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Les primaires à gauche : Placer les citoyens au cœur du débat des idées

Les déconvenues électorales de la gauche française et notamment celles du principal parti d’opposition que représente le PS, nous amènent naturellement à nous interroger sur l’avenir des partis politiques dans les formes que nous leur connaissons actuellement.

L’emprise d’un chef – souvent après une guerre interne au grand jour et sans merci –, ou l’expression surmédiatisée et discordante de hiérarques historiques ou encore celle de petits barons locaux, fait passer complètement à la trappe la question qui fâche et que tous les partis démocratiques devraient pourtant se poser :
Quelle place donner aux citoyens dont l’indépendante manifestation politique, au sens le plus noble du terme, s’est fortement –et parfois durement– fait sentir depuis avril 2002 ? 
 
Nous y voyons un refus du renoncement et une politisation accrue de leur part et c’est pourquoi nous pensons que tous - réformateurs, radicaux, sociaux-démocrates, républicains, démocrates, fédéralistes, communistes - doivent saisir cette chance et s’inscrire dans cette alternative collective contre le monolithisme ou la gestion boutiquière des appareils.

C’est un enjeu majeur pour la Gauche. Pour le PS – mais pas seulement ! – qui apparaît trop nombriliste, trop éloigné de la réalité d’une France et d’une Europe en profonde crise sociale, économique et démocratique.
Cette question devrait être le sujet central des discussions lors des prochaines universités du PS à la Rochelle si celui-ci veut éviter d’aggraver encore davantage son divorce entre les électeurs et lui.

L’absence de réponse concrète, construite, lisible, compréhensible à la crise et aux aspirations du mouvement social a poussé des militants venant de tous horizons de la gauche française à entamer d’ores et déjà le débat.
 
Les espaces de réflexions, organisés ou non, ne manquent pas. Les français ne sont pas décérébrés, ils aiment le débat et savent prendre leur destin en main.
Ils se sentent concernés et veulent être acteurs de leur démocratie, sans confiscation aucune et par quiconque.
Aussi les primaires à gauche, pour l’élection présidentielle, pourraient être un levier pour trouver une solution au mal démocratique qui frappe l’ensemble de l’opposition à la droite Sarkozyste.
 
Ouvertes à toutes les cultures de la gauche voulant gouverner, elles pourraient être l’outil pour transcender, sinon unir, les différents courants d’opposition républicaine et démocratique derrière un candidat unique :
 Quel meilleur antidote contre l’immobilisme souvent entretenu par les notables des partis ?
Rien n’est perdu, il est encore temps de faire émerger un leader qui trouve la légitimité de son mandat dans sa capacité à faire converger toutes les sensibilités républicaines et progressistes.
A travers un débat qui constituerait une nouvelle et belle étape historique, l’objectif de construire un contrat gouvernemental pour les prochaines mandatures de 2012 et 2017 est un impératif.

Quelques mois seulement nous séparent des échéances pour désigner un(e) candidat(e) unique à l’élection présidentielle et offrir des visages nouveaux lors des législatives de juin 2012. 
 
La sensibilité républicaine de la Gauche représentée par l’histoire du Mouvement Républicain et Citoyen rassemble des militants et sympathisants désireux de s’investir dans la réussite de ces primaires par la contribution d’un projet républicain et pourquoi pas d’une candidature nouvelle. 

Alors, parce qu’il est urgent de repenser le projet commun à Gauche, de redonner une véritable existence à l’espace démocratique et faire vivre le débat public, des projets et des idées se font jour. C’est pourquoi nous pensons que, rapidement, le fourmillement éclairé des idées doit faire vivre ses ateliers avec la mise en place de forum partout en France.
 
« Quelle République pour le XXI° siècle ? » est un de ces premiers exemples où sympathisants, élus, militants politiques ou associatifs abordent sans complexes les constats amers ou prometteurs en n’omettant pas de proposer modestement des pistes de solutions dans des domaines divers pour qu’à Gauche les idées guident à nouveau une politique ambitieuse et qui rassemble.
 
