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Les troubles sociaux tant qu’il n’y a pas de dépassement du capitalisme qui a pour génétique la crise

Le président Sarkozy est des plus attendus, jour-pour-jour le jeudi suivant, pour la réplique à la protestation, restée bon-enfant malgré quelques escarmouches en fin de parcours aux environs de la place de l’opéra.
La crainte de troubles sociaux pour cause de crise est annoncée par la ministre de l’économie, celle de l’intérieur est réservée pour la matraque...

On n’a pas cessé de nous asséner : « Il faut sauver le système ». Cette exigence fait unanimité par delà les confins idéologiques entre les tenants réels de la doctrine libérale et certaines sphères se déclarant socialistes. Mais le passage à une société qui n’est plus capitaliste ne peut survenir tant que le contenu des réformes n’est pas ouvertement un frein à la spéculation… D’après ce qui vient de se passer à Davos, d’une part où point de recul pour la continuité du capitalisme archaïque, et à son corollaire le forum social mondial, le monde est de plus conscient de la domination illégitime de ce capitalisme qui tombe en miettes sans lâcher-prise.

Depuis la décennie 80 l’emballement de la mondialisation, chère aux dépositaires du capitalisme qui a été jadis fondateur de la révolution industrielle, a conduit à la naissance de nouvelles puissances économiques, considérées par un passé récent complexées devant l’internationalisation des échanges. Nous y sommes à voir les plus autarciques régimes, comme les chinois ou celui des russes, se convertir en acteurs majeurs dans le commerce sans frontières. Et les précurseurs de l’abolition des limites géographiques devant le transfert des produits en ont été, les premiers appâtés par les profits sur les coûts de main-d’œuvre, allés aux délocalisations de leurs fabriques sur des terres qui avaient, depuis des millénaires, été occupées par des populations, comparées à des fourmilles, hautement laborieuses.

En France, la grève-manifestation du 29 janvier 2009 n’a pas réellement été interprétée, par tous les interlocuteurs du pouvoir et des organisations qui l’ont initiée, comme un signal probant de la ruine entière du monde bien ancien par rapport à celui, bien nouveau que cela agace ses détracteurs, des pays dits émergents. Les décideurs officiels de l’hexagone, qui se sont déployés en pompiers et telle une unité d’urgence pour sauver le système banquier d’abord, puis se sont remis à un processus de relance, ont regardé avec dédain la gigantesque parade, de la Bastille à l’Opéra, scarifiée de beaucoup de signes d’impuissance générateurs d’émeutes pour ne pas dire de révolution.

Le président Sarkozy est des plus attendus, jour-pour-jour le jeudi suivant, pour la réplique à la protestation, restée bon-enfant malgré quelques légères escarmouches en fin de parcours aux environs de la place où elle pris fin. Face à cette mobilisation que l’opinion générale considère marquante, l’adversité de celui que les manifestants ont largement caricaturé comme un despote, compte camper sur la position des puissances qui songent toujours sauver, les deux sphères malveillantes, les bourses et les banques. Nous ne sommes pas à son discours, largement attendu, du 5 février. Les membres de l’exécutif annoncent tous de garder le cap…

Immigration, sécurité,

Sécurité, violences et terrorisme.

Grève, Christine Lagarde et continuité des réformes.

L’impossible autorégulation.


Le capitalisme dans sa forme originelle, celles des 17èmes et 18èmes siècle, n’est pas celui qui vient de se révéler au début du 21ème. Ce dernier est fortement marqué par l’économie virtuelle où l’on ne crée ou ne vende un produit que si des dérivés et autres options viennent se greffer à celui qui initialement a été généré et fabriqué pour répondre à un besoin. C’est-à-dire et à titre d’exemple, pour expliquer l’économie virtuelle, en contemplant une automobile actuelle, on y trouve moult options accolées à son gabarit… Toutes, gadgétisées, se revendiquent pour la sécurité et l’intérêt de l’usager. Aussi ce dernier, grâce aux crédits finalement reconnus toxiques, peut en disposer du produit à distance et sans même en avoir tellement besoin…

Ce système, qu’aucune mesure ne peut sauver sauf un passage inéluctable à des sociétés différentes de celles qui ont laissé agir un Bernard Madoff et la dynastie Bush, est désuet et obsolète.

Image hébergée par servimg.com

Les deux basées familles, parties d’icebergs sorties de l’eau, au pays symbole du libéralisme et qui tente de surpasser, avec l’élection d’un démocrate atypique, le règne d’un capitalisme plus truand qu’entrepreneur, restent des manifestations symboles. Le fraîchement élu et métis à la Maison Blanche, a osé pour la première fois dans l’histoire des USA, s’en prendre aux notoires de la spéculation : les dirigeants de Wall-Street.

