire même guerroyé... à propos de risques réels ou inventés de prolifération de technologies du nucléaire. Mais la prolifération des OGM est très rapidement devenue un réalité banale.

Les politiques votent et promulguent les lois que les juges sont tenus faire appliquer. La Cour d’appel d’Orléans est donc censée avoir rendu un arrêt conforme à la volonté exprimée par le législateur à travers ses lois et traduite par les différents gouvernements dans des décrets d’application. Par exemple, si le gouvernement déclare avoir pris toutes les dispositions nécessaires en matière de précaution, et qu’il brandit à l’appui de son discours des lois votées par le Parlement ou des décrets pris en Conseil d’Etat, le juge pourra très difficilement émettre un considérant dans le sens opposé. Et si une multinationale plaide s’en être tenue à ces lois et décrets, c’est à celui qui plaide l’état de nécessité de prouver, non seulement le contraire, mais de surcroît l’évidence de conséquences très graves des carences constatées. Ce qui peut s’avérer très difficile. Il reste à voir ce que dira la Cour de cassation si elle est saisie de pourvois contre l’arrêt de la Cour d’appel d’Orléans, ce qui semble être le cas. Mais d’ores et déjà, sur le plan politique, quelques constatations s’imposent. Notamment, tous les ministres concernés, de « droite » , de « gauche » et de « centre », nommés avec l’aval des parlementaires à la suite d’élections tenues en bonne et due forme, ont invariablement été, depuis les années 1990, des défenseurs intransigeants des OGM. 

Si l’actuel gouvernement s’exprime très clairement dans son site officiel sur les OGM, avec des communiqués qui ne laissent la place au moindre doute sur ses prises de position, la période Jospin s’est caractérisée par la même politique. Il en fut de même, déjà avant le quinquennat 1997-2002, de l’ensemble des gouvernements précédents.

José Bové avait déjà été condamné en février 1998 pour la destruction d’un stock de semences transgéniques (8 mois de prison avec sursis). Le 13 septembre 2000, il était condamné à trois mois de prison fermes dans l’affaire du McDonald’s de Millau, peine confirmée en appel le 22 mars 2001. Il a été condamné en 2001 à des peines de prison en première instance (15 mars) et en appel (20 décembre), à la suite de plaintes déposées par le CIRAD établissement public à caractère industriel et commercial), deux de ses membres (des thésards) et le procureur de la République. Les faits étaient survenus en 1999 alors que Claude Allègre était ministre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche (il a dû quitter cette fonction en mars 2000).

La même année 2001 de cette condamnation déclenchée par la plainte d’un organisme public, le ministre de la Recherche Roger-Gérard Schwartzenberg faisait diffuser une brochure intitulée : « OGM - Enjeux des recherches » très favorable aux OGM et portant à la fin les sigles du ministère de la Recherche, du CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), du CNRS (Centre national de la recherche scientifique), de l’INRA (Institut national de la recherche agronomique), de l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) et de l’IRD (Institut de recherche pour le développement). Le 26 août 2001, dans un communiqué au titre fort parlant : « Réaction aux destructions de parcelles OGM », Roger-Gérard Schwartzenberg déclarera notamment : « Le discours des militants anti-OGM est partiel et fragmentaire quand il fait silence sur les perspectives ouvertes par les cultures transgéniques... On ne peut comprendre le refus de savoir, le refus de l’acquisition des connaissances. Cette attitude anti-rationaliste doit être déplorée... ».

Son prédécesseur Claude Allègre, qui avait été directement concerné par les faits et les plaintes institutionnelles, aura le mérite d’être un peu plus franc lorsque le 15 janvier 2004, dans un article paru dans l’Express intitulé « A quoi sert José Bové ? », il présentera ce dernier comme une sorte d’agent objectif des multinationales américaines face à leurs concurrentes européennes et écrira littéralement : « L’extrémisme de Bové est la meilleure garantie du statu quo. Quant aux OGM, qui sont les gagnants face à lui ? Les multinationales américaines, évidemment. Découragés, les semenciers européens abandonnent les uns après les autres. Aventis, Novartis, maintenant sans doute Bayer. Il reste Limagrain pour le maïs, mais pendant combien de temps encore ? La route est désormais libre devant Monsanto et DuPont de Nemours, les deux semenciers géants américains... en attendant les chinois. Bravo, monsieur Bové, beau travail ! ». Et l’ancien ministre « dégraisseur de mammouths » terminera son article par la question : « Les citoyens aimeraient savoir qui finance M. Bové ». Le grand avantage de la prose de Claude Allègre, c’est qu’en posant brutalement la question de la concurrence entre les multinationales européennes et américaines, il exprime avec une certaine sincérité la contenu réel du fil directeur de la politique de tous les gouvernements français depuis 1995, voire bien avant. La « nécessité alimentaire » a bon dos...

C’est sans doute que les « élites » françaises forment un groupe compact, avec une stratégie globale cohérente sur le plan national mais aussi à l’échelle européenne et internationale. Leur participation à la Trilatérale est permanente depuis les années 1970, « droite », « gauche » et « centre » confondus. Elles sont également très présentes au sein du Groupe de Bilderberg. La France a d’ailleurs été l’un des initiateurs du processus qui a conduit à la mise en place de l’Organisation mondiale du commerce. L’actuel directeur général de l’OMC est un Français, militant de la SFIO dès 1970 et de la section CFDT de l’ENA, sorti deuxième de sa promo et nommé inspecteur des finances en 1975, appelé à d’importantes responsabilités « techniques » sous Giscard avant de devenir, après les élections de 1981, conseiller de Jacques Delors, directeur de son cabinet, directeur adjoint de Pierre Mauroy et l’un des créateurs de la politique dite « d’austérité ». Un parcours qui lui a permis de suivre en 1985 Jacques Delors à Bruxelles pour une « carrière européenne » l’amenant à jouer un rôle de plus en plus important au sein de l’Union européenne, où il a assumé les plus hautes fonctions (commissaire chargé du commerce international depuis septembre 1999, après un « passage » à la direction du Crédit Lyonnais en 1994-99), mais aussi de l’OMC où il a été le « négociateur européen » du Millennium Round avant d’en devenir le directeur général.

Vice-président du Siècle en 1996 comme le directeur de sociétés Jean Dromer et le vice-président du Conseil d’Etat et ancien secrétaire général du gouvernement Renaud Denoix de Saint Marc, alors que Jacques Rigaud présidait cette association, Pascal Lamy est certainement un bon représentant de la pensée et des choix stratégiques des « élites » françaises, toutes tendances politiques confondues. Ce n’est qu’un exemple.

