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Accueil du site > Actualités > Politique > Les politiques n’iront pas au paradis, ... ils y sont (...)

Les politiques n’iront pas au paradis, ... ils y sont déjà

La France est le paradis des hommes politiques. Ils peuvent postuler à une variété de postes d’élus qui leur permettent de se construire des carrières enviables. Quand ils obtiennent un mandat national, ils n’oublient pas de définir des règles toujours plus à leur avantage.

Les Français aiment-ils les politiques ? De nombreux sondages affirment que c’est plutôt non. Mais les hommes politiques aiment tous la France et les français, qui sont si bon avec eux. Le millefeuilles territorial dont on parle temps ces jours-ci ne mobilise-t-il pas quelque 400.000 élus locaux et les 6.000 élus territoriaux, chacun d’entre eux affichant son engagement vertueux dans la défense de nos intérêts. La cerise sur le millefeuilles, c’est le mandat national de député ou de sénateur, dont rêvent nos 6.000 élus territoriaux. Les opportunités de se faire élire quelque part sont plus nombreuses dans notre pays que dans tout autre.

Observons notre représentation au niveau national. C’est l’élu français qui représente le moins de citoyens comparé à tous les autres pays, à l’exception de l’Italie. Lorsque l’élu national français représente 68.000 de ses concitoyens, dans les autres pays, un élu national représentera 75.000 espagnols, 80.000 canadiens, 94.000 anglais, 120.000 allemands, 176.000 japonais, jusqu’à … 570.000 citoyens des Etats-Unis. Que l’on sache, ces pays ne sont pas moins démocratiques que le nôtre.

Ils sont ainsi nombreux les politiques, plus nombreux que dans les autres pays similaires au nôtre, à prendre soin de nous. Il est certain que nous devons trouver des avantages à être ainsi choyés. Nous y gagnons en particulier :

- des déficits annuels systématiques du budget public et de celui de la sécurité sociale depuis plus d’une génération,

- des dépenses publiques qui dépassent la moitié des dépenses totales du pays,

- une dette que les dirigeants de droite et de gauche ont tous fait exploser : la fusée de la dette a décollé avec Giscard d’Estaing, puis a crevé tous les plafonds de Mitterrand à Sarkozy, en passant par Chirac,

- la multiplication par 10 du volume des lois françaises au cours d’une génération,

- des gouvernements qui affirment chacun vouloir engager une guerre impitoyable contre le chômage, guerre de trente ans, jamais gagnée, deviendra-t-elle une guerre de cent ans ?

- la préservation systématique des intérêts des classes dominantes - au premier rang desquelles les baby-boomers et les agents du secteur public - au détriment des exclus du système, les personnes « issues de la diversité » et les jeunes, qui devront néanmoins payer les dettes de leurs aînés,

- une compassion de tous les instants, qui fait courir nos gouvernants et nos élus vers nos malheurs quotidiens, qui en limousine, qui en hélicoptère, qui en jet privé. Ah que ces voix brisées, ces enrouements, ces larmes esquissées sont émouvants au journal de 20 heures …

L’attention qu’ils nous portent devrait les mener au paradis. Mais non, ils n’iront pas au paradis, car ils y sont déjà. Là où un député ou un sénateur français reçoit des indemnités mensuelles de 12.000 € (hors frais de secrétariat et de déplacement), l’allemand recevra 11.450 € (mais les élus du Bundesrat, désignés par les länder, ne perçoivent aucune indemnité) , le sénateur américain 8.900 € (au cours actuel du dollars), et l’élu de la chambre des communes britannique 8.772 €.

Nos députés et sénateurs pensent aussi à l’avenir, à leur avenir. Les députés et sénateurs doivent-ils cotiser pendant 40 années comme tout français pour obtenir le droit à une retraite pleine ? Non. Moins de 18 ans de cotisations suffisent au sénateur. Le député est moins bien loti : il lui faudra cotiser pendant 22,5 années pour avoir une retraite pleine. Pourquoi donc les élus nationaux des autres pays ne viennent-ils pas prendre des exemples chez nous ? L’élu canadien doit cotiser 33 ans, le député du Bundestag allemand devra cotiser 40 ans, le moins bien loti étant l’élu anglais à la chambre des communes, qui devra réussir à se faire élire sans discontinuer sur une période de 50 ans pour avoir sa retraite complète, le pauvre !

On comprend que les candidats à cette sinécure soient nombreux. Encore faut-il avoir le profil et le temps. Le site web de l’Assemblée Nationale clame que la composition de la chambre est représentative de la population française. Rien n’est moins vrai. Une analyse sur l’origine professionnelle des députés de l’actuelle mandature montre que 52 % d’entre eux sont issus du secteur public, 22 % sont médecins ou avocats, 23,5 % viennent de l’industrie et du commerce. Les femmes qui constituent plus de la moitié de la population ne sont représentées que par 20 % d’élues féminines au Sénat et à l’Assemblée. La moyenne d’âge des députés est de 57 ans (elle atteindra 60 ans à la fin de la législature : on comprend qu’à cet âge, ils défendent leurs retraite !). Nous n’évoquerons pas la présence anecdotique de « représentants de la diversité », l’interdiction des statistiques ethniques ne nous permettant pas de comparatif.