 
 
 
Article rédigé par

Eric Ferrand, Conseiller régional d’Île-de-France

Sylvain Guy, Consultant en communication politique, Membre du conseil national du MRC

Julien Joncheray, Diplômé de l’Institut Français de Géopolitique


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8 réactions à cet article    


  • Gabriel Gabriel 12 août 2009 10:37

    Bonjour,

    A quoi cela sert-il de faire des primaires si c’est pour critiquer et descendre en flèche le candidat ou la candidate désignée parce qu’elle ne plait pas au sérail ?


    • Emmanuel Goldstein Emmanuel Goldstein 12 août 2009 11:42

      Je pense que ceux qui veulent désigner leur candidat socialiste n’ont qu’à s’inscrire, pour 20 euros, au PS, aussi simplement que par quelques clics sur internet. Pour moi, c’est un faux débat - créé par les strauss kahniens MM Moscovici et Ferrand, qui y voient un coup de com’ facile - vu que des primaires auront bien lieu, selon des modalités ouvertes et démocratiques, et qui y voient un moyen facilité de faire désigner DSK, peu populaire au sein du PS (à juste titre) mais bénéficiant d’une aura auprès de certains publics de droite qui pourraient être tentés de venir le désigner.

      Le PS n’est pas une coquille vide, contrairement à ce que certains veulent faire croire en ce moment, suivant la tendance propagandiste de la droite et de leurs médias affiliés (la majeure partie étant tenue par des groupes militaro-industriels alliés de la droite), bien qu’ils n’aient jamais mis les pieds au PS. Ce dernier parti est tout à fait capable de se décider en interne, par vote démocratique, et il est extrêmement ouvert à ceux qui veulent venir désigner leur candidat favori.

      tout cela, c’est du blabla, du faux buzz, puisque des primaires auront bien lieu, ouvertes à tous les socialistes et sympathisants socialistes ayant cotisé à temps (6 mois avant le vote)...

      Après, si des partis de gauches font des accords avec le PS pour ne pas présenter de candidat supplémentaire, le PS peut se mettre d’accord pour que toutes les personnes déjà inscrites dans ces partis « frères » puissent voter aux primaires socialistes.

      Mais désolé, on ne va pas faire voter d’autres partis si, après le vote, ils présentent également un candidat concurrent. Et rien ne leur interdirait. Nous nous serions fait avoir puisque nous aurions dilué nos voix, nous serions confrontés à des problèmes de fraude électorale puisque nous n’auront pas les moyens de contrôler les listes des autres partis qui voteraient à cette primaire ouverte. Ce sont des contraintes techniques d’organisation de vote qui sont essentielles au bon fonctionnement démocratique.

      On reproche au PS ses divisions, et donc sa trop grande démocratie interne. Il faut un minimum de cohérence. On ne peut pas demander un leader socialiste fort qui puisse rassembler d’un côté, et une ouverture des vannes qui ne ferait qu’accentuer la cacophonie, alors même que des solutions très simples existent qui permettent à n’importe quel sympathisant socialiste de s’inscrire pour désigner leur candidat aux prochaines primaires, qui auront lieu exactement comme en 2006.


    • Emmanuel Goldstein Emmanuel Goldstein 12 août 2009 12:45

      Je ne vois pas où est le « tout et son contraire ».

      Ma position est claire : des primaires interne au PS, oui, tout le monde n’a qu’à s’inscrire au PS.

      Si des partis sont OK pour ne pas présenter de candidats concurrents, ok aussi pour qu’ils viennent désigner leur candidat favoris.

      Au dela de ça, ce serait une folie d’ouvrir le vote à n’importe qui, et ce n’est en fait qu’une opération de com’ des strauss kahniens


    • YVAN BACHAUD 13 août 2009 16:29

      Bonjour,
      Vous voudrez bien m’indiquer ici ou en privé ce que vous reprochez au mode de scrutin proposé avec des primaires nationales ,par lesquelles tous les électeurs choisisent leur candidat dans le parti de leur choix sans chantage au vote utile..
      Cordialement
      y.bachaud@ric-france.fr


    • barbouse, KECK Mickaël barbouse 12 août 2009 12:10

      bonjour,

      cela faisais longtemps que je n’avais pas lu une rhétorique aussi plate et vide, aussi je vais me faire un petit plaisir, je vais vous répondre phrase par phrase, en simple citoyen que je suis, puisque derrière vos appel a voter dans les primaires a gauche se cache surtout votre fuite des véritables questions dans la noyade des réunionites, votre silence assourdissant envers des accusations fondées quand aux effets de la politique du PS sur le peuple de gauche, et autres sujets que bien entendu vous ne voulez ni ne pouvez entendre autrement qu’en perdant encore.

