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Accueil du site > Actualités > Politique > Les ressorts du vote Bayrou chez les internautes ?

Les ressorts du vote Bayrou chez les internautes ?

La dynamique de campagne dont bénéficie le président de l’UDF contrarie la perspective d’un duel final opposant Ségolène Royal à Nicolas Sarkozy. Afin de comprendre le « phénomène Bayrou », nous avons demandé aux membres de notre panel « Objectif 2007 » ayant l’intention de voter pour lui de nous exposer les raisons de leur choix. L’analyse de leurs verbatim apporte un éclairage pour le moins original sur le vote Bayrou chez les internautes.

Les "héritiers" du général de Gaulle présentent fréquemment l’élection présidentielle comme la rencontre d’un homme avec le peuple français, le premier se devant de dépasser les clivages partisans structurant traditionnellement la vie politique française. Sur ce point, les motivations du vote Bayrou chez les internautes (cf. note méthodologique infra) invitent à ne pas négliger cette dimension peut-être trop vite oubliée par certains. Plus précisément, les intentions de vote exprimées en faveur de François Bayrou se structurent autour de trois éléments-clés.


Les qualités personnelles du candidat.

En premier lieu, François Bayrou bénéficie de traits d’image particulièrement favorables. A cet égard, les références tant à l’honnêteté du candidat qu’à sa sincérité s’avèrent nombreuses et laissent paraître en creux les représentations négatives associées par ses électeurs à Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Plus suprenant, on notera également la capacité du candidat centriste à incarner une certaine "force tranquille" à même de rasssurer des électeurs que les actes et/ou les propos de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy peuvent inquiéter.

"Seul candidat qui me paraisse sincère, convaincu, désintéressé." (Homme, 50-64 ans, sympathisant socialiste)

"Le plus crédible." (Homme, 50-64 ans, sympathisant socialiste)

"Honnête, responsable, réaliste." (Homme, 18-24 ans, sympathisant UDF)

"Pour sa pondération, son envie de changer les choses et sa sagesse." (Femme, 35-49 ans, sympathisant UDF)

"Son langage de vérité en rupture avec les habitudes électoralistes. Son courage et sa constance dans ses opinions." (Homme, 65 ans et plus, sympathisant MPF)

"Sincère, objectif, réfléchi, charisme." (Femme, 18-24 ans, sans préférence partisane)

"Un candidat qui se met au niveau des Français et qui ne fait pas d’attaques directes de ses adversaires, contrairement à eux !" (Homme, 25-34 ans, sans préférence partisane)

Le réalisme et la crédibilité de son projet présidentiel.

Les propositions programmatiques de François Bayrou apparaissent comme le deuxième élément constitutif des intentions de vote exprimées en sa faveur par les internautes. En effet, ces derniers les jugent réalistes et affirment apprécier un candidat qui, de leur point de vue, ne cède pas à la tentation de faire plaisir à tout le monde. De par cette posture, le candidat centriste parvient à se distinguer positivement de ses principaux adversaires.

"Son discours me parait réaliste, moins démagogique que les autres." (Femme, 50-64 ans, sympathisant socialiste)

"Le seul qui ne fasse pas de promesses extravagantes." (Homme, 18-24 ans, sympathisant UDF)

"C’est le seul qui ne fait pas la course aux voix des électeurs par le biais de promesses inconsidérées. Il propose de faire travailler ensemble les personnes de bonne volonté pour faire enfin sortir la France de l’ornière dans laquelle le bipartisme l’a conduite." (Homme, 35-49 ans, sympathisant UMP)

"Il croit en ses projets et propose des solutions qui ont le mérite d’être crédibles et réalisables." (Homme, 18-24 ans, sans préférence partisane)

"Ses promesses sont réalistes, il parait plus "proche des gens" que les candidats de gauche et de droite, et surtout il ne s’enfonce pas dans le clivage improductif." (Homme, 18-24 ans, sans préféfence partisane)

Le refus du clivage gauche-droite.

