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Accueil du site > Actualités > Politique > Les pieds nickelés gouvernent la France

Les pieds nickelés gouvernent la France

Le scandale qui éclabousse M. Ségolène Royale dans sa gestion de la région Poitou-Charentes, lorsqu’elle en était la présidente, nous conforte dans notre analyse de ceux qui dirigent la France : les pieds nickelés sont en train de détruire l’économie de notre pays. Nous avons eu le nez creux d’écrire, dans l’édito de la Lettre AIL n°12 (avril 2016), que la palme d’or des incompétents est à donner aux ânes de l’ENA. Cette énième exemple nous confirme dans notre analyse, car Ségolène Royal est aussi passée par l’ENA, et c’est même à ce moment là qu’elle a connu François Hollande. Voici l’édito de la lettre n°12 que vous pouvez vous procurer en passant par la boutique de l’AIL :

La France est ruinée, c’est le secret de polichinelle, mais un mystère demeure : comment une bande de fils à papa, qui se cooptent, se pistonnent et qui ne s’en cachent même pas, arrive encore à entretenir une illusion démocratique ? S’ils en étaient restés à leurs sauteries d’étudiants pour s’inscrire in fine à copainsdavant.com, après une longue carrière de planqués dans l’administration, ils n’auraient pas coulé joyeusement les bijoux de l’industrie française pendant 20 ans, en nous faisant profiter de leurs incroyables talents. Ils sont aussi indispensables à la France que le sont les anges de la téléréalité à la culture. Il faut tout de même donner la palme d’or aux ânes de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) et particulièrement à la promotion Voltaire. Cette fine équipe pourra se vanter, à l’instar de leur copine Ségolène Royal, d’avoir conquis la bravitude en menant la France dans le mur.

Il est entendu depuis longtemps que ces grandes écoles sont absolument inaccessibles, à quelques exceptions près, aux Français qui ne sont pas nés avec une cuillère en argent dans la bouche. Aucun ministère, depuis des lustres, n’a jamais été occupé par un méritant de l’office concerné sorti du rang, à l’instar de la grande muette qui a vu tant de grands chefs de guerres débuter à la corvée de pomme de terre.

Ce n’est pas d’hier que la France est rongée par le cancer de l’ENA

 La première matière obligatoire dans cette école doit être un code de démoralité, car fait unique dans l’histoire, les énarques sont capables de faire mieux que le capitaine du Costa Concordia, Francesco Schettino, qui est la honte de toute l’Italie, mais qui s’en défend encore. En bons capitaines d’industrie, avant de prendre aujourd’hui le commandement du navire France, ils ont été le fer de lance du désastre économique des années 2000.

Quelques exemples connus : à tout seigneur, tout honneur, Valerie Giscard d’Estaing (VGE) intégra la toute récente ENA, en 1948, trois ans après sa création. Si la polémique continue autour de la loi Giscard-Pompidou de 1973 qui a modifié les statuts de la Banque de France,

elle n’en demeure la mère génitrice de l’article 104 du traité de Maastricht et 123 de Lisbonne interdisant aux États d’emprunter ailleurs que sur les marchés financiers. L’absurdité de ce système a obligé la BCE, dans sa dernière intervention, a prêter de façon illimitée de l’argent, à taux zéro, aux banques qui, directement, les transforment en obligations d’États rémunérées. Cette polémique occulte encore le calamiteux emprunt Giscard émit la même année, et qui pour les 7,5 milliards de francs empruntés (sur 15 ans) obligea l’État à rembourser (en intérêts et capital) plus de 90 milliards de francs. On n’oubliera pas qu’il est le seul président à avoir réussi à doubler le nombre de chômeurs durant son septennat.

Si le scandale du Credit-Lyonnais reste dans toutes les mémoires, il ne faut pas oublier que c’est une énarque notoire, Jean-Luc Haberer, qui est responsable d’un gâchis financier de 15 milliards d’euros, aux frais du contribuable français, suite aux bilans bidons publiés pour masquer l’ampleur d’une gestion catastrophique. Sa condamnation, en février 2005, à l’euro de dommages et intérêts et 18 mois de prison avec sursit, inaugurait une longue liste de désastres à irresponsabilités illimitées.

Un grand ami de Jean-Luc Haberer, et autre énarque, avait pour nom Jacques Chirac dont le principal record est celui des scandales financiers et du nombre de ses maîtresses. Lorsqu’il devient président en 1995, la réputation de Jacques Chirac n’est plus à faire. On peut dire qu’avec lui, « les femmes, ça galopait » pour citer Bernadette. Son ex-chauffeur, qui l’a accompagné voir de nombreuses députées, conseillères et autres politiciennes, disait de lui que l’affaire était pliée en « 5 minutes douche comprise ».

Son grand ami, Nicolas Sarkozy, essaie de battre son record en matière de scandales financiers, car en matière de maîtresses, il est largement à la traine, c’est peut-être dû au fait qu’il n’a pas fait l’ENA à l’inverse de François Hollande.

Deux petits énarques et capitaines pour la route

Michel Bon fait partie de la fine équipe de la promotion Thomas-More de l’ENA, avec Jean-Paul Huchon, Alain Richard, Claude Guéant, François d’Aubert, Jean-Louis Bianco et Jean-Claude Trichet qui a eu le privilège d’être poursuivi dans l’affaire du Crédit Lyonnais, et responsable de la Banque Centrale Européenne en même temps et membre du très discret Club des trente.