      alors vous écrivez :

      "Les déconvenues électorales de la gauche française et notamment celles du principal parti d’opposition que représente le PS, nous amènent naturellement à nous interroger sur l’avenir des partis politiques dans les formes que nous leur connaissons actuellement.« 

      C’est à dire que vous vous mettez à réfléchir quand vous perdez, ce qui corrobore la réaction citoyenne de tous ceux qui comme moi, on souffert et de situation social difficile, de proximité avec la violence, et de surcroit vos dénies et surdité. Mais regardons a quoi vous réfléchissez...

       »L’emprise d’un chef –souvent après une guerre interne au grand jour et sans merci-, ou l’expression surmédiatisée et discordante de hiérarques historiques ou encore celle de petits barons locaux, fait passer complètement à la trappe la question qui fâche et que tous les partis démocratiques devraient pourtant se poser :

      Quelle place donner aux citoyens dont l’indépendante manifestation politique, au sens le plus noble du terme, s’est fortement –et parfois durement- fait sentir depuis avril 2002 ? « 

      vous réfléchissez à comment crédibiliser un(e) candidat(e) par un brouillard de légitimité pseudo démocratique, en oubliant au passage les petits bémols comme le bourrage d’urne, une habitude maison parait il, en sortant la pompe a reluire du »citoyen« dans votre argument suivant,

       »Nous y voyons un refus du renoncement et une politisation accrue de leur part et c’est pourquoi nous pensons que tous -réformateurs, radicaux, sociaux-démocrates, républicains, démocrates, fédéralistes, communistes - doivent saisir cette chance et s’inscrire dans cette alternative collective contre le monolithisme ou la gestion boutiquière des appareils."

      oui oui, les mêmes citoyens que vous avez laissez crever et enfermer dans leur précarité, la hausse de la violence autant criminel qu’économique, dans une logique de destruction de familles via le féminisme, sans jamais réfléchir aux issues avant de perdre mais en vous contentant de dénier le réel via des postures idéologiques, vous avez l’outrecuidance ou la naiveté de croire que vous représentez une chance a saisir et que votre seul défaut est de souffrir d’une mauvaise gestion intérieur, ...

      suit la petite séance alternant brosse a reluire (

      Les français ne sont pas décérébrés) et faux méa culpa : (Le PS qui apparaît trop nombriliste, trop éloigné de la réalité), avec une jolie petite contradiction entre les deux, puisque évidemment les français sont intelligents avec une conscience politique accrue, mais sont trop peu lucide pour ne pas voir ce qu’est le PS, non, le PS leur « apparaît »...

      et la première affirmative issue de l’argumentaire précédent : "Aussi les primaires à gauche, pour l’élection présidentielle, pourraient être un levier pour trouver une solution au mal démocratique qui frappe l’ensemble de l’opposition à la droite Sarkozyste.« 

      Bien, nous y voilà, le PS n’a pas perdu la confiance des électeurs et des citoyens parce que ces derniers le connaissent depuis des décennies et ont gouter à sa politique, non non, il »apparaît « et souffre d’un »mal démocratique« ,

      ce qui veux dire qu’en guise de réflection au PS aujourd’hui, on en est a il faut retourner vers la »base« , organiser des débats/ réunonites ( avec évidemment tout ce que cela veux dire : une »claque« , des questions choisies, une gestion de la prise de parole qui évite les sujets qui fachent en les noyant sous les préjugés moraux hystérisant ou un amas de novlangue euphémisant, ) dont l’essentiel est que tout le monde a bien gentiment pris la parole pour finalement arriver a une synthèse qui viens et s’impose » d’en haut« avec l’illusion d’avoir été entendu mais à son niveau de citoyen on ne sait pas tout, eux si...

      et le tout en espérant et crédibiliser »démocratiquement« un leader par un coup de com appelé » primaire a gauche« et rassembler les anti sarkozystes sous la bannière du PS dans le même mouvement, bref allez écouter, canaliser autant que possible, et finalement sagement étouffé dans des réunionites défouloirs et stérile le mécontentement du citoyen, tout en l’utilisant pour garder son job d’élu autant que possible.