Samedi, peu avant le match de foot France-Brésil, une dépêche AP de 18h28 faisait état de l’interpellation de Pascal Clément dans la Loire par des militants de la Confédération paysanne à propos de poursuites qu’ils considèrent comme relevant de la répression antisyndicale. Le garde des Sceaux leur a répondu, d’après AP : "En alertant l’opinion publique sur les dangers présentés par les OGM, vous nous avez rendu service [...], je vous en remercie. Mais quand les précautions sont prises, il n’est pas acceptable d’empêcher l’expérimentation de ces cultures", et ajouté : "Nous souhaitons des sanctions assez fermes pour montrer qu’il est illégal d’empêcher la production d’OGM dans ce pays." On pourrait s’étonner de voir un ministre adresser des « souhaits » à une Justice réputée indépendante, d’autant plus que cette indépendance a été mille fois invoquée pour limiter la portée et les effets de l’enquête parlementaire sur l’affaire d’Outreau. Mais la réponse du garde des Sceaux est celle qu’aurait pu faire tout autre ministre, et correspond fort exactement au message invariablement délivré par tous les gouvernements de la dernière décennie.

C’est donc sur le terrain politique, et pas judiciaire, qu’il convient de rechercher les origines des problèmes de fond que peut soulever la condamnation récente d’une cinquantaine de faucheurs volontaires.

Avec une autre question en toile de fond : les institutions scientifiques sont-elles bien placées pour se présenter comme des garantes des mesures de précaution ? Les mises en examen intervenues dans l’affaire de l’amiante du campus de Jussieu peuvent jeter un doute sur la capacité de ces entités à garantir la sécurité de leurs propres personnels. Celle de l’ancien directeur du Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI), une prestigieuse personnalité du monde universitaire, scientifique et académique, comporte une sévère mise en cause de la transparence institutionnelle. L’accident de Tchernobyl lui-même paraît de nature à soulever de graves interrogations sur la question de la fiabilité des mesures de précaution qu’on nous annonce. L’affaire des résultats falsifiés sur les cellules souches humaines, mais aussi ailleurs, ne saurait en aucun cas ne pas amener le constat de la nécessite impérative d’un réel débat sur le fonctionnement de l’ensemble de cet univers fermé. Et que penser de la débâcle des experts du procès d’Outreau de première instance ? Autant de questions qui concernent et intéressent l’ensemble des citoyens, et sur lesquelles ces derniers ont le droit d’être bien informés, de pouvoir s’exprimer et de recevoir des engagements clairs de la part des politiques. De préférence, avant les élections de 2007.


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90 réactions à cet article    


  • aurelien 3 juillet 2006 13:07

    Bonjour,

    Merci pour cet article très fourni !

    La manière dont sont imposés les OGM est totalement anti-démocratique. C’est un fait ! L’opacité industrielle est totale et ce sont les lobbies industriels (qui n’ont rien à voir avec la science) qui se positionnent en écologistes, c’est un comble !

    La question des ogm est totalement éludée par les politiciens, dont les seules paroles à propos de ces nouvelles tehcnologies sont qu’il faut avoir confiance au « progrès de la science ». Or dans ce cas, il ne s’agit nullement de science (la technique de la transgénèse est très féconde du point de vue de la recherche fondamentale) mais bien de l’envahissement de l’espace vital par des méthodes de culture et des organismes non maîtrisables, dont l’impact sanitaire, écologique, humain, n’a jamais été étudié !

    L’imposition des OGM est un acte d’oppression de la part des dirigeants, à la fois pour les consommateurs (aucune traçabilité sur les produits animaux) et pour les agriculteurs prônant des méthodes écologiques (dont les récoltes sont menaçées de contamination-> voir OGM : le contat accablant de l’Espagne

    La stratégie des industriels est de globaliser l’agriculture transgénique à l’ensemble de la planète.

    Nous sommes bien en lobbycratie !

    article 34 et 35 de la déclaration des droits de l’homme de 1793

    Article 34. Il y a oppression contre le corps social lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.

    Article 35. Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

    Source

    Cordialement


    • gem (---.---.117.250) 3 juillet 2006 16:35

      Aurélien fait son petit marché. Il oublie juste le reste de ce texte.

      « Article 17. Nul genre de travail, de culture, de commerce, ne peut être interdit à l’industrie des citoyens. » (c’est moi qui souligne)

      Sans parler du reste... En fait, heureusement pour Bové & Co que ce texte ultra-libéral n’a jamais été ratifié par personne, parce que selon l’article 27 il faudrait les mettre à mort, pour avoir usurper la souveraineté (prétendre l’incarner mieux que le gouvernement et violer les article 2, 4, 6, 8, 11, 17, etc. de la déclaration)


    • NaSH (---.---.149.214) 3 juillet 2006 16:44

      j’aurai aimé comme vous, que la question des OGM soit résolu de façon démocratique..

      Cependant, quand on est abreuvé d’aproximations scientifiques a la télévision, quand un journaliste « prouve » quelque chose en étant a la foi juge et parti, quand on met le doigt sur « une etude » controversé en oubliant les dizaines d’autres, quand on ne connais pas comment fonctionne le monde scientifique et ses référence., quand on oublie le principe élémentaire que toute demoonstration doit être répétée pour être validée..

      Il est impossible de regler cela de façon démocratique. Car (et c’est triste de le dire) le peuple n’a pas la formation suffisante pour comprendre ce qu’il en est. Seuls les discours populiste seront audible, et c’est exactement ce qui s’est passé.

      Les élus qui utilisent les interdictions systématiques jouent sur l’ignorance des gens. Il n’hésitent pas non plus a agir de la meme maniere que le journal de 13H de TF1. Sur le « c’etait mieux avant. ». Sur internet on apelle cela des FUD (Fear, Uncertain & Doubt).

      Meme si se poser des questions sur les OGM est totalement justifié. Le foin qu’on en a fait n’a que démontré l’ignorance grandissante des gens dans ce pays. Il est triste également de constater que peu de journalistes sont capable également de sortir de leur formation litteraire, et d’eclairer les gens.