Enfin, la volonté clairement affichée par François Bayrou de dépasser le traditionnel clivage gauche-droite suscite une adhésion massive, bien au-delà des rangs de l’UDF. Dans un contexte de défiance politique élevée à l’encontre de la gauche et de la droite gouvernementales, on est frappé par l’attrait exprimé par de nombreux sympathisants du Parti socialiste et de l’UMP mettant en exergue la volonté de candidat de gouverner avec "les meilleurs".

"Parce qu’il veut sortir la France de l’éternel clivage gauche/droite, que ni la gauche au pouvoir et encore moins la droite ne m’ont satisfaite." (Femme, 35-49 ans, sympathisant socialiste).

"La possibilité de travailler avec la gauche ET la droite." (Homme, 35-49 ans, sympathisant socialiste)

"Il est le seul à parler des très graves difficultés de notre pays et d’envisager de les faire mettre à plat par des individus compétents et de bonne volonté d’horizons politiques divers." (Femme, 50-64 ans, sympathisant UDF)

"C’est le seul candidat à prôner une union nationale. Ras-le-bol des clivages politiques gauche/droite qui ne pensent qu’à leur parti respectif et non aux Français(es)." (Homme, 50-64 ans, sympathisant UDF)

"Le changement, le rassemblement et l’utilisation des meilleurs compétences de droite et de gauche." (Homme, 25-34 ans, sympathisant UMP)

"Pour que les bonnes solutions de droite et de gauche puissent peut-être se réaliser." (Homme, 65 ans et plus, sympathisant UMP)

"Sa volonté de s’affranchir des clivages droite/gauche pour gouverner la France avec toutes les bonnes volontés de la nation afin de sortir cette dernière de sa situation d’inertie et d’engager les véritables réformes pour réhausser notre pays afin qu’il puisse retrouver toute sa place et sa grandeur." (Homme, 25-34 ans, sympathisant UMP)

"C’est un candidat qui peut rassembler les élites et fédérer les énergies pour permettre à la France de sortir de l’impasse dans laquelle les différents pouvoirs en place l’ont conduite." (Homme, 50-64 ans, sans préférence partisane"

Méthodologie : les verbatim des internautes sont issus de l’enquête mensuelle "Objectif 2007" réalisée par www.election-presidentielle.fr du 1er au 7 mars 2007. Aux internautes répondant avoir l’intention de voter pour François Bayrou au premier tour de l’élection présidentielle, a été posée la question suivante : "Pour quelle(s) raison(s) envisagez-vous de voter pour François Bayrou au premier tour de l’élection présidentielle ?" Au total, 242 électeurs de François Bayrou nous ont répondu.


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15 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 20 mars 2007 12:35

    Pourquoi ?

    Pour le changement dans le respect des citoyens et en finir avec des idéologies imposées(libéralisme,socialisme),mixées à la sauce technocratique et déconnectées de la vie quotidienne des gens

    Le programme de Ségolène c’est un programme de "compassion social« fabriqué par un plan média sans aucune »révolution" ou transformation sociale

    Le programme de Sarkozy c’est la mise en PV de la France entière et c’est du populisme

    Le seul,à ce jour,qui constitue une crédibilité dans son discours et qui est réaliste c’est BAYROU

    D’ou le vote BAYROU au 1er tour

    Je prend le pari,qu’il sera le 1er au 1er tour devant Ségolène (éliminé) et peut-etre Sarkozy (éliminé)

    Il ne faut jamais oublié le vote FN qui est toujours sous estimé

    Attendons nous à un BAYROU-LEPEN

    Si je me trompe,j’offre le champagne ,j’en prend le pari ici devant les lecteurs d’AGORAVOX


    • Dedalus Dedalus 20 mars 2007 12:56

      Sondage IFOP du 19 mars : quand Sarkozy se jospinise...

      Dimanche, l’IFOP livrait sa dernière production : Sarkozy continue de chuter. On regarde de plus près et on constate qu’en un mois, le candidat de l’UMP a en effet perdu une intention de vote sur quatre. On écoute la radio, on regarde la télé... Non, rien. Au contraire, lundi matin, nous voilà inondé par un autre sondage, de TNS-SOFRES celui-là, et qui semble démentir le premier. Et cette fois tout le monde en parle. Sauf qu’il a été réalisé deux jours avant. On s’interroge : Sommes-nous bien informé ? Nous manipulerait-on ?