La stratégie mise en place par Michel Bon, à la tête de France télécom de 1995 à 2002, a provoqué pour l’année 2001 une perte d’environ 8,5 milliards alors que le groupe revendiquait un bénéfice de 3,6 milliards lors de l’exercice précédent. La facture totale de la pugnacité, dans l’erreur, de cet énarque a coûté plus de 100 milliards d’euros, ce qui n’a pas empêché qu’il soit promu officier de la Légion d’honneur. Les petits épargnants, porteurs de PEA, ne sont pas près d’oublier.

Jean Marie Messier, J2M pour les intimes, énarque de la promotion « Titanic », à la tête de Vivendi a laissé une ardoise entre 30 et 72 milliards d’euros. Chez ces gens-là, Monsieur, on ne compte pas, on cause, comme devrait dire aujourd’hui Jacques Brel.

La valse des milliards

Si nous venons de contempler les ténors, il ne faut pas oublier qu’en finance, comme dans une chorale, il y a des choristes. Ces derniers ont bien tenté d’imiter leurs solistes, mais ont dû se contenter des seconds rôles pour des pertes anecdotiques de quelques milliards. Le problème, c’est qu’il y en a plus que les célèbres 500 choristes.

Loïc le Floc Prigent à laissé son entreprise au bord de la faillite avec un trou de 5,3 milliards d’euros, Jean-Michel Bloch-Lainé a provoqué une perte de 2,29 milliards d’euros, avouant «  je ne connaissais rien à la gestion d’une banque (…) je n’étais pas fait pour les affaires  », selon Ghislaine Ottenheimer, dans son livre « les intouchables ». André Tarallo, le camarade de promotion de Jacques Chirac, surnommé « M.Afrique », soupçonné de recel d’abus de biens sociaux pour un montant de près de 50 millions d’euros par un système de prélèvement sur chaque baril de brut acheté par Elf, blanchi au Liechtenstein, a finalement écopé de 7 ans de prison ferme, et de 2 millions d’euros d’amende qui seront discrètement transformés en une peine de 2 mois de détention, une amende jamais payée, le Trésor public, chargé du recouvrement des amendes pénales, n’a pas mis la sanction à exécution, pour une raison qui n’est pas connue. Pierre Blayau qui a précipité la banqueroute de Moulinex et envoyé au chômage près de 3300 ouvriers, a empoché un joli chèque de 2 millions d’euros pour « services rendus ». Il a finalement été mis en examen en juillet 2004 au motif de «  banqueroute par emploi de moyens ruineux et banqueroute par détournement d’actifs  » lors de la faillite du groupe, mais il a pourtant été nommé chevalier de la Légion d’honneur, et officier de l’ordre national du Mérite.

La liste est loin d’être exhaustive, mais il faut reconnaître à ces gens une grande connaissance de la dialectique que l’agence AIL met à votre disposition en exclusivité. Vous pourrez également vous en servir pour jouer en société.

En mettant bout à bout ce qu’a coûté l’énarchie à notre pays, nous n’aurions jamais dû avoir de problème avec la dette souveraine de la France, le chômage ne serait pas devenu structurel, notre tissu industriel n’aurait pas été vendu à l’encan aux financiers rastaquouères et les classes populaires françaises ne se retrouveraient pas de plus en plus pauvres mais taxées comme des riches. Depuis 40 ans, tous nos élus ont approuvé des budgets déficitaires, nos énarques ont jeté l’argent par les fenêtres, à qui profite le crime ? Poser la question, c’est y répondre. On ne cessera jamais de rappeler que les riches sont de plus en plus riches, les pauvres de plus en plus pauvres, et les complices, grassement rétribués, récompensés, honteusement protégés, les mougeons restent persuadés que tout cela n’est dû qu’au hasard. Comme disait Zhuāng Zhōu (莊周/庄周) le célèbre penseur chinois au IVème siècle avant Jésus-Christ : si tu te mets un doigt dans le cul et que ça sent pas la merde, c’est le hasard.

Denissto


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101 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 12 avril 08:57

    les Socialistes nous chient dessus... Retour à l’envoyeur ! Ce gouvernement PS pisse sur les salariés et les chômeurs de France. Pisser sur une permanence du PS peut pas faire de mal...

    • Yohan Yohan 12 avril 13:16

      @zygzornifle


      je propose de déposer un étron devant chaque permanence PS

    • colere48 colere48 12 avril 15:30

      @Yohan

      L’étron est la meilleure réponse pour ces fossoyeur ...

      Les pieds nickelés gouvernent la France

      Pourquoi pieds nickelés ? c’est injure pour ces comiques !

      Ils ne font même pas rire tellement c’est pathétique

      Oui vraiment reste l’étron comme seule réponse valable !!


    • colere48 colere48 12 avril 15:33

      @colere48

      oupss... ces fossoyeurs ! de fosses septiques ....


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 avril 09:00

      @colere48
      Philippot est Énarque et Inspecteur des Finances.


    • zygzornifle zygzornifle 13 avril 12:30

      @Fifi Brind_acier

       oui mais c’est un Philppot catalytique donc il ne pollue pas ......