    • (---.---.115.73) 3 juillet 2006 17:21

      A Nash 16h44 qui écrit notamment :

      « Il est impossible de regler cela de façon démocratique. Car (et c’est triste de le dire) le peuple n’a pas la formation suffisante pour comprendre ce qu’il en est. Seuls les discours populiste seront audible, et c’est exactement ce qui s’est passé. »

      Vous prenez les français pour des crétins et vous volez plus haut que votre derrière !

      Tout le monde peut comprendre qu’un OGM est capable de s’hybrider avec des variétés naturelles et que la protection totale n’existe pas, dès lors qu’on s’engage dans cette voie. Pour ne pas parler de la prolifération que rappelle l’article.

      Le reste appartient au domaine de la politique et c’est du ressort de tous les citoyens.


    • aurelien 3 juillet 2006 18:32

      Bonjour,

      Je recommande à tous la lecture de ces documents

      Playdoyer en faveur d’un monde soutenable sans modification génétique

      par The Independent Science Panel (ISP) ( ISP est un groupement de scientifiques de discplines diverses ; engagés dans la promotion de la science pour le bien public)

      apportez cotre soutien à ces scientifiques indépendants en signant ce playdoyer

      Page de travail sur les GM :

      Genetic modification

      Bonne soirée à tous


    • aurelien (---.---.51.35) 3 juillet 2006 20:59

      Quand Bill Gates « lâche » les affaires et s’engage dans l’humanitaire, voilà ce que cela donne :

      « The Gates Foundation is donating $25m for research to combat malnutrition using Genetic Engineering. David Fleming, Director of Global Health Strategies at the Gates Foundation said, »Vitamin and mineral deficiencies, which contribute to the deaths of millions of children each year, can be easily prevented by adding just a few key nutrients to staple foods.« We need to put an end to this emerging partnership that will only support Monsanto morally and financially. » releases Novembre 2003 Source ISP


    • (---.---.58.127) 4 juillet 2006 10:35

      @par NaSH (IP:xxx.x42.149.214) le 3 juillet 2006 à 16H44 j’aurai aimé comme vous, que la question des OGM soit résolu de façon démocratique..

      Tiens revoilà encore un scientiste détraqué à la solde des multinationnales comme Monsanto !

      Il vient nous faire la leçon sur les approximations ! Il faudrait la faire aussi aux assurances dont aucune au monde n’assure le risque OGM ! Ce serait pas mal si cette info passait aussi sur la tv caca cola !


    • NaSH (---.---.149.214) 4 juillet 2006 11:59

      Je sais bien que c’est difficile a entendre, mais il se trouve qu’on est dans une démocratie, et que la démocratie c’est également élire des personne pour réaliser un travail qu’on ne peut faire soit meme.

      Il faut parfois faire confiance a des gens qui savent de quoi ils parlent.. On ne va pas demander a son boucher de faire de la carroserie. Mais vous n’etes pas idiots, vous n’allez pas non plus dire amen a un carrosier qui veux vous vendre une voiture.

      Je ne dit pas que les décideurs ne doivent pas être des elus. Ce que je dit c’est que dans cette affaire, le peuple n’a pas forcement raison. Et l’histoire nous a montré a plein de reprise, que le peuple peut parfois se tromper.


    • lambda (---.---.151.134) 4 juillet 2006 21:50

      Truismes - Mais il n’est pas question de raison mais de DEMO-CRATIE, de choix, de qui veut quoi ! SI l’écrasante majorité NE VEUT pas d’OGM, même pour des raisons qui n’en sont pas (des sentiments, opinions ...) si les principes démocratiques sont respectés cela ne peut être POINT. Or, on est loin du compte ....

      Ensuite, personne ne peut soutenir (en y mettant SA RESPONSABILITÉ) que les OGM ne sont pas risqués et dire quels sont les risques (taux d’occurence et amplitude des conséquences). Autrement-dit ceux qui soutiennent le contraire sont des rigolos ou des menteurs. SEULE la population peut déclarer : JE PRENDS les risques suivants - et les avantages suivants .... Toute autre ’personne’ est un potentat un dictateur. De nouveau on est loin du compte !

      Dans quelles illusions baigons-nous ?


    • Ruper75 (---.---.122.202) 6 juillet 2006 15:01

      Donc si la démocratie c’est l’opinion exprimée par la majorité du peuple, instaurons le service minimum, ou même, rétablissons la peine de mort... Il n’y a qu’a organiser un référendum... sous Napoleon III, cela s’appelait un plébiscite... les vrais hommes politiques ont le courage d’aller à l’encontre de l’opinion majoritaire (cas de Badinter et Mitterand en 81 sur la peine de mort) parce les décisions, toute controversées qu’elle soient, qu’ils prennent ont une réelle vision d’avenir... De Gaulle l’avait fait sur le nucléaire, d’autres le font sur les OGM...


    • aurelien 7 juillet 2006 08:35

      Aucun rapport !


    • jcm - Freemen (---.---.0.12) 3 juillet 2006 14:03

      « ...les institutions scientifiques sont-elles bien placées pour se présenter comme des garantes des mesures de précaution ? »

      Mais de quelles institutions scientifiques parle-t-on ?

      Y-a-t-il « une seule science » ou différentes instances scientifiques d’envergure, de moyens, de « puissance » différentes et qui pourraient présenter des résultats différents, contradictoires ?

      Je me vois contraint de constater qu’il peut exister sur un même sujet « différentes sciences » ou plutôt que l’on sert au public sous l’appellation « science » des conclusions qui n’ont rien de véritablement scientifiques puisqu’elles n’ont pas été soumises à une validation complète « par des pairs ».

      Et c’est absolument ce que l’on constate avec les OGM : ce sont des firmes qui réalisent l’essentiel du travail scientifique conduisant à la commercialisation de produits.

      Mais la plupart des résultats de ces recherches demeurent confidentiels, secret industriel oblige, ce qui interdit cette validation par les pairs.

      Ils ne devraient donc être considérés au mieux que comme « des hypothèses de résultats scientifiques ».

      Mais les instances dirigeantes montent au créneau pour appuyer cette science incomplète, ainsi l’attitude du gouvernement français vis à vis de la publication des tests de toxicité sur les OGM (OGM et citoyens).

      Mépris d’une science aboutie, de la science donc, et des citoyens de la part d’une « caste » qui fait préférentiellement cause commune avec les puissances d’argent, mais au nom de quel intérêt supérieur ?