      Sarkozy dévisse lentement

      Reprenons donc dans l’ordre de la chronologie sondagière - la chronolgie médiatique étant des plus suspectes. Un sondage de la SOFRES, réalisé les 14 et 15 mars dernier, donne Sarkozy à 31% (contre 27% une semaine plus tôt), Royal à 24% (contre 25,5%) et Bayrou à 22% (contre 23%). Au second tour, Sarkozy l’emporterait contre Royal avec 54% (contre 52% la semaine précedente). Voilà donc ce que présente la presse ce lundi matin, insistant sur le fait que le candidat de l’UMP creuserait l’écart.

      Restons dans un premier temps sur ce sondage et regardons les choses de plus près :

      évolutions sondages TNS-SOFRES : http://www.tousmenteurs.fr/sondage/graphiques_fichiers/TNS-SOFRES.gif

      Il est en réalité aisé de constater que TNS-SOFRES a toujours placé très haut Nicolas Sarkozy dansles intentions de vote (au-dessus de 30%) et qu’en la matière le sondage de la semaine dernière faisait plutôt figure d’exception (un accident due à la marge d’erreur ?) et ne peut en aucun cas servir de référence. Au contraire, même chez cet institut très favorable à Nicolas Sarkozy, on pourrait éventuellement observer un léger tassement : mesurées à 35% en janvier, puis à 33% en février, les intentions de votes sont mesurées en mars à 31% (et 27% la semaine dernière) : au minimum, on peut évaluer que, selon cet institut, Nicola Sarkozy perd deux points par mois.

      Mais il y a pire nouvelle concernant le très prochainement ex-ministre de l’intérieur. Le sondage IFOP, réalisé les 16 et 17 mars, ne lui accorde plus que 26% des intentions de vote, contre 28% la semaine précédente, et 33,5% un mois plus tôt ! Soit une chute de 7,5 points en un mois, ce qui correspond bel et bien à une perte de près d’une intention de vote sur quatre pour le candidat de l’UMP ! L’IFOP observe d’ailleurs que « Nicolas Sarkozy enregistre son plus mauvais score depuis le début de l’année ».

      A ce jour, compte tenu des marges d’erreurs, il est en réalité tout à fait impossible de dire lequel de Sarkozy, Royal et Bayrou serait absent d’un second tour. Les intentions de vote en faveur de Nicolas Sarkozy sont mesurées par l’IFOP dans un intervalle situé entre 22 et 30%, celles en faveur de Ségolène Royal dans un intervalle situé entre 20 et 28%, et celles de Bayrou entre 18,5 et 26,5% :

      évolutions sondages IFOP : http://www.tousmenteurs.fr/sondage/graphiques_fichiers/IFOP.gif

      Les évolutions observées illustrent combien l’indétermination est grande entre ces trois candidats. Pis, si les tendances actuelles se poursuivaient, Nicolas Sarkozy pourrait bien être le grand battu du premier tour.

      Une analyse identique pourrait être faite concernant le second tour, l’IFOP donnant Sarkozy l’emportant sur Royal avec seulement 51,5% des intentions de vote. C’est dire, compte tenu là encore de marges d’erreur avoisinant les 4%, combien les résultats des sondages concernant cet éventuel tour sont insignifiant. D’autant plus, ne cessons pas de le répéter, qu’un sondage portant sur un second tour alors même que le premier tour ne s’est pas encore déroulé, et qui plus est dans une situation on ne peut plus incertaine concernant ce premier tour, n’ont absolument aucune signification.

      Mais deux autres faits méritent d’être commentés à l’analyse des résultats du sondage de l’IFOP :

      Le Pen en embuscade...

      Depuis la mi-février Jean-Marie Lepen aurait gagné 4 points d’intentions de vote, le haut de sa fourchette se situant aujourd’hui selon l’IFOP à 18%, soit seulement quatre points en-dessous du bas de la fourchette de Nicolas Sarkozy...