      L’important se résume a générer un candidat et un seuil de crédibilité suffisant pour donner l’espoir de battre Sarkozy et finalement rendre la défaite 2012 acceptable aux yeux des citoyens,

      pour mieux finalement garder ce dernier au pouvoir puisqu’il fait mieux semblant de faire ce que le PS ne peu pas faire, gérer les problèmes de sécurité, militaire et économique. Bref, garder le pied gauche du duopole suffisamment solide pour que le droit continue de réparer les erreurs du PS sans trop de remous.

      la fin de l’argumentaire est de la pure propagande de base, avec ça touche de »on est ouvert a tous« , la petite pincée d’histoire avec le MRC, la couche de venez dans nos ateliers il y a du café, et la mise en avant »du sujet« qui se veut moderne, d’avenir, etc... quelle république pour le XXI eme siècle,

      Et enfin, l’amusant c’est que les primaires façon usa avec l’esprit Français sont aussi de véritables machines a détruire des crédibilités présidentielles, de celles où ni Fabius, ni Strauss Khan ne s’en sont remis, puisque un candidat déja pas foutu de rassembler plus d’un tiers des militants de son parti est de faite considérer comme incapable de rassembler la France, et cette même logique s’applique même si on ouvre les portes à » toutes les sensibilité de gauche..."

      encore une fois, tant que le PS n’a pas compris que tant qu’il n’assume pas ses erreurs vis à vis du citoyen et de son intérêt de citoyen, sans novlangue, sans dénie, sans euphémisme et sans moraline hystérisant en guise de projet de société,

      il n’est et ne restera que le bras gauche de l’umps, un étouffoir a contestation véritable, juste utile a disperser l’opposition dans le blabla et a orienter les penseurs dans des réflexions oiseuses, partant uniquement sur des constats idéologiquement biaisés et volontairement choisie pour que l’essentiel de la réflexion qui en découle se porte uniquement sur comment continuer a être crédible, donner l’illusion d’une lutte, et ne pas regarder là où le citoyen et la France à mal.

      amicalement, barbouse.

       




      • YVAN BACHAUD 13 août 2009 16:01

        Les primaires à gauche : Placer les citoyens au cœur du débat des idées


        Voilà une bonne idée...mais l’heure est-il encore aux déclarations de bonnes intentions...

        "Quelle place donner aux citoyens " dites vous...
         
        Dans une véritable démocratie le Pouvoir est véritablement au peuple, et la place des citoyens est donc la première.
        Si la démocratie représentative est évidemment incontournable à tous les niveaux territoriaux, on n’est pas en Démocratie si entre deux scrutins les citoyens ne peuvent pas reprendre la parole pour décider eux mêmes par des référendums d’initiative citoyenne.(RIC).

        La Démocratie ce n’est pas donner un chèque en blanc valable 5 ou 6 ans à des représentants.
        82 à 88% des Français sont POUR le RIC.

        -  S.ROYAL, après des centaines de rencontres avec les citoyens en dressait le bilan sur son site « Désirs d’avenir » en présentant plus de cent propositions. On pouvait lire :

        -  « Une nouvelle présidence »
        Remontée des débats
        Les citoyens veulent prendre la parole plus souvent et plus directement pour décider eux-mêmes.(…) »
        C’est la description même du référendum d’initiative citoyenne…qui n’était pourtant pas dans son programme …

        - 
        N.SARKOZY, à la fin de son investiture a évoqué ce « peuple français qui ne veut pas  que l’on décide à sa place, et qui par-dessus tout ne veut plus que l’on pense à sa place…“  ( Voir extrait vidéo http://www.ric-france.fr/videos/ns.wmv  )

        . Mais il refuse pourtant d’organiser un référendum sur le nouveau traité européen, et n’a pas inscrit le RIC dans sa nouvelle Constitution... L

         

        Il faut arrêter ce double langage…

         

        Si le PS veut comme vous dites  «  éviter d’aggraver encore davantage son divorce entre les électeurs et lui. » il faut qu’il mette ses actes  en accord avec ses déclarations.

