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Accueil du site > Actualités > Politique > Les « valeurs de la droite » (1)

Les « valeurs de la droite » (1)

À l’occasion des primaires de la droite et du centre, une rumeur folle circule : il y aurait des valeurs de droite. Cette rumeur est-elle fondée ? Et si c’est le cas, en quoi consistent ces fameuses valeurs ?

JPEG - 104.3 ko
Affiche pétainiste
Source : http://esoubise.e-monsite.com/pages/content/la-deuxieme-guerre-mondiale.html

Comme chacun sait, sept candidats font actuellement campagne pour les primaires de la droite et du centre. Tout citoyen français peut participer à ces élections, à condition de donner deux euros par tour de scrutin et de signer une charte où il déclarera « partager les valeurs républicaines de la droite et du centre et s’engager pour l’alternance afin de réussir le redressement de la France ». Un certain nombre de gens de gauche sont prêts à signer cette charte, de manière à pouvoir voter pour Alain Juppé – censé être un moindre mal par rapport à Nicolas Sarkozy. D’autres, au contraire, jugent cette démarche inutile, choquante ou contre-productive. Il y a, semble-t-il, de bons arguments de part et d’autre. Ceux et celles que ça intéresse pourront se reporter à cet article de Mediapart.

 Quant à moi, je vais réfléchir à un sujet bien différent : c’est quoi, les valeurs de la droite ? Et, d’abord, est-ce que ça existe ? Y a-t-il des valeurs de droite qui ne seraient pas partagées par la gauche ? Voilà le problème que je vais essayer de résoudre. Et comme il est déjà bien difficile, je vais volontairement laisser de côté la question des valeurs du centre, qui a d’ailleurs été traitée plus ou moins bien dans cet article.

 

Quelques définitions

Avant de savoir en quoi consistent les valeurs de la droite, peut-être serait-il judicieux de définir les mots valeur et droite. La notion de valeur est liée à celle de désir. Ce qui a de la valeur est désirable pour lui-même, ou parce qu’il peut servir de moyen pour réaliser un désir. Dans le premier cas, on parlera de valeur absolue ; dans le second cas, de valeur relative. D’après Kant, un être humain a une valeur absolue, indépendamment de son utilité. Autrement dit, l’existence même d’un être humain est désirable, et c’est pourquoi il est immoral de s’en servir comme d’un simple moyen (cf. la note 1 à la fin de l’article). Quant à la notion de valeur relative, elle est assez facile à comprendre. Si une chose peut m’aider à réaliser mes buts, alors elle est pour moi un moyen utile, qui a une valeur relativement à mes buts. L’argent, par exemple, n’a qu’une valeur relative. À moins de s’appeler Harpagon ou Picsou, on ne le désire pas pour lui-même. Ce qui lui donne de la valeur, ce sont seulement les biens ou les services qu’il permet de se procurer.

Rechercher quelles sont les valeurs de la droite, c’est donc tâcher d’identifier les désirs d’une personne de droite, et de voir en quoi ils se distinguent de ceux d’une personne de gauche. Cette dernière précision est importante, car il est hautement probable, pour ne pas dire évident, que des gens de gauche et de droite peuvent avoir des désirs en commun : être gouvernés par des chefs compétents et honnêtes, vivre dans une société prospère et pacifique, etc. Mais y a-t-il des désirs propres aux gens de droite ? Et si c’est le cas, quels sont-ils ? Pour répondre à ces questions, je vais continuer mon travail de définition et tâcher de voir ce qui distingue la droite de la gauche.

On a souvent assimilé la droite au conservatisme. Cette définition est en réalité trompeuse, parce qu’elle ne dit pas ce que la droite cherche à conserver. Les gens de droite, en effet, ne sont pas conservateurs dans tous les domaines. Beaucoup d’entre eux, par exemple, sont de fervents partisans du progrès technique et scientifique. Inversement, une personne de gauche peut être conservatrice dans certains domaines. Elle peut militer, par exemple, pour la préservation de la paix, de la sécurité sociale, du droit du travail, de la biodiversité, de la propreté de l’eau, etc.

Ce qui permet de distinguer la droite de la gauche, ce n’est donc pas son conservatisme, mais son attitude vis-à-vis des inégalités. La gauche part du principe qu’il faut réduire ou supprimer les inégalités entre les êtres humains ou entre les groupes sociaux. (On aura compris que je ne parle pas ici du parti socialiste, qui s’efforce plutôt de renforcer la domination des plus riches.) Au contraire de la gauche, la droite s’accommode fort bien des inégalités. Certes, sa composante républicaine a accepté la devise de notre pays : liberté, égalité, fraternité. Mais l’égalité qu’elle défend, c’est surtout l’égalité des droits, et non l’égalité économique et sociale. Encore faut-il préciser qu’elle est parfois réticente à l’idée d’une plus grande égalité des droits, comme on a pu le voir au moment de la « manif pour tous ».

On pourra donc dire, grosso modo, que les gens de droite sont moins gênés que ceux de gauche par les inégalités. La réduction des inégalités est le cœur même d’un programme de gauche. Les gens de droite, au contraire, jugent qu’une telle réduction est un objectif secondaire, voire indésirable (cf. la note 2 à la fin de l’article).

Maintenant que nous savons à peu près ce que signifient les mots valeur et droite, tâchons de découvrir la nature des valeurs de la droite.