      Il serait cette fois encore irresponsable de ne pas mentionner, encore plus d’écarter l’hypothèse d’une éventuelle présence du candidat frontiste au second tour. Hypothèse improbable et néanmoins crédible pour peu qu’on veuille bien prendre les résultats des sondages en considérant les marges d’erreurs, tels par exemple qu’ils sont présentés et mis à jour en temps réel sur le site des menteurs.

      Ségolène Royal pénalisée par les machistes ?

      Enfin, le fait remarquable de ce sondage réside dans la grande disparité des intentions de vote exprimées en faveur de Ségolène Royal entre les hommes et les femmes.

      Si moins de 20% des hommes expriment l’intention de voter pour la candidate de gauche, ce sont près de 30% des femmes qui expriment cette même intention. Pour ce qui concerne Sarkozy et Bayrou, les intentions de vote se répartissent de manière équilibrée entre hommes et femmes (25 et 26% pour Sarkozy, 21 et 24% pour Bayrou). Une telle disparité ne se retrouve en réalité que pour ce qui concerne Le Pen - pour lequel à l’inverse ce sont 20% des hommes qui expriment l’intention de voter, contre seulement 8% des femmes.

      Le résultat des élections présidentielles sera-t-il le fruit d’un machisme latent des français ? C’est probablement une des questions essentielles que soulèvent les résultats de ce sondage. On peut là encore grandement s’étonner que les médias traditionnels puissent s’autoriser à passer sous silence cette information pourtant, sinon tout à fait cruciale, pour le moins marquante.

      permalien : http://sarkononmerci.fr/files/sondage%20ifop%20sarkozy%20Jospin.html


    • Cratyle (---.---.37.13) 20 mars 2007 13:12

      Dans le sondage Ifop de la semaine dernière (JDD), on trouve pour Royal H 21% F 24% et il est donc très aventureux de déduire un vote féminin aussi excessif. En réalité, tenez un peu compte des marges d’erreur (plus de 4% pour les sous-catégories !). Il faudrait, au moins, explorer d’autres sondages d’autres instituts. Et pendant que j’y suis, au lieu d’accuser les hommes de ne pas vouloir voter Royal, demandez-vous si ce ne sont pas les femmes qui votent Royal par identification, sans accord sur son programme.


    • Electeur (---.---.135.8) 20 mars 2007 14:08

      Pour un vote moins simpliste, pour que chacun puisse attribuer des points à plusieurs candidats qu’il apprécie et en retirer à ceux qu’il n’aime pas : le scrutin pondéré.

      Venez voter par ici : http://elire.free.fr/voter.php


    • faxtronic (---.---.127.45) 20 mars 2007 17:31

      Theoreme d’Arrow ??? http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9or%C3%A8me_d’impossibilit%C3%A9_d’Arrow

      Donc le choix du mode de scrutin est une question secondaire.


    • Voltaire Voltaire 20 mars 2007 12:46

      Analyse très intéressante. La question du dépassement du clivage se confirme être déterminante. C’est sur sa capacité à convaincre de la faisabilité de ce dépassement que se jouera l’élection.


      • Zamenhof (---.---.42.120) 20 mars 2007 13:50

        Ce qu’il y a de bien avec Bayrou, outre son naturel (il n’a visiblement pas de « Conseiller en image » pour le « coacher » ! et lui concocter scientifiquement ine « image ») et sa droiture (chose qu’on croyait totalement disparue dans le monde politique smiley ) c’est qu’il est le seul à enfins reconnnaître que l’état des prisons en France est un scandale, et mettre l’humanisation du système carcéral dans son programme. Voilà enfin un humaniste (et un chrétien !).

        La deuxième chose de bien, et il est certainement le seul à droite sur cette position, il considère que la dette du Tiers-Monde est illégitime et devrait être annulée.

        Et en plus il est à fond pour les logiciels libres, l’écologie, et la défense des langues et cultures régionales.