        Quand le PS déclare après REIMS  qu’il veut « être utile aux Français » il faut qu’il mette au plus tôt à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale une proposition de loi réaliste en faveur du référendum d’initiative citoyenne qui permettrait- immédiatement- aux citoyens de soumettre à référendum pour abrogation, les lois du « clan SARKOZY »qu’ils jugeraient les plus néfastes. Et au PS de soumettre ses propositions alternatives de réforme directement aux citoyens.

         

        Sauf à se suicider, je vois très mal l’ UMP refuser encore le RIC que le RPR avait déjà promis dans l’année 93..(N.SARKOZY s’est fait élire sur cette promesse mais a l’époque il ne faisait pas ce qu’il disait.. L) et que J. Chirac avait  expressément inscrit dans sa profession de foi du second tour 2002 !

        Avec des sondages à plus de 82% l’UMP ne le pourra pas.

        Et jusqu’en 2012 l’Etat Sarkozy serait sous contrôle citoyen ..

         

        Le temps des promesses électorales  est terminé il faudra présenter des actes…

         

        Si le PS veut être crédible pour 2012, il doit faire tout fait ce qui est en son pouvoir pour obtenir - au plus tôt - le RIC au plan national et en cas de rejet par l’UMP, il devra l’instaurer en 2010 au niveau régional dans les Régions qu’il aura conservées cela est possible dans le cadre de la loi de 2003 sur le droit à l’expérimentation au niveau des Régions.

        Mais S.ROYAL a refusé de le faire dans sa Région  juste après son élection.

         

        A suivre donc….

         

        Qu’en pensent les trois rédacteurs de l’article ?!



         


        • YVAN BACHAUD 13 août 2009 16:18

          Bonjour,
          Pour des primaires à gauche qui ne soient pas à la Pyrrhus ! il faut modifier le mode de scrutin présidentiel voci la proposition du Rassemblemen,t pour l’initiative citoyenne.

          Notre proposition de réforme.


          2.1 Le principe
          La course à l’Elysée doit être ouverte à tous, mais il faut évidemment une sélection sévère des candidats pour le premier tour.
          Cette sélection des candidats doit être faite par les citoyens, et non par des « élus ». En effet, même si pour la plupart se déclarent « sans étiquette » c’est d’abord rarement vrai et ils ne sont en tous cas pas insensibles aux pressions du PS et de l’UMP qui distribuent les subventions dans les Conseils généraux et les Régions.( Quand ils ne commencent pas une longue« carrière politique » au niveau local !)


          2.2 . Deux catégories de candidats

          2.2.1. Ceux des partis ayant démontré une reconnaissance nationale
          2.2.1.1 Ceux des partis ayant fait plus de 5% à la dernière élection générale.
          Comme il faudra toujours avoir obtenu plus de 5% des suffrages exprimés pour être remboursés des frais engagés ces partis ne seront pas tenus de participer à la Présidentielle.
          Le parti qui le décidera devra présenter au moins deux candidats sur son bulletin pour que les électeurs aient toujours un choix.
          Le PS en 2007 aurait pu présenter les trois candidats de ses primaires internes mais également plusieurs autres sans inconvénient pour lui au contraire.

          En 2012 l’UMP pourrait présenter N.SARKOZY, F.COPPE, X.BERTRAND, D.DEVILLEPIN et au moins une femme...MAM .. !

          2.2.1.2. Ceux des partis ayant fait plus de 3% à la dernière élection générale.
          Ils pourront se regrouper. Ils représenteront donc au moins 6%.
          Sur le bulletin il y aura au moins deux candidats de chaque parti associé.

          2.2.2 Tous les autres candidats.
          Tout candidat devra se présenter avec au moins un autre sur un bulletin commun.
          La sélection se fait en deux temps et commence un an avant la date de l’élection.
          2.2.2.1. Présélection locale.
          Par un échantillon réduit mais ayant une certaine représentativité de l’avis des Français.