    • @Yohan
      bonne idée

      EX- UMP PS DE VRAIX RIPOUX.......BLICAINS !!!!!!!!!!!!!!!!!

      combien sont sur les listings du« PANAMA PAPERS »  ??????????????????????


    • colere48 colere48 13 avril 19:04

      @Fifi Brind_acier

      Philippot est Énarque et Inspecteur des Finances.

      Ah oui ?! et alors ? ça ne l’empêche pas d’être un pur palladium ....


    • Onecinikiou 18 avril 02:27

      Rappelons à tous ceux qui traitent nos dirigeants de pieds nickelés que ceux-ci ne sont pas tombés du ciel mais ont été parfaitement élus. 


      Comment doit-on appeler ceux qui les ont élus... des dindes, des cocus, des connards ?!

      Que chacun se regarde devant la glace avant de venir geindre et se plaindre des conséquences de leurs choix. 

    • Alpo47 Alpo47 12 avril 09:17

      Que le pays essaie de former des gens pour gérer notamment les grandes entreprises publiques ou la « haute administration » ne me choque pas, par contre je pense que ce qui est à la base de tout ce qui est énuméré -et de tout le reste- c’est que ces enarques sont quasi totalement déconnectés de la réalité. Ils vivent en vase clos, parfois avec un poste attribué dans la « haute administration » sans avoir même à faire acte de présence. Certains diront que c’est mieux comme ça .

      On se rappelle de F.Hollande, conseiller à la cour des comptes qui se vantait de gagner 15000€/mois sans même à avoir à accomplir la moindre tache, ni même aller au bureau. Et , disait il, si je m’occupe occasionnellement de quelques dossiers, je passe à 25000€/mois. Et c’est ce personnage, qui ne connait rien à la réalité du monde du travail qui doit gérer le pays. Quelqu’un s’étonne que tout aille mal ?

      C’est donc d’abord le contenu de leur formation, qui est en cause.Parfois, leur médiocrité intellectuelle et S.Royal en est un exemple, ne va rien arranger.

      http://lesbrindherbes.org/2016/04/12/perle-segolene-royal-mise-point-de-oncle/


      • aimable 12 avril 09:48

        @Alpo47
        malheureusement l’ E N A , est une usine a formater , ceux qui en sortent sont devenus des robots a l’intelligence limitée et les avocats qui se lance dans la politique ne valent guère mieux


      • Arnes Arnes 12 avril 19:01

        @Alpo47
        Tout à fait d’accord. Le problème c’est la « concourite ». Laisser croire qu’un concours réussi à 20 ans vous donne automatiquement droit à un job d’« élite » à vie est un aberration bien française.

        Ce n’est pas la formation de l’ENA ou de Polytechnique qui est en cause, c’est le crédit que la société leur accorde sans avoir validé leur qualités humaines ni leur capacités à assumer des responsabilités qui leur sont confiées dès leur entrée en fonction.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 avril 08:35

        Trouver des boucs émissaires aux politiques européennes désastreuses ne grandit pas l’auteur ! L’ENA n’existe qu’en France.


        Les Traités européens, et les Grandes Orientations de Politique économique s’appliquent aux 28 pays, et pas seulement à la France. (Cliquer en haut à droite sur la loupe pour agrandir le tableau)

      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 avril 08:46

        @Alpo47
        Le problème, c’est que les Énarques, et aussi les Inspecteurs des Impôts, connaissent parfaitement les méandres de l’ Etat et du Trésor public.


        Les entreprises les achètent à prix d’or pour pouvoir faire du lobbying ensuite et obtenir ce qui les arrange.

        Exemple : « Un proche conseiller de Hollande part dans le privé pour 400 000 euros ».


        Les Inspecteurs des Finances sont particulièrement appréciés par les cabinets d’avocats qui font dans l’optimisation fiscale. Or, les uns comme les autres, ont été formés par des écoles publiques pour qu’ils soient au service de l’ Etat, pas du privé.

      • Parrhesia Parrhesia 13 avril 10:49

        @Gatinais33

        Bonjour Gatinais,

        Malheureusement, et je dirai, comme le reste, l’E.N.A. n’est pas devenue ce que le général espérait...

        Il faut dire aussi qu’elle est tombée entre les mêmes mains que le reste ...

        Bonne journée à vous.


      • Gatinais33 Gatinais33 14 avril 09:57

        @Parrhesia
        Bonjour Parrhesia
        Mon commentaire n’avait pas d’autre prétention que de faire sourire. Mais je vous remercie d’avoir relevé qu’il invitait aussi à remonter vers les sources du problème.
        Vous avez raison d’être laconique : le problème est vaste.
        L’époque De Gaulle, c’est mon enfance et mon adolescence. Phases d’intenses cogitations, mais où on formalise mal sa réflexion. Donc, je laisse à d’autres les analyses argumentées de ce qui s’est passé (j’ai exprimé dans un autre commentaire mes interrogations.)

        Dans ma vie professionnelle, les idées générales ont eu un rôle ambivalent : cadre intellectuel a posteriori dans mes activités de conception, limite à la créativité quand elles sont un signe de reconnaissance entre « chefs ».