        Faute d’un candidat de gauche (Bové n’a sans doute aucune chance, Ségo et le PS sont de droite, ça se sait quand même depuis quelques années maintenant smiley) ce serait quand même un président avec des qualités humaines et des aspects positifs smiley.


        • faxtronic (---.---.127.45) 20 mars 2007 16:57

          A mon avis le futur president sera soit Bayrou, soit Sarkozy.

          Sarkozy-Royal : vainqueur Sarkozy Sarkozy-Bayrou : vainqueur Bayrou Sarkozy-Lepn : Vainquer Sarkozy Bayrou-Royal : vainqueur Bayrou Bayrou-Lepen : vainqueur Bayrou Bayrou-Sarkozy : vainqueur bayrou Royal-Lepen : vainqueur Royal Royal-Sarkozy : vainqueur Sarkozy Royal-Bayrou : vainqueur Bayrou Lepen-Sarkozy : vainqueur Sarkozy Lepen-Royal : vainqueur Royal Lepen-Bayrou : vainqueur Bayrou

          La seule chance pour que Royal soit elue, c’est d’avoir Royal-Lepen au second tour, ce qui serait une drole de revanche sur 2002. C’est possible, mais peu probable. Pour cela il faudrait que Royal arrache a bayrou son aile gauche, hors vu son rapprochement fabiusien, je crains que l’aile gauche de Bayrou (Europeiste) soit reticente a faire alliance avec l’homme du Non : Fabius.

          Ensuite c’est soit Sarko soit Bayrou. La seule possibilité d’eviter Srako est donc de voter bayrou. Car si la gauche vote Royal, alors c’est Sarko qui l’emporte.


          • puppy (---.---.180.89) 20 mars 2007 19:45

            j’estime qu’aucun des candidats présidentiables ne vaut la peine que je parcoure les 800m qui me sépare de ma mairie et j’invite tout mon entourage a en faire autant.J’aurai conscience de ne pas avoir voté pour un menteur


            • adam0509 adam0509 20 mars 2007 22:35

              Bayrou a investi internet comme il se doit. Que se soit le « politic-show » ou d’autres vidéos sur DailyMotion, Bayrou a réussi une stratégie pas trop risquée finalement.

              Mais il ne faut tout de même pas se leurrer, si Bayrou s’élève, c’est parce-que ses candidats sont pathétiques.

              Du reste, Bayrou est loin d’être parfait. Il semble un peu trop libéral et mondialiste aux yeux de certains.

              ...ah ouais et c’est aussi un gros menteur (enfin ses collaborateurs du moins) :

              http://www.bayrou.fr/mentions/credits.html

              Ouvrez l’image de The Gimp avec le bloc-notes, vous trouverez les mots « adobe » et « photoshop »... kézako ? ;)


              • Blablabla (---.---.82.247) 21 mars 2007 07:33

                @ lerma

                Un match final entre Bayrou et Le pen, ça fait longtemps qu’on en parle. Rien de nouveau.

                D’autant qu’à mon humble avis, depuis le début de la campagne, c’est ça le leitmotiv.

                Et c’est pas fini.

                A moins que Bayrou ne continue de redescendre dans les sondages aussi vite qu’il y est monté, une baudruche en quelque sorte !

                Au service de Sarko !

                Et au final, un match Sarko/Le Pen, c’est une gifle à la démocratie française !

                Flagellons-nous !


                • (---.---.183.164) 21 mars 2007 17:53

                  Il n’a pas changé

                  Il baisse dans les sondages, les Français ne sont pas si bêtes et si oublieux. En effet, dans son discours, Mr Bayrou reste cohérent avec son passage à l’Education Nationale de 93 à 97. Qu’a-t-il donc fait ? Elu de droite, Il s’est contenté de cogérer l’enseignement avec des syndicats ultra politisés, principalement le SNES, bras armé des socialistes les plus archaïques. Bayrou a confondu négociation ponctuelle et soumission permanente ; comme Jack Lang, il porte une responsabilité majeure dans les dégâts causés par l’Education Nationale à toute une génération dont une grande partie ne sait ni lire, ni écrire.