      On espère que cette « caste » n’agit pas ainsi sur la seule croyance dans le discours des firmes qui annoncent qu’elles sauront fournir des solutions capables de « sauver l’humanité » car il s’agirait d’un manque tout à fait déplorable de vigilance et d’investigations.

      Mais alors quelle peut être la nature de cet intérêt supérieur ?

      Cela dit le manque de vigilance et d’investigations, de connaissance approfondie du sujet, est aussi commun parmi de très nombreux scientifiques pour certains fort éloignés de la biologie : ce sera typiquement le cas d’Allègre, et il n’est pas le seul, qui soutient l’hypothèse de non dangerosité des OGM.

      Dans le même temps des spécialistes de la génétique, des manipulations génétiques, des PGM, nous affirment strictement le contraire.

      Si les premiers, tenants de la non-dangerosité, ne nous fournissent aucune preuve de ce qu’ils affirment, les seconds nous en donnent de plus en plus et même lorsqu’ils n’en disposent pas ils émettent des théories et des hypothèses sur le potentiel de dangerosité des PGM et OGM dont personne n’a jamais été capable de prouver qu’elles pouvaient être rejetées.

      Ces hypothèses devraient donc être l’objet de recherches, surtout de la part de ceux qui veulent croire à leur nullité car en science ne vaut que la charge de la preuve, recherches qui détermineraient un état fiable des connaissances, aujourd’hui très parcellaire dans ce domaine.

      A défaut de ces recherches et des résultats « universellement » reproductibles (validation par les pairs) qu’elles auraient fourni nul ne peut affirmer que ces hypothèses peuvent être négligées.

      Mais qui financera ces recherches ?

      Ce que je nomme « la cash science », dont la vocation est de produire des dividendes financiers, ne sera pas la source de leur financement dans la mesure où rien nes les y contraint et où ces recherches, coûteuses, amputeraient ses résultats financiers.

      OGM, science et « cash-science »

      « C’est sans doute que les « élites » françaises forment un groupe compact.... » : oui, des élites réunissant de nombreux politiques et scientifiques dont les principales caractéristiques seraient leur adhésion préférentielle aux puissances d’argent, adhésion qui entraînerait comme une stérilisation intellectuelle vis à vis de tout ce qui pourrait faire obstacle à l’accroissement rapide de ces puissances.

      On nommera cela une absence totale d’esprit critique flanquée d’une soumission qui, au gré de quelque « scandale » plus ou moins proche de celui du sang contaminé, pourrait se voir un jour qualifiée de « coupable ».


      • axion (---.---.174.250) 4 juillet 2006 08:45

        La recherche est en cours. Elle est difficile, car des faucheurs mettent à sac le travail de recherche.


      • jcm - Freemen (---.---.0.12) 4 juillet 2006 09:14

        Eh non !

        Ces recherches ne portent pas sur les potentiels de dangeroqité des OGM mais sur différents aspects de leur productivité.

        Et les recherches ne feraient pas l’objet de telles attaques s’il n’y avait pas déjà eu une vaste dissémination mondiale des OGM, si elles se déroulaient dans des milieux suffisamment confinés pour ne pas risquer de provoquer des disséminations incontrôlées.

        Alors il se fait « de la recherche », oui, mais dans quelle voie et avec quel objectif ?

        Quelles preuves que ces recherches donnent lieu à de véritables résultats scientifiques validable par des pairs ?

        Aucune.


      • lambda (---.---.151.134) 4 juillet 2006 22:35

        Trois choses à préciser :

        - 1 - « vous » semblez croire à une vérité scientifique ! C’est une attitude de croyance ... parfaitement non scientifique. La science n’est pas une vérité. Sinon cela devient une croyance. La démarche scientifique c’est de ne pas croire, et tenter de (mieux) comprendre ce qu’on observe (qui n’est jamais la réalité mais sa perception événementielle) La science de dit pas n’a jamais dit la vérité, elle énonce des observations, et temte de les interpréter, en se raccochant à des invariants (des règles). Une observation n’est pas une vérité, c’est un fait pris dans un contexte, qui n’a de validité que s’il est reproductible (répétable) dans les mêmes conditions. deux et deux font cinq ! Si, pour les très grandes valeurs de deux. ça c’est des conventions mathématiques - abstraites, pas un fait. Il n’y a pas de vérité, donc pas de certitudes, que des présomptions contextuelles (on énonce : cette règle semble s’appliquer dans telles conditions, si les conditions changent, on ne peux plus dire que les règles seront toujours valables - pour cela il faudrait mieux comprendre, et chercher encore).

        - 2 - les scientifiques sont sous la dépendance des donneurs d’ordre. Qui paye la recherche, qui publie les résultats ? Pas des scientifiques (cas des industries : OGM, médicaments, ...) ! Si votre avenir de chercheur dépend du bon vouloir de votre mécène, vous ne pouvez déplaire au mécène. Triste à dire et à constater. Combien d’études ont été arrêtées car le chercheur trouvait qqchose qui déplaisait au financier ? Combien d’études ont été tronquées à la publication par le financier ? La recherche scientifique est quasiment entièrement dépendante de près ou de loin de l’argent, et de plus en plus souvent de l’argent privé. Une nouvelle raison de se méfier des « arguments scientifiques », pas de la science.

        - 3 - On ne démontre pas que qqchose n’est pas nuisible en ne montrant que ses avantages. De même on ne rejette pas qqchose sous prétexte qu’il a des inconvénenients. Le seul moyen d’accepter ou rejetter qqchose est d’étudier la chose, pour en connaitre autant que faire se peut les effets : que l’on peut qualifier d’avantages et d’inconvénients (avec mille précautions). Si j’étudie la durée de vie d’une lampe, je l’allume jusqu’à extinction, si je veux étudier l’influence de l’explosion d’une bombe atomique sur la ville de Paris, je ... Si je veux étudier l’influence des OGM dans la nature je ... idem dans tous ces cas, je fais une seule expérience irréversible. Et je me retrouve - sans le faire exprès - sous faux prétexte de science - avec une possible catastrophe...

        Dire que je fais de la recherche en disséminant des OGM en plein champ n’est pas une attitude scientifique - car c’est irreversible et ne permet pas la reproductivité (le milieu est définitivement changé donc les expériences suivantes sont autres). Ici la notion de précaution possible est une vaste fumisterie.

        Il faut s’y prendre autrement (serres fermées ..). Une fois de plus on est loin du compte.