Rien n’est plus facile pour un fonctionnaire que de s’engager dans une campagne électorale. Il la mène en continuant à percevoir son traitement. Lorsqu’il est élu, il se met en disponibilité, et si à la fin d’un premier mandat, les urnes lui sont défavorables, il lui suffit de réintégrer son corps pour percevoir un salaire, même s’il n’a pas encore un travail. Pour les citoyens ordinaires, c’est différent : le travail précède le salaire, et il leur est difficile de trouver du temps pour mener une campagne sans prendre de gros risques professionnels.

Comment les français, si soucieux d’égalité, tolèrent-ils une telle distorsion de la représentativité de leurs élus ? S’agit-il d’un phénomène nouveau ? Pour tenter de répondre à cette question, nous nous sommes tournés vers un des premiers sociologues français, Edmond Demolins, qui dirigeait au XIXème siècle une revue intitulée « La science sociale ». Edmond Demolins a analysé l’origine professionnelle des députés élus de l’année 1897. Le résultat dévoile une incroyable stabilité de la représentation des français à la chambre des députés :

- En 1897, les fonctionnaires et les professions libérales totalisent 72,8 % des députés.

- En 2007, les agents du secteur public ou parapublic et les professions libérales (médecins et avocats surtout) occupent 73,8 % des siéges de députés.

De leur côtés, les représentants du secteur productif (industrie, commerce, agriculture) qui occupaient 27,2 % des sièges de députés en 1897, en ont toujours 26,2 % 110 ans plus tard !

On ne peut qu’être stupéfait d’un tel immobilisme qu’aucun des évènements majeurs du XXème siècle n’est venu bouleverser : deux guerres mondiales, une crise économique majeure, l’avènement et la fin du communisme, la shoah, la fin de la colonisation, la naissance de la société de l’information.

Sources (pour en savoir plus) :

- Base de données "PARLINE" : http://www.ipu.org/parline-f/parlinesearch.asp

- HUMANDEE : http://www.humandee.org/spip.php?rubrique21

- Assemblée Nationale : http://www.assemblee-nationale.fr


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53 réactions à cet article    


  • spartacus1 spartacus1 9 mars 2009 10:46

    Remarquable l’article, on aurait aimé un peu plus de chiffres sur les revenus et, surtout, les avantages annexes : voiture avec chauffeur, logement, frais de bouche, etc, qui, sans doute, font plus que doubler, voire tripler, les revenus déjà copieux affichés.
    Il est vrai qu’en rendant public revenus et avantages, on prendrait le risque de démoraliser la France qui se lève tôt et qui gagne le smic, ou, pire, celle qui ne se lève pas tôt parce qu’elle n’a pas de travail.

    Les politiques français vivent dans un luxe invraisemblable, qui est une claque au visage des petites gens.
    Je ne comprends pas pourquoi ces parasites sont encore élus, comme d’ailleurs je ne comprends pas comment des gens qui ont été condamnés (et il faut vraiment être un/e homme/femme totalement pourri/e pour être condamné par la justice française) trouvent encore des électeurs pour voter en majorité pour eux, totalement incompréhensible !
    Pour finir, je crois que je m’en fout, les français élisent la pourriture qu’ils veulent bien et ils en supportent les conséquences.

    Mais il ne faut pas venir se plaindre que les Allemands, qui gèrent infiniment mieux leur pays, ne veulent pas venir au secours d’une France en voie de cessation de paiement.

    Un jour, cela va mal finir, très mal finir.



    • Mouche-zélée 9 mars 2009 12:00

      Spartacus

      Voilà les informations demandées :

      Les Salaires des élus .

      Leurs régimes de retraite .


      Je tiens à vous faire penser au double parlement actuel : Assemblée Nationale / Parlement Européen, qui multiplie le nombre de nos députés ...

      Bien vu de parler de l’Allemagne, il faut savoir qu’un député Européen Allemand est financièrement sanctionné s’il est absent du parlement Européen .
      Un député Européen Français touche une prime en fonction de ses jettons de présence.
      Autrement-dit il est récompensé de bien vouloir faire le travail pour lequel il est payé, comme si c’était exeptionnel de faire son travail ...

      Le cumul des mandats est un truc génial.
      Il est comparable à un citoyen qui pourrait cumuler les emplois, être payé pour des emplois différents sans devoir travailler réellement dans les entreprises qui l’embauchent .
      Si les citoyens pouvaient se permettre de telles largesses, ils pourraient "travailler" à plusieurs endroits en même temps et au même moment et être payés pour cela .

      Si vous travaillez pour l’entreprise voisine, votre patron continue à vous verser votre salaire ?




    • Reinette Reinette 9 mars 2009 12:40


      à Mouche-Zélée,

      Novembre 2005 Les salaires des hommes politiques français

      Je n’ai pas le temps maintenant mais on doit trouver plus récent par ex.2008 ?


    • Mouche-zélée 9 mars 2009 13:29

      Reinette

      Bonjour mon amie, ne me gobe pas tout de suite, je vais tenter d’actualiser mes données ....
      Déjà en l’état elles sont assez parlantes . hum hum

      En cadeau : Le Tsar et ses salaires qui s’accumulent ....