                  N’a-t-il donc pas changé ? Je vous laisse juge en citant, par exemple, la promesse faite aux enseignants de supprimer le décret de Robien sur les heures de décharge. Ces heures, Bayrou aurait déjà dû les supprimer en 93 puisqu’il s’agit surtout d’heures allouées à l’époque aux enseignants qui intervenaient pour la première partie du bac. On croit rêver.


                  • lolokerino (---.---.41.177) 21 mars 2007 22:53

                    l’incroyable tartuferie du candidat conservateur, Bayrou, continue

                    Il nous apporte encore la preuvede la demission et de l’immobilisme de sa gouvernance

                    sa prise de position dans le conflit des enseignants est eloquente

                    La france a t’elle encore 5 années à perdre ??


                    • jackdeparis (---.---.219.234) 23 mars 2007 14:20

                      Pour moi le projet de Bayrou est irréaliste et une imposture, son ambition de ni droite ni gauche n’a pas de sens puisque le président de la République est de facto le président de tous.Qu’il cherche à se placer pour savoir combien il pèsera pour reconstituer un parti plus étoffé qu’actuellement (une trentaine de députés) est de bonne stratégie pour les élections parlementaires. Mais gare car se laisser prendre au piège de ses arguments ne peut que conforter le maintien de la droite dure (Juppé)après dont il sera l’otage. Voter Bayrou c’est un vote soft-anarchiste-bobo histoire de faire pêter le système sans culpabiliser d’être aux extrèmes mais dont la droite sera l’unique gagnante il ne faut pas s’y tromper !


                      • jack Mandon (---.---.160.116) 30 mars 2007 17:33

                        Mon article peut sembler un peu décalé, mais je ne le crois pas quand au fond. Les sondages à la distribution savante, CSA, SOFRES etc...Ceux pratiqués en ligne par les internautes, sont tous intéressants, ils ont des intentions louables, mais demandent toujours un savant travail d’interprétation. Prévoir, prédire, envisager demain, c’est le grand rêve de tous. Dans ce cas précis on interroge un grand monstre, le monstre de tous les temps « le peuple » Ce grand monstre est doté d’une intelligence collective, à multiples têtes. C’est l’état crépusculaire schizophrénique dans lequel règne la confusion parfaite. L’adhésion sans mesure, la nuit inintelligible du chaos. Dans l’antiquité grecque, le berceau du savoir et de la connaissance, ce monstre se nommait la chimère. La chimère n’est pas une réalité matérielle, les êtres vivants monstrueux ne survivent pas. Cependant, la chimère existe psychologiquement et la nation en est une. La destinée d’une nation peut connaître au négatif des situations confuses et embrouillées, des espérances insensées. Au positif, l’adhésion, la foi à un courant social, la communion avec une force collective est une véritable révélation spirituelle. Les grands hommes politiques se coltinent avec deux types de chimères, le peuple et les partis politiques. Charles de gaule et François Mitterand ont bataillé toute leur vie avec ces deux chimères. Aujourd’hui, un des dilemmes important de la campagne électorale est entre autre chose, de choisir entre deux chimères. Le peuple ou les partis. Pour cette raison, 50% des personnes interrogées par les instituts de sondage ne se sont pas déterminées. Personnellement, je fais un choix idéaliste mais aussi réaliste, car je ne suis pas plus satisfait du bilan de la « gauche » que de la « droite ». Je choisis de voter pour un président de la république qui fait passer l’intelligence du peuple avant l’intelligence des partis. Pour cette raison, 50% des votants se demandent si l’intelligence du peuple est plus crédible que celle des partis politiques. Voici peut être le dilemme. François Bayrou pense que le peuple est plus crédible que les partis politiques. Voici une vision qui dérange beaucoup de monde, les politiciens qui vont perdre leur boulot s’ils ne composent pas, et tous les votants qui ont besoin d’être paternés et maternés. François Bayrou fait appel à la maturité des votants et des hommes politiques, je partage son opinion car j’ai envie de grandir et de m’affranchir des donneurs d’ordres et de conseil.

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