        Rappel de droit élémentaire : la responsabilité de l’industriel (producteur du produit) n’est engagée que si au moment de la production, il est prouvé (*) que le produit est dangereux.

        (*) prouvé siginfie qu’une étude a été publiée montrant la chose .. Qui paye la recherche, qui fait la cherche et qui publie les résultats - ni vous ni moi, ni nos impôts (sf très rare cas - labos parfaitement indépendants ??? connais pas) Chercher l’erreur !

        merci de votre attention.


      • lomig (---.---.124.107) 3 juillet 2006 14:03

        Il faut aussi signaler que malgré leur légalité, les essais d’OGM en plein champ ne sont pas couverts par les assurances, qui considèrent ainsi qu’elles ne connaissent pas l’étendue des risques potentiels. Les OGM partagent cette « inassurabilité » avec une autre industrie, celle du nucléaire.


        • bernard29 candidat 007 3 juillet 2006 14:09

          Trés bon article . Mais où est la traduction politique d’une telle revendication « d’engagements clairs » avant les élections de 2007.

          les Verts ?, Bové ?, Corinne le Page ? sur ces éventualités il y a de multiples autres questions que vous avez d’ailleurs soulevées, ( désobéissance civile, Etat de nécessité, non violence..lobbies, rôle des politiques...)

          Oubien au point de vue électoral, attendre les élections européennes aussi, parce que je n’ai pas vu dans l’article, les conséquences et pressions des réglementations européennes sur la législation française.

          Que faire ??


          • O.Z.Acosta (---.---.144.46) 3 juillet 2006 15:22

            A noter, le PS dans son projet à proposé l’interdiction des cultures OGM en plein champs => 85 % d’accord au dernier vote du projet.

            Ne pas oublier de leur faire tenir promesse si jamais un socialiste arrive au pouvoir !!!!

            Le combat contre les OGM n’est pas fini mais la legislation obcur et les lobbies ( semencier, agriculteur ( cf agriculture en espagne)) ne renonceront pas facilement à moins d’un accident écologique grave mais dans ce cas là il sera trop tard.

            Z


            • Mizo (---.---.115.73) 3 juillet 2006 17:23

              Sauf que les promesses du PS... D’ailleurs, en matière de recherche c’est Schwartzenberg qui mène la danse parmi les députes de ce parti.


            • voltaire (---.---.65.37) 3 juillet 2006 16:51

              Comme souvent pour des articles anti-OGM, on retrouve ici l’essentiel des clichés et amalgames qui dénotent à la fois d’une totale absence de culture scientifique et une parfaite mauvaise fois. Il sera donc inutile d’essayer d’argumenter de façon objective et rationnelle avec l’auteur (j’allais dire de façon « scientifique » mais comme les scientifiques sont ici accusés d’être systématiquement des menteurs, sauf bien sûr ceux qui expriment les mêmes idées que l’auteur je m’abstiendrai). Fort heureusement, tous les responsables politiques ne sont pas démagogiques et certains, qui ont un minimum de culture scientifique, défendent des positions rationnelles basées sur les faits.

              Je ne rappellerai donc ici qu’une simple vérité : il existe des cultures OGM depuis une vingtaine d’années. Les surfaces cultivées sont considérables aux US, en Chine, en Amérique du sud. En 20 ans, ces cultures n’ont provoqué aucun accident écologique (certaines ont au contraire permis de réduire de façon importante les quantités de pesticides utilisées) ou sanitaire.

              En réalité, ces diatribes contre les OGM, alors qu’il y a tant de pratiques agricoles ou industrielles réellement dangereuses, sont aussi rationnelles que si l’on combattait l’utilisation du papier à cigarette dans le domaine du tabagisme :

              Bien sûr, on préférerait que ce papier provienne de pâte de bois venant de forêts gérées de façon écologique, dans l’idéal. Mais le plus important dans la cigarette, ce sont bien les ravages sur la santé causés par l’addiction (nicotine) et les cancers qui s’ensuivent (goudrons, benzenes etc...), pas l’effet minime sur l’environnement causé par l’utilisation de papier à cigarette...


              • Mizo (---.---.115.73) 3 juillet 2006 17:28

                Bof... Pour des clichés et des amalgames, vous êtres le champion ! Au juste, saviez-vous que Voltaire était détenteur d’actions de compagnies esclavagistes ? La belle référence...

                Précisément, Voltaire n’a jamais été un scientifique, pas plus qu’un philosophe (au XVIII siècle, tout le monde s’attribuait ce titre...). Ce fut un pamphlétaire à la solde des aristos éclairés et des grands bourgeois. S’il avait vécu à l’époque de la Révolution Française, il aurait eu intérêt à rester à Ferney...

                Comme Voltaire, vous n’avancez même pas l’ombre d’un argument scientifique.


              • iablaka (---.---.141.142) 3 juillet 2006 18:09

                « alors qu’il est reconnu que les OGM comportent des dangers certains pour l’environnement ? » Tout votre article repose sur cette phrase mais ou est la demonstration ??? Si Jospin, Allegre, Schwartzenberg ou Lamy soutiennent les OGM est-ce uniquement pour servir la finance internationale ??? Tout celà me parait bien simpliste !


                • Jeantho (---.---.1.21) 3 juillet 2006 18:15

                  Cette question a été discutée mille fois : les OGM peuvent détruire dans la nature les espèces souches originales et créer ainsi des pertes génétiques irréparables. Ils peuvent également être à l’origine d’altérations très graves de l’environnement. Surtout, que leur implantation sur la planète ne fait que commencer.

                  Je ne dis pas merci aux chercheurs qui travaillent sur ce genre d’engins. Bien sûr qu’ils servent les intérêts des multinationales et des lobbies financiers !


                • Voltaire (---.---.65.37) 4 juillet 2006 09:53

                  @jeantho ; Toutes les plantes actuellement cultivées sont issues de sélection génétique considérable par croisement et n’ont rien de semblable aux espèces sauvages originales. Leur patrimoine génétique est généralement abérrant (chromosomes surnuméraires etc...) et fortement appauvri. Dans ce sens, les croisements existants entre variétés cultivées (OGM ou pas) et variétés sauvages ont le même impact environnemental ; Par « chance », toutes ces espèces cultivées sont aussi bien moins stables génétiquement et résistantes que leurs homologues « sauvages ». Ainsi, OGM ou pas, des espèces cultivées laissées sans sélection agronomique pendant un nombre suffisant de générations ont tendance à retourner à l’état sauvage, plus adapté aux conditions naturelles.