    • Reinette Reinette 9 mars 2009 20:38

      à Mouche-Zélée,

      Merci pour le lien "TzarKozi"

      J’arrive un peu tard. Toute l’après-midi en bilan de compétence.

      Pour ce qui concerne les salaires + AVANTAGES de nos zElus, je cherche un peu partout. Mais c’est tout de même incroyable comme ça reste un peu flou. J’ai cherché récemment les avantages de nos Sinistres (en dehors de leurs salaires) cad, les à côté, voiture, prise en charge santé, vacances, etc... etc... PAS TROUVE.

      (ils ont fait gober à la majorité des français que les cheminots étaient des privilégiés !)


    • vienzy 15 mars 2009 12:02

      Les 2 le sont, sans oublier les autres fonctionnaires


    • JL JL 9 mars 2009 10:48

      Bonjour, je suis en accord avec ce que vous dites, excepté ceci : ""les jeunes (qui) devront néanmoins payer les dettes de leurs aînés"".

      Vous pourriez développer ce point SVP ?


      • HELIOS HELIOS 9 mars 2009 11:11

        L’auteur, qui relève les anomalies structurelles de notre système politique, --- et sur ce sujet, je le suis parfaitement ---, veut sans doute parler de système de solidarité inter-générationnel.
        Ce système est connu, par exemple, pour les retraites, par le mot répartition.

        L’auteur oublie sans doute que nous leguons, a nos descendants les investissements dont ils vont continuer à payer les intérêts et en retirer les bénéfices.

        Le point le plus criticable, serait, si cela devenait une pratique courante, que nos descendants payent les interets et le capital de prets qui n’ont servi qu’a consommer. Cela ne me semble jamais être le cas... jusqu’a ces dernier jours, avec les cadeaux aux banques... encore reste-il à evaluer l’impact du retour sur l’effet de ces cadeaux.


      • JL JL 9 mars 2009 12:02

        @ Hélios, il y a en effet deux aspect dans la question : la solidarité intergénérationnelle d’une part, et la mauvaise dette de l’autre. Je n’ignore pas que Démocratie Libérale fait systématiquement l’amalgame afin de séduire les jeunes générations : pure démagogie et cynisme à un moment où les fonds de pensions révèlent leur versatilité. J’aurais aimé que J. Bourdariat nous donne sa vision des choses sur ce point.


      • JL JL 9 mars 2009 13:43

        @ Actias, les ""salaires et retraites des agents publics, déficit des organismes sociaux etc "", vous appelez ça des dépenses de fonctionnement ? La mauvaise dette ? Décidément, nous n’avons pas les mêmes valeurs !

        Je crois que les entreprises privées peuvent être comparées à des jeunes adultes qui vivraient encore chez leurs parents malgré une autonomie financière. Il serait normal que ces jeunes adultes hébergés, nourris, blanchis, logés, contribuent d’une manière ou d’une autre aux charges familiales. Les néolibéraux ne veulent rien savoir et se comportent vis à vis de la collectivité nationale comme des enfants ingrats voire, abuseurs !

        Oseriez vous dire de ces familles que les parents n’y servent à rien ?Les vertus oubliées de l’activité non marchande : "Faisant un détour par John Maynard Keynes et par Karl Marx, Jean-Marie Harribey s’attache à déconstruire les idées banalisées du libéralisme, telles que " c’est l’activité marchande qui paie le non-marchand ", ou encore " c’est le consommateur qui crée la valeur ". En renversant complètement les données (autrement dit, en remettant ces idées sur leurs pieds), il montre, par exemple, que " les travailleurs des services non marchands produisent le revenu qui les rémunère ". L’économie n’est pas un jeu à somme nulle où ce que produit l’un est pris sur l’autre. Et la richesse socialisée n’est pas moins richesse que la richesse privée, au contraire."

         






      • HELIOS HELIOS 9 mars 2009 15:11

        @JL, Actias...

        Il est des investissements materiels et non materiels...
        Le salaires de certains fonctionnaires, notamment dans l’education nationale ou la recherche sont des investissements, n’est-ce pas ? certains de ces investissements s’etalent sur plusieurs générations, et il y en a bien une - de génération - qui commence a en profiter en premier.

        Là où j’ai quand même un petit problème intellectuel, et je me demande pourquoi cela ne fait pas débat, c’est l’abandon de l’investissement en cours de route. Imaginez la contruction d’un TGV sur un emprumpt a 30, 40 ou 50 ans et qu’au bout de 10 ans on laisse tomber, c’est a dire qu’on n’entretient plus les voies, les gares et les trains.... ou autre exemple, la construction de centrales nucleaires (attention ça va piquer). Le pays a investi en en materiel et en salaire pour obtenir des voies de train et des centrales electriques. Le savoir faire acquis a couté tres cher et se trouve etalé sur plusieurs générations.