        Si vous me lisez (les fils filent si vite sur AV...) je vous invite à lire la suite dans ma réponse à Alinea.
        Bonne journée


      • fred.foyn Le p’tit Charles 12 avril 10:37

        +++++

        Le clan des politicards-véreux est l’institution (ENA entre autre..) des magouilleurs-moralistes qui se remplissent les poches avec l’argent des travailleurs...La France d’en haut sent bon la fosse septique..Plus on monte dans leur échelle des « valeurs » plus ça sent la merde.. !

        • Olivier 12 avril 10:39

          Vous oubliez qu’il y a encore pire que les énarques, et ce sont les polytechniciens. 

          Alors qu’un énarque est suffisamment intelligent pour savoir au fond de lui-même qu’il n’est qu’un imposteur et un courtisan chois pour sa servilité, son conformisme et sa capacité à faire de la poudre aux yeux, un polytechnicien est non seulement tout cela, mais en plus est persuadé d’être le plus compétent. Le résultat des courses est la faillite de beaucoup de grandes entreprises françaises dirigées par ces gens. 
          Dans les entreprises et administrations françaises l’idée de donner les postes de responsabilité aux gens ayant réussi dans leur fonctions n’existe pas ; on donne ces postes par copinage (politique, franc-maçonnerie, même école voire même relations familiales !) ou sur la foi d’un CV totalement bidonné.

          • marmor 12 avril 11:06

            Si on attend une autocritique de ces gens, on va patienter 40 ans de plus. Alors il faut dénoncer partout et tout le temps cette école pour obtenir sa fermeture définitive et annulation de tous les diplômes anterieurs, sauf à me démontrer une seule réussite d’un ou une de ces ânes dans une entreprise publique ou privée


            • straine straine 12 avril 11:16
              « Passons maintenant en revue quelques-uns des principaux responsables des grands choix stratégiques faits par la France depuis une trentaine d’années. » => La catastrophe en cours est-elle de la faute des « énarques » ?

              « le réel pouvoir n’appartient pas aux ministres mais aux hauts-fonctionnaires de leur administration ; le ministre passe, eux restent. » => L’omnipotence des énarques 

              • Ar zen Ar zen 12 avril 11:30

                @straine

                Les énarques font ce qu’on leur demande de faire ! Qui a le pouvoir de décision ? Qui influe sur le travail des énarques ? Je vous prie de lire très attentivement « l’ordre juridique de l’Union Européenne ». Je vous prie d’observer les termes employés : « force contraignante » ; « faire respecter les décisions » ; « droit de primauté » ; etc.

                Je vous prie d’aller vérifier sur le site du conseil constitutionnel le nombre de lois constitutionnelles votées par la procédure du congrès entre 1992 (Maastricht) et 2008 (Lisbonne), en fait 19 en 16 années. En revanche 4 seulement en 34 années de 1958 à 1992. Pourquoi ? Parce que la ratification des traités européens a rendu nécessaire des transferts de souveraineté de la France vers l’UE. La constitution française a été remaniée pour correspondre au périmètre des traités. De nombreuses dispositions des traités étaient « anticonstitutionnelles ». Il a fallu modifier la constitution pour qu’elles soient « compatibles » avec notre constitution ainsi modifiée.

                Ce que vous dîtes sur les énarques n’est pas faux mais n’est pas juste. Les énarques ne disposent d’aucune marge de manoeuvre ! Les différentes instructions viennent de Bruxelles. Non seulement nos énarques ne font qu’exécuter les décisions mais nos gouvernants ne sont pas en reste. Ils sont aux ordres. Il faut arrêter de penser géocentrisme (La France) pour réfléchir héliocentrisme (l’Union Eurpéenne).

                3.3. L’ordre juridique de l’Union européenne Les politiques communes, qui sont l’essence de l’intégration multinationale, sont basées sur la législation commune. L’élément intrinsèque du concept de politique commune est sa force contraignante sur les États membres. Ces derniers doivent donner aux institutions communes les moyens d’appliquer les politiques communes et de faire respecter leurs décisions par toutes les parties concernées et leurs citoyens. À ces fins, les politiques communes sont formées par des actes juridiques arrêtés par les institutions communes, appliqués par les États membres et/ou les institutions communes et contrôlés par les institutions communes [voir le chapitre 4]. Les droits nationaux des États membres sont harmonisés dans un grand nombre de domaines dans le cadre des politiques communes. Un droit spécial, appelé précédemment « acquis communautaire » et désormais « acquis de l’UE », est ainsi créé afin de matérialiser les politiques communes, un droit qui a la primauté sur le droit national, même constitutionnel des États membres, que celui-ci soit antérieur ou postérieur à la législation européenne. En effet, selon la Cour de justice, les États membres ont transféré définitivement des droits souverains à la Communauté (et ensuite à l’Union) qu’ils ont créée, et ils ne peuvent revenir ultérieurement sur ce transfert par des mesures unilatérales [voir affaire 6/64], à moins de décider de se détacher de la CE/UE. Cela est encore une caractéristique du processus d’intégration multinationale, qui différencie cette dernière de la coopération intergouvernementale, où les décisions ont des conséquences politiques, mais n’ont pas un pouvoir contraignant sur les pays participants. Un processus d’intégration multinationale, comme celui de la CE/UE, ne pourrait pas fonctionner, si chaque État membre pouvait esquiver les obligations de la législation commune en mettant en jeu son droit national, y compris son droit constitutionnel.

