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Les trois grandes théories du capitalisme

Il existe 3 grandes théories économiques du capitalisme qui sont : la théorie libérale, la théorie keynésienne, et la théorie de Marx. Quelles que soient leurs différences, pour la théorie libérale et la théorie keynésienne, le capitalisme est le seul système possible. Il n’y en a pas d’autre ! Rien, même les crises qu’il traverse ne peut le remettre en cause.

Pour les libéraux, ces crises sont la faute des contraintes imposées par les gouvernements, des taxations, des charges, des législations, etc, et pour éviter les crises, pour permettre le plein emploi, pour que le capitalisme puisse assurer la prospérité générale : il faut libéraliser totalement.

Pour les keynésiens, c’est un excès de libéralisme qui est la cause des crises. Et ce sont alors les gouvernements qui doivent « réguler », en fixant quelques cadres au capital, mais surtout en relançant l’économie par des politiques adaptées quand le besoin s’en fait sentir, par le déficit budgétaire et l’endettement public, la relance par l’État, les grands travaux, etc.

Pour Marx, la propriété privée du capital soumet le système à une logique interne qui devient insoutenable à un moment donné de son évolution. A l’époque de Marx, le capital dominant était le capital industriel. L’exemple type marxiste était le filateur, propriétaire de son entreprise, qui économisait sur ses profits pour acheter une machine à filer supplémentaire, pour faire encore plus de profits. Ce type d’entrepreneur n’est plus aujourd’hui la norme, et l’entreprise appartient aujourd’hui à ses actionnaires.

Pour ces entreprises et leurs actionnaires, il n’y a pas d’un côté un capital industriel et de l’autre un capital financier, les actions sont l’équivalent financier du capital industriel. Maintenant, ce sont les actionnaires qui sont les propriétaires des entreprises, ce sont les actionnaires qui font la loi dans leur conseil d’administration et qui la dirigent dans le sens de leurs profits. Le plus souvent, celui qu’on appelle le patron, même s’il est grassement payé et intéressé aux profits de l’entreprise, n’est que l’employé des actionnaires, et s’il veut conserver son poste il faut que l’entreprise dégage de bons profits pour verser de bons dividendes.

Si, dans leur recherche du profit, les entreprises focalisent sur la baisse des coûts de production, la réalité montre qu’elles sont par contre totalement indifférentes aux coûts sociaux et écologiques. Elles n’ont pas de scrupules à licencier ou à polluer si ça leur rapporte, et les exemples ne manquent pas. Elles n’hésiteront pas à extraire et brûler le pétrole jusqu’à la dernière goutte s’il y a du profit à faire, tant pis pour l’effet de serre et ses conséquences catastrophiques pour l’avenir de l’humanité.

Le mécanisme d’accumulation conduit donc le capitalisme à une dynamique de croissance permanente, avec un besoin permanent de trouver de nouveaux débouchés et toujours plus de capital, ce qui a pour effet une augmentation continuelle de la masse des créances. Au fur et à mesure de son développement, il va donc devoir absorber tous les marchés solvables de la planète. C’est ce qu’il fait, depuis son décollage il y a environ deux siècles, il a petit à petit envahi tous les pays de la planète et tous les secteurs de la production. Aujourd’hui, avec sa mondialisation, c’est cette conquête qui est en train de se finaliser.

Seulement, la mondialisation du capital aboutit inévitablement à une raréfaction des débouchés, qui sont saturés au fur et à mesure. Avec la mondialisation, on approche donc une véritable limite physique à l’accumulation du capital. C’est l’existence de cette limite qui faisait dire à Marx que le capitalisme était historiquement condamné.

D'apres un texte de M.LASSERRE

http://2ccr.unblog.fr/2012/09/26/les-grandes-theories-du-capitalisme/

A lire également : CONTRADICTIONS DU CAPITALISME




par ROBERT GIL (son site) jeudi 27 septembre 2012 - 43 réactions
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  • Par sirocco (---.---.---.73) 27 septembre 2012 10:58
    sirocco

    "Avec la mondialisation, on approche donc une véritable limite physique à l’accumulation du capital. C’est l’existence de cette limite qui faisait dire à Marx que le capitalisme était historiquement condamné."

    Nombreux sont ceux qui trouvent que le capitalisme met décidément beaucoup trop de temps à crever et que son agonie (supposée) fait, en attendant, de plus en plus de ravages dans le monde entier...

  • Par JL (---.---.---.29) 27 septembre 2012 11:00
    JL

    Je ne sais pas si capitalisme est un mot forgé par un émule de Marx, lais de fait, ce concept est l’objet central du marxisme.

    Le capitalisme est, avec le commerce, un moyen comme un autre de faire de l’argent. J’entends par capitalisme, le fait de s’approprier la production de nombreux travailleurs ou machines et de la vendre avec profit : on appelle ce profit, la plus-value.

    Le commerce le plus juteux aujourd’hui, est le commerce de produits financiers, renvoyant le capitalisme au rang de pourvoyeur de richesses, à la fois pour nourrir la finance, et à la fois pour le bonheur des riches : la finance à elle seule nous ferait crever de faim. L’industrie financière est le parasite du capitalisme ; son cancer.

  • Par JL (---.---.---.29) 27 septembre 2012 10:05
    JL

    Robert Gil,

    en somme, pour résumer d’une phrase la position des économistes libéraux : ce sont des diafoirus qui n’ont qu’une recette : la saignée, encore la daignée, toujours la saignée. Le malade meurt, mais en bonne santé.

    Les keynésiens ? Il n’y en a plus depuis belle lurette : le keynésianisme a été remplacé par l’État providence, en faveur des entreprises ! Dégrèvements de charges, subventions, etc. Les libéraux y trouvent leur compte (les profits augmentent), et ferment leur gueule.

    Enfin, pour ce qui concerne la vision de Marx : Cette vision est obsolète depuis l’invention du capitalisme financier. Certes, le capitalisme reste nécessaire, mais je dirai que le capitalisme est à l’industrie financière ce que les prolétaires sont aux bourgeois : le capitalisme laborieux nourrit le capitalisme financier.

    Et tout ça va durer, puisque, par le moyen de la dette, les peuples sont réduits à l’esclavage.

    « On revient avec le crédit à une situation proprement féodale, celle d’une fraction de travail due d’avance au seigneur, au travail asservi. (Jean Baudrillard) » (La Fabrique de l’homme endetté)

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