                  L’essentiel pour l’agriculture est ainsi de préserver les variétés sauvages bien plus riches génétiquement (ayant des patrimoines génétiques plus variés) afin de pouvoir trouver dans ces espèces sauvages les caractéristiques (gènes) de resistance aux maladies etc... qui ont été perdues dans les espèces cultivées. Mais le risque que vous mentionez à propos de la « destruction » des espèces sauvages par les OGM est inexistant.

                  Je renouvelle d’autre part la mention de ce simple fait : les OGM sont cultivées depuis plus de 20 ans sans aucun impact sur l’environnement. On ne peut pas en dire autant des pratiques agricoles désastreuses utilisées par nombre de nos agriculteurs (pesticides appliqués 6-8 fois par saison, culture de maïs fortement irriguées dans des zones insuffisament humides etc...).

                  Quant à vos acccusations contre les chercheurs qui travaillent sur les OGM, elle ne méritent aucun commentaire.

                  @Mizo : mon argument scientifique est celui décrit ci-dessus concernant l’absence totale d’impact environnemental des OGM en 20 ans. Je peux vous assurer que l’on se rend compte bien plus rapidemment des effets néfastes de la culture du maïs dans le Poitou...

                  Je vous recommande d’effectuer quelques lectures sur ce qu’est la science et ses méthodes. Si les faits expérimentaux ne collent pas à l’hypothèse, c’est que celle-ci est inexacte... Vous insistez sur une nocivité des OGM, mais aucun fait ne vient confirmer cette hypothèse. Dans ce cas, le scientifique revoie son hypothèse (ce qui ne l’empêche pas de continuer à tester, au cas où), là où le dogmatique continue à clamer qu’il a raison et que ce sont les faits qui ont tort...


                • Ingrid (---.---.113.57) 4 juillet 2006 10:42

                  « absence totale d’impact environnemental en 20 ans »...

                  On SAIT, justement, le contraire : à savoir, que des mélanges entre les OGM et les espèces sauvages ONT BIEN LIEU.

                  Ce qui condira à la perte, à terme, des variétés naturelles.


                • Ingrid (---.---.113.57) 4 juillet 2006 10:53

                  Les appareils de propagande des établissements scientifiques tournent à fond la caisse avec l’argent de nos impôts pour nous « expliquer » qu’en 20 ans les OGM n’auraient eu aucun impact sur l’environnement. Ils s’emploient, toujours avec notre argent, à embaucher et promouvoir des chercheurs qui « pensent comme il faut »...

                  Mais cette propagande oublie un « petit détail » : les équilibres écologiques sont le résultats de CENTAINES DE MILLIONS D’ANNEES d’évolution, voire plus. Non seulement c’est un simple mensonge, de prétendre qu’en 20 ans les OGM n’auraient causé aucun ravage dans l’environnement, mais qu’est-ce que ça prouverait ? Serait-ce moins mauvais s’il fallait deux siècles, ou mille ans, au lieu de 20 ans, pour provoquer une catastrophe.

                  D’ailleurs, la course aux OGM entraîne une augmentation en spirale de leur production, qui fait que le chiffre de 20 ans ne veut rien dire.


                • aurelien (---.---.9.5) 4 juillet 2006 11:02

                  Oui, en fait l’idée de base de la technoscience et des industriels américains est simple et non-scientifique :

                  Dieu a créé l’homme et la Nature (transgénèse divine), nous, nous créons les plantes que nous voulons pour développer notre agriculture productiviste.

                  Voilà l’idéologie (inconsciente chez beaucoup ?) qui régit ces travaux et le développement de la biotechnologie !

                  C’est aberrant et dangereux !


                • Voltaire (---.---.65.37) 4 juillet 2006 12:09

                  @Ingrid

                  Votre argumentation est tout simplement inexacte.

                  - les équilibres écologiques évoluent très rapidement. Par exemple, l’introduction d’espèces animales ou végétales « exotiques » (c’est à dire étrangère à l’habitat initial) peuvent entraîner des évolutions considérables en quelques années. Les exemples sont très nombreux, les plus célèbres sont biens sûr les introductions de crapauds, tortues ou écrevisses américaines dans nos marais et rivières par exemple, ou de la truite arc-en-ciel, qui provoquent la rapide disparition (en quelques années) des espèces endogènes.

                  - Bien entendu, il y a eu transmission de caractères génétiques des OGM vers les espèces sauvages là où co-existent des espèces voisines. Cela ne signifie pas pour autant que l’impact est négatif !!!

                  Les caractères génétiques sont hautement mobiles dans la nature, et il y a constamment échanges de gènes entre espèces voisines (et bien sûr entre espèces sauvages et cultivées). Pour autant, cet échange n’est pas nécessairement nocif. L’essentiel est de préserver la diversité génétique ; pour cela, il faut qu’il y ait suffisamment d’endroits où les espèces sauvages puissent continuer à se développer (d’où l’absolue nécessité de préserver suffisamment de régions non cultivées). Si c’est le cas, les éventuels échanges génétiques ne posent pas de problèmes : les gènes intéressant (c’est à dire induisant un avantage compétitif pour l’organisme) seront conservés et les autres progressivement éliminés. C’est un phénomène naturel et la présence d’OGM ne change rien. Par exemple, la présence d’un gène de résistance à un herbicide (venant d’un OGM), ne présente aucun intérêt compétitif pour une plante sauvage située dans un environnement non cultivé (et donc sans herbicide). La plante n’aura donc que peu d’intérêt à conserver ce matériel génétique supplémentaire (d’autant que les gènes introduits de façon artificielle, que se soit par croisement classiques ou par transgénèse, sont souvent peu stables dans le génome).

                  Encore une fois, si vous souhaitez protéger l’environnement, il est bien plus important de lutter contre l’utilisation excessive de pesticides et d’engrais, contre la déforestation avancées des forêts tropicales ou contre l’introduction accidentelle ou volontaire d’espèces exogènes que contre les OGM qui, je le répète, n’ont jusqu’ici causé aucun dommage environnemental (dire le contraire est simplement un fantasme, quant au long terme, il est exact que c’est encore difficile à prévoir mais le risque paraît quand même sans aucune mesure avec d’autres pratiques infiniment plus dangereuses).