                Les instruments juridiques, qui forment les politiques communes, ont une validité légale seulement si une disposition des traités autorise les organes compétents - le Parlement européen et/ou le Conseil - de les arrêter (principe de la compétence limitée). L’article 288 du traité sur le fonctionnement de l’UE (ex-article 249 TCE) prévoit cinq formes d’instruments juridiques, qui ont chacune une incidence différente sur les systèmes juridiques des États membres, certaines étant directement applicables en lieu et place de leur législation nationale, d’autres permettant une adaptation progressive de celle-ci aux dispositions européennes.

                Le règlement a une portée générale, il est obligatoire dans tous ses éléments et il est directement applicable dans tout État membre. Tout comme une loi nationale, il fait naître des droits et des obligations directement applicables aux citoyens de l’Union européenne [voir notamment affaires 43/71 et 39/72]. Les règlements entrent en vigueur à la date qu’ils fixent ou, à défaut, le vingtième jour de leur publication dans le Journal officiel de l’Union européenne. Le règlement substitue le droit européen au droit national et est donc l’instrument juridique le plus efficace offert par le traité. En tant que « loi européenne », le règlement doit être intégralement respecté par son destinataire (individu, État membre, institution européenne).

                La directive lie tout État membre destinataire quant au résultat à atteindre, tout en laissant aux instances nationales la compétence quant à la forme et aux moyens. C’est une sorte de loi-cadre européenne, qui se prête particulièrement bien à l’harmonisation des législations nationales. Elle définit l’objectif ou les objectifs à atteindre par une politique commune et laisse aux États membres le soin de choisir les formes et les instruments nécessaires pour s’y conformer. Étant donné que les États membres sont tenus seulement à la réalisation des buts de la directive, ils disposent, pour sa transposition au droit national, d’une marge de manœuvre leur permettant de tenir compte des spécificités nationales. Ils sont tenus, toutefois, « à assurer l’exécution des obligations découlant du… traité ou résultant des actes des institutions de l’Union » (article 4 TUE). Bien qu’elles soient généralement publiées dans le Journal officiel, les directives prennent effet par leur notification aux États membres destinataires. Ces derniers ont l’obligation d’arrêter les dispositions nationales nécessaires à la mise en œuvre de la directive dans les délais fixés par elle, à défaut de quoi ils sont en infraction.

                La décision a un caractère obligatoire pour les destinataires qu’elle indique et qui peuvent être, soit un, plusieurs, voire tous les États membres, soit une ou plusieurs personnes physiques ou morales. Cette variété de ses destinataires potentiels s’accompagne d’une variété dans l’ampleur de son contenu pouvant aller d’un quasi-règlement ou d’une quasi-directive à une décision administrative particulière. Sa prise d’effet pour ses destinataires résulte de la communication et non pas de la publication au Journal officiel. En tout cas, selon la Cour de justice, une décision peut produire des effets directs en engendrant dans le chef des particuliers des droits que les juridictions nationales doivent sauvegarder [Affaire 9/70 et affaires jointes C-100/89 et C-101/89].

                Les actes juridiques susmentionnés sont normalement utilisés, sur base du traité et suivant la méthode originalement dite « communautaire » (maintenant la méthode européenne) [voir la section 4.3], pour harmoniser ou rapprocher les législations nationales. Ils ont des effets contraignants pour les États membres, pour les institutions européennes et, dans de nombreux cas, pour les citoyens des États membres. C’est le cas des législations ou des décisions qui doivent s’appliquer de manière uniforme dans tous les États membres. Lorsqu’un État membre ne respecte pas le droit européen, la Commission dispose de pouvoirs propres (le recours en manquement) pour tenter de mettre fin à cette infraction et, le cas échéant, elle saisit la Cour de justice de l’Union européenne [voir la section 4.1.2].


              • straine straine 12 avril 12:08

                @Ar zen
                Vous énumérez les conséquences, pour ma part, je m’attache à dénoncer les éventuelles causes de notre perte de souveraineté (entre autres), en pointant du doigt la haute trahison de nos auto-proclamés élites !
                Avant de bâtir l’avenir, faudra juger le passé ....


              • Ar zen Ar zen 12 avril 12:13

                @straine

                Nous sommes d’accord. Je partage vos conclusions. Mais, une fois encore, les énarques ne font « que » ce que l’on attend d’eux. S’ils recoivent des instructions et des directives allant dans le sens de l’intérêt commun, ils appliqueront celles ci. Désigner les énarques est un non sens absolu. C’est regarder le doigt et non la lune.


              • Jean Dupond de Paris (---.---.137.14) 12 avril 12:41

                @Ar zen
                vous dites (Mais, une fois encore, les énarques ne font « que » ce que l’on attend d’eux.)
                c’est qui ces (on) ?


              • Ar zen Ar zen 12 avril 12:53

                @Jean Dupond de Paris

                Nos élus, nos représentants, nos femmes et hommes politiques. Les énarques appliquent et mettent en forme, par conséquent, les décisons prises par des femmes et des hommes politiques. Ils font ce que leur disent de faire les femmes et hommes politiques.