        Au nom de quel droit devrait on priver nos enfants qui vont continuer a payer leur part de capital et d’interet en arretant le train ou les centrales ? il me semble que le debat devrait se faire... car l’abandon n’est pas simplement la destruction des equipements mais est egalement la privatisation de la chose publique

        Si vous me suivez bien... vous comprendrez pourquoi je trouve que ceux qui veulent "sortir" du nucleaire sont un peu egoistes sur les bords. et les politiques qui les suivent encore plus. Cela ne veut pas dire qu’il faut etre laxiste sur la securité, mais qu’il faut entretenir notre développement. Quand une voiture devient dangereuse par l’usure de ces ammortisseurs on la répare pour ne pas sortir de la route et on continue a rouler. si les centrales nucleaires sont devenues dangereuses, on les repare comme il se doit, mais on ne les laisse ni tomber en pannes, ni on les arrete.

        Ce raisonnement s’applique a beaucoup de domaines dans les "services" publics. j’ai bien peur que les politiques menées soient bein actuellement un hold-up sur les générations futures mais pas exactement le hold up sous entendu par l’article ci-dessus


      • LaEr LaEr 9 mars 2009 11:05

        Bon article, et bons rappels...

        Une autre petite solution pour limiter l’appetit ogresque de nos politiques :

        Quel que soit le nombre de mandats publics (locaux et nationnaux) effectués par un homme politique , celui-ci ne recevra que les indemnités correspondantes au mandat le mieux rémunérés. Il peut toujours éffectuer les autres à titre bénévole...






        • bernard29 bernard29 9 mars 2009 11:09

          Vous avez tout à fait raison de revenir sur ce dossier. S’il y avait un vrai mouvement populaire revendicatif à monter en France, ce serait un mouvement contre la "profitation" des politiques.

          Si j’en juge par le nombre d’articles qui paraissent actuellement sur ce thème, ( en voici encore un autre http://www.politique.net/2009030801-cumul-des-mandats-renaud-muselier.htm ) ce serait peut être possible, à la condition que nous dépassions le stade des analyses. 

          C’est l’objet d’e la création d’un Pacte Démocratique pour 2012. Pourquoi 2012 ? parce que l’élection présidentielle est la seule élection susceptible de faire venir au pouvoir une personne qui s’engagerait personnellement sur ces questions démocratiques et qui pourrait dans la première année de son mandat poser la réforme par voix référendaire. La réforme de "la démocratie irréprochable " était si peu irréprochable que Sarkosi a bien entendu évité de passer par le référendum . Il a choisi le congrès de Versailles ; ( ce qui revenait a faire en sorte que ce soit aux élus de faire leur propre réforme !!!) 

          Quelques réflexions pour "un pacte démocratique de 2012" ; http://pacte-democratique.blogspot.com/2008/10/le-pacte-dmocratique-2012.html 

          Une remarque sur le cumul des mandats.  

          • le premier comité Balladur  (celui de la renovation des institutions) avait bien signalé que sans la limitation drastique du cumuls des manfdats , il ne pouvait pas y avoir de démocratie ni exemplaire ni moderne et donc irréprochable. ...
          • mais le deuxième comité Balladur (celui de la reforme des collectivités terriroriales) propose rien de moins que le cumul des mandats systématiques, puisqu’il propose d’instituer l’élection simultanée des conseillers régionaux et départmentaux sur le même liste électorale, comme les conseillers municipaux et consiellers communautaires. Ce qui conduit à faire en sorte qu’automatiquement, un président (et Vice Président) de conseil Génétral sera conseiller Régional , de même qu’un maire et (un adjoint au maire) d’une commune sera conseiller communautaire.
          Etonnant non ? 



            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 9 mars 2009 11:16

              des dépenses publiques qui dépassent la moitié des dépenses totales du pays, " C’est ce qu’on pourrait appeler communément la " crozemarization du système étatique " avec près de soixante pour cent de frais de fonctionnement. Nul n’est sensé ignorer les cinq cent pages quotidiennes du journal officiel...


              • Mouche-zélée 9 mars 2009 12:08

                Nous pouvons y ajouter la façon dont sont gérées les dépenses publiques .
                On ne peut que trouver cela suspect quand on est du métier .

                Il est possible de trouver des ouvrages hallucinants, pourquoi faire simple et pas cher quand on peut faire compliqué et très cher .


              • zelectron zelectron 9 mars 2009 11:16

                Dans tout ça ils en ont même oublié la représentation de leurs électeurs, incroyable, non ?


                • Jason Jason 9 mars 2009 12:36

                  Ah, voilà qui fait plaisir à lire ! Je me doutais bien qu’il y avait des excès...

                  Mais, réflexion faite, la France doit être un pays richissime qui fiche par la fenêtre tant d’argent à entretenir cette bande de fainéants.

                  J’en reviendrai au vieux proverbe caucasien : " Il n’y a pas d’abondance sans larcin". Oui, la France doit être un pays très fortuné.

                  Je vais retourner lire Les lettres persanes, ça me consolera. "Monsieur est français ? Mais comment peut-on être français ?"


                  • georges jean 9 mars 2009 13:48

                    Pour justifier leur salaire ils passent leurs temps à pondre des lois destinées en général à nous infaniliser ( il ne faut pas boire, il faut dire :"boire avec modération " il ne faut pas fumer, il faut entourer sa piscine avec un barrière, il faut que les élèves puissent touver la "pilule du lendemain"dans leur lycée, il ne faut pas être homophobe, pas tenir de propos raciste, manger 5 fruits ou légumes par jour, être pour la mixité sociale, etc...)