Travail

Commençons par la devise du régime de Vichy. Les gens de droite ne sont pas tous nostalgiques du maréchal Pétain, il s’en faut de beaucoup, mais ils parlent souvent du travail, de la famille et de la patrie. Est-ce à dire qu’il s’agit là de valeurs de droite ? Il serait tentant de le penser. La gauche française, au nom du progrès social, a plusieurs fois réduit le temps de travail : en 1936 et en 1997, par exemple. La droite, au contraire, semble généralement hostile à de telles mesures, qui sont censées nuire à la compétitivité des entreprises. (Cf. cependant la note 3, à la fin de l’article)

En réalité, il est très facile de comprendre pourquoi la droite accorde une si grande importance au travail : c’est qu’il est, avec les ressources naturelles, la principale source de richesses ! Mais la gauche ne dit pas autre chose. En fait, elle le dit même plus clairement que la droite, qui préfère bien souvent nous faire croire que l’argent se reproduit tout seul, par l’opération du Saint Esprit (« Money breeds money », « L’argent fait des petits »). Les gens de gauche ne sauraient donc être contre le travail : ils savent bien qu’il ne saurait y avoir de répartition équitable des richesses sans une production préalable de ces mêmes richesses ! S’ils militent depuis longtemps pour une réduction du temps de travail, c’est dans l’idée qu’il faudrait répartir équitablement ce temps, de manière à ce que tout le monde puisse travailler tout en ayant suffisamment de loisirs. Notons à ce propos que loisirs n’est pas nécessairement synonyme de repos. Les gens de gauche, tout comme les gens de droite, aiment à s’occuper dans leurs heures de loisir, du moment que leur activité leur semble intéressante et utile. Nombre d’entre eux, par exemple, travaillent comme bénévoles dans des associations. Bref, le travail a de la valeur pour tout le monde. La seule différence entre la gauche et la droite, de ce point de vue, c’est que les gens qui sont vraiment de gauche sont contre l’exploitation des travailleurs par les propriétaires du capital, alors que cette exploitation est considérée comme une bonne chose ou comme un mal nécessaire par les gens de droite.

Famille

La famille est-elle une importante valeur de droite ? Oui, évidemment, puisqu’elle est un pilier essentiel de l’ordre social. C’est d’abord au sein de la famille que se conservent les croyances et les coutumes ancestrales. C’est également par la famille que se transmettent aux générations suivantes un patrimoine financier et immobilier, mais aussi un capital culturel et social. Grâce à elle, les inégalités de classe se perpétuent de père en fils et de mère en fille. Enfin, la famille est le lieu par excellence de la solidarité. Quand on est de droite, on est hostile ou méfiant à l’égard des organismes publics chargés de la protection sociale : sécurité sociale, assurance-chômage, etc. Le fonctionnement de ces organismes a en effet un coût très élevé, contraignant des chefs d’entreprise méritants à se saigner aux quatre veines pour payer des cotisations (les « charges » sociales) destinées, comme chacun sait, à entretenir des fainéants. Contre cet assistanat, les gens de droite préfèrent promouvoir la solidarité familiale ou, pour les plus pauvres, des organisations caritatives privées.

Est-ce à dire que la gauche n’accorderait aucune valeur à la famille ? C’est peu probable. Une des principales raisons pour lesquelles beaucoup de Français apprécient les journées de RTT (réduction du temps de travail), c’est qu’ils peuvent grâce à elles passer plus de temps en famille. La gauche, de ce point de vue, semble mieux protéger la famille que la droite. Cette dernière, en réalité, défend plus les intérêts des familles riches que la famille en général.

Patrie

On vient de voir que le travail et la famille n’ont pas de la valeur que pour la droite. En va-t-il de même de la patrie ? Ce que Bourdieu appelait la « gauche de gauche », la gauche qui est restée fidèle à elle-même, ne semble guère patriote, puisqu’elle est prête à mettre en danger l’unité nationale pour obtenir une réduction des inégalités. Les luttes sociales, en effet, peuvent toujours dégénérer en guerre civile. Par ailleurs, la gauche considère qu’il y a plus de points communs entre deux ouvriers de nationalités différentes qu’entre un ouvrier et un exploiteur capitaliste de même nationalité. D’où le fameux slogan de Marx et d’Engels : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! » La droite, au contraire, a tout intérêt à défendre la patrie, cette communauté qui transcende les classes, cette divinité bienveillante qui s’efforce toujours d’apaiser les conflits sociaux à la manière d’une mère mettant fin aux disputes de ses enfants.