                Si les décisions de ces femmes et hommes politiques, les « représentants » des Françaises et des Français, allaient dans le sens du bien commun, de l’intérêt général, de l’intérêt commun, les « énarques » appliqueraient de la même façon ces décisions. Malheureusement nos « représentants » ne représentent plus le peuple de France mais prennent des décisions allant dans le sens des intérêts particuliers d’une petite oligarchie qui les contrôle. Les énarques ne font qu’appliquer. Ils n’ont strictement aucune autonomie dans les grandes orientations de politique économique, sociale ou étrangère. Ai-je été assez complet ?


              • Jean-Luc Hodemon Jean-Luc Hodemon 12 avril 23:35

                @Ar zen
                Justement, quel % d’énarques dans nos élus ?!


              • straine straine 12 avril 23:57

                @Jean-Luc Hodemon
                [... les anciens élèves de l’ENA représentaient les 3/4 des membres du gouvernement ...]
                [...En 2011, la notice ENA de Wikipedia révélait qu’il existait [données de 2011] 31 parlementaires issus de l’ENA. Or la France compte 992 parlementaires (577 députés, 343 sénateurs et 72 membres du parlement européen).

                Cela signifie donc que le pourcentage d’énarques parmi les parlementaires était exactement de… 3,12%. ...] => La catastrophe en cours est-elle de la faute des « énarques » ?

                Le deuxième lien de mon premier commentaire semble impliquer l’énarchie, omniprésente dans la haute administration.


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 avril 08:28

                @straine
                La perte de notre souveraineté en revient aux politiques qui depuis la Libération ont soutenu la construction européenne, les Schumann, Monet, la SFIO (c’est Guy Mollet qui a signé le Traité de Rome), puis Mitterrand, et les Gaullistes qui ont tourné casaque avec Pompidou, le PS et toute la Gauche néo cons...


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 avril 08:51

                @straine
                Evidemment que les énarques sont présents dans la Haute administration, l’ ENA a été créée pour former des serviteurs de l’ Etat.


                Sauf qu’il n’y a plus d’Etat, puisque les décisions sont prises à Bruxelles, à Washington et à Francfort...

                Ils savent tous cela, mais quand Asselineau a créé l’ UPR, justement pour dénoncer cet état de fait, les autres Hauts fonctionnaires ont refusé de le suivre et ont préféré leur carrière, publique ou privée.

              • franc 13 avril 19:04

                @Ar zen
                 justement l’auteur dit que les énarques ont accaparé le pouvoir politique ,ce sont eux qui sont les hommes politiques , des hommes politiques usurpés et incompétent s bien sûr. Ils ont aussi envahi les instances de l’Union Européenne.


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 avril 19:12

                @franc
                3% d’énarques parmi les Députés et Sénateurs, c’est une invasion ??


              • Ar zen Ar zen 13 avril 20:29

                @franc

                Détrompez vous ! Ils sont super compétents. Ils sont formés pour ça. 

                Les énarques qui ont le pouvoir sont ceux pour lesquels les Françaises et les Français ont voté, ceux à qui le peuple français a donné le pouvoir de « nous représenter » mais qui, in fine, ne représentent qu’une petite caste oligarchique.
                 
                Les énarques qui ont accaparé, malheureusement, le pouvoir politique sont ceux qui en ont reçu mandat de la part du peuple français. L’élection sert uniquement à légitimer le pouvoir qu’ils détiennent. Il existe des tas d’énarques, qui n’ont aucun pouvoir de décision. Ce sont donc bien les énarques « élus » ou alors, dans une moindre mesure, ceux nommés par le président de la République ou le premier ministre, Macron en est un exemple (il n’a jamais été élu), qui détiennent le pouvoir parce qu’ils sont supposés « représenter » le peuple de France et, partant, l’intérêt général et l’intérêt commun. Ce qu’ils ne font jamais ! La démocratie « représentative » est le régime dans lequel une minorité organisée gouverne une majorité inorganisée. 

                Depuis que la démocratie représentative existe tous les moyens ont été inventés pour que le peuple « souverain » n’est, en pratique, rien à dire. La majorité ne l’emporte jamais, c’est la plus forte minorité qui prend le pouvoir. La propagande et la manipulation des masses sécurisent l’élection.

                Tout ceci pour dire que si la France était une démocratie directe, que si les Françaises et les Français avaient le pouvoir de porter au suffrage de la majorité les sujets qui leur semblent essentiels, les énarques appliqueraient les lois en faveur de l’intérêt commun. Ils sont les serviteurs du « politique ».

                Avez vous déjà entendu, sur les télévisions, les radios, dans les journaux, quelqu’un ou quelqu’une évoquer « la suppression de la procédure du congrès » ? Voilà, vous avez la réponse à toutes vos interrogations. Le cadre qui fixe le pouvoir de nos élus est inscrit dans la constitution. Seulement voilà , nos élus peuvent, par la procédure du congrès, modifier le cadre que les contraint, comme bon leur semble. C’est un peu comme si les prisonniers d’une prison fixaient les règles de fonctionnement du centre pénitentiaire. Ce serait drôle si ce n’était la réalité, pour la constitution, j’entends. 