          C’est un millier d’inscrits( Pas moins de 800 en tous cas) constituant un (ou des) « Bureaux de référence » c’est à dire ayant voté à la Présidentielle 2007 pour N.SARKOZY à 53,06% à O,5% près.
          + Pendant trois mois le candidat tentera d’obtenir le maximum de signatures de parrainage parmi cet échantillon.
          + Au bout de trois mois les candidats ayant obtenu les meilleurs scores de soutien, supérieurs à 10% ( ?) seront présentés sur une page ad hoc du site du Conseil Constitutionnel.( La liste ne pourra pas compter plus de 20 ( ?) candidats.)
          +Pendant deux mois et demi les Français pourront consulter sur internet la liste des candidats et leur programme.
          2.2.2.2 Sélection nationale.
          +Puis il s’ouvrira une période de soutien en ligne de 8 jours.
          Pendant celle-ci tout électeur en indiquant ses nom, prénom commune pourra soutenir en ligne au plus 3 .candidats et en indiquant ses préférences par la méthode Condorcet.
          Chaque participant attribue un numéro d’ordre à au plus 3 candidats.
          Tout candidat n’ayant pas été classé dans les 3 se voit attribué le dernier numéro, ici :20( ?)
          On peut choisir UN seul candidat, les 19 autres se verront alors attribués le N°20.
          A la clôture, le candidat qui totalisera le plus petit nombre de points (totaux des numéros d’ordre) sera le premier et ainsi de suite.
          (Les électeurs n’ayant aucun d’accès à internet pourront faire exprimer leur choix en ligne par leur Mairie).
          Une seconde période de 8 jours s’ouvrira pendant laquelle la liste des soutiens sera affichée sur le site du Conseil constitutionnel et en Mairie afin que chacun puisse dénoncer une fraude sur son nom.
          Les résultats officiels seront publiés.(Et les enquêtes pour fraude lancées.. !)
          Le candidat arrivé en tête sera sélectionné comme candidat pour la campagne.
          Option. Si le candidat arrivé deuxième est à moins de 5%(?) du premier il le sera également.(?)
          Le ou les candidats Ils auront donc 6 mois pour se faire connaître ainsi que leur programme.
          Les bulletins, professions de foi, affiches pour panneaux officiels seront payés par l’Etat qui attribuera également une somme modeste mais raisonnable pour les frais de déplacements, la location de salles etc.

          2.3 Le scrutin à deux tours
          2.3.1. Au premier tour
          Les électeurs mettent dans l’urne un des bulletins qui leur sont proposés en choisissant un candidat selon les critères de leur choix : Son passé politique, les priorités qu’il aura exposées sur le «  programme du parti », ses qualités personnelles, sa profession, son sexe, son âge, etc.
          Sont sélectionnés pour le second tour les deux partis arrivés en tête.
          2.3.2 Au second tour
          Les deux partis arrivés en tête présenteront le candidat classé n°1 par l’ensemble de leurs électeurs.

          °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
          Si le référendum d’initiative citoyenne promis en 1993 par tous les partis du PCF au FN et encore en 2002-2007 par J.CHIRAC avait été instauré des réformes des modes de scrutin pourraient être soumises directement au peuple et très probablement être adoptées après avoir été améliorées par un vaste débat citoyen.

          N.SARKOZY, à la fin de son investiture en juin 2007 a évoqué ce « peuple français qui ne veut pas  que l’on décide à sa place, et qui par-dessus tout ne veut plus que l’on pense à sa place…“  ( Voir extrait vidéo http://www.ric-france.fr/videos/ns.wmv )

          Certes, mais pour cela le peuple doit disposer du RIC...


          • Arnaud Mouillard Arnaud Mouillard 25 août 2009 16:28

            L’idée d’organiser des primaires élargies au-delà des seuls adhérents du PS pour désigner le prochain candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2012 fait son chemin. Une question se pose : comment l’organiser et surtout qui poudra voter ?

            Je pense que cette idée de primaire n’est pas mauvaise. Néanmoins, s’ils désignent leur candidat trop tôt, il risque d’être « grillé » pour 2012. S’ils ne le désigne pas, cela risque d’être « la bagarre générale » et la bataille des clans. Difficile, surtout quand personne ne se dégage du lot. Ils ne doivent pas trop se tromper car le premier tour sera peut être couperet pour le PS.

            De plus, si par exemple Ségolène Royal n’était pas désignée (si elle est candidate) acceptera elle de se plier à la décision des militants socialiste et sympathisants de gauche ? où partira elle en solo avec peut être le soutien des Vert ? affaire à suivre !

            Arnaud MOUILLARD - http://hern.over-blog.com/

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