Il serait cependant facile de renverser cette argumentation. Remarquons, en premier lieu, que la lutte des classes n’est pas une invention de la gauche. Ce sont d’abord les les propriétaires capitalistes qui font pression sur les salariés afin de maximiser leurs profits. Ce sont eux qui mènent une offensive pour réduire les droits des travailleurs au nom de la sacro-sainte compétitivité des entreprises. On ne saurait se lasser, à ce propos, de deux citations emblématiques. Relisons d’abord cette phrase merveilleuse, prononcée il y a dix ans exactement par l’un des hommes les plus riches du monde, Warren Buffett : « Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches, qui la mène, et nous sommes en train de la gagner »

Source : cet article d’Hervé Kempf, dans Le Monde

« Il faudrait également lire et relire ces lignes écrites en 2007 par Denis Kessler, alors qu’il était vice-président du Medef : Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s'y emploie. Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d'importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme… À y regarder de plus près, on constate qu'il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

Source : cet article paru dans Challenges

Comme on le voit, l’unité de la patrie n’est pas toujours la priorité des gens de droite. Au nom de la guerre économique, ils n’hésitent pas à promouvoir des mesures impopulaires, au risque de déclencher une guerre sociale. Par ailleurs, le souci de la patrie est difficilement conciliable avec l’acceptation de fortes inégalités économiques et sociales. Plus le fossé se creuse entre la grande bourgeoisie et le reste de la population, plus elle se croit autorisée à déroger aux règles communes, comme le montrent notamment les énormes fraudes fiscales qu’elle pratique régulièrement. Jérôme Cahuzac, dans cette histoire, n’est qu’un arbre – certes particulièrement majestueux – dans la grande forêt de la délinquance financière. À ce propos, je ne saurais trop recommander cette petite vidéo, extraite d’une émission récente où étaient invités les sociologues Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon.

On vient de voir que la droite, en favorisant l’accroissement des inégalités, n’est pas nécessairement très patriote. Inversement, il faudrait se garder de penser que les gens de gauche sont forcément ennemis de la patrie. L’internationalisme ne signifie pas la fusion de toutes les nations dans un ensemble parfaitement homogène, mais une coopération entre des nations différenciées. La lutte pour la justice et l’égalité doit d’ailleurs s’effectuer à tous les niveaux : local, national, régional, international. Et le niveau national est d’autant plus important qu’il est celui où s’exerce le pouvoir politique. Il est donc logique, pour un homme ou une femme de gauche, de s’investir dans la vie politique de son pays pour y promouvoir l’intérêt général. Il y a bien là une forme de patriotisme, mais fort différent du nationalisme chauvin et borné. La patrie n’est pas idolâtrée, elle n’est pas mise au-dessus du reste de l’humanité, mais elle est considérée comme une valeur supérieure à celle des intérêts égoïstes des individus ou des entreprises. Une des citations les plus connues de Jaurès résume assez bien ce point de vue : « Un peu d’internationalisme éloigne de la patrie ; beaucoup d’internationalisme y ramène. Un peu de patriotisme éloigne de l’Internationale ; beaucoup de patriotisme y ramène. » (cf. la note 4, à la fin de cet article).

Source de la citation : cet article, qui explique bien la position de Jaurès

 

 

Conclusion provisoire

 

Le travail, la famille, la patrie sont sans doute des valeurs auxquelles de nombreux gens de droite sont attachés, mais elles ne sont pas l’apanage de la droite. Il est tout à fait possible d’être de gauche sans avoir de mépris pour le travail, la famille ou la patrie. Mais alors, quelles sont les valeurs spécifiques à la droite ? La liberté ? La sécurité ? Le réalisme ? L’autorité ? Vous le saurez, amies lectrices, amis lecteurs, dans un prochain article….

_______________________________________________________

 

Notes

1. Ce qui donne sa valeur à une personne – toujours selon Kant – c’est qu’elle est douée de raison, ce qui lui permet d’agir librement, et non par instinct. En tant que nous sommes nous-mêmes raisonnables et libres, nous désirons respecter tout être humain (y compris nous-mêmes). Si je manque de respect envers quelqu’un, si je le traite comme un simple outil, je manque de respect envers ce qui donne de la valeur à tout être humain, y compris moi-même.

2. Restent à préciser certains points. D’abord, il faut s’entendre sur le mot inégalités. Il n’est pas synonyme de différence. Il y a inégalité lorsqu’une personne – ou un groupe – a globalement plus d’avantages qu’une autre personne – ou qu’un autre groupe : plus de pouvoir, plus de richesses, plus de prestige, plus de culture, etc.… On peut donc très bien imaginer deux personnes très différentes mais égales, à partir du moment où leurs avantages respectifs de compensent, et qu’aucune des deux n’est en mesure de dominer l’autre.

Deuxième précision : quand on parle de gauche et de droite, il faut distinguer entre les discours et les actes. Le programme du candidat Hollande, en 2012, était clairement situé au centre-gauche de l’échiquier politique. Il n’en va pas de même des politiques qu’il a menées après son élection. Ce genre de trahison n’est pas rare, et c’est sans doute pour quoi les mots droite et gauche, aux dires de bien des gens, n’ont plus aucun sens aujourd’hui.

Troisième précision : on peut très bien être de gauche dans certains domaines et de droite dans d’autres domaines. L’histoire a montré, par exemple, que des hommes classés à gauche (en raison de leurs idées économiques et sociales) pouvaient être hostiles à l’égalité entre hommes et femmes. Inversement, des gouvernements de droite ont pu, en partie sous la pression de mouvements féministes, réformer la loi dans un sens plus favorable aux droits des femmes.