                Supprimer la procédure du congrès c’est, de facto, donner le pouvoir au peuple, le pouvoir de modifier seul, tout ou partie de sa constitution. Prenons nous collectivement en main, organisons nous autour de notre constitution : supprimons la procédure du congrès et instaurons l’initiative populaire pour définir les grands sujets porteurs de notre avenir collectif. Sans cette prise de conscience, jamais nous ne prendrons collectivement le dessus sur l’oligarchie qui nous méprise. Cette minuscule organisation des électrices et des électeurs suffirait à changer la donne. C’est simple et c’est efficace.C’est tellement vrai que tous les « merdias » sans exception évitent ce sujet. Jamais, au grand jamais il n’en est question. Nous tournons toujours autour des partis politiques qui proposent tel ou tel projet. Jamais la suppression de la procédure du congrès et l’initiative populaire. A si, il existe un parti que le propose ! Curieusement il est totalement banni des « grands » médias. 






              • Michel DROUET Michel DROUET 12 avril 11:24

                Bonjour l’auteur

                ça commence comme ça, dans le formatage, et ça se poursuit comme vous l’indiquez

                http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/la-pauvrete-des-idees-et-le-179757#forum4548538


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 avril 08:59

                  @Michel DROUET
                  Pendant combien de temps allez vous cacher que les décisions sont européennes ?


                • Sozenz 13 avril 18:41

                  @Fifi Brind_acier
                  elles sont européennes . mais encore bien au delà de ça .
                  L UE est une facilité de gestion des états en plus ...un moyen de « légaliser » et de justifier le casse mondial.
                  Casseurs mais non responsables
                  Le MES : Mécanisme Européen de Stabilité.
                  https://www.youtube.com/watch?v=rFTbIGahzhU
                   l UE ,un moyen d englober un grand nombre de pays pour pouvoir le raccorder à des accords encore plus globaux par le TAFTA
                   Tafta qui par sa stratégie serait trop long à mettre en place , voir même impossible si L’ UE n était pas en place .

                  il faut effectivement détricoter petit à petit ce qui est mis en place pour pourvoir mettre en place non pas une unique stratégie économique ; car la stratégie économique en place selon les volontés « politiques » actuelles vont dans le « bon » sens ( le leur ) mais une « politique » humaine .

                  L’objectif n est pas le meilleur pour les citoyens . mais une totale prise de pouvoir mondiale :
                  https://www.youtube.com/watch?v=rFTbIGahzhU


                • Ar zen Ar zen 12 avril 11:40

                  A l’auteur.

                  Vous êtes resté à l’époque du « géocentrisme ». Savez vous que nous sommes dans un système « héliocentriste » ?

                  Votre « charge » sur les énarques est sans fondement. Pourquoi ? Ceux ci n’ont pas le pouvoir de décision. Les grandes orientations viennent de Bruxelles, le gouvernement français, et ses énarques, appliquent les réglements européens, les directives européennes, les recommandations européennes, les décisions européennes. Voilà le travail des énarques.

                  « Lorsque le sage montre la lune du doigt, l’imbécile regarde le doigt ». Essayez de méditer cette maxime. Prenez connaissance de « l’ordre juridique de l’Union européenne » et comprenez, une fois pour toute, que les énarques ne décident de rien (d’important). Ils exécutent ! Examinez très attentivement les termes employés : « force contraignante » ; « primauté sur le droit national » ; « faire respecter les décisions » ; « caractère obligatoire ».

                  Vous ne pourrez plus dire que vous ne le saviez pas.

                  3.3. L’ordre juridique de l’Union européenne Les politiques communes, qui sont l’essence de l’intégration multinationale, sont basées sur la législation commune. L’élément intrinsèque du concept de politique commune est sa force contraignante sur les États membres. Ces derniers doivent donner aux institutions communes les moyens d’appliquer les politiques communes et de faire respecter leurs décisions par toutes les parties concernées et leurs citoyens. À ces fins, les politiques communes sont formées par des actes juridiques arrêtés par les institutions communes, appliqués par les États membres et/ou les institutions communes et contrôlés par les institutions communes [voir le chapitre 4]. Les droits nationaux des États membres sont harmonisés dans un grand nombre de domaines dans le cadre des politiques communes. Un droit spécial, appelé précédemment « acquis communautaire » et désormais « acquis de l’UE », est ainsi créé afin de matérialiser les politiques communes, un droit qui a la primauté sur le droit national, même constitutionnel des États membres, que celui-ci soit antérieur ou postérieur à la législation européenne. En effet, selon la Cour de justice, les États membres ont transféré définitivement des droits souverains à la Communauté (et ensuite à l’Union) qu’ils ont créée, et ils ne peuvent revenir ultérieurement sur ce transfert par des mesures unilatérales [voir affaire 6/64], à moins de décider de se détacher de la CE/UE. Cela est encore une caractéristique du processus d’intégration multinationale, qui différencie cette dernière de la coopération intergouvernementale, où les décisions ont des conséquences politiques, mais n’ont pas un pouvoir contraignant sur les pays participants. Un processus d’intégration multinationale, comme celui de la CE/UE, ne pourrait pas fonctionner, si chaque État membre pouvait esquiver les obligations de la législation commune en mettant en jeu son droit national, y compris son droit constitutionnel.