                    • maharadh maharadh 9 mars 2009 13:48

                      On attaque souvent les E.U sur ce site , pourtant un des premiers gestes qu’à fait OBAMA c’est de geler les revenus de son administration et de son propre salaire.

                      Exemple à suivre par petit nico et tous les ripoux qui une fois élu ne travaillent plus qu’à leur réélection ou comment cumuler les mandats.

                      Et , euh......... excusez celà frappe à la porte ,je crois que c’est big brother...............


                      • PapyJC_78 9 mars 2009 13:58

                        Nos (très) chers élus vous objecterons qu’ils risquent un résultat défavorable au prochain scrutin et que leur situation est donc précaire, qui justifie de tels émoluments !

                        Renvoyons les à la loi ( http://www.sauvegarde-retraites.org/temoignage-retraite.php?n=837 ) qu’ils ont unanimement votée sous la présidence de Jean-Louis Debré, maintenant président du Conseil Constitutionnel et du camp de ceux qui n’arretent pas de parler d’une France d’assistés !

                        Ne serait-ce pas plutot une France d’hypocrites ?
                        Pourquoi personne ne parle de ces assistés la ?




                        • Frabri 9 mars 2009 14:25

                          Comme alternative il faut un "nouveau projet politique" avec entre autres choses, un seul mandat a la fois non renouvelable, pour démocratiser la politique ;


                          • LaEr LaEr 9 mars 2009 19:41

                            Non renouvelable, je ne sais pas...
                            Qu’on interdise le cumul, oui, mais après tout, s’il y a des gens compétents pour diriger, autant ne pas se priver de leurs service... 


                          • Jean Bourdariat Jean Bourdariat 9 mars 2009 14:25

                            Bonjour à tous les commentateurs,

                            D’abord, je souhaiterais que le débat sur la représentation des citoyens par leurs élus et sur la profession "politique" évite des affirmations hâtives utilisant des mots comme "crapules", etc. Si les hommes politiques étaient tous des crapules, le problème serait assez simple à régler : on les traiterait comme on traite des délinquants. Ce n’est pas le cas. Nous sommes face à des personnes qui, depuis plus d’un siècle, comme cela a été dit dans l’article, utilisent en toute légalité un système en n’oubliant jamais de penser d’abord à eux mêmes.

                            La seconde chose qu’il faut souligner, c’est que ce sont nous, les électeurs qui avons voté, qui avons porté ces personnes au pouvoir. Cela veut donc dire que les électeurs que nous sommes manquons de maturité ou de sens critique, que nous nous laissons trop facilement berner par les promesses populistes, ou qu’éventuellement nous profitons un peu du système et que nous espérons qu’un nouvel élu nous sera favorable, sans tenir compte de l’intérêt collectif.

                            Pour tenter d’apporter des réponses à la question de la dette que nous lèguons à nos enfants (et certainement aussi à nos petits enfants).

                            1) La dette est-elle la contrepartie d’un investissement ? La réponse est NON. Les 3/4 de l’investissement public sont réalisés par les collectivités territoriales. Or le budget des collectivités territoriales est équilibré.

                            2) Il y a deux parties dans la dette : la dette publique et la dette sociale :


                            la dette publique : c’est la dette créée par le déficit du budget de l’Etat. Ce budget est en déficit sans discontinuer depuis 40 ans, que dirait-on d’une personne, d’une association, d’une entreprise, d’une commune qui depuis 40 ans dépenserait chaque année plus que ses ressources ? Cela l’Etat, dirigé par les hommes politiques que nous avons élus, se le permet.


                            la dette sociale : Alain Juppé, élu de droite, a créé en 1996 la cotisation RDS, "remboursement de la dette sociale". En même temps, Juppé a mis la sécurité sociale sous la tutelle de l’Etat. Jusqu’alors, c’étaient les partenaires sociaux - patronat et syndicats - qui fixaient ensemble les grands équilibres de la sécurité sociale, grâce à quoi la sécu avait un budget équilibré. Depuis Juppé, le déficit se creuse d’années en années. Tous les gouvernements en rajoute. François Fillon a inventé en 2002 une réforme des retraites qui devaient retarder l’âge de la retraite : le résultat c’est que des centaines de milliers de salariés sont partis plus tôt en retraite parce que le gouvernement n’avait pas assez réfléchi aux conséquences des décisions concernant les carrières longues et le rachat des années d’études. C’est tout bénéfice pour nos jeunes séniors. Mais le coût supplémentaires de l’avantage dont ils ont bénéficié est supporté d’une part par les salariés cotisants, et d’autre part par les jeunes qui devront rembourser la dette supplémentaire créée à cette occasion.


                            Qui paie pour la sécurité sociale des aînés ? les salariés du secteur privé et les jeunes.


                            Qui paiera demain la dette ? les salariés et retraités du secteur privé, les anciens jeunes quand ils arriveront à l’âge des séniors et leurs enfants (petits ou pas encore nés aujourd’hui.