Quatrième précision : la politique étant l’art du compromis, beaucoup de mesures politiques peuvent être aussi bien classées à gauche qu’à droite. Un gouvernement de gauche peut, pour des raisons stratégiques, donner satisfaction à ses adversaires sur certains points. Inversement, un gouvernement de droite peut acheter la paix sociale en mettant en œuvre quelques réformes relativement égalitaires. Dans les deux cas, on a bien du mal à savoir quelle étiquette il faut accoler à ces décisions politiques. Bismarck a mis en place en Allemagne un système de sécurité sociale très ambitieux pour l’époque. Pourtant, c’était un homme de droite, profondément attaché à la préservation de l’ordre social. S’il a fait ces réformes, c’était pour couper l’herbe sous le pied de ses adversaires, de manière à empêcher une révolution. Est-il alors possible de qualifier de « gauche » des réformes s’inscrivant dans une stratégie de droite ? On voit bien, à la lumière de cet exemple, toute la complexité du problème.

3. Il faudrait tout de même nuancer. Cet article de La Tribune montre que des hommes politiques de droite ont pu être favorables, à certaines époques, à l’allongement de la durée des congés payés. Sans doute avaient-ils compris que l’essor du tourisme pouvait profiter à beaucoup d’entreprises.

4. Cette mention de l’Internationale montre bien, à elle seule, que le patriotisme de Jaurès était bien ancré à gauche. Cela n’a pas empêché certains politiciens très marqués à droite – comme Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy ou Manuel Valls – de s’en réclamer, comme le montre cet article édifiant.

 


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146 réactions à cet article    


  • Alice Alice 31 octobre 13:14

    Allez, je me lance la première dans ce jeu  :

     
    Monétaires,
     
    Financières
     
    à vous


    • oncle archibald 31 octobre 14:30

      Je vous dispense bien volontiers d’un deuxième article, nous avons déjà compris : droite vilains accapareurs sans foi ni loi, gauche gentis partageurs bien plus Francais et patriotes que les féroces électeurs de droite prêts à dévorer un « prolétaire » chaque matin au petit déjeuner..... Merci de nous avoir éclairés.


      • Julien30 Julien30 31 octobre 15:07

        @oncle archibald
        Oui le ton est donné avec d’emblée une affiche pétainiste pour illustrer le sujet (l’auteur nous a au moins épargné une affiche pro-nazi, soulignons son sens de la nuance), mais connait-on aujourd’hui à gauche autre chose que ce genre de procédés ? 

        En même temps vu la teneur des idées de ces gens, les échecs et catastrophes qu’elles engendrent inévitablement quand elles sont mises en pratique et leur capacité à nier le réel, on comprend qu’ils n’aient plus que ce genre de recours. 

      • petit gibus 31 octobre 18:10
        @oncle Archibald

        Tonton,
        pourquoi tu te mets en colère ?

        Ce matin au p’tit dèj
        t’as avalé un prolétaire champignon toxique ? smiley

      • Olivier Perriet Olivier Perriet 31 octobre 18:26

        @Julien30

        tiens c’est étrange car j’ai toujours cru voir le message porté par cette affiche en filigrane de chacune de vos interventions. 


      • Jordi Grau Jordi Grau 31 octobre 18:51

        @Julien30
        @oncle archibald

        Visiblement, j’ai eu tort de choisir cette image pour illustrer cet article. J’aurais dû me douter qu’elle susciterait tout de suite des réactions indignées. Si je l’ai choisie, c’est parce que j’ai voulu parler de trois valeurs souvent mentionnées par la droite : le travail, la famille et la patrie. L’objet de cet article n’était pas d’assimiler la droite dans son ensemble au pétainisme, mais de montrer que ces valeurs peuvent aussi bien être reprises par des gens de gauche que par des gens de droite. Ce qu’on peut reprocher au régime de Vichy, ce n’est pas d’avoir mis en avant ces valeurs, mais d’avoir considéré qu’elles étaient inconciliables avec celles de la république démocratique.

        Ensuite, si vous lisez attentivement mon article, vous verrez qu’il ne manque pas de nuances. Je précise bien que les gens de droite ne sont pas tous, il s’en faut de beaucoup, nostalgiques de Pétain. Et si vous lisez les notes à la fin de l’article, vous verrez que je ne méconnais pas la complexité des personnes ni des situations. J’explique qu’on peut très bien être à droite dans certains domaines et à gauche dans d’autres domaines. J’explique également qu’un homme de droite peut très bien, pour des raisons stratégiques, prendre des mesures relativement à gauche. Cf. l’exemple de Bismarck.

        Pour finir, il est certain que cet article n’est pas neutre, et qu’il montre bien mes préférences politiques. Mais cela ne veut pas dire qu’il est indigne d’être lu et discuté.

        P. S. Je répondrai prochainement à l’argument de Julien30 : "En même temps vu la teneur des idées de ces gens, les échecs et catastrophes qu’elles engendrent inévitablement quand elles sont mises en pratique et leur capacité à nier le réel, on comprend qu’ils n’aient plus que ce genre de recours." Une des valeurs auxquelles les gens de droite se réfèrent très souvent est le réalisme, et c’est au nom de ce réalisme qu’ils essaient de discréditer tous les discours de gauche. Je tâcherai de montrer que cet argument est pour le moins discutable.


      • Alice Alice 31 octobre 23:25

        @Jordi Grau
         
         
        Je pense comme vous que les commentateurs ci-dessus n’ont pas lu votre article et se sont arrêtés à l’affiche (immonde affiche de Vichy).
         
        Pour moi le travail la famille et la patrie (au sens d’être patriote sans nationalisme) sont en fait des valeurs de gauche.
         