                  Je précise que bien qu’étant scientifique, je ne suis en aucune façon liée à des intérêts commerciaux de sociétés agroalimentaires etc... Je suis par contre profondément choqué par ces accusations sans fondement portées contre le milieu de la recherche et les chercheurs. Votre méconnaissance totale du monde scientifique n’excuse pas ces propos déplacés. La recherche procède d’une méthode où les théories doivent être validées par des faits. Elle laisse libre place à l’interprétation mais nécessite une véritable honnêteté intellectuelle. Bien sûr, les chercheurs ne sont jamais tous d’accord entre eux, il existe des zones d’incertitudes qui sont débattues, mais l’immense majorité est de bonne fois (les exceptions sont rares même si elles sont souvent relayées par les media ; à titre d’exemple, il y a eu pendant longtemps quelques chercheurs, rarement spécialistes du domaine et de mauvaise fois, soutenant, malgré les évidences, que le sida n’était pas provoqué par le virus HIV ; les preuves s’accumulant, ceux-ci ont heureusement disparu de la circulation).

                  Vous pouvez être contre les OGM, pour des raisons philosophiques pourquoi pas, mais le moins que vous deviez aux autres est de respecter leur honnêteté, surtout quand ceux-ci sont, eux, des scientifiques.


                • lambda (---.---.151.134) 4 juillet 2006 23:05

                  Mais la question n’est pas de dire si la science dit que ceci ou cela, la seule question est : Suis-je d’accord de manger des OGM, directement ou non sachant les conséquences possibles ?

                  La réponse est non : - les recherches sont faites pour des financiers et non pour la population, pas de confiance possible. - 20 ans de recul (même si était bien étudiés) est simplement ridicule ! - manger des pesticides me déplait souverainement. surtout s’ils sont inconnus de mon organisme, je me suis habitué à un peu de cynaure , etc mais personne ne sait ce qui va se passer dans 100 ou 200 ans ... La thalydomide tue (invalide) encore très bien après 3 générations... - l’usage des OGM est une démarche de production-consommation : puremnent mercanctile, elle sert d’abord les industries. C’est aussi contre cette industrialisation-mercantilisation délirante que je dis non aux OGM. Je ne peux pas faire confiance aux « autorités » pour me dire c’est bien c’est pas bien. l’amiante tue 3000 personnes par an alors que avant son interdiction (hier) le dire était considéré comme un propos de farfelu - pour être poli - - l’avantage inconvénient de produire des OGM n’est pas étudié dans une perspective de vie en société. Mais toujours du pt de vue utilitaire c’est bien car, on a pas vu de risques ... un peu come pour le nucléaire : mais si c’est dangereux : on fera que cela ne tue pas. mais si cela tue, on fera que ça n’arrive pas, mais si cela arrive... on devra ne plus vivre dans cete zone pour un millions d’années - c’est tout ...

                  On fait la même chose - si on ne voit pas que c’est un risque, alors il n’y a pas de risque - Qui peut dire ou prouver cela personne - jamais. Donc prendre cet argument est simplement captieux.

                  l’attitude honnête est de de CHERCHER les risques, ce qu’a demandé et pas obtenu la conférence citoyens. L’« ETAT » et ses associés mercantilistes nous mentent qd ils disent que les risques sont maitrisés, et les mesures sont prises.... ce sont des affirmations sans aucunes procédures tangibles associées... crédibles. Rien de transparent d’évaluable par la population - RIEN.


                • Jeantho (---.---.1.21) 3 juillet 2006 18:10

                  Il y a une dizaine d’années, un chercheur très intéressé par l’éthique des sciences disait qu’il fallait savoir s’interdire certaines recherches. Notamment, dans le domaine de la Génétique. Je pense qu’il avait raison.

                  La base sociale de la démocratie réside dans le caractère non héréditaire de l’intelligence. Si jamais ce paramètre en venait à être modifié, la démocratie s’écroulerait.

                  Depuis la nuit des temps, les classes dominantes ne rèvent que de rendre des qualités comme l’intelligence héréditaires, afin de perpétuer à jamais la domination de leur descendance. Ils en rêvent, comme ils ont cherché à être les plus grands, les plus forts, les plus beaux... Ils en rêvent même beaucoup plus fort.

                  Mais à ce jour, la réalité scientifique est toute autre : les paramètres de l’intelligence sont difficiles à cerner, et cette qualité n’apparaît pas comme un trait héréditaire.

                  Que se passerait-il si les chercheurs, qui dans la société actuelle travaillent pour les plus riches et les plus influents, en venaient à trouver le moyen de rendre l’intelligence héréditaire, d’agir génétiquement sur ces paramètres ? Les oligarchies en profiteraient pour instaurer des CASTES GENETIQUES.

                  D’autres internatutes ont déjà évoqué ce danger pour l’espèce et la société humaines. A mon avis, il est plus réel qu’on ne le pense.


                  • Mizo (---.---.114.84) 3 juillet 2006 18:56

                    N’oublions pas, non plus, que la justice la plus proche des institutions est la justice administrative. Elle est beaucoup plus discrète que la justice pénale, mais c’est sans doute par là qu’il faudrait commencer si on veut réformer, par exemple, les institutions scientifiques.

                    On ne peut pas transformer une institution sans transformer en même temps les entités censées la contrôler. Justice comprise.

                    Voir, par exemple, ces deux articles d’Isabelle Debergue :

                    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=9490

                    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=11051


                    • Antoine (---.---.91.209) 3 juillet 2006 20:02

                      « Ethique et institutions scientifiques » est le titre d’un rapport (l’un des premiers, et sans doute correspondant à sa seule période vraiment intéressante avant reprise en main) du COMETS, Comité d’Ethique pour les Sciences. Le lien est :

                      http://www.cnrs.fr/fr/presentation/ethique/comets94/docs/ethique_institutio ns.pdf

                      Il date de juin 1997, juste après l’affaire de l’ARC.

                      Mais les avertissements que contenait déjà à l’époque ce rapport n’ont pas empêché la véritable catastrophe que dénoncent la fin du présent article ou encore celui d’Isabelle Debergue :

                      http://fr.news.yahoo.com/26052006/326/le-scandale-chronique-des-resultats-scientifiques-falsifies-crise-du-lobbying.html

                      C’est, sans doute, que prévenir ne suffit pas.


                      • olden01 (---.---.57.94) 3 juillet 2006 22:57

                        Nous perdrons encore des parts de marché et notre retard nous condamnera à acheter des produits préparés ailleurs. Bravo à nos valeureux destructeurs.