                            Qui va subir en 2009 et en 2010 les conséquences de la crise économique ? (par une perte d’emploi, des salaires moins élevés et moins de perspectives professionnelles) : les salariés du secteur privé et les jeunes !

                            Qui ne paie pas la sécurité sociale au niveau des bénéfices qu’il en retire ? Qui ne paiera pas la dette ? Qui ne subira pas les conséquences de la crise économiques de 2009 et 2010 ? CE SONT LES AGENTS DU SECTEUR PUBLIC ET LES SENIORS.

                            Les jeunes doivent prendre conscience que les hommes politiques ne travaillent pas pour eux et que le système tend à les exclure insensiblement depuis plusieurs dizaines d’années (pas complètement, ils pourront être mis sous perfusion avec le RSA et quelques centaines d’€ d’indemnités de chômage destinées aux jeunes n’ayant pas encore cotisé).

                            Cette prise de conscience étant faite, les jeunes doivent se prendre en main et s’engager en politique pour que notre pays redevienne un pays tourné vers l’avenir. S’engager dans le NPA ou à l’extrême droite est un moyen que je ne recommanderai pas : avoir un pays tourné vers l’avenir, dégagé de ses égoïsmes et corporatismes, n’est pas une question de droite ou de gauche : c’est une question vitale pour nous tous.

                            Dans "Voyage au Pays du coton", Eric Orsenna cite ce dialogue avec son interprète chinois, Bo Chen :

                            - Pourquoi, en France, n’aimez-vous pas les enfants ?

                            Je m’étonne, me récrie, le prie de développer.


                            - En France, vous ne travaillez pas assez. Donc vous préparez mal l’avenir de vos enfants.

                            Et il enfonce le cou :


                            - Chaque année, la dette de la France augmente. Seuls ceux qui ne travaillent pas s’endettent. Et qui doit rembourser ? Les enfants.


                            Ne croyez donc pas le gouvernement quand il nous dit que les déficits actuels sont un investissement sur l’avenir. En réalité, il s’agit d’une glissade interminable qui ne peut se terminer qu’à un seul endroit : au fond du gouffre . . .




                            • Le péripate Le péripate 9 mars 2009 14:48

                               La lutte des classes existe, mais c’est celle d’une casse, la bureaucratie, contre la classe des producteurs. smiley


                              • JL JL 9 mars 2009 15:12

                                 

                                "L’idéologie libérale répugne à ce que la création monétaire finance une production qui ne rapporterait pas un profit". (Jean-Marie Harribey)

                                il y a deux impensés dans l’idéologie libérale. (non pensée libérale) : Premièrement, ce sont les travailleurs du secteur capitaliste — et non pas les consommateurs — qui créent la valeur monétaire dont une partie sera accaparée par les capitalistes, et ce sont les travailleurs du secteur non marchand — et non pas les contribuables — qui créent la valeur monétaire des services non marchands….l’économie capitaliste est un circuit dont les deux actes fondateurs sont la décision privée d’investir pour produire des biens et des services marchands et la décision publique d’investir pour offrir des services non marchands. Autrement dit, les " prélèvements obligatoires " sont effectués sur un produit intérieur brut (PIB) déjà augmenté du fruit de l’activité non marchande.


                                • JL JL 9 mars 2009 15:19

                                  Et ceux qui n’ont pas compric ça ne comprendront jamais rien à l’Economie, avec un E majuscule, autrement dit, pas celle qu’on enseigne dans les écoles de commerces.

                                  Ces gens qui sans avoir rien compris s’en prennent à tort et à travers à l’Etat ne sont que des idiots utiles qui scient la branche sur laquelles sont assises les générations organisées. Qu’ils commencent à reconnaître le rôle de l’Etat et de la fonction publique, et la discussion sera possible. En passant je rappelle que le secteur public peut se passer du secteur privé, pas l’inverse, qui s’appelle la barbarie.


                                • JL JL 9 mars 2009 15:27

                                  Quand je dis "idiots utiles" li faut mettre des guillemets : utiles aux prédateurs, cela va de soi.


                                • Jean Bourdariat Jean Bourdariat 9 mars 2009 17:40

                                  Pouyr J.L.

                                  Dans le PIB, les services non marchands sont intégrés à leur valeur de production (forcément puisque s’agissant de services non marchands, ils n’ont pas une valeur marchande).
                                  Comme pour les financer, on prélève sur la production des autres activités une valeur égale à leur coût, il s’agit d’un jeu à somme nulle ==> on enlève 100 à Pierre pour attribuer 100 à Paul. Le fruit de l’activité non marchande est donc absent du PIB, qui ne contient que son coût.
                                  Cela ne veut pas dire que le service non marchand n’a pas de valeur : l’éducation donnée a de la valeur, de même que le soin qu’apportent les parents à leurs enfants, et bien d’autres évidemment.


                                • JL JL 9 mars 2009 19:14

                                  La plus value des activités non marchandes est une production de richesse au même titre que la plus value des activités marchandes.

                                  Il se trouve que les producteurs de richesses marchandes, contrairement aux fonctionnaires, sont en situation de prélever un profit non déterminé a priori par la démocratie (élus, experts). Ce n’est que légitime donc que ce profit soit taxé à sa juste dimension.