        Ces valeurs ont été récupérées voire confisquées par la Droite et l’Extrème-droite.


      • Alice Alice 31 octobre 23:27

        @Alice
         
        Comme si la Gauche était contre le travail ! Alors que les ténors de la Droite poussés par les médias à la primaire LR ne prennent même plus la peine de cacher leur mépris de ceux qui n’ont que le salaire que leur rapporte leur travail pour vivre, tant ils sont persuadés de gagner.
         
        Comme si la Gauche était contre la famille ! Le rêve de la Droite serait plutôt de la disloquer pour n’avoir plus des individus isolés, sans défense et réduits au role de consommateurs dociles.


      • V_Parlier V_Parlier 31 octobre 23:27

        @oncle archibald
        En effet, beaucoup de travail (peu utile) pour écrire ce billet qui prend l’apparence d’une fine analyse alors qu’il ne fait que répéter les poncifs prêts à l’emploi de la gauche (libre à chacun de les apporouver ou pas). N’importe quel gars de droite qui a du temps à perdre peu faire exactement la même chose. Et ce sera d’ailleurs tout aussi inutile, tant ce genre d’articles ne sert à convaincre que les convaincus.


      • Alice Alice 31 octobre 23:29

        @Alice
         
        Citation d’une de ces « vedettes » de la Droite : « Celui qui n’a pas pas sa Roleix à 50 ans est un râté »
         

         
        C’est peut-être sommaire mais je trouve que cela résume bien les vraies valeurs de la Droite (leur but dans la vie)


      • V_Parlier V_Parlier 31 octobre 23:31

        @Alice
        La droite et le gauche mondialistes sont parfaitement en phase là-dessus. Ils méprisent tous les sans dents « populistes » et poussent en avant les gadgets sociétaux et la consommation (à crédit) comme mode d’existence.


      • V_Parlier V_Parlier 31 octobre 23:35

        @Alice
        « Pour moi le travail la famille et la patrie (au sens d’être patriote sans nationalisme) sont en fait des valeurs de gauche. »

        Chacun donne les noms qu’il veut aux mots « gauche » et « droite » (surtout aujourd’hui). Mais en tout cas ces valeurs ne se retrouvent ni au PS ni chez LR. J’ajouterais que ces mots innocents repris tous les trois ensemble sont considérés à jamais comme une marque déposée de Pétain... vous prenez des risques avec le politiquement correct...


      • Alice Alice 1er novembre 00:02

        @V_Parlier
         
        Si je les mis ensemble dans ma réponse, c’est pour reprendre ce qu’il y a dans l’article.
         
         
        Je ne les prend pas ensemble ni comme slogan mais séparément et je pourrais en ajouter d’autres. Ce slogan simpliste et creux a été une invention de Vichy pour récupérer ces mots (ne disons même pas « valeurs ») à son profit.


      • Le421 Le421 1er novembre 09:44

        @oncle archibald
        Des arguments contraires en magasin ? Non ? Même un tout petit, on prends...


      • Cadoudal Cadoudal 1er novembre 13:32

        @Alice
        Citation d’une de ces « vedettes » de la Droite : « Celui qui n’a pas pas sa Roleix à 50 ans est un râté »

        Une vedette de la droite, le copain de Lang, Mitterand et compagnie ?
        Arrêtez de nous prendre pour des cons, ça ne passe plus :

        En France, les stratégies de communication des campagnes de François Mitterrand et de Lionel Jospin sont en grande partie dirigées par Jacques Séguéla. Pendant les élections municipales de 1977, il réalise l’affiche de campagne « Le socialisme, une idée qui fait son chemin » avec François Mitterrand qui pose seul, ce qui provoque des critiques au siège du PS sur le culte de la personnalité du premier secrétaire du parti5. Lors de la campagne présidentielle de 1981, il se fait remarquer par le slogan puisé dans un célèbre discours de Léon Blum daté du 5 juin 193612,13 : « La force tranquille » ; une formule mise au point, à l’origine, par Jean Jaurès14. Viendront ensuite, en 1988, « Génération Mitterrand », inspiré de la campagne « Génération Pepsi » de 1984, ou « D’abord l’emploi ».
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_S%C3%A9gu%C3%A9la


      • Spartacus Spartacus 31 octobre 15:09

        La perception de l’inégalité est effectivement la différence.


        L’inégalité des droits contre les inégalités sociales n’implique pas la même société.

        Les droits égaux pour tous indique que tous les gens ont les mêmes droits. 
        Les égalités sociales indique que tous les gens vivent pareillement par la force coercitive.

        Dans une égalité de droit, la fille moche a le même droits que la belle fille. Elle est favorisée par la nature et n’est pas responsable des problèmes de la moche. C’est l’entrée-libre (marché-libre).

        Dans une égalité sociale, on crève l’oeuil de la belle fille car la moche est socialement défavorisée.
        C’est l’entrée régulée (marché-socialisé).

        Dans une égalité droit, la belle n’est pas responsable des malheurs de la moche.
        Dans une égalité sociale, c’est le socialisme et l’état qui est responsable des malheurs de la belle.

        Dans une égalité en droits, la société est inégalitaire il y a des belles et moches assumées.
        Dans une égalité sociale, il n’y a plus que des moches et des files aux yeux crevés. 

        Dans une société égalitaire en droits, personne n’est agressé pour ressembler aux autres.
        Dans une société égalitaire sociale, il y a coercition pour arriver à l’objectif.....