                  Les instruments juridiques, qui forment les politiques communes, ont une validité légale seulement si une disposition des traités autorise les organes compétents - le Parlement européen et/ou le Conseil - de les arrêter (principe de la compétence limitée). L’article 288 du traité sur le fonctionnement de l’UE (ex-article 249 TCE) prévoit cinq formes d’instruments juridiques, qui ont chacune une incidence différente sur les systèmes juridiques des États membres, certaines étant directement applicables en lieu et place de leur législation nationale, d’autres permettant une adaptation progressive de celle-ci aux dispositions européennes.

                  Le règlement a une portée générale, il est obligatoire dans tous ses éléments et il est directement applicable dans tout État membre. Tout comme une loi nationale, il fait naître des droits et des obligations directement applicables aux citoyens de l’Union européenne [voir notamment affaires 43/71 et 39/72]. Les règlements entrent en vigueur à la date qu’ils fixent ou, à défaut, le vingtième jour de leur publication dans le Journal officiel de l’Union européenne. Le règlement substitue le droit européen au droit national et est donc l’instrument juridique le plus efficace offert par le traité. En tant que « loi européenne », le règlement doit être intégralement respecté par son destinataire (individu, État membre, institution européenne).

                  La directive lie tout État membre destinataire quant au résultat à atteindre, tout en laissant aux instances nationales la compétence quant à la forme et aux moyens. C’est une sorte de loi-cadre européenne, qui se prête particulièrement bien à l’harmonisation des législations nationales. Elle définit l’objectif ou les objectifs à atteindre par une politique commune et laisse aux États membres le soin de choisir les formes et les instruments nécessaires pour s’y conformer. Étant donné que les États membres sont tenus seulement à la réalisation des buts de la directive, ils disposent, pour sa transposition au droit national, d’une marge de manœuvre leur permettant de tenir compte des spécificités nationales. Ils sont tenus, toutefois, « à assurer l’exécution des obligations découlant du… traité ou résultant des actes des institutions de l’Union » (article 4 TUE). Bien qu’elles soient généralement publiées dans le Journal officiel, les directives prennent effet par leur notification aux États membres destinataires. Ces derniers ont l’obligation d’arrêter les dispositions nationales nécessaires à la mise en œuvre de la directive dans les délais fixés par elle, à défaut de quoi ils sont en infraction.

                  La décision a un caractère obligatoire pour les destinataires qu’elle indique et qui peuvent être, soit un, plusieurs, voire tous les États membres, soit une ou plusieurs personnes physiques ou morales. Cette variété de ses destinataires potentiels s’accompagne d’une variété dans l’ampleur de son contenu pouvant aller d’un quasi-règlement ou d’une quasi-directive à une décision administrative particulière. Sa prise d’effet pour ses destinataires résulte de la communication et non pas de la publication au Journal officiel. En tout cas, selon la Cour de justice, une décision peut produire des effets directs en engendrant dans le chef des particuliers des droits que les juridictions nationales doivent sauvegarder [Affaire 9/70 et affaires jointes C-100/89 et C-101/89].

                  Les actes juridiques susmentionnés sont normalement utilisés, sur base du traité et suivant la méthode originalement dite « communautaire » (maintenant la méthode européenne) [voir la section 4.3], pour harmoniser ou rapprocher les législations nationales. Ils ont des effets contraignants pour les États membres, pour les institutions européennes et, dans de nombreux cas, pour les citoyens des États membres. C’est le cas des législations ou des décisions qui doivent s’appliquer de manière uniforme dans tous les États membres. Lorsqu’un État membre ne respecte pas le droit européen, la Commission dispose de pouvoirs propres (le recours en manquement) pour tenter de mettre fin à cette infraction et, le cas échéant, elle saisit la Cour de justice de l’Union européenne [voir la section 4.1.2].


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 avril 08:29

                    @Ar zen
                    Savez-vous que personne ne lit un commentaire au delà de 10 lignes ?


                  • Ar zen Ar zen 13 avril 09:53

                    @Fifi Brind_acier

                    Et bien c’est absolument désolant. Je devrais donc me contraindre à ne pas rédiger plus de 10 lignes ?

                    Qu’en est-il des liens proposés qui se composent de plus de 10 lignes ? Le même sort leur est-il réservé ? Difficile dans ces conditions d’apporter un éclairage argumenté. Je comprends maintenant pourquoi les conférences de François Asselineau en dégoûtent plus d’un.

                    S’il y a au moins 1 personne qui me lis jusqu’au bout, je serai satisfait.


                  • Aristide 13 avril 10:27

                    @Fifi Brind_acier

                    Parlez pour vous.

                    Moi je lis et je zappe quand l’auteur répète comme un zombie le message appris par coeur, même trois lignes cela est indigeste, et de plus il agrémente son intervention des mêmes liens vers sa vidéo qui tue, son lien qui reprend ce qu’il dit. Jamais de sources et des affirmations à croire sur parole. Vous voyez, non ?

                    On peut dire ce que l’on veut, mais des Ar zen et autres dont je n’apprécie pas les idées essayent d’argumenter, de poser des hypothèses, bon, ... il y bien une légère tendance au mépris de son contradicteur, mais comme je ne suis pas exempt de ce défaut, je passe.


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