                                  Dit autrement, l’Etat ne prend pas l’argent dans les poches des entrepreneurs : il leur concède un droit à se servir sur leur production : c’est cela le vrai libéralisme. Et l’impôt est le moyen de ramener a posteriori les parts prohibitives à un niveau raisonnable et solidaire. La fuite devant l’impôt c’est de l’incivisme.

                                  La suppression de l’impôt ce n’est plus du libéralisme c’est de l’ultra libéralisme. Le néolibéralisme de son coté est défini comme la déliquescence organisée des services publics livrés au secteur privé, à ne pas confondre donc avec la revendication de baisses d’impôts.

                                  Le bouclier fiscal par exemple, c’est de l’ultra libéralisme. La réduction a priori de la dimension de l’Etat, du nombre de fonctionnaires, c’est de l’idéologie néolibérale. Le néolibéralisme c’est l’anti-socialisme (la société de marché) cependant que l’ultra libéralisme tend vers le libertarianisme (tout est permis).



                                  Voila ce que je crois.


                                • Jean Bourdariat Jean Bourdariat 9 mars 2009 23:19

                                  Cher JL,

                                  Vous dites : "Dit autrement, l’Etat ne prend pas l’argent dans les poches des entrepreneurs : il leur concède un droit à se servir sur leur production : c’est cela le vrai libéralisme".

                                  Vous me permettrez de ne pasêtre de votre avis.
                                  Depuis bien longtemps, l’Etat prend dans la poche des agents productifs. Souvenez-vous de la taille et de la gabelle. On n’avait pas encore inventé le libéralisme. Il n’y a eu que dans les pays marxistes un Etat totalitaire donnant au entrepreneurs "un droit à se servir" (modérément) sur leur production. Vous connaissez comme moi le résultat : un nomenklatura qui profite du système, des travailleurs avec un pouvoir d’achat faible, des entreprises improductives et polluantes.
                                  Savez-vous ce que disent le cubains ? "L’Etat (cubain) fait semblant de nous payer, alors nous, on fait semblant de travailler. Le salaire moyen à Cuba est de 25 € par mois ...


                                • JL JL 10 mars 2009 09:29

                                  Cher Jean Bourdariat, vous dites : ""Depuis bien longtemps, l’Etat prend dans la poche des agents productifs.""

                                  Ne confondez pas l’État avec le seigneur féodal. De tout temps il y a eu des exploiteurs et des exploités. Et ce sont toujours les exploiteurs qui se servent des exploités pour se faire la guerre. Aujourd’hui l’État c’est qui ? C’est vous, c’est moi, c’est nous tous. Permettez moi à ce sujet de citer Frédéric Lordon :

                                  "Avant l’Etat fiscal, il y a eu la servitude féodale… et après lui il y a la prédation actionnariale. …Quelle est la puissance despotique d’aujourd’hui qui soumet absolument le corps social et le laisse exsangue d’avoir capté la substance de son effort ? Certainement pas l’Etat – dont on rappellera au passage qu’il restitue en prestations collectives l’ensemble de ses prélèvements… – mais le système bancaire-actionnaire qui, lui, conserve unilatéralement le produit intégral de ses captations."

                                  ps. Quant aux histoires cubaines qui arrivent à nos oreilles, est-il nécessaire de préciser que c’est pour l’essentiel par le biais des médias occidentaux obnubilés par les PIB et les profits ? "Le libéralisme économique préside tous les imaginaires" (Edouard Glissant").


                                • Jean Bourdariat Jean Bourdariat 10 mars 2009 17:59

                                  Cher JL,
                                  "L’idéologie libérale répugne à ce que la création monétaire finance une production qui ne rapporterait pas un profit"
                                  Je trouve que votre discours est idéologique au sens où vous énoncez une conclusion conforme à vos convictions, sans argumenter sur ce qui est en faveur de votre conclusion, ce qui est gênant pour discuter.
                                  Je parodierai la citation que vous avez donnée de la manière suivante :
                                  "Le bon sens répugne à ce que la création monétaire finance une production dont la valeur serait inférieure au coût".
                                  Exemple : des pays comme l’Algérie se sont endettés pour construire des usines sidérurgiques qui ne produisent plus grand chose. C’est de l’argent mis par la fenêtre. Le pays aurait moins perdu en confiant la gestion de ces usines à des gens désireux de faire un profit, car alors, la valeur de la production aurait compensé son coût. Le profit est un moteur, depuis l’avènement de l’homme préhistorique. Faut-il nier ce fait ? C’est l’excès de profit qui est pervers.

                                  Concernant Cuba, ne jugez pas sans savoir. Les informations que je rapporte ont été obtenues de source directe lors de voyages sur place. Lisez  Cuba : la transición política vista de Europa


                                • JL JL 10 mars 2009 21:14

                                  Mr Bourdariat, je ne pensais pas avoir à tout vous expliquer c’est pourquoi j’ai fais court.

                                  Ce que vous appelez une conclusion est une citation de Jean-Marie Harribey. Ceci est très clair dans mon post. En outre, j’ai mis cette citation en forme d’introduction à l’extrait de l’article cité qui résume ma pensée. Si vous aviez lu cet article dont je vous ai donné le lien, votre remarque serait la bienvenue.