        La valeur de gauche est criminogène, celle de droite ne l’est pas. C’est pourquoi tous les socialismes sont des sociétés qui s’écroulent du malheur d’être des gens tous différents.

        • JL JL 31 octobre 15:29

          @Spartacus
           

           ’’Les égalités sociales indique que tous les gens vivent pareillement par la force coercitive.’’
           
           Coercition dans votre tête uniquement !
           
           Jamais, égalité n’a signifié que tous les gens devraient vivre pareillement. Votre recours à une telle ineptie est l’aveu que vous n’avez aucun argument pour fustiger ce que vous appelez égalité sociale ce qui ne relève que de votre fantasme, dans le seul but de clamer cette énormité, une de plus, je cite : ’’La valeur de gauche est criminogène, celle de droite ne l’est pas’’
           

        • JL JL 31 octobre 15:34

          @spartacus, ce faisant, et puisque vous êtes de droite, j’ajouterai le mensonge aux valeurs de droite.




        • sampiero sampiero 31 octobre 16:26

          @JL
          @spartacus, ce faisant, et puisque vous êtes de droite,"


          Erreur, spartacus est un sous-marin gauchiste qui s’est donné pour missions de ridiculiser les idées de droite en les caricaturant à l’extrême.

          Et ça marche car quand on a lu ses diatribes, on n’a aucune envie de voter médef !
          On le lui rappelle chaque fois et n’a jamais démenti !

          il mériterait la médaille de l’anticapitalismes radieux. smiley

        • JL JL 31 octobre 18:43

          @sampiero
           

           on pourrait le dire comme ça, en effet. 

           Je crois qu’il n’a pas de convictions politiques ; je dirais plutôt qu’il a des idées toutes faites et malsaines.

        • Coriosolite 31 octobre 21:31

          @JL

          Contrairement à la gauche, la droite n’est pas choquée par les différences de fortune, dans les limites toutefois de la « common decency ».

          Dans les sociétés libres, ces différences de fortune sont vues à droite comme une motivation pour ceux qui aspirent à améliorer leur situation.

          Ce qui implique que la droite est hostile à l’égalitarisme en matière économique, mais par contre défend l’égalité des droits civils et politiques, ainsi que l’égalité des chances au départ.

          La droite admet comme un fait que toute société est inégale, mais souhaite créer les conditions de la mobilité sociale et économique, alors que l’idéal de la gauche ressemble à une égalité statique sous contrôle de l’Etat.

           Précisons : la droite défend non pas l’inégalité en soi, comme le lui reproche la gauche, mais admet l’existence des inégalités et souhaite leur donner un rôle dynamisant.

          La droite, à la lecture des expériences historiques, remarque qu’une égalité des conditions ne peut être obtenue sans limitation des libertés civiles et politiques, et qu’elle aboutit à des sociétés totalitaires ou à tendances totalitaires, pour la plupart uniformément pauvres, et ne laissant aucun espoir d’amélioration individuelle de ses conditions d’existence.

          Il est clair qu’on ne peut pas naïvement croire que ceux qui sont parvenus aux meilleures places de la société accepteront de laisser volontairement cette place à d’autres plus méritants ou plus compétents.

          C’est donc le rôle de l’Etat d’établir des normes et des règles pour assurer le renouvellement des élites et pour fixer les limites à la libre activité, dans le but, entre autres, de préserver les biens communs à cette société, par exemple l’environnement.

          De même la liberté économique et la recherche du bien-être ne doit pas mener à sacraliser l’égoïsme et l’individualisme.

          En clair la droite souhaite donner la primauté au politique sur l’économique.

          Elle admet que la liberté économique doit être corrigée par le souci de cohésion de la société. Mais refuse de soumettre la liberté à l’égalité.


        • JL JL 31 octobre 23:07

          @Coriosolite
           

          Plus personne aujourd’hui n’oppose l’égalité à la liberté : ce vieux sophisme a fait son temps.

        • Alice Alice 31 octobre 23:54

          @Coriosolite
           
          « En clair la droite souhaite donner la primauté au politique sur l’économique. »
           
          Vous dites « la droite » mais laquelle ? Sûrement pas celle qui s’identifie comme telle (LR) qui ne me semble n’avoir de valeurs qu’économiques et raisonner de manière purement économique.
           
          Pourquoi la primauté du poltique sur l’économique serait-elle uniquement de droite ? et non pas au moins autant de gauche ??
           
          De nos jours, l’Etat, ceux qui le dirigent, se sont laisser dominés par l’économique


        • JL JL 1er novembre 09:55

          @Alice
           

          ’’Pourquoi la primauté du politique sur l’économique serait-elle uniquement de droite ? et non pas au moins autant de gauche ?’’
           
           Il faut ici parler d’interventionnisme : je distingue l’interventionnisme de droite qu’on appelle pudiquement politique de l’offre - les cadeaux au Medef entre autres - de l’interventionnisme de gauche - la défense du pouvoir d’achat, la politique sociale, etc.
           
           L’UE libérale inféodée à 100% aux intérêts économiques transfrontaliers - cf. l’internationale prédatrice - interdit les politiques de soutien aux entreprises nationales (concurrence libre et non faussée) ; quant aux politiques de la demande, elles sont fatalement et de fait, réduites à peau de chagrin dans le cadre de la rigueur qui est de mise dans ce contexte d’économie de marché hautement compétitive : réduction des impôts et charges -> réduction de l’appareil d’Etat et des politiques sociales.
           