                        • aurelien (---.---.51.35) 4 juillet 2006 00:29

                          hum, qu’est-ce qu’elles importent déjà les usines Cargill à Brest et St-Nazaire ?

                          Le scandale Cargill

                          Bonne soirée


                        • Ingrid (---.---.113.57) 4 juillet 2006 09:28

                          « Des produits préparés ailleurs » ?

                          Pour la France, qui est une puissance alimentaire avec tout le temps des excédents de nourriture ???


                        • Ingrid (---.---.113.57) 4 juillet 2006 09:38

                          Comment faire pour que les citoyens puissent mieux contrôler ce que font les organismes de recherche ?

                          Il faudrait des lois permettant un contrôle citoyen plus large et plus rapide. De nos jours, même un simple litige portant sur la communication d’un document peut noyer un justiciable, et c’est vrai pour toutes les administrations. A fortiori pour les universités et les organismes de recherche, qui sont très influents et que l’ordonnancement actuiel rapproche singulièrement de la justice par de nombreuses voies.

                          Il est intéressant de lire, à ce sujet, l’extrait qui suit de l’article d’Isablle Debergue du 28 juin dernier :

                          http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=11051

                          "Pour des raisons évidentes, ce point de vue des justiciables ne saurait coïncider avec celui tacitement exprimé dans le rapport récent de l’Inspection générale des services judiciaires, un service dont le fonctionnement et les approches trouvent à peu près leur équivalent dans la Mission permanente d’inspection des juridictions administratives. Comme le Conseil supérieur des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel (CSTACAA) correspond assez bien à ce que représente, dans le domaine judiciaire, le Conseil supérieur de la magistrature. Avec une différence : les magistrats de l’ordre judiciaire ne revendiquent pas, à ma connaissance, la condition de hauts fonctionnaires et de corps recruté par la voie de l’ENA, comme le fait le Syndicat de la juridiction administrative. Ils n’affichent, non plus, cette qualification dans les prépas des concours, comme on peut le lire dans des plaquettes destinées aux futurs candidats à la fonction de juge administratif. Mais, justement, si on se réclame de la « haute fonction publique », ne devrait-on être encore plus redevable de ses actes ? Paradoxalement, les différences semblent aller dans le sens opposé à cette logique, y compris en ce qui concerne l’évaluation.

                          Si, dans un avis du 20 mai 2005, le Conseil supérieur de la magistrature se penche sur les questions d’évaluation et envisage même « la généralisation de l’évaluation à certains magistrats actuellement non évalués », la plus haute instance de la juridiction administrative adresse aux citoyens un message très différent. Le site du Conseil d’Etat leur explique, à propos des garanties d’indépendance, que : a) Tout d’abord, la gestion du Conseil d’État et de ses membres est assurée de façon interne... b) Même si les textes ne garantissent pas l’inamovibilité des membres du Conseil, en pratique, cette garantie existe... c) Si l’avancement de grade se fait, en théorie, au choix, il obéit, dans la pratique, strictement à l’ancienneté, ce qui assure aux membres du Conseil d’État une grande indépendance.... Mais le justiciable « de base » peut penser à un autre type de garanties d’indépendance. Par exemple, sur le plan de la séparation des carrières, comme le rapport parlementaire sur l’affaire d’Outreau le recommande pour la juridiction pénale. Un domaine où la juridiction administrative ne connaît aucune réelle incompatibilité.

                          Pourquoi un élargissement de la responsabilité des juges, uniquement pour la juridiction pénale ? Il en est de même pour l’évaluation, qui au fond en est indissociable. Pourquoi une séparation des carrières seulement pour cette juridiction, et uniquement entre le Siège et le Parquet ? Alors que, par exemple, toutes les administrations, tous les établissements publics sont des justiciables, et pas seulement de la juridiction administrative... De même, ne devrait-on pas séparer les fonctions de garde des Sceaux ou de ministre de la Justice de tout autre mandat ? Et si on reconnaît l’existence de manquements et de violations de règles et de principes de la part des juges, ne devrait-on fournir aux justiciables des moyens de prévention appropriés, notamment dans le domaine de la récusation, qui reste à ce jour un terrain « maudit » ? Autant d’interrogations qui ne sont pas vraiment nouvelles, mais qui embarrassent de nombreux décideurs. Pourtant, s’il faut être conséquent, il ne me semble pas qu’on puisse valablement éluder ces questions auxquelles pense tout justiciable quelque peu renseigné sur la réalité des institutions françaises."

                          (fin de l’extrait)


                        • aurelien (---.---.9.5) 4 juillet 2006 11:11

                          - Création d’un groupe éthique de chercheurs publics et indépendants pour les orientations de la recherche scientifique.

                          - Promotion de la transdiciplinarité en sciences


                        • axion (---.---.174.250) 4 juillet 2006 08:39

                          Bonjour,

                          Article qui fait de très gros amalgames. OGM, Tchernobyl, amiante à Jussieu, etc, tout cela mêlé à la litanie du feuilleton juridique autour des « faucheurs ». La multiplication juxtaposée ne signifie pas réflexion et encore moins démonstration. C’est juste du sophisme et de l’éloquence.

                          Sur le débat faut-il des OGMs pour nourrir le monde, j’aurais bien aimé trouver des chiffres, au moins des ordres de grandeur, plutôt que des opinions subjectives.


                          • (---.---.113.57) 4 juillet 2006 09:26

                            Regardez les famines en Afrique : d’où viennent-elles ? C’est un continent en guerre interne permanente. Où est le problème de nourriture ? Que les multinationales de puissances comme les Etats-Unis, la France ou la Grande-Bretagne cessent de piller ce continent, et il n’y aura aucun problème de famine !

                            Et les épouvantables gâchis des guerres US ? Ce qu’on pourrait faire avec de tels moyens... Et les deux siècles de colonialisme, le coup d’état de Djakarta en 1965 manigancé par les « travaillistes » britanniques qui a fait un million de morts, etc...

                            Quant aux nomenklaturas scientifiques, c’est vrai que toutes ces « sommités » forment des lobbies qui se soutiennent mutuellement. Jusqu’à publier les faux des copains ou monter les opérations les plus incroyables à partir de ces faux. Voir l’article d’Isabelle Debergue :

                            http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=9933

                            Je ne vois pas très bien où sont les amalgames de l’article. Depuis longtemps, on n’a pas affaire à un problème de moyens mais de système social.

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