                                  Lisez donc l’article que je vous propose, et nous en reparlerons.


                                • ARMINIUS ARMINIUS 9 mars 2009 15:41

                                  Excellent article qui met une fois de plus l’accent sur la gabegie et la charité bien ordonnée de nos "chers"élus, mais qui comme les rapports annuels de la cour des comptes restera probablement sans effet car comme cité dans plusieurs commentaires nous restons amorphes devant de tels excés, enfumés comme des abeilles par les belles paroles de nos élus, qui une fois la victoire acquise, s’empressent de préserver la poule aux oeufs d’or qu’est devenu notre fier- et trop souvent con -de coq . Au lieu d’attendre un Obama à la française qui ne parviendra probablement jamais, ne faut-il pasplutôt essayer de prendre enfin en mains notre destin et siffler la fin de la récréation en signifiant à nos élus futurs qu’il suffit, qu’ls devront rendre compte de chaque euro gaspillé ou détourné, les outils à mettre en place, même si ils représentent un côut, seront très vite rentabilisés, seule manque la volonté et elle doit venir du peuple c’est à dire de nous...puisse la crise servir au moins à ce sursaut salutaire !


                                  • Reinette Reinette 10 mars 2009 12:25

                                    à Saint Just

                                    merci pour ces chiffres (je copie pour le reservir à l’occasion, si tu permets).



                                    Beaux parachutes pour nos zElus de gauche et de droite !


                                  • Blé 9 mars 2009 18:02

                                    Je ne sais plus qui a dit : Pour entretenir des pauvres, il faut que le pays soit riche. Il me semble que c’est le cas pour la France. Se permettre d’écarter des millions de travailleurs (moins de cotisations sociales, moins de pouvoir d’achat, etc...) il faut en avoir les moyens.

                                    Sarko alloue chaque année 15 milliards au super riches. Pour le moment, je n’ai pas entendu le nain remettre en question ce cadeau. Combien l’état donne t-il aux entreprises via déductions d’impôts et primes ?

                                    Beaucoup plus que les allocations chômages, RMI et allocation familiale réunis.


                                    • HASSELMANN 9 mars 2009 18:31

                                      On ne peut mieux dire et mieux enfoncer le clou.C’est ce qu’avec d’autres j’essaie de faire depuis bientôt 10 ans.Il ne s’agit pas de stimatiser lélu, il ne s’agit pas de dire "tous pourris", il s’agit simplement d’analyser froidement une réalité.
                                      Si PROVIDENTIEL et désormais LIBR’ACTEURS (www.libracteurs.fr) prône la fin du cumul de certains mandats, un statut de l’élu/candidat et une réorganisation territoriale sans faiblesse, c’est qu’il s’agit du préalable indispensable, pour un "new deal " démocratique.Notre association compte en ses rangs des gens qui savent de quoi ils parlent, et ne gesticulent pas pour un plat de lentilles.
                                      Cet article, les sites et pétitions montrent que la mayonnaise prend.
                                      Il faut transformer l’éssai.Chaque réunions organisées pour les Europeennes par quelques partis que ce soit doit être l’occasion de monter au créneau, en pointant les cumulards et les politiciens a vie qui sont en lice et éligibles.
                                      La triste pantalonnade du PS avec les vagabondages d’élus d’une zône a une autre est symptomatique, mais les autres partis ne sont pas plus vertueux.
                                      Nous n’aurons pas le temps de nous organiser pour JUIN, mais nous pouvons le faire pour 2010/2012.
                                      Bâtir pour rechercher des citoyens de talents, jeunes ou moins jeunes, mais avec des convictions, issus de tous les milieux, et en capacité de forger et de porter un projet.Des citoyens de ce type existe, au sein du monde associatif en particulier.Les jeunes générations n’adhérent plus a cette régle du jeu, le réseau affinitaire n’est pas l’organigramme politique et la rente de situation. 
                                      S’agissant de l’analyse de la situation et pour bien préparer la suite et les suites réservées au rapport BALLADUR, je renvois le lecteur au rapport WARSMANN.


                                      • Jean Bourdariat Jean Bourdariat 9 mars 2009 23:22

                                        Pour diminuer la dette, la plus forte probabilité est qu’apparaisse une forte inflation pendant une quinzaine d’années. Ceux qui ont des dettes y gagneront, ceux qui ont des biens immobiliers aussi. Ceux qui y perdront sont les retraités.


                                      • vincent p 9 mars 2009 19:31

                                        Les démocraties ne peuvent pas plus se passer d’être hypocrites que les dictatures d’être cyniques.
                                        Georges Bernanos

                                        Charité hypocrite qui donne six sous (pour mériter le paradis) pour avoir vingt francs de gratitude.
                                        Jules Renard

                                        L’enfer est aussi pavé de tant d’hypocrites, de privilèges à la mesure de leur bassesse.

                                        L’hypocrite sourit, il se voit déjà au paradis prenant l’avion, l’orgueil s’épanouit !

                                        Mais le malheureux pleure c’est l’enfer.



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