           

           

        • Coriosolite 1er novembre 11:17

          @JL

          La passion de l’égalité se satisfait aussi bien d’un pouvoir démocratique que d’une tyrannie.

          Pas la passion de la liberté.


        • Coriosolite 1er novembre 11:41

          @Alice
          La « droite » ou « l’homme de droite » ne sont que des facilités de langage, qui évidemment recouvrent une multitude d’attitudes et de convictions.

          Tout comme « droite » et « gauche » sont aussi des facilités de langage, d’ailleurs de moins en moins opérantes.

          Dire qu’une valeur est « de droite » n’exclut pas qu’elle soit partagée « à gauche ». Ca signifie simplement que cette valeur est chère à tout « homme de droite ».

          La soumission des gouvernements successifs, gauche ou droite confondus, aux pouvoirs économiques est la conséquence, entre autres, du désintérêt des citoyens pour la politique.

          Quand la majorité de la population n’a plus pour horizon que le matérialisme et la consommation frénétique, elle choisit comme représentants ceux qui incarnent le mieux ces ambitions médiocres.

          De « droite » ou de « gauche » ne signifiant alors rien de plus que « fromage » ou « dessert ».


        • JL JL 1er novembre 11:51

          @Coriosolite
           

           la passion de l’égalité n’existe pas chez un homme normalement constitué, c’est une passion de détraqué ; en revanche, la lutte contre les iniquités - inégalités injustes - sont un combat légitimeet permanent de la gauche.

           La passion de la liberté existe autant à gauche qu’à droite ; en revanche, le gout de l’autorité de l’ordre et d’un chef charismatique sont des passions de droite.
           
           Il n’y a pas de liberté sans égalité de traitement par les instituions judiciaires qui ont en charge le règlement des iniquités : entre le fort et le faible, c’est la liberté qui opprime, et la loi qui libère 
           
           

        • Coriosolite 1er novembre 12:29

          @JL
          Cet article va disparaître sous peu dans les profondeurs du site. Je serai donc bref.

          D’abord merci de l’attention que vous avez porté à mes messages.

          Le goût de du chef charismatique ? De droite ? Pensez à Staline, Mao, Chavez, Castro et quelques autres.

          La charte des libertés et droits qui garantissent l’individu dans son autonomie personnelle et dans sa dignité face aux pouvoirs publics, par exemple les libertés médiévales, la constitution nord-américaine ou la Magna Carta du XIIIème siècle, ne font absolument pas partie de l’acquis historique de la gauche.

          Le principe de la division des pouvoirs, en vertu de laquelle les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire agissent dans des sphères séparées, se surveillant et se modérant l’un et l’autre, fut une contribution extraordinaire de la pensée de droite.

           La gauche, dans son désir de transformer la société, considère souvent les systèmes de contrepoids et de garanties comme des obstacles, alors qu’une démocratie en requiert pour protéger les citoyens des abus et procédés arbitraires que l’application aveugle et mécanique de la règle de la majorité est incapable d’éviter.


        • oncle archibald 1er novembre 12:48

          @JL : « la lutte contre les iniquités - inégalités injustes - sont un combat légitime et permanent de la gauche »

          Arretez de me faire rire, j’ai ouvert des appels d’offres truqués au max pour des travaux commandités par des collectivités de gauche, communes, département, région, même combat.

          Celui qui souhaite décrocher le pompon devra au préalable cracher au bassinet d’une façon ou d’une autre. Ça n’est pas du tout une spécificité de droite et c’est d’ailleurs la raison majeure du désastre électoral annoncé : le « peuple » que vous évoquez à tout propos comme étant votre propriété privée ne vous croit plus !

          Les mêmes collectivités n’emploient que des copains, encartés de préférence, sympathisants confirmés obligatoirement. C’est ça votre sens de l’égalité ? Votre combat contre l’injustice ?


        • JL JL 1er novembre 13:20

          @Coriosolite
           

           Quand on veut faire court on ne pose pas de questions qui fâchent. Que pensez vous de George Bush ? Hilary Clinton ? Donald Trump ? Harry Truman ?
           
           Les exemples de chartes et autres qui datent d’un temps où les notions de gauche et droite sont hors sujet ici. Je connais la formule de VGE à Mitterrand au sujet du ’’monopole du cœur’’.

           Une chose est d’accorder des droits quand on a le pouvoir ; de l’aumône quand on a de l’argent. Une autre est de partager le pouvoir ; de payer les gens qu’on exploite à la juste valeur de leur travail. Or le pouvoir n’a jamais rien cédé autrement que par la force.
           
           On peut en rester là : je pense que nous avons compris l’un et l’autre de quoi ça parle dans cet échange et il ne serait pas raisonnable en effet, de le prolonger ici.

        • franc 1er novembre 13:39

          @Coriosolite

          -

          c’est bien vu


        • JL JL 1er novembre 14:18

          @oncle archibald
           

          vous avez ouvert des appels d’offres truqués ? Vous êtes de gauche ou de droite ?

