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Les primaires et le paradoxe des socialistes

Lorsque le parti socialiste, après le congrès de Reims, accepte et embraye sur le principe des primaires, il est au fond du trou. C’est l’époque où les critiques, les railleries sur l’enlisement du parti pleuvent, où livres tels que « le cadavre à la renverse » font florès. Les primaires sont la réponse à la rénovation attendue, espérée. L’oligarchie socialiste s’en empare et rêve déjà à l’importation de primaires « à l’américaine » et à la réussite politique d’un Obama rassembleur.

Mais bien vite les reflexes politiciens agitent à nouveau nos chers socialistes et comme d’habitude on se rend compte qu’il est quand même nécessaire de maîtriser un peu cette démocratie qui pourrait s’emballer. Il faut remettre le couvercle sur le bouillonnement potentiel des énergies. C’est le pacte de « Marrakech » qui fait dire à un cacique socialiste, (Bartolone pour le nommer) que les primaires seront en fait des primaires de confirmation. La mobilisation citoyenne aurait fait long feu. Cette naïveté dite et vite désavouée, ces mêmes éléphants relancent la machine et imaginent un nouveau stratagème, qui de fait revient au même. C’est le fameux pacte à trois de Martine Aubry qui avait le double objectif de coincer Ségolène Royal et de ne proposer qu’un seul candidat quasiment désigné à l’avance. Ce qui revenait aussi, n’en déplaise aux autres « petits candidats » à confirmer ce candidat par les seuls militants socialistes. Les primaires ne devenaient donc qu’un outil artificiel de ratification interne au PS.
 
En annonçant sa candidature, Ségolène Royal sauve de fait les primaires en leur redonnant la caractéristique d’un processus démocratique important pour les sympathisants, donc pour la gauche.
 
Mais en effet, les primaires prennent alors une autre dimension. Elles retrouvent leur ambition originelle. Et c’est là que ça ne va plus pour l’oligarchie socialiste. Parce qu’il ne s’agit plus de choisir le candidat parmi les candidats socialistes mais de choisir le socialiste qui sera le candidat de la gauche pour l’élection présidentielle. Et dans ce cadre là, on ne peut plus se satisfaire d’une précampagne rapide et à la sauvette entre quelques caciques. Je crois que cela explique que tous les ténors du parti socialiste défilent sur les écrans et dans les médias parce qu’ils ont senti le changement de nature de ses primaires et que, peut-être, ils ne veulent pas de cela. Ce qu’ils nous disent c’est qu’ils veulent bien du vote des sympathisants de gauche pour élire leur candidat socialiste aux primaires, mais que c’est eux qui ont à le désigner. Pourtant on avait cru comprendre qu’ils voulaient dépasser le système des primaires socialistes de 2007.
 
Il y a peut être maldonne dans le concept, mais maintenant le coup est lancé et rien ne sera comme les éléphants du PS l’avaient prévu et voulu. 
 
Ségolène Royal a sauvé les primaires et dans le même temps oblige à de la crédibilité dans leur organisation publique. Même dans les détails des modalités d’organisation il faudra être crédible ; le coût du droit de voter, la charte d’engagement à signer etc etc . C’est peut être cela que certains « vieux ténors » du PS ont du mal à digérer. Mais il y a six à 7 mois pour cela. 
 

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3 réactions à cet article    


  • etiennegabriel 1er décembre 2010 15:40

    Même point de vue, rien à ajouter.


    • kiouty 2 décembre 2010 11:52

      C’est bien vu mais inintéressant. Une participation de plus a Koh-Lanta-Elysée. Merci bonsoir.

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