D’ailleurs l’espoir qu’il a entretenu jusqu’à son élection a permis de contenir les séditions du peuple des démunis. Alors que les castes fondées autour de l’anonyme Bernard Madoff et des Bush, demeurent et ont pour commun un mercantilisme ignominieux. Ventes d’armes et mamelle financière pour gruger les véritables créateurs de richesses ainsi que les pays qui disposent de rentes dont les gestions sont ouvertes à tous vents et chants de sirènes. Elles sont encore et resteront à jamais la vitrine de ce genre de détrousseurs abrités par une puissance actuellement en pleine déroute.

Il est illusoire que le passage à d’autres sociétés, éloignées du capitalisme générateur des escrocs en cols blancs dont les liens ombilicaux sont totalement investis dans les dérives naturelles du capital détourné, se fasse d’une manière démocratique. Les vérités sont un impérialisme agressif, les arabes en ont fait les frais avec la situation du peuple palestinien, l’invasion de l’Irak et surtout l’encouragement de la nébuleuse islamiste.

Il est chimérique de croire que le système qui a les moyens étatiques de plusieurs nations va céder sur un tapis de velours.

En Grèce ce capitalisme a eu la colère qui lui revient, il a été contenu sans qu’aucune perspective identifiée et détenant l’aptitude de changement a assuré la mutation vers la nouvelle société. Pour la France et à partir de Davos, l’avertissement pour des troubles a été donné par, non pas la ministre de l’intérieur mais, celle chargée de l’économie. De quoi entendre un pompier alerter de l’incendie !

Documents joints à cet article

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7 réactions à cet article    


  • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 4 février 2009 12:00

    Les manifestation du 29 ont montré que tous les secteurs du pays sont touchés, avec une politique délibérément anti-sociale.
    La santé, l’éducation, l’université, la recherche, la poste, l’énergie, le droit du travail, la justice, notamment.
    Aucune modification n’est intervenue dans l’attaque systématique de l’Etat social, de la protection du droit des citoyens, des travailleurs, quelle que soit leur catégorie.
    Le but est toujours de dimnuer au maximum les dépenses sociaes afin de faire monter les profits, qui dans le contexte actuel ont tendance à s’effondrer. Bref, le but est toujours d’augmenter la productivité immédiate.

    Ce faisant, ils ne font qu’accroître la crise, par la restriction de la base de demande (la productivité immédiate s’accroît par la suppression de postes et la baisse des salaires). Le crédit ne faisant plus office de facteur d’amortissement, toutes ces mesures ne font qu’accentuer la tendance.

    Le plan de relance est une foutaise.

    Le minimum serait de reconstruire le service public, en le basant sur les besoins réels des usagers et de la nation (pour la recherche par exemple), de nationaliser les banques afin qu’elles prêtent avec des critères à long terme, de diminuer la productivité, notamment de l’agriculture intensive en cessant de subventionner ses excès par les exportations (effets dramatiques sur la qualité des produits qui deviennent toxiques et sur les pays africains).

    Ensuite, changer de paradigme. passer d’une société basée sur l’argent, la voiture et les hypermarchés à une société fondée sur l’être humain, le lien et la solidarité.

    Se débarasser des signes que la valeur d’usage impose comme affirmation sociale pour se rencontrer dans des échanges fondés sur la personne.

    Songeons à ce que signifie liberté, égalité, fraternité, dans sa profondeur. Et au nécessaire équilibre de ces trois termes.



    • Yena-Marre Yena-Marre 4 février 2009 15:10

      Bonjour ,
      Sarkozy est des plus attendus ce soir nous dites vous , pourquoi ? Nous savons d’avance la teneur de son (interview) exposé . Il essayera de nous convaincre de sa volonté de moraliser le capitalisme et de lutter contre le chômage , voir même d’aller chercher la croissance avec les dents . 90 minutes de foutage de gu.... en perspective !
      Ce qui est attendu c’est la fin des magouilles et le retour de la démocratie , mais je ne compte pas sur lui pour nous l’annoncer , Noël c’est passé .


      • raymond 4 février 2009 17:21

        Bonjour Tatem,
        merci de cet article mais le titre me dérange un peu, ne faut’il pas dire "genèse" au lieu de "génétique" ?


        • antireac 4 février 2009 22:40

          Dans le passé il y avait des pays qui ont dépassé le capitalisme et y sont revenus en juront qu’ils n’y reviendront plus.

           Jean de la Fontaine.


          • antireac 4 février 2009 22:49

            @l’auteur

            La bêtise est dépassable

            L’espoir n’est pas dépassable

            Pour instant cette conception economique qu’est le capitalisme qui dure depuis le millénaires dans toutes les CIVILISATIONS est l’espoir de toues les personnes vivant sur terre.

            Cet espoir est aussi le votre


            • abdelkader17 5 février 2009 00:15

              Ce n’est pas le capitalisme qu’il faut renverser, ce sont les rapports de classes .
              Tant que la domination de l’élite bourgeoise , domination économique et intellectuelle perdurera point de salut.
              les rapports de forces serviront inévitablement les dominateurs dominants
              La lutte des classe à disparu du vocabulaire du camp socialiste pourtant elle est plus que jamais d’actualité.

              Hasta la revolution siempre.



              • antireac 8 février 2009 14:19

                Que peut on retenir de tout çà ?

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