        • oncle archibald 1er novembre 14:30

          @JL : je n’ai aucun engagement politique, c’est ma fonction qui m’a amené à ouvrir des appels d’offres et comme j’exerçais mes talents dans le languedoc j’ai eu beaucoup plus souvent affaire à des élus de gauche, mais rassurez vous les quelques élus de droite que j’ai côtoyés avaient exactement les mêmes travers.


          La difference, et elle est de taille, c’est que les élus de droite sont réputés être des saligauds tandis que les élus de gauche, la main sur le cœur, sont réputés parfaitement intégres soucieux uniquement du bien public et très attachés à faire cesser sans délai tous les passe droits .... Hi-hi-hi dirait la plus jeune de mes petites filles.

        • oncle archibald 1er novembre 15:01

          @oncle archibald : ben oui, quand même, les fameuses « valeurs de gauche ». En 2016 de la théorie pure.


        • JL JL 1er novembre 18:37

          @oncle archibald
           

          ’’les élus de droite sont réputés être des saligauds tandis que les élus de gauche, la main sur le cœur, sont réputés parfaitement intègres soucieux uniquement du bien public et très attachés à faire cesser sans délai tous les passe droits’’
           
          Hé bien je ne vous le fais pas dire : 
           
          - les électeurs de gauche votent pour des représentants réputés parfaitement intègres soucieux uniquement du bien public et très attachés à faire cesser sans délai tous les passe droits
           
          - tandis que les électeurs de droite votent pour des représentants réputés être des saligauds.
           
           Conclusion : les électeurs de droite et tous les représentants politiques sont des crapules ; les électeurs de gauche sont des gens bien que l’on berne.

        • rocla+ rocla+ 1er novembre 18:43

          @JL


          Les électeurs de gauche ont voté Hollande . 

          Il parait maintenant qu’ il est pas de gauche .

          Vous allez élire Mélanchon   qui vous prend pour des cons , qui nous 
          vole  ses émoluments . 

          Un monde d’ escrocs dont vous êtes les porte paroles .

        • oncle archibald 1er novembre 20:11

          @JL :

          Au village, sans prétention,
          J’ai mauvaise réputation ;
          Que je me démène ou je reste coi,
          Je pass’ pour un je-ne-sais-quoi.
          Je ne fais pourtant de tort à personne,
          En suivant mon ch’min de petit bonhomme ;

          Mais les brav’s gens de gauche n’aiment pas que
          L’on mette dans l’urne un autre bulletin qu’eux…

          Quand j’ai écrit « réputés » je me suis permis de m’imaginer dans la tête d’un électeur de gauche qui sait ce que « valeur » veut dire. On nous le serine depuis si longtemps que gauche c’est bien et droite c’est mal, des esprits faibles finissent par le croire, comme ça, par habitude, sans y faire attention ...

          D’ailleurs qu’à fait Hollande pour se faire élire en 2012 ? A t-il présenté un programme crédible, chiffré, réalisable ?? Inutile toutes ces balivernes ! Il s’est contenté de dire attention la droite ce sont tous des salauds, si par malheur vous élisez un homme de droite, Sarkozy pour ne pas le nommer, il va vous jeter tous à la rue, supprimer la sécu, abolir les retraites et les congés payés ... bref ... il va faire triompher ses valeurs « de droite ».

          Tandis que moi Président de gauche je vais faire reculer le chômage, Moi Président je vais coller au trou tous les financiers véreux, Moi Président je vais faire rendre gorge aux banquiers, Moi Président je ferai baisser la dette ou même je l’annulerai façon Alexis Sipras .. Bref que du bonheur .. Du bonheur de gauche bien sûr ..

          Il faut parfois savoir apprécier très vite les valeurs de gauche, elles ne durent que le temps d’un discours. Et surtout il faut absolument s’abstenir de réfléchir à ce que l’on aurait pu faire de bien mieux pendant les cinq ans écoulés.


        • JL JL 1er novembre 20:48

          @oncle archibald
           

           est-ce que vous seriez en train de faire mon éducation ?
           
           Alors, commencez svp, par faire la votre, et surtout, à avoir un peu plus de suite dans les idées.

        • oncle archibald 1er novembre 23:57

          @JL : c’est juste pour changer un peu. D’habitude ce sont les hommes de gauche qui s’érigent en donneurs de leçons. 


        • JL JL 2 novembre 08:24

          @oncle archibald
           

          ’’D’habitude ce sont les hommes de gauche qui s’érigent en donneurs de leçons. ’’
           
          Si le populisme est défini comme n’étant rien qu’un discours, alors je me permettrai la métaphore suivante : le populisme d’Obama c’est d’abord la couleur de sa peau. Le populisme, dans son sens péjoratif et quasiment exclusif, par définitions n’est pas de gauche.
           
          Ne confondez pas les hommes de gauche et les populistes : les populistes ne donnent jamais de leçons, par définition du populisme, ils manipulent. 
           
          Pour donner des leçons, il faut parler vrai : quand vous dites que les élus de droite sont réputés être des saligauds tandis que les élus de gauche, la main sur le cœur, sont réputés parfaitement intègres soucieux uniquement du bien public et très attachés à faire cesser sans délai tous les passe droits’’ vous parlez vrai.
           
          Quand pour vous sortir du mauvais pas où vous a mis cet aveu inconscient, vous ne donnez pas des leçons : vous ramez !

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Jordi Grau

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